Rodez : le centre-ville saccagé à grands frais par les chantiers de la municipalité

29 octobre 2013

M. Teyssèdre, maire et président de l’agglomération du Grand Rodez, n’a de cesse de s’auto-congratuler pour les investissements réalisés ces dernières années en centre-ville : salle des fêtes, cinéma, place d’Armes…

Hormis le musée Soulages, œuvre des architectes catalans RCR Arquitectes dont le projet avait été adopté par la précédente équipe municipale qui apparaît comme un bâtiment extrêmement bien intégré dans la ville, tel n’est pas le cas des autres chantiers dont les projets initiaux avaient été considérablement modifiés par l’équipe actuelle.

Au final, cela donne la terrible impression que des constructions modernes, habituellement installées en périphérie, ont été purement et simplement transplantées en centre-ville, sans la moindre volonté d’intégration dans le centre ancien. Tel est le cas de la salle des fêtes, du cinéma et de la place d’Armes. Des choix très contestables qui viennent casser, pour ne pas dire détruire, la perspective de l’avenue Victor-Hugo et de la cathédrale qui constituent pourtant l’âme de la ville de Rodez.

Le dernier chantier, encore inachevé après plus de 6 mois de travaux et aussi le plus contestable, est celui de la place d’Armes. Lors de la campagne municipale de 2008, le maire de Rodez avait promis de « faire sauter » les pavés qui, à l’entendre, constituaient un frein à la circulation automobile. Le résultat est aujourd’hui désolant et va marquer durablement la ville pour longtemps.

Si personne ne contestait le fait que les pavés posés depuis plus de 30 ans avaient besoin d’être remis à niveau et alignés, rien ne justifiait leur remplacement pur et simple par des pavés de qualité médiocre et manifestement inadaptés au lieu, notamment au regard de leur couleur grise alors que la cathédrale est de couleur ocre, rougeâtre ou rosée selon la luminosité. Comment un tel choix de couleur a-t-il pu être fait ? Au vu de la qualité des pavés anciens (d’ailleurs, que sont-ils devenus ?) qui avaient l’avantage d’être parfaitement intégrés à la cathédrale, on mesure l’ampleur des dégâts irrémédiables et l’argent gaspillé en pure perte.

Au final, la nouvelle place d’Arme ressemble plus à un simple rond point asphalté et bétonné tout à fait ordinaire, digne d’une périphérie quelconque, qu’à la place centrale d’un centre-ville alors que nous sommes au pied de l’un des monuments historiques parmi les plus anciens de la ville. Si les automobilistes de passage peuvent apprécier la qualité du bitume et sa rapidité, les résidents et autres piétons ont eux quelques soucis à ce faire car rien n’a été fait pour faciliter et sécuriser leur circulation. Fait surprenant, alors que nous sommes au cœur de la ville, les passages piétons n’ont même pas été pavés pour bien marquer le fait que la priorité leur était donnée. Une fois encore, force est de constater que la municipalité n’avait aucunement réfléchit au projet avant d’engager les travaux !

C’est dire l’amateurisme des élus de Rodez dont la seule priorité était de contenter quelques automobilistes et satisfaire au plus vite un engagement de campagne avant les élections de 2014. Un point c’est tout.

Il aurait été beaucoup plus judicieux de se contenter de remettre à niveau les pavés existants qui avaient encore une durée de vie de plus de 50 ans, tout en économisant des sommes substantielles. Au final, cet aménagement inadapté et couteux (plus de 1.5 millions d’euros alors que la moitié aurait suffit), vient dégrader le principal site de la ville pourtant protégé par les Monuments historiques. Plutôt que de mettre en valeur le patrimoine exceptionnel de la ville que constitue la cathédrale, cet aménagement qui fait la part belle à l’automobile, contribue à dégrader l’aspect de la principale porte d’entrée dans le centre ancien que constitue la place d’Armes.

Il y a aussi ces abominables lampadaires, probablement parfaits pour la rocade mais inadaptés à l’éclairage à proximité d’un monument historique. Sans parler que l’hiver, la circulation des automobiles et plus encore des piétons, risque de se révéler pour le moins délicate, pour ne pas dire dangereuse. Lorsque l’on compare à ce qui a été fait ces dernières années autour de la cathédrale Sainte Cécile d’Albi (intégralité de la place pavée aux couleurs de la cathédrale, privilégiant la circulation piétonne et les commerces), on mesure un peu plus le terrible gâchis réalisé au prix fort par la municipalité de Rodez.

Il est vrai que le maire de Rodez n’a jamais caché qu’il ne connaissait rien à l’art et à la culture en général ! Les concepteurs du projet en ont probablement profité pour faire ce qu’ils voulaient, sans se soucier de la mise en valeur du patrimoine. Au vu du piètre résultat, on comprend mieux pourquoi la ville voisine d’Albi a pu entrer dans le club très fermé des villes inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, consacrant le patient travail du maire d’Albi, Philippe Bonnecarrère, qui a mis son énergie à mettre en valeur le patrimoine architectural de sa ville. La réussite d’Albi est exemplaire et les retombées économiques sont là. Hélas, ne s’improvise pas bâtisseur qui veut !

Rappelons au passage que la ville de Rodez, qui pensait probablement pouvoir imiter Albi et bénéficier de cette reconnaissance mondiale, a été sévèrement recalée dés le premier examen de son dossier en vue de postuler à la reconnaissance par l’Unesco. Après le massacre de la place d’Armes, ce n’est hélas pas demain la veille que Rodez pourra envisager de briguer un titre si envié.


Aveyron : Des élus demandent que la rocade de Rodez soit aménagée en boulevard urbain avec carrefours dénivelés

27 octobre 2013

Après 5 ans de silence radio des élus ruthénois concernant le contournement du Grand Rodez et la liaison de type autoroutier entre Rodez de Séverac-le-Château (A75), le serpent de mer refait surface à l’initiative de Jacques Molières, le président de la Chambre d’agriculture et de Jean-Claude Luche, le président du Conseil général.

Aussi bizarrement que cela puisse paraître, sur un dossier qui concerne avant tout Rodez, ce sont des élus extérieurs à la ville de Rodez et à l’agglomération qui montent au créneau pour demander l’engagement des travaux nécessaires  à la mise aux normes de la rocade de Rodez qui souffre d’encombrements quasi-permanents. Mais où sont donc passés les élus socialistes ruthénois sur un dossier majeur pour la ville et l’agglomération ? Une fois de plus, ils sont aux abonnés absents

Avec la mise en service progressive de la RN88 à 2 X 2 voies au sud de Rodez, en direction d’Albi (achèvement prévu en 2016), la situation devrait se dégrader davantage dans les années à venir et asphyxier progressivement l’agglomération du Grand Rodez. Une situation inacceptable à bien des égards.

Face à l’incapacité des élus de Rodez à porter ce dossier et aux perspectives catastrophiques liées à la saturation de cette épine dorsale majeure pour le développement économique de l’agglomération du Grand Rodez et de l’ensemble du département, le Conseil général a préféré prendre les devants et tirer le signal d’alarme. Il vient de soumettre à l’ensemble des élus concernés, une proposition visant à transformer la rocade actuelle en boulevard urbain, avec mise à 2 x 2 voies dans toute sa longueur, comprenant la réalisation de trois carrefours dénivelés pour fluidifier le trafic au niveau des giratoires de La Gineste, des Moutiers et de Saint Marc qui constituent actuellement les gros points noirs de la rocade de Rodez.

Même si la proposition reste très discrète sur le dossier du contournement du Grand Rodez (autres serpent de mer), lui aussi abandonné par les élus ruthénois depuis 2008, elle a le mérite de constituer une alternative aux problèmes d’engorgement de l’actuelle rocade. Les élus signataires du document sont, outre le président du conseil général sont Yves Censi, député de l’Aveyron et les trois présidents des chambres consulaires. En principe, les autres élus devraient se rallier à la proposition. Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées paraît moins convaincu par la démarche des élus aveyronnais car, pour lui, la priorité reste d’achever les travaux du côté des déviations d’Albi et de Baraqueville avant de passer aux étapes suivantes.

Le courrier des élus aveyronnais doit être transmis au préfet de région dans les prochains jours. Il s’agit d’un acte fondateur qui marque la volonté commune des élus de voir aboutir au plus vite l’aménagement de l’actuelle rocade de Rodez, selon les caractéristiques d’un boulevard urbain avec carrefours dénivelés sur l’ensemble de sa longueur. A défaut de mieux, dans l’immédiat, difficile de faire la fine bouche. Reste plus qu’à espérer que l’ensemble des élus du département se rallieront à la proposition !

Au demeurant, le coût des travaux d’aménagement des trois échangeurs (appelons les choses par leur nom), ne dépasserait pas 18 millions d’euros aux dires de Jean-Claude Luche ; ce qui paraît tout à fait raisonnable pour un tel chantier. Il ne reste plus à espérer que l’Etat mettra également la main à la poche pour soutenir les collectivités publiques afin que les travaux puissent démarrer au plus vite. Cette initiative politique sur ce dossier essentiel pour le développement de l’agglomération et du département est de bon augure pour la suite des travaux.

L’on ne peut que regretter que le grand contournement de Rodez soit aujourd’hui en sommeil, au grand désespoir des grands ruthénois qui risquent de voir leur agglomération définitivement coupée en deux par l’actuelle rocade, avec tous les effets nocifs que cela implique pour leur qualité de vie.

L’autre grand dossier routier concerne la mise à 2 x 2 voies de la RN88 entre Rodez et l’autoroute A75, à Séverac-le-Château. Alors que les acquisitions foncières ont été effectuées, il y a urgence à ce que l’Etat respecte ses engagements et démarre rapidement les travaux, quitte à mettre une nouvelle fois à contribution le département et la région qui semblent aujourd’hui prêts à investir dans ce vaste projet de désenclavement autoroutier stratégique pour Rodez et l’ensemble de l’Aveyron. Le coût de la mise aux normes autoroutières de la RN 88 entre Rodez et l’A75 serait d’un peu moins de 300 millions d’euros pour environ 42 kilomètres ; ce qui est peu de choses au regard du budget de l’Etat, même si les finances publiques ne sont pas au mieux. Mais ne s’agit-il pas d’un investissement d’avenir ?

La réalisation rapide de la continuité autoroutière entre Rodez et Séverac-le-Château, l’un des deux seuls axes routiers du département à la charge de l’Etat, doit rester la priorité des priorités pour mettre un terme à l’enclavement du département. Une fois de plus, on ne peut que regretter que les actuels élus ruthénois n’aient pas été en mesure de soutenir activement cc dossier, essentiel s’il en est, pour la préfecture aveyronnaise.


Aveyron : la mise à 2 x 2 voies de la RN88 entre Rodez et l’A75 / Séverac-le-Château au point mort du fait de l’absence de mobilisation des élus ruthénois (2)

23 octobre 2013

A fin 2016, le Grand Rodez devrait être enfin relié à Toulouse, la capitale régionale, via autoroute. Pour autant, le chantier de la RN 88 à 2 x 2 voies ne sera pas achevé, loin s’en faut.

Outre le tronçon de la RN88 compris entre Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) et l’A75 (Lozère), subsisteront en 2016 deux gros points noirs en Aveyron : le contournement de Rodez, dont plus personne ne parle et l’important tronçon de 42 km compris entre Rodez et l’A75 (Séverac-le-Château). Même si le financement de ce dernier tronçon est acté par le gouvernement, aucune date n’a été fixée pour l’engagement des travaux.

Du côté des actuels élus de Rodez et de l’agglomération du Grand Rodez, c’est le silence radio bien qu’il s’agisse d’un dossier majeur pour l’aménagement et le développement du Grand Rodez. En effet, à aucun moment depuis leur élection en 2008, les élus socialistes ne se sont intéressés à ce dossier, de prés ou de loin, alors que le désenclavement reste l’une des priorités pour la ville et le département.

Ceci est d‘autant plus surprenant que M. Teyssèdre, actuel maire de Rodez et président de la communauté d’agglomération du Grand Rodez, lors de la dernière campagne pour les élections municipales de 2008, n’avait eu de cesse d’accuser son prédécesseur de ne pas s’être suffisamment investi pour faire avancer le dossier de la RN88. Oubliant au passage que l’aménagement de la RN88 à 2X 2 voies doit beaucoup à l’action de Marc Censi qui était jusqu’en 2008, le président et l’animateur du syndicat mixte pour l’aménagement de l’axe Toulouse-Rodez-Le Puy-Lyon. Les élus de Rodez ont d’ailleurs déserté cette instance depuis lors !

Sur ce tronçon, les ruthénois ne voient toujours rien venir, et pour cause : sur ce dossier comme sur d’autres, les élus socialistes ne font strictement rien si ce n’est gesticuler de temps à autre. Le chantier de la RN88 et du grand contournement de Rodez ont purement et simplement été laissés à l’abandon. Il est vrai que le dossier est complexe et relève d’abord de la compétence de l’Etat. Pourtant, alors que le chef de l’Etat a été reçu en grande pompe à l’hôtel de Ville de Rodez récemment, ce sujet n’a même pas été évoqué par M. Teyssèdre.

Anne-Marie Escoffier, la ministre aveyronnaise déléguée à la décentralisation, par ailleurs conseiller général et ancienne sénatrice et préfète de l’Aveyron, ne fait pas mieux. Elle reste très discrète, pour ne pas dire muette, sur ce dossier qu’elle sait pourtant ô combien vital pour le département.

Contrairement à ce qu’avait promis M. Teyssèdre, alors que les élus socialistes ruthénois et aveyronnais sont aujourd’hui très proches, pour ne pas dire intimes du pouvoir parisien, force est de constater que rien n’a été fait pour engager le grand contournement ou la rocade de Rodez, pas plus qu’en faveur de la poursuite de l’aménagement à 2 X 2 voies de la RN88 entre Rodez et Séverac-le-Château. A quoi bon détenir tous les pouvoirs (locaux, régionaux et nationaux) si c’est pour ne rien faire ?

Avec Christian Teyssèdre, les ruthénois commencent à connaître la musique : de belles promesses mais strictement rien derrière. Que du vent alors que l’économie du Grand Rodez, par ces temps de crise, souffre énormément de son enclavement.  5 années de perdues qu’il sera difficile de rattraper !

Il ne reste plus qu’à espérer que les prochains élus de Rodez sauront prendre ce dossier à bras le corps, comme tous ceux restés en friche par la municipalité socialiste. Il y a urgence !


Tarn-Aveyron : la mise à 2 x 2 voies de la RN88 avance sur la section comprise entre le nord de Carmaux et le sud de Rodez (1)

22 octobre 2013

La mise à 2 x 2 voies de la célèbre RN88 avance et personne ne s’en plaindra, en Aveyron comme ailleurs.

C’est à l’initiative du gouvernement de François Fillon, en 2009, que l’Etat avait donné son feu vert à la poursuite de l’aménagement de la RN88 aux normes autoroutières entre la Croix de Mille (Carmaux) et Les Molinières (Calmont), aux portes de Rodez, sous réserve que les collectivités territoriales (région et départements) participent à hauteur de 46% à son financement.

Les travaux du 1er tronçon long de 21 km, entre La Croix de Mille (Tarn)  / La Mothe (Aveyron), avaient débuté fin 2010.

Depuis quelques jours, pour le plus grand plaisir des automobilistes reliant Albi et Rodez, la première section autoroutière longue de 7,5 km entre La Croix de Mille et Tanus (Viaduc du Viaur), comportant pas moins de 11 ouvrages d’art, a été ouverte à la circulation. Cette section a coûté 50 millions d’euros : 54 % à la charge de l’État, 23 % pour le conseil régional Midi-Pyrénées et autant pour le conseil général du Tarn.

A fin octobre, à l’exception de quelques travaux restant à réaliser sur la rocade d’Albi, la RN88 à 2 fois 2 voies est ainsi totalement aménagée entre Toulouse et le viaduc du Viaur, aux portes de l’Aveyron. Une bonne nouvelle pour les tarnais et les aveyronnais.

La seconde section en travaux, située entre le viaduc du Viaur et La Mothe, longue de 14 km, a pris pas mal de retard, notamment pour des raisons financières imputables à l’Etat. L’ensemble des ouvrages d’art et notamment les échangeurs de la Baraque de St Jean et de Naucelle sont aujourd’hui achevés. La mise en service de ce futur tronçon devrait pouvoir intervenir fin 2014. Elle permettra alors la continuité autoroutière jusqu’au sud de Baraqueville, à 20 km de Rodez.

Restera à réaliser l’aménagement à 2 x 2 voies de la RN88 entre La Mothe et Les Molinières (Calmont), aux portes de Rodez.

Les travaux de ce dernier tronçon de la RN88 au sud de Rodez, long de 14,3 km comprenant le contournement de Baraqueville pour l’ouest, devraient être engagés en fin d’année 2013. Initialement prévus pour se terminer en 2015, ils devraient vraisemblablement s’achever au mieux en 2016, si les financements de l’Etat sont au rendez-vous.

Sur un plan financier, le coût de l’ensemble du tronçon aveyronnais du Viaduc du Viaur aux Molinières, d’une longueur de 28.5 km s’établit à 225 millions d’euros, dont 122 millions à la charge de l’Etat, 53 millions à charge du conseil régional Midi-Pyrénées et 50 millions à la charge du conseil général de l’Aveyron.

A fin 2016, le Grand Rodez devrait être enfin relié à Toulouse, la capitale régionale, via une autoroute. Pour autant, le chantier de la RN 88 à 2 x 2 voies ne sera pas achevé, loin s’en faut. Reste en effet à aménager le contournement de Rodez et la liaison avec l’A75/Séverac-le-Château.  Un chantier majeur où les élus socialistes ruthénois ont pourtant été cruellement absents durant 5 ans.


Onet-le-Château : Les 13ème Rencontres de la dynamique économique en Aveyron présentent les défis du numérique

19 octobre 2013

Ce jeudi 17 octobre se sont déroulées à La Baleine à Onet-le-Château, les 13ème Rencontres de la dynamique économique en Aveyron consacrées au développement du numérique et au très haut débit.

Organisées par l’agence conseil PAC communication, dirigée par Pierre Censi, cette grande soirée qui rassemble annuellement le monde économique du département est aujourd’hui devenue incontournable. L’édition 2013 a accueilli plus de 350 acteurs de l’économie aveyronnaise pour évoquer le rôle de l’industrie numérique dans le développement économique du département, preuve s’il en est de l’importance du très haut débit comme moyen de désenclavement du département.

Tour à tour, les intervenants ont confirmé l’intérêt de développer le très haut débit sur l’ensemble du département, au travers des diverses technologies et notamment de la fibre optique et de la 4G.

Le président de la CCI de l’Aveyron Manuel Cantos a rappelé l’importance du développement du numérique pour soutenir l’économie départementale. Jean-Claude Luche, le président du Conseil général de l’Aveyron a assuré que le département s’engagera dés 2014 dans la fibre optique, même si le coût très élevé (370 millions d’euros), nécessitera un étalement de l’investissement dans la durée. Il souhaite que l’ensemble des intervenants travaillent ensemble pour faire avancer le projet, tout en sollicitant une forte intervention de l’Etat à hauteur de 50% dans le cadre de son plan national de développement de la fibre optique.

De son côté, Yves Censi, le député de la circonscription de Rodez s’est félicité de cette manifestation et a rappelé l’importance du développement du numérique dans le département.

Le maire d’Onet-le-Château, Fabrice Geniez s’est dit heureux de recevoir cette manifestation dans le ventre du nouveau théâtre de La Baleine. En tant que vice-président de l’agglomération du Grand Rodez, il a rappelé que le réseau en fibre optique de plus de 60 km était déjà exploité par Net Grand Rodez (groupe Altitude Infrastructures) à destination des professionnels. Il a également indiqué que le Grand Rodez avait récemment désigné l’opérateur Orange pour déployer un réseau en fibre optique sur l’ensemble de l’agglomération dans les 5 ans à venir, permettant un accès à très haut débit à l’ensemble des la population, qu’il s’agisse des professionnels ou des particuliers. Les travaux devaient débuter courant 2015.

Les nombreux intervenants techniques très qualifiés, qu’il s’agisse de Michel Dernis, le président d’ Atrium Data ; de Damien Lebret, chef de projet TIC au sein de Macéo Massif-Central ; de représentants d’opérateurs télécom tel Orange ou d’opérateurs d’opérateurs tels Altitude Infrastructures, chacun y est allé de sa démonstration pour conclure à la nécessité de développer au plus vite un véritable réseau très haut débit en fibre optique, source de développement économique et de désenclavement pour les professionnels comme pour les particuliers.

Le développement du très haut débit est d’autant plus nécessaire que les réseaux ADSL actuels sont techniquement saturés et dépassés avec des débits limités le plus souvent à moins de 10 Mbits (contre plus de 100 Mbits pour la fibre optique) et que les besoins des professionnels comme des particuliers nécessitent aujourd’hui des débits conséquents.

La technologie FTTH (déploiement de la fibre jusqu’à l’abonné) permettant des débits de 150 Mbits à 1 Gbit, est aujourd’hui la solution la plus pérenne pour développer les services de communication à très haut débit. Elle seule devrait permettre de faire face aux besoins actuels et futurs : accés ultra-rapide internet « triple-play », télévision HD et 3D, domotique, surveillance à distance, usage simultané de nombreuses source (TV, tablette, PC, portable…). Il a également été évoqué le fait qu’il serait souhaitable que le département de l’Aveyron puisse disposer dans le futur d’un data-center, même de petite taille, afin de dynamiser l’économie locale.

Quelques acteurs locaux ont fait part de leurs projet de développement liés au numérique, comme un projet de centre de télétravail CarlaTel porté par Alain Cézac un chef d’entreprise dynamique qui a récemment rénové le château de Taussac (Carladez) et souhaite en faire une tête de pont pour développer certains activités autour du numérique, et pourquoi pas un mini data-center ?

Du côté d’Arvieu (Lévezou), Vincent benoit, gérant de la Scoop Laëtis (entreprise de 12 personnes spécialisée dans la conception de sites web) a évoqué le dossier associatif des Loco-Motivés qui gravite autour du numérique. L’objectif étant de développer un outil pour promouvoir la vente de productions de qualité strictement locales, en livrant des paniers directement dans des points de vente situés aux quatre coins du Lévezou et bientôt à Rodez.

Cette soirée a confirmé que la révolution du numérique était en marche en Aveyron, comme ailleurs, pour favoriser le développement économique de nos territoires. Pour ce qui est du très haut débit mobile, si la 4G est arrivée à Rodez grâce à Bouygues-Télécom, Orange et SFR devraient débarquer à leur tour dans les prochains mois, concurrence obliqe ! Pour autant, la couverture 4G de l’ensemble du département risque de prendre de longues années encore.

Une 13ème Rencontres de la dynamique économique en Aveyron qui s’est terminée tardivement, preuve s’il en est que les organisateurs avaient visé juste en retenant le numérique comme thème de la soirée. Nul doute que les décideurs aveyronnais présents y ont trouvé des signes encourageants pour l’avenir du développement économique du département. Reste maintenant à engager au plus vite les lourds investissements dans la fibre optique.


Aveyron : la Ligue contre la violence routière poursuit son combat contre l’insécurité routière avec pour objectif zéro accident

16 octobre 2013

En cette semaine dédiée à la sécurité routière, aux côtés des partenaires habituels que sont la préfecture et le conseil général via le Comité sécurité routière, une fois de plus, la Ligue contre la violence routière de l’Aveyron présidée par Christiane Poinsot, a montré sa détermination à lutter contre les accidents de la route. Un combat de longue haleine mené en Aveyron depuis plus de 15 ans par sa présidente avec pour unique objectif : zéro accident.

Outre sa mission d’aiguillon auprès des autorités en charge des questions de sécurité routière, la Ligue contre la violence routière, en dépit de ses modestes moyens, est sur tous les fronts. Elle privilégie les actions de sensibilisation auprès des jeunes dans les écoles, collèges et lycées en vue de changer les comportements, mais aussi les actions de soutien aux victimes des accidents de la route.

Aujourd’hui, tant au plan national que départemental, grâce à l’action de la Ligue contre la violence routière, les pouvoirs-publics sous l’impulsion de Jacques Chirac, ont fini par prendre des mesures énergiques et efficaces qui ont conduit en quelques années à faire baisser considérablement le nombre de victimes d’accidents de la route de plus de 50%. En moins de 10 ans, la France est passée d’un peu plus de 8 000 morts à moins de 4 000 morts, avec autant moins de blessés graves. En Aveyron le nombre de morts est ainsi passé de l’ordre de 60 par an à 15 seulement en 2012. Un résultat très encourageant qui démontre au besoin, qu’avec des mesures courageuses assorties par une répression adaptée, il est possible de réduire considérablement le nombre de victimes sur les routes.

Mais le combat n’est jamais gagné et, à tout moment, un simple relâchement dans la réglementation et les contrôles suffit à voir le nombre de victimes remonter, comme ce fût le cas en 2011. En Aveyron, si l’année 2012 a connu le plus faible nombre de tués et d’accidentés, sans que l’on sache précisément pourquoi, le nombre de victimes et reparti très nettement à la hausse (30 morts au 15 octobre 2013). La preuve que tout relâchement, notamment une moindre présence des forces de police et de gendarmerie sur le terrain, est ressenti par un certain nombre d’automobilistes comme un encouragement au laisser-aller. Du coup, on reprend aussitôt les plus mauvaises habitudes.

Cette année, la Ligue contre la violence routière de l’Aveyron avait organisé une grande conférence autour des responsables départementaux de la sécurité routière et du journaliste Bertrand Parent, auteur d’un récent livre intitulé « Un jour sur la route j’ai tué un homme » dans lequel il relate l’accident qui a bouleversé sa vie pour toujours.

Ce livre témoignage rappelle le terrible gâchis humain que constitue la mortalité sur les routes, notamment pour les victimes et leur entourage bien sûr, mais aussi pour ceux qui sont les responsables de ces accidents. Dans ce livre où il revient sur ces horribles instants de son passé, il revient sur la fragilité de la vie : « Il suffit d’une imprudence, d’une petite infraction… Ce ne sont pas que les chauffards ou les alcooliques qui tuent sur les routes. Cela peut être chacun de nous ». Un livre courageux au l’auteur reconnaît sa responsabilité dans un accident et entend alerter les automobilistes sur les nombreux dangers qui les guettent dés qu’ils prennent le volant.

Les accidents de la route ne sont pas une fatalité, bien au contraire. Bertrand Parent parcourt régulièrement la France pour témoigner et animer nombre d’émissions consacrées à la sécurité routière. Aux côtés de la Ligue contre la violence routière, il milite pour la mise en œuvre d’une nouvelle politique de sécurité routière qui s’attaque pour de bon à ce fléau des accidents de la route afin d’atteindre d’ici 2020 l’objectif de moins de 2 000 morts par an et se rapprocher des pays de l’Europe du nord, les mieux placés en ce domaine. Et de rappeler qu’en moins de 10 ans, plus de 26 000 vies humaines (la population de la ville de Rodez) ont déjà été épargnées.

Parmi les mesures préconisées, outre le maintien des radars automatiques et le développement des radars embarqués encore trop peu nombreux à son goût, on peut citer : le bridage de la puissance des véhicules, l’installation de boites noires dans tous les véhicules, l’interdiction du kit téléphone main libre, l’installation de radars sur les feux tricolores les plus dangereux, l’abaissement de 10 km de la vitesse autorisée, le renforcement des contrôles… Il a aussi été précisé que prés de 75% des accidents étaient causés par des hommes qui ont trop souvent un comportement pour le moins irresponsable dés lors qu’ils se trouvent au volant de leur automobile.

Au total, plus de 500 personnes ont participé aux deux conférences organisées le 15 octobre à Rodez, dont de très nombreux jeunes et surtout jeunes filles. La preuve que la sécurité routière reste une préoccupation pour les jeunes et que la prévention demeure un élément important de la lutte contre les accidents de la route.

Un grand merci aux bénévoles de la Ligue contre la violence routière qui s’investissent au quotidien pour sauver un maximum de vies humaines sur nos routes. Sans eux, nous n’en serions pas là !

Pour plus d’information :

Ligue contre la violence routière de l’Aveyron
Présidente : Christiane Poinsot
1 rue du Gaz – BP93330
12033 RODEZ cedex 9
Tél : 05 65 42 21 63
http://www.violenceroutiere.org

Rodez : pourquoi Christian Teyssèdre ment quand il prétend que la taxe d’habitation a baissé depuis 2008

14 octobre 2013

Depuis l’arrivée de la gauche à la mairie de Rodez en 2008, les débats autour de l’augmentation de la taxe d’habitation ne cessent d’entretenir la controverse, alimentés par une certaine presse locale manifestement en mal d’information et, à priori, peu au fait des modalités de détermination des impôts locaux. A moins qu’il ne s’agisse ni plus ni moins d’une campagne de désinformation visant à entretenir le doute chez les électeurs ruthénois à l’approche des élections municipales.

Rappelons tout d’abord qu’en 2008, Christian Teyssèdre candidat socialiste à la mairie, s’était engagé à baisser la cotisation de taxe d’habitation de 1% par an, soit de 5% au terme de son mandat. C’était peu mais le mouvement s’inscrivait dans une baisse. D’ailleurs pour lui il n’y a pas l’ombre d’un doute, il n’hésite pas à clamer qu’il a baissé la taxe d’habitation à Rodez

La responsabilité des collectivités locales en matière de taxe d’habitation concerne le vote, d’une part, du taux d’imposition applicable à une année donnée et, d’autre part, des éventuels abattements qui peuvent venir atténuer la valeur locative foncière (abattement général à la base, abattement pour charges de famille, abattement pour handicapés). S’agissant de la valeur locative foncière déterminée à partir d’une base évaluée en 1970, elle n’est pas déterminée par la collectivité et elle actualisée annuelle par application d’un coefficient décidé par l’Etat. La commune n’a donc aucune compétence pour la fixation de la valeur locative, si ce n’est qu’elle peut l’atténuer ou non en votant tout ou partie des abattements précités et notamment l’abattement général à la base ; ces derniers venant diminuer la valeur locative imposable et par voie de conséquence, la cotisation due.

Tout le reste n’est que balivernes et enfumage. Petit tour d’horizon sur l’évolution des impôts locaux des particuliers à Rodez depuis 2001.

Le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties n’a effectivement pas évolué depuis au moins l’année 2001 ; celui-ci étant resté stable à 28.94% jusqu’en 2012.

Pour ce qui concerne l’autre grande taxe locale, la taxe d’habitation, son taux de d’imposition a été figé en 2001 à 18.13%. A partir de 2008, celui-ci a effectivement légèrement baissé à 17.95%, 17.77% en 2009, 17.59% en 2010, 17.41% en 2011 et 17.24% en 2012 suite à l’engagement pris par la municipalité de baisser le taux de 1% par an. Personne ne conteste cet état de fait sauf que, la municipalité socialiste n’est pas restée là et a décidé dés 2009 de réduire de taux maximum de l’abattement général à la base dont bénéficiaient tous les contribuables.

Ainsi, de manière tout à fait sournoise et sans modifier les taux d’imposition, l’abattement général à la base qui était de 15% depuis de longues années (soit le maximum autorisé), a subitement été réduit à 10%. Le tout sans aucune contrepartie équivalente. Ce qui revient à une augmentation de la cotisation de taxe d’habitation de 5% environ.

Seule petite contrepartie à la réduction de l’abattement général qui concernait l’ensemble des foyers avec ou sans enfants, l’augmentation de l’abattement pour personnes à charges de 20% à 25% qui concerne un nombre bien plus limité de foyers. Au final, sachant qu’à Rodez la population est plutôt âgée et majoritairement sans enfants à charge, cela a abouti à partir de l’année 2009, à une augmentation conséquente de la cotisation de taxe d’habitation pour la majorité des contribuables. Cette augmentation due à la baisse de l’abattement général à la base de 15% à 10% se retrouve tous les ans sur l’avis de taxe d’habitation.

Pour ces raisons, il y a bien eu augmentation de la taxe d’habitation à Rodez pour la majorité des contribuables.

Jusqu’en 2009, Rodez avait la particularité d’être l’une des rares villes à disposer d’un abattement à la base de 15%, qui bénéficiait à tous les contribuables et qui venait réduire sensiblement la valeur locative brute imposable du logement et par là-même, atténuer d’autant la cotisation. C’est pour cela que la comparaison des seuls taux d’imposition de la taxe d’habitation des communes de la strate n’a de réel sens que si l’on compare ce qui est comparable, c’est-à-dire le taux d’imposition diminué de l’éventuel taux d’abattement général à la base. Ainsi, en 2007, le taux réel de la taxe d’habitation à Rodez était d’environ 15.50% (18.13% – 15%) et non de 18.13%.

Lorsqu’il était dans l’opposition municipale jusqu’en 2008, M. Teyssèdre, passé maître dans l’art de manipuler les chiffres, n’hésitait pas à abuser de cet artifice pour clamer haut et fort que Rodez avait l’un des plus forts taux de taxe d’habitation de la strate, en comparant de manière éhontée le taux brut de la taxe d’habitation de Rodez, sans l’atténuer de l’abattement général à la base de 15% pratiqué. Une comparaison qu’il savait tout à fait fausse et qui a contribué à donner une image erronée du niveau de la taxe d’habitation à Rodez qui était pourtant en 2007, dans la stricte moyenne des villes comparables.

Même si cela déplait fortement à M. Teyssèdre et à ses amis, la décision prise par la municipalité de réduire l’abattement général à la base de 5% dés 2009 a mathématiquement conduit à une augmentation nette de la cotisation de taxe d’habitation de l’ordre de 4% par an (5% d’augmentation due à la réduction de l’abattement, moins 1% de baisse générale des taux).  Les contribuables ruthénois ne sont pas dupes de la tromperie grossière.

Au final, ce n’est donc pas une baisse, mais bel et bien une augmentation de la taxe d’habitation qu’ont du supporter une bonne part des contribuables ruthénois depuis 2009.

Voilà la stricte réalité sur l’augmentation de la taxe d’habitation à Rodez, augmentation totalement imputable à la majorité de gauche conduite par M. Teyssèdre. Affirmer le contraire relève du mensonge pur et simple.

Gageons que la nouvelle équipe municipale élue en 2014 reviendra à un langage de vérité qui manque tant à l’équipe municipale sortante.