France : La primaire de la droite et du centre pour la présidentielle 2017 en marche

27 septembre 2016

La Haute Autorité pour la Primaire de la droite et du centre a validé la semaine dernière la liste des candidats retenus pour participer à la compétition. Au final, après examen des divers parrainages nécessaires pour chaque candidat (20 parlementaires et 250 élus répartis sur au moins 30 départements ainsi que 2 500 adhérents.

Les candidats à la Primaire de la droite et du centre seront donc 7 au total : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Bruno Le Maire, François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé qui ont obtenu leurs parrainages ainsi que Jean-Frédéric Poisson, désigné de plein droit, en tant que président du parti chrétien-démocrate.

Au total, 85 % des députés et sénateurs Les Républicains et la moitié des parlementaires UDI ont parrainé un candidat à la primaire.

Au niveau des parrainages des parlementaires, Nicolas Sarkozy arrive en tête (103 soutiens), devant François Fillon (78), Alain Juppé  (72) Bruno Le Maire (34), Jean-François Copé (24) et Nathalie Kosciusko-Morizet (23). La répartition entre députés et sénateurs est très différente selon les candidats. Ainsi, Nicolas Sarkozy a ainsi reçu le soutien de 66 députés et seulement de 29 sénateurs ; à l’inverse, Alain Juppé a eu plus de succès chez les sénateurs (45) que chez les députés (23), tandis que François Fillon est a égalité (39 députés et 38 sénateurs). Quand à NKM, elle a davantage séduit les sénateurs (14 contre 9 députés), tandis que les députés donnaient l’avantage à Bruno Le Maire (20 contre 13 sénateurs) et Jean-François Copé (18 contre 5).

Selon une étude menée par le journal Le Figaro auprès des 353 parlementaires (304 Républicains, 39 UDI, 5 divers droite et 5 divers gauche) ayant parrainé l’un des 6 prétendants, il en ressort que seuls 23 députés Les Républicains sur un groupe de 198 membres n’ont signé pour aucun candidat alors que 23 sénateurs sont également dans ce cas sur un groupe de 147 membres seulement. Autant dire qu’ils ont beaucoup plus largement pris parti pour un candidat à la primaire. S’agissant de l’UDI qui a décidé de ne pas participer à la primaire, une majorité de ses parlementaires a parrainé un candidat : 16 députés sur 28 et 23 sénateurs sur 43.

La répartition des parlementaires ayant parrainé un candidat à la primaire

On retrouve des parrains dans la quasi-totalité des départements de la métropole avec au moins un parlementaire LR ou UDI, à une exception prés : l’Aveyron.

Pourtant, le département de l’Aveyron compte pas moins de quatre parlementaires de droite et du centre (deux députés LR et deux sénateurs LR et UDI). Il se distingue en n’ayant parrainé aucun candidat à la primaire. Ceci est d’autant plus surprenant que dans les deux tiers des départements métropolitains ayant une représentation de l’opposition, la totalité des parlementaires s’est engagée. Les parlementaires aveyronnais Les Républicains, dont certains sont déjà des anciens, se font ainsi remarquer par une neutralité pas très heureuse, ni guère courageuse. Ce qui en dit long sur l’engagement politique… En ces temps difficiles pour notre pays, ce non choix constitue une véritable erreur politique.

Sur un plan géographique, le record de parlementaires dans un même département est atteint par Nicolas Sarkozy dans les Alpes-Maritimes, avec 8 parrainages, soit les deux tiers des députés et sénateurs du département. Rappelons que le département comporte deux poids-lourds : Eric Ciotti le président du Conseil départemental et Christian Estrosi, président de la région PACA. Dans deux autres départements, le Rhône et son ancien «fief» des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy obtient 5 élus. Ce qui représente la moitié des élus des deux départements. Il devance également tous ses concurrents dans les départements de la Loire, l’Isère, l’Oise, le Var et Paris.

De son côté, Alain Juppé décroche la première place dans le Nord (6 parrainages contre 4 pour Sarkozy) et 3 parlementaires sur 4 dans son département de la Gironde ainsi qu’en Haute-Garonne. Alain Juppé obtient également des élus dans la Marne, terre d’élection de son bras droit Benoist Apparu, et dans plusieurs départements où certains élus sont réputés proches : la Charente-Maritime avec Dominique Bussereau, la Vienne avec Jean-Pierre Raffarin, le Bas-Rhin avec Fabienne Keller ou le Maine-et-Loire avec Christophe Béchu.

François Fillon obtient le soutien des trois parlementaires de son ancienne terre électorale de la Sarthe, mais aussi 4 des 5 parrainages vendéens, département de son ami Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, dans le Val d’Oise, chez Jérôme Chartier, le Loiret et le Doubs et le Rhône où il fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy. A noter que François Fillon est le candidat parrainé par des parlementaires du plus grand nombre de départements (47), devant Nicolas Sarkozy (45) et Alain Juppé (41). Bruno Le Maire est en tête dans l’Ain, dans l’Eure, l’Eure-et-Loir et surtout la Seine-et-Marne avec 4 parrainages. NKM a la plus forte proportion d’élus d’outre-mer ou représentant les Français établis hors de France.

Le calendrier de la primaire de la droite et du centre

Le 1er tour de la Primaire de la droite et du centre aura lieu le dimanche 20 novembre 2016 et le 2ème tour le dimanche 27 novembre 2016.

Le scrutin est ouvert à l’ensemble des électeurs français et aura lieu uniquement par bulletin papier (sauf certains Français de l’étranger) et sans procuration afin d’éviter les risques de fraude. Il se déroulera dans quelque 10.330 bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire. La liste définitive (la localisation des bureaux de vote et heures d’ouverture) sera publiée au plus tard le 30 septembre.

Les électeurs, obligatoirement être inscrits sur les listes électorales, devront signer « une charte de l’alternance » dans laquelle ils indiqueront « partager les valeurs de la droite républicaine et du centre » et s’engager pour « l’alternance afin de réussir le redressement de la France ». Il leur faudra aussi s’acquitter 2 euros par tour. Le coût de revient de la primaire a été budgété « entre 5 et 8 millions d’euros ». Ce coût sera autofinancé à partir d’une participation de l’ordre de 2 millions d’électeurs.

L’objectif affiché des organisateurs de la primaire de la droite et du centre est d’approcher une participation de l’ordre de 3 millions de personnes, ce qui serait un véritable succès.

La campagne officielle pour le primaire a débuté le 20 septembre. Avant le 1er tour du 20 novembre, trois grands débats publics de deux heures 30 minutes seront organisés entre les divers participants (15 mn chacun):

  • jeudi 13 octobre à 20 h 45 avec TF1, RTL, Public Sénat et LCI
  • jeudi 03 novembre à 20 h 45 avec BFMTV, iTélé et leurs partenaires
  • jeudi 17 novembre à 20 h 45 avec France2, Europe1 et leurs partenaires

En vue du 2ème tour fixé au 27 novembre, un face à face sera organisé entre les deux finalistes :

  • jeudi 24 novembre à 20 h 45 avec TFI, France2, France-Inter et Le Monde

Cette primaire permettra de désigner le candidat unique de la droite et du centre à l’élection présidentielle de 2017. Tous les candidats se sont en effet engagés à se ranger derrière le vainqueur et à le soutenir en vue de la victoire.

Plus d’informations : Primaire de la droite et du centre 2016

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MJC de Rodez : Le programme culturel de la saison 2016-2017

25 septembre 2016

Le programme de la saison culturelle 2016-2017 de la MJC de Rodez (septembre et octobre 2016) :

 

BIEN HOMME  MAL FEMME – Dimoné

Genre : Chanson

Vendredi 30 septembre 2016 à 20 h 30 – MJC de Rodez

Dimoné n’est pas de ces dociles caboteurs longeant le rivage. Il préfère mettre le cap au large, chercher les remous. Ce poète-cartographe sillonne d’impétueux courants intérieurs, vogue de rêves en fantasmes, essuie doutes et constats. Sa plume caresse l’homme « au plus prés de l’os », cisèle le verbe avec élégance, au gré des jeux de mots et doubles sens. D’une voix pénétrante à la fois grave et soyeuse, il distille une poésie sans fard, presque charnelle posée sur une pop mélodique.

 

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OKTOBRE – Florent Bergal – La Cie Oktobre

Genre : Cirque

Mardi 11 octobre 20 h 30 – MJC de Rodez

La table, toujours la table…

C’est Oktobre encore, toujours Oktobre. Il y a quatre personnages, la table et les trois autres. Sous forme de tableaux en solo, duos et trios, ils dessinent un univers sans notion de temps, sans une chronologie logique des faits, avec des personnages extravagants dans un monde de fantaisie noire, entre Alice au Pays des Merveilles et l’Enfer de Dante. La maladresse est la preuve de leur adaptation au temps réel et à la magie, celle de leur disponibilité au possible. Risque, virtuosité, torsion, vitesse sont les ingrédients pour affirmer cela… La douleur aussi… La douceur aussi. Le cirque n’est pas là pour illustrer, il est là pour exprimer.

 

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LADIES FIRST – Marion Muzac – Création 2016

Genre : Danse

Vendredi 21 octobre 2016 à 20 h 30

Voilà une histoire de femmes. De filles même, puisque les interprètes sont des jeunes filles de douze à vingt ans. Sous la houlette de la chorégraphe Marion Muzac, ces danseuses amateurs rendent hommage à quatre pionnières du siècle dernier : Loïe Fuller, Isadora Duncan, Ruth Saint Denis et Joséphine Baker. Le propos de Marion Muzac est clair : mettre les femmes en avant. Ne serait-ce que pour infléchir le déséquilibre hexagonal, où une majorité d’homme dirige la plupart des scènes nationales et des plateaux de cinéma. La réponse de la chorégraphe est à la mesure de l’enjeu.

Plusieurs groupes de jeunes filles venues des quatre coins de France ont suivi en parallèle des ateliers chorégraphiques consacrés à quatre « révolutionnaires » de l’histoire de la danse. A l’issue de ces séqnces, vingt interprètes ont constitué le groupe final qui reflète les multiples visages de l’adolescence d’aujourd’hui. En leur donnant la place sur le plateau, Marion Muzac n’entend pas gommer leurs personnalités. Elle souhaite au contraire valoriser leurs différences en confrontant leurs pratiques avec les grandes figures féminines du début du siècle dernier.

 

Pour plus d’informations : MJC de Rodez ou 05 65 67 01 13


Rodez agglomération : Le musée Soulages fête le 500 000 ème visiteur

18 septembre 2016

Le 16 septembre 2016, le musée Soulages à Rodez a reçu son 500 000 ème visiteur en provenance de Toulouse.

A cette occasion, la communauté d’agglomération de Rodez avait organisé une petite cérémonie pour marquer cet évènement. Depuis son ouverture au public en juin 2014, le musée Soulages connaît en effet une fréquentation soutenue que même les plus optimistes n’avaient pas espéré. Rappelons que la fréquentation attendue initialement variait de 60 000 à 80 000 visiteurs par an, soit plus de 3 fois moins qu’aujourd’hui.

A fin 2015, déjà plus de 350 000 visiteurs s’étaient rendus au musée Soulages. Pour la seule année 2016, à début septembre, celui a accueilli prés de 150 000 visiteurs. A elle seule, l’exposition temporaire Picasso qui se termine le 25 septembre devrait dépasser les 100 000 visiteurs, soit une fréquentation conforme aux attentes.

Plus de deux après son ouverture, le musée Soulages de Rodez confirme ainsi son succès et l’attractivité qu’il exerce dans le domaine des arts. Avec cette dernière exposition temporaire dédiée à Picasso, le musée s’est trouvé propulsé à la une de la presse culturelle nationale qui, peu à peu, découvre ce musée de province au cœur d’une petite ville moyenne. La qualité de ce musée dédiée à ce grand artiste international qu’est Pierre Soulages ainsi que son architecture esthétique et originale tout en acier Corten conçu par le cabinet catalan RCR Arquitectes, n’en finissent pas de surprendre agréablement les visiteurs.

La preuve que l’art et la culture ne se limitent pas à Paris et quelques grandes villes françaises ! Fort d’un succès qui ne devrait pas se démentir dans les années à venir, le musée Soulages devrait rapidement devenir une véritable locomotive pour l’envol du tourisme culturel à Rodez, en Aveyron et dans la région Occitanie, aux côtés des autres grands musées régionaux : Toulouse-Lautrec à Albi, Fabre à Montpellier, Les Abattoirs à Toulouse, Ingres à Montauban…

Rappelons que ce formidable pari et cette réussite, l’agglomération de Rodez le doit à son ancien maire et président, Marc Censi, qui pendant plus de 10 ans n’avait eu de cesse de préparer le terrain et convaincre l’artiste ruthénois lui-même qui, au départ, n’était guère favorable à un tel projet. A force de ténacité et de conviction, Pierre Soulages a fini par en accepter l’idée et fait une première donation à l’agglomération en 2005. Ensuite, le choix des architectes catalans RCR Arquitectes en février 2008 a marqué l’aboutissement du projet. Ces derniers ont travaillé en étroite collaboration et dans le respect de l’artiste ce qui a largement contribué à la réussite du projet.

De ce point de vue, l’aboutissement de ce projet visionnaire et porteur d’attractivité et de dynamisme, constituera à n’en pas douter un véritable tournant dans le développement de Rodez et du département de l’Aveyron. Ce défi considérable, Marc Censi l’a relevé.

Pour autant, il serait injuste d’ignorer l’important travail réalisé par son successeur Christian Teyssèdre pour mener le projet à son terme. Ce d’autant plus qu’à l’époque des élections municipales de 2008, une large majorité de ruthénois de gauche comme de droite, était hostile à la réalisation d’un tel musée, redoutant une dérive des coûts et une fréquentation insuffisante pour couvrir les coûts de fonctionnement. Le nouveau maire de Rodez a su surmonter cette opposition et imposer à sa manière la continuité du projet. Le musée Soulages revient de loin ! Pari tenu.

Même si on peut regretter l’insuffisance de certains aménagements et équipement connexes, non seulement le musée Soulages est aujourd’hui une réalité incontournable de Rodez, mais le budget a globalement été contenu sans subir de surcoût notable par rapport aux prévisions (environ 24 millions d’euros). Qui plus est, le budget alloué au fonctionnement des 3 musées ruthénois du dépendant aujourd’hui de Rodez agglomération (Soulages, Fenaille et Denys Puech), reste pour l’instant dans des proportions raisonnables et s’autofinance quasi-intégralement sur les recettes. Ce qui est plutôt rare de nos jours.

Il reste maintenant à consolider ce succès dans les années à venir et faire en sorte que l’accueil des visiteurs, généralement habitués aux grands musées nationaux et internationaux, soit à la hauteur des enjeux. Avec demain la probable création d’un grand hôtel aux normes internationales, grâce au musée Soulages, Rodez et l’Aveyron devraient à l’avenir pouvoir capter une clientèle touristique qui jusqu’alors échappait à notre département. Mille fois merci M. Soulages !