Rodez : quand le candidat Teyssèdre utilise les réunions du conseil municipal pour faire sa propagande

31 janvier 2014

Il est de notoriété publique que Christian Teyssèdre, maire de Rodez, ne s’embarrasse guère de scrupules pour affirmer tout, n’importe quoi et éventuellement son contraire, avec un aplomb qui trop souvent, hélas ! abuse les ruthénois. L’un de ses proches révélait récemment que le maire répondait à qui osait lui en faire la remarque : « Plus c’est gros, mieux ça passe ». Surprenante philosophie qui a donné lieu à une étonnante illustration lors de la réunion du conseil municipal du vendredi 24 janvier.

A l’ordre dur jour de la séance: le débat d’orientation budgétaire.  Disons pour les non initiés qu’il s’agit de définir les conditions dans lesquelles sera élaboré le futur budget; autrement dit, les directives données aux services administratifs et comptables pour élaborer le budget de 2014. Premier sujet d’étonnement, le budget lui-même ne pourra donc être voté que fin février ou début mars… ou peut-être même après les élections. Alors que traditionnellement il est voté à Rodez en Décembre de l’année précédente.  Simple retard ou bien quelque chose à cacher ?

Revenons-en à la réunion publique avec tout d’abord la dette de la commune. Contraint de respecter un minimum de vérité comptable, le maire a annoncé un montant total de la dette de 26 millions d’euros, oubliant sciemment les six millions d’emprunt contractés pour construire le parc de stationnement du foirail, au prétexte qu’il s’agit d’un « budget annexe ». Annexe ou pas, ces six millions sont dus par la commune et seront remboursé par les contribuables et les usagers ruthénois! L’endettement consolidé au 31 décembre 2013 est donc de 32 millions d’euros. A comparer aux 20 millions d’euros du 31 décembre 2007, dernier exercice complet du mandat précédent. Une augmentation de 52%! Pour avoir entendu pendant toute la durée du mandat affirmer que la dette et les impôts de la commune avaient diminué, voilà un premier aveu qui doit laisser pantois tous les gogos qui ont cru à la parole du premier magistrat.

Le meilleur restait à venir. Le maire a affirmé ramener la dette à 20 millions d’euros dans le courant du seul exercice 2014. Il compte donc rembourser 12 millions d’euros en une seule année! Quand on sait que bon an mal an, la commune arrive à rembourser 2 millions d’euros on se demande bien comment elle pourra multiplier par six le rythme d’apurement de la dette. Le maire devrait se souvenir que « l’insincérité des chiffres » est une faute grave punie par la loi.

La dette que prétend laisser Christian Teyssèdre en fin 2014, n’est rien d’autre qu’une incantation qui en rappelle une autre, celle de l’inversion de la courbe du chômage. Certes il s’agit d’un autre sujet et d’une autre dimension mais la promesse socialiste des lendemains qui chantent applique ici et là les même méthodes. Pour l’immédiat les seuls chiffres crédibles sont, pour le chômage ceux publiés par l’INSEE en augmentation de 5.7% et pour la dette communales ceux du 31 décembre 2013, soit 32 millions d’euros. En augmentation de 52% par rapport à celle du 31 décembre 2007.

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Rodez : à deux mois du 1er tour des élections municipales, Marion de Lapanouse démissionne de son poste de directrice générale des services

27 janvier 2014

Ambiance délétère à la mairie de Rodez en ce début 2014.

Marion de Lapanouse, directrice de cabinet du maire depuis juin 2012, a été nommée directrice générale des services de la ville le 1er janvier 2014, en remplacement de Jean-Paul Chincholle qui a fait valoir ses droits à la retraite en fin d’année.

Voici quelques semaines encore, cette dernière était accueillie en grande pompe par le maire lors de la cérémonie publique des vœux organisée par la municipalité. M. Teyssèdre avait alors fait l’éloge de cette dernière rappelant qu’elle était probablement la plus jeune directrice générale des services de France.

Mercredi 22 janvier dernier, le maire présidait la cérémonie des vœux aux personnels municipaux à l’Hôtel de Ville de Rodez. L’occasion pour lui, comme il l’avait fait lors de la cérémonie publique des vœux  quelques jours plus tôt, de faire l’autopromotion de son bilan à la tête de la mairie depuis 2008, se disant très content du travail effectué. Venant de lui, on n’en attendait pas moins. Une fois de plus le maire de Rodez utilise sa fonction pour faire campagne, alors que nous sommes en précampagne électorale et qu’il est lui-même candidat.

Ainsi va la vie démocratique ruthénoise depuis l’arrivée de M. Teyssèdre, l’actuel maire socialiste. Des pratiques effectivement fort peu orthodoxes et respectueuses à l’égard de ses opposants et de celles et ceux qui ne pensent pas comme lui. Que dire d’un élu de la République qui fait à ce point fi des règles démocratiques les plus élémentaires, en usant et abusant de tous les moyens possibles et imaginables pour imposer sa loi et neutraliser ceux qui se mettent en travers de sa route ? Des procédés pour le moins dictatoriaux que peu de personnes n’osent cependant dénoncer. Jusqu’à quand ?

Gageons que la campagne électorale qui démarre va permettre de faire apparaître le véritable visage de M. Teyssèdre et le bien triste bilan qui est le sien. A l’entendre, il est même certain d’être élu !

C’est lors de la cérémonie des vœux du maire aux personnels que Marion de Lapanouse a créé la surprise en annonçant la démission de son poste de directrice générale des services. Trois semaines après sa nomination, cette dernière a déclaré : « Ma conception de l’administration avec un grand A, ne correspond pas à celle en vigueur dans ces murs. C’est la mort dans l’âme que j’ai pris cette décision ». Elle a été chaleureusement et longuement applaudie par l’ensemble des personnels municipaux. A priori, cette décision était longuement murie et résultait d’une lente mais inexorable dégradation des relations entre cette dernière et le maire.

Cette démission en dit long sur le mode de gouvernance du maire, le fonctionnement des services et plus généralement l’ambiance délétère qui règne ces derniers mois à la mairie de Rodez. Au fils du temps et des confidences, on découvre l’ampleur du malaise qui règne au sein des personnels municipaux.

Lors du dernier conseil municipal, Bruno Bérardi, élu EELV de la majorité municipale avait eu le courage de mettre les pieds dans le plat, parlant de la souffrance de plus en plus grande des personnels municipaux. Ce qui avait manifestement indisposé le maire qui n’avait d’ailleurs pas daigné répondre. Il est hélas probable que cette démission surprise ne représente que la partie visible de l’iceberg. Le fonctionnement et la gouvernance à la mairie de Rodez n’ont semble-t-il plus grand-chose à voir avec les règles administratives habituellement en vigueur dans ce pays. Ce serait plutôt l’administration à la sauce Teyssèdre, ce qui n’a rien de très rassurant.

D’où la désespérance et la souffrance des personnels qui se trouvent contraints de voguer sur un bateau ivre, au milieu d’icebergs ! Il se murmure même ici et là que d’autres démissions pourraient suivre.

A deux mois des élections municipales, tout cela est du plus mauvais effet pour la ville de Rodez et en dit long sur l’état de déliquescence de la municipalité socialiste. C’est dire si le vent de révolte gronde contre Christian Teyssèdre, et pas que dans sa majorité !  D’où semble-t-il certaines difficultés qu’il éprouverait à boucler sa liste.

Les ruthénois vont-ils enfin ouvrir les yeux et renvoyer enfin M. Teyssèdre et son équipe à ses chères études ? Il est temps de tourner la page avant qu’il ne soit trop tard.


Quand la mondialisation financière favorise la fraude fiscale ou « la richesse cachée des nations »

22 janvier 2014

L’explosion de la dette des Etats et des collectivités pèse aujourd’hui lourdement sur le développement des nations et du monde en général.

Rodez n’y échappe pas. La campagne municipale ruthénoise étant lancée, nul doute que bon nombre de réunions, d’articles de presse, de joutes verbales, tourneront autour de la dette tant de la ville que de l’agglomération. Si l’on reprend les derniers chiffres parus dans la presse, il semblerait que les deux dettes cumulées seraient de l’ordre de 110 M€ à la fin 2013, soit 30 M€ pour la ville et 80 M€ pour l’agglomération. Ce qui fait de l’ordre de 2 500 euros par habitant ruthénois. Il est clair que la croissance de ces deux dettes, près de 100 % pour l’agglo et près de 50% pour la ville, sur ces six dernières années, ne pourra pas durablement garder ce rythme. Aussi convient-il d’enrayer ces dynamiques mortifères et l’objet de cet article est d’appeler à l’espérance et à la responsabilté y compris sur la fiscalité car se lève toujours une étoile même dans le ciel des déserts les plus froids.

D’une manière pragmatique l’urgence pour la ville et pour l’agglomération est de trouver un leader exemplaire, qui anime cette capitale du Sud du Massif central. Or pour  mettre cette espérance en perspective il n’est pas vain de mettre en avant les travaux de Gabriel Zucman, jeune chercheur français, qui vient de publier un livre sur l’argent dissimulé dans les paradis fiscaux intitulé « La Richesse cachée des Nations » en contre-point du livre d’Adam Smith du XVIII siècle.

Reprenons quelques chiffres de son étude : 5 800 milliards d’euros au bas mot, accumulés dans ces zones sur la planète, dont 350 milliards d’euros appartenant à des Français. De l’ordre de 20 milliards d’euros perdus par le fisc français. Gabriel Zucman se permet même de dire que si cet argent n’avait pas pu s’évader la dette de la France serait celle que nous avions avant la crise soit de l’ordre de 60 % du PIB du pays (95% aujourd’hui).

D’aucuns diront que tout ceci est bien beau mais que pouvons-nous y faire ? C’est ici qu’il faut agir, chacun à son niveau, pour développer la confiance et retrouver cette exemplarité que j’évoquais – Albert Schweitzer ne disait-il pas : « l’exemplarité n’est pas une façon d’influencer, c’est la seule »-. Pourquoi ne pas croire ce jeune chercheur lorsqu’il donne les moyens de conduire cette lutte en mettant en place un cadastre financier à l’image de ce qui a pu se faire au lendemain de la révolution française par l’élaboration du cadastre foncier afin que chacun participe à la fiscalité ?

Bien entendu d’autres conditions sont nécessaires et notamment des coalitions inter-pays pour metttre en place tant les dispositifs de contrainte que de contrôle. Tout est possible et il l’explique très bien mais il faut des hommes de vertu et de conviction (il est vrai que ce n’est pas le gouvernement actuel qui a engagé ce type de combat, reculant même  devant la taxe des gains intra-days il y a peu et préférant taxer le peuple et plus particulièrement les familles).

L’espérance est à notre porte et nous pouvons la saisir si chacun agit à sa hauteur et s’agissant de dette il convient en premier lieu de se rappeler les vieux préceptes aveyronnais si utiles dans la vie de tous les jours même s’ils peuvent apparaître simplistes : « on ne dépense que l’argent que l’on a». Ce qui éviterait toutes ces situations ubuesques et surtout de mettre demain nos enfants et petits-enfants dans des situations intenables.

Quelques mots de la revue de presse nationale et internationale vous situerons la valeur de ce livre :  « La Richesse cachée des Nations » , déjà traduit aux Etats-Unis et au Portugal, et vous donnerons des clés de compréhension.

“Ce petit livre vaut dix volumes de thèse sur la mondialisation financière” (La Croix), “Une remarquable enquête” (Le Nouvel Obs), “Un des livres les plus aboutis sur le sujet” (Le Monde), “Excellent” (Marianne), “Un livre passionnant” (Alternatives Economiques), “A lire absolument” (Libération) …

Revue de presse (en France) et à l’étranger :

  • France Info, L’invité de 19h15,  7 novembre 2013
  • France Inter, L’invité de 8h20, 11 novembre 2013
  • L’humanité, “Le coût exorbitant de l’évasion du capital”, 14 novembre 2013
  • Libération, “Seuls les petits comptes quittent la Suisse”, 15 novembre 2013
  • Le JDD, “De nouvelles recettes contre la fraude fiscale”, 17 novembre 2013
  • France 24, L’entretien, 18 novembre 2013
  • Challenges, “Un secret bien gardé”, 21 novembre 2013
  • Mediapart, “350 milliards d’euros français dans les paradis fiscaux”, 25 novembre 2013
  • La Croix, 26 novembre 2013
  • Marianne, “Sortons le délinquant luxembourgeois de l’Europe”, 30 nov. 2013
  • France 2, Journal de 20h, 5 décembre 2013
  • Les Echos, “Les paradis fiscaux sont l’enfer des Etats”, 6 décembre 2013

A l’étranger : L’Illustré, Le Temps, RTSLa Vanguardia, Il sole 24 ore

Une tribune libre de RodezNews


Aveyron : le Conseil général rejette le projet de découpage du gouvernement

20 janvier 2014

Comme de nombreux départements, depuis la publication du projet concernant le département de l’Aveyron mi-décembre, le Conseil général est vent débout contre le projet de redécoupage électoral concocté en catimini par les experts du gouvernement socialiste de M. Ayrault.

Une réforme très contestée par une large majorité des élus aveyronnais qui crient au « déni de démocratie »

Ce 17 janvier, le Conseil général de l’Aveyron avait convoqué une cession extraordinaire pour donner son avis sur le projet de redécoupage des cantons qui passeraient en Aveyron de 46 à 23 mais avec deux élus au lieu d’un seul jusqu’à aujourd’hui. Ce qui se traduirait par un bouleversement de la carte géographique départementale.

Les critères retenus par le gouvernement sont pour le moins opaques et n’ont laissé aucune place aux propositions des élus locaux qui n’ont même pas été consultés. Notamment pour les départements qui ne se situent pas dans la majorité socialiste comme en Aveyron. Ce qui a amené Jean-Claude Luche, le président du Conseil général à parler de « mépris à l’encontre des élus » ou de pratique de l’Etat « choquante et irrégulière ».  Le visage d’un Etat autoritaire et peu respectueux de la démocratie. Et si c’était le vrai visage du gouvernement socialiste.

Bien que le Conseil général ait déposé divers recours devant le tribunal administratif, le gouvernement n’a laissé aux élus que six semaines pour donner leur avis sur le redécoupage proposé, faute de quoi le projet serait considéré comme validé par ces derniers. Une réforme précipitée, menée sans aucune concertation et au pas de charge. Quel mépris pour la démocratie locale !

Les conseillers généraux aveyronnais rejettent très majoritairement le redécoupage proposé

Face à de nombreux élus venus des quatre coins du département, un débat animé s’est instauré dans l’hémicycle du Conseil général. Beaucoup d’élus ont regretté l’absence de la conseillère générale de Rignac, Mme Escoffier, ancienne sénatrice de l’Aveyron et actuelle ministre de la Décentralisation. Une absence jugée « choquante et inadmissible » de la part d’une ministre élue du département qui a elle-même participé à l’élaboration de la réforme. Manque de courage ?

Les élus de la majorité départementale, rejoint par certains élus de gauche, ont vivement critiqué la réforme et le ministre de l’Intérieur. Pour la plupart, cette réforme s’apparente à un charcutage électoral uniquement destiné à faire basculer le département à gauche lors des prochaines élections. Plus grave, elle va déstabiliser et fragiliser encore plus de nombreuses zones rurales qui vont se trouver un peu plus isolées et coupées de leurs territoires de vie ancestraux. En d’autre terme, cette réforme risque d’accélérer la mort des territoires ruraux les plus excentrés du département.

Au final, les conseillers généraux aveyronnais se sont prononcés largement contre le redécoupage électoral tel que proposé par le gouvernement par 32 voix dont 4 élus de gauche, 10 voix pour (les principaux élus socialistes) et quatre abstentions.

Bien que négatif, rappelons que l’avis du conseil général n’est que consultatif. Le gouvernement devrait donc imposer sa loi à moins que les très nombreux recours administratifs engagés par les Conseils généraux ne finissent par retarder la promulgation de la loi et empêchent l’entrée en vigueur de la réforme pour le scrutin prévu en 2015. Un enlisement qui pourrait différer de plusieurs années la réforme et la condamner purement et simplement. Un processus qui ne manquerait pas de satisfaire de nombreux élus locaux.

Une réforme électorale absurde ?

Le gouvernement socialiste a décidé d’enterrer la réforme électorale votée par le précédent gouvernement (probablement une fois encore pour des raisons purement idéologiques), qui prévoyait d’élire un conseiller départemental qui siégerait à la fois au département et à la région. Ce système avait le double avantage de ne pas toucher au découpage cantonal, tout en permettant de disposer d’un élu bien identifié des électeurs, siègant à la fois aux Conseils généraux et régionaux.

Autre avantage et non des moindre de la réforme Sarkozy, elle permettait de préparer en douceur la fusion indispensable des deux collectivités avec à terme la disparition du département, le tout sans toucher aux structures intercommunales existantes : communautés de communes et autres communautés d’agglomération que ne ménage pas le redécoupage actuel.

Une fois de plus, par idéologie, le gouvernement socialiste tente de faire passer en force une réforme absurde et totalement incohérente, avec un découpage strictement politique qui divise des collectivités liées depuis longtemps, tout en imposant à d’autres territoires, sans aucune synergie ou relation de proximité, à s’associer dans de vastes territoires sans âme. Tout ce charcutage pour quoi faire ? Strictement rien si ce n’est d’affaiblir un peu plus certains territoires ruraux déjà très fragiles et de rendre encore plus difficile une future fusion des départements et des régions.

L’absurdité de cette loi est à son comble quand on entend aujourd’hui certains membres du gouvernement socialiste parler de la suppression de certains départements ou de la redéfinition du périmètre des régions françaises. Pourquoi engager une réforme de la carte électorale concernant l’élection des représentants aux conseils généraux si on envisage par ailleurs une modification de certains départements ou régions ? Encore une incohérence de plus qui montre à quel point ce gouvernement ne sait pas où il va.

Le pilotage à vue et au gré des vents idéologiques de la France depuis 2012, risque de coûter très cher au pays et aux contribuables ! Tout cela pour çà ?


RN88 à 2 X 2 voies : La réunion du syndicat mixte pour la promotion de l’axe autoroutier Toulouse-Lyon s’est déroulée sans les élus du Grand Rodez – Le Conseil général de l’Aveyron lance sa pétition en faveur de l’aménagement de la RN88

10 janvier 2014

Le 19 décembre 2013, s’est déroulée à Paris la réunion des membres du syndicat mixte d’études et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon en vue de faire le point sur l’avancement de ce grand dossier d’aménagement du territoire entre les deux grandes métropoles françaises.

Le syndicat mixte d’étude et de promotion de l’axe Toulouse-Lyon a été créé voici plusieurs décennies à l’initiative de Marc Censi, alors président du district du Grand Rodez, aujourd’hui devenu l’agglomération du Grand Rodez. Ce dernier en avait été le président jusqu’en 2008. Le syndicat est composé de 19 collectivités territoriales concernées présidé par Jean-Paul Pourquier, président du Conseil général de la Lozère. Il a pour objet de promouvoir l’aménagement autoroutier de la RN88 entre Toulouse et Lyon, en passant par Albi, Rodez, Mende, Le Puy-en-Velay et Saint Etienne.

Les élus du Grand Rodez aux abonnés absents

Même si les travaux d’aménagements de la RN88 avancent trop lentement de l’avis de tous, en ces temps de difficultés budgétaires, le syndicat mixte joue un rôle déterminant en mobilisant l’ensemble des élus concernés des villes, départements, régions et parlementaires autour de ce projet. Hélas, les actuels élus du Grand Rodez ne siègent plus dans cette instance depuis 2008, montrant ainsi leur total désintérêt pour ce dossier pourtant si important pour le développement de l’agglomération du Grand Rodez. Heureusement, certains élus aveyronnais participent régulièrement aux travaux du syndicat mixte, à commencer par Jean-Claude Luche, le président du Conseil général de l’Aveyron, ainsi qu’Yves Censi, député.

Cette absence répétée des élus ruthénois, à n’en pas douter, constitue un frein au développement de la RN88 et notamment pour ce qui concerne l’aménagement de la rocade de Rodez et le grand contournement. C’est pourtant là que réside le principal obstacle à la fluidité de la circulation pour accéder à la ville de Rodez mais aussi pour traverser l’agglomération. Une fois encore, contrairement à leurs engagements, sur cet aménagement important pour le développement de la ville, comme sur d’autres, les élus socialistes ruthénois sont aux abonnés absents.

Les conclusions de la réunion du syndicat mixte

La RN 88 traverse un vaste territoire mal desservi regroupant plus de 10 millions d’habitants des régions Rhône-Alpes, Auvergne, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, soit deux grandes métropoles régionales et 5 préfectures. En 2016, il ne restera guère plus que 160 kilomètres à aménager pour terminer ce grand axe routier, qui constituera à terme un axe européen de circulation majeur entre Séville et Varsovie, tout en permettant de soulager le couloir rhodanien aujourd’hui saturé. Pourtant, à l’exception des travaux en cours entre Carmaux et Baraqueville et sur la rocade du Puy-en-Velay, à l’inverse du gouvernement précédent, le gouvernement socialiste de M. Ayrault ne semble pas disposé à investir le moindre argent sur cet axe.

Laurent Vauquiez, député-maire du Puy en Velay a affirmé : « L’Axe Toulouse-Lyon est pour nos territoires un levier économique puissant et qu’il est urgent d’accélérer sa réalisation par la mise en concession des sections inachevées, puisque l’Etat n’investit plus dans les infrastructures d’avenir. » Plus généralement, les participants ont insisté sur la nécessité d’un consensus entre l’ensemble des acteurs pour faire avancer au plus vite le dossier.

Les élus aveyronnais présents ont abondé dans le sens des autres participants, même si le département de l’Aveyron n’a pas souhaité remettre en cause les DUP existantes et le principe de la gratuité de la RN88 dans la traversée du département. D’où la pétition mise en ligne par le Conseil général en ce sens. Yves Censi a indiqué de son côté, qu’à son avis, il était concevable de mobiliser des financements différenciés selon les segments de la RN88.

En conclusion, le président du syndicat mixte a déclaré : « L’aménagement de cet axe est un enjeu d’avenir pour les populations. Malgré les difficultés et la faiblesse de nos moyens, nous ne sommes pas résignés et nous poursuivons le combat. Il existe des solutions, dont la concession et le partenariat public-privé pour achever al réalisation de la RN88. »

La pétition pour la RN88 en ligne

Le Conseil général de l’Aveyron a lancé le 9 janvier 2014 sa pétition http://urgence.rn88.aveyron.fr/ pour une autoroute gratuite entre Toulouse et Séverac-le-Château (A75), y compris la rocade de Rodez. L’Aveyron a trop attendu ! Poursuivons les travaux de la RN 88 !

« L’état et la Région Midi Pyrénées refusent de débloquer les fonds nécessaires à l’achèvement de la mise en 2×2 voies de la RN 88 entre Rodez et Séverac-le-Château et de la rocade de Rodez. Si on en reste là, les travaux seront bloqués jusqu’en 2020 ! En signant cette pétition, vous vous associez au Conseil Général de l’Aveyron pour :

  • demander à l’Etat et à la Région Midi Pyrénées de financer la poursuite des aménagements en 2×2 voies gratuite de la RN 88 en Aveyron entre Rodez et Séverac-le-Château (A 75), rocade de Rodez comprise,
  • exiger la poursuite des travaux dès maintenant,
  • mettre fin à l’enclavement routier de l’Aveyron par la mise en 2×2 voies de cette route nationale vitale pour la sécurité des usagers, pour l’économie aveyronnaise, pour l’attractivité du département et pour la qualité de vie des Aveyronnais. »

Soutenez l’aménagement de la RN 88 à 2 X 2 voies en signant la pétition : http://urgence.rn88.aveyron.fr

Plus d’infos :


Grand Rodez : Le président de l’agglomération en campagne lors du dernier conseil d’agglomération

8 janvier 2014

Ce mardi 07 janvier, se tenait un Conseil d’agglomération du Grand Rodez consacré principalement au débat d’orientation budgétaire pour 2014.

Il s’agissait du premier Conseil d’agglomération auquel participaient les 3 nouvelles communes ayant rejoint l’EPCI au 01/01/2014 : Baraqueville, Manhac et Camboulazet. A noter que cette dernière commune n’a pas voté de délibération en ce sens et a été rattachée d’office à la communauté d’agglomération du Grand Rodez (CAGR) par décision préfectorale. Dorénavant, la CAGR compte 11 communes et prés de 60 000 habitants. Les conseillers d’agglomération sont désormais au nombre de 51 dont 15 vice-présidents. Pas un de moins !

Un budget 2014 de transition

Au final, chacun l’a reconnu, le budget 2014 qui sera voté en février prochain ne devrait pas avoir de grandes ambitions, notamment en raison de l’année électorale, mais surtout pas nécessité de faire un pause, de digérer les investissements et tenter de stabiliser la dette qui a atteint un niveau dramatiquement élevé. La dette consolidée (budget principal + budgets annexes) qui était de 41 millions d’euros à fin 2007, a atteint 73 millions d’euros fin 2012 et devrait probablement atteindre les 80 millions d’euros au 31/12/2013, soit prés de 100% d’augmentation en 6 ans.

Le cadrage du budget 2014 reposera sur des principes visant à garantir les grands équilibres financiers de l’agglomération, à savoir notamment :

  • Maitriser l’évolution des dépenses de fonctionnement,  (n’est-ce pas là reconnaître qu’elles sont loin d’avoir été maitrisées !)
  • Contenir les investissements à moins de 10 millions d’euros,
  • Stabiliser et réduire la dette sur les exercices à venir, (ici aussi, on reconnaît enfin que la situation de la dette est explosive !)
  • Assurer la stabilité des impôts des ménages et des entreprises. (en espérant qu’il ne s’agit pas d’un simple vœu)

Des objectifs certes modestes mais ô combien réalistes au vu de la précarité de la situation financière de la CAGR, alors même que le dynamisme des recettes fiscales s’est considérablement estompé et que les dotations de l’Etat et autres taxes tendent à rester stables, voire à diminuer.

Le coup de gueule de M. Teyssèdre

Une fois de plus, la petite surprise est venue du président de l’agglomération Christian Teyssèdre. A peine la séance ouverte (on le sentait pour le moins irrité et remonté), il s’est étonné devant une salle accoutumée aux frasques du président, qu’un candidat à la mairie de Rodez (devinez ???) ait annoncé des chiffres complètement fantaisistes concernant l’évolution des frais de personnels de l’agglomération qui auraient augmenté de 45%. Selon lui, depuis 2008, ils auraient augmenté d’à peine plus de 10%. Et d’accuser son adversaire à la mairie de Rodez de mettre en cause le travail et le sérieux des personnels de l’agglomération ! Les grands maux habituels reviennent comme un refrain…

Au cas particulier, chacun l’a bien compris, s’il y a défaut de maitrise des dépenses, ce n’est certainement pas la faute aux personnels qui exécutent les consignes mais plutôt celle des élus et du président de l’agglomération, M. Teyssèdre en particulier. Pourquoi vouloir s’exonérer à tout prix des responsabilités qui sont les siennes ?

Aussitôt après avoir fait part publiquement de son indignation, M. Teyssèdre s’est rendu devant les journalistes présents pour leur présenter les « vrais chiffres » selon lui. La presse (ou plutôt une certaine presse) serait-elle devenue l’instrument de propagande du candidat Christian Teyssèdre et l’arbitre de la campagne électorale à venir ? Tout cela est quelque peu affligeant et en dit long sur les pratiques du maire de Rodez. Quelque peu irritée, Régine Taussat n’a pas manqué de relever que ces propos de campagne n’avaient rien à faire en ce lieu d’exercice de la démocratie locale.

Les chiffres qui n’ont pas fini d’irriter M. Teyssèdre

En réalité, chacun peut aisément vérifier que les comptes consolidés de la CAGR pour le dernier exercice clos le 31/12/2012, font apparaître des dépenses de fonctionnement de 44, 560 M€ contre 35,370 M€ en 2007, soit une augmentation de 25.64% en 5 ans seulement. S’agissant des frais de personnels, c’est encore plus significatif puisqu’ils ont augmenté de 47.08% entre 2007 et 2012, passant de 5,626 M€ à 8.275 M€.

Le chiffre avancé de 45% d’augmentation des frais de personnels entre 2007 et 2012 est donc conforme à la réalité des comptes publiés par la communauté d’agglomération

100 millions, 200 millions… Qui dit mieux ?

En conclusion du débat d’orientation budgétaire, Christian Teyssèdre a loué l’importance et la qualité des investissements réalisés depuis 2008 par l’agglomération en évaluant ces derniers à 200 millions d’euros. Pas moins !

Nombre d’élus ont parus surpris et perplexes mais n’ont pas osé demander plus de précisions ! Quels sont donc ces investissements colossaux en si peu de temps ? On cherche encore… Le musée Soulages : 28 millions, la tristement célèbre maison commune emploi-formation : 10 millions, les aménagements des zones industrielles 10 millions, la prison : 4 millions… On est bien loin des chiffres annoncés… Une fois encore le maire de Rodez balance des chiffres à tout va sans que personne ne bronche. Il est vrai que pour lui, plus c’est gros, plus çà passe.

La ville de Rodez votera-t-elle le budget primitif 2014 avant les élections ?

Lors de la dernière réunion du conseil municipal de Rodez, la majorité socialiste n’a pas voté de budget primitif pour 2014, comme il est de coutume, arguant du fait que la prochaine municipalité élue en mars serait mieux à même de le voter selon ses propres orientations. Beaucoup de ruthénois, et pas que des opposants, ont vu là une manière pour la municipalité socialiste de Rodez de cacher la réalité de la situation financière de la ville, et notamment l’importance de la dette. Un sujet qui risque fort de faire grand bruit durant la campagne électorale.

Aux dernières nouvelles, le maire de Rodez aurait revu sa position et envisagerait maintenant de convoquer un prochain conseil municipal en vue de voter le budget 2014  ! A moins de deux mois du premier tour de scrutin, voilà qui en dit long sur la fébrilité des élus socialistes de Rodez. Quoi qu’il en soit, nul doute qu’au final la dette consolidée au 31/12/2013 approchera les 30 millions d’euros, soit une augmentation de prés de 50% en 6 ans.

Vote du budget 2014 ou pas, contrairement à ce qu’il a toujours affirmé, il sera bien difficile à M. Teyssèdre de soutenir que la dette n’a pas augmenté sous son mandat.


Grand Rodez : Orange déploie la 4G

3 janvier 2014

Quelques mois après Bouygues-Télécom, Orange vient de déployer la 4G sur l’agglomération du Grand-Rodez. Le service est opérationnel depuis la fin de l’année 2013. Voilà qui permet à Rodez de pouvoir profiter du très haut débit mobile, au même titre que la plupart des principales villes du pays couvertes par la 4G.

Pour ce qui est des autres opérateurs, SFR devrait suivre dans les prochains mois. S’agissant de Free Mobile, l’opérateur se concentre dans la couverture de son propre réseau en 3G qui ne concerne actuellement que Rodez et quelques autres villes du département, réservant sa modeste couverture 4G aux grandes zones urbaines.

Pour le reste du département, situé en zone non dense, la couverture 4G devra probablement attendre de longues années, plus vraisemblablement bien au-delà de 2015. Rappelons que les obligations liées aux licences 4G délivrées aux opérateurs mobiles fixent un objectif de déploiement à 75% du territoire métropolitain en 2023 et 99.6% du territoire à 2027. A ce jour, à l’exception de Free Mobile en retrait, les opérateurs sont très en avance sur le calendrier de déploiement fixé.

Ainsi à fin 2013, Bouygues-Télécom dispose du réseau 4G le plus étendu avec prés de 65% du territoire couvert, soit environ 5 500 antennes. Ce rapide développement s’explique par la faculté que lui a accordée l’Arcep de convertir ses antennes 2G de 1800 Mhz inutilisées, en antennes 4G. Ce qui explique l’avance prise par rapport aux autres opérateurs. Pour ce qui est de la qualité de réception et de couverture, c’est un autre débat.

De son côté, Orange a mis les bouchées doubles en fin d’année 2013 avec prés de 4 500 antennes actives selon l’opérateur. SFR et Free Mobile seraient en retrait avec environ 2 000 antennes en service pour le premier et 1 200 pour le second.

Contrairement aux autres opérateurs, SFR dispose d’antennes sur la fréquence 800 MHz qui émettent plus loin que les autres, permettant d’avoir une meilleure couverture avec beaucoup moins d’antennes installées. Au final, si la couverture 4 G de Bouygues-Télécom est plus importante, de l’ordre de 65% du territoire à fin 2013 pour environ 1 400 villes, celle d’Orange et SFR seraient très proches, aux environs de 50% du territoire, soit prés de 1 200 villes couvertes.

Compte-tenu de la concurrence qui fait rage entre les opérateurs mobiles français, notamment suite à la décision prise en décembre 2013 par Free Mobile de casser le prix de ses forfaits 4G en les proposant au même prix que la 3G, les opérateurs traditionnels ont accéléré leur déploiement 4G qui devrait approcher les 75% du territoire en fin d’année 2014. Côté tarifs, les forfaits 4G devraient rester identiques à ceux de la 3G, notamment pour les opérateurs low-cost tels Sosh, Red de SFR ou B&You

La 4G permet notamment l’accés à internet à très haut débit en mobilité. Les débits maximum de la 4G varient généralement de 100 à 120 Mbits. En réalité, les débits réels disponibles sont sensiblement inférieurs de l’ordre de 40 à 60 Mbits, ce qui est déjà 4 à 5 fois plus important que ce que propose la généralité des connexions ADSL qui peinent habituellement à atteindre les 10 Mbits.

Pour les zones non denses, non encore couvertes à la 4G et en attendant la mutualisation des réseaux (cf négociation SFR/Bouygues-Télécom), il reste la bonne vielle 3G et ses évolutions récentes qui offrent un bon compromis permettant l’utilisation, dans de bonnes conditions, de la plupart des applications disponibles. En effet, la dernière génération 3G, dénommée DC- HSPA+ ou Dual Carrier, permet un débit maximum très honorable variant de 20 Mbits à 42 Mbits.

La couverture du département de l’Aveyron en 3 G+ (DC-HSPA+) par les réseaux Orange, Bouygues-Télécom et SFR est de l’ordre de 60% de la population avec un réseau concentré sur les principales zones urbaines (Grand Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Capdenac-Gare, Decazeville-Aubin, Saint Affrique et Espalion). La couverture par Free est en cours sur ces zones.  La technologie DC-H+ paraît ainsi un bon compromis en attendant l’arrivée de la 4G dans les zones rurales probablement vers 2018, puis la 5G à partir de 2021 qui devrait d’abord se concentrer sur les zones denses.

Comme toujours, pour bénéficier de la couverture DC-HSPA+ et 4G encore faut-il être équipé d’un smartphone compatible de dernière génération (moins d’un an en général). Quant au débit réel, que ce soit en 3G+ ou 4G, c’est un autre débat car il y a à priori de gros écarts entre les opérateurs sur une même région. A chacun de bien s’informer et de faire le bon choix !