Diesel contre essence : démêler le vrai du faux

10 décembre 2018

Pendant des décennies, la France a favorisé les motorisations diesel en réduisant les taxes qu’elles supportaient par rapport aux autres carburants ; ce qui a encouragé les consommateurs à rouler en véhicules diesel. Cette différence est enfin en voie d’être gommée ces dernières années en raison de l’augmentation progressive des taxes sur le gazole.

Ce qui le ramène aujourd’hui son prix au niveau de celui des autres carburants. Cette évolution n’a rien d’anormal en soi, sachant que le gazole reste un véritable fléau en matière de santé publique, notamment du fait des véhicules anciens qui rejettent d’importantes de particules fines. Ces polluants très nocifs pour la santé sont à l’origine de près de 48 000 morts par an en France.

Les nouveaux moteurs diesel et essence

Depuis maintenant plus de 12 ans, à l’initiative du groupe PSA qui a été le pionnier en matière de filtre à particules (celui-ci élimine une grande partie des particules liées à la combustion du gazole), les véhicules diesels récents sont devenus beaucoup moins nocifs pour la santé, même si des particules les plus fines passent au travers. La généralisation du filtre à particule, qui a été rendu obligatoire pour les véhicules diesels dès 2009, a largement contribué à réduire la nocivité des véhicules diesel récents.

La polémique sur le diesel a pris de l’ampleur avec l’affaire du « dieselgate » en 2015. Il a ainsi été établi que nombre de constructeurs avaient mis en place des logiciels destinés à minimiser l’importance des rejets de polluants, notamment les grands constructeurs allemands dont les gros véhicules sont équipés de motorisations diesel. Ce qui a très largement participé à la campagne contre les véhicules diesels en Europe et à travers le monde. La perte de confiance des consommateurs a fait le reste.

Peu à peu, un nombre de plus en plus important d’automobilistes, aidés par l’augmentation des taxes sur le gazole, se sont progressivement tournés vers d’autres motorisations et notamment l’essence à injection directe. A tel point qu’à fin 2018, en France, les ventes de véhicules diesel ont chuté à environ 35% de part de marché contre plus de 70% il y a encore quelques années.

Face à la rapidité de ces changements de consommation, c’est l’ensemble de l’industrie automobile européenne et leurs sous-traitants qui sont aujourd’hui dans l’œil du cyclone et doivent se reconvertir au pas de charge, sous peine de disparaître. Qui aurait pu croire à une si rapide chute des motorisations diesel il y a encore 5 ans ?

L’agglomération de Rodez, qui accueille depuis 50 ans la plus importante unité de production française de Robert Bosch GmbH, spécialisée dans les systèmes d’injection diésel, doit aujourd’hui envisager sa nécessaire reconversion pour faire face à la chute des commandes.

Le « dieselgate » a accentué ces brusques changements et constitue un important défi à relever pour ces entreprises avec des dizaines de milliers d’emplois à la clef.

Les moteurs diesel récents pollueraient sensiblement moins que les moteurs essence à injection directe

Les inconvénients des motorisations diesels concernent principalement les véhicules anciens, de plus d’une douzaine d’année, qui ne disposent pas de filtre à particules. Le principe de précaution aurait voulu que l’on élimine progressivement ces véhicules très nocifs pour la santé et qui ont pour défaut d’avoir une durée de vie très longue. Afin d’accélérer la fin de vie de ces véhicules, le gouvernement propose des primes non négligeables pour la reprise de ces véhicules moyennant l’achat d’un petit véhicule peu polluant. Un premier pas salutaire mais un peu tardif sur un plan de la santé publique.

Aujourd’hui c’est l’ensemble de la filière diesel qui est pénalisée. Pourtant, les diesels sortis ces dernières années des chaînes de fabrication et notamment depuis 2009, sont nettement moins polluants que les anciens diesels en ce qui concerne le rejet de particules fines, avec la mise en œuvre des normes Euro 5 et aujourd’hui Euro 6. Ils émettent en effet beaucoup moins de particules, même s’il subsiste quelques-unes des plus fines et dangereuses, que la plupart des véhicules essence actuels, équipés de systèmes à injection directe (IDE).

Par ailleurs, pour être équitable, il est rappelé que tout véhicule terrestre, quelle que soit sa motorisation, émet nécessairement des particules autres que celles liées à l’échappement. C’est le cas des systèmes de freinage (abrasion des freins) et des pneumatiques lors du contact avec la chaussée, y compris les véhicules équipés de moteurs non thermiques.

Non seulement les véhicules diesels les plus récents (de moins de 10 ans) semblent avoir une empreinte polluante généralement moindre que les véhicules à essence à injection directe (IDE), mais depuis toujours, ils ont l’avantage d’émettre nettement moins de CO2 (15% à 20% de moins).

Est-ce qui explique que pour la première en 2017, les émissions moyennes de CO2 des véhicules neufs en France ont augmenté sensiblement ?

Le diesel bashing n’a en rien fait diminuer les émissions de CO2, ni aidé à préparer la transition écologique

Si le diesel bashing a largement modifié les habitudes des consommateurs, pour autant, il est bien difficile d’en mesurer les effets bénéfiques en matière de santé et d’émission de CO2.

Comment ne pas s’interroger sur la gouvernance de ces 10 dernières années, tant au niveau des pouvoirs-publics que des industriels de l’automobile européenne qui se sont avérés incapables de défendre leur industrie la plus importante et performante en termes d’emplois et de commerce international, alors même que l’on sait aujourd’hui que les moteurs diesel récents ne sont pas pire que les moteurs essence (IDE).

En attendant des avancées sur l’hybride et surtout l’électrique et l’hydrogène qui ne seront pas compétitifs avant un bon moment, pourquoi ne pas avoir soutenu durant une période transitoire les avancées sur les nouveaux diesels, moins émetteurs de CO2 mais aussi de rejets nocifs pour la santé que les nouveaux véhicules essence de type IDE ?

Paradoxe de cette affaire, après avoir investi massivement dans les moteurs diesel beaucoup moins polluants, en pure perte ou presque, les constructeurs automobiles sont aujourd’hui dans l’obligation de se lancer dans de lourds investissements dans les énergies du futur certes, mais aussi dans des moteurs essence émetteurs de davantage de CO2 que le diesel, les plus vendus actuellement.

A croire que le diesel bashing, né du truquage des normes anti-pollution des véhicules diesel par les grands noms de l’industrie automobile allemande, les a déstabilisés et convaincus de l’inutilité de ce combat ! Après les importantes pertes de ces dernières années par certains constructeurs automobiles, la priorité première semble être au rétablissement des marges, fortement mises à mal par cette affaire.

Les moteurs électriques ou à hydrogène seront-ils le nouvel eldorado promis en matière d’émission de pollution et de préservation de la planète ? On est en droit de s’interroger…

En attendant, l’urgence serait de retirer de la circulation les quelques 7 millions de véhicules diesel de plus de 10 ans, non équipés de filtres à particule qui vont polluer énormément durant des décennies encore. Dans ce domaine, le manque de courage face aux automobilistes pollueurs empêche toute évolution rapide. Pendant ce temps, des dizaines de milliers de français vont mourir annuellement dans les agglomérations, du seul fait de la pollution automobile. Mais cela, tout le monde s’en moque ! Les morts ne parlent pas encore…

Triste constat pour les européens et au final pour notre planète, qui voit ainsi les émissions de CO2 repartir à la hausse et celles de particules fines et autres NO2 se stabiliser à un niveau élevé, au détriment de la persistance d’un taux élevé de mortalité.

Plus d’information :

Diesel ou essence, le plus gros pollueur n’est pas forcément celui que vous croyez (Slate.fr)
Le vrai du faux sur la pollution des voitures diesel (Le Monde)

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Les gilets jaunes : un pays que je ne comprends plus

9 décembre 2018

L’éditorial de www.vivreaupays.pro du 05/12/2018

Je ne comprends pas la violence de ces mouvements, je ne les suis pas et je m’en méfie. J’admets complètement les revendications et je considère qu’elles sont même légitimes et indispensables, mais je refuse toute violence et je n’ai aucune affinité avec Le Pen, Dupont Aignan, Mélenchon et même Trump qui encouragent ces mouvements. Je ne comprends pas non plus l’assentiment de 75 % de mes concitoyens si j’en crois les sondages.

Dois-je culpabiliser parce que, à l’issue d’une carrière professionnelle bien remplie, j’ai pu mettre de coté quelques actifs et quelques argents pour que mes proches n’aient pas à m’assumer ? pour que je puisse en laisser un peu à mes enfants et petits enfants ?

J’ai traversé des périodes peut-être dix fois pires que celles des gilets jaunes actuellement et je peux en parler. Nous étions six enfants à la maison, venus à la suite, avec un père qui avait abandonné son rôle dés le début. Autant dire qu’il n’y avait pas grand chose dans les assiettes. Mes frères ont dû quitter l’école dés leur 14 ans pour aller en apprentissage quelquefois à 3 h du matin en vélo dans le froid du Nord pour apprendre de la pâtisserie ou de la ferronnerie. Nous étions en pleine campagne à 15 km de la plus proche ville, sans voiture. Il fallait se débrouiller. Mais la campagne comporte des richesses, il y avait le jardin, la solidarité familiale, quelques poules, une vache pour le lait, quelques cochons.

Notre chance a été notre mère qui nous a « tenu », éduqué, poussé, enseigné la politesse, le respect, de ne pas jalouser ou envier le prochain en particulier ceux qui étaient mieux lotis que nous, que nous étions leurs égaux. Nous avons pu quand même aller au Collège et si cela n’a pas bien marché, c’était un peu de notre faute. Au moins, avions nous eu les bases fondamentales en français et en calcul. Tout le monde ne peut pas en dire autant actuellement. Il a fallut ensuite reprendre en cours du soir vers 25 ans pendant une dizaine d’années pour compléter ce qui n’avait pas été appris.

Attention, je n’ai pas dit que la vie devait être un long calvaire mais ce n’est pas un chemin de roses non plus, faut bosser et s’adapter en permanence pour la survie. C’est la loi des espèces animales dont nous faisons partie. Mais je sais d’où je viens et je peux m’exprimer sur tout ceux qui détruisent, méprisent, agressent, envient aujourd’hui.

Je n’envie pas les riches, mon sentiment est que plus il y en a, plus il y aura des ressources pour tous. Faire fuir les riches comme cela a été fait antérieurement, mais qui paiera notre fonctionnement ? Les presque riches qui vont se sauver aussi ? et ainsi de suite. Il nous faut donc des riches, qu’ils travaillent dans de bonnes conditions et qu’ils nous fassent profiter de leur savoir-faire et de leurs gains.

Le problème est bien sur le montant de leur participation au bien-être général. D’accord, il faut trouver le bon équilibre. Le débat actuel autour de l’ISF n’est donc pas fondé, puisqu’on exonère ceux qui investissent dans les entreprises. Pour info, ils ont perdu près de 30 % de leur mise depuis le début de l’année. Vous êtes prêts à risquer comme eux ? Regardons plutôt ce qu’on fait ces gens de cette réduction (et non suppression) d’impôts pour corriger le tir. J’ajoute que le moment était fondamental pour le faire, des milliers de britanniques ou presque britanniques vont quitter leur pays à la suite du Brexit. Où vont ils aller à votre avis ? en France avec des mouvements menaçants comme les gilets jaunes ? Bravo pour ce résultat, ces milliers de personnes déjà formées, intelligentes avec souvent du patrimoine iront voir ailleurs comment ça se passe.

On est toujours dans l’histoire de Fernand Raynaud et du boulanger qui n’était pas français. Les villageois l’ont tellement emmerdé avec ses origines qui n’étaient pas françaises qu’il est reparti et depuis, il n’y a plus de pain, c’était lui le boulanger ! Il faut connaitre ces classiques, mes amis.

Donc, sur un plan strictement économique, Macron a raison, désolé de vous le dire et ceci sans vouloir faire de politique. Il a simplement fait quelques grosses bêtises :
– il n’a pas réformé suffisamment immédiatement parce qu’il n’a pas voulu mettre le pays à feu et à sang
– il a mis en place ce prélèvement à la source qui va coûter à l’Etat quelques milliards d’euros en faveur des contribuables sans qu’ils le comprennent. C’est presque une année d’impôt sur le revenu qui se volatilise. Comprenez bien cette mécanique : actuellement, vous décédez le 30 décembre, vos héritiers ont un an d’IR à payer, demain, ils n’auront à payer que le mois de décembre… Tant mieux pour moi, je suis beaucoup plus vieux que la plupart d’entre vous mais quand même, tous ces gilets jaunes devraient être contents de cette baisse d’impôt inespérée sur le long terme.
– il a été maladroit dans ses paroles mais on évacue la pression comme on peut.

Il nous faut à l’avenir impérativement mieux expliquer à nos concitoyens le fonctionnement de l’Etat et des régimes sociaux, et même sur la vie de tous les jours, comment gérer son budget, se garder des arnaques, etc… Pourquoi pas des écoles du samedi ? Quelle prétention avons nous de vouloir suivre toute une vie, en pleine évolution permanente, sans se maintenir à un bon niveau, sans se remettre quelquefois en question. Qui connait aujourd’hui le fonctionnement des grands équilibres du pays, de la Sécu, des régimes de retraite, du Pôle emploi, etc…. 5 % de la population peut être, et pourtant ces régimes sont gérés par les représentants des salariés, du patronat et des interventions ponctuelles de l’Etat pour orienter. Donc l’Etat ne fait pas tout et n’est pas à l’origine de tout.

Ah oui, encore deux chiffres du budget 2019 :
Total des dépenses 370 milliards d’euros
Total des recettes 292 milliards d’euros
Le trou va encore progresser de 78 milliards d’euros au moins mais je pense que l’on devrait être plutôt vers 100 milliards si on intègre tout et s’il y a dérapage comme on le pressent.

Cherchez l’erreur ! Vous allez laisser quoi à vos descendants ? Réfléchissez un peu. Le monde économique est un vase communicant, ce n’est pas un puit sans fond. Le puit, il faudra le combler un jour. Ce déficit va s’ajouter à nos 2 300 milliards de dettes, qu’il va falloir financer. Et qui va prêter les sous ? La planche à billets n’existe plus. C’est donc les fonds étrangers malheureusement et le taux va être fonction de notre situation économique et du climat ambiant, donc des milliards supplémentaires à nouveau à financer. Là est le règlement de comptes comme l’Italie le ressent actuellement. Ah oui, on peut tout nationaliser… Comme dirait Laspalés, il y en a qui ont essayé mais ils ont eu des problèmes…. Bon il reste la Corée du Nord comme exemple et le Vénézuela si cher à Mélenchon, des pays à copier ?

Donc, le pire est à venir malheureusement et nous avons mangé tout notre pain blanc. Si je raisonne comme eux, après tout, je dois m’en foutre. Je suis plus proche de la fin que du début, alors après moi le déluge…. mais c’est quand même le devenir de ceux qui sont au début qui me préoccupe.

Courage travaillons.

Didier Couplet
www.vivreaupays.pro
le 5 décembre 2018


France : Aprés 30 ans de laxisme, la seule alternative aujourd’hui est de réformer au pas de charge ou de mourir à petit feu

6 décembre 2018

Les « gilets jaunes » prétendent être les représentants de français qui en ont ras-le-bol face à la baisse du pouvoir d’achat et à l’augmentation des taxes sur l’automobile. Au-delà des affirmations des-uns et des autres, la situation française est beaucoup plus complexe et différente que ce qu’on veut bien nous faire croire.

La réalité sur le pouvoir d’achat des français ou la manipulation de l’information

Voici quelques mois, courant septembre, l’OFCE (Office français des conjonctures économiques), un organisme indépendant de prévision macroéconomique a publié une enquête intéressante sur le pouvoir d’achat des français, en prenant en compte l’ensemble des mesures prises depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron. Cette étude intègre notamment plusieurs réformes, dont la baisse de la taxe d’habitation, la suppression des cotisations salariales, la hausse de la CSG des retraités, la suppression de l’ISF. Ces mesures ont entraîné la baisse de la fiscalité directe à hauteur de 9.4 milliards d’euros mais aussi la hausse de la TICPE à partir de 2019, la désindexation des pensions de retraites et la hausse des taxes sur les cigarettes.

Même si ce n’est pas toujours lisible, la réalité est que globalement, les mesures prises par le gouvernement d’Edouard Philippe depuis 2018 contribuent à la réduction des inégalités et notamment des revenus les plus bas qui auraient gagné environ 4% de revenu disponible, soit en moyenne 650 €. A l’inverse, pour les ménages appartenant aux 35% parmi les plus importants, le revenu disponible a baissé de 1 900 € à 5 640 €.

L’OFCE en conclut que pour l’année 2018, l’impact de l’ensemble de ces mesures est quasi-nul (gain de 100 millions d’euros). Par contre, en 2019, sous l’effet de la nouvelle baisse de la taxe d’habitation en novembre 2019, le pouvoir d’achat en sera sensiblement augmenté de l’ordre de 3.5 milliards d’euros et ce, malgré la hausse de la CSG, la désindexation des pensions ou le nouveau mode de calcul des allocations logements.

Même si cette étude se veut globale, il est parfaitement faux d’affirmer que le pouvoir d’achat des français a baissé en 2018, d’autant que deux mesures importantes (réforme de la taxe d’habitation et exonération des charges salariales) concernent les revenus les plus modestes et de fait, la majorité des français.

Ces enquêtes confirment que les classes moyennes intermédiaires et supérieures qui ne bénéficieront pas ou peu de l’exonération de taxe d’habitation et qui doivent par ailleurs supporter l’impôt sur le revenu acquitté par seulement 45% des français (globalement les plus urbanisés) parmi les plus aisés qui constitue la catégorie qui subit de plein fouet la pression fiscale des dernières années.

Dans le même sens, les récentes enquêtes de l’INSEE montre, au besoin, que le pouvoir d’achat du revenu brut disponible brut des ménages français est resté constamment positif entre 1960 et 2017, même si celui-ci s’est sensiblement réduit après la crise de 2008/2009, avant de repartir légèrement à la hausse ces dernières années. Ce qui n’a pas été le cas de tous les pays européens.

Deux France qui s’ignorent et qui s’opposent de plus en plus

S’il est incontestable que les français les plus modestes ressentent davantage l’impact de la hausse du coût de la vie en raison des dépenses contraintes qui ont tendance à augmenter sensiblement au fil des ans, notamment celles liées aux transports, il faut bien avouer que les amortisseurs sociaux dont bénéficient la plupart d’entr’eux atténue largement cette évolution.
Aux nombreuses aides sociales traditionnelles viennent s’ajouter : prime de Noël et de rentrée, chèque énergie, crédits d’impôts, aide aux cantines scolaires, participation aux dépenses d’énergie, d’eau et de téléphonie…

Si l’on ajoute quelques « extras » liés à divers petits travaux et autres bricolages effectués ici et là, certains peuvent disposer de revenus bien plus importants qu’ils ne le prétendent, notamment au regard de salariés à revenus moyens qui ne bénéficient pas, ou très peu d’avantages sociaux.

D’autre part, n’oublions pas que nombre de dépenses, y compris dans certains foyers modestes, tendent parfois à exploser au détriment des dépenses contraintes alors qu’elles ne sont pas essentielles et pourraient être mieux contenues (véhicule inadapté, déplacements superflus, téléviseur et téléphone dernier cri, abonnement TV multiples, tabac, voyages…)…

Cet assistanat excessif que ne connaît aucun autre pays au monde a de nombreux effets pervers. Il conduit notamment à renforcer les inégalités entre ceux qui travaillent durement pour un salaire modeste, mais qui, eux ne peuvent bénéficier de la plupart de ces aides. Par ailleurs, il contribue à accentuer les disparités et la rupture entre celles et ceux qui acquittent de lourds impôts pour alimenter le puits sans fond d’un assistanat qui ne permet pas à la plupart des personnes concernées de retrouver une véritable place dans la société. Ce qui a contribué ces dernières années à la naissance de deux France fort différentes.

Dans ce contexte, comment ne pas être affligé de constater que de nombreux élus de la nation se fassent manipuler en laissant croire que les français les plus modestes seraient laissés à l’abandon, sur le bord du chemin ? Hélas le populisme et le clientélisme font bon ménage. Il est facile de compatir aux difficultés des uns et des autres, sans chercher à connaître la réalité et de proposer des alternatives à l’assistanat pourtant néfaste tel qu’il est en France. La preuve est quotidiennement apportée que l’excès de protection pénalise davantage l’insertion de ces personnes dans notre société, qu’il ne les aide, tout en contribuant à accentuer à opposer deux France : l’une ouverte sur le monde qui se veut attractive et s’adapte à la mondialisation, et l’autre, qui a peur de l’avenir et prêche un repli sur soi mortifère.

Objectivement, l’on assiste à une manipulation de la réalité des faits par les « gilets jaunes », pour tenter de justifier leur action. Rappelons au passage que ce mouvement a été initié par quelques inconditionnels de l’automobile et de la moto, par principe, hostiles à toute réglementation de vitesse, aux radars, aux péages et parcmètres… comme en atteste la forte augmentation du nombre de destruction ces dernières semaines. Le hasard ? Ne soyons pas dupes !

L’avenir de la planète et la santé des français urbains très impactés par la pollution automobile, les « gilets jaunes » n’en ont que faire. Seule compte leur voiture même si elle tue massivement.

Manipulation et désinformation à l’oeuvre

Les « gilets jaunes » voudraient faire croire qu’ils sont les victimes d’une fiscalité écrasante. En réalité, il n’en est rien puisque l’augmentation de la taxe sur les carburants a été insignifiante. Il s’agit là d’une affirmation purement fantaisiste et constitue seulement un prétexte pour contester la politique du président et de sa majorité, élus voilà 18 mois seulement.

De plus, s’il y a bien un réel ras-le-bol fiscal, il concerne d’abord celles et ceux qui contribuent fortement dans ce pays et ils sont hélas de moins en moins nombreux. Cette réalité là, comme par hasard, personne n’en parle et surtout pas les médias ; à croire qu’il est normal que ces gens là paient sans avoir leur mot à dire…

On voit bien ici la récupération politique par nombre d’opposants politiques qui n’ont pas accepté la large victoire d’Emmanuel Macron et qui appuient toutes les formes de contestations afin de tenter de déstabiliser le chef de l’Etat. Le populisme est à l’œuvre un peu partout, y compris en France pour tenter de récupérer les voix des électeurs, quitte à aller à l’encontre de l’intérêt même du pays et de sa population.

Comment ne pas s’étonner qu’un certain Hollande, le plus mauvais président que la France ait connu, incapable de faire acte de candidature à un second mandat, n’hésite pas à aller sur le terrain pour encourager la révolte contre le chef de l’Etat. Manifestement, le cynisme n’a pas de limite, lui qui porte pourtant une responsabilité considérable dans la dégradation de la situation budgétaire de la France et l’augmentation des impôts et taxes et qui s’est également montré incapable de réduire le chômage durant son mandat. Un comportement minable qui discrédite un peu plus la politique.

En réalité, les choses sont claires. La présumée baisse du pouvoir d’achat et la modeste augmentation de la taxe sur les carburants n’ont été qu’un prétexte fallacieux pour une contestation strictement politique qui ne veut pas dire son nom.

En cela, le suivisme et le soutien de certains politiques pour ce mouvement est d’autant plus scandaleux que les politiciens en question n’ignorent rien de la réalité des faits et des manipulations médiatiques qui voudraient faire croire un mouvement de braves gens qui manifestent leur mécontentement face aux difficultés de fin de mois.

S’il est incontestable que certains ont du mal à boucler leur fin de mois, ce n’est pas nouveau et certainement pas du fait de la modeste taxe sur les produits pétroliers, ni de la limitation de la vitesse à 80 km/h et encore moins de ce gouvernement qui est justement en train de s’attaquer à des questions complexes en redonnant progressivement du pouvoir d’achat comme jamais. Les difficultés de certains français modestes sont d’abord liée au dysfonctionnement de notre système d’aides sociales et surtout au renoncement des gouvernements de ces dernières décennies à le réformer par pur clientélisme.

La France vit très au-dessus de ses moyens et inflige une fiscalité excessive à une minorité de français qui sont désespérés

Les « gilets jaunes » trouvent aussi leurs sympathisants chez nos concitoyens qui ont peur de l’avenir du fait de la mondialisation qui impose une forte concurrence et des changements radicaux, en mettant sous pression les entreprises les plus fragiles et donc l’emploi, notamment dans les zones rurales les plus excentrées.

Cette peur des lendemains, le monde la subit depuis une décennie et se mesure hélas à l’ampleur de la montée du populisme et du repli sur soi qui a conduit au Brexit au Royaume-Uni, à l’élection de Trump aux USA ou à des gouvernements radicaux comme en Italie. Hélas, la France n’échappe pas à ces mouvements qui s’appuient avant tout sur les fake news et autres théories du complot diffusées sur les réseaux sociaux pour abuser les plus modestes, y compris des élus.

Malgré la demande persistante de plus d’assistanat par nos concitoyens, la pression fiscale ne cesse de progresser, de plus en plus concentrée sur les classes intermédiaires et supérieures qui représentent moins de 40% de la population. A l’inverse, les français les plus modestes en sont largement totalement ou partiellement exonérés et restent dont les principaux bénéficiaires d’un système de redistribution généreux et aujourd’hui inadapté. Là sont les responsabilités des gouvernements précédents.

Car si le ras-le-bol fiscal se fait de plus en plus sentir ces dernières années (il ne date pas d’aujourd’hui), c’est aussi parce que les prélèvements obligatoires atteignent en France des niveaux record. Selon l’OCDE, en 2017, année de l’élection d’Emmanuel Macron, ils avaient atteint 45.3% du PIB, dépassant les 1 000 milliards d’euros. L’actuel chef de l’Etat n’est donc pas responsable de cette situation mais doit nécessairement en tenir compte dans la fixation de sa politique.

Ce triste record européen et mondial est d’autant plus inacceptable que le système d’aide et d’assistanat est devenu fort dispendieux et pour le moins inefficace, sans parler des administrations pléthoriques et inadaptées qui répondent de moins en moins à l’attente des administrés malgré un coût considérable des dépenses publiques de 57% du PIB. Ce sont là les faiblesses de la France qui nuisent à son développement et sa croissance qu’il faut impérativement corriger.

Corrélativement, la dette publique de la France n’a cessé de se creuser pour dépasser les 98% du PIB. Ne parlons pas des déficits publics autour de 3% du PIB en 2017 et encore plus inquiétant, du lourd déficit du commerce extérieur à plus de 50 milliards d’euros et probablement à 65 milliards d’euros en 2018, preuve de la détérioration de la compétitivité des entreprises françaises ces dernières années.

Cette situation implique des réformes profondes de notre système administratif, social et fiscal.

Après 30 années d’immobilisme et de gestion électoraliste, le président Macron a au moins le courage de s’attaquer au mal français

L’immobilisme, nous en avons un bel exemple avec le quinquennat Hollande, alors que la situation économique mondiale était plutôt favorable, contrairement à l’importante crise financière de 2008/2009 qui a plombé la France, le gouvernement a laissé les choses se dégrader par pur clientélisme et manque de courage politique. Il en fût de même avec les derniers présidents et notamment Jacques Chirac, un autre corrézien qui avait pourtant connu l’une des périodes de plus forte croissance de son histoire dans les années 2000 !

Le populisme est déjà à l’action en France depuis un certain temps et on commence à en voir les dégâts sur la société.

L’héritage laissé à Emmanuel Macron constitue un lourd handicap pour le gouvernement. Cette situation pour le moins catastrophique, ne peut être résorbée sans d’importantes mesures d’économies pour tous les français. Dans ce contexte, les marges de manoeuvre du président et de son gouvernement restent très étroites, voire inexistantes. La seule porte de sortie n’est autre que de prendre le taureau par les cornes pour réduire massivement la dépense publique afin de réduire progressivement les prélèvements obligatoires et favoriser la compétitivité. C’est la seule issue pour la France.

Il faut mettre fin à l’inflation des impôts et taxes qui pèse sur une trop faible minoré de français. Le meilleur moyen de venir en aide aux français, ce n’est pas d’augmenter les aides sociales mais de s’attaquer à la réduction des dépenses publiques pour libérer et rendre plus compétitives nos entreprises. Seule une économie compétitive permettra de créer de véritables emplois durables correctement rémunérés. A cet égard, la suppression de l’ISF (impôt idéologique par excellence unique en Europe) et la création de l’Exit taxe vont dans le bon sens car elles sont source d’une bien meilleure attractivité. La nette amélioration de l’image de la France à l’étranger depuis 2017 est un encouragement pour les investisseurs étrangers et porteuse en terme d’emplois futurs.

De même, l’augmentation du SMIC au-delà de la hausse des prix est une erreur idéologique et donc une mesure purement clientélisme des précédents gouvernements. Chacun le sait, elle dégrade la compétitivité des entreprises et accentue considérablement le chômage.

Arrêtons les propositions court-termistes démagogiques et catastrophiques en terme d’emploi et de bien-être pour les français. Soyons lucides ! La nécessaire baisse des impôts et taxes aura malgré tout un coût élevé pour tous les français, sans rapport avec l’insignifiante augmentation des taxes sur le carburant. La France n’a qu’un choix : vaincre ou mourir.

La seule alternative pour la France est de se réformer ou mourir

La France doit s’attaquer une bonne fois pour toutes à la dérive des dépenses publiques et remettre à plat l’ensemble du système, y compris les missions des administrations publiques et certaines aides sociales dont bénéficient les français. L’Etat providence a un coût démesuré pour le peu de résultats obtenus et ne peut perdurer dans les conditions actuelles. Le pays doit s’adapter au plus vite au nouveau monde complexe et très concurrentiel. A défaut, c’est le déclin assuré, la récession et le début de la fin à commencer par les français les plus modestes.

Dans ce contexte, la réponse courageuse et le changement de ton du président vont dans le bon sens. Le président Macron et son gouvernement semblent avoir pris la mesure de l’ampleur de la tâche et décidé à mettre fin à 30 ans d’immobilisme, de clientélisme et de populisme larvé pour sauver le pays tant qu’il en est encore temps. Malgré les graves évènements du weekend dernier qui démontrent que nous sommes d’abord en présence d’une majorité de casseurs prêts à tout, sans motivation autre que de créer un chaos politique dans le pays.

Non, la rue ne peut imposer sa loi par la peur, la violence et le chaos. Les prochaines élections présidentielles et législatives sont en 2022 !

N’en déplaise à certains manipulateurs populistes, le gouvernement est au rendez-vous de réformes salvatrices, indispensables pour assurer l’avenir du pays et permettre une vie meilleure pour tous les français, à commencer par les plus modestes.  Que les politiques responsables de tous bords cessent enfin de jeter de l’huile sur le feux et regardent l’intérêt général du pays, plutôt que de fleurter avec de simples casseurs qui n’ont d’autres buts de mettre le pays à feu et à sang.

Les médias, de leur côté, devraient faire leur mea-culpa dans cette triste affaire. Plutôt que d’être obnubilés par l’audience à tout crin, ils seraient bien inspirés de se montrer plus objectifs et relater avec exactitude les faits, plutôt que de contribuer à déformer la réalité en faveur, quitte à donner l’impression d’encourager ces mêmes casseurs.

Renoncer à réformer le pays serait une grave erreur. De nombreux pays européens ont réussi cette transformation ; il n’y a pas de raison que la France n’y parvienne pas si chacun y met du sien. On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre ! Réformer ou mourir, tel est l’avenir de la France ! Si la France échoue, elle le paiera cash pour très longtemps et deviendra l’Argentine de l’Europe avec toutes les conséquences que l’on sait pour les plus modestes.

Les français seraient-ils devenus fous ?


Les « gilets jaunes », Facebook et la manupilation de la réalité

1 décembre 2018

Les « gilets jaunes » ont fait des réseaux sociaux leur outil de mobilisation, en mélangeant le vrai et le faux et en se laissant manipuler par quelques théoriciens du complot. On retrouve chez eux les habitués de Facebook souvent en mal de reconnaissance et qui n’existent souvent que par le réseau, en colportant les ragots des uns et des autres. Il suffit de jeter un œil de temps à autres !

Les « gilets jaunes » n’existent que par Facebook

Un récent éditorial du journal l’Opinion intitulé le « syndrome Facebook » ne dit d’ailleurs pas autre chose. « Les gilets jaunes ont fait du réseau social leur outil de communication et d’organisation et ne vit que par Facebook, se comporte en Facebook…. L’émotion s’exprime et l’indignation prime. Chacun crie son désarroi, son ras-le-bol au nom de tout le monde… » Mais personne ne veut être le porte-parole du mouvement. « Qu’on m’entende le plus haut et fort possible, mais surtout que personne ne me réponde »

« … Comme si les manifestants étaient façonnés par l’algorithme Facebook – qui ne place dans le fil de conversation que les articles et vidéos qui renforcent leur conviction -, ils ne semblent plus capables de supporter la critique et même le dialogue. Pour eux, débattre c’est mépriser…. Un monde où le suffrage universel apporte moins de légitimité que le nombre de partages ou de « like » : « Macron démission, constitution d’une assemblée citoyenne »… Un univers où un ministre à l’obligation d’écouter les revendications mais l’interdiction d’y répondre…

Un univers où même un journaliste ne fait plus partie du peuple et ne serait qu’un simple avatar qui ne diffuserait que des informations suspectes ou fausses ! On reconnaît ici certaines rhétoriques propres de M. Trump et on sait ce qu’il en est du personnage !

Il est d’ailleurs symptomatique de constater qu’ils ne savent pas où ils vont, incapables de désigner des représentants pour rencontrer les autorités, tellement les revendications sont à la fois diverses et pour le moins incompréhensibles. Comment ne pas s’étonner qu’une seule personne ait été désignée pour les représenter à la rencontre avec M. le Premier ministre ? Que veulent-ils vraiment ? Nul ne le sait après deux semaines de manifestations, preuve de la dérive de la motivation première de leur action.

Pour Rudy Reichstadt, directeur de l’observatoire du conspirationnisme : « Le mouvement contient une forme de radicalité propice aux lectures complotistes : le clivage haut-bas qui supplante tout et dans lequel l’oligarchie est l’ennemi des Sans-culottes ». On perçoit ici très bien la manipulation des faits par les réseaux sociaux où chacun affirme ce qu’il veut, selon ses convictions et sans rapport avec la réalité, pour se prouver qu’il existe. Eh oui, là est la triste réalité.

Le problème est que de nombreuses personnes sur FB sont incapables de faire une distinction entre le vrai et le faux et prennent tout pour argent comptant.

Quand les propos insidieux de quelques opposants politiques sont venus conforter les partisans de la théorie du complot

On voit les dégâts collatéraux causés dans l’opinion par les déclarations polémiques de quelques piètres politiciens d’opposition (plutôt sur la droite de l’échiquier) en manque de reconnaissance, qui ces derniers mois, n’ont cessé d’opposer la France d’en haut « les parisiens et les urbains » qui décide de tout sans consultation, en méprisant et abandonnant à leur triste sort « les ruraux », ceux d’en bas. L’autre insinuation est celle qui accuse Emmanuel Macron d’être le « président des riches ».

Ces allégations perfides et mensongères ont lentement fait leur œuvre sur les réseaux sociaux. Ceci est d’autant plus scandaleux et indigne que ces élus de la République, en martelant de tels propos à la seule fin de discréditer l’action du chef de l’Etat, n’avaient qu’un seul et unique but : affaiblir le chef de l’Etat et son gouvernement. Peu à peu, ce long travail de sape via les réseaux sociaux à fait le reste.

Pourquoi cracher dans la soupe et bafouer à ce point la défense de l’intérêt général qui devrait être la seule préoccupation d’un élu de la République ? Pourquoi tant d’acharnement à discréditer une action publique courageuse qui vise exclusivement à rétablir les grands équilibres budgétaires, sauver le pays de la faillite et venir en aide aux plus modestes justement ? Pourquoi tant d’acharnement et de mauvaise foi contre ce gouvernement alors que ces mêmes opposants politiques à M. Macron portent à eux seuls toutes les responsabilités de la situation actuelle : absence de réformes profondes, prélèvements obligatoires records, dérive des dépenses publiques, déficits et dette au plus haut, chômage élevé… ?

A cet égard, il est bien triste et affligeant de constater que l’ancien président Hollande a poussé le cynisme, à moins que ce ne soit de la bêtise, jusqu’à aller apporter son soutien aux « gilets jaunes », lui qui porte pourtant à lui seul, de lourdes responsabilités dans la situation de la France d’aujourd’hui.

Comment d’anciens élus peuvent entretenir ce populisme de bas étage qui ouvre en grand la porte aux idées les plus extrêmes qui mènent à une impasse. Est-ce cela qui va sauver la France et aider les plus défavorisés ? Certainement pas ; bien au contraire.

Et si l’action des « gilets jaunes » n’était qu’un prétexte ?

L’action des « gilets jaunes » est d’autant plus incompréhensible qu’elle est née d’une des plus modestes augmentations des prix du pétrole, prix qui sont d’ailleurs aujourd’hui en passe de retrouver leur prix normal. L’augmentation de la TICPE n’était elle que de l’ordre de 0.10 euros ; c’est-à-dire, rien au regard des autres augmentations du prix du pétrole subies par les français depuis 1973 sans les gilets jaunes. Alors, simple prétexte ?

Les arguments sont tout aussi incompréhensibles en ce qui concerne le pouvoir d’achat alors que nombreuses compensations existent déjà et vont être revues à la hausse pour atténuer l’impact sur les revenus les plus modestes. Rappelons que l’Etat providence est en France celui qui consacre les sommes les plus importantes du monde développé à venir en aide aux revenus les plus modestes. Enfin, globalement : il n’y a pas eu de baisse du pouvoir d’achat en 2017 et il y aura un réel avantage en 2018 du fait des mesures décidées par le gouvernement.

Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que le ras-le-bol fiscal évoqué ne concerne en rien les revenus les plus modestes qui sont, et de très loin, ceux qui contribuent le moins à l’Etat providence. Aux aides sociales auxquelles ils ont droit, s’ajoutent toute une panoplie d’avantages et exonérations fiscales, que ce soit en matière de taxe d’habitation et surtout d’impôt sur le revenu.

A l’inverse, ce sont les classes moyennes les plus aisées qui sont fortement ponctionnées depuis plus de 30 ans et commencent effectivement à en avoir marre ; une catégorie marginale parmi les « gilets jaunes ». Ce sont justement les dépenses publiques dont la France est championne du monde (57% du PIB) qui alourdissent la fiscalité et pénalisent l’économie et la consommation.

Pour réduire la pression fiscale de manière significative, l’Etat va devoir engager une cure d’amaigrissement qui aura nécessairement pour résultat de revoir de fond en comble l’Etat providence. On ne peut avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre !