Rodez : Une vision stratégique

21 mars 2014

Les électrices et les électeurs, submergés de documents de campagne ne prennent pas toujours la peine de leur accorder l’attention qu’ils méritent. Il est vrai que les listes à la Prévert qui s’y développent à longueur de page éveillent plus d’étonnement incrédule que d’espoir de concrétisation. Aussi, n’est ce point dans ces promesses trop souvent démagogiques que réside le véritable intérêt  de ces déclarations. Paradoxalement les non dits, les thèmes oubliés, les impasses volontaires ou inconscientes en disent beaucoup plus long sur le candidat que sa logorrhée  électoraliste.

La production littéraire de Christian Teyssèdre illustre à la perfection cette analyse en creux. Pas la moindre allusion à une vision stratégique de Rodez et de son Agglomération! Est-ce grave docteur ? Plus que grave, un tel oubli devrait logiquement disqualifier un candidat au fauteuil de premier magistrat de la commune.

La mission d’un maire et de son conseil municipal consiste certes à mettre à la disposition des habitants les équipements et les services qui facilitent et améliorent leur vie quotidienne. C’est la fonction d’édilité publique, qui constitue la partie émergée de l’iceberg, la liste à la Prévert. Mais le maire endosse une autre responsabilité, moins visible mais oh! Combien plus importante! : concevoir et maîtriser le destin de sa ville. Telle est la signification de la vision stratégique.

On ne construit pas une vision stratégique un soir de campagne sur une table de bistrot. C’est un travail de longue haleine qui se réfère à des conditions géographiques, historique, économiques, sociales et doit impliquer de nombreux acteurs partenaires.  A partir de cette approche objective et sans concession on peut bâtir et réaliser un projet collectif que la population s’appropriera.

Force est de constater que la seule liste à proposer cette démarche, fondée sur la volonté de qualifier Rodez en tant que pôle d’attraction du Sud Massif Central est celle conduite par Yves Censi : Rodez uni, Rodez en grand. 

Libre expression de RodezNews

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Rodez : L’équilibre financier du parking souterrain du Foirail en question

21 mars 2014

Même si chacun avait pu le vérifier depuis son ouverture en octobre dernier, la presse est récemment venue confirmer que le nouveau parking souterrain du Foirail ne connait qu’un très faible taux de remplissage.

A peine 300 véhicules par jour dont un tiers stationnent gratuitement, conformément à l’accord passé par la mairie avec le multiplexe de cinéma. Rappelons que la commune a réalisé l’ouvrage de 400 places pour une somme d’un peu plus de 9 millions d’euros dont 6 millions d’emprunt.

Question: Combien de véhicules faut-il pour équilibrer l’opération?

Si l’emprunt court sur 30 ans (comme pour les parcs réalisés par le privé) la commune aura dépensé :

  • 3 millions d’autofinancement
  • 6 millions d’emprunt
  • 5 millions d’intérêts (calculés)

Soit un total de 14 millions d’euros ou 466 000 €/an. A quoi il faut ajouter les frais de fonctionnement et d’entretien estimés à 120 000€/an pour 400 places, ce qui aboutit à un total arrondi à 600 000 euros/an.

Compte tenu de  15 jours de fermeture annuelle pour entretien, maintenance … et  d’un ticket moyen de 1.5 euros par place occupée,  il faut environ 1 200 véhicules/jour pour atteindre le point d’équilibre.

A 200 véhicules payants par jour (chiffre actuel) le cout résiduel pour le contribuable ruthénois est de 500 000€ par an. Sachant que la taxe d’habitation rapporte bon an mal an  6.3 millions d’euros, chaque contribuable ruthénois consacre 8% de sa taxe d’habitation pour payer le parking souterrain du Foirail. Alors que la plupart d’entre eux ne l’utiliseront probablement jamais.

A chacun d’apprécier la gestion financière du maire sortant.


Rodez : Verbiages et cafouillages sont les deux mamelles du PS

19 mars 2014

Du haut en bas de la hiérarchie, du sommet de l’Etat à la commune de Rodez le pouvoir socialiste emploie les mêmes méthodes.

Le verbiage mensonger se pratique tant au plan national qu’au plan local. La seule différence tient à la nature des médias qui restent encore pluralistes à Paris, où certains n’hésitent pas à démasquer les menteurs, alors qu’à Rodez ils jettent un voile complice sur les affabulations du maire sortant. Mentir semble d’ailleurs devenu consubstantiel au socialisme depuis que ses principes de gouvernement autant que ses valeurs de référence, l’obligent à travestir la réalité pour tenter de cacher ses échecs.

Mais voilà que le cafouillage, spécialité incontestée du gouvernement Ayrault et de ses ministres gagne également l’équipe du maire sortant et de ses colistiers.  Dans une interview récente de la Dépêche du Midi, assortie d’une photo, on voit messieurs Albagnac et Mazars expliquer leurs intentions en matière d’aménagement et d’urbanisme.

La surprise vient d’une annonce concernant la rue Béteille :  » les immeubles acquis par la commune seront démolis … ». Il est exact en effet que les prédécesseurs de Christian Teyssèdre à la mairie de Rodez, avaient progressivement acquis nombre d’immeubles vétustes rue Béteille, à gauche en montant, en vue d’une rénovation urbaine.

Non seulement rien n’a été fait pendant six ans, mais par une délibération du 16 novembre 2012 (No 13-220) le conseil municipal a décidé de revendre à un particulier l’immeuble sis au No 36 de la rue Béteille, à l’angle de la rue Dominique Turc, pour la somme de 145 000 euros! Ce qui à l’évidence contredit les propos des deux candidats.

Loin d’être unique cette revente est devenue quasi systématique. Elle concerne notamment des immeubles place de la Cité et ilot Bonald, compromettant toute rénovation de ce site sensible. Ajoutons pour faire bonne mesure les 4000m2 de la Sainte Famille, abandonnés à un promoteur privé ancien associé de Claude Albagnac et l’on aura une idée de l’ampleur des contradictions entre  les faits et les promesses électorales du maire sortant.

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Pollution de l’air et grand contournement de Rodez

18 mars 2014

Alors que l’on constate un peu partout en France des pics alarmants de pollution, les ruthénois se réjouissent de la qualité de l’air qu’ils respirent dans leur bonne ville. En sera-t-il toujours ainsi? Qu’adviendra-t-il lorsque la RN 88 en 2×2 voies sera le trajet le plus court pour relier Toulouse à Lyon?

En 2010 l’Observatoire Régional de l’Air de Midi-Pyrénées écrivait en conclusion d’une étude sur la pollution: « La proximité d’une voie rapide augmente de plus de 40% la mortalité, y compris à l’intérieur des habitations : Il faut donc refuser toute transformation de rocade urbaine ou de boulevard urbain en autoroute ». Et plus loin: « Pour le territoire du Grand Rodez, les émissions de polluants règlementés et de gaz à effet de serre issue du trafic routier se situent majoritairement sur les communes d’Onet-le-Château et de Rodez. »

C’est la raison pour laquelle nous devons être extrêmement vigilants sur le devenir de la Rocade de Rodez. Il existe tout d’abord une impossibilité technique à faire cohabiter sur le même trajet le futur trafic autoroutier Toulouse-Lyon et la desserte urbaine de l’Agglomération sur l’épine dorsale qui de La Primaube à Sébazac,  est vouée à devenir un boulevard urbain.  Surtout, quels responsables politiques prendront la responsabilité de soumettre à un risque grave de pollution les quelques 20 000 habitants concernés par la notion de proximité évoquée par l’ORAMIP? Laquelle précise dailleurs dans la même étude: « On peut imaginer que des riverains de voies à grande circulation se retournent contre les responsables qui dûment avertis n’ont pas fait le nécessaire pour diminuer la pollution (boulevard urbain devenu autoroute par exemple) ».

Quelle que soit l’échéance de Toulouse-Lyon en 2×2 voies, le projet a été confirmé par l’Etat, il se réalisera tôt ou tard. Le grand contournement de Rodez est inscrit dans ce projet.  Mais si les élus aveyronnais et notamment le  futur maire de Rodez, ne se défendent pas bec et ongles pour refuser que la rocade se transforme en autoroute, la solution de facilité prévaudra et les ruthénois connaîtront à leur tour les méfaits de la pollution.

A une semaine des élections municipales les électeurs doivent impérativement prendre en compte dans leur choix les intentions des candidats sur un sujet aussi lourd de conséquences, pour eux-mêmes et plus encore pour leurs enfants.

Libre expression de RodezNews


Rodez : Quand la gauche quitte le navire du maire sortant

14 mars 2014

Le PS ruthénois lance un appel désespéré à l’unité de la gauche pour le second tour des municipales.

Il est vrai qu’entre le Front de Gauche mélenchoniste, les écologistes de Bruno  Bérardi et les déçus de Teyssèdre disparus corps et biens, on se demande où est passé le grand élan de 2008 qui leur avait valu une élection au premier tour. Tout ce monde ayant pratiqué pendant six ans le maire sortant et ses méthodes ne veulent plus renouveler l’expérience. Apparemment le mandat qui s’achève ne leur a pas laissé un souvenir impérissable. La question est de savoir ce qu’ils comptent faire au second tour.

La plupart de ceux qui ont préféré se retirer définitivement, qu’ils appartiennent ou non au PS, ne cachent pas la mauvaise opinion qu’ils gardent de leur ancien chef de file. Ils ne voteront pour lui, ni au premier, ni au deuxième tour.

Les mélenchonistes, racontent pis que pendre sur le maire sortant. Que feront-ils au second tour?  Dans l’hypothèse même ou un accord interviendrait, il en est quelques uns qui refuseront de manger leur chapeau et, dans le meilleur des cas préfèreront rester chez eux.

Enfin, les verts conduits par Bruno Bérardi, brulent joyeusement celui qu’ils ont adoré. Ils présentent cependant un projet suffisamment séduisant pour dépasser le seuil fatidique de 10% au premier tour, ce qui leur permettrait de se maintenir au second. Dans cette hypothèse, rien ne va plus pour le maire sortant qui parait-il, ne décolère pas.

Tous ceux qui ont quitté le navire et tirent aujourd’hui dessus à boulets rouges, connaissent le véritable bilan de la majorité sortante… et pour cause, ils en faisaient partie. En six ans le maire sortant a refroidi leur enthousiasme et s’en est  fait des adversaires. Leurs témoignages, de première main, nous adressent en tout cas un message qui pèse autant que bien des arguments de campagne. Souhaitons qu’ils soient entendu.

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Rodez : L’aménagement du foirail en question

11 mars 2014

Le ratage de l’aménagement du Foirail 

Depuis des temps immémoriaux « le Foirail » offrait à Rodez un espace libre de deux hectares et demi à deux  cent mètres du centre historique et plus récemment à une distance équivalente du nouveau quartier de Bourran. De facto, le foirail occupait donc le cœur de la cité ruthénoise.

Lancé par Communauté d’Agglomération à la veille de l’an 2000 un concours d’urbanisme remporté par un grand professionnel: André Vaxélaire, proposait un aménagement adopté par le conseil communautaire qui devait en assurer la réalisation. Il est intéressant d’en rappeler le principe. Le musée Pierre Soulages, la salle des fêtes-centre de congrès et le multiplexe de cinéma devaient occuper le versant Nord du Foirail le long du Boulevard du 122 ème RI. Afin de mettre en valeur l’architecture du Musée, les autres établissements ne devaient pas dépasser trois mètres de hauteur au dessus de l’esplanade. A l’instar de ce que démontre aujourd’hui le bâtiment du musée qui empiète très peu sur le jardin, le multiplexe et la salle des fêtes consommaient à peine un demi-hectare le long du boulevard. Restait donc disponible sur le foirail un espace de deux hectares!

En arrivant aux affaires, Christian Teyssèdre a dessaisi la Communauté d’Agglomération de l’aménagement de cet ensemble, ne lui laissant que la maîtrise d’ouvrage du Musée Pierre Soulages. Outre le fait que la commune de Rodez en assumerait seule désormais le financement, le maire choisit de modifier les implantations du cinéma et de la salle des fêtes, supprimant au passage le centre de congrès. Le voilà désormais responsable d’un irréparable gâchis : la consommation de plus de deux hectares pour implanter un cinéma et comme si ça n’était pas suffisant, sept ou huit milles mètres carré supplémentaires pour la salle des fêtes sur le plateau Paul Lignon, de l’autre côté du boulevard. Les ruthénois qui trouvent « merveilleusement moderne » cet ensemble ont-ils conscience que l’espace du Foirail qui recevait les fêtes foraine, les cirques de passage, les grands rassemblements de foule…et, entre temps, un stationnement gratuit, ont-ils consciences ces ruthénois bluffés par les mégalomanies associées d’un maire et d’un architecte montpelliérain, que ce foirail là n’est plus qu’un souvenir à jamais révolu ?

Les auteurs de ce saccage, sont d’autant plus impardonnables qu’un autre choix existait qui préservait les fonctions de l’ancienne esplanade et le potentiel du plateau Paul Lignon.  Qu’est ce qui a bien pu pousser les détenteurs du pouvoir municipal à sacrifier sans aucune concertation un espace de centre ville d’une valeur inestimable? L’aménagement du val des sports ouvrit en son temps des nouveaux terrains à l’urbanisation, le musée Pierre Soulages a été implanté dans la pente d’un talus inoccupé, le déménagement du centre hospitalier Combarel et de la Maison d’arrêt, ouvrent trois hectares à de futures réalisations…le multiplex de cinéma à lui seul en consomme deux. C’est plus que ce que l’on aurait prévu en périphérie de ville sur des terrains valant dix ou vingt fois moins cher.

S’il faut faire un bilan du mandat Teyssèdre, l’aménagement du Foirail est assurément à  inscrire dans la colonne du passif.


Rodez : « Les diaboliques de R… » le livre d’Hugues Robert sur un certain ruthénois…

7 mars 2014

La nouvelle d’Hugues Robert,  » Les Diaboliques de R… »mérite d’être achetée et lus par le plus grand nombres de ruthénois. Plus que d’une simple  Nouvelle Fiction il s’agit d’un roman à énigme dont les personnages portent des pseudonymes faciles à déchiffrer quand on connait un tant soit peu la vie ruthénoise en général et celle de la mairie et de ses hôtes en particulier. Un certain Narcisse Z. maire de Rubis-sur-Ongle, ressemble trop au premier magistrat  de R… pour qu’aucun doute ne plane sur son identification.

L’auteur nous raconte l’enquête de Jean Plaie Mobile, journaliste de formation qui cherche à décrypter une fable qu’une certaine Jeanne de la Foutaise a publié sur un site internet. On comprend très vite que la motivation de l’auteur n’est autre que la recherche d’une vérité sur laquelle la presse locale, par connivence coupable ou par crainte des représailles, a longtemps choisi de se taire. Il s’agit vous l’avez deviné de la plainte pour harcèlement sexuel déposée contre Christian Teyssèdre maire de Rodez, par une jeune femme employée à la mairie.

Face au mutisme de la plupart de ses collègues journalistes,  le premier réflexe est de saluer le courage d’Hugues Robert. Il est somme toute rassurant pour la démocratie locale qu’un professionnel ose prendre sa plume pour dire simplement les vérités cachées par le pouvoir en place. Quand celui ci devient assez puissant pour manipuler l’opinion en contrôlant l’information à son seul avantage,  c’est en effet le fonctionnement démocratique qui se trouve aboli. Il est étonnant qu’on reproche avec véhémence l’intoxication pratiquée par les régimes totalitaires et que dans le même temps on subisse sans rien dire des situations locales fondées sur un principe identique.

Au fond, dans les deux cas l’ignorance du peuple n’est que le corollaire du mutisme d’une presse contrôlée par le pouvoir. Ce n’est pas le moindre mérite d’Hugues Robert que de briser le complot du silence. Chemin faisant dans les rues et les bistrots de la ville il nous fait découvrir la véritable nature d’un personnage auquel, si l’on en croit les sondages, une majorité d’électeurs serait prête à accorder ses suffrages.

Si « Les diaboliques de R… » contribue à ouvrir les yeux des ruthénois, l’auteur aura  le double mérite de rétablir la vérité et de servir la démocratie.

Libre expression de RodezNews