Hauts débits : les alternatives à l’ADSL

21 octobre 2009

L’ADSL en Aveyron connaît d’importantes zones non encore desservies par cette technologie haut débit. En outre, bon nombre d’abonnés à l’ADSL ne bénéficient que de débits modestes, ne permettant pas toujours de bénéficier des offres triple-play (connexion internet, téléphone illimité gratuit vers les fixes et télévision). Alors que les principales zones urbaines sont éligibles au dégroupage total depuis 2009 (agglomérations de Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue), même au sein de ces dernières, il subsiste encore des zones où l’accès à l’ADSL reste impossible.

Pour y remédier, à l’instar d’autres départements, le Conseil général de l’Aveyron avec Net Aveyron et la société Altitude Télécom ont investi, il y a quelques années, dans le déploiement de la technologie Wimax qui devait permettre de neutraliser la plupart des zones non éligibles à l’ADSL, notamment dans les zones rurales. Force est de constater qu’elle n’a pas connu le développement espéré et que son déploiement a rencontré quelques difficultés techniques, sans parler des zones blanches qui subsistent encore. En outre, les prix pratiqués par les exploitants du réseau Wimax (WiboxNuméoLuxinet) paraissent sensiblement élevés pour des performances bien en deçà de l’ADSL, avec des frais d’accès proches de 400 €. Le Wimax compterait de ce fait moins de 1 000 abonnés en Aveyron. Un demi-échec, pour ne pas dire plus !

Cela signifie-t-il que certains foyers sont condamnés à ne pas pouvoir se connecter à l’internet haut débit ? Certainement pas. Depuis quelques années, il existe des alternatives à l’ADSL et au Wimax, pour bénéficier de connexions à haut débit : le satellite et les réseaux 3G/3G+/Edge des opérateurs mobiles.

La connexion internet via le satellite

Depuis 2009, grâce aux progrès technologiques, l’accès internet via le satellite devient enfin performant et accessible à tous, avec des prix proches de l’ADSL, même si les services proposés sont encore limités (absence d’offre « triple-play »). La connexion satellite apparait une opportunité intéressante notamment en zone rurale non couverte par l’ADSL ou par la 3G. Progrès important, les accès au satellite se font en bi-directionnel ; ce qui facilite la connexion et évite l’obligation d’une ligne téléphonique. Les FAI par satellite proposent diverses formules d’accès via SES Astra (NordnetVivéole), ou via Eutelsat (NuméoSat2Way).

Les FAI fournissent un kit complet de connexion (modem, câbles, parabole) moyennant un prix moyen de 400 € environ. Ce coût qui peut éventuellement faire l’objet de subventions par les collectivités (région ou département) s’il s’agit d’une zone non couverte par l’ADSL ou le Wimax. Pour un débit moyen de 2 Mbits en réception et 128 Kbits en émission, le coût de l’abonnement reste proche de l’ADSL, soit 30 € à 35 € par mois. Il faut cependant garder à l’esprit que seul l’accès internet est compris dans le prix (les services de téléphonie sont en option et facturés à partir de 9 €/mois et la télévision n’est pas incluse).

Patience toutefois. Les FAI par satellite préparent pour les années à venir une offre triple-play proche de celle de l’ADSL. Enfin une véritable alternative.

Pour plus d’information, contacter les FAI par satellite : NordnetVivéoleNuméoSat2Way

La connexion internet via les réseaux 3G/3G+ ou Edge

Plus simple à mettre en œuvre et moins couteuse, les haut débits proposés par les réseaux mobiles (Bouygues TélécomOrangeSFR) permettent des connexions proches de l’ADSL (de l’ordre de 4 à 5 Mbits en 3G+). Ainsi, les zones couvertes par la 3G/3G+ proches des zones urbaines bénéficiant de cette technologie dernier cri (normes UMTS ou HSDPA) permettant d’excellentes conditions de connexion, tandis que la plupart des zones rurales sont généralement couvertes par la technologie Edge. Cette norme intermédiaire entre le 2G et la 3G, bien que moins intéressante que la 3G+, autorise cependant des connexions à un débit maxi de 358 Kbits (100 à 200 Kbits en pratique), supérieure au bas débit de 50 Kbits habituellement disponible.

Première difficulté, et non des moindre, s’assurer que son domicile est bien situé en zone couverte par un des 3 opérateurs 3G ou Edge. Pour cela, consulter la carte de couverture 3G et Edge des opérateurs. A fin 2009, les 3 opérateurs ont une couverture 3G/3G+ assez proche qui couvre plus ou moins bien les agglomérations de Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue et Decazeville-Aubin. Cette couverture 3G+ devrait s’étendre au fil des mois pour atteindre plus de 50% du département et l’essentiel de la population en 2010. Les débits théoriques en 3G (UMTS) sont de 2 Mbits et de 7,2 Mbits en 3G+ (HSDPA).

Le réseau Edge, qui n’a été déployé que par les opérateurs Bouygues Télécom et Orange, couvre environ 50% du département pour le premier et la quasi-totalité pour le second. Avant de souscrire un abonnement, il est impératif de vérifier la couverture auprès de son opérateur. Attention, les normes 3G et Edge ne sont pas déployées au niveau des relais multi-opérateurs mutualisés, mis en place pour couvrir les zones blanches. Le haut débit mobile ne peut être diffusé que via le réseau de l’opérateur.

L’accès internet haut débit via les réseaux 3G/3G+ des opérateurs se fait au moyen d’une clef USB 3 G qui dispose d’un n° d’appel spécifique. Ces clefs 3G (qui fonctionnent indifféremment sur les réseaux 3G, 3G+ et Edge de l’opérateur) sont vendues entre 1 € et 49 € selon la formule choisie (occasionnel, régulier ou illimité). Les formules « occasionnel » ou « régulier » comportent des forfaits allant de 7 € pour 1 h (valable 15 jours) à 25 € pour 6 h (valable 1 mois), en passant par des forfaits ajustables à prix variables. Les forfaits internet 3G illimités sont proposés à 29.90 €/mois pour les clients de l’opérateur avec un engagement de 24 mois et 34.90 €/mois pour un engagement de 12 mois. (39.90 € pour les clients non abonnés pour un engagement de 24 mois).

La clef 3G ne permet toutefois que le seul accès à internet, à l’exclusion de la téléphonie et de la télévision. Avantage non négligeable, la souscription d’un abonnement 3G illimité permet d’acquérir un notebook à un prix très intéressant variant de 1 € à 150 € suivant le modèle.

Pour plus d’information, consulter l’étendue des réseaux 3G/3G+ & Edge des opérateurs mobiles : Bouygues TélécomOrangeSFR

Nota : Tarifs et conditions à valider auprès des opérateurs et FAI. Possibilité de bénéficier de 2 mois d’abonnement gratuit selon conditions.


Musée Soulages : une chance pour Rodez et l’Aveyron

15 octobre 2009

Après plus de 10 ans de négociations difficiles, Marc Censi, ancien maire de Rodez et ancien président de l’agglomération du Grand Rodez, avait fini par convaincre Pierre Soulages, le plus célèbre des artistes français à travers le monde, d’un projet de musée à son nom à Rodez. En 2005, Pierre Soulages avait fini par se laisser convaincre et fait une donation importante de plus de 500 pièces à la ville de Rodez, parmi les plus représentatives de son œuvre. La plupart de ces pièces sont uniques et n’ont jamais quitté l’atelier. L’ensemble est aujourd’hui estimé à prés de 100 millions d’euros.

En fin d’année 2008, le cabinet d’architectes catalan RCR (Vivalta, Pigem et Aranda) a été retenu face aux projets de Jean Nouvel, Paul Andreu et Kengo Kuma, parce qu’il insérait harmonieusement le musée dans l’environnement du foirail. L’agglomération du grand Rodez, maître d’œuvre, a validé le projet de construction du musée Pierre Soulages en juin 2009. Pour autant, les choses semblent aujourd’hui traîner en longueur et son ouverture ne devrait intervenir qu’en 2012. Son coût est estimé à un peu plus de 20 millions d’euros, dont prés de 12 millions seraient apportés par le Conseil général de l’Aveyron, la région Midi-Pyrénées et l’Etat.

Les atermoiements successifs depuis 2008 entretiennent la confusion et contribuent à alimenter inutilement les discussions du café du commerce. De là à penser que le maire de Rodez, qui doit donner son aval au permis de construire, ne porterait finalement le projet que du bout des doigts, comme le laisse à penser certaines de ses déclarations, ne contribue pas à dissiper l’épais brouillard qui entoure ce dossier. Comment peut-on prétendre faire avancer les choses si les élus eux-mêmes ne montrent pas une ferme volonté de faire avancer le musée ?

Au-delà les polémiques de quelques farfelus, on ne peut que regretter le manque d’information et de communication de la municipalité sortante, comme de l’actuelle, sur ce dossier ô combien important pour Rodez. Le musée Soulages est un projet ambitieux pour ville et sa région. Il donne enfin les moyens à cette ville moyenne isolée entre Toulouse et Montpellier d’exister et de se développer sur un plan économique et touristique. Encore fallait-il bien en expliquer les enjeux aux ruthénois.

Disons-le, le coût du musée Soulages et son fonctionnement restent modestes eu égard au retour considérable que peuvent en attendre l’agglomération de Rodez et le département de l’Aveyron. La fréquentation globale de notre région et les retombées économiques seront au rendez-vous si l’on est en mesure de construire un projet touristique global, incluant un musée ouvert sur des expositions temporaires, favorisant l’échange d’œuvres et proposant des prestations annexes de qualité (école d’art et de peinture, bar-brasserie…). Les synergies entre le musée Soulages à Rodez, et les villes de Conques, Albi et Montpellier, sont indéniables et devraient contribuer à attirer un large public et l’encourager à séjourner plus longuement encore dans notre région. Compte-tenu du faible développement de l’industrie touristique en Aveyron par rapport à certains départements, le potentiel de croissance grâce à la locomotive Soulages est considérable.

D’ailleurs, à voir le nombre de villes françaises et étrangères qui étaient disposées à accueillir un tel musée, à voir les retombées touristico-économiques que représentent aujourd’hui la culture dans le développement et la notoriété d’une ville, à voir la renommée mondiale de l’artiste Pierre Soulages à l’instar du succès de sa rétrospective au Centre Georges Pompidou à Paris, ce serait une terrible erreur pour Rodez et son agglomération de continuer à tergiverser encore sur le musée Soulages. Sa construction étant décidée, il n’est que temps de passer à sa réalisation.

Le musée Soulages est une chance unique et historique pour le développement de Rodez. Plutôt que de continuer à raconter des bêtises sur un sujet qu’ils ne connaissent manifestement pas bien, certains seraient mieux inspirés de s’abstenir car, à trop jouer contre Rodez… ce sont les ruthénois qui risquent de trinquer.

Encore faut-il que la ville de Rodez investisse au plus vite sur des projets d’aménagement du centre-ville et d’amélioration des équipements et infrastructures qui permettent de renforcer l’attractivité et la qualité de vie de notre ville (cité cœur de ville, place Foch, place d’Armes, quartiers et rues piétonnes, espaces verts, palais des congrès, équipements hôteliers, commerces…). Il y a urgence à se bouger aujourd’hui pour que le musée Soulages soit un succès. Mesdames et messieurs les élus ruthénois, plutôt que d’enfumer les électeurs, au travail !

Avec le musée Soulages, Rodez pourra enfin rayonner de toute sa lumière !

Plus d’infos sur Pierre Soulages : www.centrepompidou.fr http://artsetspectacles.nouvelobs.com –  http://arts.fluctuat.net/pierre-soulages.html


Rodez : Teyssedre entre mépris et délire

11 octobre 2009

Lors du dernier conseil municipal d’octobre 2009, le maire de Rodez a fait montre du peu de respect qu’il a envers les personnels municipaux.

M. Teyssedre s’est une nouvelle fois lancé dans ses habituelles diatribes sans fin contre la municipalité sortante, l’accusant d’être à l’origine des difficultés de l’équipe actuelle, allant jusqu’à lui imputer un prétendu sureffectif. Il s’agit là d’une rhétorique qui démontre, au besoin, sa totale incapacité à conduire la nouvelle municipalité et à mener une véritable politique globale et cohérente pour la ville. Après 18 mois de mandat, compte-t-il tromper les ruthénois pendant longtemps, en leur assénant régulièrement des allégations aussi stupides que fantaisistes ?

Les ruthénois n’ignorent rien de la bonne situation financière, des taux d’imposition et autres ratios de charges de personnels de la ville de Rodez, qui étaient en 2007 (à la fin du mandat de l’équipe sortante) parmi les meilleurs dans la catégorie des villes de plus de 20 000 h . Affirmer le contraire à tout bout de champs relève de la confusion et du délire. A moins que M. Teyssedre se révèle tout bonnement incapable d’appréhender les indicateurs municipaux, comme semble régulièrement le confirmer certaines de ses déclarations.

Toujours est-il qu’il se trompe une fois encore lorsqu’il accuse l’équipe sortante d’avoir augmenté de manière pléthorique les personnels municipaux de la ville au cours des derniers mandats. Encore une tentative d’enfumage des électeurs ? Probablement car l’augmentation des effectifs municipaux à Rodez durant plus de 24 ans se justifie largement en raison du développement de la ville et des charges nouvelles auxquelles elle a du faire face. Dés lors qu’il y a eu un meilleur service pour la collectivité, cette évolution n’a rien de surprenant. D’ailleurs, si l’on compare les ratios des coûts de personnel à Rodez par rapport aux autres villes équivalentes, on constate que l’effectif des personnels municipaux y est plutôt dans la moyenne basse. Encore une affirmation gratuite !

Entendre de tels propos de la part du maire de Rodez est ahurissant. Un socialiste, qui plus est ancien syndicaliste, qui dénonce l’excès de personnel municipal dans sa ville est pour le moins cocasse. Cela l’est d’autant plus que ce sont justement les municipalités de gauche qui excellent dans les effectifs pléthoriques… En dépit de propos qui dénotent une totale méconnaissance de la situation, il est à craindre que sous son propre mandat, en moins de 6 ans, les effectifs n’augmentent substantiellement et les impôts locaux avec.

En affirmant publiquement en conseil municipal qu’il a baissé l’effectif municipal en quelques mois, à l’inverse de l’équipe précédente, il montre un grand mépris à l’égard des personnels qu’il considère comme trop nombreux pour accomplir leur mission. On est en droit de se demander sur quels critères il peut arriver à de telles conclusions. Position pour le moins contradictoire de la part d’un élu qui s’oppose par ailleurs à la réduction des effectifs publics de La Poste dont certains bureaux n’ont d’ailleurs quasiment plus d’activité ! Il est vrai que le personnage n’est pas à une contradiction prés.

En attendant, les propos du maire ne vont pas contribuer à encourager et motiver les personnels municipaux. Ne joue-t-il pas là contre son équipe ! Dans ce contexte, on voit mal comment il va pouvoir insuffler le dynamisme et le renouveau à Rodez. Teyssedre paraît plus que jamais isolé.

Au fait, pourquoi fait-il une telle fixation sur l’équipe précédente ? A vrai dire, il y a de quoi au vu de ses 18 premiers mois. A ce rythme, en panne de projets et de vision, le bilan de l’actuelle municipalité s’annonce pour le moins calamiteux au regard des prédécesseurs. Ces accusations incessantes constituent d’ailleurs un aveu d’impuissance et confirment que l’immobilisme a encore de beaux jours devant lui. La municipalité socialiste, élue par défaut en mars 2008, a-t-elle bien compris la nature du mandat qui lui a été confié par les ruthénois ? On peut d’ores et déjà affirmer que le réveil sera brutal.


Windows 7 : un OS incontournable ?

9 octobre 2009

Après Windows 98, Windows XP, Windows Vista : Windows 7 (Seven) arrive le 22 octobre 2009.

Face à une concurrence très active et à un Windows Vista loin de faire l’unanimité, Microsoft a mis les bouchées doubles pour développer Windows 7 : un OS performant, stable et plus dynamique. Contrairement à la version précédente, l’entreprise a pris soin de soigner la fiabilité et l’ergonomie de cette nouvelle version.

Windows 7 apporte-t-elle de réelles nouveautés qui justifient un tel investissement ? Faut-il attendre l’arrivée de cette nouvelle version avant d’acheter un nouveau PC, portable ou notebook ?

Il est pour le moins difficile de répondre à ces questions qui dépendent de l’équipement et des besoins de chacun. Toutefois, les divers essais effectués permettent de penser que si Windows 7 ne recèle pas de très grandes nouveautés, il n’en reste pas moins séduisant à bien des égards : super barre des tâches, gestion médias améliorée et plus complète, accès aux applications facilitée, installation de réseaux plus aisée, version moins gourmande en énergie, alertes plus discrètes, écran tactile, compatibilité matérielle et logicielle égale à 99% de celle de Vista…

La configuration minimale requise est un processeur 1 GHz, 2 Go de mémoire vive pour la version 32 bits, un espace disque libre de 20 Go, une carte graphique compatible DirectX9 avec 128 Mo de mémoire (pour l’activation d’Aéro).

Les PC neufs vendus actuellement avec les versions Windows Vista (Familiale, Premium, Professionnelle, Intégrale) bénéficient d’une offre de migration vers Windows 7, valable jusqu’au 31 janvier 2010, permettant de passer gratuitement (hors frais de gestion et d’envoi) à une version de Windows 7. Dans cette hypothèse, le coût varie de 14.90 € à 29.90 € au titre des frais.

Les diverses versions de Windows 7 disponibles : Familiale (119 €), Premium (285 €), Professionnelle (299 €). Les prix mentionnés n’ont qu’une valeur indicative. A noter qu’une version Starter (allégée/sans Aéro) sera réservée aux netbooks en remplacement de Windows XP.

Windows 7 dans sa version Familiale, devrait prochainement équiper tous les PC neufs. Patience donc…

A chacun de choisir le bon OS sachant qu’outre Windows 7, il y a aussi : Linux, Mac OS

Plus d’infos : O1 NetClubicMicrosoft


France : vers une 4ème licence 3G de téléphonie mobile

7 octobre 2009

Après de longs mois de discussions et de tergiversations gouvernementales, l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications) a lancé l’appel à candidatures pour l’attribution de la 4ème licence mobile 3G (publication au Journal Officiel du samedi 1er août).

L’appel à candidature concerne l’attribution des fréquences disponibles de la bande 2,1 GHz, correspondant à une largeur de bande de 14,8 MHz. L’attribution sera opérée selon deux procédures distinctes et successives : un premier appel à candidatures concernant un lot de 5 MHz réservé à un nouvel entrant (4ème licence mobile 3G, norme HSDPA), puis l’attribution, lors d’un second appel à candidatures, du reste des fréquences disponibles dans la même bande aux opérateurs existants.

Les obligations minimales qui seront imposées au nouvel entrant retenu à l’issue de la présente procédure sont identiques à celles imposées lors des trois précédents appels à candidatures. Ce dernier devra notamment respecter des obligations en matière de couverture de la population, de fourniture de services, de disponibilité et de qualité de ces services. Il devra obligatoirement fournir outre le service de téléphonie, un service de messagerie interpersonnel, l’accès à internet et un service de transmission de données. Ces services devront être disponibles sur l’ensemble de la zone de couverture de l’opérateur, avec un taux de réussite dès la première tentative qui devra être, pour chaque service, d’au moins 90 %. Le candidat qui sera retenu devra couvrir à minima 25 % de la population au bout de deux ans puis 80 % de la population huit ans après la délivrance de l’autorisation.

La date limite du dépôt des dossiers de candidature est fixée au 29 octobre 2009. Le régulateur fera son choix notamment en fonction de la solidité financière des candidats, de leur capacité à déployer le réseau rapidement mais aussi à proposer des tarifs et services performants afin d’introduire une plus grande concurrence sur le marché français. On sait depuis longtemps que les trois opérateurs mobiles actuels ne voient pas d’un bon œil l’arrivé d’un nouvel entrant qui risque de chambouler les règles du jeu établies. Depuis des années, les opérateurs en place n’ont cessé de faire pression sur les pouvoirs publics pour éviter l’arrivée d’un quatrième opérateur. Il suffit de voir le peu de place laissé aux MVNO qui représentent moins de 5% du marché français (1).

Les récentes condamnations de France Télécom-Orange, opérateur historique, pour abus de positon dominante dans le domaine de la téléphonie mobile, sont là pour témoigner des ententes au détriment du consommateur. Ce même opérateur, qui n’aime guère la concurrence, a saisi la Commission européenne pour contester le faible prix de la licence demandé au nouvel entrant (240 millions d’euros) alors qu’il avait acquitté la somme de 620 millions d’euros. SFR et Bouygues Télécom devraient également déposer un recours en ce sens. Les opérateurs en place semblent oublier que les conditions d’attribution de cette 4ème licence « light » (5 Mhz au lieu de 15 Mhz) n’ont rien à voir avec les premières licences accordées, sachant par ailleurs que le nouvel opérateur devra affronter le marché en place et les difficultés liées à l’installation de nouvelles antennes ! Au vu de l’attitude de ces opérateurs, on comprend mieux pourquoi les communications mobiles sont en France parmi les plus chères d’Europe (cf enquête 2009 de la Commission européenne)

Cette fois-ci devrait toutefois être la bonne ! Aprés l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Espagne, la France devrait pouvoir disposer fin 2010 d’un quatrième opérateur mobile. Ce ne sont pas les consommateurs ne vont pas s’en plaindre !

D’ores et déjà, parmi les candidats les plus sérieux, outre Virgin Mobiles et Numéricable, on trouve Free (groupe Iliad), le dynamique fournisseur d’accès ADSL qui a beaucoup contribué à développer le haut débit pour tous, avec les meilleurs prix et services. Si la France est aujourd’hui le pays européen où le coût de l’accès ADSL est le plus bas, c’est bien grâce à Free qui a fixé dés le départ un tarif, tout services compris, à 29.90 €, sur lequel les autres FAI ont du s’aligner. Nul doute que l’ARCEP sera sensible à cette candidature, d’autant que la trésorerie de Free est en mesure de supporter l’investissement et que la société entend aller bien au-delà des engagements minima pour développer son propres réseau 3G national dans les meilleurs délais.

Quel que soit le vainqueur, l’attribution de cette quatrième licence 3G permettra au consommateur français de disposer dés 2011 de services et tarifs plus attractifs qu’aujourd’hui et instaurera une véritable concurrence entres les opérateurs.

Plus d’infos : http://www.arcep.frhttp://www.francemobiles.com

  1. Au 30 juin 2009, les parts de marché des opérateurs mobiles français (en % du nombre de lignes) étaient les suivantes : Orange : 44%, SFR : 35%, Bouygues-Télécom : 17% et les MVNO (opérateurs mobiles virtuels hébergés par les opérateurs existants) : 4%

Rodez : la démocratie locale confisquée

5 octobre 2009

Décidément, la municipalité socialiste de Rodez ne supporte pas toute forme de critique sur sa gestion !

Plus de 18 mois après son élection, elle persiste à ignorer les règles élémentaires qui régissent habituellement la vie municipale. Cette atteinte à la démocratie locale est d’autant plus intolérable que l’opposition municipale est réduite à sa plus simple expression (deux ou trois personnes tout au plus) alors que sa majorité est toute puissante. Dés que l’opposition ose ouvrir la bouche pour critiquer un dossier ou demander quelques éclaircissements (quoi de plus normal avec une municipalité brouillonne et si peu transparente), immédiatement le maire et ses adjoints sortent l’artillerie (interpellation en conseil municipal, courriers, mails, conférences de presse…) pour dénoncer des propos prétendument erronés et une opposition systématique ! Sans oublier les pressions diverses allant jusqu’à des lettres recommandées de mises en garde et autres menaces de poursuites…

Au niveau des médias locaux, si le maire et ses adjoints y ont semble-t-il porte ouverte et en usent abondement pour donner l’illusion que les choses avancent et que les promesses sont en bonne voie, l’opposition est priée de rester discrète. En toute hypothèse, le maire ou les représentants de la municipalité veillent à faire en sorte que tout article contestataire soit aussitôt contré dans les jours suivants et qu’au final, aux yeux des électeurs, la municipalité ait toujours de dernier mot ! On reconnaît là une tactique médiatique déjà bien huilée qui fonctionnait déjà du temps où M. Teyssèdre était dans l’opposition. Pense-t-on que les ruthénois resteront longtemps dupes de cette stratégie d’enfumage ?

En attendant, cela se passe ainsi à Rodez depuis 2008. A défaut de véritables projets pour la ville, la nouvelle municipalité se contente d’entretenir des polémiques stériles pour cacher un bilan désastreux.

Manifestement, la municipalité n’est pas à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre, loin s’en faut ! Probablement en manque d’idées et incapable de faire avancer les dossiers importants pour la ville, elle se replie sur elle-même et refuse d’entendre les critiques qui pourraient pourtant permettre de débloquer certains dossiers ou de rectifier des erreurs. La concertation et le dialogue sont en grande partie absents au sein même de la majorité municipale où les dissensions se font jour. Pour ce qui est de l’opposition, n’en parlons pas ! En réalité, cette confiscation de la démocratie locale traduit un aveu de faiblesse et d’impuissance pour le moins inquiétants pour la ville.

Ce refus du débat démocratique par la municipalité de Rodez et son maire apparait d’ailleurs clairement dans le bulletin municipal de la ville. Dans son n° 4 de septembre 2009, comme lors du précédent numéro, on découvre une nouvelle fois que les propos tenus dans la « tribune libre » réservée à l’opposition font l’objet d’une critique systématique et immédiate par le groupe socialiste dans le même bulletin. Preuve que le texte transmis par l’opposition pour insertion dans le bulletin est systématiquement transmis aux élus de la majorité avant impression, afin de leur permettre de « contrer » la position de l’opposition. Du jamais vu jusqu’alors dans une municipalité.

La municipalité ruthénoise et sa majorité usent là d’une pratique bien peu démocratique, visant à réduire au strict minimum le droit d’expression de la déjà fort maigre opposition. Est-elle à ce point dangereuse et néfaste pour la ville ? L’actif du bilan municipal est-il si désastreux et les propos de l’opposition justifiés qu’il faille contredire systématiquement leurs propos et les dénaturer au plus vite ? Redoute-t-on que les électeurs découvrent la triste réalité de la gestion municipale à Rodez ?

De la part d’élus socialistes, habituellement si prompts à donner des leçons, on pouvait s’attendre à un meilleur respect de la vie démocratique au plan local.


Irlande : un oui massif en faveur du traité de Lisbonne

4 octobre 2009

Grâce au vote favorable à plus de 67% au traité de Lisbonne du 02 octobre 2009, l’Irlande permet à l’Europe de franchir une étape très importante dans la ratification du traité de Lisbonne, permettant ainsi à l’Union Européenne de poursuivre sa marche en avant.

Le taux de participation élevé et la netteté du oui montre combien les irlandais avaient à cœur de montrer leur appartenance à l’Europe et leur reconnaissance à une Union qui leur apporté encore aujourd’hui beaucoup, en cette période de crise. Les irlandais ont compris qu’ils ne pouvaient exister sans l’Europe et que l’on pouvait très bien garder son identité et ses spécificités tout en étant membre de celle-ci. L’on n’en attendait pas moins d’un des membres les plus anciens de l’Union européenne.

Ce vote irlandais conclut cette longue période de débats institutionnels. Le traité de Lisbonne devrait maintenant pouvoir entrer en vigueur d’ici la fin de l’année, une fois la ratification définitivement signée par les présidents tchèque et polonais ; les deux derniers pays qui font encore de la résistance, en dépit de la ratification par leur parlement respectif. Après le oui massif de l’Irlande, on voit mal comment ces deux pays pourraient différer la ratification et continuer à bloquer l’Europe contre les 25 autres états membres.

Cette ratification opérée, l’Europe va enfin pouvoir franchir une étape importante de son développement. En cette période de grave crise internationale, l’Europe a plus que jamais besoin de parachever sa construction et moderniser ses institutions et son fonctionnement pour être mieux à même de répondre aux grands défis que nous allons devoir affronter ensembles.

Après la ratification par l’Irlande, l’année 2010 devrait marquer une étape décisive dans le renouveau de l’Union européenne.

Plus d’infos : Commission européenne Parlement européenwww.euronews.net