Rodez : quand le candidat Teyssèdre utilise les réunions du conseil municipal pour faire sa propagande

31 janvier 2014

Il est de notoriété publique que Christian Teyssèdre, maire de Rodez, ne s’embarrasse guère de scrupules pour affirmer tout, n’importe quoi et éventuellement son contraire, avec un aplomb qui trop souvent, hélas ! abuse les ruthénois. L’un de ses proches révélait récemment que le maire répondait à qui osait lui en faire la remarque : « Plus c’est gros, mieux ça passe ». Surprenante philosophie qui a donné lieu à une étonnante illustration lors de la réunion du conseil municipal du vendredi 24 janvier.

A l’ordre dur jour de la séance: le débat d’orientation budgétaire.  Disons pour les non initiés qu’il s’agit de définir les conditions dans lesquelles sera élaboré le futur budget; autrement dit, les directives données aux services administratifs et comptables pour élaborer le budget de 2014. Premier sujet d’étonnement, le budget lui-même ne pourra donc être voté que fin février ou début mars… ou peut-être même après les élections. Alors que traditionnellement il est voté à Rodez en Décembre de l’année précédente.  Simple retard ou bien quelque chose à cacher ?

Revenons-en à la réunion publique avec tout d’abord la dette de la commune. Contraint de respecter un minimum de vérité comptable, le maire a annoncé un montant total de la dette de 26 millions d’euros, oubliant sciemment les six millions d’emprunt contractés pour construire le parc de stationnement du foirail, au prétexte qu’il s’agit d’un « budget annexe ». Annexe ou pas, ces six millions sont dus par la commune et seront remboursé par les contribuables et les usagers ruthénois! L’endettement consolidé au 31 décembre 2013 est donc de 32 millions d’euros. A comparer aux 20 millions d’euros du 31 décembre 2007, dernier exercice complet du mandat précédent. Une augmentation de 52%! Pour avoir entendu pendant toute la durée du mandat affirmer que la dette et les impôts de la commune avaient diminué, voilà un premier aveu qui doit laisser pantois tous les gogos qui ont cru à la parole du premier magistrat.

Le meilleur restait à venir. Le maire a affirmé ramener la dette à 20 millions d’euros dans le courant du seul exercice 2014. Il compte donc rembourser 12 millions d’euros en une seule année! Quand on sait que bon an mal an, la commune arrive à rembourser 2 millions d’euros on se demande bien comment elle pourra multiplier par six le rythme d’apurement de la dette. Le maire devrait se souvenir que « l’insincérité des chiffres » est une faute grave punie par la loi.

La dette que prétend laisser Christian Teyssèdre en fin 2014, n’est rien d’autre qu’une incantation qui en rappelle une autre, celle de l’inversion de la courbe du chômage. Certes il s’agit d’un autre sujet et d’une autre dimension mais la promesse socialiste des lendemains qui chantent applique ici et là les même méthodes. Pour l’immédiat les seuls chiffres crédibles sont, pour le chômage ceux publiés par l’INSEE en augmentation de 5.7% et pour la dette communales ceux du 31 décembre 2013, soit 32 millions d’euros. En augmentation de 52% par rapport à celle du 31 décembre 2007.


Rodez : à deux mois du 1er tour des élections municipales, Marion de Lapanouse démissionne de son poste de directrice générale des services

27 janvier 2014

Ambiance délétère à la mairie de Rodez en ce début 2014.

Marion de Lapanouse, directrice de cabinet du maire depuis juin 2012, a été nommée directrice générale des services de la ville le 1er janvier 2014, en remplacement de Jean-Paul Chincholle qui a fait valoir ses droits à la retraite en fin d’année.

Voici quelques semaines encore, cette dernière était accueillie en grande pompe par le maire lors de la cérémonie publique des vœux organisée par la municipalité. M. Teyssèdre avait alors fait l’éloge de cette dernière rappelant qu’elle était probablement la plus jeune directrice générale des services de France.

Mercredi 22 janvier dernier, le maire présidait la cérémonie des vœux aux personnels municipaux à l’Hôtel de Ville de Rodez. L’occasion pour lui, comme il l’avait fait lors de la cérémonie publique des vœux  quelques jours plus tôt, de faire l’autopromotion de son bilan à la tête de la mairie depuis 2008, se disant très content du travail effectué. Venant de lui, on n’en attendait pas moins. Une fois de plus le maire de Rodez utilise sa fonction pour faire campagne, alors que nous sommes en précampagne électorale et qu’il est lui-même candidat.

Ainsi va la vie démocratique ruthénoise depuis l’arrivée de M. Teyssèdre, l’actuel maire socialiste. Des pratiques effectivement fort peu orthodoxes et respectueuses à l’égard de ses opposants et de celles et ceux qui ne pensent pas comme lui. Que dire d’un élu de la République qui fait à ce point fi des règles démocratiques les plus élémentaires, en usant et abusant de tous les moyens possibles et imaginables pour imposer sa loi et neutraliser ceux qui se mettent en travers de sa route ? Des procédés pour le moins dictatoriaux que peu de personnes n’osent cependant dénoncer. Jusqu’à quand ?

Gageons que la campagne électorale qui démarre va permettre de faire apparaître le véritable visage de M. Teyssèdre et le bien triste bilan qui est le sien. A l’entendre, il est même certain d’être élu !

C’est lors de la cérémonie des vœux du maire aux personnels que Marion de Lapanouse a créé la surprise en annonçant la démission de son poste de directrice générale des services. Trois semaines après sa nomination, cette dernière a déclaré : « Ma conception de l’administration avec un grand A, ne correspond pas à celle en vigueur dans ces murs. C’est la mort dans l’âme que j’ai pris cette décision ». Elle a été chaleureusement et longuement applaudie par l’ensemble des personnels municipaux. A priori, cette décision était longuement murie et résultait d’une lente mais inexorable dégradation des relations entre cette dernière et le maire.

Cette démission en dit long sur le mode de gouvernance du maire, le fonctionnement des services et plus généralement l’ambiance délétère qui règne ces derniers mois à la mairie de Rodez. Au fils du temps et des confidences, on découvre l’ampleur du malaise qui règne au sein des personnels municipaux.

Lors du dernier conseil municipal, Bruno Bérardi, élu EELV de la majorité municipale avait eu le courage de mettre les pieds dans le plat, parlant de la souffrance de plus en plus grande des personnels municipaux. Ce qui avait manifestement indisposé le maire qui n’avait d’ailleurs pas daigné répondre. Il est hélas probable que cette démission surprise ne représente que la partie visible de l’iceberg. Le fonctionnement et la gouvernance à la mairie de Rodez n’ont semble-t-il plus grand-chose à voir avec les règles administratives habituellement en vigueur dans ce pays. Ce serait plutôt l’administration à la sauce Teyssèdre, ce qui n’a rien de très rassurant.

D’où la désespérance et la souffrance des personnels qui se trouvent contraints de voguer sur un bateau ivre, au milieu d’icebergs ! Il se murmure même ici et là que d’autres démissions pourraient suivre.

A deux mois des élections municipales, tout cela est du plus mauvais effet pour la ville de Rodez et en dit long sur l’état de déliquescence de la municipalité socialiste. C’est dire si le vent de révolte gronde contre Christian Teyssèdre, et pas que dans sa majorité !  D’où semble-t-il certaines difficultés qu’il éprouverait à boucler sa liste.

Les ruthénois vont-ils enfin ouvrir les yeux et renvoyer enfin M. Teyssèdre et son équipe à ses chères études ? Il est temps de tourner la page avant qu’il ne soit trop tard.


Rodez : une étrange séance du conseil municipal transformée en mascarade à des fins de propagande électorale (1)

25 janvier 2014

Ce vendredi 24 janvier 2014 se tenait à Rodez un Conseil municipal consacré au débat d’orientation budgétaire pour l’année 2014. Un prochain conseil municipal devrait être consacré au vote du budget primitif 2014.

Rappelons qu’en décembre dernier, le même conseil municipal avait adopté le principe d’un report après les élections municipales du vote du budget 2014. Finalement, le maire sortant s’est ravisé à l’idée que ses opposants puissent exploiter ce report inhabituel comme une opération de camouflage de la dégradation des finances locales. Plus probablement a-t-il vu là une nouvelle occasion de faire campagne et de défendre son bilan qu’il sait pertinemment peu glorieux.

Ce qui devait être un débat et donc un échange sur les grandes orientations de l’année 2014, n’a hélas constitué qu’une vaste mascarade.

On y a beaucoup parlé de politique nationale jusqu’à critiquer les présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy qui auraient laissé filer la dette et seraient responsables de la mauvaise situation des finances publiques de la France. Le problème avec les socialistes français, c’est que ce n’est jamais de leur faute, mais celle de la « méchante droite » ! Explication des plus militantes, mais bien éloignée de la réalité alors que nous avons  aujourd’hui avec François Hollande le plus mauvais président que la France ait connu mais aussi le plus nul et incapable, même s’il paraît fort habile à s’esquiver en douce de l’Elysée pour quelques escapades gourmandes en scooter ! Est-ce là un moyen efficace de s’attaquer aux graves problèmes de ce pays ?

Hélas, les élus socialistes ruthénois ne sont guère plus brillants !

Autosatisfaction, autopromotion et enfumage à tous les étages

Le débat d’orientation budgétaire 2014 (c’était le sujet) s’est poursuivi par un véritable bilan de la majorité municipale en utilisant tous les artifices possibles pour parvenir à l’enjoliver et ce, sans le moindre scrupule. A entendre les élus socialistes de Rodez, depuis 2008, et en dépit des dotations à la baisse de l’Etat, la situation financière de la ville est excellente, l’épargne de gestion au mieux et l’épargne nette maintenue….  Un vrai miracle qui n’engage que les naïfs. S’il n’est pas contestable que certaines choses ont été faites, au demeurant fort dispendieuses et parfois aussi inutiles que de mauvais goût, pas sûr que les ruthénois partagent cette vision pour le moins idyllique et trompeuse.

Mieux encore, alors que nous sommes en pleine campagne électorale, l’adjoint aux finances et le maire socialiste n’ont pas hésité à profiter du conseil municipal pour contester les déclarations d’un candidat à mairie de Rodez, qui affirme depuis plusieurs mois que depuis 2008, la dette de Rodez a augmenté de plus de 50% (à 30 millions d’euros) et la taxe d’habitation de 15%. Là aussi, les élus socialistes sont partis dans des explications alambiquées que laborieuses pour tenter d’affirmer le contraire. Pour nos socialistes ruthénois, la dette n’aurait quasiment pas augmenté en 6 ans et la taxe d’habitation aurait tout simplement baissé. A ce stade, point n’est besoin d’être un grand financier pour renifler l’arnaque ! Une de plus…

En effet, pour les ruthénois qui ont reçu leur avis de taxe d’habitation depuis 2009, la manipulation de M. Teyssèdre saute aux yeux. Pour ce qui est de la dette, il suffit de lire les documents de synthèse remis aux élus municipaux pour constater que la dette globale (budget principal + budgets annexes) au 31/12/2013 s’établit à 32 426 M€, soit +56% par rapport à 2007.

Pour seul débat d’orientation budgétaire pour 2014, les élus socialistes se sont contentés de citer quelques chiffres concernant l’année 2013 sans pour autant indiquer quelles pourraient être précisément les orientations pour 2014. A l’issue de la séance, le mystère est total. On n’en saura pas plus… sur le budget 2014. On peut donc s’attendre au pire lors de la prochaine séance.

Au final, cette réunion du conseil municipal n’a été qu’une vaste mascarade organisée par la majorité socialiste pour promouvoir son piètre bilan.

Les vérités qui dérangent le candidat Christian Teyssèdre

Concernant la dette, nul ne peut contester, ni son augmentation, ni son importance. Il suffit de comparer l’encours de celle-ci figurant au compte administratif de 2007 (dernière année de gestion de l’équipe précédente). La dette globale (budget principal et budgets annexes) s’élevait à 20 600 M€ alors que celle figurant au budget prévisionnel au 01/01/2014 telle que communiquée aux élus s’établit à 32 426 M€ (26 426 M€ pour le budget principal et 6 000 M€ pour le budget annexe « parcs de stationnements. Soit une augmentation de 12 000 M€, soit +56% en un seul mandat. Un bien piètre record que M. Teyssèdre ne veut pas assumer.

Pour la taxe d’habitation, si la municipalité socialiste a effectivement baissé le taux d’imposition de 1% par an entre 2008 et 2012, elle a surtout augmenté la valeur locative imposable en abaissant l’abattement général à la base de 5% par an à partir de 2009. Cet abattement concernant 100% foyers, et bien que l’abattement en faveur des foyers de 1 à 2 enfants ait été augmenté de 5% (11% des foyers), au final, cela s’est traduit par une hausse de la cotisation de taxe d’habitation de l’ordre 3% par an pour une bonne partie des contribuables (les autres étant soit exonérés, soit plafonnés). Au final, cette « manipulation » des abattements s’est traduite par une augmentation de la cotisation de taxe d’habitation de l’ordre de 15% entre 2009 et 2013. Les avis d’imposition en témoignent, notamment pour l’année 2009.

La réalité de cette augmentation n’a pas échappé aux ruthénois et contredit magistralement M. Teyssèdre qui persiste à nier cette évidence dont il n’ignore pourtant rien. Les électeurs n’auront aucune difficulté à démasquer le véritable menteur qui n’est pas à une manipulation prés.

 

A suivre : La neutralité qui s’impose en période préélectorale bafouée par les élus socialistes ruthénois


Quand la mondialisation financière favorise la fraude fiscale ou « la richesse cachée des nations »

22 janvier 2014

L’explosion de la dette des Etats et des collectivités pèse aujourd’hui lourdement sur le développement des nations et du monde en général.

Rodez n’y échappe pas. La campagne municipale ruthénoise étant lancée, nul doute que bon nombre de réunions, d’articles de presse, de joutes verbales, tourneront autour de la dette tant de la ville que de l’agglomération. Si l’on reprend les derniers chiffres parus dans la presse, il semblerait que les deux dettes cumulées seraient de l’ordre de 110 M€ à la fin 2013, soit 30 M€ pour la ville et 80 M€ pour l’agglomération. Ce qui fait de l’ordre de 2 500 euros par habitant ruthénois. Il est clair que la croissance de ces deux dettes, près de 100 % pour l’agglo et près de 50% pour la ville, sur ces six dernières années, ne pourra pas durablement garder ce rythme. Aussi convient-il d’enrayer ces dynamiques mortifères et l’objet de cet article est d’appeler à l’espérance et à la responsabilté y compris sur la fiscalité car se lève toujours une étoile même dans le ciel des déserts les plus froids.

D’une manière pragmatique l’urgence pour la ville et pour l’agglomération est de trouver un leader exemplaire, qui anime cette capitale du Sud du Massif central. Or pour  mettre cette espérance en perspective il n’est pas vain de mettre en avant les travaux de Gabriel Zucman, jeune chercheur français, qui vient de publier un livre sur l’argent dissimulé dans les paradis fiscaux intitulé « La Richesse cachée des Nations » en contre-point du livre d’Adam Smith du XVIII siècle.

Reprenons quelques chiffres de son étude : 5 800 milliards d’euros au bas mot, accumulés dans ces zones sur la planète, dont 350 milliards d’euros appartenant à des Français. De l’ordre de 20 milliards d’euros perdus par le fisc français. Gabriel Zucman se permet même de dire que si cet argent n’avait pas pu s’évader la dette de la France serait celle que nous avions avant la crise soit de l’ordre de 60 % du PIB du pays (95% aujourd’hui).

D’aucuns diront que tout ceci est bien beau mais que pouvons-nous y faire ? C’est ici qu’il faut agir, chacun à son niveau, pour développer la confiance et retrouver cette exemplarité que j’évoquais – Albert Schweitzer ne disait-il pas : « l’exemplarité n’est pas une façon d’influencer, c’est la seule »-. Pourquoi ne pas croire ce jeune chercheur lorsqu’il donne les moyens de conduire cette lutte en mettant en place un cadastre financier à l’image de ce qui a pu se faire au lendemain de la révolution française par l’élaboration du cadastre foncier afin que chacun participe à la fiscalité ?

Bien entendu d’autres conditions sont nécessaires et notamment des coalitions inter-pays pour metttre en place tant les dispositifs de contrainte que de contrôle. Tout est possible et il l’explique très bien mais il faut des hommes de vertu et de conviction (il est vrai que ce n’est pas le gouvernement actuel qui a engagé ce type de combat, reculant même  devant la taxe des gains intra-days il y a peu et préférant taxer le peuple et plus particulièrement les familles).

L’espérance est à notre porte et nous pouvons la saisir si chacun agit à sa hauteur et s’agissant de dette il convient en premier lieu de se rappeler les vieux préceptes aveyronnais si utiles dans la vie de tous les jours même s’ils peuvent apparaître simplistes : « on ne dépense que l’argent que l’on a». Ce qui éviterait toutes ces situations ubuesques et surtout de mettre demain nos enfants et petits-enfants dans des situations intenables.

Quelques mots de la revue de presse nationale et internationale vous situerons la valeur de ce livre :  « La Richesse cachée des Nations » , déjà traduit aux Etats-Unis et au Portugal, et vous donnerons des clés de compréhension.

“Ce petit livre vaut dix volumes de thèse sur la mondialisation financière” (La Croix), “Une remarquable enquête” (Le Nouvel Obs), “Un des livres les plus aboutis sur le sujet” (Le Monde), “Excellent” (Marianne), “Un livre passionnant” (Alternatives Economiques), “A lire absolument” (Libération) …

Revue de presse (en France) et à l’étranger :

  • France Info, L’invité de 19h15,  7 novembre 2013
  • France Inter, L’invité de 8h20, 11 novembre 2013
  • L’humanité, “Le coût exorbitant de l’évasion du capital”, 14 novembre 2013
  • Libération, “Seuls les petits comptes quittent la Suisse”, 15 novembre 2013
  • Le JDD, “De nouvelles recettes contre la fraude fiscale”, 17 novembre 2013
  • France 24, L’entretien, 18 novembre 2013
  • Challenges, “Un secret bien gardé”, 21 novembre 2013
  • Mediapart, “350 milliards d’euros français dans les paradis fiscaux”, 25 novembre 2013
  • La Croix, 26 novembre 2013
  • Marianne, “Sortons le délinquant luxembourgeois de l’Europe”, 30 nov. 2013
  • France 2, Journal de 20h, 5 décembre 2013
  • Les Echos, “Les paradis fiscaux sont l’enfer des Etats”, 6 décembre 2013

A l’étranger : L’Illustré, Le Temps, RTSLa Vanguardia, Il sole 24 ore

Une tribune libre de RodezNews


Aveyron : le Conseil général rejette le projet de découpage du gouvernement

20 janvier 2014

Comme de nombreux départements, depuis la publication du projet concernant le département de l’Aveyron mi-décembre, le Conseil général est vent débout contre le projet de redécoupage électoral concocté en catimini par les experts du gouvernement socialiste de M. Ayrault.

Une réforme très contestée par une large majorité des élus aveyronnais qui crient au « déni de démocratie »

Ce 17 janvier, le Conseil général de l’Aveyron avait convoqué une cession extraordinaire pour donner son avis sur le projet de redécoupage des cantons qui passeraient en Aveyron de 46 à 23 mais avec deux élus au lieu d’un seul jusqu’à aujourd’hui. Ce qui se traduirait par un bouleversement de la carte géographique départementale.

Les critères retenus par le gouvernement sont pour le moins opaques et n’ont laissé aucune place aux propositions des élus locaux qui n’ont même pas été consultés. Notamment pour les départements qui ne se situent pas dans la majorité socialiste comme en Aveyron. Ce qui a amené Jean-Claude Luche, le président du Conseil général à parler de « mépris à l’encontre des élus » ou de pratique de l’Etat « choquante et irrégulière ».  Le visage d’un Etat autoritaire et peu respectueux de la démocratie. Et si c’était le vrai visage du gouvernement socialiste.

Bien que le Conseil général ait déposé divers recours devant le tribunal administratif, le gouvernement n’a laissé aux élus que six semaines pour donner leur avis sur le redécoupage proposé, faute de quoi le projet serait considéré comme validé par ces derniers. Une réforme précipitée, menée sans aucune concertation et au pas de charge. Quel mépris pour la démocratie locale !

Les conseillers généraux aveyronnais rejettent très majoritairement le redécoupage proposé

Face à de nombreux élus venus des quatre coins du département, un débat animé s’est instauré dans l’hémicycle du Conseil général. Beaucoup d’élus ont regretté l’absence de la conseillère générale de Rignac, Mme Escoffier, ancienne sénatrice de l’Aveyron et actuelle ministre de la Décentralisation. Une absence jugée « choquante et inadmissible » de la part d’une ministre élue du département qui a elle-même participé à l’élaboration de la réforme. Manque de courage ?

Les élus de la majorité départementale, rejoint par certains élus de gauche, ont vivement critiqué la réforme et le ministre de l’Intérieur. Pour la plupart, cette réforme s’apparente à un charcutage électoral uniquement destiné à faire basculer le département à gauche lors des prochaines élections. Plus grave, elle va déstabiliser et fragiliser encore plus de nombreuses zones rurales qui vont se trouver un peu plus isolées et coupées de leurs territoires de vie ancestraux. En d’autre terme, cette réforme risque d’accélérer la mort des territoires ruraux les plus excentrés du département.

Au final, les conseillers généraux aveyronnais se sont prononcés largement contre le redécoupage électoral tel que proposé par le gouvernement par 32 voix dont 4 élus de gauche, 10 voix pour (les principaux élus socialistes) et quatre abstentions.

Bien que négatif, rappelons que l’avis du conseil général n’est que consultatif. Le gouvernement devrait donc imposer sa loi à moins que les très nombreux recours administratifs engagés par les Conseils généraux ne finissent par retarder la promulgation de la loi et empêchent l’entrée en vigueur de la réforme pour le scrutin prévu en 2015. Un enlisement qui pourrait différer de plusieurs années la réforme et la condamner purement et simplement. Un processus qui ne manquerait pas de satisfaire de nombreux élus locaux.

Une réforme électorale absurde ?

Le gouvernement socialiste a décidé d’enterrer la réforme électorale votée par le précédent gouvernement (probablement une fois encore pour des raisons purement idéologiques), qui prévoyait d’élire un conseiller départemental qui siégerait à la fois au département et à la région. Ce système avait le double avantage de ne pas toucher au découpage cantonal, tout en permettant de disposer d’un élu bien identifié des électeurs, siègant à la fois aux Conseils généraux et régionaux.

Autre avantage et non des moindre de la réforme Sarkozy, elle permettait de préparer en douceur la fusion indispensable des deux collectivités avec à terme la disparition du département, le tout sans toucher aux structures intercommunales existantes : communautés de communes et autres communautés d’agglomération que ne ménage pas le redécoupage actuel.

Une fois de plus, par idéologie, le gouvernement socialiste tente de faire passer en force une réforme absurde et totalement incohérente, avec un découpage strictement politique qui divise des collectivités liées depuis longtemps, tout en imposant à d’autres territoires, sans aucune synergie ou relation de proximité, à s’associer dans de vastes territoires sans âme. Tout ce charcutage pour quoi faire ? Strictement rien si ce n’est d’affaiblir un peu plus certains territoires ruraux déjà très fragiles et de rendre encore plus difficile une future fusion des départements et des régions.

L’absurdité de cette loi est à son comble quand on entend aujourd’hui certains membres du gouvernement socialiste parler de la suppression de certains départements ou de la redéfinition du périmètre des régions françaises. Pourquoi engager une réforme de la carte électorale concernant l’élection des représentants aux conseils généraux si on envisage par ailleurs une modification de certains départements ou régions ? Encore une incohérence de plus qui montre à quel point ce gouvernement ne sait pas où il va.

Le pilotage à vue et au gré des vents idéologiques de la France depuis 2012, risque de coûter très cher au pays et aux contribuables ! Tout cela pour çà ?


Rodez : Yves Censi présente sa liste et propose aux ruthénois un avenir raisonné pour la ville

12 janvier 2014

Vendredi 10 janvier, Yves Censi a présenté à la presse les grandes lignes du projet que portera son équipe aux prochaines élections municipales à Rodez.

Il s’est d’abord félicité d’avoir pu réaliser l’union la plus large des formations politiques de la droite (UMP), du centre (UDI) et des diverses formations telles le parti Chrétien démocrate ou Debout la République. La liste fait appel à l’expérience tout en laissant une grande place au renouvellement. Elle est largement ouverte sur la société civile avec des femmes et des hommes d’horizons très différents. Cette liste de 23 noms est volontairement non fermée ; l’intégralité de celle-ci sera publiée courant février. « Je suis très fier de cette liste de renouvellement avec des gens qui ont de vraies compétences et qui ont tous des engagements économiques ou associatifs » a déclaré Yves Censi.

Ce dernier souhaite mettre les valeurs au centre de la vie municipale et « rétablir l’image du 1er magistrat de la Rodez autour d’une valeur centrale qui est la vérité, loin de la propagande effrénée de l’équipe municipale actuelle ». Cela passe par « le rétablissement de la démocratie participative avec la réactivation des comités de quartier », quelque peu délaissés durant le mandat actuel, même si à l’approche des élections, la municipalité socialiste tente de donner l’illusion d’un embryon de fonctionnement.

Yves Censi a aussi insisté sur la nécessité de rétablir certains principes de gestion car « gérer une municipalité n’est pas un concours de dépenses. Se vanter de dépenser l’argent des ruthénois ne fait pas une politique ». Le niveau de la dette atteint par la ville et l’agglomération en 6 ans est très alarmant. Par rapport à l’année 2007, dernière année de gestion de l’équipe précédente, la dette de la ville a augmenté de prés de 50% et celle de l’agglomération du Grand Rodez de plus de 80%.

En dépit d’une situation financière très tendue, Yves Censi s’engage très clairement sur « la stabilité fiscale que nous tiendrons » grâce notamment à une gestion rigoureuse et des investissements faisant à la fois appel aux financements publics et privés. Ce à quoi s’est refusée l’actuelle municipalité et qui « aurait permis d’économiser plus de 10 millions d’euros au profit des contribuables ruthénois », évoquant la construction du multiplexe de cinéma et le parking du foirail. Rappelons que ces deux chantiers dont personne ne conteste la réalisation, ont coûté à eux seuls la bagatelle de 20 millions d’euros, entièrement financés par la ville de Rodez et ce, sans la moindre subvention ou financement de l’agglomération du Grand Rodez alors qu’il s’agit d’un équipement qui profite très largement à toute l’agglomération et bien au-delà.

A ce propos, Yves Censi n’a pas manqué de rappeler que si les importants travaux menés par la précédente municipalité avaient été financés exclusivement avec l’argent des ruthénois, Rodez serait aujourd’hui ruinée.

S’il est élu, il s’engage à restituer l’intégralité de l’indemnité de maire et réduire l’indemnité perçue par les adjoints de 10%. La somme sera annuellement réaffectée  à des œuvres sociales de la ville.

S’agissant de l’agglomération du Grand Rodez, il a regretté le mode de fonctionnement conflictuel du maire de Rodez et président de l’agglomération du Grand Rodez, qu’il s’agisse des autres maires de l’agglomération dont certains appartiennent à son propre camp politique, du Conseil général et même du Conseil régional. Les rapports parfois très tendus entre certains élus et les collectivités partenaires nuisent gravement au bon fonctionnement de l’agglomération et à son développement. Cette dernière doit pouvoir se développer et jouer pleinement son rôle de véritable capitale du sud Massif Central.

La priorité sera donnée à l’aménagement des chantiers importants pour la ville et laissés à l’abandon par l’équipe actuelle. Cela passe notamment par l’aménagement de Combarel, la requalification de la rue Béteille, l’aménagement de la place et du parking Foch aujourd’hui en très mauvais état, l’îlot Bonald, le campus universitaire à Burloup, sans oublier les complexes dossiers d’aménagement de la rocade, d’accès à la ville, du plan de déplacements urbains et du stationnement en général.

Yves Censi entend travailler pour Rodez sur la base d’un « avenir raisonné », fondé sur des priorités clairement identifiées. Trois grands axes de développements structurants seront développés : la santé en s’appuyant sur l’hôpital Jacques Puel, le pôle universitaire et la formation ainsi que le pôle culturel et touristique. Dans ce dernier domaine, le but avoué pour Rodez est de capter rapidement une partie des 11 millions de nuitées enregistrées annuellement sur le département, sachant que Rodez n’en reçoit actuellement qu’à peine 3%. Une belle marge de progression à exploiter.

Tout un programme qui devrait à terme permettre à Rodez de s’imposer comme la véritable capitale du sud Massif Central et aux ruthénois de profiter au mieux de leur ville et de la qualité de vie apportée par ces nouveaux  aménagements.

Voici la liste telle que publiée le 10 janvier, étant précisé que l’ordre repose sur un classement alphabétique qui ne préjuge en rien de ce qu’il sera réellement :

  • Yves Censi, député
  • Corinne Andrieu-Herrera, formatrice
  • Nathalie Auguy-Perié, enseignante et maire de Saint Côme d’Olt
  • Marie-Anne Vidal-Chancelier, directrice IME des Cardabelles
  • Delphine Desbois, agent ERDF
  • Marie-Claude Germane, artisan
  • Caroline Gil, libraire
  • Sophie Lucas, ingénieur agronome
  • Anne-Sophie Monestier, avocat et conseillère régionale
  • Isabelle Sudre, juriste et administratrice de la CAF
  • Régine Taussat, conseillère municipale d’opposition, ancien maire adjointe
  • Louis Videira, assistant d’éducation
  • Christian Verdier, chef d’entreprise
  • Claude Verdu, kinésithérapeute
  • Pierre-Marie Puech, chef d’établissement scolaire
  • Eric Mazetti, commerçant
  • Ulysse Lacombe, chef d’entreprise
  • Jacques Garric, retraité
  • Joseph Donore, inspecteur des finances publiques
  • Frédéric Domenge, secrétaire général adjoint d’une organisation professionnelle
  • Maximilien de Boussiers, étudiant
  • Claude Cros, cadre commercial retraité
  • Bruno Astoul, technicien de tourisme

Cette première liste devrait être complétée prochainement.


RN88 à 2 X 2 voies : La réunion du syndicat mixte pour la promotion de l’axe autoroutier Toulouse-Lyon s’est déroulée sans les élus du Grand Rodez – Le Conseil général de l’Aveyron lance sa pétition en faveur de l’aménagement de la RN88

10 janvier 2014

Le 19 décembre 2013, s’est déroulée à Paris la réunion des membres du syndicat mixte d’études et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon en vue de faire le point sur l’avancement de ce grand dossier d’aménagement du territoire entre les deux grandes métropoles françaises.

Le syndicat mixte d’étude et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon a été créé voici plusieurs décennies à l’initiative de Marc Censi, alors président du district du Grand Rodez, aujourd’hui devenu l’agglomération du Grand Rodez. Ce dernier en avait été le président jusqu’en 2008. Le syndicat est composé de 19 collectivités territoriales concernées présidé par Jean-Paul Pourquier, président du Conseil général de la Lozère. Il a pour objet de promouvoir l’aménagement autoroutier de la RN88 entre Toulouse et Lyon, en passant par Albi, Rodez, Mende, Le Puy-en-Velay et Saint Etienne.

Les élus du Grand Rodez aux abonnés absents

Même si les travaux d’aménagements de la RN88 avancent trop lentement de l’avis de tous, en ces temps de difficultés budgétaires, le syndicat mixte joue un rôle déterminant en mobilisant l’ensemble des élus concernés des villes, départements, régions et parlementaires autour de ce projet. Hélas, les actuels élus du Grand Rodez ne siègent plus dans cette instance depuis 2008, montrant ainsi leur total désintérêt pour ce dossier pourtant si important pour le développement de l’agglomération du Grand Rodez. Heureusement, certains élus aveyronnais participent régulièrement aux travaux du syndicat mixte, à commencer par Jean-Claude Luche, le président du Conseil général de l’Aveyron, ainsi qu’Yves Censi, député.

Cette absence répétée des élus ruthénois, à n’en pas douter, constitue un frein au développement de la RN88 et notamment pour ce qui concerne l’aménagement de la rocade de Rodez et le grand contournement. C’est pourtant là que réside le principal obstacle à la fluidité de la circulation pour accéder à la ville de Rodez mais aussi pour traverser l’agglomération. Une fois encore, contrairement à leurs engagements, sur cet aménagement important pour le développement de la ville, comme sur d’autres, les élus socialistes ruthénois sont aux abonnés absents.

Les conclusions de la réunion du syndicat mixte

La RN 88 traverse un vaste territoire mal desservi regroupant plus de 10 millions d’habitants des régions Rhône-Alpes, Auvergne, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, soit deux grandes métropoles régionales et 5 préfectures. En 2016, il ne restera guère plus que 160 kilomètres à aménager pour terminer ce grand axe routier, qui constituera à terme un axe européen de circulation majeur entre Séville et Varsovie, tout en permettant de soulager le couloir rhodanien aujourd’hui saturé. Pourtant, à l’exception des travaux en cours entre Carmaux et Baraqueville et sur la rocade du Puy-en-Velay, à l’inverse du gouvernement précédent, le gouvernement socialiste de M. Ayrault ne semble pas disposé à investir le moindre argent sur cet axe.

Laurent Vauquiez, député-maire du Puy en Velay a affirmé : « L’Axe Toulouse-Lyon est pour nos territoires un levier économique puissant et qu’il est urgent d’accélérer sa réalisation par la mise en concession des sections inachevées, puisque l’Etat n’investit plus dans les infrastructures d’avenir. » Plus généralement, les participants ont insisté sur la nécessité d’un consensus entre l’ensemble des acteurs pour faire avancer au plus vite le dossier.

Les élus aveyronnais présents ont abondé dans le sens des autres participants, même si le département de l’Aveyron n’a pas souhaité remettre en cause les DUP existantes et le principe de la gratuité de la RN88 dans la traversée du département. D’où la pétition mise en ligne par le Conseil général en ce sens. Yves Censi a indiqué de son côté, qu’à son avis, il était concevable de mobiliser des financements différenciés selon les segments de la RN88.

En conclusion, le président du syndicat mixte a déclaré : « L’aménagement de cet axe est un enjeu d’avenir pour les populations. Malgré les difficultés et la faiblesse de nos moyens, nous ne sommes pas résignés et nous poursuivons le combat. Il existe des solutions, dont la concession et le partenariat public-privé pour achever al réalisation de la RN88. »

La pétition pour la RN88 en ligne

Le Conseil général de l’Aveyron a lancé le 9 janvier 2014 sa pétition http://urgence.rn88.aveyron.fr/ pour une autoroute gratuite entre Toulouse et Séverac-le-Château (A75), y compris la rocade de Rodez. L’Aveyron a trop attendu ! Poursuivons les travaux de la RN 88 !

« L’état et la Région Midi Pyrénées refusent de débloquer les fonds nécessaires à l’achèvement de la mise en 2×2 voies de la RN 88 entre Rodez et Séverac-le-Château et de la rocade de Rodez. Si on en reste là, les travaux seront bloqués jusqu’en 2020 ! En signant cette pétition, vous vous associez au Conseil Général de l’Aveyron pour :

  • demander à l’Etat et à la Région Midi Pyrénées de financer la poursuite des aménagements en 2×2 voies gratuite de la RN 88 en Aveyron entre Rodez et Séverac-le-Château (A 75), rocade de Rodez comprise,
  • exiger la poursuite des travaux dès maintenant,
  • mettre fin à l’enclavement routier de l’Aveyron par la mise en 2×2 voies de cette route nationale vitale pour la sécurité des usagers, pour l’économie aveyronnaise, pour l’attractivité du département et pour la qualité de vie des Aveyronnais. »

Soutenez l’aménagement de la RN 88 à 2 X 2 voies en signant la pétition : http://urgence.rn88.aveyron.fr

Plus d’infos :