France : la taxe carbone reportée sine die ? (1)

30 mars 2010

Au lendemain de l’échec de l’UMP aux élections régionales, Nicolas Sarkozy, le président de la République, a annoncé le report sine die de la mise en place de la taxe carbone prévu en juillet 2010.

Après le rejet du projet présenté par le gouvernement par le Conseil Constitutionnel,  en décembre dernier, la taxe carbone avait plomb dans l’aile, même si on nous promettait un nouveau projet pour une mise en œuvre mi-2010. Le Conseil Constitutionnel avait principalement remis en cause les exonérations prévues par le projet de loi de finances 2010, notamment concernant l’agriculture, la pêche, et les transports.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy avait fait de la mise en place d’une contribution climat-énergie, l’un de ses objectifs au plan environnemental, conformément à son engagement en faveur du pacte écologique de la Fondation Nicolas Hulot. Il s’était engagé à adopter la taxe carbone et avait désigné à cet effet la conférence des experts, présidée par Michel Rocard, afin de faire des propositions sur le sujet.

Si le projet présenté lors de la loi de finances pour 2010 ne faisait pas l’unanimité, notamment à Gauche où une bonne part du Parti socialiste et des Verts (mais oui, rappelez-vous) y étaient hostiles, on était en droit d’espérer un projet sensiblement modifié, sur des bases plus volontaristes et plus équitables car l’urgence climatique est toujours là, plus évidente encore après l’échec du sommet de Copenhague. Peine perdue pour Nicolas Sarkozy qui avait là l’occasion de prendre la tête de la lutte contre le changement climatique en Europe et dans le monde.

Le report de la mise en place de la taxe carbone constitue indiscutablement une reculade peu glorieuse. Le motif allégué selon lequel la mise en place de cette taxe en France, alors que nos principaux concurrents européens en étaient exemptés, aurait pénalisé nos entreprises est difficilement recevable surtout quand elles polluent. Cette taxe aurait permis au plus grand nombre de s’adapter, de prendre en compte l’environnement dans leur développement et, par là même, d’acquérir une avance substantielle dans ce domaine. En outre, la France aurait donné le tempo aux autres pays du monde, imposant par là même une harmonisation européenne afin de ne pas mettre en péril la compétitivité. A moyen terme, la France aurait été largement gagnante.

S’il est incontestable que le Medef a fait le forcing pour s’opposer à la mise en œuvre de cette taxe, il est plus probable que la pression des parlementaires UMP parmi les plus anciens, aura été tout aussi forte. C’est vrai que la taxe carbone n’était pas populaire chez les électeurs de base pour qui on ne touche pas à la chère voiture. Il y avait déjà les limitations de vitesses et leurs sanctions, les malus pour les moteurs polluants ; s’en était vraiment trop ! Alors qu’hier elle était contre, une partie de la gauche dénonce aujourd’hui l’abandon de la taxe carbone. Certains ne manquent pas d’air !

Après la déroute des élections régionales, il fallait bien un coupable. La taxe carbone constituait le bouc émissaire idéal ! Dommage et triste à la fois car les raisons de l’échec électoral sont probablement ailleurs ; il suffit d’écouter et d’ouvrir les yeux. Les conseillers de Nicolas Sarkozy seraient mieux inspirés de sortir un peu de leur tour d’ivoire élyséenne et de laisser travailler le gouvernement.

Prochainement : Taxe carbone, les raisons d’espérer

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France : quand les syndicats préfèrent la grève à la négociation (2)

23 mars 2010

Le recours systématique à la grève dans les services publics : un aveu de faiblesse des syndicats français !

En France, les grèves à répétition dans les transports publics (SNCF, RATP, DGAC notamment) sont d’actualité depuis plus de 40 ans. Alors qu’il s’agit souvent de salariés parmi les plus protégés et les mieux rémunérés, et bien que les grévistes y soient souvent minoritaires, certains syndicats encouragent la plus large paralysie des transports !

Tout récemment, les contrôleurs aériens se sont mis en grève en clouant au sol une bonne part du trafic aérien français, durant plus d’une semaine. Tout cela pour s’opposer à une adaptation de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) dont certains personnels intégreraient une structure européenne en charge du contrôle aérien. Le but de cette réforme : mieux faire face à l’explosion du transport aérien européen et assurer une meilleure sécurité du trafic.  L’égoïsme et les petits intérêts personnels de quelques-uns doivent-ils primer l’efficacité et la sécurité aérienne en Europe ?

Ces grèves à répétition, le plus souvent sans motif sérieux, ne semblent avoir qu’un but : pénaliser un peu plus les usagers qui vont travailler et qui se battent au quotidien pour préserver leur emploi. Etrange attitude de la plupart des syndicats français qui usent largement du statut privilégié de certaines entreprises ou administrations publiques où ils sont bien implantés (c’est plus facile qu’ailleurs), pour imposer leurs vues, au détriment de l’intérêt général et de la majorité des salariés, ainsi pris en otage. On comprend mieux la mauvaise image de la France à l’étranger et les difficultés des entreprises s’implanter et investir durablement ici.

Récemment, c’est une minorité de salariés-grévistes de Total qui sont allés jusqu’à bloquer les raffineries du groupe, et même davantage, pour s’opposer à la fermeture prévue de longue date d’une raffinerie. Ceci est d’autant plus surprenant que l’entreprise ne licenciait personne et proposait des mutations dans des unités voisines  à des conditions que beaucoup d’autres salariés auraient probablement aimé avoir. La vérité est pourtant simple : l’Europe et la France disposent aujourd’hui d’un trop grand nombre de raffineries, par rapport à une demande en forte baisse, notamment pour les supercarburants. Une fois de plus, l’attitude dogmatique des syndicats apparaît fort éloignée des réalités économiques qui imposent de fermer bon nombre de raffineries en Europe. Peut-on maintenir durablement en vie une activité qui n’a plus aucune raison d’être, sans mettre en péril une entreprise et la conduire à terme à des licenciements secs ?

Tout aussi désolante a été l’attitude des syndicats, en réponse à l’ouverture de discussions en vue de la réforme du régime des retraites prévue d’ici la fin 2010. Immédiatement, dans leur majorité, ces derniers ont annoncés une série de grèves générales sur les sujets les plus divers, dont l’augmentation des salaires. On voit bien là que la préoccupation des syndicats, c’est d’abord d’engager l’épreuve de force plutôt que  le dialogue. Quant à faire des propositions constructives pour régler la grave question du manque de compétitivité et du financement des retraites, ce n’est manifestement pas leur souci !

Etrange attitude des syndicats français alors que ces dernières années, pour préserver leurs emplois industriels, les syndicats allemands ont accepté le prolongement des gels des salaires : ce qui donne à leur pays une incontestable compétitivité par rapport à la France et aux autres pays de l’Europe du sud qui connaissent une constante augmentation des salaires et donc une chute de leurs exportations, d’où des licenciements plus importants et une moindre croissance. Force est de constater que les syndicats allemands ont tout compris et sont les garants du développement et de l’emploi !

Hélas, les syndicats français comme un grand nombre d’entreprises, sont à des années lumières de la réalité qui nécessite un dialogue social serein et responsable pour trouver les compromis nécessaires pour préserver l’avenir. C’est pourtant le meilleur moyen de maintenir durablement nos chers acquis sociaux, lourdement mis à mal par la crise internationale et la concurrence non équitable avec certains pays en voie de développement, comme la Chine, qui ne respectent pas la plupart des règles internationales (économiques, fiscales et sociales).

Heureusement, il subsiste encore en France quelques syndicats qui pratiquent le dialogue constructif et la négociation. On ne peut qu’espérer que ce syndicalisme responsable et moderne finira par l’emporter prochainement. Ce serait un atout pour conforter le dynamisme économique de la France et donc l’emploi et les salaires.


Aveyron : la gastronomie honorée par le guide Michelin 2010

20 mars 2010

Comme tous les printemps, le célèbre guide Rouge Michelin nous présente ses dernières sélections de bonnes adresses gastronomiques. L’édition 2010 est encore un excellent cru pour la gastronomie aveyronnaise qui se voit une nouvelle fois mise en valeur, preuve que la superbe locomotive  Michel et Sébastien Bras, parmi les meilleurs chefs de France et du monde, est une source de renouvellement pour de nombreux jeunes chefs, aux quatre coins du département de l’Aveyron.

Amateurs de gastronomie, un détour par l’Aveyron s’impose pour y découvrir toutes la variété et la subtilité des produits locaux, issus de divers terroirs de caractère. Un vrai grand moment de plaisir et de bonheur à partager en famille ou entre amis !

Alors n’hésitez pas, l’Aveyron dispose d’un nombre de restaurants gastronomiques très variés, répartis sur tout le département et au meilleur rapport-qualité-prix.

1 – Les nouveautés Guide Michelin 2010 :

1 étoile Michelin Le Belvédère (Guillaume Viala) route de St Julien 13340 Bozouls www.belvedere-bozouls.com
Bib Gourmand (les meilleures petites tables à prix modéré) : Auberge de l’Ady 12330 Valady www.auberge-ady.com
Auberge Le Rascalat RD 809 route de Verrières 12520 Aguessac www.auberge-lerascalat.fr
Capion 3 rue J-F Alméras 12100 Millau www.restaurant-capion.com

2 – Les autres établissements aveyronnais distingués du Guide Michelin 2010 :

3 étoiles Michelin Bras (Michel et Sébastien Bras) route de l’Aubrac 12140 Laguiole www.michel-bras.fr
 

1 étoile Michelin

Vieux Pont (Nicole Fagegaltier et Bruno Rouquier) 12390 Belcastel www.hotelbelcastel.com
Le Sénéchal (Michel Truchon) 12800 Sauveterre-de-Rouergue www.hotel-senechal.fr
Goûts et Couleurs (Jean-Luc Fau) 12000 Rodez www.goutsetcouleurs.com
Le Moulin de Cambelong (Hervé Busset) 12320 Conques www.moulindecambelong.com
Grand Hôtel Auguy (Isabelle Muylaert-Auguy) 12210 Laguiole www.hotel-auguy.fr
 

Bib Gourmand (les meilleures petites tables à prix modéré) :

Les Jardins de l’Acropolis Bourran 12000 Rodez
Hôtel du Midi Papillon place du Manège 12230 Saint Jean-du-Bruel www.hotel-midi-papillon.com
La Route d’Argent route d’Espalion 12340 Bozouls www.laroutedargent.com
Le Méjane rue Méjane 12500 Espalion
L’Auberge du Barrez avenue du Carladez 12600 Mur-de-Barrez www.aubergedubarrez.com
L’Epicurien 8 bis rue R St Gilles 12200 Villefranche-de-Rouergue

Bien entendu, il ne s’agit là que des meilleures tables de l’Aveyron, sélectionnées par le guide Michelin 2010.

Découvrez les hauts lieux et sites touristiques aveyronnais : Conques, Viaduc de Millau, Gorges du Tarn et de la Dourbie, Aubrac, Belcastel, Ste Eulalie d’Olt, Espalion, Estaing, St Come d’Olt, Najac, Villefranche-de-Rouergue, Sauveterre-de-Rouergue, Rodez, Abbaye de Sylvanés, Nant, La Couvertoirade, Montpellier-le-Vieux, Lacs du Levezou…

Pour plus d’informations : Comité départemental du tourisme de l’AveyronVia Michelin


France : concessions de barrages hydroélectriques (4)

16 mars 2010

Le norvégien Statkraft serait très intéressé par l’exploitation des installations de la Truyère (4)

Le groupe public norvégien Statkraft détenu à 100% par l’Etat norvégien, est le deuxième producteur européen d’électricité d’origine hydraulique. Depuis sa création en 1895, le groupe exploite à ce jour plus de 225 centrales hydrauliques, dont 149 en Norvège, 58 en Suède et 11 en Allemagne. Statkraft a produit 45 térawattheures (TWh) d’électricité hydraulique en 2008. Forte de sa longue expérience dans l’exploitation de centrales hydrauliques, la société  est candidate à la reprise de certaines centrales hydroélectriques actuellement exploitées par EDF qui seront prochainement ouvertes à la concurrence.

Bard Mikkelsen, PDG du groupe norvégien déclarait dés novembre 2009 à Paris : « Nous sommes intéressés par la France du fait de notre expérience dans l’électricité hydraulique ». Le parc hydroélectrique français est le 3ème en importance en Europe avec une production de 64 TWh, derrière la Norvège 136 TWh et la Suède 67 TWh.

Le groupe norvégien dit viser en priorité les concessions de taille importante (supérieure à 100MW) « là où sa compétence est la meilleure ». Installée à Lyon, Statkraft France vend déjà une partie de sa production sur la Bourse française de l’électricité Powernext. Le groupe norvégien s’intéresse aux trois regroupements de centrales hydrauliques dont la mise en concurrence devrait être annoncée prochainement : les barrages de la rivière de la Truyère (en Aveyron), ceux de la Dordogne et du Drac (affluent de l’Isère).

 »Sur les trois critères fixés par le gouvernement, Statkraft utilisera son expérience pour répondre aux différents besoins des concessions. La protection des éco-systèmes, le respect des usages alternatifs de l’eau, le dialogue avec les autorités locales constituent des exigences auxquelles Statkraft a l’habitude de répondre », a souligné Statkraft dans un communiqué.  »La France est confrontée à un défi grandissant : sécuriser la production d´énergie flexible, notamment lors des pics de consommation. Ni le nucléaire, ni l´éolien ou le solaire ne sont des énergies flexibles, il est donc nécessaire d´assurer et de développer ce type d´énergie : dans ce cadre, les barrages hydroélectriques jouent un rôle déterminant », a déclaré Emmanuel Soetaert, président de Statkraft France.

Rappelons que le premier fournisseur de gaz de la France n’est autre que la Norvège et que GDF-Suez s’est vu attribuer, il a y peu, l’exploitation dans ce même pays, d’un important champ gazier. Dans ce contexte de développement des échanges économiques entre la France et la Norvège, la mise en concession des équipements hydroélectriques français pourrait permettre à Statkraft de se voir attribuer la concession d’un certain nombre d’installations hydroélectriques françaises, permettant ainsi à celles-ci de se moderniser et de « doper » la production d’énergje propre et renouvelable.

L’ouverture à la concurrence des concessions de barrages français devrait être un excellent moyen d’atteindre  l’objectif fixé par l’Europe en 2020, soit une part de 23% pour les énergies renouvelables dans la production électrique, aujourd’hui de l’ordre de 10%.
Plus d’infos sur les autres exploitants d’installations hydroélectrique : EDFGDF SuezVerbundHydro-Québec


Midi-Pyrénées : le vrai bilan de Martin Malvy aprés 12 ans à la tête de la région

10 mars 2010

Le premier tour des élections régionales 2010 aura lieu le 14 mars 2010. Petit tour d’horizon de la politique régionale en Midi-Pyrénées. En effet, l’abondante propagande électorale de ces derniers mois de la part de la majorité sortante est loin d’éclairer  les électeurs ; bien au contraire. Quel est le véritable bilan de la gauche, après 12 années de présidence de M. Malvy ?

A entendre ce dernier et ses colistiers, candidats à leur reconduction à la tête de la région, le bilan de Midi-Pyrénées serait excellent et tout irait pour le mieux si le Gouvernement français n’avait de cesse de transférer sournoisement d’incessantes charges financières. Toutes les régions françaises supportant des mêmes contraintes financières, à y regarder de plus prés, le bilan objectif de la gauche en région Midi-Pyrénées, après deux mandats de M. Malvy, est loin d’être aussi flatteur qu’annoncé. Otons un instant les lunettes roses de Malvy !

Au premier regard objectif, on a bien du mal y a déceler le projet régional. Mais y en avait-il un ? Ces 12 années ressemblent davantage à une politique de gribouille, qui part dans tous les sens, sans véritable ligne et cohérence. La région apparaît toujours aussi disparate et éclatée. Elle s’avère incapable de développer des projets et synergies avec les grandes régions voisines : Aquitaine et  Languedoc-Roussillon, d’une part, et Catalogne et Aragon, d’autre part. A l’heure de l’Europe, ce manque d’ouverture et de coopération paraît inquiétant pour l’avenir de Midi-Pyrénées. Il est vrai que M. Malvy, et le parti socialiste en général, sont passés maîtres dans l’art du saupoudrage et plus généralement, du clientélisme, pour masquer l’inaction. Ce qui ne constitue pas une politique régionale.

L’économie de la région repose plus que jamais sur l’agglomération toulousaine et sa mono-industrie : l’aéronautique. Même si, ici et là, divers pôle urbains et industriels secondaires profitent de ce dynamisme, beaucoup d’incertitudes pèsent sur l’avenir de cette industrie et l’importante sous-traitance qui lui est liée. Cette absence de diversification et cette concentration toulousaine constitue un frein à un développement harmonieux de la région Midi-Pyrénées. Celle-ci persiste également à souffrir d’infrastructures très insuffisantes, ne permettant pas un maillage régional efficace et cohérent. En 12 ans, force est de constater que les choses n’ont quasiment pas évolué sous la présidence Malvy.

Le projet de tunnel sous les Pyrénées, permettant de relier Saragosse et Barcelone, paraît aujourd’hui enterré. L’aménagement des liaisons ferroviaires TGV entre Toulouse-Bordeaux et Toulouse-Montpellier, dont la mise en place a été mainte fois repoussée du fait de la région, est toujours dans l’impasse en raison de l’incapacité de la région à définir un tracé. Voilà 12 ans de perdus dont la responsabilité lui incombe totalement. Midi-Pyrénées demeure aujourd’hui l’une des seules grandes régions françaises à ne pas être desservie par le TGV et au rythme actuel, cela risque de durer !

Côté autoroute, c’est pas mieux. Le désenclavement de l’est de la région vers Albi-Rodez et Lyon (A68 – RN88) n’a pas avancé durant ce mandat. Après la mise en service de la déviation de Carmaux, décidée par l’équipe précédente, il a fallu attendre fin 2009 et l’approche des élections régionales pour que la région daigne enfin participer au financement du tronçon reliant le Tarn à Rodez, moyennant il faut le rappeler, une participation conséquente de l’Etat, destinée la modernisation du réseau ferroviaire régional.

Quand aux TER, en dépit de substantiels  investissements, on ne voit toujours pas le bout du tunnel. Ainsi, la liaison Toulouse-Albi-Rodez est de plus en plus saturée et les travaux de doublement de la voie tardent durablement. L’exploitation et le fonctionnement des lignes TER de Midi-Pyrénées est chaotique. De très nombreux problèmes techniques  découragent les usagers d’utiliser le train : retards fréquents et importants, temps de transport toujours aussi élevés (supérieurs à 2 h sur Rodez-Toulouse), des horaires incohérents, des tarifs élevés, des trains dégradés et en mauvais état (sauf peut-être pour Figeac) . Un comble pour la région en charge des transports ferroviaires depuis 2005. A quoi bon de tels investissements sans aucune amélioration sensible des transports ?

Autre aspect négatif, s’il en est, du bilan de M. Malvy à la tête de la région : la forte augmentation des impôts locaux ces dernières années. Ainsi, en 2009, le taux moyen de fiscalité locale en Midi-Pyrénées s’établissait à 4.36%, en augmentation de 30.8% par rapport à 2004, alors que la moyenne française de 2.77% seulement. Plus inquiétant, ce dérapage incontrôlé de la fiscalité régionale ne trouve pas de contrepartie dans une augmentation des dépenses d’investissements en due proportion. Autre indicateur qui démontre l’incapacité de la région à maitriser ses dépenses, les charges de personnels ont pour leur part, augmenté de 322% entre 2004 et 2009 (source Les Echos – L’audit des régions – 09/03/2010).

La région Midi-Pyrénées n’a finalement pas de véritable politique et s’avère peu rigoureuse dans sa gestion, privilégiant les dépenses de fonctionnement et autres saupoudrages aux investissements qui préparent l’avenir. Loin de porter un véritable projet qui permette à notre région de relever les défis de demain, le président sortant et son équipe sont restés passifs et peu en phase avec les réalités de ce monde en mouvement. Il est manifestement plus aisé pour la gauche de cacher son bien piètre bilan aux yeux des électeurs en essayant de politiser ces élections et en laissant croire que le méchant Gouvernement de droite serait à l’origine de ses propres difficultés. Une technique d’enfumage que connaît fort bien le maire socialiste de Rodez, candidat sur cette liste régionale. C’est dire le niveau général !

Dans ces conditions, est-t-il raisonnable de reconduire jusqu’en 2014 à la tête de la région, M. Malvy et ses colistiers, qui se sont avérés incapables de porter et de mettre en oeuvre un projet à la hauteur des ambitions de notre région ? Pourquoi réélire des gens qui n’ont aucune vision pour leur région ? Gageons que les électeurs, au vu du piètre bilan de la gauche en Midi-Pyrénées, auront le courage de sanctionner l’immobilisme de la majorité sortante et de favoriser l’arrivée d’une nouvelle majorité. Il y va de l’intérêt de la région Midi-Pyrénées et de notre propre avenir. Tous aux urnes tant qu’il en est temps les 14 et 21 mars 2010 !


Rodez : Bienvenue à Radio Temps et au Ruthénois

9 mars 2010

Rassurez-vous, ce n’est pas encore du côté de la municipalité ruthénoise que les choses bougent !

La bonne surprise, en ce début d’année 2010, c’est du côté des médias du Grand Rodez qu’elle arrive. C’est vrai qu’en Aveyron et dans le Grand Rodez en particulier, les choses étaient un peu figées depuis de nombreuses années. En dépit de la présence de trois quotidiens régionaux, l’information locale reste concentrée sur les classiques et immanquables faits divers et les sports font régulièrement la une pour attirer le lecteur. Rien de bien captivant en réalité.

Jacques Boyon, président du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) était ce vendredi 5 mars à Rodez. Qu’est-ce donc qui a pu motiver la venue de ce dernier, habitué à gérer ses dossiers depuis ses bureaux parisiens, à se rendre sur le terrain ? Non, il n’était pas en Aveyron pour parler de la couverture de la TNT et de ses zones d’ombre qui semblent en inquiéter certains ! M. Boyon était tout simplement venu inaugurer une nouvelle radio locale ruthénoise qui s’est récemment vue accorder une fréquence définitive par le CSA.

Radio Temps Rodez, radio associative qui avait émis prés d’un an de manière provisoire depuis le lycée Louis Querbes, a profité de la libération de l’ancienne fréquence abandonnée par Radio Classique à Rodez. Ces derniers mois, les responsables de radio Temps, à l’instar de son président Pierre-Etienne Vanpouille et de son parrain Philippe Meyer, célèbre journaliste à France-Inter, avaient fait le forcing pour emporter la fréquence que beaucoup de radios commerciales convoitaient. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. Le petit poucet a manifestement convaincu le très parisien CSA. Bravo !

Radio Temps Rodez, radio locale généraliste, émet dorénavant 24h/24h depuis Rodez sur la fréquence 107.0 FM et entend imposer ses ondes sur le Grand Rodez et bien au-delà. Disposant d’une autorisation permettant une puissance d’émission de 1 KW, elle devrait arroser une zone de plus de 100 000 habitants. Jean-Pierre Alexandre est le responsable des programmes de la station.

Le même jour, autre surprise de taille pour les ruthénois, c’est un nouveau journal qui voit le jour. Eh oui, cela n’arrive pas tous les jours, notamment en ces temps de crise. Et pourtant, Rodez va enfin avoir son hebdomadaire. Il faut dire que la capitale aveyronnaise était la seule à ne pas avoir le sien alors que les principales villes du département en sont pourvues depuis bien longtemps : Millau, Villefranche-de-Rouergue, Saint Affrique, Espalion.

Attendu, Le Ruthénois sera donc le nouvel hebdomadaire diffusé sur le Grand Rodez. Hugues Robert, son rédacteur en chef, a soigneusement préparé la sortie du n° 1. Le journal de 24 pages, couvre l’ensemble de l’actualité locale des huit communes du Grand Rodez, plus celle voisine de Flavin. Le Ruthénois se veut un média proche des habitants de l’agglomération, de leur vie quotidienne et de leurs préoccupations. Gageons que ce nouveau journal aura à cœur de traiter l’essentiel et le meilleur de l’actualité locale, pas toujours bien relaté dans la presse quotidienne.

Afin de mieux coller à la vie locale, le rédacteur en chef du Ruthénois devrait animer chaque vendredi matin une émission sur Radio Temps.

Bienvenue et longue vie à ces deux nouveaux médias ruthénois.

Plus d’information :


France : l’urgence à tirer les leçons de la tempête Xynthia

7 mars 2010

Une fois de plus, la tempête Xynthia est venue démontrer qu’en France, comme partout ailleurs, il est vain de vouloir lutter contre la nature, sans prendre préalablement un certain nombre de précautions. L’orgueil des hommes et leur entêtement à prétendre la domestiquer se paie alors au prix fort : plus de 53 morts et 1,2 milliards de dégâts.

La conjonction d’une très forte tempête, avec un coefficient élevé de marée, ne laissait que peu de chance aux habitants dont les maisons étaient situées à quelques mètres de la côte. D’autant plus que la plupart de ces habitations étaient à un niveau inférieur à celui de l’océan et étaient uniquement protégées par des digues anciennes et en mauvais état.  Il y a là une grande irresponsabilité de la part de celles et ceux qui se sont installés dans de tels emplacements à risques alors que le simple bon sens aurait du suffire à les en dissuader.

Le désir de tout un chacun à vouloir se trouver au plus prés de la mer, y compris dans des endroits très exposés, est absurde et suicidaire !

Il est indéniable que certains élus locaux qui ont permis, voire favorisé, le développement de constructions en des endroits à forts risques en accordant les permis de construire. Ils portent une lourde responsabilité dans ce drame. Pour autant, il est un peu trop facile de livrer ces derniers en pâture aux populations, comme le font sans grand scrupule certains médias nationaux. D’autant que de nombreux maires ont correctement fait leur travail en respectant les lois en vigueur, sans céder aux demandes insistantes de leurs électeurs et aux pressions de la spéculation immobilière.

Les premiers responsables, il faut le dire très clairement, ce sont les habitants qui en toute connaissance de cause, y compris en infraction avec les lois en vigueur, ont fait construire leur maison dans des espaces normalement préservés ou exposés à des risques naturels majeurs, en faisant pression sur les élus pour obtenir leur permis de construire.

Pour éviter ces dérives, plutôt que de mettre en place de nouvelles lois qui vont rendre les choses moins lisibles et plus difficiles à appliquer, commençons par faire appliquer celles qui existent et qui doivent, à elles seules, permettre d’éviter que de tels drames ne se reproduisent. Ainsi, les lois relatives à la prévention des risques naturels (qui interdit notamment les constructions dans certaines zones littorales exposées) et à la protection et la mise en valeur du littoral (qui limite notamment les constructions à proximité immédiate de la côte afin de préserver le littoral) doivent être mises en œuvre partout en France, sans passe-droit aucun.

Cela réglera de fait deux gros problèmes actuels : l’excès de constructions d’habitations sur certaines zones côtières et la dégradation des espaces naturels protégés situés prés des côtes et permettra de limiter considérablement les conséquences des tempêtes et autres tsunamis à venir. Commençons par faire démolir toutes les constructions qui ne respectent pas les lois en vigueur de la République française. Cela évitera bien des drames humains et des coûts exorbitants pour la collectivité toute entière du fait de l’irresponsabilité de quelques-uns. Pensons aussi à mettre en place un mécanisme qui  récompensera les communes qui se conforment scrupuleusement à la réglementation et protègent le littoral.

Enfin, ne perdons pas de vue que les phénomènes météorologiques violents risquent de se multiplier au fil des ans. N’oublions pas qu’il est acquis que le changement climatique en cours est  irréversible et va générer une montée du niveau de la mer de l’ordre de 1 mètre en 2100 ; ce qui va accentuer considérablement les risques côtiers. Ne feignons d’ignorer ce phénomène dramatique. Préparons-nous dés maintenant, tant qu’il en est encore temps.

Plus d’infos :