Présidentielle 2012 : comment le candidat socialiste dupe les français en proposant de taxer les plus riches à 75%

29 février 2012

C’est la proposition surprise qui en a surpris plus d’un, y compris probablement au sein du PS, ce lundi 27 février 2012 !

François Hollande a tout simplement proposé de créer une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu à 75% pour les rémunérations dépassant le million d’euros annuel. Au total, seraient concernées par cette mesure un peu plus de 3 000 personnes, pour la quote-part de leurs revenus dépassant ce seuil. Selon les spécialistes, la mesure rapporterait seulement 200 millions d’euros seulement. Une goutte d’eau dans les recettes fiscales de l’Etat.

Le candidat a expliqué lors de sa visite au Salon de l’Agriculture : « C’est un signal qui est envoyé, un message de cohésion sociale, il y a un effort à faire …. C’est du patriotisme d’accepter de payer un impôt supplémentaire pour redresser le pays« . Ah si les choses étaient si simples !

Si certains, à droite, sont aussitôt montés au créneau pour critiquer une mesure confiscatoire, en contradiction totale avec la politique de convergence des politiques fiscales au sein des pays de la zone euro, nombre d’économistes, de leaders économiques (qui gagnent habituellement bien moins de 1 million d’euros) et d’avocats d’affaires se sont montrés beaucoup plus virulents à l’encontre d’une décision pour le moins irréfléchie et suicidaire à bien des égards. De son côté, François Bayrou a eu une jolie formule qui résume bien les choses : « Le déconnomètre fonctione à plein tube... »

Sur un plan politique, s’il ne fait aucun doute que cette décision marque un coup de barre à gauche du candidat socialiste pour rassurer les extrêmes et faciliter les accords de deuxième tour. Mais pas si sûr que cela conforte l’image et la crédibilité du candidat socialiste auprès de l’électorat modéré et les classes moyennes que François Hollande entend séduire. De plus, cette décision fait ressurgir le malaise de la gauche avec les classes les plus riches qu’elle désigne comme les coupables de la crise. Ce qui n’est guère favorable pour attirer et conserver les entrepreneurs performants en France.

Plus grave, une telle décision sur le plan des rentrées fiscales, serait catastrophique. Elle conduirait immanquablement à l’exil fiscal d’un certain nombre de ces français vers la Suisse ou la Belgique où ils ont tendance à se réfugier ces derniers mois. Ce qui se traduirait selon les experts par des pertes de recettes fiscales de plusieurs milliards d’euros par an au minimum.

A ce tarif, la création d’un taux d’impôt sur le revenu de 75% pourrait finalement coûter très cher à l’Etat français en générant ainsi une perte fiscale nette liée à cette seule mesure de plusieurs milliards d’euros. Dans cette hypothèse, c’est encore les contribuables français et plus particulièrement les classes moyennes (qui n’ont pas les moyens de se délocaliser ou de faire de l’optimisation fiscale) qui seront mis à contribution pour compenser ces pertes fiscales. Cette réalité semble avoir totalement échappé aux idéologues de la gauche.

En attendant, les avocats fiscalistes se réjouissent : ils vont pouvoir se faire beaucoup d’argent en proposer leurs services à ces quelques riches pour les aider à se délocaliser afin d’échapper au taux d’imposition de 75%. Bravo M. Hollande, les riches y trouveront là leur compte et la France s’appauvrira un peu plus !

Qu’est-ce donc qui a poussé François Hollande à lancer cette proposition aussi farfelue, et en tout cas peu crédible et réaliste dans la France de 2012 qui fait partie de la zone euro ? N’est-ce pas là prendre un risque quant-à la crédibilité de sa candidature, notamment à l’international où il a tant de mal à s’imposer ? Manifestement, les idéologies gauchisantes du siècle dernier sont toujours là. Finalement, Hollande n’a su moderniser la gauche et l’amener à plus de réalisme, de pragmatisme et tout simplement à la social-démocratie chère à nos voisins européens. La grande désillusion !

Une fois encore, l’augmentation des impôts apparaît comme la seule variable possible pour le candidat socialiste pour ajuster les finances publiques. Cette annonce n’est rien d’autre qu’une duperie à des fins électorales.

Compte-tenu de l’ampleur des déficits publics et des engagements pris par la France en tant que membre de la zone euro, la seule alternative réaliste sur laquelle doit s’appuyer la France pour équilibrer ses finances publiques réside, comme l’ont fait la plupart des autres pays de l’Union, dans la réduction massive des dépenses publiques et non dans l’augmentation des impôts. La décision politique de François Hollande risque donc de peser lourd pour la suite de la compagne électorale car elle démontre que ce dernier n’est pas disposé à s’attaquer aux problèmes de la France : la dérive des dépenses publiques à l’origine de l’explosion de notre dette.


Android 4.0 débarque sur smartphones et tablettes

27 février 2012

Le nouvel OS mobile de Google était attendu avec impatience par la communauté geek. Le smartphone Samsung Galaxy Nexus, sorti en France en décembre 2011, a eu la primeur d’Android 4.0, alias ICS (Ice Cream Sandwich) .

Au dire des spécialistes qui ont eu l’occasion de le tester, l’arrivée d’Android 4.0 marque un véritable bon en avant. Avec une interface graphique alliant esthétique et ergonomie, le nouvel OS mobile connaît une évolution majeure. Beaucoup plus intuitif, il devrait séduire le plus grand nombre d’utilisateurs et autres fans de technologie. Android 4.0 intègre son lot de nouveautés.

Jusqu’à ce jour, subsistaient deux versions sensiblement différentes d’Android : Android 2.3 (dénommée Gingerbread) réservée aux smartphones et Andoid 3.0 à 3.2 (dénommée Honeycomb), exclusivement réservée aux tablettes. Issue de ces deux versions, Android 4.0 représente une nouvelle génération d’OS destinés à la fois aux smartphones et aux tablettes. Les différences entre les versions pour smartphones et tablettes sont dorénavant insignifiantes.

Les principales nouveautés proposées par Android 4.0 :

  • La suppression des boutons de navigation : ils sont remplacés par trois boutons virtuels tactiles (Retour / Accueil & Multitâche / Applications / Menu & Options) ; ce qui libère l’essentiel de l’écran du smartphone
  • L’interface graphique : elle est beaucoup plus esthétique et ergonomique, avec un grand nombre d’effets visuels
  • Le fonctionnement est totalement multitâche : un gestionnaire de tâches est intégré et facilement accessible via la touche Multitâche. Ce qui permet de basculer aisément d’une application à une autre
  • L’intégration du NFC : la technologie de communication à courte portée NFC est accessible, facilitant l’échange de données et bientôt le paiement depuis son mobile
  • L’appareil photo est beaucoup plus rapide : la capture d’image est instantanée et le temps de latence entre deux prises de vues est très court
  • Le navigateur web est beaucoup plus performant
  • La capture de vidéos est nettement améliorée…

La dernière version Android 4.0 devrait être accessible dés le 1er trimestre 2012 à de nombreux smartphones récents (Samsung S II, Samsung Galaxy Note, Samsung Nexus S, Motorola Razr et Droid 4, Sony-Ericsson (gamme 2011), HTC Sensation XE, XL et EVO 3D, LG Optimus LTE, 2X, 3D et Prada Phone3.0…) ainsi qu’aux tablettes (Motorola Xoom, Xoom 2 et Xoom 2 media Edition, Sony-Ericsson Tablet S et Tablet P, Acer Iconia Tab A200, Asus EeePad Transformer, Archéos G9 80 &t 101…).

Voilà qui ne devrait pas manquer de doper Android 4.0, sachant qu’à l’automne 2011, les versions mobiles d’Android représentaient déjà 33% du marché des smartphones en France, contre 26% pour l’iOS d’Apple, 19% pour Symbian de Nokia, 9.5% pour Blackberry de RIM, 5% pour Windows Phone de Microsoft et 3% pour Bada de Samsung.

Avec l’arrivée prochaine du nouvel OS mobile Windows Phone 8, qui équipera notamment les smartphones Nokia et bien d’autres grandes marques, voilà qui devrait générer une belle bataille. Quel sera le prochain rapport de force entre Google et Apple ? Microsoft, arrivé plus tardivement sur ce marché, réussira-t-il à imposer son WP8 ?


France : la réalité sur les bénéfices mondiaux de Total (2)

22 février 2012

La détermination du bénéfice mondial : du régime du bénéfice mondial consolidé au régime de l’intégration fiscale

Le régime du bénéfice mondial consolidé

Les entreprises françaises imposables à l’impôt sur les sociétés peuvent obtenir, sur agrément, de déterminer leur résultat imposable en France soit déterminé en consolidant leur résultat français avec le résultat de leurs filiales étrangères et autres établissements stables compris dans le périmètre de consolidation défini. En principe, ce périmètre s’entend de tous les établissements stables et des filiales étrangères contrôlées directement ou indirectement à plus de 50% du capital.

Le résultat fiscal de chacune des filiales étrangères consolidées fiscalement est retraité selon les règles fiscales en vigueur en France. Le résultat fiscal ainsi consolidé du groupe est alors taxé à l’impôt sur les sociétés français. Pour éviter les doubles impositions, l’impôt sur les sociétés payé en France par la société consolidée est diminué de l’impôt sur les sociétés payé à l’étranger par chacune des filiales ou établissements stables consolidés, à concurrence de leur quote-part de résultat consolidé.

Au final, le régime du bénéfice mondial consolidé n’est avantageux au niveau de l’impôt sur les sociétés que lorsque la société consolidée est fiscalement bénéficiaire en France et que les filiales ou établissements stables situés à l’étranger sont déficitaire. Le régime du bénéfice mondial consolidé a été supprimé à l’initiative du gouvernement dans le cadre de la loi de finances rectificative pour l’année 2011.

… supplanté par le régime de l’intégration fiscale

Depuis sa création en 1988, le régime du bénéfice mondial consolidé a été supplanté par celui de l’intégration fiscale. Sur option, la société mère, détenant au moins 95 % du capital des filiales, est seule redevable de l’impôt sur les sociétés sur l’ensemble des résultats des sociétés figurant dans le périmètre d’intégration. En 2010, prés de 80 000 groupes internationaux français ont opté pour la détermination de leurs bénéfices, pour le régime de l’intégration fiscale qui permet de mutualiser les recettes et les pertes entre filiales. Total devrait donc intégrer à son tour ce régime de droit commun.

Total : un bouc émissaire

Si des reproches peuvent être légitiment faits au groupe Total, par contre, au plan fiscal, il apparaît pour le moins erroné d’accuser la société de n’avoir payé que peu ou pas d’impôt sur les bénéfices en France ces dernières années, au regard de ses bénéfices. Rappelons en effet que Total se conforme à ses obligations fiscales en France et que le groupe a par ailleurs souvent payé l’impôt sur les bénéfices dans de nombreux pays où la société est implantée, notamment en Norvège et au Nigéria où les taux d’imposition varient de 50% à 80%.

S’agissant enfin du prix des carburants et des modalités de répercussion des hausses successives, c’est un autre sujet qui concerne l’ensemble des distributeurs de carburant. En tout état de cause, à défaut de taxe carbone, tout moyen visant à renchérir le prix des énergies fossiles, largement responsable des rejets massifs de Co2, ne peut qu’avoir un effet bénéfique sur la santé et l’avenir de la planète. Si les carburants sont chers, et ils vont l’être de plus en plus, il suffit de limiter au strict minimum ses déplacements ou investir dans une voiture hybride ou électrique.

Cela fait plus de 20 ans que nous savons que les énergies fossiles sont condamnées et pourtant, nous n’avons pas changé nos habitudes et intégré cette réalité dans le choix de notre mode de vie. Nous allons le payer au prix fort ! Outre les transports en commun et le train en particulier, la bonne vieille bicyclette et la marche à pied restent à la portée de tous. Qui plus est, il s’agit de deux activités physiques excellentes pour la santé, pour peu que la pollution automobile ne viennent pas anéantir ces efforts.

Plutôt que de vouloir faire croire que Total est responsable de tous nos maux, regardons la réalité en face et agissons en citoyens responsables.


France : Free Mobile joue sa crédibilité

20 février 2012

Lors du lancement du nouvel opérateur Free Mobile le 12 janvier 2012, Xavier Niel, président d’ILIAD maison-mère de Free Mobile,  avait tenu des propos d’une extrême agressivité  à l’encontre de ses concurrents. Ce qui avait suscité la polémique et l’ire de l’ensemble des autres opérateurs et de bien des observateurs. Bien curieuse manière de faire pour s’imposer au marché.

Dans son show de présentation des nouveaux services, Xavier Niel n’y était pas allé de main morte. Il avait tiré à boulets rouges sur les concurrents, allant jusqu’à parler  « d’escroqueries » et à traiter le consommateur de « pigeon ». Des propos pour le moins excessifs que certains consommateurs ont pourtant pris pour argent content. Il est vrai que celui qui a jadis avait fait fortune avec le Minitel rose ne fait habituellement pas dans la dentelle. Non, Xavier Niel n’a pas les talents de Steve Jobs et ne lui est en rien comparable ! Dommage pour notre pays.

Si Niel a quelques raisons de s’estimer fier de la réussite de Free dans l’ADSL en France, et de sa contribution à la démocratisation de l’accès à internet, il serait-il inspiré de faire preuve de modestie, tant les défis qu’il doit relever pour s’imposer en tant qu’opérateur de téléphonie mobile sont tout autre. Au vu de la technologie à mettre en œuvre, avec l’arrivée prochaine de la 4G et l’importance des investissements à consentir annuellement pour éviter l’asphyxie du réseau face à la montée de la consommation data, le pari est loin d’être gagné pour Free Mobile.

A peine un mois après son lancement, Free Mobile est accusé par ses concurrents d’avoir pris du retard dans le déploiement de son propre réseau 3G et d’utiliser massivement le réseau d’Orange (pour plus de 90% de son trafic) avec qui l’opérateur dispose d’un accord d’itinérance pour compenser l’insuffisance de son propre réseau. De nombreux recours ont été déposés récemment auprès de l’Arcep qui devra trancher.

D’autant que le développement d’un nouvel opérateur mobile repose, d’une part, sur la qualité irréprochable de son réseau et sa disponibilité et, d’autre part, sur la performance de son service après-vente. Le prix n’est qu’un élément de détermination pour le client mais ne suffit pas pour s’imposer face au savoir-faire des opérateurs historiques. Vouloir comparer les tarifs des forfaits mobiles proposés par Free Mobile, opérateur mobile low-cost, avec ceux des opérateurs traditionnels qui emploient plus de 10 000 personnes pour cette seule activité, disposent de nombreuses boutiques et réalisent des investissements annuels de l’ordre de 1 à 2 milliards d’euros sur le seul réseau, n’a strictement aucun sens.

Rappelons que là où les opérateurs SFR, Orange et Bouygues Télécom ont payés globalement prés de 3 milliards d’euros fin 2012 pour l’acquisition de licences 4G, Free Mobile a seulement réglé 300 millions d’euros, soit 10% de cette somme pour un réseau bridé. De ce seul fait, le coût des services et la qualité du réseau ne peuvent se comparer. Pour autant, il est vrai que les tarifs des forfaits proposés par les opérateurs en place jusqu’alors étaient plutôt élevés par rapport aux pays voisins et que l’arrivée de Free Mobile ne pourra que faire du bien à la concurrence. Verdict dans quelques années. En attendant, les opérateurs low-cost proposant des forfaits illimités et sans engagement ont fait leur apparition : Sosh, Red de SFR, B&You, Virgin Mobile

Quelques semaines après l’ouverture du réseau Free Mobile, beaucoup d’interrogations se font jour au regard de la qualité des services, notamment sur le caractère opérationnel du réseau propre de l’opérateur qui couvrirait 30% de la population française mais qui aurait la fâcheuse tendance  à transiter trop systématiquement par celui d’Orange, réseau avec lequel l’opérateur a un accord d’itinérance. Outre  l’engorgement du réseau Orange à certaines heures, ceci risque d’alourdir considérablement la facture que Free Mobile aura à acquitter. Pour l’instant, les services Free Mobile sont souvent saturés et sous-dimensionnés, incapables de répondre de manière satisfaisante aux demandes de la clientèle. Espérons qu’il ne s’agit quede bugs de démarrage et que les services de Free Mobile vont s’avérer rapidement à la hauteur de l’attente des clients.

L’industrie de la téléphonie mobile est à la pointe de la technologie et fort gourmande en capitaux. On l’a vu ces dernières années dans de nombreux pays et aux USA en particulier, être un opérateur « low-cost », n’est pas à la portée de toute entreprise, notamment face à l’explosion de la consommation data. Ensuite, ce que recherche le client moyen, professionnel ou particulier, c’est avant tout un réseau opérationnel en toute circonstance, un service irréprochable et des tarifs adaptés à ses besoins propres.

Enfin, le client particulier est friand de nouvelles technologies et souhaite changer régulièrement de mobile pour disposer du dernier smartphone à la mode au meilleur prix, sachant que le prix réel approche habituellement les 600 euros. Dans ce domaine, Free Mobile n’a pas d’offre compétitive et fait même payer ses mobiles au prix fort. Si l’on ajoute à l’abonnement Free Mobile à 15.99 € ou 19.99 €, le coût mensuel d’un smartphone de l’ordre de 20 à 30 euros/mois, le coût de revient s’avère très proche de celui proposé par les opérateurs existants, mêmes si les forfaits de ces derniers ne comprennent pas nécessairement les communications illimitées.

Espérons que le réseau Free Mobile sera rapidement opérationnel et que les clients qui ont accouru massivement ne seront pas les dindons de la farce !


France : Nicolas Sarkozy se lance enfin dans la campagne présidentielle

16 février 2012

Ce 15 février, sans grande surprise, mais plus tôt qu’initialement prévu, Nicolas Sarkozy, le Président de la République française a finalement déclaré sur la chaîne TF1 qu’il briguerait bien un deuxième mandat : « Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle« . A 66 jours de la présidentielle, la campagne débute enfin et promet d’être animée.

Nicolas Sarkozy y défendra l’idée d’une « France forte « , son slogan de campagne, face à une crise économique et financière sans précédent, pour défendre les français et assurer l’avenir du pays dans ce contexte difficile. Il refuse de raser gratis et proposera un programme réaliste et crédible qui prendra en compte les problèmes actuels auxquels la France doit faire face. Capitaine du navire France qui affronte depuis 2009 une très forte tempête, il entend mener le pays à bon port.

Ce sera donc  une campagne courte, une équipe resserrée et des idées fortes. Cette campagne choc et de terrain sera conduite par une équipe resserrée de quatre personnes. Guillaume Lambert, 40 ans, actuellement chef de cabinet du président qui devrait très prochainement quitter ses fonctions pour devenir le coordinateur de la campagne. L’autre grand pilier sera Emmanuelle Mignon, 43 ans, une proche de Nicolas Sarkozy depuis 2004 qui sera chargée du projet, comme elle l’avait été lors de la campagne 2007.

Eternelle plume et conseiller spécial du président, Henri Guaino, 54 ans, restera en charge des discours de campagne, comme il l’avait été en 2007. Nicolas Sarkozy a dit un jour de lui : « J’ai besoin de sa folie « . Dernier personnage clef du candidat, en charge de la stratégie : Patrick Buisson. Agé de 62 ans, ce conseiller du président, politologue et ancien journaliste, actuel président de la chaîne Histoire, a inspiré au président l’idée d’organiser des référendums sur les grands sujets pour contourner les blocages politiques.

A ce quatuor, il faut ajouter Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) qui sera la porte-parole du candidat. L’actuelle ministre de l’Ecologie et du développement durable devrait d’ailleurs démissionner prochainement du gouvernement pour se consacrer pleinement à sa tâche. Elle sera assistée de porte-parole thématiques comme Guillaume Peltier, 35 ans, actuel secrétaire national de l’UMP, en charge des études d’opinion.

Philippe Briand, député UMP d’Indre-et-Loire de 51 ans, devrait assurer la charge de trésorier de la campagne. Proche de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier, 43 ans, assurera pour sa part les fonctions de  conseiller en communication auprès du candidat. Les délicates relations avec les journalistes et la presse seront gérées par deux spécialistes : Véronique Waché, 33 ans, qui sera le chef de service de presse de la campagne et Guillaume Bazaille, 35 ans, conseiller presse de Jean-François Copé.

Le QG du candidat Nicolas Sarkozy, situé au 18 rue de la Convention 75015 Paris, sera inauguré par Nicolas Sarkozy samedi 18 février prochain. Le premier grand meeting de Nicolas Sarkozy, qui marquera son entrée en campagne, aura lieu le soir même à Marseille. François Hollande, candidat socialiste, n’a qu’à bien se tenir et avancer avec des propositions crédibles !

Enfin le grand débat avec les français va pouvoir commencer.


France : la réalité les bénéfices mondiaux de Total (1)

14 février 2012

Ces derniers temps, certaines personnes manifestement mal intentionnées, tentent de faire croire à des fins politiques ou sociales, que le groupe pétrolier Total utiliserait un certain nombre de subterfuges lui permettant de ne pas acquitter d’impôt sur les bénéfices en France. Des accusations tout à fait grotesques et fantaisistes.

Le groupe Total (issu de la fusion de Total, Fina et Elf), est encore aujourd’hui un outsider bien modeste eu égard aux mastodontes que sont ses concurrents : Exxon-Mobil, Royal Dutch Shell, Petrobas, Chevron ou BP. Le groupe a vu ses bénéfices mondiaux exploser à plus de 10 milliards d’euros en 2010 et 12 milliards d’euros en 2011 en dépit de la crise financière mondiale alors que celui de ses concurrents directs est jusqu’à 3 fois plus important (33 milliards d’euros pour Exxon). Est-ce là un crime ?

Rappelons que pour Total, comme pour les autres pétroliers, l’essentiel des bénéfices est réalisé hors du pays d’origine et souvent largement taxé. Enfin, il est bon de rappeler que les investissements dans le secteur pétrolier sont de plus en plus lourds (les gisements de pétrole et de gaz sont de plus en plus localisés en profondeur) et très difficile et couteux à exploiter. A titre d’exemple, les investissements totaux à travers le monde de Total se sont élevés à plus de 20 milliards d’euros en 2011 pour un bénéfice mondial de 12 milliards d’euros.

Pour le consommateur moyen, les bénéfices réalisés rapportés au prix du litre de carburant qui ne cesse d’augmenter lui paraissent insupportables. Pourtant, il n’y a pas nécessairement de lien direct entre les bénéfices réalisés par les compagnies pétrolières et le prix affiché à la pompe. La communication de la société Total, ces dernières années, s’est révélée pour le moins maladroite et peu judicieuse à l’égard du grand public qui ne juge que par le rapport entre le prix du carburant payé à la pompe et le montant des bénéfices.

Total  réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires à l’international

Une chose est sûre, les bénéfices de Total, qui s’entendent des bénéfices consolidés au niveau mondial, sont en rapport avec les résultats dégagés par les grandes compagnies pétrolières mondiales et n’ont donc rien d’anormal au vu de l’activité. En dépit de ces importants résultats mondiaux déclarés, pour le commun des mortels, il peut paraître choquant que la société ne paie que peu d’impôt sur les sociétés en France (environ 300 millions pour l’exercice 2011, pour un bénéfice de 12milliards d’euros.

Total est une multinationale qui exerce une activité pétrolière dont l’essentiel du chiffre d’affaires, et donc des bénéfices, ne sont pas localisés en France mais à l’étranger. En effet, les activités les plus rentables et qui génèrent les plus gros profits, sont principalement la recherche pétrolière et l’extraction, activités quasi-exclusivement situés hors de France. De fait, le chiffre d’affaire réalisé en France demeure faible et se concentre dans les domaines du raffinage et de la distribution, très peu lucratifs et souvent sources de pertes pour les compagnies pétrolières. Pour ces raisons, le groupe Total ne dégage habituellement pas de profits notables en France mais plutôt des pertes depuis plusieurs années. A cet égard, il n’est donc pas anormal que la société ne paie pas d’impôt sur les sociétés pour ses activités françaises.

Au regard du droit fiscal, la société Total, dont le siège mondial est en France, relevait  jusqu’en 2010 du régime du bénéfice mondial consolidé réservé à quelques multinationales. C’est ce régime de faveur, prévu à l’article 209 quinquiés du code général des impôts, qui lui a permis de ne pas dégager de bénéfice imposable en France ces dernières années. Ce dispositif, accordé uniquement sur agrément, est en vigueur depuis 1965 et avait été mis en place pour favoriser l’internationalisation des entreprises françaises. En 2010, le régime du bénéfice mondial consolidé n’avait concerné que quelques rares groupes français, dont Total et Vivendi. Au cours de cette année, les avantages fiscaux résultant de ce régime avaient bénéficié quasi exclusivement au groupe Vivendi pour 461 millions d’euros. Ces deux groupes n’ont pas demandé le renouvellement de l’agrément qui arrivait à échéance en 2011 ; ce régime ne leur offrant plus aucun avantage à partir de 2012.


Windows 8 : le nouvel OS révolutionnaire de Microsoft pour smartphones, tablettes et PC

13 février 2012

Microsoft a commercialisé courant 2009 sa dernière version Windows 7 qui a partiellement contribué à faire oublier son calamiteux prédécesseur. Aujourd’hui, Microsoft semble avoir tiré les leçons de l’échec de Windows Vista et nous annonce un Windows 8 fiable et prometteur pour la fin de l’année 2012. Voici les grandes caractéristiques de ce nouvel OS que présentait le magazine L’Ordinateur Individuel-SVM dans son n° 243 de novembre 2011. Un portrait plutôt flatteur du futur OS de Microsoft.

Selon ce magazine, l’enjeu est de taille pour Microsoft : concilier l’ancien et le nouveau monde, celui de l’informatique et de la mobilité. Si Windows 8 disposera toujours d’un bureau classique avec sa corbeille, ses icônes et sa barre des tâches, c’est dans un environnement qui passe au second plan. Dés le démarrage de la machine, apparaitra au premier plan un nouvel univers qui s’inspire du système mobile Windows Phone. Il s’agit de l’interface Metro, optimisée pour le tactile et articulée autour de « tuiles », qui permet l’accès à des informations de manière instantanée.

Au choix, l’utilisateur pourra afficher une appli Metro ou Windows classique. Les deux interfaces de Windows 8 pourront être utilisées simultanément grâce au mode duo, par exemple pour garder un œil sur un flux d’information provenant d’une appli Metro, tout en utilisant un programme classique sous Windows. A cet égard, l’interface Metro peut être considérée comme le nouveau menu Démarrer de Windows dans la mesure où il permet un accès simple et rapide à des services et des applications. Cet accès se fait principalement via les fameuses tuiles. A terme, Metro pourrait bien s’imposer comme l’interface principale d’accès à Windows.

Metro dispose d’ailleurs de son propre panneau de configuration, accessible via une tuile spécifique de l’interface mais il reste toujours possible de basculer sur le panneau de configuration traditionnel de Windows. Windows 8 inaugure un nouveau gestionnaire des tâches bien plus facile d’usage où les applications en cours d’exécution s’affichent dans l’onglet Processus. Windows 8 devrait fonctionner sans problème avec les logiciels traditionnels, conçues pour les versions antérieures du système. L’accès au bureau classique se fait en cliquant sur la tuile Desktop lors du démarrage de la machine ou plus tard, à l’aide du raccourci Windows +. Le bureau ressemblera beaucoup à celui de Windows 7. Autre détail important, Windows 8 marque la mort du menu Démarrer tel qu’apparu depuis Windows 95.

L’ouverture de cessions Windows 8 proposera trois modes d’authentification : le mode classique par mot de passe, le mode habituel utilisé par les téléphones avec un code PIN à 4 chiffres, et plus original, un mode  utilisant l’application de trois mouvements différents sur une image de son choix.

Au plan de la sécurité, Windows 8 marque une nouvelle avançée. D’importantes améliorations ont été apportées au niveau du noyau afin de renforcer l’intégrité du système. Par ailleurs, les applications Metro seront « sandboxées » et validées avant publication sur Windows Store ; ce qui rendra le système beaucoup plus sécurisé et difficile à pénétrer. Enfin, la nouvelle version de Defender protège les navigations contre les attaques de type « Drive-by » et intègre l’ensemble des protections antimalwares de Microsoft Security Essentials. Windows comprend également deux fonctions très utiles : la fonction Refresh PC et Reset PC. La première permet de réinstaller à neuf le PC sans perdre de données, tandis que la deuxième rétablit la machine dans son état d’origine. Comme de nombreux OS pour smartphones, Windows 8 disposera de son propre magasin applicatif « Windows Store ». Son principal objectif sera de promouvoir les nouvelles applications Metro.

Enfin, révolution suprême  dans l’histoire de Microsoft, Windows 8 sera compatible x86, mais aussi ARM : le processeur fabriqué par  Texas Instruments, Qualcomm et Nvidia. Ce sera ainsi la première fois qu’un système d’exploitation Windows tournera à la fois sur des processeurs Intel ou AMD (X86) et sur architecture de type ARM qui équipe l’essentiel des smartphones et tablettes tactiles à ce jour.

Une version pré-béta de Windows 8 est d’ores et déjà disponible pour les développeurs et usagers intéressés, de même que la version béta depuis janvier 2012. La version définitive du système d’exploitation  Windows 8, destinée à la fois aux PC, tablettes et smartphones devrait être commercialisée dés la rentrée 2012 en Europe et marquer le retour en force de Microsoft dans les OS pour tablettes et smartphones. Enfin un concurrent de poids pour Android, iOS, BlackBerry OS et autres Bada qui régnaient jusqu’alors sans partage sur les smartphones et tablettes.