France : la rigueur s’impose plus que jamais pour réduire les déficits publics et contenir la dette

29 juillet 2011

Le 27 juillet dernier, le Fonds Monétaire International (FMI), dont le directeur général est dorénavant Mme Christine Lagarde, a communiqué son rapport annuel sur la politique économique et budgétaire de la France.

Si le rapport est globalement positif et reconnaît les efforts importants réalisés par la France et notamment « le bon équilibre entre vitesse et faisabilité » dans la réduction de ses déficits grâce à l’engagement des réformes de structures nécessaires, il met en garde le pays contre « le risque de ne pas respecter ses objectifs budgétaires » pour préserver les faibles coûts d’emprunt que lui garantit sa note AAA, la meilleure possible.

Pour le FMI, le rythme de réduction des déficits annoncés  par la France à 4.6 % du PIB en 2012 et 3% en 2013, contre 5.7% prévu cette année, ne pourra pas être respecté car s’appuyant sur un niveau de croissance de 2.25% en 2012 et 2.5% en 2013, sensiblement plus élevés que ses prévisionnistes. En effet, le FMI ne prévoit qu’une croissance de l’ordre de 1.90% en 2012 et 2% en 2013, ce qui rend les objectifs du gouvernement français difficiles à atteindre au vu de la conjoncture générale.

Nicolas Sarkozy, le président de la République, actuellement président du G20, veut une France exemplaire dans la remise en ordre de ses comptes publics et a appelé les parlementaires à inscrire dans la Constitution, à l’instar de certains pays européens, la règle d’or de retour à l’équilibre. Après la grave crise budgétaire que traverse l’Europe ces dernières années, bien difficile de contester la mise en place de règles de saine gestion.

Dans cette optique, pour suivre les recommandations du FMI et être en cohérence avec les engagements pris et la nécessité pour la France de conserver la note AAA, le gouvernement va devoir donner un tour de vis supplémentaire dans la réduction de ses dépenses. Valérie Pécresse, ministre des Budget, a d’ailleurs rappelé que « des économies supplémentaires sur les niches fiscales seraient réalisées, si nécessaire dés 2012, au delà des 3 milliards déjà prévus ». ce sera probablement très insuffisant.

La majorité parlementaire est du même avis. Conscient de la nécessité de maintenir la rigueur pour respecter les engagements pris en matière de réduction des déficits, Gilles Carrez, rapporteur UMP  du Budget à l’Assemblée nationale, chiffre à plus de 5 milliards les économies supplémentaires à réaliser en 2012. La commission des Finances du Sénat va encore plus loin et considère qu’il sera nécessaire de trouver plus de 10 milliards de recettes ou d’économies supplémentaires.

Ces dernières semaines, tous les prévisionnistes sont d’accord sur un point : la croissance devrait être en berne dans les pays de la zone euro pour les deux à trois années qui viennent. Le gouvernement français ne pourra donc échapper à plus de rigueur d’ici la fin de l’année, quand bien même le pays serait à la veille de l’élection présidentielle.

Espérons qu’au plan politique, d’une part, le chef de l’Etat français ne cédera pas à la facilité et mettra tout en œuvre pour que le pays respecte scrupuleusement ses engagements en matière de réduction des déficits et que, d’autre part, les candidats de la gauche n’oublieront pas dans leurs discours et promesses que le pays traverse l’une des plus grave crise financière de son histoire et qu’il faudra maintenir, au cours des années à venir,  une  politique budgétaire d’une extrême rigueur sous peine de voir la France se trouver rapidement dans la tragique situation de la Grèce aujourd’hui.

La rigueur ne fait que commencer. Une première pour une France en campagne électorale.

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Rodez : le parcours du combattant pour les patients appelés à se rendre à l’hôpital Jacques Puel à Bourran…

27 juillet 2011

Depuis le 22 juillet, les patients se rendant au centre hospitalier de Rodez (le deuxième en importance de Midi-Pyrénées après les CHU de Toulouse), doivent, à leur grande surprise, affronter de nombreux obstacles par parvenir sur place. Et ce n’est pas peu dire ! En effet, l’Estivada de Rodés se déroulant pour la première fois au coeur de Bourran, utilise l’essentiel du mail. De fait, la circulation est totalement interrompue dans un sens, interdisant l’accès depuis Rodez (vers St Joseph, Calcomier et le rond-point de la Calcomier) entre le 22 et le 28 juillet.

Il y a quelques jours, la presse locale s’étant fait l’écho d’améliorations notables au niveau de la circulation automobile à Bourran, personne ne s’attendait à de telles difficultés. Aucun panneau ne déconseillant de se rendre à Bourran depuis Rodez, via le viaduc, dés ce lundi 25 juillet, de nombreux habitants de la ville pensaient pouvoir accéder à ce quartier avec leur véhicule, y compris se rendre à l’hôpital Jaques Puel. Et bien non ! Idem ce mardi 26 et ce mercredi 27 juillet. Ils découvrent avec stupeur que l’accès reste impossible et que prendre le viaduc en venant de Rodez ne mène nulle part, même en suivant les panneaux intitulés « déviation ».

En effet, au grand désespoir, les panneaux (H – Déviation) ne mènent nulle part, et surtout pas à l’hôpital, si ce n’est de tourner en rond et revenir à Rodez par le viaduc, sans qu’aucun autre panneau « Déviation » ne vienne en aide aux conducteurs. Du jamais vu ! Un peu surpris, de nombreux automobilistes se disent qu’ils ont du rater un truc (genre panneau indicateur) et refont le même trajet pour le même constat d’impasse. Et là, c’est la colère qui l’emporte, surtout pour les patients ayant rendez-vous à l’hôpital !

En effet, en venant du centre-ville, aucun panneau ne mentionne que la traversée de Bourran est fermée à la circulation et que prendre le viaduc ne mène nulle part. Pourquoi une telle absence de signalisation de la part de la mairie de Rodez ? Pourquoi la municipalité de Rodez manifeste-t-elle un tel mépris à l’encontre d’une institution de l’importance du centre hospitalier et des milliers de patients qui sont appelés à s’y rendre chaque jour ? M. le maire de Rodez a-t-il oublié qu’il était le président du conseil d’administration de l’hôpital et le défenseur présumé des intérêts de celui-ci et des patients ? Il semble bien que oui.

Toujours est-il qu’il est difficile de faire pire. La piètre signalisation aux abords de la ville a été si mal faite (peu lisible et explicite) que de nombreux automobilistes arrivant de l’extérieur n’ont même pas compris que pour aller à Bourran, il ne fallait surtout pas passer par la ville et le viaduc de Bourran. C’est dire l’amateurisme de la signalisation routière mise en place par la mairie de Rodez !

Pour les nombreux automobilistes non ruthénois, surtout ceux venant parfois de plus de 100 km à la ronde pour des examens ou séjours au centre hospitalier, c’est encore pire et ils ne savent plus à quels panneaux de fier pour parvenir à accéder enfin à ce dernier. Certains patients ont ainsi mis prés d’une heure avant de trouver le bon chemin et accéder enfin à l’hôpital. De quoi perturber gravement le fonctionnement de l’hôpital durant 10 jours parce que la ville de Rodez s’est montrée incapable d’assurer une bonne information des automobilistes. Une situation totalement inadmissible.

Alors, amateurisme, incompétence… ? Les automobilistes seront les seuls juges.

Nul doute que le choix pour le moins surprenant et incohérent fait par la mairie de Rodez d’installer l’Estivada 2011 à Bourran risque de faire, au final, de nombreux mécontents. Pourquoi avoir choisi un emplacement si loin du centre-ville, si proche d’un important centre hospitalier et posant de tels problèmes de circulation ? Voilà une affaire qui risque encore de siffler longtemps aux oreilles du maire de Rodez. On savait la gestion municipale chaotique et laborieuse mais à ce point là, ce n’est guère rassurant.

Espérons que dans cette affaire, ni l’hôpital, ni l’Estivada et les commerces du centre-ville ne seront pas les victimes.


Grand Rodez : petite polémique autour de la RN88 et du contournement de Rodez (2)

26 juillet 2011

La réalisation de la RN 88 à 2 x 2 voies entre Rodez et l’A75 est indispensable au développement du Grand Rodez et justifie pleinement le grand contournement de l’agglomération (2)

Le Conseil général de l’Aveyron, conduit par Jean-Claude Luche, a largement contribué, en pesant sur les services de l’Etat au plus haut niveau, à débloquer le dossier de la RN88, tout au moins pour l’important tronçon entre Carmaux et Rodez, même si au final, il doit mettre la main au portefeuille avec la région Midi-Pyrénées. C’était loin d’être gagné, et pourtant, n’en déplaise à M. Teyssèdre (qui n’est pour rien dans l’avancement de ce dossier), les travaux sont en cours et devraient être terminés en 2015. Enfin une réelle avancée !

Il reste cependant à réaliser l’autre tronçon important de la RN88, entre Rodez et Séverac-le-Château, pour relier l’autoroute A75. A noter d’ailleurs que le trafic moyen y est sensiblement supérieur à celui du tronçon entre Carmaux et Baraqueville où les travaux sont pourtant en cours. Face à l’intérêt d’engager au plus vite la réalisation de ce dernier tronçon de la RN88 aux portes de Rodez (qui paraît, à bien des égards, plus important et vital pour l’Aveyron que le tronçon Albi/Rodez), on peut s’interroger sur le silence des élus de l’agglomération et de la région.

Bien qu’il n’ait pas de compétence particulière sur cet axe, le Conseil général de l’Aveyron semble aujourd’hui être la seule collectivité territoriale déterminée à faire avancer ce dernier tronçon autoroutier entre Rodez et Séverac ainsi que le contournement de Rodez. Comment ne pas interpréter le silence de l’agglomération sur le grand contournement de Rodez comme un aveu d’impuissance, voire un renoncement pur et simple ? D’ailleurs, y a-t-il quelqu’un au sein de l’agglomération en charge de ce dossier essentiel ? Car si la réalisation rapide de cette dernière portion de la RN88 à 2 x 2 voies est  majeur pour le développement économique du département, il l’est tout autant, sinon plus, pour l’agglomération du Grand-Rodez. D’autant plus que le grand contournement de Rodez, qui leur est pourtant si cher s’ils veulent conserver les suffrages de leurs électeurs, ne pourra voir le jour que si la section Rodez-Séverac est effectivement réalisée.

Il ne suffit pas de déclarer, comme le fait M. Teyssèdre, que l’on souhaite conserver la rocade de Rodez en boulevard urbain (telle qu’elle est actuellement), pour espérer décrocher un jour la réalisation du grand contournement. Pour que la rocade actuelle de Rodez reste en boulevard urbain, afin de préserver l’importante population de l’agglomération qui vit à proximité, encore faudrait-il que les élus de l’agglomération du Grand Rodez mettent tout en œuvre pour s’assurer de la réalisation du grand contournement. A défaut, les ruthénois risquent de voir leur rocade, classée en boulevard urbain, transformée en voie rapide au coeur même de l’agglomération.

Depuis 2008, c’est le silence radio du côté de ces derniers sur cet important dossier. Pourtant, avec le début des travaux de l’autoroute Albi-Rodez en 2010 et sa mise en service prévue en 2015, il y a urgence à trouver une solution permettant le contournement de Rodez, hors la rocade actuelle. Gouverner, c’est avoir une vision de l’avenir et savoir anticiper ; nous en sommes encore bien loin du côté de Rodez.


Europe : le fédéralisme pour sauver durablement la zone euro

22 juillet 2011

A la veille du sommet de crise de la zone euro qui avait lieu à Bruxelles, le président français et la chancelière allemande se sont longuement entretenus à Berlin le mercredi 20 juillet 2011. Après sept heures de discussions, les deux leaders européens sont parvenus à un accord qui devrait permettre de faire face à la grave crise de la dette qui met en péril l’euro, et partant, l’ensemble des pays de la zone euro. Au final, face à une crise de la dette sans précédent en Europe, le couple franco-allemand a fini par se montrer à la hauteur des enjeux et de l’histoire. Selon le compromis trouvé, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont accepté le principe d’un plan de rachat de la dette grecque avec une participation du secteur privé, c’est à dire des banques. Ouf !

Les 17 chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro réunis en sommet à Bruxelles le lendemain, jeudi 21 juillet, ont entériné le plan adopté par le couple franco-allemand la veille.

Selon Nicolas Sarkozy, la Grèce paiera bien sa dette, dont le montant sera réduit de 24 points de PIB grâce à de nouveaux prêts de l’UE et du FMI et à une participation volontaire du secteur privé à un nouveau plan de soutien. Le président de la République a par ailleurs précisé que le Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont la durée des prêts sera allongée et les taux sensiblement réduits, pourra désormais agir de manière préventive et intervenir sur les marchés secondaires de la dette publique, amorçant ainsi la création d’un véritable « Fonds monétaire européen ».
Il a tenu à rappeler que ce plan était spécifique à la Grèce et ne pourrait être mis en œuvre dans ces mêmes conditions au profit d’un autre Etat.

En fin de journée, les principaux marchés d’actions européens étaient en nette hausse, contrastant avec la forte baisse des jours précédents. De son côté, l’euro franchissait l’un de ses records historiques à 1.44 euros pour un dollar. Ce qui, au premier abord, laisse augurer d’un accueil favorable du plan de sauvetage de la Grèce.

Après cette grave crise, une chose est maintenant acquise.  La zone euro ne pourra durablement résister à la crise de la dette des états membres que si des avancées importantes voient le jour dans les prochains mois, conduisant rapidement à une véritable gouvernance européenne unique. Cela passe par une fédéralisation progressive de la zone euro qui permette, à l’instar des Etats-Unis, de mettre en place des mécanismes de solidarité entre les pays forts et les pays les plus faibles. La seule solution de renforcer et d’assurer l’avenir de l’Europe, c’est encore plus d’Europe.

C’est manifestement la voie choisie et la volonté affichée par la France et l’Allemagne à l’issue du sommet de la zone euro. Comme l’a affirmé le Président de la République française, les deux pays devraient, d’ici la fin août 2011, faire des propositions visant à favoriser la convergence des économies de la zone euro en vue d’en accélérer l’intégration économique. Voilà qui est de bon augure et devrait convaincre les marchés de la volonté des pays de la zone euro de régler durablement la crise de la dette des pays membres.

L’Europe, et la zone euro en particulier, auront peut-être franchi un pas décisif vers l’intégration.


Grand Rodez : petite polémique autour de la RN88 et du contournement de Rodez (1)

20 juillet 2011

Alors que le contournement de Rodez paraît aujourd’hui bloqué, le président du Conseil général investit pour désenclaver le département et favoriser son développement.

Lors de la récente inauguration du rond point du Bouldou à Druelle, sur la RD 994, Jean-Claude Luche, le président du Conseil général a interpellé Christian Teyssèdre, le maire de Rodez à propos de la RN 88 et plus précisément des difficultés de circulation sur la rocade de Rodez. Il a lancé une invitation aux élus de l’agglomération de Rodez en vue de réfléchir aux moyens de poursuivre l’achèvement de cet axe majeur pour le département et régler au plus vite la question de la traversée de Rodez qui constitue aujourd’hui le gros point noir sur la RN88.

Manifestement, la proposition n’a guère été du goût du maire de Rodez qui s’est aussitôt enflammé, accusant le président du Conseil général de privilégier les travaux routiers sur des axes peu fréquentés, telles les déviations de Pont-de-Salars, de Curlande et prochainement d’Espalion (dont le trafic ne dépasserait pas selon lui les 2 000 véhicules/jours).

Comme à son habitude, M. Teyssédre mélange tout et masque ses insuffisances. S’agissant des infrastructures routières, le Conseil général a en charge l’ensemble du réseau routier départemental qui s’est d’ailleurs accru ces dernières années par le transfert de certaines voies nationales comme la RN140, devenue la RD840. Comme n’ont pas manqué de la faire les élus du nord-Aveyron, il convient de rétablir la réalité des faits.

Contrairement à ce qu’affirme M. Teyssèdre, les déviations de Pont-de-Salars, de Curlande et d’Espalion concernent deux axes essentiels du département, d’une part, la RD911 reliant Villefranche-de-Rouergue à Millau, via La Primaube et, d’autre part, les RD988 et 920 reliant Rodez au nord-Aveyron, via Espalion et au-delà,  Saint Flour et Aurillac. Les importants travaux en cours et à venir entre Rodez et Espalion, axe parmi les plus fréquentés du département (de 8 000 à 12 000 véhicules/jours selon l’endroit) mais aussi le plus accidentogène, sont pleinement justifiés. Nous sommes bien loin des 2 000 annoncés par M. Teyssèdre. Le trafic y est même plus dense que sur la RN88 entre Baraqueville et Carmaux, par exemple, qui ne dépasse guère les 6 500 véhicules/jour et où sont pourtant en cours des travaux de mise à deux fois deux voix. Outre la nécessité de faire face à l’augmentation du trafic et à la sécurisation des RD988/920, il s’agit aussi pour le Conseil général de désenclaver durablement l’ensemble du nord-Aveyron et de le rapprocher de l’agglomération ruthénoise et prochainement de l’autoroute. A cet égard, les choix opérés par le Conseil général sont tout à fait judicieux et conformes aux attentes des populations locales. Une fois encore le maire de Rodez aurait mieux fait de se taire.

S’agissant de la RN88 et du contournement de Rodez (rocade actuelle ou grand contournement), les travaux incombent à l’Etat, même si ce dernier tend de plus en plus à solliciter les collectivités locales (région, département et agglomérations) pour réaliser ces travaux financièrement très lourds. Contrairement à ce que laisse entendre M. Teyssèdre, le Conseil général n’a aucune compétence sur ces axes. Tout au plus, peut-il participer à leur financement. Dans ces conditions, vu l’urgence pour Rodez à réaliser la RN88 à 2 x 2 voies dans son intégralité dans les meilleurs délais, on ne peut que s’étonner du grand silence des élus de l’agglomération concernant le grand contournement de Rodez.

Face à l’immobilisme de la ville de Rodez et de son agglomération (depuis 2008, aucune décision n’a été prise concernant le grand contournement et les élus n’ont manifestement entamé aucune démarche approfondie à ce propos), la proposition du Conseil général paraît constructive et salutaire, même si ses intérêts ne coïncident pas nécessairement avec ceux des élus ruthénois. L’essentiel, c’est de discuter ensemble et de faire avancer le dossier au plus vite dans l’intérêt des aveyronnais et des ruthénois.

De ce point de vue, bien difficile de comprendre l’attitude du maire de Rodez à l’égard du Conseil général qui cherche avant tout à apporter des solutions concrètes aux problèmes de saturation du trafic routier dans la traversée de Rodez, y compris en apportant sa contribution financière.

Une fois encore, certains gesticule pendant que d’autres agissent dans l’intérêt général. Les ruthénois apprécieront.


USA : Obama s’avère incapable de contenir l’explosion de la dette américaine qui mine l’économie mondiale

18 juillet 2011

Hillary Clinton s’est rendue ce dimanche 17 juillet en Grèce pour apporter le soutien des États-Unis aux efforts déployés le premier ministre Georges Papandréou pour sortir son pays de la crise de la dette. Cette dernière représente environ 120% du PIB grec. L’administration Obama actuellement aux prises avec d’importants déficits publics et une dette en forte augmentation, se dit persuadée que « l’Europe peut gérer ce défi ». Il est vrai qu’un défaut de paiement de la Grèce aurait probablement des conséquences désastreuses sur les USA, eux-mêmes très endettés.

Athènes met actuellement en œuvre son second plan d’austérité, encore plus sévère que le premier, fait de hausses d’impôts, de privatisations et de coupes majeures dans la fonction publique. Ces conditions ont été imposées par l’Union européenne et le FMI pour continuer lui offrir leur appui financier.

De leur côté, les États-Unis doivent eux-mêmes faire face à une crise sans précédent liée à l’augmentation de leur propre dette, quoique de nature très différente des pays de l’Europe du sud. De fortes dissensions entre républicains et démocrates au Congrès ont en effet empêché jusqu’ici le relèvement du plafond légal de la dette américaine fixé à 14 300 millions de dollars par le congrès américain. En raison de l’explosion du déficit budgétaire, la dette américaine, qui représente 100% du PIB, a atteint son plafond et menace de paralysie le plus grand état du monde. Si aucun accord n’intervenait avant le 2 août, les États-Unis pourraient se retrouver en situation de défaut de paiement.

Grèce, Portugal, États-Unis… la question du déficit et de la dette publique hante les politiciens et déstabilise les États. Mais pourquoi ces pays se trouvent-ils pris dans un tel engrenage ? Si la situation de dette excessive de nombreux état s’est accentuée depuis la crise financière et budgétaire de 2009, leur origine est de nature différente et n’a pas les mêmes conséquences pour tous les pays. En effet, si des Etats comme les USA et le Japon ont une dette importante, elle est d’origine différente de la Grèce et du Portugal. C’est la raison pour laquelle, malgré un endettement et un déficit très élevé, les États-Unis, comme le Japon et la France, peuvent actuellement se financer facilement à des taux d’intérêt très bas, proches de 3%, note grâce à leur note AAA attribuée par les agences de notation.

Ce qui n’est pas le cas de la Grèce, du Portugal et de l’Italie qui doivent payer une prime de risque considérable qui leur impose d’emprunter à des taux prohibitifs de l’ordre de 15% à 18%. Mais cette situation pourrait changer. Ces derniers jours, les principales agences de notation ont tiré le signal d’alarme face à la crise politique liée à la dette américaine et fait savoir qu’elles n’excluaient pas de dégrader la note des Etats-Unis en cas de blocage politique et de désaccord sur la réduction des déficits publics.

Jusqu’en 2011, selon que l’on était riche et puissant, on pouvait tout se permettre.  Quelle que soit l’origine de la dette, il n’est pas sûr qu’à l’avenir certains Etats puissent ainsi continuer à créer de la dette, sans jamais la résorber, pour satisfaire leur besoin de financement sans se soucier des conséquences sur le reste des  économies mondiales. Voilà qui ne serait que justice.

En France, en cette période pré-électorale, il serait souhaitable d’entendre les principaux protagonistes se prononcer sur les modalités de réduction de la dette et notamment de résorption des déficits publics et, par voie de conséquence, sur les mesures de réduction des dépenses publiques. La France ne pourra elle aussi réduire substantiellement sa dette que par la mise en œuvre d’une véritable politique d’austérité. Un peu de réalisme et de courage politique permettrait aux candidats de ne pas tromper les électeurs demain. L’heure des comptes a sonné pour les français aussi.


Rodés : l’Estivada 2011, lo festenal de lo cultura occitana

13 juillet 2011

L’Estivada est aujourd’hui le premier festival interrégional des cultures occitanes. L’édition 2011 marquera sa  18ème édition et aura lieu du 27 juillet au 31 juillet.

Pour la première fois, l’Estivada va quitter le centre-ville. Elle se déroulera dans un endroit inédit : le nouveau quartier de Bourran, à Rodez, à proximité du viaduc de Bourran et de l’avenue Jean-Monet. Pas sûr que cette localisation fasse l’unanimité. Espérons toutefois qu’elle donnera entièrement satisfaction aux visiteurs, aux habitants du quartier qui devront supporter un flot inhabituel de véhicules et de personnes mais aussi aux commerçants du centre-ville. Verdict à l’issue de l’édition 2011 en espérant que l’Estivada ne fera pas les frais de ce déménagement aux portes de la ville.

L’Estivada se veut la démonstration de la réalité occitane d’aujourd’hui et la volonté de faire que cette riche et ancienne culture retrouve la place qui est la sienne en France. La réalité occitane a d’ailleurs été reconnue par le Parlement catalan qui a adopté, en 2010, une loi faisant de l’occitan, la deuxième langue officielle de Catalunya, aux côtés du catalan. Pendant ce temps, la France, fait unique en Europe, continue lamentablement à nier le fait occitan en son sein. En attendant, l’Estivada 2011 est dédiée à nos cousins de Catalunya qui seront représentés par de nombreux artistes, musiciens, chanteurs et poètes.

Aux côtés de Catalunya, de nombreuses autres régions seront à l’honneur, et notamment les Asturies et la Bretagne. Une édition 2011 qui devrait être un grand millésime et ravir un public de plus en plus nombreux à se reconnaître dans la culture occitane où beaucoup puisent leurs racines.

De Barcelona al Val d’Aran, en passant pel las Valadas Occitanas d’Italia, Provença-Aups-Costiéra d’Azur, l’Aquitània, Miegjorn-Pirenéus, lo Lengadoc, l’Auvérnha, lo Limosin, 800 anadas aprèp sa destrucion, lo cultura occitana es en passa de trobar lo sio plaça a Rodés, dins son païs.

Rendètz-vos totés a l’Estivada de Rodés del 27 al 31 de julhet 2011. A ben lèu !

Per mai d’informacio :