Rodez : Les raisons pour lesquelles je rejoins la liste « Notre parti c’est Rodez », conduite par Christian Teyssèdre

26 décembre 2019

Le blog Rodez News a été mis en ligne en juillet 2009. Il est toujours actif même s’il a été mis en veille en juillet 2019, à l’occasion de son 10ème anniversaire. Au cours de cette période, un billet a été publié au moins une fois par semaine, soit près de 800 articles diffusés au total. En attendant la suite, merci aux nombreux visiteurs pour leur confiance.

Lors du dernier conseil municipal de Rodez du 20/12/2019, consacré au vote du budget primitif 2020, l’un des membres de l’opposition de droite, candidat aux prochaines élections municipales, a profité du débat qui s’en est suivi pour faire état d’un article publié par son ancien colistier (moi-même en l’occurrence) qui avait annoncé voici plusieurs mois rejoindre la liste du maire sortant, Christian Teyssèdre. Cet article publié sur mon blog personnel en juillet 2017, intitulé : « Rodez, à mi-mandat, les investissements reprennent enfin ! » faisait suite au retard pris par la municipalité dans la réalisation de certains grands travaux.

Entre pragmatisme et réalisme

Le billet de juillet 2017 était en résonnance avec l’une de mes interventions en conseil municipal concernant le retard dans les travaux de réalisation des places de la Cité et Foch ainsi que du parking du même nom. Un argument parfaitement justifié à l’époque mais qui n’est plus d’actualité aujourd’hui puisque les travaux sont enfin en bonne voie. En conseil municipal, j’avais aussi atténué ma critique en reconnaissant volontiers que Rodez n’était pas une exception puisque partout en France, la plupart des investissements communaux étaient en général réalisés en fin de mandat.

Manifestement mon blog suscite de l’intérêt chez certains, surtout à la veille d’élections municipales.

Il est vrai que la critique du budget de la ville est devenue chose compliquée à Rodez, tant il est aujourd’hui exemplaire à bien des égards. Mais quand on est dans l’opposition et qui plus est candidat aux prochaines élections municipales, tous les moyens sont bons pour donner l’impression qu’il subsiste encore un embryon d’opposition au maire, quitte à répéter des mêmes banalités tous les ans. En faisant référence au post publié en 07/2017, à défaut de véritables arguments de fond, c’était probablement l’occasion de faire le buzz sur le dos de son ex-colistier qui a eu l’audace de rejoindre la liste du maire sortant !

Le pragmatisme et réalisme obligent pourtant à ouvrir les yeux. Ce d’autant plus que depuis 2017, les travaux en question sont aujourd’hui en cours d’achèvement et que les engagements sont peu ou prou respectés. Cette réaction pour le moins déplacée en plein débat budgétaire, prouve à quel point certains à droite restent figés sur des schémas du passé et sont prêts à faire feu de tout bois pour exister. Manifestement, ma décision qui était d’ailleurs prévisible depuis près de 2 ans en a manifestement contrarié et désemparé plus d’un à droite. A croire que j’aurais rejoint l’ennemi public n° 1 !

Plus que jamais fidèle à mes convictions politiques

Mon engagement en politique remonte en 1975, aux côtés de Jean-Pierre Raffarin, président des Jeunes giscardiens pour soutenir Valéry Giscard d’Estaing. Cet engagement s’est poursuivi au sein de l’UDF, puis à sa disparition, à l’UMP sous Nicolas Sarkozy. Pour la première fois, j’ai pris progressivement mes distances avec une formation politique qui me semblait avoir perdu ses repères et s’éloignait chaque jour un peu plus des valeurs qui sont les miennes, mais aussi des préoccupations réelles des français, tant au plan local que national.

J’ai finalement quitté les Républicains en 2016 comme d’ailleurs la majorité des adhérents et des électeurs de ce pays qui ont fui cette formation, écœurés par la manière dont a été conduite la campagne présidentielle. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase !

En effet, ce parti s’est peu à peu marginalisé, pour ne pas dire radicalisé, réduisant drastiquement son espace politique. Les résultats de la dernière élection européenne où la liste des Républicains a recueilli moins de 10% des suffrages a constitué un échec sans précédent. Ce parti est aujourd’hui en situation de mort cérébrale pour s’être repliés sur eux-mêmes et ne pas avoir su se renouveler et s’adapter à un monde qui change. Plutôt que d’attiser les mécontentements, il aurait été plus responsable de ne pas courir après le populisme.

Pour ma part, fidèle à mes convictions, j’ai fait le choix de soutenir le président de la République Emmanuel Macron et son gouvernement qui œuvrent avec courage et détermination pour moderniser et adapter notre pays aux bouleversements mondiaux, après, rappelons le plus de 30 années d’inaction et de renoncement des divers gouvernements précédents. En pleine cohérence avec mes valeurs, j’ai aujourd’hui rejoint le mouvement LaREM.

Une droite ruthénoise à l’agonie depuis plus de 20 ans.

A l’aube de l’an 2000, vu de l’extérieur, Rodez ressemblait encore à une belle endormie. Il faut avouer que la ville, qui fût longtemps un bastion réputé imprenable du centre-droit, s’est peu à peu enfoncée dans des querelles intestines. Les petites ambitions personnelles de certains ont conduit à l’éclatement des formations politiques de centre-droit avec la création de multiples « chapelles » qui n’ont cessé de s’opposer et de s’entredéchirer depuis plus de 20 ans, oubliant quelque peu Rodez. On ne voit encore aujourd’hui les séquelles.

Sans minimiser le long et patient ratissage électoral de Christian Teyssèdre, la lente et inexorable décomposition de la droite ruthénoise a ouvert la porte à une victoire de celui qui était en 2008 le leader de la gauche locale. Qui plus est, au plan national, depuis la présidentielle de 2017 la droite française a montré qu’elle était la plus bête et la plus nulle du monde !

Je m’étais malgré tout engagé aux municipales en 2014 à Rodez, convaincu que la gauche inexpérimentée ne pouvait qu’échouer dans la gestion de la ville. Avant d’être politique, mon engagement l’a d’abord été pour défendre les intérêts de ma ville et non quelques petits intérêts particuliers, afin de lui donner les moyens de se développer et de s’imposer au plan régional. Aujourd’hui, je dois bien reconnaître que la droite a lamentablement et durablement échoué dans sa reconquête du pouvoir local et qu’au contraire, la majorité municipale a globalement réussi là où pas grand monde ne l’attendait.

Probablement influencé par mes fréquentations politiques qui voyaient le maire de Rodez, ni plus ni moins, comme le diable en personne, je m’attendais au pire. Après un premier mandat en demi-teinte, jusqu’en 2017, je doutais encore en la capacité de cette municipalité à honorer ses engagements. A l’aube de 2020, 12 ans plus tard, force est de reconnaître que les résultats sont là et ne souffrent guère de discussion.

A croire que le diable s’est finalement avéré être un habile gestionnaire et un visionnaire. Les ruthénois ne vont certainement pas s’en plaindre !

Une transformation profonde de Rodez

Que l’on aime ou pas le maire de Rodez, il faut lui reconnaître un total engagement dès son élection. Contrairement à d’autres, Christian Teyssèdre s’est investi pleinement dans sa fonction et il a consacré la majeure partie de son temps à défendre les intérêts de la ville. Passé les premières années délicates à gérer, dès 2012, les choses ont commencé à bouger à Rodez.

Je me garderais bien de faire la liste des nombreux chantiers réalisés car les ruthénois, qui ne sont pas aveugles, peuvent mesurer le chemin parcouru et la profonde transformation de la ville en deux mandats. Même les touristes de passage qui découvrent Rodez sont souvent conquis par la ville et son dynamisme, preuve que les choses ont réellement bougé dans le bon sens.

En l’espace de deux mandats municipaux, la ville de Rodez a été profondément transformée. C’est aujourd’hui indiscutablement la ville moyenne la région Occitanie la plus active et attractive avec un centre-ville qui résiste bien mieux qu’ailleurs.

Au terme de ce second mandat, les principales critiques que je formulais encore à mi-mandat ne sont plus d’actualité. Je ne peux que m’en réjouir pour Rodez, même si cela a rendu mon argumentation caduque. Je peux comprendre que pour certains à droite, qui n’ont jamais admis la victoire de Christian Teyssèdre en 2008, cette réalité reste difficile à avaler !

Rodez : Une situation des finances locales exemplaire

Après m’être abstenu quelques années lors des votes du budget, en cohérence avec mes positions, j’ai voté le dernier compte administratif 2018, puis les budgets 2019 et 2020 puisque j’ai eu gain de cause sur l’ensemble des points (maîtrise des dépenses, forte baisse de la dette et des impôts locaux, forte augmentation de l’autofinancement et maintien des investissements à un niveau élevé).

Au final, la gestion des finances de la ville de Rodez a été exemplaire ces dernières années. En dépit des importants investissements réalisés, à fin 2019, la dette la ville de Rodez (budget principal), qui était de près de 27 millions d’euros fin 2013, a été ramenée à moins de 8 millions d’euros en 6 ans seulement. Une baisse de 19 millions d’euros rarement vue en France au cours de cette période et dans cette strate administrative, à laquelle s’ajoute une baisse de 5% de la taxe foncière, à ce avec un niveau d’investissement soutenu.

Cette forte baisse de la dette est d‘autant plus méritoire qu’au cours de la période 2012-2017, la DGF a fortement baissé sous la présidence Hollande. La réduction progressive de la dette depuis 2014 a permis de réduire drastiquement la charge de la dette et généré par là même une épargne importante qui permet aujourd’hui d’autofinancer l’intégralité des investissements. Une solide situation financière que connaissent actuellement peu de villes en France.

Le plus important pour un élu local n’est-il pas que la ville soit la mieux gérée possible ? Les ruthénois peuvent constater l’ampleur du travail réalisé en faveur de Rodez. Pourquoi s’acharner à nier l’évidence ?

Aux côtés de Christian Teyssèdre avec la liste : « Notre parti c’est Rodez »

L’excellence de la gestion de la ville Rodez permet à l’ensemble de l’agglomération d’être confortée et en position de poursuivre les investissements qui permettront de relever les nombreux défis de demain.

Les partis politiques traditionnels sont aujourd’hui en voie de marginalisation, à défaut d’avoir su s’adapter. Les prochaines élections municipales montreront que les listes multipartites, comportant un grand nombre de membres non engagées politiquement vont largement s’imposer. Les électeurs veulent avant tout des élus responsables qui vont gérer au mieux les intérêts de la collectivité dans sa globalité, hors des querelles partisanes.

Si certains préfèrent nier les réalités et se résigner à répéter ad vitam æternam les mêmes arguments de pacotille pour tenter de justifier une opposition politique stérile et inopérante, cela les regarde. Mais je doute que les électeurs soient dupes.

Pour un élu municipal, l’intérêt général et l’avenir de sa commune doivent primer sur le reste, et notamment les petits intérêts personnels. Même s’il reste encore beaucoup à faire pour rendre la ville encore plus agréable à vivre et attractive au quotidien, le réalisme force à reconnaître que Christian Teyssèdre, maire de Rodez, présente un bilan fort enviable que peu d’élus peuvent revendiquer. Personne à Rodez n’est aujourd’hui en mesure de porter une alternative crédible.

Pour ces raisons et bien d’autres encore, j’ai décidé de rejoindre la nouvelle liste élargie « Notre parti c’est Rodez » dirigée par Christian Teyssèdre qui regroupe toutes les tendances politiques du centre-droit à la gauche modérée, en passant par LaREM et les écologistes. Dans un monde perturbé et incertain, l’avenir se gagne ensemble.

Mon parti c’est Rodez !

Joseph Donore

Plus d’informations :


La mérule est entrée dans Rodez

5 décembre 2017

Communiqué

Le Maire de Rodez semble confondre budget municipal et budget électoral. Lorsque l’élection municipale pointe son nez, on emprunte, on dépense, on construit. Mais dans le clinquant, le visible, ce qui fait la une des journaux. Monsieur le Maire de Rodez veut qu’on le voit couper du cordon d’inauguration : salle des fêtes, musée Soulages, jardin public. Et une avenue Victor Hugo à l’image des Champs-Élysées. En miniature bien sûr, mais Rodez n’est pas Paris et Monsieur le Maire n’est pas Haussman.

Mais tout cela coûte cher. Vient alors la deuxième phase une fois l’élection passée : vente des biens de la commune, immeubles ou parking ; arrêt de l’entretien de la voirie, les petites rues comme les grandes que seuls les riverains arpentent n’intéressent pas Monsieur le Maire. Place de la Cité dégradée, îlot Bonal quasiment en friche, parking Foch délabré ; seul le quartier de Bourran semble trouver grâce aux yeux de Monsieur le Maire. Autant de coupes sombres de façon à présenter en fin de mandat un budget pimpant, prêt pour de nouvelles dépenses de prestiges en vue des élections.

Cet abandon du quotidien, mission pourtant essentielle d’une commune, a des conséquences graves. Ainsi, en début de mandat, un immeuble a été acquis par la mairie dans la perspective d’une mise au norme de la maison de retraite attenante. Mais les considérations financières semblant plus importantes que le bien-être de nos aînés, la municipalité n’a engagé aucuns travaux, n’a même pas assuré l’entretien courant de cet immeuble. Aujourd’hui, il est infecté par la mérule.

La mérule est un champignon qui s’attaque au bois dans les maisons. Certains l’appellent le cancer du bâtiment parce que ses filaments peuvent traverser les murs telles des métastases. Quand rien n’est fait, la maison atteinte est condamnée. Mais même les traitements ne parviennent que difficilement à l’éradiquer. Il peut rester en dormance pendant des années avant de se réveiller, digérer les bois d’œuvre sans qu’on ne s’en rende compte et, de proche en proche, contaminer tout un pâté de maisons. Déjà l’immeuble mitoyen est touché et c’est le propriétaire de celui-ci qui a donné l’alerte.

Alors que l’Aveyron était jusqu’ici épargné par ce fléau, l’incurie de la majorité municipale a permis son apparition dans Rodez, mettant ainsi en péril le patrimoine de tous les Ruthénois.

Alors même que cette maison infestée vient d’être achetée par la municipalité pour étendre la maison de retraite attenante, est maintenant à l’étude le déplacement pur et simple de la maison de retraite : gestion sans concertation confirmée.

Lors du dernier conseil municipal du 17 novembre 2017, nous nous sommes opposées au remboursement anticipé d’un emprunt de 2013 d’un montant de plus d’un million d’euros. Cette somme empruntée n’a pas été utilisée. On peut se demander pourquoi cet emprunt a été contracté si c’était pour ne pas l’utiliser. Nous avons estimé qu’au lieu de rembourser cette somme disponible, il valait mieux l’utiliser pour entretenir le patrimoine communal. Mais Monsieur le Maire a préféré soigner l’apparence de son budget plutôt que de soigner la santé des immeubles et de la voirie de Rodez.

A quand une vraie politique de la ville pour les Ruthénois ?

Nathalie Auguy-Périé, Anne-Sophie Monestier-Charrié, conseillères municipales


Rodez : Baisse de la taxe foncière et hausse de la taxe d’habitation pour 2018

24 septembre 2017

Lors du Conseil municipal du 22/09/2017, le maire de Rodez a annoncé que la municipalité avait fait le choix de baisser le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 5% dés 2018, en ramenant son taux de 28.94%, inchangé depuis plus d’une décennie, à 27.49%. Corrélativement, la municipalité a décidé de supprimer définitivement l’abattement général à la base de 5% dont bénéficiaient tous les foyers en matière de taxe d’habitation. Cette suppression aura pour effet d’augmenter la base d’imposition et par voie de conséquence la cotisation due par les foyers qui en sont redevables.

En d’autres termes, cette décision de la municipalité de gauche aura finalement pour conséquence pour les propriétaires résidents à Rodez, de neutraliser la baisse de la taxe foncière sur les propriétés bâties. A l’inverse, les propriétaires-bailleurs bénéficieront de l’intégralité de la baisse de la taxe foncière puisque la taxe d’habitation est payée par le locataire. Par contre, pour les locataires, sauf exonération ou de plafonnement, ils devraient supporter, comme les propriétaires résidents, l’augmentation de la taxe d’habitation imputable à la suppression de l’abattement général à la base de 5% sans aucune contrepartie.

L’abattement général à la base applicable en matière de taxe d’habitation

L’abattement général à base est un abattement facultatif dont bénéficie l’ensemble des résidents de la commune au titre du logement qu’ils occupent, qu’ils soient simples locataires ou propriétaires. Cet abattement avait été voté par la ville de Rodez il y a bien longtemps ; il avait un but social : diminuer la valeur locative imposable du logement favorisant les logements de petite ou moyenne surface. En effet, cet abattement est calculé sur la valeur locative moyenne de la commune ; il est plafonné au-delà d’une certaine valeur locative. Peu de communes comparables à Rodez ont cependant voté cet abattement qui à l’inconvénient de faire apparaître un taux de taxe d’habitation supérieur à la pression fiscale réelle.

Il était de 15%, soit le maximum en 2008 et a été ramené à 10% en 2009, puis à 5% en 2016 par décision de la municipalité actuelle. Pour 2018, cet abattement sera définitivement supprimé compte-tenu du récent vote de la majorité municipale du Conseil municipal. Ce qui conduira mathématiquement à une augmentation de la cotisation de taxe d’habitation, à laquelle s’ajoutera l’actualisation des valeurs locatives qui sera voté en fin d’année par le Parlement dans le cadre de la loi de finances pour l’année 2018. Raison pour laquelle le groupe de la droite et du centre au Conseil municipal a voté contre cette suppression.

Rappelons que la diminution de ce même abattement de 5% en 2009, puis à nouveau 5% en 2016 par la municipalité avait été suivi d’une baisse de corrélative du taux de la taxe d’habitation de 5%. Ce qui avait conduit, selon la valeur locative du logement, à neutraliser tout ou partie du coût financier lié à sa suppression. Même si cela n’avait pas entraîné de baisse notable de la cotisation de taxe d’habitation pour tous les ruthénois (exception faite des contribuables ayant bénéficié de l’abattement pour personnes à charges ou pour handicap), les précédentes baisses de taux avaient au moins le mérite d’une meilleure lisibilité fiscale en réduisant de facto l’écart de taux avec les communes voisines. Il en ira différemment en 2018 puisque le taux de la taxe d’habitation restera inchangé.

Coup de frein à la baisse de la taxe d’habitation

La logique et la cohérence de la fiscalité locale aurait voulu que la suppression des derniers 5% de l’abattement général à la base dés 2018, soit suivi d’une baisse au moins égale du taux de la taxe d’habitation comme cela a été le cas pour les années 2009 et 2016. Le coût aurait été moindre pour les contribuables, mais aussi pour la collectivité, tout en ayant l’avantage de ramener le taux de la taxe d’habitation de 16.38% actuellement, à environ 15.60%. C’eût été plus équitable pour les propriétaires occupants et les locataires qui font le dynamisme de la ville.

Chacun s’accorde en effet à reconnaître que la taxe d’habitation, qui est due par les occupants de tout logement au 1er janvier (sauf exonération ou plafonnement en fonction des revenus), qu’il soit locataire ou propriétaire, reste un impôt relativement injuste, d’autant plus que les logements récents, y compris les logements sociaux, sont globalement surimposés au regard des logements anciens souvent sous-évalués. Seule une réforme des valeurs locatives, reportée par les gouvernements successifs en raison de sa complexité, aurait été de nature à rétablir une plus grande équité.

C’est probablement la raison pour laquelle le président Emmanuel Macon a opté pour une exonération de 80% des foyers qui en sont redevables plutôt que de monter une nouvelle usine à gaz du type de la retenue à la source. Il reste cependant des interrogations sur sa mise en œuvre qui, en tout état de cause, placera un peu plus les collectivités territoriales sous la dépendance du bon vouloir de l’Etat pour le remboursement de cette coûteuse exonération.

Dans ce contexte, la précipitation de la majorité municipale de gauche à stopper brutalement cette évolution à la baisse de la taxe d’habitation pour 2018 reste incompréhensible. Il s’agit probablement là d’un effet pervers de la réforme prochaine de la taxe d’habitation voulue le président Macron, qui n’a en aucune manière pour objet d’inciter les collectivités à stopper la baisse de la taxe d’habitation et réduire les efforts de convergence de la fiscalité locale !

La baisse du taux de la taxe d’habitation avait pour logique de réduire l’écart avec ceux des autres communes de l’agglomération. Or, en dépit de la baisse des taux de la taxe d’habitation en 2009 et 2016, avec un taux de 16.38% en 2017, celui-ci reste encore beaucoup plus élevé que les autres communes (Sce DGCL – données 2015) : Onet-le-Château (8.70%), Luc La Primaube (11.70%), Olemps (10.60%), Sébazac-Concourés (9.13%)… pour ne citer que les principales communes.

Avec des écarts de 5% à 8% avec les principales communes de l’agglomération, la convergence des taux de la taxe d’habitation ne semble pas pour demain. Même si à brève échéance seulement 20% des foyers l’acquittent, le taux de la taxe d’habitation resta durablement, au moins autant que celui de la taxe foncière sur les propriétés bâties, un élément de comparaison et d’attractivité important pour les nouveaux arrivants dans l’agglomération.

Baisse de la taxe foncière sur les propriétés bâties

Le choix de privilégier la baisse de la taxe foncière, plutôt que la taxe d’habitation, est pour le moins étonnant de la part d’une municipalité de gauche. En règle générale, les collectivités penchent en faveur de la baisse taxe d’habitation qui est l’impôt local acquitté par l’ensemble des ménages et notamment les plus modestes.

Le maire de Rodez a reconnu que la baisse de la taxe foncière était un choix délibéré et assumé, allant jusqu’à se féliciter que la ville de Rodez soit la première dans la région Occitanie à franchir le pas ! Ce choix paraît pour le moins contestable pour plusieurs raisons :

  1. Pourquoi privilégier à ce point les propriétaires, sachant par ailleurs qu’à Rodez plus de 40% d’entre eux n’habitent pas la ville (ce qui est considérable au regard d’autres villes) ? Les 40% sont constitués pour une grande part de propriétaires-bailleurs pour qui, comme chacun le sait, le montant de la taxe foncière n’a aucune incidence sur leurs choix puisque leur seule préoccupation est la rentabilité du bien et l’avantage fiscal qui en découle. La municipalité voudrait favoriser les propriétaires bailleurs qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.
  2. Cette baisse de la taxe foncière est d’autant plus surprenante que son taux actuel à Rodez de 28.94% (27.49% en 2018) reste parmi les plus bas des villes de la strate au plan régional. En outre, la comparaison avec les communes de Rodez-Agglomération permet de constater que les écarts sont bien moindres qu’en matière de taxe d’habitation, notamment avec Onet-le-Château dont le taux était de 25.29% en 2015.
  3. Enfin, la baisse des taux de la taxe foncière, en dépit de la baisse concomitante de l’abattement général à la base, demeure d’un coût bien plus élevé que ne l’aurait été la baisse du taux de la taxe d’habitation.

Les effets pour le moins discutables de la baisse de la taxe foncière

Après avoir baissé les taux de la taxe d’habitation, la baisse de la taxe foncière envisagée pour 2018 par la municipalité semble manquer cruellement de cohérence et n’aura probablement que des effets très limités sur l’attractivité fiscale de la ville.

Cette décision favorise les propriétaires-bailleurs déjà fort nombreux sur la ville de Rodez au détriment des propriétaires résidents qui eux devront, en outre, supporter l’augmentation de la taxe d’habitation liée à la suppression de l’abattement général à la base de 5%. Il s’agit là d’une forme de mépris pour les résidents de la ville qui acquittent la taxe d’habitation bien que son taux soit très supérieur aux communes de l’agglomération.

Il paraît donc peu vraisemblable que la baisse de la taxe foncière envisagée pour 2018 puisse redonner du pouvoir d’achat au plus grand nombre de ruthénois. Si augmentation du pouvoir d’achat pour les foyers les plus modestes il y a, ce sera plutôt du fait du gouvernement en raison de l’exonération de 80% des foyers redevables de la taxe d’habitation, et non de la municipalité.

Enfin, le réalisme permet de douter que la baisse de la taxe foncière puisse être de nature à inciter les ruthénois à venir résider à Rodez, plutôt que dans les autres communes de l’agglomération ou des communes extérieures alors que le taux de la taxe d’habitation y reste nettement plus élevé. Si elle est fortement souhaitable, la convergence de la fiscalité locale au sein de l’agglomération et la mise en œuvre d’un véritable pacte fiscal ne semblent pas pour demain.

Nul doute qu’il eût été préférable de poursuivre la baisse du taux de la taxe d’habitation en 2018 ; ce d’autant plus que son rendement est nettement moins important pour la collectivité et donc moins coûteux. Ceci aurait aussi permis de réduire l’exposition de la commune vis-à-vis de l’Etat qui, à terme, risque de ne prendre en charge qu’une partie de l’exonération qui lui incombe au titre des exonérations de taxe d’habitation.

Une fois de plus, il s’agit d’abord d’une mesure d’affichage médiatique. Les ruthénois pourront juger sur pièce à l’automne 2018.


Régions : Un faux débat pour un faux problème

5 mai 2014

Quelle mouche a piqué Manuel Valls pour qu’il ouvre une fois de plus le débat sur la dimension des régions françaises? Depuis 1964 et la création des CODER qui découpaient déjà le territoire national selon la cartographie des régions actuelles, on ne compte plus les propositions tendant à revoir les limites des 22 espaces régionaux métropolitains. Chaque fois avec le même leitmotiv argumentaire : les régions françaises ne font pas le poids dans le concert européen. Voilà une contre vérité qui a la peau dure! Que deux ou trois d’entre elles portent le pêché originel d’un découpage plus dicté par des rivalités politiques que par une logique dimensionnelle ne permet pas de généraliser le reproche à l’ensemble. Rappelons quelques chiffres:

  • La taille
  • Avec une moyenne de 25 000 km2 les régions françaises actuelles, y compris les anomalies évoquées ci-dessus, occupent par la taille le deuxième rang des 252 régions de l’Union. Midi-Pyrénées avec ses 45 348 km2 se place devant des Etats comme la Belgique ou le Danemark.
  • La démographie
  • Avec 2,92 millions habitants en moyenne, les régions françaises sont à la quatrième place des Etats de l’Union.

Autre argument avancé par le premier Ministre, les économies d’échelle. Ça reste à prouver. La plupart des dépenses des régions, en tout cas les plus importantes telles la formation professionnelle, l’enseignement (les lycées), les transports, sont directement proportionnels à la dimension du territoire administré. Rien ne permet d’affirmer qu’en agrandissant ce territoire on réduirait les couts de fonctionnement. Si c’était le cas, on se demande bien pourquoi la France se serait lancée dans la décentralisation. Existe-t-il un optimum dimensionnel que l’on atteindrait en divisant par deux le nombre de régions? Il est permis d’en douter.

En revanche, s’il est un chiffre qui révèle des écarts abyssaux c’est celui du budget. A titre d’exemple deux régions voisines comparables en bien des points, la Catalogne et Midi-Pyrénées affichent en 2014 un budget de 39 milliards d’euros pour la première et 1,18 Milliards d’euros pour la seconde. Un coefficient multiplicateur de 33 entre la Région française et l’Autonomie espagnole! La différence de richesse n’explique rien, le PIB de la Catalogne n’est que deux fois et demie supérieur à celui de Midi-Pyrénées. C’est dans les compétences et donc dans le degré de décentralisation que se trouve la seule explication. Les régions françaises sont des nains politiques comparées aux italiennes ou aux espagnoles, et ne parlons pas des états fédéraux tels que l’Allemagne, l’Autriche et la Belgique.

Le découpage régional tel que nous le connaissons date de 1960 année de création des « circonscriptions d’action régionale ». Cette longue durée a permis de mettre en place des structures, des organisations, des relations, des réseaux, et de forger une forte notion d’appartenance identitaire au sein des populations. Or cette conscience d’appartenir à une communauté de destin est la première condition pour faire partager par les acteurs de la société un projet de développement durable qui exprime la volonté de maitriser un destin commun. Un redécoupage autoritaire réduirait à néant ce lent processus de construction identitaire. L’enjeu en vaut-il la chandelle? S’il faut attendre un demi-siècle pour que se stabilise une nouvelle architecture régionale, la réponse est non.

La deuxième condition d’une réelle efficacité des Régions passe par les moyens dont elles disposent ou plus exactement par les compétences que l’Etat accepte de lui reconnaitre. Entre la situation actuelle d’un Etat unitaire, la France et une quasi fédération à l’espagnole ou une décentralisation à l’italienne, il existe une marge suffisante pour que la république décentralisée, trouve un nouvel équilibre entre l’Etat et ses Région. IL ne s’agit pas de transformer le nain politique en géant mais de mettre à disposition des régions françaises les indispensables outils de pilotage de son développement. Au premier rang desquels l’enseignement secondaire et universitaire, la recherche, la formation professionnelle, la culture, le patrimoine, l’environnement…et pourquoi pas un pouvoir d’adapter à des circonstances locales certaines normes, voire certaines législations. L’optimisation des rôles réciproques de l’Etat et des Régions afin de rechercher le niveau le plus efficient de gestion du territoire, génèrerait à coup sur plus d’économies pour la nation qu’un hypothétique redécoupage dont l’utilité reste à démontrer.

Enfin si se pose une condition de dimension géographique dans un domaine déterminé, les coopérations interrégionales, y compris transfrontalières, répondent bien mieux à la diversité des problèmes posés que ne le ferait la rigidité de nouvelles limites administratives. Le cas de la Communauté de travail des Pyrénées qui réunit depuis de nombreuses années les régions françaises et espagnoles entre lesquelles se partage le massif montagneux, illustre parfaitement cette approche. On pourrait citer maints exemples semblables pratiquement dans toutes les régions.

Quant au trop fameux millefeuille de la gestion territoriale, la France, à l’instar de la plupart des pays de l’Union européenne, possède trois niveaux de collectivités territoriales, Régions, Communes plus un niveau intermédiaire, département chez nous, Provinces en Belgique, en Italie ou en Espagne, arrondissements en Allemagne…En revanche nous nous distinguons par une double disposition constitutionnelle: l’absence de tutelle d’un niveau sur un autre, ainsi que la clause générale de compétence. Ce qui veut dire en clair que chaque niveau peut intervenir en tout domaine sans qu’aucune règle ne permette à l’un d’entre eux d’imposer une nécessaire coordination aux autres. De cette véritable exception française, découle un imbroglio politico-administratif dont le cout pour la nation, assurément très important n’a jamais pu être évalué.

Paradoxalement la « clause générale de compétence » supprimée le 16 décembre 2010 pour les régions et les départements par la droite, a été rétablie le 27 janvier 2014 par la gauche! Comprenne qui pourra.

En conclusion, si personne ne conteste l’urgence de rationaliser l’architecture de la gestion territoriale de la France, Manuel Valls, en ciblant de faux problèmes lance un faux débat. On est en droit de se poser dès lors une question : le coté provocateur ainsi que les échéances annoncées situées au-delà de 2017, ont-ils un autre but que de participer à une stratégie de communication en forme de coup de menton, destinée à affirmer l’autorité du nouveau premier ministre ?

 

Rubrique « Libre expression » de RodezNews


Restrictions budgétaires, les collectivités territoriales ont du souci à se faire !

17 avril 2014

Marchons, marchons chantent en piétinant sur place les hallebardiers à l’opéra. Economisons, économisons scandent Manuel Valls et ses ministres sans vraiment passer à l’acte.

Les politologues convoqués en grand nombre à la télévision tentent en vain de faire l’exégèse des discours du premier ministre pour répondre à la question du jour: qui va faire les frais des économies annoncées ? Les fonctionnaires ? Les salariés du privé ? La solidarité ? La santé ? Les collectivités territoriales ? Chacun y va de son estimation sans vraiment apporter de réponse certaine.

Pourtant, à y regarder de plus près un chiffre devrait faire réagir les élus locaux. La seule menace précise et chiffrée du catalogue des économies potentielles concerne les collectivités territoriales. Il ne s’agit pas de la réforme du millefeuille administratif, de la suppression des départements où du regroupement des Régions. Non! Ce serpent de mer brandi depuis trente ans par la droite autant que par la gauche, n’émergera vraiment qu’en 2021. C’est-à-dire à la fin du mandat du prochain Président de la République.

En matière d’effet d’annonce, difficile de faire mieux. En revanche, le rabot qui menace les finances des collectivités territoriales est déjà à l’œuvre depuis un an et aggravera ses effets au cours des trois prochaines années. Onze milliards d’euros! C’est la somme dont l’Etat va amputer La DGF (Dotation Globale de Fonctionnement), qui est versée chaque année aux communes, communautés, départements et Régions.

Son montant global étant d’environ cent milliards d’euro pour l’ensemble, c’est une diminution de plus de 10% de l’une des principales recettes des collectivités territoriales qui va autoritairement leur être imposée. Comment réagiront-elles ? Comment s’adapteront-elles ?

Une chose est certaine, ceux qui ont eu l’imprudence d’inclure une baisse des impôts locaux dans leurs promesses électorales ont du souci à se faire. Qu’en sera-t-il à Rodez ?

Libre expression de RodezNews


Rodez : Verbiages et cafouillages sont les deux mamelles du PS

19 mars 2014

Du haut en bas de la hiérarchie, du sommet de l’Etat à la commune de Rodez le pouvoir socialiste emploie les mêmes méthodes.

Le verbiage mensonger se pratique tant au plan national qu’au plan local. La seule différence tient à la nature des médias qui restent encore pluralistes à Paris, où certains n’hésitent pas à démasquer les menteurs, alors qu’à Rodez ils jettent un voile complice sur les affabulations du maire sortant. Mentir semble d’ailleurs devenu consubstantiel au socialisme depuis que ses principes de gouvernement autant que ses valeurs de référence, l’obligent à travestir la réalité pour tenter de cacher ses échecs.

Mais voilà que le cafouillage, spécialité incontestée du gouvernement Ayrault et de ses ministres gagne également l’équipe du maire sortant et de ses colistiers.  Dans une interview récente de la Dépêche du Midi, assortie d’une photo, on voit messieurs Albagnac et Mazars expliquer leurs intentions en matière d’aménagement et d’urbanisme.

La surprise vient d’une annonce concernant la rue Béteille :  » les immeubles acquis par la commune seront démolis … ». Il est exact en effet que les prédécesseurs de Christian Teyssèdre à la mairie de Rodez, avaient progressivement acquis nombre d’immeubles vétustes rue Béteille, à gauche en montant, en vue d’une rénovation urbaine.

Non seulement rien n’a été fait pendant six ans, mais par une délibération du 16 novembre 2012 (No 13-220) le conseil municipal a décidé de revendre à un particulier l’immeuble sis au No 36 de la rue Béteille, à l’angle de la rue Dominique Turc, pour la somme de 145 000 euros! Ce qui à l’évidence contredit les propos des deux candidats.

Loin d’être unique cette revente est devenue quasi systématique. Elle concerne notamment des immeubles place de la Cité et ilot Bonald, compromettant toute rénovation de ce site sensible. Ajoutons pour faire bonne mesure les 4000m2 de la Sainte Famille, abandonnés à un promoteur privé ancien associé de Claude Albagnac et l’on aura une idée de l’ampleur des contradictions entre  les faits et les promesses électorales du maire sortant.

Libre expression de RodezNews


Pollution de l’air et grand contournement de Rodez

18 mars 2014

Alors que l’on constate un peu partout en France des pics alarmants de pollution, les ruthénois se réjouissent de la qualité de l’air qu’ils respirent dans leur bonne ville. En sera-t-il toujours ainsi? Qu’adviendra-t-il lorsque la RN 88 en 2×2 voies sera le trajet le plus court pour relier Toulouse à Lyon?

En 2010 l’Observatoire Régional de l’Air de Midi-Pyrénées écrivait en conclusion d’une étude sur la pollution: « La proximité d’une voie rapide augmente de plus de 40% la mortalité, y compris à l’intérieur des habitations : Il faut donc refuser toute transformation de rocade urbaine ou de boulevard urbain en autoroute ». Et plus loin: « Pour le territoire du Grand Rodez, les émissions de polluants règlementés et de gaz à effet de serre issue du trafic routier se situent majoritairement sur les communes d’Onet-le-Château et de Rodez. »

C’est la raison pour laquelle nous devons être extrêmement vigilants sur le devenir de la Rocade de Rodez. Il existe tout d’abord une impossibilité technique à faire cohabiter sur le même trajet le futur trafic autoroutier Toulouse-Lyon et la desserte urbaine de l’Agglomération sur l’épine dorsale qui de La Primaube à Sébazac,  est vouée à devenir un boulevard urbain.  Surtout, quels responsables politiques prendront la responsabilité de soumettre à un risque grave de pollution les quelques 20 000 habitants concernés par la notion de proximité évoquée par l’ORAMIP? Laquelle précise dailleurs dans la même étude: « On peut imaginer que des riverains de voies à grande circulation se retournent contre les responsables qui dûment avertis n’ont pas fait le nécessaire pour diminuer la pollution (boulevard urbain devenu autoroute par exemple) ».

Quelle que soit l’échéance de Toulouse-Lyon en 2×2 voies, le projet a été confirmé par l’Etat, il se réalisera tôt ou tard. Le grand contournement de Rodez est inscrit dans ce projet.  Mais si les élus aveyronnais et notamment le  futur maire de Rodez, ne se défendent pas bec et ongles pour refuser que la rocade se transforme en autoroute, la solution de facilité prévaudra et les ruthénois connaîtront à leur tour les méfaits de la pollution.

A une semaine des élections municipales les électeurs doivent impérativement prendre en compte dans leur choix les intentions des candidats sur un sujet aussi lourd de conséquences, pour eux-mêmes et plus encore pour leurs enfants.

Libre expression de RodezNews