France : Le président Macron engage la réforme des aides sociales, tout en maintenant le cap du redressement de l’économie

18 juin 2018

Certains médias semblent accréditer l’opinion selon laquelle le président Emmanuel Macron et son gouvernement seraient engagés dans une politique en faveur des plus riches et au détriment des français les plus modestes. Si une telle affirmation est classique venant de l’opposition, on ne peut que s’étonner que des médias tentent ainsi de manipuler l’opinion.

Ce traitement de l’information est assez surprenant alors que ces mêmes médias ne manquent pas de complaisance à l’égard d’un certain M. Hollande qui a pourtant été le plus mauvais président de la 5ème République et qui porte de grandes responsabilités dans la situation difficile que connaît aujourd’hui la France. Ils oublient probablement les quelques 100 milliards du CICE (crédit impôt compétitivité) versé en pure perte aux entreprises et sans la moindre contre-partie pour les salariés.

On aimerait un peu plus d’objectivité de certains médias et moins de parti pris à l’encontre des réformes courageuses engagées en moins d’un an, après 5 années de gabegie, de laisser-aller et de non réforme. Manifestement, certains journalistes ont du mal à se départir de leur opinion personnelle pour faire leur métier.

Face aux échecs successifs des politiques de droite et de gauche des dernières décennies, ne serait-ce pas plutôt un signe encourageant de voir ce gouvernement s’emparer des dossiers les plus urgents et pour le moins délicats ? Ce sont pourtant ces mêmes médias qui avaient encensé M. Macron durant la campagne en lui ouvrant largement leurs colonnes à celui qui était alors considéré comme l’homme de la rupture avec les pratiques passées. Effectivement, la politique insufflée par le nouveau président constitue un véritable changement avec son prédécesseur qui a lamentablement échoué dans tous les domaines et qui recueillait moins de 10% d’opinions favorables à la fin de son mandat.

Manifestement, pour de nombreux médias, tous les moyens sont bons pour faire du buz quitte à sombrer dans la désinformation et entretenir ce populisme qui menace nos démocraties.

Conformément à ses engagements, force est de constater que le président Macron met en œuvre sa politique. Même si certaines mesures tendent à priori à favoriser une frange de la population dans un premier temps afin de redynamiser l’économie, les prochaines années devraient largement inverser cette tendance. Pour une fois qu’un président fait ce qu’il a dit et s’attaque aux vrais problèmes de ce pays pour redresser notre économie, nos finances publiques très dégradées et préserver notre système social, pourquoi faire la fine bouche ?

Un peu de patience pour juger de la pertinence économique et sociale du nouveau gouvernement

Inutile de revenir sur le constat concernant l’état de la France aujourd’hui. La plupart des gens sensés reconnaissent d’ailleurs que le diagnostic d’Emmanuel Macron est hélas le bon. Si la France ne met pas en œuvre une politique audacieuse et courageuse, le pays est condamné à brève échéance, tant au plan économique, budgétaire que social. Certains ont tendance à oublier la situation calamiteuse du pays et préfèrent faire le jeu du populisme et des extrêmes.

Que cela plaise ou non, la priorité doit être de rendre à l’économie française la compétitivité qui lui fait trop souvent défaut face à une concurrence mondiale qui s’accentue. Ce qui veut dire qu’il n’y a d’autres choix que de donner aux entreprises et leurs dirigeants les moyens de se développer et d’investir en France pour affronter cette concurrence. A défaut, ce sont les centaines de milliers d’emplois qui vont disparaître ! La politique suivie par le président de la République pour retrouver les voies de la croissance et de l’emploi est fidèle aux engagements pris et ne fait que s’inspirer de ce qui a fonctionné dans les autres pays. Tout le reste n’est que pure gesticulation médiatico-politicienne et conduit inéluctablement à la spirale du déclin.

Emmanuel Macron est convaincu que sans rétablissement durable de notre économie et l’engagement des réformes de fond nécessaires, la France ne pourra préserver son généreux système social hérité de l’après guerre. Dans ce contexte, accuser le président de favoriser les riches relève de la désinformation médiatique, à moins que certains journalistes ne se comportent en militant politique en privilégiant leur opinion et non l’information indépendante. Car chacun sait pertinemment que le caractère social ou non du programme de M. Macron ne pourra être mesuré qu’au terme de son mandat, lorsque l’ensemble de sa politique aura été mise en œuvre et non au bout d’une modeste année. Laissons-lui le temps d’agir et à sa politique de porter ses fruits avant de juger sur pièce, d’autant qu’il mène une politique totalement novatrice.

Face aux multiples pressions lui suggérant un rééquilibrage social de sa politique, devant le congrès de la Mutualité française ce 13 juin, le président Macron a confirmé la cohérence et le sens de son action depuis son élection, sans dévier d’un iota, rappelant qu’il s’agit de la seule politique possible pour préserver l’avenir du pays, ajoutant : « je n’ai pas l’impression que lorsque l’on redresse l’économie, on soit contre le modèle social. »

La France a le niveau de dépenses sociales le plus élevé du monde, avec un système complexe et peu efficace

La veille, dans un tweet vidéo diffusé par l’Elysée, il enfonçait le clou pour celles et ceux qui n’auraient pas compris le message : « On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif » Et de poursuivre : « …On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas. Les gens pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir… Il faut prévenir et responsabiliser… » Et de se féliciter que dorénavant : «…on a un fil conducteur ; avant c’était de la lasagne faite avec de la paella… » Effectivement qu’ont fait ses prédécesseurs ?

Dans son discours de la Mutualité, le président a été clair : « C’est une refondation radicale dont nous avons besoin. » Selon lui, le système de protection sociale français est un inefficace, coûteux et injuste. « Tous les jours, nombre de nos concitoyens constatent que l’universalité des droits est mitée d’exceptions, de disparités, d’impasses, de situations où les droits promis ne sont pas des droits réels… Nous consacrons toujours davantage de notre richesse à la protection sociale. »

Rappelons en effet le coût abyssal du système de protection sociale en France (31.60% du PIB en 2016, soit près de1/3) qui est, et de loin, le plus élevé des pays développés. Selon les données OCDE, ce taux n’est que de 28% en Italie, 27% en Suède, 25% en Allemagne, 23% au Japon, 22% aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, 19% au USA et 17% en Australie et au Canada… soit une moyenne OCDE de 21.10% du PIB. Ces pays sont-ils moins sociaux que la France ?

Dans ce contexte, le président de la République a affirmé vouloir bâtir un nouvel « Etat-Providence de la dignité et de l’émancipation par une révolution profonde qui donne aux français leurs droits. » Mais cette révolution devra se faire sans dépenses supplémentaires, rigueur budgétaire oblige car le pays doit par ailleurs réduire drastiquement ses dépenses publiques qui ont largement explosé sous le précédent quinquennat. Evitons les raccourcis faciles et pour le moins trompeurs : « Il ne faut pas considérer qu’il y aurait d’un côté ceux qui croient dans la transformation sociale et qui aligneraient les lignes de crédit et ceux qui n’y croient pas et qui seraient forcément pour réduire les dépenses sociales. Mauvaise nouvelle : les dépenses sociales, vous les payez, nous les payons »

Il ne suffit pas d’augmenter les dépenses pour être social. Le modèle social français doit être totalement repensé.

Les divers gouvernements français ont régulièrement et généreusement distribué des milliards d’euros, surtout à la veille des élections, sans pour autant que cela réduise la pauvreté. Encore faut-il avoir une réelle politique d’accompagnement qui vise les plus nécessiteux. A cet égard, les socialistes qui ont généreusement augmenté sans compter les dépenses sociales, sont en réalité très loin d’avoir été les plus efficaces au plan social. On en voit aujourd’hui le triste résultat.

Avec l’argent public, il est facile de se donner bonne conscience sur le dos des français qui ne cessent de payer toujours plus pour des aides sociales qui touchent de moins en moins les personnes qui sont réellement dans le besoin. Au fil des ans, certaines de ces aides sont en partie détournées de leur objet et tendent même parfois à profiter à des réseaux organisés pour capter les sommes leur profit.

Comme l’a justement rappelé récemment Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, si certaines destinations d’immigrations sont privilégiées, ce n’est pas par hasard. Les réseaux se livrent à un véritable « benchmarking » qui permet de classer les pays européens en fonction des aides sociales qui permettent aux migrants de faire leur choix. D’ailleurs, ces derniers se gardent bien d’aller en Chine, en Russie, aux USA, au Canada, en Australie et bien sûr en Afrique et au Moyen-Orient et on comprend pourquoi.

Raison de plus pour être plus sélectif et rigoureux dans l’attribution des aides sociales. Il suffit d’ouvrir un peu les yeux pour appréhender cette réalité que beaucoup se refusent à voir par naïveté et plus probablement par principe. Est-il acceptable que certains bénéficiaires d’aides sociales perçoivent plus qu’un salarié qui travaille durement toute la journée ?

Ce qui est sûr c’est que notre système d’aide sociale est trop coûteux, inefficace et ne bénéficie pas suffisamment aux français qui sont réellement dans le besoin. Il faut donc nécessairement simplifier le système d’aides sociales, le rendre plus lisible et transparente pour les allocataires mais aussi pour les contribuables en général. Ce qui implique également d’accentuer les contrôles pour s’assurer du bien fondé de leur versement et à défaut, réclamer les indus. Enfin, des économies très importantes doivent pouvoir être faites sur les frais de gestion de ces aides sociales.

La président de la République est parfaitement dans son rôle et les français ne peuvent qu’approuver la réforme courageuse de l’aide sociale qui doit bénéficier aux seules personnes réellement dans le besoin et à elles seules, plutôt que de continuer à jeter l’argent des français par les fenêtres pour se donner bonne conscience ! La générosité a ses limites : celle des contribuables et de l’efficacité réelle des aides.

Pus d’infos :  Le coût de l’aide sociale dans les pays de l’OCDE / L’IFRAP dénonce le surcoût de l’aide sociale

Publicités

France : Le gouvernement n’a d’autres choix que de réduire les dépenses publiques pour sortir le pays de l’impasse et préserver les acquis sociaux

11 juin 2018

Pendant de longues décennies, alors que nombre de pays du nord de l’Europe engageaient de profondes réformes destinées à réduire le coût de fonctionnement de l’Etat, la France comme à son habitude, dépensait sans compter. Aujourd’hui, chacun peut voir le résultat de cette politique désastreuse pour notre économie : manque de compétitivité de notre économie, forte augmentation du déficit du commerce extérieur, croissance faible, chômage parmi les plus élevés de l’UE, déficits publics non maîtrisés, explosion de la dette publique…

Pour des raisons purement électoralistes, à des degrés divers, les divers gouvernements de ce pays ont joué les cigales et dépensé sans compter en laissant croire aux français que le pays pourrait s’en sortir sans véritables réformes structurelles et réduction drastique de nos dépenses publiques. L’actuel gouvernement, face à la mauvaise situation des finances publiques laissée par ses prédécesseurs, est aujourd’hui au pied du mur.

Car il faut bien de reconnaître, n’en déplaise à certains, le nouveau gouvernement d’Edouard Philippe a dû faire face au lourd héritage des dernières années de gabegie socialiste qui n’ont fait qu’accentuer les choses. Et pour respecter ses engagements européens, les marges de manœuvres de la France étaient extrêmement réduites et il a fallu parer au plus urgent. Ce qui explique le timide redressement de nos finances publiques qui doit d’abord beaucoup à la croissance économique dans le reste du monde (et si peu à Hollande !) qu’à de réelles économies budgétaires. Il faudra du temps !

La France reste le mauvais élève de l’Union européenne en matière de dépenses publiques

Pour la France, c’est maintenant ou jamais ! Il lui faut mettre en œuvre un véritable programme d’économies budgétaires, comme s’y est engagé le président Emmanuel Macron. Pour autant, le chantier s’annonce délicat et devra être engagé sans aucun tabou et avec le seul objectif d’optimiser efficacement et durable les dépenses publiques, tant en veillant à maintenant un service public de qualité.

La France est en effet, et de loin, le pays européen où les dépenses publiques sont les plus élevées, atteignant 56.4% du PIB en 2016 (Sources OCDE). Malgré cela, les performances de la France et le fonctionnement des services publics laissent beaucoup à désirer et ne cessent de se dégrader alors que nos voisins européens ont généralement de biens meilleurs résultats pour un coût de fonctionnement bien moindre. Cherchez l’erreur !

Le poids des dépenses publiques sont en moyenne de 47.7% du PIB dans la zone euro contre 56.4% en France. A comparer à l’Italie (49.6%), l’Allemagne (43.6%), l’Espagne (42.4%) et le Royaume-Uni (41.1%).

Les dépenses publiques représentaient 1 257 milliards d’euros en 2016 en France, dont :

  • 45.7% au titre des dépenses sociales (hôpitaux, régimes sécurité sociale, régimes spéciaux, retraite, assurance-chômage…)
  • 34.8% au titre de l’Etat (Etat, services déconcentrés et organismes publics divers)
  • 19.5% au titre des collectivités locales (régions, départements, communautés, communes et organismes divers)

L’objectif du gouvernement est de réduire d’ici 2022 les dépenses publiques de l’ordre de 4 points, soit d’environ 30 milliards d’euros, pour les ramener à 52.4% du PIB et mettre fin au déficit budgétaire en revenant à un excédent de +0.3% et inverser durablement la courbe de la dette aujourd’hui à 97% du PIB.

Les pistes envisagées par le gouvernement français

Afin de bien identifier les économies à effectuer, deux méthodes ont été mises en place. D’une part, une mission d’experts intitulée « Comité d’action public 2022 – CAP 2022) qui a communiqué ses propositions au gouvernement courant mai et qui sont actuellement en cours de chiffrage ; d’autre part, les ministres ont fait part de leurs propositions de réformes visant à réduire le coût de fonctionnement de leurs services.

Parmi les nombreuses pistes évoquées, on peut citer :

  • Augmentation du temps de travail dans les collectivités qui est aujourd’hui sensiblement en dessous des 35 heures
  • Suppression de 120 000 fonctionnaires avec la création d’un plan de départs volontaires au sein de la fonction publique d’Etat
  • Revisiter de fond en comble les aides sociales, très coûteuses et souvent peu ou pas efficaces
  • Restreindre davantage les aides aux entreprises, y compris en réduisant les niches fiscales des taux de TVA réduits pour certaines activités
  • Restructurer l’audio-visuel public trop coûteux et peu en phase avec les exigences d’un service public de qualité
  • Restaurer les services de santé aujourd’hui fortement dégradés
  • Réformer les grands ministères où il existe de nombreux doublons, à commencer par les Finances

La France joue sa crédibilité et son avenir dans cette réforme

Cette grande réforme du secteur public « CAP 2022 » devrait être mise en œuvre à partir de 2019.

L’objectif avoué est d’améliorer l’efficacité de la dépense publique (un domaine où il y a beaucoup à faire) tout en permettant aux divers services de l’Etat d’être plus performants et davantage au service de nos concitoyens.

L’objectif de réduction des dépenses publiques de 4 points est jugé d’autant plus atteignable qu’au cours des dernières décennies, pas moins de 21 pays de l’UE y sont parvenus, dont la Suède, Le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas, notamment en période de croissance modérée. A noter que tous les pays de l’UE qui ont réduit fortement leurs dépenses publiques ont fait porter leurs ajustements principalement sur la masse salariale publique et sur les transferts sociaux.

Le FMI (Fonds monétaire international) ne s’y est pas trompé. Une fois n’est pas coutume, l’équipe d’économistes en charge du suivi de la France, vient de rendre son rapport et conclut : « Au cours de l’année écoulée (depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir), la France a accompli des progrès impressionnants »… et mieux que cela : « Etant donné le rythme ambitieux des réformes, la France est maintenant devenue un chef de file des réformes en Europe… ». Le FMI suggère néanmoins des évolutions : accroître la flexibilité des entreprises, revoir le niveau et le taux des allocations chômage, réduire davantage les restrictions et les obstacles à la concurrence dans les professions protégées, les prestations sociales pourraient être mieux ciblées sur ceux qui en ont besoin et être simplifiées…

Il n’y a aujourd’hui pas d’autre alternative pour la France, même si ces réformes ne sont pas du goût d’une majorité d’électeurs. Après tout, gouverner c’est prévoir et préparer l’avenir et non se soucier des prochaines échéances électorales.

Pour une fois, ce gouvernement semble déterminé à aller jusqu’au bout et conduire cette grande réforme au plus vite dans l’intérêt de tous les français, même si les fruits de cette politique ne se verront que dans quelques années. Patience ! L’avenir du pays est en jeu et plusieurs années seront nécessaires pour remettre le pays en ordre de marche.

Plus d’infos :

 


Le parc naturel régional de l’Aubrac enfin une réalité

4 juin 2018

Cette année, comme d’habitude autour du 25 mai, c’est déroulée la célèbre transhumance des troupeaux vers la montagne d’Aubrac ; le rendez-vous annuel de nombreux passionnés du massif de l’Aubrac venus des quatre coins de la région pour fêter cet évènement qui marque l’arrivée des beaux jours.

Par-delà la traditionnelle transhumance, le millésime 2018 marquera probablement pour longtemps le plateau de l’Aubrac car ce moment était attendu depuis de trop longues année. Le projet de Parc naturel régional (PNR) de l’Aubrac a enfin officiellement vu le jour le 23 mai 2018, date de publication par le Ministère de la transition écologique du décret (Journal officiel de la République française le 24 mai 2018), portant classement du nouveau Parc naturel régional de l’Aubrac.

Une grande victoire pour André Valadier, le porteur de ce projet, soutenu par les trois départements de l’Aubrac et deux régions. L’inauguration officielle du 53ème PNR de France a eu lieu le 26 mai en présence de nombreux élus des départements et régions concernées, au buron (mazuc) de Born au cœur de l’Aubrac lozérien.

Il s’agit du 7ème PNR de la région Occitanie et le 2ème sur les départements de l’Aveyron et de la Lozère avec le PNR des Grands Causses. D’une superficie de 2 207 km2, le nouveau PNR de l’Aubrac compte 36 326 habitants, soit environ 15 habitants au km2.

Le long combat d’André Valadier en faveur du PNR de l’Aubrac

Sans le combat acharné livré par le défenseur de l’Aubrac, André Valadier, le PNR n’aurait pu voir le jour. Plus de 12 ans ont été nécessaires avec la création du syndicat-mixte de préfiguration du Parc naturel régional l’Aubrac présidé par ce dernier, pour aboutir à sa création officielle. Les choses étaient d’autant plus compliquées que ce PNR s’étend sur 3 départements (Aveyron, Lozère et Cantal) et deux régions (Occitanie et Auvergne Rhônes-Alpes).

L’essentiel du mérite revient au seul André Valadier, le fondateur de la célèbre coopérative Jeune Montagne de Laguiole dans les années 1960, qui a su défendre et porter ce projet en fédérant 64 communes situées sur 3 départements, ainsi que les Conseil départementaux et régionaux concernés.

Cette ténacité et cette passion pour son pays d’Aubrac ont permis à André Valadier de mener ce vaste et noble projet à son terme, et ce, dans les meilleures conditions.

Le nouveau président du PNR de l’Aubrac, avec la modestie qui le caractérise, s’est contenté de déclarer : « C’était un chemin ardu mais je préfère les projets qui demandent des efforts. On ne se construit pas solidement avec une seule pierre. Nous sommes qualifiés, il faut maintenant qu’on joue la partie ». On reconnaît là le caractère bien trempé des gens de l’Aubrac qui rajoute : « Nous démontrons ainsi que l’économie et l’environnement peuvent cohabiter ». Il sait de quoi il parle lui qui a été éleveur de vaches d’Aubrac et chef d’entreprise à Jeune Montagne.

Une bien belle victoire pour André Valadier et tout l’Aubrac qu’il porte en lui. Sans cet homme d’exception, l’Aubrac ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Une nouvelle page passionnante s’ouvre pour l’Aubrac.

Laguiole se trouve ainsi confortée en tant que capitale de l’Aubrac avec son économie dynamique qui accompagne le tourisme : la fromagerie, la coutellerie et la gastronomie.

Plus d’information :

Projet PNR de l’Aubrac
La Maison de l’Aubrac