Aveyron : Le département porté par le dynamisme démographique de l’agglomération de Rodez et de son aire urbaine

13 janvier 2019

Selon l’INSEE, la population légale du département de l’Aveyron comptait 279 169 habitants, en progression de 0.2%. Il s’agit de la population officielle résultant du dernier recensement de la population réalisé en 2015.

Le gain de population a ainsi été de 525 habitants entre 2014 et 2015 ; ce qui n’est pas rien pour un département dont l’INSEE avait prédit un fort dépeuplement à partir des années 1990. A ce rythme, la population devrait dépasser les 280 000 habitants en 2020, pour la première fois depuis longtemps. Un évolution encourageante.

L’Aveyron limite les dégâts par rapport à la plupart des départements ruraux

Ces résultats restent cependant en retrait par rapport à l’objectif fixé, il y a 5 ans par le Conseil départemental qui souhaite voir la population du département atteindre les 300 000 habitants à l’horizon 2030. Mais ne faisons pas la fine bouche, l’Aveyron a enrayé son déclin contrairement à la grande dorsale française qui va du Massif-Central à l’est de la France qui persiste dans la désertification.

Cette croissance de la population reste fragile et résulte exclusivement de l’arrivée de nouveaux habitants dans le département qui soutiennent une croissance migratoire continue depuis près de 10 ans, signe de l’attractivité du territoire. A l’inverse, le solde naturel (écart entre les naissances et les décès) reste toujours déficitaire. D’où un équilibre précaire.

A cet égard, l’Aveyron fait exception parmi les départements ruraux faiblement peuplés du centre de la France, même si l’augmentation de sa population est moindre au regard de celui de la région Occitanie qui progresse de 0.9% ; l’une des plus dynamique de France.

L’Aveyron se distingue avec un taux d’actifs de 48% parmi les plus importants d’Occitanie, derrière la Haute-Garonne 54%. Par contre, la proportion de retraités (36%) y est l’une des plus élevée du pays. L’Aveyron fait partie des départements les plus âgés de France (45 ans en moyenne) avec une personne sur trois de plus de 60 ans, dont 14% ont plus de 75 ans. A l’inverse, les moins de 30 ans ne représentent que 30% de la population, contre 34% en Occitanie et 37% au niveau national. Les 15-29 ans représentent 14% de la population.

Le dynamisme démographique de l’agglomération de Rodez

L’évolution et la répartition de la population du département de l’Aveyron restent toutefois contrastées. La croissance se concentre pour l’essentiel sur l’aire urbaine de Rodez. Outre l’agglomération de Rodez, les communes périphériques bénéficient pleinement de son attractivité économique et commerciale (Bozouls, Espalion, Marcillac-Vallon, Salles-la-Source, Valady, Baraqueville, Flavin, Pont-de-Salars, Agen d’Aveyron, La Loubière, Gages-Montrozier, Laissac-Séverac l’Eglise…).

L’aire urbaine de Rodez qui comptait 86 373 habitants à fin 2014 (+0,7%), soit près du tiers des aveyronnais, reste en effet parmi les plus dynamiques d’Occitanie. Pour l’INSEE, cette évolution (+ 3 105 h entre 2009 et 2015) s’explique par le dynamisme démographique de la couronne périurbaine de Rodez qui a cru de +1,0 par an entre 2009 et 2014.

La mise en service progressive de la RN88 à 2 x 2 (vers Baraqueville-Naucelle mais aussi Laissac-Séverac-A75), ainsi que la modernisation des axes RD 840 (vers Decazeville) et RD 988-920 (vers Espalion) participent activement à cette évolution qui devrait s’accentuer au fur et à mesure de l’amélioration du réseau routier et du déploiement du très haut débit.

Avec 50 485 h, la croissance de l’unité urbaine de Rodez reste soutenue (+0,6%), comparable celle de Toulouse (+0,5%).

La plupart des communes de l’agglomération de Rodez connaissent une croissance sensible de leur population à l’exception notable de Rodez. Cette évolution devrait toutefois s’inverser à partir de 2018 avec la construction ces dernières années de très nombreux logements dans le quartier de Bourran et en centre-ville. L’expansion démographique de l’agglomération de Rodez devrait se poursuivre sur le même rythme au cours de la prochaine décennie.

Le dynamisme démographique de l’agglomération de Rodez

Si l’aire urbaine de Rodez est évaluée par l’INSEE à plus de 86 000 habitants, celle de l’agglomération actuelle de Rodez (8 communes) comptait environ 60 000 habitants en 2018. La croissance constante de sa population de l’ordre de 0,5% par an fait d’elle le principal pôle d’attractivité et de dynamisme du département.

La population municipale des principales villes de l’agglomération de Rodez (Rodez, Onet-le-Château, Luc-La Primaube, Olemps, Sébazac-Concourés, Druelle-Balsac, Sainte Radegonde et Le Monastère-sous-Rodez) au 31/12/2014 :

  • Rodez : 24 088 h (-0,2%) ; population totale de 27 747 h
  • Onet-le-Château : 11 944 h (+1.7%) ; population totale de 12 525 h
  • Luc-La Primaube :   5 918 h (+0,8%) ; population totale de 6 127 h
  • Olemps :  3 381 h (+0,3%) ; population totale de 3 474 h
  • Sébazac-Concourés :   3 235 h (+0,2%) ; population totale de 3 336 h
  • Druelle-Balsac :   3 081 h (+0,1%) ; population totale de 3 168 h

Les principales unités urbaines de l’Aveyron au sens de l’INSEE (population municipale au 01/01/2014) :

Rodez reste et de loin, la principale aire urbaine et agglomération du département et porte à elle seule l’essentiel de la croissance de la population. Millau, constitue la deuxième unité urbaine du département avec 23 652 h et se maintient avec une légère augmentation de sa population, toujours grâce aux communes périphériques.

Les autres unités urbaines ont tendance à voir leur population baisser (Decazeville, Villefranche-de-Rouergue) ou se stabiliser (Saint Affrique).

L’évolution des unités urbaines de

  • Rodez : 50 485 h (+0,5%)
  • Millau : 23 652 h (+0,1%)
  • Decazeville : 14 854 h (-1,3%)
  • Villefranche : 12 560 h (-0,5%)
  • Saint Affrique : 9 430 h (+0,1%)

Au vu de ces chiffres que confirment les dernières estimations de l’INSEE pour 2018, il apparaît clairement que l’agglomération de Rodez, par son attractivité, son dynamisme industriel et commercial et ses importants services, constitue plus que jamais pour le département de l’Aveyron une véritable métropole qu’équilibre.

 

Plus d’infos :

Légende :

  • Aire urbaine: Ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain (unité urbaine) de plus de 10 000 emplois, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.
  • Unité urbaine: Elle repose sur la continuité du bâti et le nombre d’habitants. On appelle unité urbaine une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) qui compte au moins 2 000 habitants.
  • Communauté d’agglomération : Il s’agit d’un EPCI regroupant plusieurs communes formant, à la date de sa création, un ensemble de plus de 50 000 habitants d’un seul tenant et sans enclave autour d’une ou plusieurs communes centre de plus de 15 000 habitants. Ces communes s’associent au sein d’un espace de solidarité, en vue d’élaborer et conduire ensemble un projet commun de développement urbain et d’aménagement de leur territoire. Rodez agglomération est la seule communauté d’agglomération du département de l’Aveyron.
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Rodez : Un budget primitif 2019 qui s’inscrit dans la continuité

17 décembre 2018

A un peu moins d’un an des prochaines élections municipales, dans la lignée des dernières années, la majorité municipale de Rodez a adopté son budget primitif 2019.

Le budget principal :

Le budget primitif principal 2019 s’établit à 41 323 000 € en baisse de 2.52% par rapport au précédent, dont 29 888 000 € pour la section de fonctionnement et 11 435 000 € pour la section investissement.

Les dépenses de fonctionnement à 29 888 000 € devraient baisser de l’ordre de 3% par rapport à 2018 ; y compris les charges de personnel prévues en baisse de 4.16%.

Les dépenses d’investissements à 11 435 000 € se maintiennent à un niveau élevé et devraient permettre à la municipalité d’engager d’importants chantiers souvent différés ces dernières années. Parmi ceux prévus en 2019, on peut citer : la remise à niveau du stade Paul Lignon, la rénovation de la place et du parking Foch, l’aménagement de la place de la Cité, la fin de l’aménagement de l’avenue Victor Hugo, l’aménagement de l’avenue Tarayre et du carrefour St Cyrice, la poursuite de la réfection de la voirie et de nombreux autres travaux…

Le financement de ces lourds investissements devrait se faire au moyen de ressources propres, sans recourir à l’emprunt.

La capacité d’autofinancement nette (après remboursement de la dette et assimilé) s’élève à 5 203 000 €, un niveau qui reste très satisfaisant pour la ville de Rodez.

Les budgets annexes

Les principaux budgets annexes primitifs s’élèvent à 7 265 000 € et concernent :

• Service de l’eau : 3 012 000 € dont 2 417 000 € en exploitation et 595 000 € en investissement
• Cuisine centrale : 855 000 € dont 825 000 € en fonctionnement et 30 000 € en investissements
• Parcs de stationnement : 3 331 000 € dont 1 601 000 € en exploitation et 1 730 000 € en investissements.

L’évolution de la dette 

L’encours de la dette du budget principal s’affiche toujours à la baisse à 11 300 000 € au 01/01/2019 ; une baisse qui devrait se poursuivre pour s’établir aux alentours de 10 millions d’euros à fin 2019, dans la mesure où aucun emprunt ne sera souscrit en cours d’année. La dette consolidée, incluant les budgets annexes, devrait elle aussi atteindre son plus bas niveau à 12 772 000 € à fin 2019.

La fiscalité locale 

Enfin, après une baisse de 5% de la taxe foncière sur les propriétés bâties en 2018, les taux d’imposition de la fiscalité locale resteront inchangés en 2019 ; soit 16.38% pour la taxe d’habitation et 27.49% pour la taxe foncière sur les propriétés bâties. Des taux parmi les plus bas de la région Occitanie.

Au final, un budget rigoureux qui fait la part belle aux investissements et préserve l’avenir. Qui s’en plaindra ?

 

Petits commentaires de RodezNews sur le budget primitif 2019 de Rodez

La poursuite de l’effort de maitrise des dépenses de fonctionnement par la municipalité, avec une baisse de l’ordre de 3% en 2019, doit être notée en ces temps où nombre de municipalités laissent filer les dépenses. Compte-tenu des nombreuses incertitudes qui planent sur les finances de l’Etat et des collectivités, qu’il s’agisse de la compensation liée à la suppression de la taxe d’habitation ou de la réforme de la fiscalité locale prévue en 2019, la prudence doit être de mise pour les collectivités locales sous peine d’un réveil douloureux dans quelques années. C’est ici que se mesure une bonne gestion permettant de faire face aux incertitudes à venir.

Le principal reproche qui peut être fait à la municipalité (sujet sur lequel les opposants n’ont pas manqué de s’exprimer) est le retard relativement important pris dans la réalisation d’un certain nombre de grands chantiers structurants pour la ville (place de la cité, place et parking Foch, rue Béteille, avenue Tarayre…). Pour sa défense, la municipalité a mis en avant de nombreuses contraintes et contre-temps qui ont différé la plupart de ces chantiers. Par-delà les réelles difficultés inerrantes à de tels chantiers situés en centre-ville, il y a aussi probablement une forme d’inertie et de lenteur à faire avancer les projets que rencontrent nombre de municipalités. De tels retards se retrouvent d’ailleurs dans de nombreuses municipalités qui ont tendance à réaliser leurs gros investissements en fin de mandat. Au final, il est probable que l’agenda électoral (élections municipales en mars 2020) n’y est pas totalement étranger et la municipalité de Rodez ne fait pas exception.

Mais l’essentiel est que ces projets essentiels pour la ville soient réalisés dans les meilleures conditions et dans des délais raisonnables, que ce soit en 2019 ou 2020. A moins de 15 mois des élections municipales, il y a tout lieu de penser que le nouvel agenda sera respecté.

En raison du non recours à l’emprunt et des remboursements anticipés d’emprunts, l’encours de la dette de Rodez au cours des dernières années devrait s’afficher aux alentours de 12 772 000 € à fin 2019 (dette consolidée comprenant les budgets annexes). Ce qui en fait l’une des plus basses des villes comparables au plan national ; ce dont le maire de Rodez ne manque pas de se targuer non sans raisons. Une réalité bien difficile à contester qui permet à la ville de disposer de réelles marges de manoeuvre pour des investissements futurs. Et Dieu sait qu’il y a encore à faire à Rodez !

Le niveau de la dette serait-il devenu une obsession du maire de Rodez comme l’affirment certains opposants ? Peut-être, mais après tout, n’est-ce pas là la marque d’une saine gestion dès lors que les investissements, malgré les retards, sont restés à un niveau élevé ces dernières années ? Il faut bien reconnaître que cette situation financière saine demeure fort enviable en ces temps de difficultés budgétaires. Ceci permet à Rodez de regarder l’avenir avec confiance, surtout si l’on se rappelle que la dette consolidée à l’issue du dernier mandat en 2013 avait explosé à 32 000 000 €. Que de chemin parcouru en 5 années ! Pourquoi s’en plaindre ?

Corrélativement, l’effort de maîtrise des dépenses de fonctionnement et de réduction de la dette permet à la ville de doper son épargne nette qui se maintient à un niveau relativement élevé ; permettant d’autofinancer l’essentiels des investissements courants.

Enfin, contrairement à une idée faussement répandue, la fiscalité locale à Rodez reste modérée au regard des villes comparables de la région. Ainsi, le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties est aujourd’hui le plus bas des villes de la strate d’Occitanie (villes de 20 000 h à 50 000 h). Il varie de 27.49% pour Rodez, 29.38% pour Albi, 30% pour Montauban, mais 38.25% pour Cahors, 41.07% pour Carcassonne et 44.07% pour Auch. Difficile de faire mieux !

La taxe d’habitation, qui devrait être totalement supprimée dés 2021, n’a pas été augmentée depuis des décennies et se situe actuellement à 16.38%, après une baisse des taux obtenue par la suppression de l’abattement général à la base. Son taux actuel se situe dans la moyenne basse de la région (15.64% à Albi, 15.94% à Carcassonne, 16.55% à Cahors, 17.39% à Auch, 17.83% à Castres et 21.78% à Tarbes).

Alors budget électoraliste ? Une chose est sûre, il s’inscrit dans la continuité. Force est de reconnaître que la situation financière de la ville de Rodez est aujourd’hui saine et enviable. Si critiques il y a (il y a probablement à dire sur certains sujets), elles pourront difficilement porter sur la gestion financière de la ville !


Hommage à Pascal Filoé, directeur général adjoint de la ville de Rodez

1 octobre 2018

La terrible et dramatique nouvelle est tombée ce jeudi 27 septembre. Difficile de croire que cela puisse arriver à Rodez, petite ville de province réputée tranquille, et pourtant… Pascal Filoé, directeur général adjoint de la ville de Rodez, en charge notamment de la Police municipale, a été assassiné sauvagement dans l’exercice de ses fonctions aux portes de l’Hôtel-de-Ville, en plein cœur du centre-ville.

Un vrai traquenard lui avait été tendu par un marginal, SDF de son état et défavorablement connu des services de police depuis des années. Le meurtrier qui attendait sa victime au coin de la rue, l’a poignardé par derrière, ne lui laissant aucune chance de se défendre. Un meurtre longuement préparé et prémédité s’il en est.

Une violence inimaginable à l’encontre d’un homme exceptionnel, un grand professionnel reconnu, profondément humain et ouvert qui cherchait toujours une solution aux difficultés du quotidien. Il était en permanence à l’écoute de tout un chacun et ne comptait pas son temps au service de la population et de la collectivité en général. Par-delà le chagrin, il laisse un immense vide qu’il sera difficile de combler. Bien sûr, on pense d’abord à son épouse, ses enfants, ses amis, ses proches et ses collègues. Toutes celles et ceux qui ont eu la chance de le côtoyer garderont le souvenir d’un homme hors du commun. Les ruthénois très touchés par sa tragique disparition sont nombreux à lui rendre hommage.

Quelle grande injustice que de voir la vie de ce fonctionnaire exemplaire, qui veillait au quotidien à la sécurité des ruthénois, prendre subitement fin du fait d’un hors-la-loi qui avait fait l’objet d’une quarantaine d’interpellations pour violence ces dernières années, sans que la justice n’ai daigné donner suite. Une fois de plus, cette sensation d’impunité a conduit cet individu à commettre l’irréparable. Pascal Filoé aura lui fait son devoir de protection des citoyens jusqu’au bout, sans faillir parce que c’était sa mission, sans se soucier de sa propre sécurité. Les ruthénois ne peuvent que lui en être reconnaissants.

Depuis plusieurs mois déjà, Pascal Filoé avait fait l’objet de menaces directes par son meurtrier jusqu’au cœur même de l’Hôtel-de-Ville. A cette occasion, le meurtrier avait d’ailleurs quitté l’Hôtel-de-Ville en détruisant la porte d’entrée ! Verbalisé la semaine dernière, pour ne pas s’être mis en conformité avec la loi, il avait à nouveau proféré des menaces de mort caractérisées à son encontre mais aussi de sa famille. Ce qui avait conduit la ville de Rodez à effectuer un signalement circonstancié au procureur de la République et au commissariat de Police.

Malgré cela, ces derniers jours, non seulement le meurtrier n’a jamais été interpellé ou même auditionné, mais aucune mesure de protection n’a semble-t-il été prise pour protéger Pascal Filoé. Pourquoi une telle passivité face à un individu réputé violent et dangereux qui avait annoncé publiquement sa volonté de tuer le directeur général adjoint chargé de la sécurité publique ? Compte-tenu de son passé, pourquoi était-il en liberté ? Dans ces circonstances, pourquoi avoir laissé la victime seule dans les rues de Rodez ?

La famille, les proches et les ruthénois sont en droit d’avoir des réponses claires sur ce drame qui aurait probablement pu être évité si des mesures appropriées avaient été prises en temps et en heure. Pascal Filoé, fonctionnaire dévoué au service des ruthénois, ne doit pas être mort pour rien. La République lui doit honneur et justice pour son action au service des autres jusqu’au sacrifice ultime.

Les ruthénois ne sont pas prêts d’oublier Pascal Filoé. Toutes nos pensées vont à sa famille meurtrie à jamais. Au revoir Pascal et encore merci.

Un hommage national a été rendu à Pascal Filoé, le jeudi 4 octobre 2018, sur la place d’Armes à Rodez. A cette occasion, en présence de la famille, des parlementaires, des élus, du personnel municipal et de nombreux ruthénois, Edouard Philippe a rendu un vibrant hommage, très juste et émouvant, à Pascal Filoé. Voir l’allocution d’Edouard Philippe


France : Quand certains médias tentent de faire le buzz sur le dos de la taxe foncière

25 septembre 2018

En ce début d’automne, comme tous les ans, les propriétaires sont en train de recevoir leur avis de taxe foncière sur les propriétés bâties. Nos concitoyens étant très sensibles, s’agissant des impôts en général et des impôts locaux en particulier, certains médias, probablement à la recherche de sensations en vue de captiver leurs lecteurs, n’hésitent pas à titrer sur les augmentations actuelles et à venir.

Il est vrai que la taxe d’habitation afférente à la résidence principale devant être supprimée progressivement, à raison d’un tiers au cours des années 2018, 2019 et 2020 pour les revenus les plus modestes, puis définitivement pour tous les foyers dès 2021, cet impôt va devenir moins sensible pour les français.

Pour autant, en raison du coût exorbitants de cette mesure pour les finances de l’Etat qui s’est engagé à compenser intégralement les recettes correspondantes des collectivités locales (environ 24 milliards d’euros par an à partir de 2021), on est en droit de s’interroger sur le financement de cette mesure. Vu les difficultés à réduire drastiquement les dépenses publiques et la dette, qui restent une priorité pour la France, il n’est pas acquis que l’Etat soit en mesure de tenir ses promesses et de compenser l’intégralité des pertes de recettes pour toutes les collectivités.

Ce pourrait être l’occasion pour l’Etat de réformer enfin la fiscalité locale des particuliers (dont les valeurs locatives datent de 1970), voire de s’attaquer une bonne fois pour toutes à la réduction du nombre de strates administratives qui nuisent au développement du pays depuis des lustres. Au final, la suppression de la taxe d’habitation pourrait être salutaire en rendant du pouvoir d’achat aux français et en accélérant des réformes structurelles (accentuation des fusions de communes, extension du périmètre des intercommunalités, suppression des départements…). En toute hypothèse, soyons lucides, il y aura des gagnants mais aussi des perdants et les collectivités les plus fragiles sur le plan financier avec des dépenses de fonctionnement démesurées et une dette élevée, risquent fort de se trouver prises à la gorge.

Dans ce contexte d’incertitude sur les futures recettes fiscales des collectivités locales, ces dernières dont la principale ressource stable sera la taxe foncière sur les propriétés bâties pourront être tentées d’en augmenter les taux. Mais ce n’est pour l’instant qu’une supputation et rien ne permet d’affirmer que ce sera le cas pour la majorité des communes et des départements.

Une évolution des taux de taxe foncière contrastée selon les communes et les départements

Rappelons d’abord que la taxe foncière sur les propriétés bâties est perçue à la fois par la commune et par le département. A ce titre, les deux collectivités fixent librement les taux d’imposition. A cela s’ajoute également la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) qui a tendance à s’envoler ces dernières années.

Pour ces raisons, pour les non spécialistes des impôts locaux particulièrement complexes en France, il est difficile d’analyser et de comparer l’évolution de la fiscalité locale car une augmentation globale de la cotisation de taxe foncière peut avoir de multiples origines (la commune, le département, la collectivité qui prélève la TEOM…) mais aussi la simple revalorisation/actualisation annuelle des valeurs locatives, qui à elle-seule, génère automatiquement une augmentation annuelle de l’ordre de 0.80%.

Dans ces conditions, l’exercice qui consiste à comparer l’évolution de la fiscalité locale via le seul montant de la cotisation n’a pas grand intérêt car elle conduit généralement à laisser penser aux contribuables que l’augmentation est d’abord imputable à la seule commune, alors que dans la plupart des cas, cette dernière n’a pas augmenté ses taux depuis de longues années et même des décennies. Ce qui pénalise les communes bonnes gestionnaires aux yeux des électeurs non avertis des subtilités de la fiscalité locale.

Selon les récentes études publiées, au niveau national, la taxe foncière sur les propriétés bâties aurait augmenté de 4.73% entre 2015 et 2016 et seulement 0.98% entre 2016 et 2017. Si l’on tient compte de la revalorisation annuelle automatique des valeurs locatives, l’augmentation réelle reste limitée. Qu’en sera-t-il à partir de 2019 ? Certains semblent redouter une possible flambée des taux de taxe foncière, mais rien ne permet de l’affirmer à ce jour.

Le principal quotidien régional d’Occitanie pour le département de l’Aveyron, titrait voici quelques jours : « Taxe foncière : Decazeville est la commune la plus chère de l’Aveyron », un titre qui sous-entend implicitement une augmentation des taxes locales par la commune. Selon ce journal, la comparaison au niveau départemental la fait apparaître comme la plus chère, devant Millau, Rodez et Aubin. En une décennie, 2005 et 2015 alors que les 2/3 des foyers sont non-imposables, la part communale de la taxe foncière sur les propriétés bâties est de 28.69% à Decazeville, soit plus du double que la moyenne départementale. L’augmentation aurait ainsi été de 60% sur 12 ans contre une hausse de médiane de 20% en France pour les villes de la même strate.

Des affirmations pour le moins contestables. A Decazeville, l’actuelle municipalité n’a en effet aucune responsabilité dans les taux élevés de la commune qui avaient été augmentés par la précédente municipalité. D’ailleurs, il n’y a pas eu d’augmentation depuis l’élection de la nouvelle équipe municipale en 2014 qui avait jugé ce taux trop élevé et décidé de geler le taux de la taxe foncière à 28.69%. La municipalité prévoit d’ailleurs le maintien de ce taux au moins jusqu’en 2020, et ce malgré des dépenses de fonctionnement et une dette élevées, héritage de la municipalité de gauche en place depuis de longues décennies. Des faits que le journal passe sous silence, lui qui s’est d’ailleurs bien gardé de critiquer la gestion désastreuse des précédentes municipalités, de gauche il est vrai. D’ailleurs, la commune d’Aubin, autre ville de gauche depuis fort longtemps, n’est pas mieux lotie avec un taux de taxe foncière de 26.35%.

On ne peut comparer que ce qui est comparable en matière de taxe foncière, notamment pour Rodez

S’agissant de Millau et Rodez, villes de plus de 20 000 habitants, la situation est très différente et ne peut en aucune manière être comparée aux autres communes du département, pour la plupart très rurales, avec une faible population et très peu de charges fixes de centralité : ce qui explique des taux d’imposition généralement faibles entre 8% et 15%.

Le taux moyen de la strate pour Millau et Rodez se situe à 23.19%. Le taux en vigueur à Millau en 2016 était de 32.40%, suite à l’augmentation intervenue en 2014. Ce qui constitue effectivement un taux élevé pour ce type de ville.

Même à l’intérieur de l’agglomération de Rodez, on ne peut comparer le taux de Rodez avec celui des autres communes de l’agglomération car Rodez, ville-centre qui rayonne sur une vaste zone de plus de 100 000 habitants, doit supporter à elle seule des dépenses de fonctionnement et d’investissement très importantes, sans commune mesure avec les autres. Ce qui impose des impôts locaux plus élevés.

A Rodez, le taux du foncier non bâti était de 28.94% en 2016 et ce depuis plus de 12 ans. Il est tombé à 27.49% en 2018 suite à la décision de la municipalité de le baisser de 5%. Une décision que peu de communes ont osé prendre. Ce taux de 27.49% se situe au niveau le plus bas au regard de ceux en vigueur dans les principales villes comparables de la région. Il est donc faux d’affirmer que le taux de la taxe foncière à Rodez est élevé.

A titre de comparaison, ce même taux communal de la taxe foncière non bâtie était en 2016 de 28.05% au Puy-en-Velay, 28.80% à Albi, 29.72% à Tarbes, 30% à Montauban, 34.50% à Castres, 35.22% à Brive, 38.25% à Cahors, 41.65% à Carcassonne, 44.07% à Auch et 44.54% à Périgueux. ET ces taux ne devraient hélas pas baisser dans les années à venir. Les ruthénois ne sont donc pas fondés à se plaindre du taux élevé des impôts locaux, bien au contraire.

Ces dernières années, plus que le taux de la commune lui-même, c’est le plus souvent le taux de la part départementale de la taxe foncière, perçue au profit des Conseils départementaux qui a entraîné une envolée de la cotisation de taxe foncière. En Aveyron, même si le taux départemental de la taxe foncière est passé en 2014 de 19.41% à 20.69%, celui-ci reste à un niveau acceptable. Mais pour combien de temps encore ?

A moins que l’Etat, dans le cadre de la réforme à venir de la fiscalité locale ne supprime purement et simplement la part départementale de la taxe foncière, de nombreux départements vont être tentés d’augmenter le taux pour faire face à l’augmentation de leurs dépenses, pas toujours bien maîtrisées hélas.

Difficile dans ces conditions de prévoir ce que sera l’évolution future des taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties, mais il est peu probable que l’on assiste à une baisse au cours de la prochaine décennie. La suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales dès 2021 risque en effet de rompre le fragile équilibre habituel, surtout si l’Etat ne compense pas l’intégralité de la perte de ressources pour les communes.


Musée Soulages Rodez : Le Corbusier, exposition temporaire du début d’année 2018

7 janvier 2018

La dernière exposition temporaire du musée Soulages vient juste de se terminer. Selon les premières indications données ici et là, la magnifique exposition consacrée à l’artiste américain Alexander Calder a connu un beau succès. Sur l’ensemble de l’année 2017, la fréquentation totale du musée devrait se situer autour de 140 000 entrées, dont près de 90 000 pour la seule exposition Calder qui a fait le plein au mois d’octobre après un mois d’août en demi-teinte.

Depuis son ouverture en mai 2014, le musée Soulages de Rodez aurait ainsi attiré près de 700 000 visiteurs, soit plus de trois fois plus qu’espéré par les plus optimistes. Ce qui ferait aujourd’hui du musée Soulages le plus important en fréquentation de la région Occitanie !

Pour autant, ce succès indéniable n’est pas acquis sur le moyen terme et doit être conforté.

La prochaine exposition temporaire sera consacrée à Le Corbusier

La future exposition Le Corbusier du musée Soulages aura lieu du 27 janvier au 20 mai 2018 et s’intitulera : « L’atelier de la recherche patiente »

A cette occasion, prés de 90 pièces seront présentées, pour la plupart issues de la fondation Le Corbusier. Il faut en effet savoir que l’œuvre de Le Corbusier s’étend bien au-delà de l’architecture qu’on lui connaît. Outre l’urbaniste, il était aussi décorateur, peintre, sculpteur et homme de lettres.

Charles-Edouard Jeanneret-Gris, de son vrai nom (1887-1965), était un homme complexe et passionnant à bien des égards. Il a eu une vie foisonnante au cours de laquelle il a effectué de nombreux voyages à l’étranger pour acquérir des techniques et des connaissances les plus diverses. Il fût l’un des premiers représentant du modernisme, en introduisant des idées nouvelles comme le fonctionnalisme, le purisme et le lien entre nature et architecture.

Les 90 pièces de l’exposition Le Corbusier proposeront une déambulation chronologique à travers l’œuvre de l’architecte. Pour le conservateur en chef du musée Soulages, Benoît Decron, l’exposition comprendra : « Des peintures d’époques, des maquettes, des sculptures, des photographies, des tapisseries et des dessins permettront d’appréhender l’ensemble de la vie et de l’œuvre de Le Corbusier. »

Une future gestion du musée Soulages via un établissement public de coopération culturelle (EPCC)

Le Conseil d’agglomération de Rodez agglo a récemment approuvé la création d’un établissement public de coopération culturelle (EPCC) qui aura prochainement en charge la gestion du musée Soulages. Il a aussi validé le nouveau tarif unique de 11 euros, comprenant l’entrée à l’exposition temporaire et l’accès aux deux autres musées : Fenaille et Denys Puech.

La création effective de cet EPCC devrait intervenir au plus tôt au 1er juillet 2018 et au plus tard le 1er janvier 2019. Outre Rodez agglo, cette structure regroupera l’Etat, la région Occitanie et le département de l’Aveyron qui ont donné leur accord de principe. Les mois à venir devraient permettre d’affiner la participation de chaque collectivité ainsi que la gouvernance de l’EPCC : adoption des statuts, composition du conseil d’administration et du conseil scientifique…

Cet EPCC devrait permettre d’offrir une plus grande dynamique au musée, tout en lui donnant les moyens de son développement. Elle répond aussi à une demande de Pierre Soulages lui-même qui entend donner toutes les chances au musée qui lui est dédié.

En attendant d’en savoir un peu plus sur le nouveau mode de fonctionnement du musée Soulages, rendez-vous à la prochaine exposition temporaire dédiée à Le Corbusier.

Plus d’information : Musée Soulages de Rodez I Fondation Le Corbusier


Projet d’aménagement de la RN88 / Rocade de Rodez

12 décembre 2017

Ce 11 décembre 2017, se tenait à Rodez l’une des deux réunions publiques dans le cadre de la concertation préalable à l’enquête d’utilité publique relative au dénivellement des ronds-points de la rocade de Rodez (RN 88). La réunion était organisée par la DREAL Occitanie en charge de la maîtrise d’oeuvre du dossier pour le compte de l’État.

L’étude en cours concerne la réalisation d’échangeurs autoroutiers sur les trois ronds-points de la rocade de Rodez (RN88) en vue de fluidifier le trafic aujourd’hui arrivé à saturation avec près de 35 000 véhicules/jours. Celui-ci devrait d’ailleurs augmenter de l’ordre de 10 % dans les 10 ans à venir.

D’où l’urgence à engager les travaux pour adapter le trafic de la rocade de Rodez, alors que la RN88, sera portée à 2 x 2 voies entre Toulouse et Rodez dès 2019. Tout en facilitant le trafic en transit, le projet vise d’abord à répondre aux exigences de l’agglomération de Rodez, aujourd’hui coupée en deux par la rocade, en facilitant la desserte de l’ensemble des quartiers, mais aussi en intégrant la nécessité de préserver les circulations douces et la qualité de vie des riverains.

En étroite collaboration avec les services de Rodez-agglomération et du Conseil départemental, le projet présenté par la DREAL tente de répondre à l’ensemble de ces exigences, tout en prenant en compte les contraintes liées à la localisation de la rocade (habitations proches, zone inondable, ruisseau de l’Auterne, ouvrages SNCF importants, …). Précision importante apportée par le cabinet spécialisé en charge des études de trafic : la circulation en transit ne représenterait à l’heure actuelle moins de 10 % de celui-ci, contre plus de 90 % pour la circulation locale.

La dénivellation des ronds-points de la rocade de Rodez

Les trois ronds-points concernés, sont ceux de Saint Félix, les Moutiers et Saint Marc.

  • Le rond-point de Saint Félix (échangeur vers RD 840 (Decazeville / Figeac / Brive) & RD 994 (Villeranche-de-Rouergue / Cahors / Montauban) :

Trois projets ont été présentés concernant l’aménagement de cet échangeur. Un seul semble aujourd’hui privilégié en raison des moindres contraintes au regard des autres projets. Il s’agit d’aménager la rocade en passage supérieur, au-dessus de l’actuel rond-point. Le trafic local continuant à ce faire via l’actuel rond-point, tout en permettant de se connecter directement à la rocade, sauf vers Albi où en raison de l’espace réduit, l’accès à la rocade se fera, soit via le rond-point de la Gineste qui reliera la rocade vers Albi, ou via l’échangeur des Moutiers.

  • Le rond-point des Moutiers (échangeur vers RD 901 (Marcillac-Vallon / Conques)

Compte-tenu des contraintes importantes liées au viaduc SNCF, un projet unique est proposé. Il consiste à faire passer la rocade au niveau actuel, avec réalisation d’un passage supérieur pour la desserte locale composé de deux petits ronds-points de chaque côté de la rocade pour les échanges avec entrées et sorties directes vers la rocade.

Le coût est estimé des deux échangeurs est estimé à 29 millions d’euros

  • Le rond-point de Saint Marc (échangeur vers RD 988-920 (Espalion / Aurillac / St Flour)

Parmi les trois projets, l’option privilégiée en raison des contraintes, consiste à faire passer la rocade au niveau actuel, avec un passage supérieur pour l’échangeur qui disposera de deux petits ronds-points à chacune des extrémités pour la desserte locale et la liaison vers la rocade.

Le coût prévisionnel de cet échangeur est estimé à 14 millions d’euros.

Chacun des trois échangeurs prendra en compte les contraintes liées à la proximité des habitations et la nécessité de faciliter la desserte locale. A cet effet, des murs anti-bruit seront dressés à proximité des habitations, notamment du côté de Saint Eloi. Par ailleurs, des passages sécurisés réservés aux piétons et cyclistes seront aménagées au niveau de chacun des échangeurs, de manière à faciliter et sécuriser les circulations douces.

Le calendrier et le coût des travaux

Pour des raisons de leur proximité, les travaux devraient débuter simultanément par les deux échangeurs de Saint Félix et des Moutiers. De par son ampleur, ce chantier qui devrait durer plus d’un an, et entraîner d’importantes perturbations au niveau du trafic routier.

Les travaux de l’échangeur de Saint Marc devraient être entrepris ultérieurement.

Compte-tenu du fait que l’enquête d’utilité publique n’interviendra pas avant 2019, les travaux ne devraient pas pouvoir débuter avant 2020 et pourraient durer 3 ans. Dans le meilleur des cas, on peut espérer une mise en service définitive des trois échangeurs de la rocade en 2022.

Le coût des travaux, selon l’option retenue, sont de l’ordre de 45 millions d’euros.

A ce jour, seuls 10 millions d’euros sont affectés à ce chantier dans le cadre du contrat de plan Etat-Région de 2015-2020. Ils vont permettre de lancer les études et d’engager les premiers travaux. Il reste toutefois à financer les 35 millions d’euros manquants à ce jour. Le financement devrait être assuré à hauteur de 50 % seulement par les services de l’État, maître d’oeuvre via la DREAL Occitanie. Les autres 50% seront à la charge de la région Occitanie, du Conseil départemental de l’Aveyron et de Rodez-Agglomération.

Quid du grand contournement de Rodez ?

Le vieux serpent de mer du grand contournement de Rodez n’a pas manqué de revenir sur le devant de la scène. A défaut d’avoir été porté en son temps, ce projet couteux ne semble plus aujourd’hui d’actualité pour diverses raisons.

Voilà prés de 10 ans qu’il n’a pas avancé d’un iota. Aujourd’hui, du fait du faible trafic de transit supporté par la rocade de Rodez (moins de 10%), son utilité ne semble pas se justifier notamment en raison de son coût élevé et du peu d’impact qu’il aurait sur le trafic de la rocade de Rodez.

Par ailleurs, au dire de certains, la pollution automobile notamment au niveau du CO2, du NOx et des particules fines aurait sensiblement baissé depuis les années 2006, notamment en raison des nouvelles normes anti-pollution euro6. On demande à voir !

Du coup, l’aménagement en boulevard urbain de la rocade entre les carrefours des Moutiers et celui de Saint Marc, devrait être transformé en autoroute urbaine avec une vitesse limitée à 90 km/h au lieu de 70 km/h.

L’aménagement de la RN88 entre Rodez et Séverac-le-Château ?

Nombre d’intervenants ont insisté sur la nécessité de poursuivre au plus vite l’aménagement de la RN88 à 2 x 2 voies entre Rodez et Séverac-le-Château (A75), soit 45 km pour un coût estimé à environ 300 millions d’euros.

Il va sans dire que l’arrivée prochaine de la RN 88 à 2 x 2 voies à Rodez va immanquablement densifier le trafic routier en direction de l’autoroute A75 et vice-versa ; ce qui ne va pas manquer de saturer cet axe déjà bien chargé et accidentogène.

Pour l’instant, à part le barreau de Saint Mayme, en cours d’aménagement par le Conseil départemental, reliant la rocade de Rodez au Causse-Comtal en contournant Sébazac-Concourés, les travaux ne semblent pas prêts de débuter.

On peut cependant espérer que cet important axe autoroutier national sera inscrit au prochain contrat de plan Etat-Région Occitanie pour 2020-2025. C’est ce qui peut être raisonnablement envisagé. Aux dires de la DREAL, des études sont actuellement en cours sur ce tronçon et les services de l’Etat envisagent à moyen terme la continuité de cet axe majeur pour l’Aveyron et la région nord de l’Occitanie.

Plus d’information sur la concertation en cours : Aménagement de la RN88 – Rocade de Rodez


Premier magistrat ou autocrate ?

8 décembre 2017

Communiqué :

C’est par un article dans la presse locale que les amateurs de ballon, qu’il soit rond ou ovale, ont appris que la municipalité de Rodez allait investir plusieurs millions d’euros dans la réalisation d’une nouvelle tribune au stade Paul Lignon. C’est par le même article que les conseillers municipaux de la ville l’ont appris. Pas seulement les élus d’opposition, mais même les élus de la majorité.

Pas même l’adjoint aux finances ? Pas même lui, puisque aucune commission « Affaires techniques et investissements » n’a évoqué cette réalisation.

Au moins en a-t-il discuté avec l’adjoint aux travaux ? Si seulement il y en avait un ! Pas d’adjoint aux travaux, pas d’adjoint aux sports…

Il y a quand même une ligne budgétaire prévue ? Non pas.

Autant dire que, contrairement aux affirmations de Monsieur le Maire de Rodez, les choses n’iront pas aussi vite qu’il l’a annoncé. Cinq millions d’euros pour la première tribune puis treize millions d’euros pour achever le complexe n’ont rien d’anodin et demandent études et concertations. « Ça peut aller très vite », « avant la fin de l’été prochain » telles sont les promesses de Monsieur le Maire !

Nous n’avons rien contre le football ou le rugby, bien au contraire. Nous estimons qu’il est important que la commune soutienne les clubs qui œuvrent tant pour la renommée de la ville que pour sa jeunesse. Mais cela ne doit pas être au prix du mensonge.

Rappelons que le maire d’une commune n’est pas un autocrate gérant la ville selon son bon vouloir, mais son premier magistrat qui doit inscrire son action dans le respect des règles et des lois.

A quand une gestion de la ville concertée pour les Ruthénois ?

Nathalie Auguy-Perie, conseillère municipale, Rodez