Le parc naturel régional de l’Aubrac enfin une réalité

4 juin 2018

Cette année, comme d’habitude autour du 25 mai, c’est déroulée la célèbre transhumance des troupeaux vers la montagne d’Aubrac ; le rendez-vous annuel de nombreux passionnés du massif de l’Aubrac venus des quatre coins de la région pour fêter cet évènement qui marque l’arrivée des beaux jours.

Par-delà la traditionnelle transhumance, le millésime 2018 marquera probablement pour longtemps le plateau de l’Aubrac car ce moment était attendu depuis de trop longues année. Le projet de Parc naturel régional (PNR) de l’Aubrac a enfin officiellement vu le jour le 23 mai 2018, date de publication par le Ministère de la transition écologique du décret (Journal officiel de la République française le 24 mai 2018), portant classement du nouveau Parc naturel régional de l’Aubrac.

Une grande victoire pour André Valadier, le porteur de ce projet, soutenu par les trois départements de l’Aubrac et deux régions. L’inauguration officielle du 53ème PNR de France a eu lieu le 26 mai en présence de nombreux élus des départements et régions concernées, au buron (mazuc) de Born au cœur de l’Aubrac lozérien.

Il s’agit du 7ème PNR de la région Occitanie et le 2ème sur les départements de l’Aveyron et de la Lozère avec le PNR des Grands Causses. D’une superficie de 2 207 km2, le nouveau PNR de l’Aubrac compte 36 326 habitants, soit environ 15 habitants au km2.

Le long combat d’André Valadier en faveur du PNR de l’Aubrac

Sans le combat acharné livré par le défenseur de l’Aubrac, André Valadier, le PNR n’aurait pu voir le jour. Plus de 12 ans ont été nécessaires avec la création du syndicat-mixte de préfiguration du Parc naturel régional l’Aubrac présidé par ce dernier, pour aboutir à sa création officielle. Les choses étaient d’autant plus compliquées que ce PNR s’étend sur 3 départements (Aveyron, Lozère et Cantal) et deux régions (Occitanie et Auvergne Rhônes-Alpes).

L’essentiel du mérite revient au seul André Valadier, le fondateur de la célèbre coopérative Jeune Montagne de Laguiole dans les années 1960, qui a su défendre et porter ce projet en fédérant 64 communes situées sur 3 départements, ainsi que les Conseil départementaux et régionaux concernés.

Cette ténacité et cette passion pour son pays d’Aubrac ont permis à André Valadier de mener ce vaste et noble projet à son terme, et ce, dans les meilleures conditions.

Le nouveau président du PNR de l’Aubrac, avec la modestie qui le caractérise, s’est contenté de déclarer : « C’était un chemin ardu mais je préfère les projets qui demandent des efforts. On ne se construit pas solidement avec une seule pierre. Nous sommes qualifiés, il faut maintenant qu’on joue la partie ». On reconnaît là le caractère bien trempé des gens de l’Aubrac qui rajoute : « Nous démontrons ainsi que l’économie et l’environnement peuvent cohabiter ». Il sait de quoi il parle lui qui a été éleveur de vaches d’Aubrac et chef d’entreprise à Jeune Montagne.

Une bien belle victoire pour André Valadier et tout l’Aubrac qu’il porte en lui. Sans cet homme d’exception, l’Aubrac ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Une nouvelle page passionnante s’ouvre pour l’Aubrac.

Laguiole se trouve ainsi confortée en tant que capitale de l’Aubrac avec son économie dynamique qui accompagne le tourisme : la fromagerie, la coutellerie et la gastronomie.

Plus d’information :

Projet PNR de l’Aubrac
La Maison de l’Aubrac

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Et si le combat de la Catalogne pour l’indépendance était une bonne nouvelle pour l’Europe ?

1 octobre 2017

Extrait de l’article de Ferghane Azihari du 01/10/2017, publié par le site d’information Slate.fr

La possible indépendance de la Catalogne ne doit pas inquiéter les Européens.

Longtemps silencieux sur les tensions entre la Catalogne et l’Etat espagnol, quelques jours seulement avant le scrutin, le gouvernement français a fini par s’exprimer sur une situation à laquelle les chancelleries européennes ne pouvaient plus rester indifférentes. Invité sur BFMTV et RMC, Jean-Yves Le Drian, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, jugeait mercredi 27 septembre que le référendum catalan « n’est pas la bonne solution » au moment où l’Europe cherche à se relancer.

Des prises de position unionistes pas vraiment surprenantes, qui échouent à percevoir l’intérêt d’une plus grande fragmentation de l’Espagne, voire du continent européen.

La grande peur des États-nations

Les États-nations européens semblent, depuis la deuxième moitié du XXème siècle, montrer une solidarité indéfectible quand il s’agit de lutter contre leurs régionalismes respectifs. Ces soutiens ne sont évidemment pas désintéressés. Les États européens puisent leur légitimité dans une idéologie commune, le nationalisme, qui s’est imposée tout au long du XIXème siècle de manière laborieuse. Selon cette idée, seule l’existence d’une nation indivisible justifie le monopole du pouvoir politique sur un territoire donné.

La construction des légitimités nationales s’est faite dans un contexte historique et géopolitique commun, tissant paradoxalement des interdépendances étroites alors qu’elles étaient à l’origine destinées à être rivales. La contestation de la légitimité d’un État-nation est désormais susceptible d’avoir un écho au-delà de ses frontières. C’est pourquoi les gouvernements européens sont attentifs à ce qu’il se passe chez leurs voisins, inquiets de voir leurs propres séparatismes se galvaniser sous l’effet d’une « contagion » autonomiste.

Si l’Union européenne se refuse officiellement à interférer avec ces revendications, elle ne ménage pas ses efforts, en pratique, pour les décourager. Ainsi, pendant la campagne sur le référendum écossais en 2014, la Commission européenne a rappelé qu’une sortie de l’Écosse du Royaume-Uni entrainerait de fait son exclusion de l’Union, une ré-adhésion étant quasi impossible : l’unanimité est nécessaire pour l’entrée d’un nouveau membre.

Difficile d’imaginer un État désavoué parrainer une ex-région rebelle. La plupart des États d’Europe occidentale font face à des mouvances autonomistes plus ou moins fortes (Ecosse, Flandre, Corse, Pays-Basque, Catalogne, Padanie…): laisser transparaître le moindre signe de complaisance vis-à-vis d’une autre province pourrait s’avérer fatal.

Les constitutions contre le peuple?

À défaut d’arguments convaincants, les unionistes des États contestés se contentent de marteler des pétitions de principe sous couvert d’une prétendue rigueur juridique et constitutionnelle. Seul l’État souverain serait habilité à autoriser un référendum d’auto-détermination en vertu des dispositions constitutionnelles propres à celui-ci. Toute consultation unilatérale doit dans ces conditions être réprimée. Voilà l’unique argument de Madrid pour garder le contrôle d’une région qui représente un cinquième de la richesse espagnole et un sixième de sa population. Un dévoiement de la tradition constitutionnelle occidentale…

Le franco-suisse Benjamin Constant l’a expliqué, les constitutions sont «des actes de défiance» envers le pouvoir, limitant l’arbitraire des gouvernements pour préserver l’autonomie des citoyens. Une constitution qui justifie la répression d’un référendum d’auto-détermination devrait donc probablement être réécrite. En ce sens, la reconnaissance d’un droit de sécession unilatérale – forme ultime de défiance à l’égard du souverain – est indispensable à un régime qui se dit respectueux des principes constitutionnels.

Cette reconnaissance est d’autant plus fondamentale que les États modernes ne cessent de se réclamer d’un contrat social pour justifier leur autorité. Chaque communauté politique serait le fruit d’une libre-adhésion de sociétaires désireux de préserver leurs intérêts d’une manière plus efficace que dans un état de nature. Or cette liberté d’association n’existe précisément que si les citoyens disposent du droit de révoquer leur appartenance à une communauté politique, et ceci indépendamment de l’avis des autres membres du groupe. Autrement, le « contrat » social ne serait rien d’autre qu’une fiction mensongère.

La fin des Etats-Nations… Le début d’une Europe des régions ?

L’Union européenne offre un exemple tout à fait classique de ce qui constitue un contrat d’association. Un État-membre est libre de se séparer unilatéralement de l’Union s’il estime que ses intérêts ne sont plus pris en compte. Il n’existe aucun argument rationnel pour affranchir les États des mêmes exigences contractuelles au bénéfice des citoyens et des collectivités territoriales.

Reste que cette approche contractuelle effraie. Elle abolit la figure de l’État-nation unitaire au profit d’une balkanisation du continent européen. Le scénario est en effet envisageable. La consécration d’un droit de sécession en Catalogne et ailleurs réveillerait très probablement les vieilles mouvances régionalistes que la mode centraliste du XIXème siècle a cru pouvoir enterrer si facilement.

Mais une telle évolution ne serait pas dramatique, à condition toutefois d’admettre que l’État-nation n’a pas à être sanctifié. Comme toute construction politique, il n’est que le fruit d’un accident de l’histoire et ne constitue pas l’horizon indépassable de l’organisation de la vie sociale.

C’est la raison pour laquelle le morcèlement politique de l’Europe, tant redoutée par les unionistes de tous bords, ne révèlerait aucune décadence. Une littérature politique abondante explique comment la fragmentation politique a toujours été le moteur de la civilisation européenne.

Cette apologie du «small is beautiful» est certes contre-intuitive à l’heure où beaucoup, dont Emmanuel Macron, assimilent la mondialisation au besoin de se doter d’un cadre politique toujours plus centralisé à l’échelle internationale pour répondre aux défis contemporains. Un rapide coup d’œil sur les pays qui tirent leur épingle du jeu mondialisé (Suisse, Hong-Kong, Singapour, Nouvelle-Zélande, Luxembourg…) suffit à écarter l’importance du facteur taille sur le rayonnement d’un pays pour peu que celui-ci se dote d’une économie ouverte.

Que les unionistes en Espagne et ailleurs se rassurent. Les indépendantismes ne signent donc pas la fin du rêve européen. En se débarrassant des lourdeurs de l’État-nation, ils sont la condition sine qua non de sa résurrection.

Source : Le présent document est issu de l’article de Ferghane Azihari du 01/10/2017, publié par le site d’information Slate.fr


Une nouvelle grande région est née : l’Occitanie

6 juillet 2016

La refonte de la carte régionale initiée par le gouvernement socialiste, visant à ramener de 22 à 13 le nombre de régions françaises, avait abouti à la fusion des deux régions languedociennes : Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Par delà les nombreuses critiques à l’encontre de cette réforme, à défaut d’aboutir à de réelles économies, il est au moins une chose que personne ne conteste : c’est la grande proximité et cohérence entre ces deux régions historiquement très proches.

Lors des élections régionales de 2015, la majorité s’était engagée à valider une dénomination qui favorise une certaine unité régionale. A l’issue de ces élections, même s’il n’a recueilli qu’un peu plus de 200 000 suffrages, le vote organisé par la nouvelle région sur la base de propositions des dénominations : Occitanie, Sud de France, Languedoc, Midi-Languedoc …. Au final c’est « Occitanie » qui l’a largement emporté. On peut regretter de ne pas avoir opté pour une région Occitanie-Catalogne ou Languedoc-Catalogne. C’était probablement trop demander pour l’Etat français qui refuse toujours (fait unique au sein de l’Union européenne) d’adopter la charte européenne des langues régionales, dont l’occitan fait partie.

N’en déplaise à ce dernier, l’évolution d’une Europe des régions est durablement enclenchée même s’il faudra du temps pour y parvenir, comme le démontre les régions telles la Catalogne, l’Ecosse, la Lombardie, la Corse… Les vieux Etats nations issus des dernières guerres sont aujourd’hui bien dépassés avec une évolution inéluctable vers une Europe fédéraliste face à la mondialisation qui s’intensifie.

Cette nouvelle dénomination a été validée par la majorité régionale fin juin 2016. Dorénavant, sauf décision contraire du Conseil d’Etat, la nouvelle grande région s’appelle Occitanie.

Même si l’on peut regretter qu’elle n’ait pas préféré « Languedoc » qui recouvre plus justement le périmètre de la nouvelle région, Occitanie n’en reste pas moins un beau nom, à fort caractère, qui permet de bien identifier ce qui est aujourd’hui le cœur de ce que fût jadis la grande et riche région occitane qui s’étendait de Bordeaux, à Limoges, Clermont-Ferrand et le sud de Lyon et Grenoble.

La nouvelle région Occitanie doit maintenant se mettre en marche et trouver au plus vite les synergies indispensables pour créer une grande région, forte et dynamique. Les occitans attendent maintenant des actes concrets pour renforcer la cohérence de notre nouvelle région.

La nouvelle région Occitanie en quelques chiffres :

  • Population : 5.7 millions d’habitants, soit la 5ème région française
  • Principales agglomérations : Toulouse 750 000 habitants ; Montpellier 550 000 habitants ; Perpignan 280 000 habitants ; Nîmes 240 000 habitants ; Tarbes : 95 000 habitants ; Albi : 84 000 habitants ; Montauban : 75 000 habitants…
  • Economie : PIB régional de 152.1 milliards d’euros, soit 7.2 % de la richesse nationale (2013) – PIB par habitant : 26 684 €
  • Taux moyen de chômage : 12% contre 10.4% au plan national
  • Budget : 2.4 milliards d’euros, pour 1.4 milliards de dette
  • Pôles d’enseignement supérieur et de recherche de Toulouse et Montpellier représentent 210 000 étudiants et plus de 30 000 chercheurs

Plus d’informations : Région Occitanie


Conseil départemental : un budget 2016 offensif pour préparer l’Aveyron aux défis de demain

29 février 2016

Avant d’aborder le débat d’orientation budgétaire pour 2016 qui démarre le 29 février, Jean-Claude Luche, le président du Conseil départemental de l’Aveyron, entouré des principaux vice-présidents, a présenté à la presse son ambitieux projet pour la mandature 2015-2021.

André At, vice-président du Conseil départemental et président de la Commission des finances, a rappelé non sans une certaine satisfaction, la bonne santé financière du département. L’année 2015, tout en permettant de dégager une épargne de 30 millions d’euros, soit bien plus que la moyenne nationale, a permis de réduire sensiblement la dette. Ce qui constitue un gage de saine gestion en ces temps difficiles pour les collectivités territoriales, dont certaines sont aujourd’hui en grande difficulté financière.

Pour autant, la fragilité de la situation actuelle ne doit pas être sous-estimée. Pour André At : « Avec la baisse des dotations de l’Etat qui ont généré 62 millions d’euros de charges supplémentaires, nous partons vers le précipice si rien n’est fait. Il nous incombe de chercher des économies et de nouvelles recettes… » Et de poursuivre : « Il faudra nécessairement faire des économies sur le fonctionnement, supprimer certaines missions, réduire la masse salariale, même si ce sont des décisions difficiles à prendre… »

De son côté, Jean-Claude Luche n’a pas exclut une petite hausse de la fiscalité locale, et notamment de la part départementale de la taxe foncière. Le président a aussi souhaité travailler en confiance et en totale harmonie avec la nouvelle présidente de la région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées sur les grands dossiers structurant tels le financement de la RN88 à 2 X 2 voies et le très haut débit. Il s’est dit pour le moins optimiste sur le sujet

Le programme de la mandature se veut « volontairement dynamique ». L’objectif est d’atteindre au plus vite le seuil de 300 000 habitants qui paraît être la taille minimale pour envisager un avenir serein. A ce propos, on se rappelle qu’à l’aube de l’année 2000, les prévisionnistes de l’INSEE avaient envisagé un net déclin de la population du département vers 250 000 habitants à l’horizon 2010. Fort heureusement, il n’en a rien été et au contraire, la population a sensiblement évolué à la hausse pour atteindre prés de 280 000 habitants en 2015.

Preuve que le déclin n’est pas inexorable et que le relatif dynamisme économique du département a permis un retournement de tendance salutaire. Pour autant, dans ce domaine, rien n’est gagné notamment dans les territoires ruraux excentrés par rapport aux deux grandes aires urbaines de Rodez et Millau. Le désert médical persistant reste aussi un obstacle important au maintien des populations dans les zones rurales ; mais le Conseil départemental n’a guère de compétences en ce domaine.

Côté investissements (c’est l’atout maître de Jean-Claude Luche pour attirer de nouvelles populations sur le département), le président du Conseil départemental se montre ambitieux et mise sur l’attractivité du territoire en privilégiant les travaux routiers structurants tels la poursuite de la mise à 2 X 2 voies de la RN 88 entre Rodez et l’autoroute A75 à Séverac-le-Château, le contournement d’Espalion, le barreau de Saint Mayme (Rodez/Causse-Comtal), mais aussi l’ambitieux projet de fibrer le département en très haut débit, l’extension du camp militaire du Larzac…

L’objectif sur la mandature est d‘atteindre 270 millions d’euros d’investissements dont 230 millions d’euros pour le réseau routier et les collèges. Sur la période 2016-2025, soit en 9 ans et sur le seul réseau routier, les investissements cumulés devraient s’élever à 400 millions d’euros. Ce haut niveau d’investissements jamais atteint devrait permettre au département de l’Aveyron de se doter d’un réseau routier moderne, rapide et sécurisé, permettant d‘irriguer au mieux le territoire à l’intérieur mais aussi avec l’extérieur pour le connecter au réseau autoroutier national.

Enfin, le département entend aussi rester très présent dans les aides aux investissements des territoires ruraux, qu’il s’agisse des communes ou communautés de communes, en étant plus proches des populations dans le domaine social.

Comme on le voit, en ces temps difficiles et d’instabilité pour tout le monde et en dépit des fortes diminutions des dotations de l’Etat, le Conseil départemental de l’Aveyron fait le choix d’être très offensif au cours de la présente mandature pour permettre aux aveyronnais d’envisager un avenir plus serein. Voilà des orientations pleines de bon sens et salutaires pour le devenir du département. De quoi emporter l’adhésion d’une grande majorité des aveyronnais!


France : En dépit de leurs engagements, Hollande et son gouvernement assassinent les langues régionales

22 février 2016

COMUNICAT DE L’IEO (Institut d’Estudis Occitans)

Tolosa, lo 20 de genier de 2016

ASSASSINAR SEI LENGAS, ANSIN VÒU LA FRANÇA ?

L’IEO (Institut D’Estudis Occitans) denóncia aut e fòrt que l’Assemblada Nacionala ague fach rebuta a la proposicion de lèi de Paul Molac, relativa a l’Ensenhament immersiu dei lengas regionalas e a sa promocion dins l’espaci public e audiovisuau.

Per memòria, aquesta denegada vèn après: la promessa vana dau candidat Hollande sus la ratificacion de la Carta europenca dei Lengas Regionalas ò Minoritàrias (ambé lo debat mancat a l’Assemblada Nacionala), lo rapòrt Filippetti de julhet 2013 e sei 42 prepausicions passadas per malhas, tornat mai en octòbre de 2015 l’engatjament dau president de la Republica per la Carta, rebutat per la drecha senatoriala e que dire de l’ensenhament dei lengas regionalas assecat…

Convendretz que i a de qué se pausar la question.

Sorda que mai se pòt pas a la demanda populària, la França, es que vòu pas finalament assassinar sei lengas regionalas per de bòn ?

A la veritat, aquesta decision fa chifrar, notadament per son escart d’ambé la demanda sociala, e discredita lo foncionament democratic.

D’escondons, vesèm s’organizar l’eliminacion metodica de nòstrei lengas de l’espaci public republican.

Amb aqueste refús, la França demòra un còp de mai dins lo rodolet dei país reborsiers que donan ges d’estatut a sei lengas. Lo pluralisme linguïstic, pasmens, es una aisina de coësion indispensabla per la Nacion e un element de sa credibilitat internacionala.

Acceptar la postura dau Govèrn actuau de la França que mespresa de lengas que parlan sei ciutadans a milierats se pòt pas mai !

L’IEO demanda per aquò au Govèrn d’iniciativas nòvas que laissan oblidar lei còps que s’es mancat.

Coma lo digueriam encara en octòbre 2015, a Montpelhier, volèm una lèi !

Volèm una lèi que done un estatut vertadier ai lengas regionalas e garantisse sei locutors de tota exclusion e discriminacion.

Lo president de l’IEO

 

COMMUNIQUÉ DE L’IEO (Institut d’Etudes Occitanes)

LA FRANCE VEUT ELLE ASSASSINER SES LANGUES RÉGIONALES ?

L’IEO (Institut D’Estudis Occitans) dénonce fermement le rejet (ce jeudi 14 janvier) par l’Assemblée Nationale de la proposition de loi de Paul Molac, relative à l’enseignement immersif des langues régionales et à leur promotion dans l’espace public et audiovisuel.

Ce rejet intervient pour mémoire après : la promesse non tenue du candidat Hollande sur la ratification de la Charte européenne des Langues Régionales ou minoritaires (et le débat sans suite qui a eu lieu sur le même sujet à l’Assemblée Nationale), le rapport Filippetti (juillet 2013) et ses 42 propositions passés aux oubliettes, le nouvel engagement du président de la République sur la même Charte et son rejet par la droite sénatoriale en octobre 2015, la raréfaction volontaire des possibilités de suivre une filière en langue régionale dans l’enseignement…

Vous conviendrez qu’il y a de quoi se poser la question.

Aussi sourde à la demande populaire, la France veut elle assassiner définitivement ses langues régionales ?

En effet, cette décision interroge entre autre par son décalage avec la demande sociale, et discrédite le fonctionnement démocratique.

On assiste de fait à une élimination latente et méthodique de nos langues de l’espace public républicain.

Par ce dernier rejet, la France reste une fois de plus un des derniers pays à ne prévoir aucun statut pour ses langues régionales, le pluralisme linguistique est un outil de cohésion indispensable de la Nation et un élément de sa crédibilité internationale.

Ce mépris à répétition du gouvernement actuel pour quelques 6 millions de locuteurs d’une langue historique de France n’est plus admissible.

L’IEO demande donc au Gouvernement de nouvelles initiatives propres à pallier ces échecs successifs.

Ainsi que nous l’avons revendiqué en octobre 2015, à Montpellier, nous voulons une loi !

Nous voulons une loi qui donne un véritable statut juridique aux langues régionales et garantisse ainsi leurs locuteurs de toute exclusion et discrimination.

Lo président de l’IEO


Bon Nadal e fin d’annada a totes !

24 décembre 2015

Bonjorn a totes,

L’annada 2015 s’acaba ben lèu.

L’année 2015 s’achève prochainement.

Rodez-News vos desira en totei de bònei fèstas de Nadal e de fin d’annada !

Rodez-News vous souhaite à toutes et tous de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année.

A lèu !

A bientôt !

Joseph Donore


Languedoc-Roussilon et Midi-Pyrénées : Dominique Reynié s’engage pour une région prospère, généreuse et fière

29 novembre 2015

Vendredi 27 novembre, la liste conduite par Dominique Reynié, tête de liste régionale (Les Républicains, UDI, Modem) en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, tenait son grand meeting départemental à Rodez.

Plus de 500 personnes avaient fait le déplacement à Rodez. Toute la Droite et Centre du département étaient réunis pour soutenir leur candidat ; de Jean-Claude Luche, sénateur et président du Conseil départemental aux parlementaires, maires et conseillers départementaux, tous étaient venus. Etaient également présents Jacques Godfrain, ancien député et ministre, Jean Briane, ancien député et Marc Censi, ancien président de la Région Midi-Pyrénées. Une union de la Droite et du Centre comme on l’a jamais vu en Aveyron ces dernières années pour soutenir la liste conduite par Dominique Reynié.

A moins de 8 jours du 1er tour de scrutin du dimanche 6 décembre, avec sa liste aveyronnaise au grand complet : « Avec Dominique Reynié, je m’engage pour ma région », il a présenté son projet pour la nouvelle grande région. Un projet ambitieux et tourné vers l’avenir, qui se veut en rupture avec la gestion chaotique et le clientélisme des présidents socialistes sortants. Il a aussi tenu à rappeler qu’il était ruthénois et aveyronnais depuis toujours et s’est dit ému par le large soutien de l’ensemble des élus aveyronnais et l’importante assistance venue le soutenir.

Après une minute de silence au profit des victimes des attentats de Paris, dans une longue introduction, Dominique Reynié a rappelé que le président de la République et le gouvernement portaient une lourde responsabilité dans ce tragique drame. De rappeler les nombreux attentats perpétrés en France et en Europe depuis mars 2012 par ces réseaux intégristes musulmans liés à l’Etat islamique, dont ceux de janvier 2015 à Paris, sans qu’aucune mesure sérieuse n’ait été prise pour éradiquer ce terrorisme. Que de temps perdu et de vies inutilement exposées du fait de l’inaction des Pouvoirs-Publics, sur ce dossier comme sur d’autres.

Une réforme régionale bâclée et une campagne électorale tronquée

Bien sûr, Dominique Reynié n’a pas manqué de critiquer une réforme des régions qui n’en est pas une et qui a été réalisée en quelques heures sur un coin de table de l’Elysée avec la complicité de quelques dirigeants socialistes. Comment expliquer un découpage régional aussi absurde, à des années lumières des réalités locales et sans aucune consultation préalable des élus concernés ? A défaut d’être en mesure d’initier de véritables réformes de structures dont la France à tant besoin, Hollande a probablement voulu rassurer l’Europe en élaborant à la va-vite une pseudo réforme pour faire illusion, pour ne pas dire diversion.

Le candidat de la Droite et du Centre a aussi fustigé les initiatives de certains candidats visant à généraliser les transports à 1 €, la gratuité des transports scolaires ou la distribution d’ordinateurs portables aux lycéens alors que 90% des foyers sont déjà équipés. Une véritable gabegie, qui loin d’être gratuite, coûte extrêmement cher au contribuable et réduit considérablement les marges de manœuvres financières de la Région au détriment du soutien à l’emploi et au développement économique, les points faibles de notre région.

Il a aussi regretté les diverses manipulations du Pouvoir et de certains élus socialistes pour tenter d’affaiblir la droite en favorisant l’abstention et le vote du Front national. Comment par exemple expliquer, alors que les candidats de la Droite et du Centre ont interrompu leur campagne durant 10 jours suite aux évènements, que certaines têtes de listes socialistes comme Yves Le Drian en Bretagne (Ministre de la Défense) ou Claude Bartolone en Ile-de-France (président de l’Assemblée nationale) aient continué, en tout impunité et sans vergogne, à faire campagne en direct dans les médias en arguant de leurs fonctions actuelles ? Comment expliquer les invitations sans précédent faites à Mme Le Pen, que ce soit à l’Elysée ou sur les plateaux de la télévision publique, à la veille d’importantes élections régionales alors qu’elle est elle-même candidate dans le Nord-Pas de Calais et Picardie ? Comment expliquer plus généralement le peu de place accordés par les divers médias, au plan régional et national, aux candidats de la Droite et du Centre ?

Une région très mal gérée par les socialistes

Pour en revenir à notre région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées, la tête de liste de la Droite et du Centre a rappelé le bilan catastrophique des élus socialistes régionaux sortants. Le constat est sans appel. Fort mal gérée, avec une dette importante et un chômage record, la région est exsangue et sans véritable stratégie de développement. La seule politique mise en œuvre a été le clientélisme et le saupoudrage à tous les niveaux en vue de faciliter leur réélection. Manifestement, l’avenir de la région n’a pas été leur préoccupation.

Le résultat de cette politique est désastreux. Le chômage est le plus élevé de France avec plus de 14% en Languedoc-Roussillon, qui a aussi le triste privilège de compter quatre départements sur cinq parmi les dix plus pauvres de France : Gard, Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales. A part Toulouse et Montpellier et quelques autres villes, plus de 50% de la région est composée de zones rurales isolées et livrées à elles-mêmes, sans véritable projet de développement et d’intégration aux pôles urbains. Enfin, le PIB moyen par habitant n’y est que de 27 000 €, soit prés de 5% au-dessous de la moyenne nationale.

Enfin, une réforme mal ficelée, qui devait générer plus de 2 milliards d’économies, va finalement coûter au moins autant aux régions. En effet, sans parler du coût prohibitif de la création du poste de président délégué pour régler des problèmes internes au parti socialiste au plan régional, il y a le coût lié aux doublons entre les anciennes capitales et surtout l’extension des hôtels de Région pour accueillir un nombre d’élus ayant plus que doublé. Hélas, ces surcoûts n’ont bien évidemment pas été budgétés et les nouvelles régions devront les supporter. Voilà qui ne va pas améliorer la situation financière des nouvelles régions, déjà largement endettées.

Dans ce contexte, pour Dominique Reynié, il n’est que temps de changer tout cela et de voter pour la seule liste qui a un véritable programme pour préparer l’avenir de la nouvelle région : la sienne. Malgré ses faiblesses, la nouvelle grande région recèle un certain nombre d’atouts sur lesquels il convient de s’appuyer, à commencer par son attractivité et le tourisme. Mais la région ne peut continuer à se développer sur une mono-industrie : l’aéronautique. Il est essentiel de diversifier nos industries et les développer fortement notamment en Languedoc-Roussillon où elles sont quasi-inexistantes.

Bâtir une nouvelle grande région occitane prospère, généreuse et fière

Dominique Reynié veut donner une véritable impulsion économique à la nouvelle région. Il est vital de mieux reconnaître et récompenser la création de richesses, de développer la ruralité, de préserver l’accès aux soins, à l’éducation, de renforcer la recherche mais également, en ces temps de tensions, de prendre une part active à la sécurité des personnes et des biens. Parmi les priorités, on peut citer :

  • L’investissement d’au moins 650 millions d’euros par an, avec notamment la création d’un fonds d’investissements régional de 200 millions d’euros,
  • Le renforcement de la formation professionnelle,
  • L’investissement dans le réseau routier régional afin de mieux irriguer les territoires et favoriser le développement économique, les transports et le très haut-débit,
  • L’investissement dans les filières industrielles d’avenir, les véhicules propres et la recherche,
  • Un programme de protection des cours d’eau et de construction de retenues d’eau pour favoriser l’agriculture et la viticulture…

En conclusion, Dominique Reynié s’est dit confiant dans sa victoire et a pris l’engagement de se consacrer exclusivement à son mandat de Président de Région.

La nouvelle région a tous les atouts devenir un champion européen de la connaissance et de l’innovation dans les domaines de l’agriculture, de la viticulture, de la pêche, de la santé, de l’industrie et du numérique.

« Hissons notre Région au rang de premier pôle touristique mondial ! Valorisons les richesses exceptionnelles de notre littoral, de nos montagnes, de nos cultures, de notre gastronomie, de nos langues catalanes et occitanes, de notre patrimoine historique et religieux ! »

Dominique Reynié propose de créer une grande Région prospère, généreuse et fière ! On ne peut qu’y souscrire.