France : la vaccination reste la meilleure réponse à la grippe A H1N1

28 novembre 2009

La pandémie de grippe A H1N1  semble s’accélérer en France et en Europe en général. Rodez et l’Aveyron n’y échappent pas. Ici, comme ailleurs, tous les clignotants sont semble-t-il à l’orange.

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a recensé 22 nouveaux décès la semaine du 16 au 22 novembre, soit 74 décès à ce jour alors que le rythme était antérieurement de 8 à 10 morts par semaine. Prés de 730.000 consultations pour grippe A ont été enregistrées dans le même temps, soit une augmentation de prés de 72 % en une semaine. À cela s’ajoutent les risques de mutation du virus et la vague de froid qui pourrait souffler sur la France dans les prochains jours.

Selon l’agence Reuters, deux cas mortels de mutation du virus de la grippe A H1N1, similaire à celle survenue en Norvège, ont été signalés vendredi en France. Ce phénomène de mutation a été observé sur deux patients décédés, sans relation entre eux et « hospitalisés dans des villes différentes ».  L’InVS ajoute que cela ne remet pas en cause l’efficacité des vaccins actuellement disponibles. Selon certains spécialistes, rien ne permettrait d’affirmer que cette mutation soit à l’origine du décès de ces patients.

L’InVS a indiqué qu’il s’agissait « d’une mutation récemment signalée en Norvège » qui « pourrait augmenter les capacités du virus à atteindre les voies respiratoires basses et notamment à atteindre le tissu pulmonaire ». Selon cet organisme, l’impact de ces mutations sur la virulence et la capacité de diffusion des virus va faire l’objet d’investigations complémentaires à l’échelon français et international.

Dans ce contexte, le gouvernement français a appelé le monde de la santé, y compris les étudiants et les retraités, à se mobiliser pour mener à bien la campagne de vaccination contre le virus, qui progresse. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a réitéré vendredi son appel au civisme, invitant les Français à respecter l’ordre de priorité défini par le gouvernement pour permettre aux plus fragiles de se faire vacciner dans de bonnes conditions. Parallèlement, pour répondre à la demande, le nombre de centres de vaccination devrait être augmenté sensiblement dans les prochains jours. En France, plus de 750.000 personnes se sont fait vacciner à mi-novembre.

Face aux réelles menaces que représente le virus H1N1, qui devrait sévir tout l’hiver 2010, et aux risques de mutations qui ne manqueraient pas d’aggraver ses effets, point n’est besoin d’être un grand spécialiste des maladies contagieuses pour recommander au plus grand nombre de personnes de se faire vacciner au plus tôt, à commencer par les enfants de moins de 12 ans. Il ne fait aucun doute qu’en cas de pandémie et ou de mutation, les personnes vaccinées seront mieux protégées.

Le vaccin n’étant pleinement efficace qu’après un délai de 3 semaines après la vaccination, il n’y a pas de temps à perdre, dés réception du bon de vaccination

Plus d’infos : Pandémie grippaleInstitut de Veille SanitaireMinistère de la santé


France : la taxe carbone, un impôt justifié et salvateur

25 novembre 2009

Le gouvernement français, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, a finalement instauré sa contribution énergie climat, plus généralement dénommée taxe carbone. Qui aurait pu imaginer, qu’en pleine crise économique, la France aurait le courage et la volonté de faire aboutir ce dossier si peu populaire dans un pays où l’automobile est reine ? Pas grand monde, il faut bien l’avouer !

Que ce soit un gouvernement de centre-droit qui ose prendre une telle décision est encore plus révélateur des changements en cours et de la volonté d’avancer sur ce dossier longtemps ignoré par manque de courage et de vision politique. C’est dire s’il s’agit là d’une décision très importante qui démontre une volonté politique d’aboutir et de peser pour que des mesures radicales et efficaces soient enfin prises rapidement pour faire face aux défis considérables de demain.

Gouverner s’est préparer l’avenir et prendre des mesures radicales, même si elles présentent un risque électoral. L’attitude générale des principaux responsables du parti socialiste français (une nouvelle fois en contradiction avec les autres partis sociaux-démocrates européens) visant à contester une telle mesure, démontre son irresponsabilité, sa démagogie et son manque de courage.

Ceci est d’autant plus paradoxal que cette contribution a été instaurée d’après les recommandations de la commission présidée par l’ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard dont chacun connaît les qualités et la rigueur. Elle a été très largement soutenue par la plupart des organisations écologistes françaises, y compris contre l’avis de bon nombre de parlementaires UMP qui ne voulaient pas froisser leurs chers électeurs.

Bien sûr, on peut avoir quelques regrets. Pour plus d’efficacité et renforcer son caractère dissuasif, dommage que l’assiette de cette taxe ait été plafonnée à 17 € la tonne de CO2, contre les 32 € préconisés (à noter que les suédois sont actuellement à 108 € la tonne) et qu’elle ne comprenne pas une part de la consommation d’électricité. On sait en effet que l’énergie nucléaire, si elle ne génère pas de CO2, n’en reste pas moins une énergie fossile dont les déchets sont très difficiles à éliminer.

L’essentiel reste que cette taxe ait été mise en place et que son augmentation progressive annuelle soit acquise pour atteindre les objectifs assignés en 2050. Il reste encore du chemin pour pénaliser durablement et efficacement l’utilisation des énergies fossiles en France.

N’en déplaise à nos chers concitoyens, la consommation bon marché et durable des énergies fossiles est bel et bien terminée. Voici déjà plus de 20 ans que nous le savons tous et que nous refusons de l’intégrer dans nos décisions quotidiennes. Le seul moyen d’y parvenir n’est autre que de pénaliser lourdement et durablement la consommation de ces énergies qui nuisent gravement à notre survie. C’est seulement ainsi que nous pourrons faire évoluer et de sensibiliser nos concitoyens et nos industriels et, par là même, de sauver notre planète et les générations futures.

Pour l’ensemble de ces raisons, la taxe carbone doit entrer en vigueur dés 2010 en France et dans l’Union Européenne. Enfin une taxe utile et fait sens !

Gageons que le sommet de Copenhague sur le changement climatique verra aboutir, sous l’égide de l’Europe et des Etats-Unis, un accord ambitieux et fort qui sera ratifié par tous les États. Il y va de notre avenir et de celui de toute la planète.

Plus d’infos : L’Ultimatum climatique www.copenhague-2009.comGIEC


Europe : enfin en ordre de marche ?

22 novembre 2009

Après la rapide intégration de la plupart des nations du bloc de l’est, l’Union européenne marquait le pas depuis prés d’une décennie et semblait s’enliser dans des discussions et projet qui n’avançaient pas d’un pas en raison de blocages de plusieurs états membres. Cette Europe à 27 paraissait traverser une véritable crise de croissance sans que l’on puisse en voir la fin.

Heureusement, le traité de Lisbonne, bien qu’allégé, a finalement été adopté en novembre 2009, après de nombreuses et longues péripéties. On s’attendait à des longues discussions pour l’élection des nouveaux dirigeants de l’Europe prévus par le traité. A la surprise générale, le Conseil européen de Bruxelles du 19 novembre 2009 a rapidement désigné le duo qui représentera l’Union européenne à compter du 01 janvier 2010.

C’est finalement le Premier ministre belge Herman Van Rompuy, en poste depuis moins d’un an et parfaitement inconnu en Europe et dans le monde qui devient le premier président fixe du conseil européen. Cet économiste de 62 ans est l’homme du compromis. Il a été désigné pour un mandat de deux ans et demi renouvelable une fois. Il bénéficie toutefois d’une excellente image dans son pays où il est parvenu à conforter l’unité de son pays et apparaît un habile négociateur.

Herman van Rompuy travaillera en duo à la tête du conseil de l’UE avec la britannique Catherine Ashton. La Commissaire européenne depuis moins d’un an, elle-même méconnue dans son propre pays, deviendra dès le premier décembre Haut représentant pour les Affaires étrangères et vice-présidente de la Commission européenne. A ce titre elle bénéficie d’un mandat automatique de 5 ans. Van Rompuy et Ashton ont un point commun, tous deux sont peu expérimentés en matière diplomatique.

La nomination de personnalité de second plan, très peu connue en Europe, n’a pas rassuré les tenants d’une Europe forte et indépendante. Ces nominations au premier abord quelques peu décevantes, apparaissant au final comme un compromis entre les grandes nations, notamment Allemagne, France et Grande-Bretagne et les autres. Espérons qu’ Herman Van Rompuy et Catherine Ashton sauront se monter à la hauteur de leur tache et préserver leur indépendance à l’égard des chefs d’états pour renforcer et faire avancer l’Europe.

Plus d’infos : Institutions européennes –  Portail Europa


Christine Lagarde : star des ministres des finances européens

18 novembre 2009

La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a été désignée « ministre des Finances de l’année en Europe » par un jury du Financial Times (FT), qui voit en elle une véritable star dans le domaine de la finance, notamment en raison de sa pugnacité pendant la crise.

« Christine Lagarde est devenue une star parmi les décideurs politiques du monde de la finance. Les membres du jury ont apprécié ses performances au niveau international en ce qui concerne la régulation et l’avenir du secteur bancaire », souligne le FT qui ajoute : « Aucun autre ministre des Finances d’une économie importante du monde est parvenu à traverser cette année test dans une telle forme », rappelant au passage que cette même ministre était en queue de classement voici deux ans.

Selon le quotidien économique britannique : « L’économie de la France s’est avérée l’une des plus résistantes du monde industriel. Elle est également bien équilibrée, ne dépendant ni des exportations ni d’un secteur immobilier hypertrophié et disposant d’un important secteur public qui contribue à l’équilibre de l’économie ».

Le FT estime en outre que les mesures prises par le gouvernement français ont permis d’éviter « une récession encore plus marquée en France ». Ainsi ; « Christine Lagarde a joué un rôle déterminant dans la gestion de la crise à un niveau international, faisant preuve d’une grande détermination pour apporter une réponse coordonnée ».

Sur les dix-neuf ministres notés selon leur talent politique et la performance de leur économie, le ministre allemand Peer Steinbrück arrive en deuxième position, suivi du belge Didier Reynders.

De la part du très sérieux et british quotidien Financial Times, voilà un beau compliment décerné à Christine Lagarde qui confirme, au besoin, le rôle moteur joué par la France dans le règlement de cette crise grave financière mondiale et les mesures efficaces de soutien à l’économie française qui ont permis d’en limiter l’impact. Ce qui devrait permettre à la France de retrouver plus rapidement les chemins de la croissance et de l’emploi.

Pour transformer l’essai, le gouvernement français doit mener à son terme les grandes réformes en cours : suppression de la taxe professionnelle et redéfinition des structures et des compétences des collectivités locales. Il y a urgence !

Plus d’infos : Financial Times


Rodez : comment la municipalité augmente la taxe d’habitation !

15 novembre 2009

Durant la campagne pour les élections municipales de Rodez, la liste socialiste conduite par M. Teyssedre affirmait que la municipalité sortante avait augmenté les impôts locaux, n’hésitant pas à marteler que le taux de la taxe d’habitation était parmi les plus élevés de la région. Bien que la réalité ait été quelque peu différente (taux de la taxe d’habitation inchangé depuis 8 ans sauf augmentation en 2003 en raison du passage aux 35 h imposée par la loi Aubry – taux situé dans la strate des villes comparables aprés intégration de l’abattement général à la base…), les dénégations de l’équipe sortante n’ont pas suffit et nombre d’électeurs ont pris l’allégation pour argent comptant.

Non contente de travestir la réalité, la liste socialiste est allée jusqu’à promettre une baisse de la taxe d’habitation de 1% l’an. Ce qui a semble-t-il convaincu les ruthénois, d’autant qu’aucune autre liste en présence ne s’était engagée dans une telle promesse plus électoraliste que réaliste.

Dés son élection, la municipalité socialiste de Rodez a effectivement annoncé une baisse du taux de la taxe d’habitation à raison d’un modeste 1% par an. Appliquée au taux en vigueur en 2007 de 18.13%, la baisse annuelle de 1%  du taux conduit en fait à une modeste baisse de 0.18 du taux, soit 17.95% pour l’année 2008 et 17.77% en 2009. C’était toujours mieux qu’une hausse !

Au cours du conseil municipal de l’été 2008, outre la poursuite de la petite baisse du taux de la taxe d’habitation, il a été également adopté la suppression progressive dés 2009 (à raison de 5% par an), de l’abattement général à la base de 15% dont disposaient jusqu’alors tous les foyers. En contrepartie, mais seulement pour certains contribuables, il a été institué un abattement pour handicapé de 10% et une augmentation du taux de l’abattement pour les deux premières personnes à charge, porté de 10% à 15%.

A l’époque, l’opposition s’était insurgée contre la suppression de l’abattement général à la base, non compensé par une baisse correspondante des taux ou les abattements substitutifs nouvellement créés. L’opposition affirmait alors que la suppression de l’abattement ne manquerait pas de conduire à une augmentation de la cotisation d’impôt pour une partie des habitants. La seule réponse de la municipalité socialiste avait été de menacer son opposition de poursuites pour propos mensongers.

L’avis d’imposition de taxe d’habitation relatif à l’année 2009, sorti courant novembre, est venu apporter une réponse claire et cinglante ! Il montre que les personnes n’ayant pas de personnes à charge (bon nombre de contribuables), enregistrent effectivement une augmentation de la cotisation municipale de l’ordre de 4% à 6% en moyenne (soit entre 30 et 80 euros d’augmentation selon les caractéristiques du logement), et ce, bien que le taux d’imposition ait baissé de 17.95% à 17.77% pour 2009. Cette augmentation substantielle de la taxe d’habitation,  comme jamais depuis longtemps à Rodez, découle des délibérations prises par la majorité socialiste et confirme, au besoin, que la baisse promise des impôts n’était qu’une simple mascarade destinée à tromper les électeurs.

Hélas pour les ruthénois, la hausse de la taxe d’habitation risque de ne pas s’arrêter en 2009 ! Du fait de la suppression progressive de l’abattement général à la base (celui-ci devrait être ramené de 10% à 5% en 2010 et de 5% à 0% en 2011), l’augmentation de la cotisation de taxe d’habitation constatée en 2009 sera mathématiquement reconduite en 2010 et 2011.

Si la municipalité avait été honnête, plutôt que de bidouiller les abattements sans contrepartie pour tous, elle aurait baissé le taux de la taxe d’habitation à due concurrence de la suppression de l’abattement de 15% afin de neutraliser celui-ci. En effet, pour obtenir une cotisation d’impôt comparable, la suppression totale de l’abattement général à la base aurait du entrainer une baisse du taux d’imposition de l’ordre de 12%, le faisant ainsi passer de 18.13% en 2007 à environ 15.95% en 2011.

Dans l’hypothèse retenue par la municipalité socialiste, au terme de la suppression de l’abattement en 2011, le taux d’imposition sera ramené à 17.42% seulement (baisse annuelle de 0.18% seulement). Les comptes sont faciles à faire ! En 2011, en raison de la suppression totale de l’abattement général à la base, l’augmentation effective de la cotisation de taxe d’habitation sera constituée par la différence entre le taux réel de 17.42%, moins le taux applicable après suppression de l’abattement, soit 15.95%.

De fait, la prétendue baisse du taux d’imposition annoncée à grand fracas par la municipalité conduite par M. Teyssedre, se traduit en réalité par une hausse de la cotisation de taxe d’habitation d’environ  + 3.60 % tous les ans dés 2009 (hors revalorisation annuelle des valeurs locatives de 2.50% en 2009). Cette augmentation substantielle sera reconduite en 2010 et 2011 pour une bonne part des contribuables qui ne bénéficieront plus des effets dus à l’augmentation de certains abattements.

Nous sommes ici bien loin de la baisse annuelle de 1% promise pour la taxe d’habitation à Rodez. La preuve que la municipalité socialiste a bel et bien trompé les électeurs. Au fait qui est l’enfumeur ?

Pendant combien de temps va-t-on faire croire aux électeurs ruthénois que la taxe d’habitation a baissé ? Nul doute que cette augmentation répétée de la taxe d’habitation ne manquera pas d’ouvrir les yeux aux nombreux électeurs bernés !


France-Allemagne : une union renforcée

12 novembre 2009

Ce 11 novembre 2009 a été l’occasion de sceller l’alliance franco-allemande et de tourner une page terrible de l’histoire européenne.

Loin d’être une cérémonie de l’oublie alors qu’il ne subsiste plus en France d’anciens combattants de la 1ère guerre mondiale, cette nouvelle commémoration de l’armistice de 1918, marque une étape importante dans le renforcement de l’amitié franco-allemande. Quel événement historique et quelle preuve d’amitié de l’Allemagne que la participation de la chancelière Angela Merkel, au même niveau que le président Nicolas Sarkozy, à cette cérémonie du souvenir du 11 novembre 1918 qui, pour l’Allemagne, symbolise une terrible défaite et une humiliation qui a probablement contribué à l’émergence du nazisme et par la même, à la 2ème guerre mondiale.

Cette image d’Angela Merkel qui rend hommage au soldat inconnu aux côtés de Nicolas Sarkozy, entourés d’un public considérable massé autour de l’Arc de Triomphe à Paris, avec ces drapeaux, ces hymnes, ces soldats français et allemands, était extrêmement forte et empreinte d’émotion. L’impression d’un grand moment de l’histoire…

En dépit de gestes forts par le passé, de l’avis des commentateurs présents, la présence de l’Allemagne à cette cérémonie jusque là strictement nationale, marquera dans l’histoire de nos deux pays. Jamais on n’aurait pu imaginer un tel geste d’amitié de la part de l’Allemagne qui avait toujours décliné une telle invitation jusqu’alors.

Quel plus beau signe de respect et de reconnaissance pour toutes celles et ceux qui sont disparus et qui ont souffert de ce conflit que d’assister à ce geste d’amitié inoubliable entre l’Allemagne et la France. Plus de 90 ans après la fin de la guerre, la preuve est ainsi apportée que cette amitié est maintenant irréversible et que plus jamais il ne pourra y avoir de guerre au cœur de l’Europe. Quel bel exemple pour le reste du monde. Nul doute que cette année 2009 restera dans les mémoires et ouvrira une nouvelle étape en Europe.

L’Allemagne et la France, plus unies que jamais, vont maintenant devoir franchir une nouvelle étape liant les deux pays et entraîner avec elles l’Europe toute entière. Face aux redistributions de la géopolitique et de l’économie à travers le monde, l’Union européenne doit franchir une nouvelle étape sur un plan politique, économique, social et militaire afin de faire face aux importants défis qui nous attendent. La mise en œuvre prochaine du traité de Lisbonne devrait être l’occasion pour les deux pays de montrer leur détermination à aller de nouveau de l’avant.

L’amitié et la coopération germano-française doit plus que jamais être le moteur de l’Europe.

Les échos de la presse :

Selon Euronews, la chaîne européenne d’information en continu : « Ce 11 novembre 2009 restera comme une page cruciale de l’amitié franco-allemande retrouvée. Avant d’en arriver là, il aura fallu des millions de morts en Europe: au moins 8 millions de soldats sacrifiés dans une guerre qualifiée de « boucherie »; sans compter les blessés, les mutilés, les invalides…Près de 10 millions de civils ont aussi perdu la vie durant la Première guerre mondiale. En 1984, l’image hautement symbolique de l’Allemand Helmut Kohl donnant la main au Français François Mitterrand près de Verdun avait beaucoup apporté à la réconciliation entre les deux « vieux ennemis ». Mais un long chemin restait à parcourir. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sont arrivés au but ce mercredi. »

Selon le quotidien Libération : « Après Helmut Kohl et François Mitterrand à Verdun en 1984, il y aura désormais Anglea Merkel et Nicolas Sarkozy, le 11 novembre 2009, à Paris. C’est en effet la première fois qu’un chef du gouvernement allemand participait aux côtés d’un président français à la commémoration de l’armistice de la guerre de 1914-1918. Deux jours après avoir célébré à Berlin les vingt ans de la chute du Mur, Nicolas Sarkozy a donc retrouvé la chancelière allemande à Paris ce mercredi pour fêter la fin de la Grande guerre, lors d’une cérémonie inédite conçue comme un nouvel épisode de l’amitié franco-allemande. Amitié que Sarkozy a qualifié, devant Merkel, Place de l’Etoile, de «trésor», souhaitant une «association de plus en plus étroite» des politiques de leurs deux pays, «L’amitié de l’Allemagne et de la France est un trésor. Nous devons à nos parents qui ont tant souffert de tout faire pour préserver et faire fructifier ce trésor», a estimé le chef de l’Etat, «nous le devons à tous les peuples du monde.» Angela Merkel a, elle aussi, exalté la «réconciliation» et l’«amitié» franco-allemande, «un cadeau», a-t-elle ajouté: «la liberté sur le continent européen est un miracle, et nous savons très bien combien cela a coûté.» «Cette force de la réconciliation nous permet d’affronter de nouveaux défis et vraiment d’assumer nos responsabilités», s’est réjouie Merkel. »


Rodez : désinformation autour du musée Soulages

11 novembre 2009

Après plus de deux ans de discussion et d’atermoiements, le conseil d’agglomération du Grand Rodez, a adopté le 23 juin 2009 à une large majorité, l’avant projet sommaire pour la construction du musée Soulages à Rodez. Cette décision n’a rien de surprenant puisque lors des dernières élections municipales à Rodez, sur les quatre listes en présence, trois représentant plus de 80% des votants, s’étaient clairement prononcée en faveur du musée.

Le musée Soulages suit donc son cours et le lancement des travaux devrait intervenir mi 2010, pour une mise en service fin 2012. Le maître d’ouvrage en est la communauté d’agglomération du Grand Rodez. Les choses sont maintenant très claires pour les grands ruthénois. Semblant ignorer cette réalité démocratique, quelques irréductibles opposants au projet, voudraient laisser croire qu’il ne s’agit que d’un projet qui pourrait être modifié, voire purement et simplement remis en cause.

Le meilleur exemple a été donné par M. Chauzy, ancienne tête de liste aux municipales, lors d’un conseil municipal de Rodez en octobre dernier. Alors que ce n’était ni le lieu, ni le moment, ce dernier s’est livré à une attaque en règle contre le musée Soulages en prétextant un coût excessif et un projet trop ambitieux et démesuré pour Rodez. A croire que Rodez ne mérite pas mieux que de rester un « trou perdu » quelque part au milieu de nulle part ! Etrange attitude pour un élu qui avait jusqu’alors toujours soutenu le projet, y compris devant ses colistiers durant la campagne ! Pourquoi consacrer sa seule intervention au conseil municipal de Rodez à propos d’un dossier adopté 4 mois plus tôt par le conseil d’agglomération du Grand Rodez ? Enfin, comment ne pas s’étonner de ce soudain revirement et ce manque d’ambition de M. Chauzy, par ailleurs président du conseil économique et social de Midi-Pyrénées, alors que le président de région s’est toujours montré un fervent défenseur du musée dont la région cofinance une quote-part, au même titre que le département et l’Etat ?

Est-il besoin pour un élu en mal d’initiative de s’emparer de bruits de caniveaux pour entretenir des polémiques stériles qui n’ont aucune raison d’être, autour d’un dossier largement adopté en séance publique, voici plusieurs mois, par ses propres collègues ?

De son côté, la presse quotidienne aveyronnaise ne brille guère par la qualité de son contenu, comme d’ailleurs la plupart des titres de la presse régionale française. Les temps sont en effet difficiles et la pêche au lecteur reste plus que jamais d’actualité. Au vu du piètre contenu, on peut se demander, si tout compte fait, un seul quotidien ne suffirait pas en Aveyron !

Dans son édition du 15 octobre 2009, le quotidien Centre-Presse a publié un sondage réalisé auprès des ruthénois à propos du musée Soulages. La seule et unique question, très orientée était la suivante : « Le musée Soulages justifie-t-il un investissement de 25 millions d’euros ? ». Qu’attendre d’une telle question, si ce n’est un « non » pour 85% des personnes interrogées. Quel peut-être l’intérêt de diffuser une telle enquête, à partir de données erronées et incomplètes, sans autre explication préalable alors qu’il s’agit d’un sujet complexe et technique ?

Ne s’agit-il pas, ni plus ni moins, d’une manipulation de l’opinion qui discrédite le journal et ceux qui y travaillent ? En tout cas, une bien étrange manière d’informer…

Quel l’intérêt pour la presse de diffuser une information tronquée et malhonnête laissant entendre que les ruthénois seraient largement opposés au musée Soulages ? A qui profite ce type de désinformation ? Veut-on répandre l’idée que Rodez ne mérite pas un tel investissement ? Pourquoi « balancer en pâture » aux lecteurs des données farfelues sur le coût du musée (les chiffres actuels ne dépassent pas 16 à 18 millions d’euros TTC) évalué à 25 millions d’euros par le journal, sachant par ailleurs qu’il devrait, au final, coûter un peu moins de 8 millions d’euros à la communauté d’agglomération du Grand Rodez, après subventions ?

Voudrait-on plus simplement répandre l’idée que les élus engagent des dépenses inconsidérées qui ne serviraient à rien ? Etrange procès d’intention alors même que de nombreux investissements passés ont atteint des sommes bien plus importantes, avec probablement beaucoup moins de retombées économiques pour la collectivité, sans que personne ne s’en émeuve ?

Certaines réactions à l’égard du musée Soulages sont consternantes par leur bêtise et l’ignorance qu’elles sous-entendent ! Cela n’empêchera pas le musée Soulages de se faire et de devenir le moteur de l’attractivité et du développement économique de Rodez et de l’Aveyron.

Grâce à Soulages, à Rodez, le noir deviendra enfin lumière (même pour les mal voyants)

Plus d’infos : www.grand-rodez.comwww.entrepompidou.fr –  www.pierre-soulages.com