France : Les élections sénatoriales 2014 marquent une nouvelle défaite pour Hollande et le gouvernement Valls

30 septembre 2014

Après le ras de marée de la droite (UMP, UDI et divers droite) aux dernières élections municipales de mars 2014 qui a constitué l’une des plus cinglantes défaites de la gauche depuis longtemps, les élections sénatoriales du 28 septembre 2014 ont marqué une nouvelle victoire pour la droite.

Sur la lancée des dernières élections municipales, les 87 000 grands électeurs ont confirmé leur désamour pour la gauche en votant largement pour les candidats de la droite et du centre. Cette large victoire, avec plus de 35 sièges d’avance sur la gauche contre 10 à 15 espérés par le ministère de l’Intérieur, marque une nouvelle défaite de la gauche. Du coup, le Sénat rebascule largement à droite.

Sur 348 sénateurs, la moitié des sièges ont été renouvelés, soit 175 élus. L’UMP, l’UDI et les divers droite ont empoché ensemble 115 élus (66% des sièges). Ce qui constitue l’un des meilleurs résultats pour la droite surtout lorsque l’on sait qu’une partie des sénateurs renouvelés cette fois-ci a été élu à la proportionnelle, conformément à la loi votée pour les élus de gauche en 2013. Ceci a largement contribué à atténuer l’échec de la gauche, qui sans cet artifice, aurait connu une véritable débandade électorale.

Si l’essentiel de cette victoire de la droite découle directement des dernières élections municipales (95% des grands électeurs sont des conseillers municipaux), le rejet de la gauche et de M. Hollande en particulier sont incontestables. C’est le cas en Corrèze, fief électoral du chef de l’Etat, où les deux sénateurs socialistes ont été largement battus au profit de la droite. Dans nombre de départements, certains élus de gauche ont d’ailleurs été élus de justesse, parfois à une dizaine de voix prés. On est passé par loin d’une raclée pour les socialistes !

Même si ce n’est pas la Bérézina des dernières municipales (les élections sénatoriales produisent rarement des raz-de-marée), les grands électeurs ont largement sanctionné la gauche. Il est aussi probable que certains d’entre-eux ont voulu sanctionner les réformes des collectivités territoriales telles qu’envisagées par M. Hollande depuis l’Elysée, sans aucune réelle concertation avec les élus locaux.

En région Midi-Pyrénées, l’échec de la gauche a été particulièrement marqué. Six départements sur huit de Midi-Pyrénées [Haute-Garonne (5), Tarn (2), Aveyron (2), Tarn-et-Garonne (2), Gers (2) et Ariège(1)] étaient appelés à renouveler leurs sénateurs, soit 14 sénateurs sur 17 que compte la région. Région réputée parmi les plus à gauche de France, la droite et le centre ont emporté 8 sièges, contre 6 pour la gauche. Voilà qui en dit long sur l’état de la gauche aujourd’hui en Midi-Pyrénées. Ce qui laisse augurer des échéances futures favorables à la droite et au centre sur ces terres « rouges » notamment lors des élections départementales et régionales qui auront lieu en 2015.

Signe des temps, Jean-Michel Baylet, sénateur du Tarn-et-Garonne depuis 1986, président du PRG et patron de l’influente Dépêche du Midi, a été battu dans son fief jugé imprenable. Un véritable séisme politique dans la région. Même si cette défaite s’explique par une alliance de fait entre la droite et la gauche pour l’évincer de son fauteuil, elle marque la fin du règne d’une personnalité pour le moins contestée et qui a trop longtemps imprimé sa marque sur ce département.

En Haute Garonne, la droite et le centre, pour la première fois, ont emporté 3 des 5 sièges. En Aveyron, les deux élus de gauche ont été largement balayés par la droite. Les grands électeurs ont désigné Jean-Claude Luche (UDI), président du Conseil général par 60.80% des voix et Alain Marc (UMP), vice-président du Conseil général par 57.30% des voix.

Selon toute vraisemblance, la présidence du Sénat devrait revenir à Gérard Larcher, ancien président du Sénat jusqu’en 2011.

En seulement trois années de présidence Hollande, la gauche risque fort de perdre ses bastions traditionnels les plus encrés à gauche alors qu’elle avait mis de très longues années à conquérir communes, villes, départements et régions de France. Un résultat inespéré pour la droite qui n’en demandait pas tant.

Après cette nouvelle victoire politique de l’UMP et l’UDI, il reste à espérer que ces formations seront à la hauteur des attentes de leur électorat. L’avenir de la France est en jeu.

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Aveyron : La droite emporte les deux sièges de sénateurs à la gauche

28 septembre 2014

Aprés le large succès emporté par la droite et le centre en Aveyron (à l’exception notable de Rodez), les dernières élections municipales de mars 2014 laissaient entrevoir la possibilité d’un basculement des deux sièges de sénateurs détenus par Alain Fauconnier (PS) et Anne-Marie Escoffier (PRG). Rappelons que ces deux sièges avaient été gagnés par la gauche lors des dernières élections sénatoriales.

Ce dimanche 28 septembre, les 873 grands électeurs du département de l’Aveyron ont désigné les deux vainqueurs de se scrutin.

  • 1er tour de scrutin : Jean-Claude Luche (UDI) 60.80% Elu – Alain Marc (UMP) 48.54% – Alain Fauconnier (PS, sortant) 33.53% – Anne-Marie Escofier (PRG, sortante) 28.93% – Jean-Louis Grimal (Divers Droite) 12.63%
  • 2ème tour de scrutin : Alain Marc (UMP) 57.33% bat Alain Fauconnier (PS sortant) 41.96%

La droite aveyronnaise emporte donc la mise avec une bonne longueur d’avance. Les deux sièges de sénateurs sont emportés par Jean-Claude Luche (60.80%), président du Conseil général et Alain Marc (57.33%), vice-président du Conseil général et député du sud Aveyron.

Une bien belle victoire pour le tandem conduit par Jean-Claude Luche qui aura à cœur de défendre la ruralité et contester la réforme territoriale telle qu’elle est envisagée à l’heure actuelle, au mépris des territoires ruraux.

Voilà qui renforce l’emprise de la droite et du centre sur le département et fait dorénavant de Jean-Claude Luche une personnalité politique incontournable au plan local. Gageons que les deux nouveaux sénateurs auront à cœur de défendre les intérêts du département.


France : Le grand retour de Nicolas Sarkozy

21 septembre 2014

Même si ce n’était un secret pour personne, Nicolas Sarkozy a mis fin à des mois se supputations et de suspense médiatique. A croire que l’ancien président de la République manquait grandement au microcosme politico-médiatique parisien.

Cette fois-ci, c’est officiel : Nicolas Sarkozy est de retour sur la scène politique nationale française.

Par ces temps de crise généralisée dans un pays en pleine dépression et au bord de la faillite après deux ans et demi de présidence par le socialiste Hollande, personne ne sen plaindra. Voilà au moins un retour qui promet l’instauration d’un débat démocratique salutaire et la renaissance de la droite et du centre aujourd’hui inexistants. Enfin l’opposition parlementaire va faire entendre sa voix qui était devenue inaudible depuis son départ en 2012. Enfin, la droite française va retrouver la place qui est la sienne sur l’échiquier politique, permettant ainsi de renvoyer les extrémistes du Front national à leurs chères études.

N’en déplaise à certains, le retour de Nicolas Sarkozy constitue un véritable évènement qui va, de fait, contribuer à un rééquilibrage du débat politique. Ce dont les français ne peuvent que se réjouir. Son objectif avoué est de surprendre, tout en bousculant les clivages politiques et en créant un large rassemblement au-delà de l’actuelle UMP.

Après la lamentable conférence de presse de François Hollande la semaine dernière, les français pourront découvrir le nouveau Nicolas Sarkozy ce dimanche 21 septembre sur France 2 à 20 heures. Nul doute que le contraste sera saisissant !

Voici la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy publiée le 19 septembre sur sa page Facebook : https://fr-fr.facebook.com/nicolassarkozy

« …Depuis 2012, j’ai pris le temps de la réflexion après toutes ces années d’activités intenses. J’ai pu prendre le recul indispensable pour analyser le déroulement de mon mandat, en tirer les leçons, revenir sur ce que fut notre histoire commune, mesurer la vanité de certains sentiments, écarter tout esprit de revanche ou d’affrontement. J’ai pu échanger avec les Français, sans le poids du pouvoir qui déforme les rapports humains. Ils m’ont dit leurs espoirs, leurs incompréhensions et parfois aussi leurs déceptions. J’ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l’endroit du pouvoir, de sa majorité mais plus largement de tout ce qui touche de près ou de loin à la politique. J’ai senti chez beaucoup de Français la tentation de ne plus croire en rien ni en personne, comme si tout se valait, ou plutôt comme si plus rien ne valait quoi que ce soit. Cette absence de tout espoir si spécifique à la France d’aujourd’hui nous oblige à nous réinventer profondément. Je me suis interrogé sans concession sur l’opportunité d’un retour à la vie politique que j’avais arrêtée sans amertume et sans regret. C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique. Car, au fond, ce serait une forme d’abandon que de rester spectateur de la situation dans laquelle se trouve la France, devant le délitement du débat politique, et la persistance de divisions si dérisoires au sein de l’opposition. Je suis candidat à la présidence de ma famille politique. Je proposerai de la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité. Ce vaste rassemblement se dotera d’un nouveau projet, d’un nouveau mode de fonctionnement adapté au siècle qui est le nôtre et d’une nouvelle équipe qui portera l’ambition d’un renouveau si nécessaire à notre vie politique. J’aime trop la France ; je suis trop passionné par le débat public et l’avenir de mes compatriotes pour les voir condamnés à choisir entre le spectacle désespérant d’aujourd’hui et la perspective d’un isolement sans issue. Je ne peux me résoudre à voir s’installer dans le monde l’idée que la France pourrait n’avoir qu’une voix secondaire. Nous devons faire émerger de nouvelles réponses face aux inquiétudes des Français, à leur interrogation sur la pérennité de la France, à la nécessité d’affirmer sa personnalité singulière, à la promotion de son message culturel qui est sans doute la plus belle part de notre héritage. On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective. Pour construire une alternative crédible, il nous faut donc bâtir la formation politique du XXIème siècle. Je le ferai avec le souci du plus large rassemblement, la volonté d’apaiser les tensions, et en même temps de susciter l’intérêt passionné de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à l’abaissement de la France. Nous aurons besoin de toutes les intelligences, de toutes les énergies, de toutes les bonnes volontés. Il nous faut tourner la page des divisions et des rancunes afin que chacun puisse s’inscrire dans un projet, par nature, collectif. Je connais les difficultés qui nous attendent. Mais l’enjeu nous dépasse tellement, les perspectives sont si exaltantes, le redressement si nécessaire qu’à mes yeux les obstacles paraissent dérisoires. Ensemble, par la force de notre engagement, par notre conscience commune de la gravité des enjeux, nous rendrons possible le sursaut dont nul ne peut douter de la nécessité et de l’urgence. Que chacun soit convaincu de la force et de la sincérité de mon engagement au service de la France. »

Le nouveau Sarkozy 2014 est arrivé…

Probablement que les audiences des médias vont encore exploser ; de quoi doper les finances exsangues des chaînes et radios d’information. A part les partis de gauche et le Front national qui font déjà grise mine, les français ne devraient pas bouder ce retour après 30 mois d’absence sur la scène médiatique.

Nicolas Sarkozy est en marche et ne l’arrêtera plus jusqu’en 2017. L’espoir que les choses changent enfin positivement pour les français.

 


Grand Rodez : 3 mois après son ouverture, l’audacieux pari du musée Soulages est en bonne voie

15 septembre 2014

Le musée Soulages à Rodez est une longue histoire ! Entre l’inauguration du musée en mai 2014 et les premières approches entre l’artiste-peintre Pierre Soulages et Marc Censi, maire de Rodez et président de l’agglomération du Grand Rodez, plus d’une décennie s’est écoulée. Il fallait en effet convaincre Pierre Soulages, au premier abord peut enclin à voir un musée porter son nom. Ce n’est qu’aux termes de nombreuses années de discussions et de rapports de confiance entre l’artiste et l’ancien maire de Rodez que le projet a pris corps, lentement mais sûrement. La patience de l’ancien maire a finalement porté ses fruits et le projet a pu aboutir.

Sans ce long travail préalable, jamais le musée Soulages n’aurait pu voir le jour. Le mérite en revient d’autant plus à Marc Censi que le projet était fortement critiqué ; la plupart des élus d’alors ne voyaient dans ce projet qu’un investissement de prestige qui serait un véritable gouffre financier.

Si l’ancien maire de Rodez tenait plus que tout à l’aboutissement de ce projet, c’est avant tout en raison de l’opportunité qu’il présentait sur un plan touristique et économique. S’il ne fait aucun doute que les retombées d’un musée national dans une agglomération de 60 000 habitants constituent une chance pour la ville, elles n’en sont pas moins difficiles à évaluer tant les paramètres sont nombreux et complexes. Toujours est-il que Marc Censi, le visionnaire, a eu du flair et cela personne ne peut le contester. Il a su convaincre un artiste ruthénois de renommée internationale (même si inconnu des aveyronnais jusqu’alors) très attaché à sa ville natale en construisant patiemment un projet culturel de haut niveau pour renforcer l’attractivité de sa ville et développer un véritable pôle touristico-économique.

Il ne fait aujourd’hui guère de doute que dans les années à venir, le musée Soulages donnera tort aux plus sceptiques et confirmera le succès enregistré dés les premiers mois. Au fil des ans, le musée Soulages devrait s’avérer un formidable outil de développement économique et un gisement d’emplois indirects durables. Et ce n’est pas l’actuel maire de Rodez qui s’en plaindra, lui qui était pourtant au départ, peu enthousiaste pour le projet. Quoi qu’il en soit, il a eu le mérite de porter le projet à son terme. Ce qui, au final, est le plus important.

Construit sous le forme de 5 cubes en acier Corten par le jeune cabinet d’architectes catalans RCR Arquitecte (Ramon Vilalta, Carme Pigem et Rafael Aranda), son architecture originale et innovante constitue à elle seule une attraction par son intégration parfaite dans la pente du jardin du foirail. Au total, l’ensemble représente une superficie de 6 000 m2. Le musée est mis en scène par le talentueux conservateur en chef du musée : Benoît Decron qui a réalisé un travail remarquable de mise en valeur des œuvres de Pierre Soulages. L’une des ailes du musée abrite le nouveau « Café Bras », une brasserie gastronomique qui a ouvert ses portes à l’initiative de Michel et Sébastien Bras, les célèbres chefs étoilés de Laguiole (3 étoiles au guide Michelin).

Le coût total du musée s’établit à 22 millions d’euros hors-taxe, auquel il fait ajouter 3 millions pour le jardin public attenant. La communauté d’agglomération du Grand Rodez a financé le musée à hauteur de 12 millions et les 10 autres millions par l’Etat, la région Midi-Pyrénées et le Conseil général de l’Aveyron. Pour faire vivre le musée, le budget de fonctionnement prévu pour le seul musée Soulages est de l’ordre de 1,5 millions d’euros.

Le musée Soulages s’inscrit au sein du pôle muséal du Grand Rodez qui regroupe les deux autres musées existants : les musées Fenailles (statues-menhirs) et Denys Puech (beaux-arts). A noter que le prix d’entrée de 7 € seulement est valable pour l’ensemble des 3 musées ; un tarif imbattable qu’il conviendra probablement de revoir à la hausse. Le budget prévisionnel de fonctionnement du pôle muséal (incluant les 3 musées) a été fixé à 2 millions d’euros, mais pourrait bien s’avérer sensiblement supérieur. Au total, prés d’une quarantaine de personnes sont employées par les musées ruthénois en pleine saison.

Le musée Soulages a été inauguré le 30 mai 2014. A la surprise générale, les prévisions de fréquentation les plus optimistes sont en passe d’être largement dépassées. Benoît Decron, le conservateur en chef du musée Soulages tablait sur 150 000 visiteurs la première année. Or, à fin août, en à peine trois mois seulement, les 100 000 visiteurs auraient été atteints (1 200 entrées en moyenne par jour). Même si certains ont bénéficié d’une entrée gratuite, il faut bien l’avouer, la fréquentation est exceptionnelle et plus qu’encourageante pour l’avenir du musée, même s’il faudra attendre quelques années pour y voir un peu plus clair.

Il suffit d’avoir arpenté le centre-ville de Rodez cet été pour constater l’importance de la fréquentation touristique française et internationale. Jamais la ville n’avait connu pareille affluence et ce sans discontinuer. S’il est vrai que les conditions météo exécrables y ont contribué, les retombées sont inespérées et ce n’est pas les commerçants du centre-ville qui vont se plaindre, notamment du côté des cafés-bar-brasseries et autres hôtels et restaurants qui ont connu une belle affluence, preuve s’il en est de l’attractivité du musée Soulages.

Manifestement, Rodez est en passe de devenir une ville-étape incontournable dans le domaine culturel en France. Autre satisfaction, prés de la moitié des visiteurs sont originaires de la région Midi-Pyrénées ; le reste se répartissant entre le reste de la France et les visiteurs étrangers.

Si certains étaient sceptiques au départ, il ne fait aujourd’hui aucun doute que le musée Soulages participe activement à l’attractivité du Grand Rodez et au développement de l’industrie touristique régionale. Reste maintenant aux élus ruthénois à transformer l’essai et à terminer au plus vite le réaménagement du centre-ville qui en a bien besoin, que ce soit du côté de la rue Béteille, de la place de la Cité, de la place et du parking Foch ou du quartier Combarel. Il y a urgence à transformer l’essai pour faire de Rodez un pôle touristique et culturel incontournable en favorisant les longs séjours dans notre région.

Plus d’infos :


La France qui pleure et l’Allemagne qui rit !

11 septembre 2014

Comme chacun s’y attendait, en ce début septembre 2014, le gouvernement socialiste de Manuel Valls a finalement reconnu que la France, contrairement à ses engagements, n’attendrait pas ses objectifs de réduction des déficits publics à 3% du PIB en 2015. Au final, les déficits publics devraient se situer à 4.4% du PIB en 2014 et 4.3% en 2015, soit très au dessous des objectifs prévus. Déjà, certains élus socialistes et même ministres doutent sérieusement que cet objectif puisse être atteint. C’est dire l’état de notre pays.

Rappelons que la France, pays fondateur de l’UE et membre de la zone euro, s’était engagée voici plusieurs années déjà à contenir ses déficits publics à moins de 3% du PIB dés 2013 et à terme, de retourner à l’équilibre de ses comptes publics. Par manque de volonté, incapable de procéder aux indispensables réformes de structures et à réduire drastiquement ses dépenses publiques, aujourd’hui sans croissance, les finances publiques de la France sont aujourd’hui au plus mal et la France ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Combien de temps va-t-elle pouvoir tenir sans engager les réformes indispensables que la plupart des pays de la zone euro ont engagées depuis plusieurs années, volontairement ou par la force des choses ?

Difficile de le dire ! Une chose est certaine, la France est aujourd’hui l’enfant malade de l’Europe et tend à entraîner les autres pays dans la spirale de la décroissance et de la désinflation. Tout cela parce que les dirigeants socialistes français ont feint d’ignorer l’importance de la crise de 2008/2009 et refusé de s’engager dans une politique de rigueur budgétaire comme l’ont fait la plupart des pays de la zone euro, préférant céder à la facilité de l’augmentation des impôts à la réduction des dépenses publiques.

Alors qu’à l’image du président Hollande (PS), la France pleure, nos amis allemands rient.

L’Allemagne, dirigée de main de fer par la chancelière Angela Merkel (CDU-CSU) récolte les fruits d’une saine gestion des finances publiques qui ont dopé l’économie du pays depuis prés de 10 ans. Le grand mérite, il faut le dire, en revient au chancelier Gerhard Schröder (SPD) qui avait engagé d’importantes réformes de structures dans son pays dés 2003 pendant que la France, dirigée par le socialiste Lionel Jospin, regardait passer le train des réformes, sans la moindre réaction et réfléchissait à la manière de dépenser sa petite cagnotte.

Pendant que l’Allemagne s’imposait un régime de choc pour retrouver la compétitivité, la France jouait la cigale. Les résultats sont aujourd’hui à la hauteur des sacrifices consentis par les allemands.

En 2015, l’Allemagne devrait dépenser 300 milliards d’euros pour son fonctionnement et collecter en même temps 300 milliards d’euros de recettes. L’équilibre parfait du budget qui lui permettra de cesser d’émettre, pour la première fois depuis 1969, de nouvelles dettes. Ce que préconisait d’ailleurs la fameuse règle d’or adoptée par la plupart des pays de la zone euro, dont la France. Cette performance est d’autant plus méritoire que l’Allemagne a encaissé l’énorme coût de la réunification ; ce qui n’est pas le cas de la France.

RodezNews ne résiste pas à rappeler quelques extraits du récents discours de Wolfgang Schäuble, le respecté ministre allemand des finances, devant le Bundestag qui traduisent bien la détermination allemande faite de rigueur et de bon sens face à l’ampleur du mal français.

« C’est une erreur de penser qu’un relâchement de la discipline budgétaire peut générer de la croissance. Nous avons prouvé ces dernières années qu’une politique budgétaire solide était la meilleure politique pour la croissance et l’emploi. Et nous ne dévierons pas de notre chemin ! »

Et d’expliquer, en pendant probablement à la France : « Tabler sur la politique de la BCE ne suffira pas à créer de la croissance et de l’emploi. L’abondance de liquidités ne se traduira par l’investissement et la croissance que si les européens innovent et s’attaquent aux réformes structurelles, le tout dans le respect des principes budgétaires en vigueur. On ne crée pas de la croissance avec de l’argent public…  Ce n’est pas une forme d’obstination ou d’orgueil, mais simplement une condition nécessaire à la stabilité de notre monnaie commune. Faire ce que l’on dit, tenir ses promesses, cela implique aussi de s’en tenir aux règles européennes. Tout le monde devrait s’en tenir aux règles européennes car nous les avons décidées ensemble… »

Ces prescriptions, l’Allemagne entend continuer à les respecter scrupuleusement en maintenant son budget en équilibre au moins jusqu’en 2020. A cette date, espérons que la France aura réussi à limiter ses déficits à 3% du PIB. Mieux vaut tard que jamais en attendant l’équilibre budgétaire. Ce qui n’est pas gagné côté français au train où vont les choses. Ah, si Wolfgang Schäuble était à tête des finances dans notre pays, nous n’en serions pas là aujourd’hui !


France : La descente aux enfers de Hollande n’en fini plus !

8 septembre 2014

Cette rentrée 2014 s’annonçait particulièrement délicate pour le président socialiste Hollande et son gouvernement, dans le contexte morose de crise politique, économique et sociale que connaît la France. De retour de congés alors qu’ils ont dû réduire leur budget et braver le mauvais temps de l’été, les français ont le moral dans les chaussettes, ce d’autant plus que cet automne s’annonce d’ores et déjà plein d’incertitudes dans de nombreux domaines.

Dés les premiers jours de septembre, la quasi-totalité des indicateurs économiques, sociaux et budgétaires sont carrément dans le rouge (croissance zéro pour le deuxième trimestre consécutif, chômage toujours en forte hausse, dérapage du déficit budgétaire, augmentation des impôts, dépenses énergétiques à la hausse, pouvoir d’achat à la baisse…). Rien que des mauvaises nouvelles avec une absence totale de visibilité sur une éventuelle sortie de crise qui n’en finit plus.

Dans ce contexte tendu et difficile pour les français, fort de son nouveau gouvernement Valls II, Hollande et son gouvernement s’apprêtaient à faire leur entrée politique en ce début septembre. Et puis, patatras… Rien ne va plus !

Coup sur coup, il y eu la démission surprise de Thomas Thévenoud seulement 9 jours après sa nomination en tant que secrétaire d’Etat au commerce extérieur et au tourisme. Chacun a pu apprécier le luxe de précaution pris pour cette annonce. L’Elysée a indiqué qu’il quittait ses fonctions « à sa demande et pour des raisons personnelles » tandis que de source gouvernementale, on annonçait que cette démission était liée à « des problèmes de conformité avec les impôts ». Que c’est joliment dit pour dire tout simplement que ce monsieur n’avait pas déposé ses déclarations de revenus depuis plusieurs années.

A cela est venu s’ajouter la publication surprise du livre de Valérie Trierweiler et ses révélations sur sa vie avec Hollande. Quoi qu’il en soit, ce livre où l’ancienne compagne règle ses comptes avec le chef de l’Etat, porte un coup sérieux à son image déjà largement dégradée ces derniers mois.

Enfin le dernier sondage, publié avant la sortie du livre de sa compagne indique que seulement 13% des français lui font aujourd’hui confiance contre 85% qui ne lui font plus confiance. Un score dramatiquement bas encore jamais atteint par un chef de l’Etat français. Difficile de faire pire.

Revenons un instant sur la démission de Thomas Thévenoud, l’éphémère secrétaire d’Etat du gouvernement socialiste Valls II. Pourquoi avoir mis neuf jours pour lui signifier son exclusion du gouvernement ? Comment ce monsieur, pourtant député depuis 2012 et par ailleurs conseiller général et vice-président du Conseil général de Saône-et-Loire depuis 2008 a-t-il pu postuler à un poste ministériel alors qu’il n’avait pas, en toute connaissance de cause, déposé ses déclarations d’impôt sur le revenu depuis plusieurs années et qu’il était, à priori, taxé d’office par l’administration fiscale et qu’il ne payait pas ses impôts ?

Faits aggravants, ce même parlementaire était aussi vice-président de la Commission des finances de l’Assemblée, et par ailleurs, vice-président de la mission d’information sur la fraude fiscale et de la Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac. Son épouse est la chef de cabinet du président du Sénat. Rien moins que çà. Et pourtant, ce monsieur qui aurait du donner l’exemple s’agissant de ses obligations fiscales, était purement et simplement défaillant depuis plusieurs années au plan fiscal. Il y a de quoi rester sans voix au vu de tels agissements d’un élu de la République qui devrait normalement être exemplaire à biens des égards.

A ce niveau, il ne peut s’agir de négligence. Il s’agit, ni plus ni moins, que d’un comportement frauduleux en pure connaissance de cause. C’est un comportement indigne d’un élu quel qu’il soit, et à plus forte raison à ce niveau là. C’est gravissime ! Ceci discrédite un peu plus le gouvernement socialiste en place et plus généralement, la classe politique dans son ensemble qui n’en a pas besoin.

Tout cela ne fait que contribuer un peu plus à la descente aux enfers de M. Hollande et de son gouvernement qui sortent encore un peu plus affaiblis de cette terrible semaine. Jusqu’à quand le chef de l’Etat et son gouvernement vont-t-il pouvoir tenir dans ces conditions alors que le pays traverse la plus grave crise politique et sociale de son histoire. C’est aujourd’hui la crédibilité et l’autorité de M. Hollande qui sont en cause. Pourra-t-il tenir jusqu’en 2017 ?


France : Gouvernement Valls II – Véritable virage social-libéral ou simple poudre aux yeux ?

3 septembre 2014

Quelques jours avant sa nomination au ministère de l’économie et de l’industrie, dans une interview au magazine Le Point, Emmanuel Macron l’ancien conseiller de M. Hollande avait préconisé d’« autoriser les entreprises et les branches à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération… dans le cadre d’accords majoritaires » avec les syndicats. Ses propos laissaient ainsi entendre qu’il était favorable à la suppression progressive des 35 heures mises en place voici plus d’une décennie par le gouvernement socialiste de M. Jospin. Hélas, fausse alerte, il n’en est rien !

Ces propos ont aussitôt attiré les foudres du Premier ministre, mais aussi des leaders socialistes et des syndicats. Matignon s’était empressé de calmer le jeu et de rappeler qu’Emmanuel Macron s’était exprimé « avant sa nomination et à titre personnel » et assurait que « le gouvernement n’avait pas la moindre intention de revenir sur la durée légale du travail à 35 heures ». Fausse alerte !

Bien étrange attitude alors que l’on sait depuis longtemps que les 35 h ont pénalisé lourdement la compétitivité des entreprises sans pour autant créer d’emplois. La preuve : la France a aujourd’hui l’économie la moins compétitive des grands pays développés et son taux de chômage y est le plus élevé. Et pourtant, les socialistes, enfermés dans leurs dogmes, refusent de faire marché arrière.

Malgré les réprobations des socialistes, quelques jours plus tard devant les adhérents du Medef, le Premier ministre a pourtant semblé sur la même longueur d’onde que son ministre en tenant un discours très favorable aux entreprises. Duperie, double langage… Va savoir avec les socialistes ?

Comment ne pas s’interroger sur le prétendu virage social-libéral des socialistes français qui, par delà les discours, font montre d’un conservatisme pur et dur lorsqu’il s’agit de libérer l’économie et de la rendre plus efficace et concurrentielle. Une fois encore, il y a un monde entre les discours et les réalités.

Tout récemment, c’est le ministre du Travail, François Rebsamen qui a affirmé sur la chaîne d’information iTélé : « La nécessité de renforcer les contrôles des chômeurs pour vérifier qu’ils cherchent bien en emploi » en rappelant fort justement que 350 000 emplois sont actuellement non pourvus. Ces propos de bon sens qui ne font pourtant que rappeler une règle de base, à savoir que toute prestation versée de quelque nature que ce soit, doit faire l’objet d’un contrôle pour s’assurer de son bien fondé, ont provoqué un véritable tollé à gauche et chez les syndicats.

A croire que la lutte contre la fraude en matière de chômage ou de prestations sociales, serait inacceptable alors qu’elle serait bienvenue en matière fiscale. Ce qui prouve à quel point notre pays est malade et à besoin de profondes réformes de structures de son système d’aides sociales où la fraude est de plus en plus importante et coûte excessivement cher aux entreprises et aux quelques 48% de contribuables qui voient leur impôt sur le revenu augmenter régulièrement. Combien de temps va-t-on devoir payer sans rien dire ?

Dans ces conditions, affirmer que les propos du ministre du Travail stigmatisaient les chômeurs est tout simplement grotesque et révèle de l’escroquerie pure et simple. Même le prétendu réformiste leader de la CFDT y est allé de son couplet digne des leaders de l’extrême-gauche, se disant : « atterré par des propos scandaleux et stigmatisants pour les chômeurs ». Vous avez dit « syndicat réformiste » ?

N’est-t-il pas normal que dans un Etat de droit, des contrôles rigoureux soient effectués y compris en ce qui concerne l’attribution des prestations sociales dont la forte croissance est largement responsable de nos déficits publics ? Est-il normal d’accorder des prestations sans véritable contrôle ? Est-il normal d’indemniser aussi longtemps et sur des bases aussi importantes les chômeurs alors que de beaucoup d’offres d’emplois ne sont pas pourvues et que nombre d’entre eux travaillent régulièrement au noir ? Ne devrait-on pas revenir, comme dans la plupart des pays de l’Union européenne, vers une durée d’indemnisation de l’ordre de 6 mois avec plafonnement des prestations ?

Les socialistes français sont encore loin du virage social-libéral que certains voudrait voir dans le gouvernement Valls II. Pourquoi continuent-ils à tromper les français en leur laissant croire que le pays pourra continuer à distribuer gracieusement et sans le moindre contrôle des dizaines de milliards d’euros d’aides et de prestations sociales alors que les déficits publics et la dette explosent, que la croissance chute et que le chômage atteint des sommets ? Jusqu’où quand va-t-on cacher la réalité aux français ?

Que cela plaise ou non, les français ne pourront longtemps continuer à se comporter en cigales et vont devoir tôt ou tard passer à la caisse. Eh oui, elles sont vides ! Rappelons au passage que l’Union européenne n’est en rien responsable des problèmes budgétaires et du manque de compétitivité de la France qui vit depuis longtemps au dessus de ses moyens ; bien au contraire, si la France avait suivi ses recommandations, nous n’en serions pas là.

Si les français veulent préserver leurs acquis et leur avenir, ils vont devoir faire des sacrifices. Plus la France attendra, plus l’addition sera lourde et longue à résorber.