Rio 2012 : 20 ans après, un coup pour rien

28 juin 2012

C’est à Rio de Janeiro, l’ancienne capitale du Brésil, que s’est tenu fin juin 2012 un nouveau sommet de la Terre « RIO + 20 » pour célébrer le 20ème anniversaire du 1er Sommet du Développement Durable de la planète de 1992.

Vingt ans après les promesses et les espoirs suscités par le premier sommet de la Terre, nous avons assisté à un nouvel échec. Ce n’est pas l’enthousiasme et la détermination à relever le plus grand défi de l’histoire que nous avons vus, bien au contraire. Une fois de plus, la communauté internationale, y compris l’Europe et la France de François Hollande, se sont contentée du plus petit dénominateur commun. Oublié l’Organisation mondiale de l’environnement et les engagements chiffrés.

La déclaration de Rio + 20, ce n’est en définitive qu’un triste papier sans ambition signant le triomphe d’une époque : celle du consensus mou cher à certains, y compris en France. Les engagements ont été réduits au rang de promesse vague et sans aucun lendemain. Après l’échec du sommet sur le climat de Copenhague en décembre 2009, Rio +  20 sonne le glas des grands-messes internationales. Celles-ci ne sont finalement  rien d’autre qu’un théâtre couteux pour amuser les peuples. L’avenir de l’humanité est bien sombre.

La régulation internationale des crises – financière, climatique, alimentaire – demeure aux abonnés absents, tout simplement parce qu’une partie du monde refuse de remettre en cause ses pratiques et rejette toute idée de régulation au nom de la protection des libertés et de l’indépendante de chacun. Une absurdité qui risque de coûter très cher à l’humanité toute entière.

Ce Rio + 20 n’aura donc pas servi à grand-chose. Et dire qu’en France, il n’y a pas si longtemps, notamment à l’issue du sommet de Copenhague en 2009, certains élus de gauche n’hésitaient pas à critiquer l’inaction du gouvernement français ! 3 ans plus tard alors que les écologistes font partie de la coalition de gauche au pouvoir en France, alors que le sommet de Rio 2012 est un échec total, on n’a pas entendu grand monde à gauche pour s’en émouvoir et le regretter.

« Il est temps d’exploser Les Verts qui ont tué l’écologie » a déclaré récemment Gabriel Cohn-Bendit à Atlantico. Dans un entretien publié dans Libération, son frère Daniel Cohn-Bendit a lâché : « Aujourd’hui, nous incarnons souvent l’insoutenable légèreté de l’arrivisme », en forme de réquisitoire contre la direction des écologistes actuelle. Au moment où le mouvement écologiste devrait être fort pour imposer des changements importants pour faire face au défi du changement climatique, on ne peut que regretter son absence de ce grand débat notamment en France.

Plus d’infos sur le sommet de Rio de Janeiro 2012 :

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France : le couple germano-français, moteur de l’Europe, au bord de l’implosion ?

25 juin 2012

Il y a quelques jours, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a exprimé son scepticisme quant à la décision de la France de rétablir partiellement l’âge de la retraite à 60 ans au vu de l’évolution démographique actuelle. « En Europe, nous avons décidé d’adapter nos systèmes de protection sociale à l’évolution démographique. Nos pays sont tous vieillissants », a-t-il expliqué dans un entretien publié mercredi par La Stampa. « Mais la décision du président Hollande d’abaisser l’âge de la retraite ne correspond pas à cette décision. »

Wolfgang Schäuble a également estimé qu’il n’y avait aucun risque que l’Italie devienne la prochaine victime de la crise de la zone euro si elle mettait en oeuvre les réformes établies par le président du Conseil Mario Monti. « L’Espagne aussi est sur la bonne voie ; elle ne nécessite pas un programme d’aide. Elle a un problème particulier avec son secteur bancaire et je suis certain qu’elle le résoudra. »

De son côté, les formules d’Angela Merkel ont atteint leur but en Allemagne. Lorsqu’il s’agit d’asséner leurs quatre vérités aux donneurs de leçons, à commencer par la France, coupables aux yeux de la chancelière de vouloir relancer la « croissance à la pompe ». « le faux débat entre la croissance et la rigueur budgétaire, c’est n’importe quoi ! », a lancé la chancelière avec une familiarité dont elle n’est pas coutumière, preuve de son exaspération. Le mot « quatsch » qu’elle a utilisé et qui peut se traduire par «conneries» en est un signe. L’Allemagne se targue à juste titre d’être le seul pays producteur de croissance et à ce titre le pôle de stabilité en Europe. Avec un regard appuyé vers le nouveau président français, Angela Merkel n’a pas manqué de rappeler le niveau du coût du travail et les performances économiques de l’Allemagne par rapport à la France. La comparaison est cruelle pour Hollande : pour ne parler que du seul PIB de l’Allemagne, au premier trimestre 2012, avec 0,6 % il équivaut à la prévision de croissance annuelle de la France ! On peut donc comprendre que les leçons de croissance de ce dernier soient mal perçues venant de la France qui est le mauvais élève en la matière et se refuse à toute mesure de rigueur ou de réformes de structures pourtant engagées en Espagne et en Italie qui doivent être l’un des moteurs de la croissance future.

Par ailleurs, l’Allemagne estime payer très largement sa part pour sauver l’Europe du sud (la cigale de l’Europe) et ne pas pouvoir contribuer au-delà de ce qui a été fait. En échange de sa contribution, Berlin exige maintenant des garanties ; ce qui n’a rien d’anormal. Le traité de Maastricht, en échange de l’abandon de son cher deutsche mark, était sensé assurer à l’Allemagne l’indépendance de la BCE et la garantie que les États ne voleraient pas au secours les uns des autres. Une exigence bafouée à maintes reprises depuis le début de la crise, au grand dam des allemands, très attachés au respect des textes. Dans ces conditions, on comprend mieux que la vertueuse Allemagne se refuse à être réduite à un simple rôle de banquier, tant que des pays comme la France ne s’engageront pas fermement à respecter les traités européens.

Au demeurant, à moyen terme, l’Allemagne ne paraît pas totalement hostile aux eurobonds, à condition que les pays de la zone euros s’engagent rapidement vers une Europe fédérale. Une réelle avancée proposée par l’Allemagne de nature à sauver l’Europe de l’impasse actuelle. On aimerait que la France réponde positivement à cette proposition allemande qui permettrait de régler biens des problèmes à moyen terme. La première avancée pour la France serait d’ailleurs d’adopter au plus vite la fameuse règle d’or ; ce que fera le Bundestag dés le lendemain du sommet de Bruxelles, le 29 juin.

Et que dire de la réception par le Premier ministre et le chef de l’Etat français des leaders de l’opposition allemande à Angela Merkel, moins d’un mois après leur arrivée au pouvoir, alors même que la chancelière allemande Angela Merkel n’a toujours pas été officiellement reçue en France ? Des pratiques inadmissibles et peu respectueuses du protocole qui en disent long sur l’amateurisme de Hollande et de son gouvernement qui ne présage rien de bon dans les relations franco-allemandes et risquent de conduire la France à l’isolement au sein de l’Europe. Il serait temps que la France comprenne que son propre intérêt et celui de l’Europe c’est d’arriver à des compromis avec nos amis allemands qui ont tout à fait raison sur le fond.

En attendant, l’urgence pour la zone euro est de réaliser des avancée vers le fédéralisme prôné par Angela Merkel et quelques autres. La France aura-t-elle le courage de sacrifier un peu de son indépendance au profit de l’Union ? Le sommet européen de fin juin devrait être décisif.


Europe : David Cameron raille la politique fiscale de François Hollande

20 juin 2012

En prélude au sommet du G20 à Los Cabos (Mexique), devant un parterre de représentants du monde des affaires, le Premier ministre britannique David Cameron est allé droit au but.

Après avoir critiqué le projet du président français François Hollande de relever le taux d’imposition des contribuables les plus riches, il s’est dit prêt à accueillir les entreprises qui fuiraient l’impôt en France.

« Quand la France instituera un taux de 75% pour la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, nous déroulerons le tapis rouge et nous accueillerons plus d’entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni », a déclaré lundi soir  David Cameron, qui devait sans doute songer aux patrons qui s’exileraient de France. « Cela paiera nos services publics et nos écoles », a-t-il ajouté ironiquement, après avoir rappelé qu’il avait abaissé l’imposition des très hauts revenus en Grande-Bretagne.

Alors humour britannique ou simple raillerie à l’encontre du nouveau gouvernement de gauche français ? Probablement les deux à la fois.

Par delà ces déclarations faites devant le monde économique, ces propos ont le mérite de montrer les limites de quelques mesures purement idéologiques que compte mettre en œuvre le président socialiste français. Dans un monde plus ouvert que jamais, y compris au sein de l’Europe, pour conserver son attractivité y compris au plan fiscal, il est impératif de faire converger les politiques fiscales plutôt que d’en accentuer les divergences comme s’apprêtent à le faire la France.

Cruelle coïncidence, le cabinet Ernst & Young vient juste de publier le baromètre annuel des pays les plus attractifs. Il confirme la première place, et de loin, du Royaume-Uni pour le nombre de projets d’investissements étrangers (679), devant l’Allemagne (597), tandis que la France jusqu’alors deuxième du classement, rétrograde à la 3ème place derrière l’Allemagne, avec 540 projets seulement. Preuve s’il en est que le Royaume-Uni peut se permettre, au moins sur ce point, d’ironiser sur le manque d’attractivité des mesures fiscales envisagées par la France.

Alors que le pays traverse une grave crise et qu’il ne sera probablement pas en mesure de respecter les engagements pris en matière de réduction des déficits et de retour à l’équilibre, par simple démagogie politique, le gouvernement français va-t-il se laisser aller à des mesures fiscales allant à contre-courant des réalités de 2012 et de la nécessaire compétitivité et convergence des économies européennes ? Espérons qu’il n’en sera rien et que la raison et le réalisme finiront par l’emporter sur les vieilles idéologies socialistes ! Un peu de courage et de bon sens…


Législatives Aveyron 2012 : le département échappe à la vague rose

18 juin 2012

En Aveyron, c’est la 1ère circonscription de Rodez, qui attirait l’attention. Beaucoup à gauche, du côté de la mairie de Rodez notamment, avaient spéculé sur une défaite du député sortant Yves Censi, en espérant surfer sur la vague rose attendue après l’élection de François Hollande. Finalement, il n’en a rien été, à la grande déception des élus socialistes ruthénois.

Yves Censi (UMP) l’emporte avec 50.67% des voix, soit 645 voix d’avance sur Monique Bultel-Herment (PS) qui obtient 49.33% des voix. Un résultat certes serré mais qui confirme l’ancrage à droite de la circonscription de Rodez où Nicolas Sarkozy était resté en tête au deuxième tour de la présidentielle avec 50.37%. Le score du député sortant est d’autant plus significatif qu’au niveau national la gauche a connu une sensible poussée lors de ce deuxième tour des législatives. Ce résultat est probablement le fruit de la reconnaissance du travail de terrain accompli par Yves Censi ces dernières années, au service de ses concitoyens.

S’il a réalisé un excellent score sur les cantons ruraux du nord-Aveyron avec 73.66 % des voix à Laguiole, 69.76% à Sainte Geneviève-sur-Argence, 65.43% à Mur-de-Barrez, 64.57% à Estaing, 64.26% à Saint Amans-des-Cots, 64.04% à Saint Geniez d’Olt, 61.27% à Espalion, 57.08% à Entraygues-sur-Truyère…, Yves Censi n’en doit pas moins  savourer ses résultats encourageants sur la ville de Rodez, acquise par la gauche en 2008. Alors que Nicolas Sarkozy n’y avait réalisé qu’un modeste 43.97% au deuxième tour de la présidentielle, le député sortant y progresse légèrement en pleine vague rose.

Une victoire en forme de désaveu pour les élus socialistes ruthénois qui ne profitent pas de la situation nationale favorable pour conforter leur position. Voilà qui ne devrait pas déplaire au député réélu.

Marie-Lou Marcel, députée sortante (PS) la deuxième circonscription de Villefranche-de-Rouergue qui avait échoué de peu au 1er tour, l’emporte aisément au deuxième tour avec 63.49% des voix, face au jeune Laurent Tranier (UMP) qui obtient 36.51% des voix. Malgré ce score un peu décevant, il y a fort à parier que ce dernier n’en restera pas là !

Dans le sud Aveyron, le député sortant Alain Marc (UMP) a été facilement réélu avec 53.95% des voix, contre 46.05% à la candidate Marie-Thérèse Foulquier (EELV-PS). Au final, la multiplicité de candidature au centre ne lui ont pas porté préjudice.  Alain Marc a probablement largement profité de sa bonne implantation, notamment dans les zones rurales et surtout des dissensions apparues à gauche, entre la candidate officielle EELV-PS et la dissidente socialiste Béatrice Marre, soutenue par certains élus de gauche.

Au final, le département de l’Aveyron a reconduit les sortants : deux UMP et un PS. Une exception au sein de la région Midi-Pyrénées qui ne compte désormais plus que 4 députés de droite et du centre dont 2 UMP en Aveyron (Yves Censi et Alain Marc), 1 UMP à Toulouse (Jean-Luc Moudenc) et 1 Alliance centriste à Castres (Philippe Foliot) contre 22 pour la gauche. Difficile pour la gauche d’aller plus loin même si elle espérait secrètement faire le grand chelem en Midi-Pyrénées.


Aveyron : les bonnes raisons de voter pour Yves CENSI

13 juin 2012

Dimanche 17 juin aura lieu le 2ème tour des élections législatives. Sur la circonscription de Rodez, le député sortant Yves Censi (UMP) est arrivé largement en tête du 1er tour avec 39.84% des voix, soit prés de 12% d’avance sur la candidate (PS) Monique Bultel-Herment qui obtient 28.28% des voix. Si le deuxième tour s’annonce serré, indiscutablement Yves Censi reste largement favori.

Face à 4 candidats de gauche (PS, RDG, EELV et FG), tous appartenant à la majorité municipale de la ville de Rodez, le député sortant se paie le luxe d’arriver en tête sur cette ville avec 32.92% des voix contre seulement 30.30% pour la candidate socialiste. Lorsque l’on sait qu’au 2ème tour de la présidentielle François Hollande avait obtenu prés de 55% des voix sur la ville, on mesure la modestie du score de Monique Bultel-Herment qui n’a pas su fédérer la gauche sous son nom, malgré l’appui du maire de Rodez.

S’agissant du nord-Aveyron, à l’exception du canton de Marcillac-Vallon, très à gauche, Yves Censi l’a très largement emporté avec des scores souvent proches ou supérieurs à 50% comme à Espalion (49.31%), Estaing (54.97), Laguiole (52.43%), Mur-de-Barrez (57.56%), Saint Amans-des-Cotes (52.24%), Saint Geniez d’Olt (57.24%), Sainte Geneviève-sur-Argence (56.77%) . Face au mépris de nombre d’élus ruthénois pour les électeurs du nord Aveyron qu’ils jugent « rétrogrades » simplement du fait de leur vote à droite, (d’ailleurs, bien des candidats de gauche n’ont pas daigné s’y déplacer pour y faire campagne, les considérant comme quantité négligeable), les électeurs ruraux ont su marquer leur préférence. Nul doute qu’ils ne manqueront pas de soutenir massivement leur député sortant face à la volonté d’hégémonie politique ouvertement manifestée par les élus de gauche de l’agglomération ruthénoise et de Rodez en particulier.

Les électeurs du nord Aveyron sont bien plus ouverts sur les réalités aveyronnaises d’aujourd’hui et ne sont pas dupes des discours polémiques et mensongers de la candidate socialiste et du maire de Rodez à l’encontre du député sortant. Ils connaissent l’ampleur du travail effectué par leur député qui agit au quotidien et se classe d’ailleurs parmi les 50 députés les actifs de France à l’Assemblée Nationale. A Paris, en siégeant plus de 4 jours par semaine durant toute la session parlementaire et, en Aveyron, en défendant de très nombreux dossiers locaux pendant que certains gesticulent en permanence mais ne font pas grand-chose, si ce n’est de dénigrer le député sortant en le tenant à l’écart de toute manifestation ruthénoise.

Pour la gauche, tous les coups sont permis pour emporter une élection, y compris les pires manipulations et mensonges. Par sûr que le bon sens des électeurs aveyronnais puisse être pris en défaut à l’occasion du 2ème tour. Pas sûr non plus qu’ils soient prêts à abandonner la lumière et l’espoir pour l’ombre et les belles promesses socialistes auxquelles ils ne croient pas depuis longtemps.

Les bonnes raisons de voter pour Yves Censi, le député sortant de la 1ère circonscription de Rodez, ne manquent pas. En voici quelques-unes :

  • Les électeurs aveyronnais connaissent le vrai bilan d’Yves Censi depuis deux mandats. S’il est moins présent localement que d’autres parlementaires, s’est avant tout parce qu’il travaille activement à l’Assemblée nationale où il siège dans nombre de commissions. Il est notamment vice-président de la prestigieuse et exigeante commission des finances qui lui prend beaucoup de temps.
  • Yves Censi est à l’origine de très nombreuses propositions de lois et amendements dans les domaines les plus divers qui font de lui l’un des députés les plus actifs. Régulièrement classé parmi les 50 députés qui font « tourner » l’assemblée nationale alors que les autres 90% sont souvent absents et inexistants, saufs pendant quelques séances publiques pour se faire voir.
  • Au plan local, Yves Censi est à l’écoute des élus locaux, des entreprises, associations et de tout un chacun pour leur apporter aide et solution à leurs problèmes. De nombreux dossiers et projets concrets de tous niveaux ont ainsi vu le jour grâce à son appui. Aux côtés de Jean-Claude Luche, président du Conseil général, il a appuyé et porté les dossiers essentiels pour le développement de la circonscription, à commencer par le dossier de la RN88 à 2 x 2 voies en mobilisant les services de l’Etat, sans qui le dossier n’aurait probablement jamais abouti, n’en déplaise au maire de Rodez.
  • Au plan politique, l’Aveyron a basculé à gauche ces dernières années, avec 3 parlementaires sur 5 et les 6 principales villes conquises. Pour quels résultats ? Les électeurs de la 1ère circonscription ne sont probablement pas prêts à abandonner leur député Yves Censi au profit d’une gauche sectaire et pour le moins incompétente, qui cherche d’abord à occuper le terrain et n’a cure de l’avenir de la région.
  • La circonscription de Rodez est la seule du département à rester à droite, avec prés de 50.50 % des suffrages obtenus au second tour de la présidentielle par Nicolas Sarkozy. Si la gauche est aujourd’hui majoritaire sur l’agglomération, les électeurs des zones rurales du nord-Aveyron n’ont pas envie de passer sous influence politique des ruthénois et ne souhaitent pas prendre le risque de se voir purement et simplement ignorés, pour ne pas dire abandonnés à leur triste sort.
  • Après le modeste score réalisé par la candidate socialiste sur la ville de Rodez où elle est pourtant 1ere adjointe, bien qu’activement soutenue et portée par Christian Teyssèdre, le maire de Rodez, les électeurs ruthénois et de la circonscription ont là une belle occasion de dire stop aux élus socialistes ruthénois. Stop à la démagogie, au mensonge, à la manipulation permanente qui cache un bilan pour le moins peu engageant pour l’avenir et des tensions internes, sans égal, au sein du conseil municipal.

Voilà quelques raisons parmi de nombreuses autres possibles de voter Yves Censi au second tour des élections législatives du 17 juin prochain.

Autres avantage, outre la qualité du travail accompli par le député sortant, voter Yves Censi s’est aussi conforter la future opposition au président de la République afin qu’elle ait les moyens de peser de tout son poids sur les décisions idéologiques et absurdes du futur gouvernement afin d’en limiter les impacts négatifs et, par là même, préserver aux mieux les intérêts de la France et des français.


Aveyron : les résultats du 1er tour des élections législatives 2012 donnent l’avantage aux députés sortants

11 juin 2012

Le 1er tour des élections législatives 2012 en Aveyron est finalement conforme à ce qui était attendu. Les sortants y réalisent des scores satisfaisants et devraient être reconduits dimanche prochain. Alors qu’au niveau national le taux d’abstention frôle les 42%, il est nettement inférieur sur le département avec 33.50% dans les 1ère et 3ème circonscription et 37.20% dans la deuxième.

Dans la 1ère circonscription de Rodez, Yves Censi, député sortant (UMP) est en ballotage avec 39.85% des suffrages, devant Monique Bultel-Herment (PS) avec 28.30% des suffrages et Stéphane Mazars (PRG) qui réalise un honorable 14.20%. Suivent ensuite Jean-Guillaume Remise (FN) 8.14% ; Guilhem Serieys (FG) 5.54% et Bruno Bérardi (EELV) 3.02 %. A gauche, les dissensions entre les candidats de la gauche et adjoints à la mairie de Rodez durant la campagne risquent de coûter cher à Monique Bultel-Herment qui ne paraît pas en mesure de rassembler l’ensemble des voix de gauche sur son nom, notamment celles d’EELV et du PRG. D’ailleurs, sur la ville de Rodez, où François Hollande avait réalisé 54% des voix il y a un mois, la candidate PS ne réalise que 30.30% des voix alors qu’Yves Censi atteint les 33%.

Bien que disposant de peu de réserves de voix sur le papier, Yves Censi semble cependant en position de l’emporter au deuxième tour en rassemblant largement les voix de la droite et du centre, dont certaines en provenance de Stéphane Mazars qui avait attiré au 1er tour nombre de voix centristes qui ne se reporteront pas sur la candidate PS. N’en déplaise à M. Teyssèdre le maire de Rodez, la victoire est à la portée d’Yves Censi, l’un des parlementaires parmi les plus actifs de l’Assemblée nationale.

La situation est relativement claire dans la 2ème circonscription de Villefranche-de-Rouergue. Sans surprise, la députée sortante, Marie-Lou Marcel (PS) est arrivée largement en tête dans la circonscription la plus à gauche du département avec 49.64% des voix. Elle devance Laurent Tranier (UMP) qui réalise 27.46% des voix et Philippe Bramm (FN). Les autres candidats ne dépassant pas les 5%. Le deuxième tour ne sera qu’une formalité pour la gauche.

Avant ce 1er tour, la situation dans la 3ème circonscription de Millau était extrêmement compliquée en raison de la multiplicité des candidatures à droite, face au député sortant Alain Marc (UMP) et à gauche, où l’état-major parisien du PS avait décidé de donner son investiture à un candidat EELV, face à l’opposition des élus PS du sud-Aveyron. Finalement, à l’issue de ce 1er tour de scrutin, Alain Marc sort largement renforcé avec 38.20% des voix, devançant le candidat officiel (PS-EELV) Marie-Thérèse Foulquier qui n’obtient que 21.75% des voix, devançant la candidate dissidente du PS, Béatrice Marre qui obtient un score de 15.50%. Les autres candidats se répartissent comme suite : Marie-Claude Fayard (FN) 8.50% ; Jean-Luc Pouget (FG-PCF) 5.75% ; Philippe Ramondenc (SE) 4.87% et Norbert Castelltort (PRV) 2.83%.

Compte-tenu des rancœurs à gauche à l’issue du 1er tour dans le sud Aveyron, c’est un véritable boulevard qui s’ouvre pour le député sortant Alain Marc qui devrait l’emporter très largement dimanche prochain.


France : à l’approche des élections législatives, Hollande impose par décret le rétablissement partiel de la retraite à 60 ans

7 juin 2012

Comme promis durant la campagne, le dernier Conseil des ministres du gouvernement socialiste a tranché : la retraite à 60 ans sera rétablie à partir du 1er novembre 2012. La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a présenté les contours d’un décret qui autorisera un départ à la retraite dés 60 ans pour celles et ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans et auront cotisé au moins 41 ou 41.5 années selon leur âge.

Cette décision devrait concerner environ 110 000 personnes, salariés du public comme du privé, et ce dès 2013 pour un coût estimé à 3 milliards d’euros en année pleine. Cette mesure  sera financée exclusivement par l’augmentation des cotisations de retraite des salariés et des employeurs à part égale, soit une augmentation de l’ordre de 0.1 point de cotisation. Au final, compte tenu de l’alourdissement du coût du travail, le montant global de la facture pourrait, à terme, atteindre les 4 à 5 milliards d’euros par an.

Désormais, deux trimestres de chômage pourront être pris en compte dans le calcul des durées de cotisation permettant d’accéder au dispositif « carrière longue » ; ce qui devrait d’améliorer la situation des chômeurs de longue durée. Pour les mères de famille, celles-ci pourront valider deux trimestres de congés maternité qui viendront s’ajouter aux quatre trimestres pouvant déjà être validés au titre des arrêts maladie et/ou des arrêts maternité et/ou des arrêts pour accidents du travail dont peuvent déjà bénéficier tous les assurés….

Enfin, les chômeurs de longue durée proches des 60 ans pourront partir en retraite sans être pénalisés par l’arrêt de versement d’une indemnisation chômage à un âge où ils ont très peu de chance de retrouver un emploi. Le décret qui doit encore être examiné par le Conseil d’État, sera publié au Journal officiel au début de l’été.

Cette mesure sur les retraites est la plus onéreuse prise jusqu’ici par le nouvel exécutif du président Hollande, un mois après son entrée en fonction. Pas sûr qu’en ces temps de nécessaire réduction des dépenses publiques, une mesure aussi dispendieuse soit de bon augure. La France se montre ainsi peu rigoureuse et exemplaire au moment où l’on attend d’elle une stricte discipline budgétaire. Une mesure d’abord électoraliste, prise à la veille des élections législatives, qui s’avère pour le moins risquée alors les marchés ont placé la France sous surveillance.

N’y avait-il pas de mesures plus urgentes et importantes à prendre pour sortir le pays de la crise actuelle ? Probablement, mais elles n’auraient pas eu le même impact électoral ! Espérons qu’après les élections, le nouveau gouvernement sorti des urnes aura le courage de s’attaquer à la maîtrise des dépenses publiques. Il y va de l’avenir de la France et probablement de toute l’Europe.