Michel Bras sacré meilleur chef du monde par la revue « Le Chef »

25 janvier 2016

Dans son classement mondial 2016, la revue « Le Chef » créé en 1986, vient sacrer Michel Bras, propriétaire du restaurant 3 étoiles « Le Suquet » à Laguiole (France) comme le meilleur des chefs du monde. Dans le classement établi l’an dernier par la même revue, Michel Bras figurait déjà dans le Top 10, à la 6ème place.

Le classement établi s’apparente à un sondage auprès des meilleurs chefs du monde. Pour l’édition 2016, les 528 chefs qui possèdent deux ou trois étoiles au Guide Michelin à travers le monde ont été consultés entre octobre dernier et janvier. Il leur était demandé « Quels sont les 5 chefs qui portent le mieux les valeurs de la profession, qui créent une cuisine incontournable et chez qui il faut avoir été ». Les vainqueurs sont donc désignés par leurs pairs.

La revue salue la « cuisine épurée, audacieuse, sincère, tournée vers la nature et l’Aubrac » des Bras.

Parmi les autres chefs 3 étoiles distingués par l’édition 2016, on trouve respectivement juste derrière Michel Bras, Pierre Gagnaire « Pierre Gagnaire » (France), Seiji Yamamoto « Nihonryori Ryugin » (Japon), Alain Ducasse « Louis XV Alain Ducasse » (Monaco) et Pascal Barbot « L’Astrance » (France).

Font également leur entrée dans le Top 10 du classement des meilleurs chefs  : Eric Frechon « Epicure » (France), Emmanuel Renaut « Flocon de Sel » (France), Martin Berasategui « Martin » (Espagne), Benoit Violier « Ville Crissier » (Suisse) et Joan Roca « El Celler de Can Roca » (Espagne).

Rappelons que Michel Bras a cédé les reines de son restaurant « Le Suquet » à son fils Sébastien Bras qui tient aujourd’hui l’établissement avec brio, sans que les clients n’aient d’ailleurs vue la différence avec son père. La continuité et la rigueur de la cuisine authentique et naturelle de Michel Bras est ainsi dignement assurée. Par delà Michel Bras, le fondateur du restaurant gastronomique familial, c’est l’ensemble de la famille Bras qui est ainsi récompensée à sa juste valeur.

La cuisine de la famille Bras est unique ; ce qui explique probablement la raison pour laquelle de nombreux gastronomes à travers le monde n’hésitent pas à faire le détours par Laguiole. Il faut avoir été, au moins une fois dans sa vie, au restaurant « Le Suquet » de Sébastien Bras, d’autant plus que celui-ci reste parmi les moins chers des grands restaurants.

Un restaurant 3 étoiles, au cœur de l’Aubrac, devenu incontournable qui vous laissera des souvenirs inoubliables.

Le restaurant ouvrira ses portes le 7 avril prochain, jusqu’à fin octobre 2016. Il est d’ores et déjà possible de réserver sa table !

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Rodez : Le musée Soulages connaît une excellente fréquentation et présente sa nouvelle exposition Jésus Rafaël Soto

20 janvier 2016

Un peu plus de 18 mois après son ouverture le 30 mai 2014, le Musée Soulages passe à la vitesse supérieure pour aborder l’année 2016. De quoi clouer le bec de celles et ceux qui ces dernières années ont durement critiqué la création du musée.

Même s’il faut encore rester prudent en raison de la forte affluence de la première année, à la fois en raison de la nouveauté du musée et de l’importante exposition temporaire consacrée aux « Outres noirs » de Pierre Soulages, il faut bien reconnaître que peu de monde s’attendait à une telle fréquentation du musée en 18 mois seulement. Tout au plus, les plus optimistes tablaient sur 80 000 visiteurs annuels.

Et pourtant, à la date du 1er décembre 2015, prés de 350 000 personnes ont visité le musée Soulages, même si les entrées payantes n’ont représenté que la moitié environ. En France, peu de musées de province peuvent se prévaloir d’un bilan aussi flatteur qu’encouragent en si peu de temps, surtout s’agissant d’une ville moyenne de 60 000 habitants (Rodez Agglomération) pour le moins excentrée. Et pourtant, la fréquentation est bien là, classant le musée Soulages parmi les 30 français et même, semble-t-il, le 1er de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Le musée Soulages a atteint les 255 000 visiteurs au cours de la 1ère année et un peu moins de 100 000 au cours des 6 derniers mois, en dépit d’une exposition temporaire consacrée à Claude Lévêque qui semble être loin d’avoir fait l’unanimité. Avec la nouvelle et fort intéressante exposition consacrée à l’artiste vénézuélien Jésus Rafaël Soto jusqu’au 30 avril 2016, tous les espoirs sont permis.

Cette exposition temporaire est probablement l’une des plus belles depuis l’ouverture du musée et devrait combler les nombreux amateurs d’art. Il ne s’agit ni plus, ni moins, que de la première rétrospective consacrée à l’artiste en France depuis 1977. Au total, plus d’une quarantaine d’œuvres venues du Centre Pompidou, de galeries diverses et de la collection de la famille Soto sont ainsi réunies à Rodez. Selon Benoît Decron, le conservateur du musée : « Cette exposition propose au visiteur une déambulation au cœur de l’œuvre de Soto ».

Matthieu Poirier, conservateur de l’exposition temporaire et grand spécialiste de l’ouvre de Soto l’affirme : « Soto est un artiste majeur du XXème siècle. Il s’est engagé dans le renouvellement de l’abstraction. Il utilise des lignes, des carrés, des points… Bref, un vocabulaire le plus simple possible. Mais il en fait ressortir de puissants effets… » Et d’ajouter : « Avec Soto, l’œuvre n’est jamais stable. Elle apparaît, disparait, change en fonction de la position de celui qui la regarde… »

Pour Isabel Soto, la fille de l’artiste présente à Rodez lors de l’inauguration de l’exposition avec sa sœur Florence, le 11 décembre dernier : « L’œuvre n’existe que par l’action du spectateur. Elle se met au niveau du moment où celui-ci se déplace. »

Pour le musée Soulages : « L’œuvre de l’artiste Jesús Rafael Soto (1923 – 2005) est populaire et fortement identifiable. Soto personnifie avec Julio Le Parc et François Morellet l’art de l’après-guerre jouant avec les procédés d’optique et la magie du mouvement. Les visiteurs pourront découvrir près de 40 œuvres témoignant des différentes périodes de l’artiste: spirales duchampiennes, carrés flottants, écritures abstraites, vibrations soutenues, polychromies avec tés, cubes aériens, volumes virtuels, cuadrados et autres extensions de formes, potentiellement infinies… ».

L’actuelle exposition prendra fin le 30 avril 2016 et sera suivie d’une grande exposition autour de l’œuvre de Picasso. Une année 2016 exceptionnelle pour le musée Soulages qui devrait lui permettre de confirmer sa forte fréquentation depuis son ouverture en 2014. N’oublions pas que la ville de Rodez dispose également de deux autres musées de qualité : le Musée Fenaille et le Musée Denys Puech étant précisé que le billet du musée Soulages inclut l’entrée pour ces deux autres musées.

Voilà qui est de bon augure pour l’avenir du musée Soulages et l’attractivité de l’agglomération de Rodez.

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France : Face au terrorisme islamique, défendons nos valeurs de liberté et de démocratie

11 janvier 2016

La France a été lourdement touchée en 2015 par une série d’attentats barbares perpétrés par des français appartenant à des groupes musulmans extrémistes se référant à l’Etat islamique. Le pays vient de commémorer les attentats terroristes de janvier 2015 à Paris, contre des journalistes, les policiers et la communauté juive.

Par delà les interrogations légitimes sur les moyens mis en œuvre depuis lors pour éviter que de tels attentats ne se reproduisent, la France et notamment les mondes politique et médiatique doivent s’interroger sur les responsabilités particulières qui sont les leurs. Pourquoi tant de passivité, pour ne pas dire de complaisance intérieure, au regard de la radicalisation de certains jeunes musulmans des banlieues qui refusent se s’intégrer et prônent l’instauration d’un islam radical dans notre pays.

Nombre de politiques et de journalistes de ce pays ont ignoré ou minimisé la montée en puissance de ce communautarisme hostile aux valeurs de liberté et de tolérance qui sont celles du monde libre, en prétextant que ces personnes issues de milieux très modestes et des banlieues difficiles ne seraient que les victimes d’un système qui les exclurait. Or chacun sait qu’il n’en est rien et qu’il s’agit uniquement de groupuscules manipulés par les extrémistes musulmans, qui refusent toute intégration au sein de notre société et qui veulent instaurer des valeurs hostiles et rétrogrades, telle la charia si chère aux intégristes musulmans de tous poils.

Cette réalité pourtant incontestable, beaucoup de politiques, de journalistes et de médias, probablement aveuglés, ont refusé de la voir ces dernières décennies. La France paie aujourd’hui au prix fort sa passivité et son manque de fermeté face à la montée en puissance de groupuscules extrémistes musulman qui surfent sur les difficultés et le mal-être de certaines banlieues.

Heureusement, fort courageusement et à contrecourant de la bien-pensance médiatico-parisienne, ces dernières années quelques personnes, souvent des femmes, ont dénoncé avec force et conviction la complaisance qui règne en France. Il aura hélas fallu attendre les terribles attentats du 13 novembre dernier pour que le gouvernement socialiste, sous l’autorité de Manuel Valls, semble enfin prendre conscience de l’urgence à mettre un terme aux agissements de ces groupuscules terroristes islamiques qui s’attaquent aux fondements même de notre société et notre mode de vie.

Comment ne pas rappeler le cri d’alarme lancé il y a quelques années par Madame Elisabeth Badinter, une femme de gauche s’il en est (Tribune publiée dans le Nouvel Observateur du 9 juillet 2009 intitulée : « Adresse à celles qui portent volontairement la burqa ».

« Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ?

Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ?

Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres.

Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là- bas ?

En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos soeurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas… Pensez-y. »

Des propos plus que jamais d’actualité et que les bien-pensants de tous bords devraient méditer !

Une autre opinion, qui va sensiblement dans le même sens, mais beaucoup plus brutale et directe (Extrait des déclarations de Vladimir Poutine, le président russe, il y a quelques années lors d’une intervention à la Dūmā au sujet des rapports avec les minorités en Russie) :

« En Russie chacun doit vivre comme des russes. N’importe quelle minorité, de n’importe où, si elle veut vivre en Russie, marcher et manger en Russie, devrait parler le russe et devrait respecter les lois russes. S’ils préfèrent la loi de la Charia et vivre selon les préceptes musulmans alors nous leur conseillons d’aller vivre là où telle est la loi nationale

Nous devrions savoir tirer les conséquences des suicides de l’Amérique, l’Angleterre, la Hollande et la France, si nous voulons survivre en tant que nation…. Les coutumes russes et nos traditions ne sont pas compatibles avec leur manque de culture ou leurs coutumes primitives… »

Entre Elisabeth Badinter et Vladimir Poutine, il a un monde. Et pourtant, ils disent à peu prés la même chose. Il est temps que la France ouvre enfin les yeux et mette définitivement fin au communautarisme qui gangrène notre société et piétine les valeurs judéo-chrétiennes qui sont les nôtres.

Défendons nos valeurs occidentales porteuses de liberté, de progrès et d’avenir.


Rodez : un budget 2016 sans grandes ambitions

4 janvier 2016

le principal sujet à l’ordre du jour du Conseil municipal de Rodez du 18 décembre concernait le vote du budget primitif 2016.

  1. Les principaux éléments à retenir sur le budget 2016 :

Le budget primitif de fonctionnement s’établit à 31 5756 000 € (-2.31%) alors que le budget primitif d’investissement s’élève à 11 006 900 € (-4.16%). En d’autres termes, les dépenses de fonctionnement sont globalement maitrisées même si la baisse reste modérée alors que les dépenses d’investissements diminuent plus sensiblement.

La section d’investissement concerne des dépenses d’équipement brut pour 8 398 000 € dont, pour les principaux travaux : 1 566 000 € pour la voirie et l’éclairage public, 1 000 000 € pour la fin des travaux de construction du groupe scolaire Bourran-Calcomier, 1 312 000 € pour la rénovation du centre sportif de Vabres… On ne peut que regretter le report une fois encore des travaux d’aménagement de la place de la Cité et de rénovation du parking Foch qui est aujourd’hui en mauvais état général et ne donne pas une bonne image de la ville.

L’encours de la dette du budget principal au 31 décembre 2015 devrait s’établir à 18,772 millions d’euros, à laquelle il faut ajouter celle des budgets annexes de 4,048 millions pour les budgets annexes (dont 3,768 millions d’euros pour les seuls parcs de stationnement). Au total, la dette consolidée (budget principal + budget annexes) s’établit à 22,820 millions d’euros à fin 2015. Comparé à l’explosion de la dette consolidée qui avait culminé en 2013 à 32,771 millions d’euros, cette évolution traduit une nette amélioration qui s’explique par la chute des investissements structurants au cours des années 2014, 2015 et 2016.

A fin 2016, selon les prévisions actuelles, la dette consolidée de la ville de Rodez devrait revenir aux alentours de 20 300 000 €, soit sensiblement celle existante au 31/12/2007 dont avait hérité l’actuelle majorité municipale lors de son arrivée aux affaires. Dans ces conditions, il n’y aura pas d’amélioration de la situation de la dette au regard de la majorité précédente mais, au mieux, une simple stabilisation à ce niveau.

Concernant les taux d’imposition des impôts locaux, seule la taxe d’habitation voit son taux modifié, passant de 17.24% en 2015 à 16.38% en 2016. Pour autant, ceci n’entrainera pas de baisse de la cotisation en raison de la suppression concomitante et dans la même proportion d’une partie de l’abattement général à la base (Cf. Remarques ci-après)

  1. Quelques commentaires sur ce budget 2016 :

Il ne paraît pas anormal que dans un contexte de réduction importante des dotations de l’Etat, à l’initiative du gouvernement socialiste, la ville de Rodez réduise sensiblement sa voilure. Des marges de manœuvre existent dans certains domaines même si elles restent limitées. Encore faut-il porter un projet cohérent et faire des choix en fonction des priorités définies. La municipalité socialiste de Rodez ne semble pas avoir de cap précis et se contente de taper bêtement dans la dépense, sans véritables stratégie et cohérence. Une méthode pour le moins discutable.

2-1 ) Les dépenses de fonctionnement

La réduction des dépenses de fonctionnement n’a de sens que si elle est parfaitement maitrisée et choisie. La recherche absolue de réduction des dépenses sans repenser les priorités et les missions est une pure aberration sur un plan politique, comme de la gestion de la ville.

Comment par exemple envisager de fermer purement et simplement une école de quartier à Rodez (Maternelle Paul Girard) qui ne comporte pas moins de 40 élèves, par simple soucis d’économies budgétaires ? Rappelons que depuis 2010, pour des raisons strictement politiciennes et pourtant fort dispendieuses, la municipalité socialiste a construit deux écoles entièrement neuves à Saint Félix et Bourran pour un montant de 12 000 000 euros, alors même qu’au vu de leur fréquentation actuelle et à venir, une seule aurait largement suffit. Il aurait dû en résulter une économie nette d’au moins 6 millions d’euros. Dans ce contexte, comment expliquer la cohérence et la logique financière de la fermeture d’une école maternelle de quartier pour réduire les frais de fonctionnement de quelques dizaines de milliers d’euros par an ?

2-2 ) Les investissements :

La municipalité qui a investi démesurément entre 2011 et 2013, a coupé à nouveau brutalement dans les équipements structurants en 2014. Pour informations, il est bon de rappeler que certains de ces investissements comme le parking du Foirail et le multiplexe d’un coût global de 20 millions d’euros ont été entièrement financés par la ville alors qu’ils concernent en grande partie une population extérieure. De plus, une bonne gestion des finances locales aurait voulu que le parking, payé par les usagers, soit concédé et non financé par la ville car sa rentabilité ne sera pas assurée avant 40 ans.

Quant-au multiplexe de cinéma, il aurait du être financé par l’exploitant lui-même, comme cela avait été initialement prévu. Au total, la ville aurait pu consacrer ces 20 millions à d’autres investissements prioritaires, dont la rénovation du parking Foch et la réfection de la place de la Cité. Il ne suffit pas d’investir à tour de bras pour être un gestionnaire avisé ! Que dire de la construction des deux écoles élémentaires pour un coût de 12 millions d’euros là où le pragmatisme aurait voulu de ne réaliser qu’une seule et même école pour moitié prix. N’est-ce pas le maire de Rodez qui veut aujourd’hui fermer une école publique de Rodez en affirmant qu’il y aurait plus de 400 places de libres dans les écoles de la ville ? Pourquoi donc, dans ces conditions, avoir construit récemment deux écoles flambant neuves ?

Au bas mot, c’est ainsi plus de 26 millions d’euros qui sont partis en fumée, au détriment d’investissements prioritaires. Preuve, s’il en est, que le niveau d’investissement ne suffit à lieu seul à caractériser une bonne gestion, soucieuse de l’avenir et de des fonds publics !

2-3 ) L’évolution de la dette :

La dette consolidée de la ville (budget principal + budgets annexes), après avoir explosé en 2012 et 2013 à 32,771 millions d’euros (+ 12 millions d’euros par rapport à 2008), devrait revenir dés fin 2016 à 20,300 millions d’euros, soit le niveau qu’elle avait début 2008, à l’arrivée de la municipalité socialiste. Un juste retour des choses qui ne marque pas pour autant une amélioration de la situation de la dette, mais une simple stabilisation à son niveau antérieur. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose !

2-4 ) Sur la prétendue baisse de la taxe d’habitation :

La baisse annoncée du taux de la taxe d’habitation mérite quelques explications. Il ne s’agit en fait que d’une simple mesure d’annonce qui n’entrainera aucune baisse de cotisation pour les ruthénois… Soyons clairs et ne nous laissons pas abuser par les beaux discours du maire de Rodez. Contrairement aux apparences et à ce que laisse régulièrement entendre le maire, si le taux de la taxe d’habitation va effectivement baisser de 5%, il n’y aura toutefois aucune baisse de la cotisation pour les contribuables.

En effet, la baisse annoncée de 5% concerne le taux de la taxe d’habitation et non de la cotisation qui sera payée. En effet, cette baisse du taux est entièrement neutralisée par la suppression à hauteur de 5% (dans les mêmes proportions) de l’abattement général à la base qui était jusqu’alors de 10% (qui sera donc ramené à 5% en 2016). Cet abattement général à la base vient diminuer la valeur locative imposable de l’ensemble des foyers assujettis à cette taxe. Sa réduction ou suppression entraine donc mathématiquement une hausse de cotisation qui sera ici compensée par la baisse du taux.

Cette baisse annoncée du taux de la taxe d’habitation n’entrainera aucune baisse de cotisation pour les ruthénois. On ne peut d’ailleurs que regretter le manque d’ambition de la municipalité en matière de baisse des impôts locaux, fussent de manière modérée, notamment du fait de l’instauration de la taxe sur les logements vacants en 2016 qui viendra augmenter les recettes fiscales. Une belle occasion ratée de baisser enfin les impôts !

Une fois de plus, entre les grands discours du maire de Rodez sur les investissements, la dette, la fiscalité… et la réalité, il y a un véritable abîme que les électeurs peuvent mesurer chaque jour.