Rodez : Dominique Reynié lance sa campagne pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées

21 mai 2015

Le 18 mai dernier, il y avait beaucoup de monde (environ 400 personnes) à la salle des fêtes de Rodez à l’occasion de la réunion organisée par Dominique Reynié pour lancer sa campagne pour les élections régionales 2015 en Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées.

Voilà bien longtemps qu’une réunion politique, car c’en était une, n’avait réuni autant de monde en si peu de temps et malgré une publicité limitée. Ce qui en dit long sur les attentes des électeurs aveyronnais qui exigent que la politique et les élus changent pour répondre aux vrais problèmes qui sont les leurs. En cela, Dominique Reynié leur paraît être l’homme providentiel, qui bien que novice en politique, semble déterminé à changer durablement la manière de faire de la politique. C’est-à-dire penser d’abord au bien-être et à l’avenir des autres.

A 54 ans, Dominique Reynié n’est pas né de la dernière pluie et connaît fort bien les forces et surtout les faiblesses du monde politique. Il a parfaitement compris l’attente des français et n’entend être le prisonnier de quelques élus locaux ou formations politiques. Politologue reconnu, il a toujours défendu des idées libérales et européennes. Aujourd’hui, fort de son expérience, il entend devenir un homme d’action au service de ses concitoyens. Il a choisi la grande région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées dont il est originaire et à laquelle il croit beaucoup.

Pour y parvenir, il a dû franchir un certain nombre d’obstacles et non des moindres. Il devait d’abord convaincre les élus de la région qu’il était le meilleur candidat capable d’emporter cette région profondément encrée à gauche. Manifestement, il y a réussi puisque fin avril, un panel d’élus de la droite et du centre réunis à Sète, l’a désigné assez largement comme tête de liste aux élections régionales face à de vieux briscards de la politique. Une première dans les modalités de désignation des candidats aux élections régionales.

Fort de cet appui des élus régionaux, Dominique Reynié qui jusqu’alors, n’était pas affilié à un parti politique, a sollicité l’investiture de l’UMP qu’il entend rejoindre pour mener cette bataille. A la surprise de certains, il a franchi ce dernier obstacle en décrochant le 7 mai l’investiture officielle pour la région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées, en tant que tête de liste de la droite et du centre.

Lors de cette première rencontre avec les électeurs régionaux le 18 mai à Rodez, la tête de liste aux élections régionales a pu tester ses idées et ébaucher quelques orientations qui seront les siennes. Tout d’abord, il a fait part de sa détermination à mener cette bataille pour la région et à en emporter la présidence. Car pour lui, il y a urgence à remettre en marche la future grande région, qui au fil des ans, s’est endormie et s’est contentée de mener un politique clientéliste. Il croit beaucoup en cette nouvelle grande région et en son potentiel pour peu que ses nouveaux élus mettent tout en œuvre pour son développement, au service des générations futures.

Tout d’abord, il est impératif de réussir la fusion entre ces deux régions qui forment une entité cohérente et unifiée par leur longue histoire commune en Languedoc, la richesse de leur culture, leur langue et bien plus encore. Une région de caractère, qui forte de son histoire, saura unir ses forces pour se construire un avenir dans un monde globalisé où beaucoup perdent leurs repères.

Ensuite, la nouvelle région doit construire un projet fédérateur intergénérationnel où les jeunes auront pleinement leur place. Pour cela, la région devra miser sur la formation universitaire et professionnelle, pour donner toutes leurs chances aux nouvelles générations. Elle devra aussi être le moteur du développement économique et de l’innovation en soutenant de nouvelles industries ou services. La région devra aussi être au quotidien un véritable VRP à l’extérieur pour attirer de nouvelles entreprises.

La nouvelle région se devra se forger rapidement une forte identité régionale qui lui permettra d’être identifiée et reconnue à travers le monde. A cet égard, le nom de la nouvelle région aura une grande importance. Assurément, ce nom devrait tourner autour de « Languedoc » ou « Occitanie » qui définissent très bien l’identité régionale, sans oublier d’y associer nos amis catalans.

Après sa désignation en tant que tête de liste, le plus grand défi que devra probablement affronter Dominique Reynié (il l’a reconnu lui-même), est celui de la constitution des listes dans les 13 départements de la future région. Chacun le sait, la constitution d’une liste régionale est un vrai casse-tête entre les ambitions parfois démesurées de quelques vieux politiciens locaux mais aussi de quelques nouveaux venus désireux de faire leur entrée sur l’échiquier politique local. Et ce, sans parler des partis politiques qui veulent imposer leurs petit(e)s protégé(e)s.

Dominique Reynié a rappelé qu’il souhaitait s’appuyer sur des personnes qualifiées dans leur domaine et fortement motivées par l’avenir de leur région. A cet égard, il exigera des candidats sélectionnés que leur engagement pour la région soit total et qu’ils y consacrent toute leur énergie à ses côtés.

Bien sûr, il souhaite que les futures listes soient représentatives, s’appuyant à la fois sur des personnalités issues de formations politiques mais aussi de la société civile en intégrant un maximum de jeunes et de nouveaux élus en vue d’un véritable renouveau de la politique régionale. On a senti une forte approbation dans la salle ! Rappelons enfin qu’il s’agit de listes où la parité femme/homme est exigée.

Globalement, l’ébauche du projet régional est ambitieux et particulièrement novateur qui, à n’en pas douter, devrait séduire un large panel d’électeurs de tous bords politiques. L’essentiel est de réussir la fusion et de faire de la future région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées une région dynamique, innovante et attractive au service de ses habitants. En cela, Dominique Reynié a de nombreux atouts en main pour réussir.

 


France : Les leçons de la victoire de David Cameron au Royaume-Uni

14 mai 2015

A la grande surprise, contrairement aux pronostics des organismes de sondages qui donnaient les deux candidats principaux au coude à coude, c’est finalement David Cameron, le Premier ministre sortant qui l’emporte avec une large majorité au Parlement. La reine l’a aussitôt confirmé dans ses fonctions et il devrait prochainement former son nouveau gouvernement.

Le parti conservateur britannique (Tories) réalise ainsi un de ses plus beaux résultats depuis l’élection de Margaret Thatcher en 1983 alors que le parti travailliste (Labour) perd avec un écart supérieur à 100 sièges. Par contre, le SNP (Scottish National Party) passe de 6 à 56 sièges et fait une razzia en Ecosse (56 sur 59 députés), terre d’élection des travaillistes. Dorénavant troisième parti britannique au Parlement, le SNP pro-européen, risque cependant de donner du fil à retordre à David Cameron qui s’est engagé à réaliser un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.

En effet, ces élections creusent ainsi un peu plus le fossé qui sépare Londres et Edinbourg. A peine élus, les indépendantistes donnent de la voix en contestant la légitimité du gouvernement de Londres. Ainsi, si le Royaume-Uni devait un jour dire non à l’Europe, le Parlement écossais menace d’ores et déjà de quitter le Royaume. Si le triomphe de David Cameron est incontestable, avec l’Europe, l’Ecosse présente probablement le plus gros défi à relever.

Cette victoire de Cameron c’est aussi celle du courage et de la volonté d’imposer des réformes à la Thatcher qui ont permis de dynamiser le pays, de réduire le chômage et relancer la croissance. N’oublions pas qu’en 2014, pour la première fois depuis des décennies, le PIB du Royaume-Uni a dépassé celui de France, qui recule au troisième rang en Europe. Preuve si besoin était, de l’état de délabrement de la France depuis l’arrivée de François Hollande. Jamais notre pays n’avait régressé à ce point en si peu de temps. C’est d’ailleurs le mauvais exemple des socialistes français que David Cameron n’a eu de cesse de rappeler aux britanniques qui ont semble-t-il compris le message en ne votant pas pour les travaillistes.

En France, ces résultats ont été fort bien accueillis par la droite et l’UMP en particulier. Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se sont empressés de féliciter David Cameron. Ce qui n’a rien de surprenant, bien au contraire. Comment en effet, ne pas se féliciter de cette victoire qui est celle de réformes importantes qui ont permis au Royaume-Uni de moderniser son économie, tout en stimulant la croissance. On aurait aimé qu’il en fût ainsi en France où les socialistes n’ont pas eu le courage d’engager les réformes de structures indispensables pour moderniser le pays et le rendre plus compétitif.

La surprise est venue de certains élus socialistes. Ainsi, Bruno Leroux, président du groupe à l’Assemblée nationale, a vu dans la victoire des conservateurs britanniques un signe d’espoir pour Hollande et les socialistes. Et d’affirmer : « Quand on a le courage de réformer, çà peut payer, c’est ce qui va se passer chez nous… » Pas sûr que tous les socialistes approuvent…

C’est oublier que jusqu’à aujourd’hui, malgré quelques réformettes ici et là, les socialistes français ont été incapables d’engager de véritables réformes et autres baisses des dépenses publiques que demande pourtant avec insistance la Commission européenne. L’absence de réelle amélioration de la situation française depuis 2012 est là pour démontrer, au besoin, que les réformes attendues et efficaces n’ont pas été mises en œuvre, probablement par manque de courage politique mais aussi par incompétence. On continue de piloter la France à vue, au gré des vents et sans véritable cap, à espérer que les autres pays nous entraînent dans leur vague de croissance. La France risque d’attendre longtemps !

D’autre part, les socialistes oublient de dire que jusqu’à ces derniers mois, ils n’ont eu de cesse de fustiger les mesures économiques et sociales prises par David Cameron, qui a réussi, rappelons-le, à réduire les déficits et faire baisser le chômage au Royaume-Uni. N’est pas Cameron qui veut, et surtout pas un socialiste !

Pour la droite et l’UMP en particulier, cette victoire de Cameron est de nature à booster sa volonté réformatrice qui doit maintenait apparaître clairement dans les discours et les programmes. Il est impératif de convaincre qu’arrivée au pouvoir en 2017, la droite s’engagera rapidement et avec détermination dans la voie des réformes structurelles et de la réduction des dépenses publiques. Cette victoire doit aussi convaincre la droite française qu’elle devra assumer « être de droite » lorsqu’elle sera aux affaires, notamment en économie, en matière de réduction des déficits et des dépenses, mais aussi sur des sujets comme l’immigration.

Il appartient à la droite française de préparer sa victoire, fondée sur des réformes courageuses et annoncées. C’est le seul moyen pour la France de retrouver la compétitivité, la croissance et l’emploi.


France : Les raisons d’une rafale de contrats pour le Rafale de Dassault Aviation

7 mai 2015

Alors que l’avions de combat français Rafale de Dassault Aviation, n’était pas parvenu à se vendre durant plus de 10 ans, en à peine quelques mois, même si c’est encore pour un nombre d’exemplaire somme toute limité, ce n’est pas moins de 84 avions de combat français qui viennent d’être vendus au Moyen-Orient.

Ne faisons pas la fine bouche. Avec les options, c’est 96 exemplaires qui devraient finalement sortir des usines de Dassault Aviation, soit 24 pour l’Egypte, 36 pour l’Inde et 24 pour le petit Qatar, plus 12 options. Bien sûr, ce ne sont pas nos alliés européens qui ont acquis ces appareils (en tout cas pas encore !) ; ces derniers préférant se fournir auprès de l’Oncle Sam. Ces clients, à commencer par l’Egypte et le Qatar, sont cependant loin d’être des pays exemplaires en matière de démocratie, loin s’en faut.

Mais il faut bien vendre ! Pour autant, on est en droit de s’interroger de savoir si c’est une bonne affaire au plan politique pour la France, compte-tenu de l’instabilité de ces pays et des risques de voir un jour ce matériel militaire moderne et performant tomber entre les mains de nos ennemis. On peut espérer que certains équipements stratégiques n’équiperont ces appareils. Et si les contrats de ventes du Rafale sont particulièrement juteux, c’est qu’ils comprennent d’importants contrats de maintenance sur place qui ont aussi l’avantage de permettre un certain contrôle sur ces appareils.

Revenons à nos chers Rafales. L’Armée de l’air et la Marine française devaient initialement en recevoir 286 exemplaires ; au final, leur dotation ne devrait pas dépasser les 200 appareils, restrictions budgétaires obligent. Le Rafale est en service opérationnel depuis 2006 dans l’Armée de l’Air (140 appareils) et la Marine (50 appareils). A ce jour, 142 Rafale ont été livrés. Le Rafale a été déployé sur de nombreux théâtres d’opérations pour multiples missions dans des nombreux pays dont l’Afghanistan, la Libye, le Mali et plus récemment l’Irak.

Au cours de ces missions, le Rafale a pleinement rempli ses missions et fait la preuve de sa grande fiabilité, sa disponibilité et son efficacité. C’est probablement là l’un des arguments majeurs qui a conduit au décollage des ventes. Son handicap a longtemps été son prix entre 100 et 120 millions d’euros, voire 150 millions d’euros pour les appareils dotés des dernières technologies et armements sophistiqués. Même s’il reste cher, il a fait la démonstration de sa redoutable efficacité et ce n’est pas rien. Autre avantage indéniable par les temps qui courent, son coût d’exploitation serait très raisonnable et très inférieurs aux appareils de 5ème génération.

Appareil de quatrième génération, le Rafale doit aujourd’hui affronter des appareils de cinquième génération que sont notamment les F-22 Raptor et F-35 américain de Lockheed Martin qui sont des appareils furtifs. Si le F-22, exclusivement réservé à l’Armée américaine, est entré en service depuis quelques années, il rencontre de nombreux problèmes techniques qui font qu’il est encore peu opérationnel face au Rafale. A croire certains experts militaires, en combat, le Rafale ferait jeu quasi-égal avec le F-22, la furtivité en moins. Mais on sait aujourd’hui que les radars à basses fréquences de dernière génération, développés par les russes, chinois et français, sont capables d’identifier les plus furtifs des chasseurs-bombardiers. L’avantage des avions de combat furtifs n’est donc plus démontré aujourd’hui.

S’agissant du F-35, appareil mono-réacteur, il n’est toujours pas en service opérationnel et rencontre lui aussi d’importants problèmes techniques et ses coûts de développement atteignent des profondeurs abyssales. Personne ne sait aujourd’hui quand il sera opérationnel et ne connaît son coût final. Outre l’armée américaine qui en a commandé plus de 2 500 exemplaires, de nombreux pays européens et alliés ont passé commande de plusieurs centaines d’exemplaires, parmi lesquels la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie, la Suisse, la Norvège, le Danemark, le Canada, l’Australie, la Corée du Sud, Israël…

Le coût actuel du F-35 est de l’ordre de 150 millions d’euros mais pourrait évoluer sensiblement à la hausse. Outre ses problèmes de développement qui repoussent sa mise en service opérationnelle, son coût d’exploitation serait son principal handicap. Autant dire que si la livraison des F 35 de Lockheed Martin devait s’éterniser, on ne peut exclure que certains pays clients habituels des USA ne se tournent vers le Rafale, au moins pour certains exemplaires, pour faire la jonction et de réduire leur budget. Verdict dans quelques années. Le match ne fait que commencer !

Bien que de conception plus ancienne, le biréacteur Rafale bénéficie des dernières technologies qui en font un avion de combat à la fois ultra-polyvalent et redoutablement efficace. Il est capable d’accomplir toutes les missions dévolues à un avion de combat : défense aérienne, attaque et appui au sol, reconnaissance, missions nucléaires… Autre avantage, c’est un appareil interopérable, c’est-à-dire apte à combatte immédiatement au sein d’une coalition amie avec des procédures communes.

Le Rafale a ainsi participé avec succès à de nombreux exercices internationaux : Red Flag, ATLC, Tiger Meet, etc. Sa version Marine, le Rafale M est le seul avion de combat non américain autorisé à opérer à partir des porte-avions américains. La compatibilité du Rafale avec ces bâtiments a été démontrée en 2008 par six Rafale qui ont pu s’intégrer sans aucun problème au groupe aérien du porte-avions Theodore Roosevelt dans le cadre de l’exercice JTFEX organisé par l’US Navy. JTFEX est un exercice d’interopérabilité de grande envergure, au cours duquel le Rafale a clairement démontré sa parfaite interopérabilité avec les unités aériennes et navales américaines et alliées.

Le Rafale, fabriqué par Dassault Aviation qui conçoit l’ensemble de la cellule (60%), Thalés pour les sytèmes et radars (22%) et Safran pour les moteurs Snecma (18%). Les autres principaux équipements optionnels (armement : missiles Mica, Méteor, Scalp, Exocet…) son fabriqués par l’entreprise franco-britannique MBDA.

En ces temps de conflits majeurs en Afrique et au Proche-Orient, alors que de nombreux pays doivent moderniser leurs avions de combat, nul doute que le Rafale français a encore de belles cartes à jouer pour les prochaines décennies aux côtés des F-22 Raptor, F-35 et autres Sukhoï T-50.


Languedoc-Roussillon & Midi-Pyrénées : Dominique Reynié veut construire une grande région équilibrée et tournée vers l’avenir

4 mai 2015

Le Conseil des ministres du 22 avril 2015 a nommé le préfet préfigurateur de la nouvelle grande région qui n’est autre que l’actuel préfet de région de Midi-Pyrénées : Pascal Mailhos. Dans la foulée, ont également été nommés  Monique Cavalier, directrice générale de l’Agence régionale de santé de Midi-Pyrénées, et Hélène Bernard, rectrice de l’académie de Toulouse. Ces derniers ont été chargés de la préfiguration des administrations dont ils ont la charge.

Les préfets préfigurateurs sont notamment chargés avec l’ensemble des administrations régionales : « d’animer et de coordonner la réforme, de mener le dialogue avec les élus et la concertation avec les organisations syndicales pour élaborer un projet d’organisation régionale, incluant notamment une proposition d’organisation fonctionnelle et d’implantation géographique pour chaque direction régionale« .

Au final, trois Toulousains ont été chargés d’organiser la future grande région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. Ces nominations n’ont pas manqué de faire réagir les élus PS de la région Languedoc-Roussillon qui ont aussitôt interpellé Hollande. Pour eux, ces nominations qui ignorent leur région, sont inacceptables car de nature à laisser présager le départ de services administratifs de Montpellier vers Toulouse.

A l’aube des discussions de préfiguration entre les deux grandes régions, par cette décision pour le moins maladroite, comment ce gouvernement a-t-il pu donner l’impression de favoriser Toulouse au détriment de Montpellier ? On aurait voulu faire dans la provocation que cela n’aurait été pire. Une telle décision ne peut qu’exacerber les tensions et nuire au rapprochement.

D’où la nécessité pour le gouvernement et le préfet préfigurateur de rassurer au plus vite l’ensemble des élus régionaux en donnant des signaux forts pour assurer la réussite de la fusion entre les deux régions. Gageons d’ailleurs que certaines têtes de listes désignées pour la région ne vont pas manquer d’entrer en lice rapidement pour rassurer les uns et les autres et donner toutes les chances de succès à la nouvelle grande région.

A cet égard, on ne peut que se féliciter de la désignation par les élus régionaux de Dominique Reynié, comme tête de liste UMP-UDI pour la nouvelle région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. Ce choix traduit une réelle volonté de modernisation et de renouvellement de la vie politique qui ne peut être que bénéfique par ces temps où les « professionnels de la politique » ont tendance à vouloir s’accaparer tous les postes, quitte à cumuler les mandats et à négliger ces derniers. En cela, le choix de Dominique Reynié qui devrait être prochainement entériné pour le bureau politique de l’UMP, est une excellente nouvelle et marque une rupture politique. On respire car on pouvait craindre le pire au vu des ambitions démesurées de quelques irréductibles.…

L’actuelle étape de transition est importante et la campagne qui s’annonce doit permettre de clarifier les choses afin de donner à la nouvelle région toutes les chances de réussite. Si l’on veut que ce rapprochement entre les deux grandes régions sœurs que sont Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées soit un succès (c’est primordial pour l’avenir de notre nouvelle région), il est indispensable de trouver des compromis et veiller à un certain équilibre entre les deux actuelles régions et métropoles.

Dominique Reynié, pour ce qui le concerne, paraît très clair. Le célèbre politologue, directeur de la Fondation pour l’innovation politique (www.fondapol.org), connaît bien le sujet et entend se donner les moyens de réussir ce rapprochement entre les deux régions pour en faire l’une des régions françaises les plus dynamique et innovante.

Il affirme clairement : « Je ne laisserai pas s’installer une région à deux vitesses ». Pour lui, la réforme territoriale doit constituer un progrès et une avancée pour tous. Elle ne doit pas se limiter à une simple réforme administrative mais constituer une véritable source de prospérité pour tout un chacun. Il est exclu pour lui que le processus de fusion aboutisse, de prés ou de loin, à un déséquilibre au détriment de Montpellier. Pour ce faire, il entend susciter une véritable inspiration régionale en évitant de s’enfermer dans une gestion bureaucratique, comme cela a trop souvent été le cas pour les Conseil régionaux sortants.

Comme pour le rapprochement de deux entreprises, il s’agit ici d’organiser une fusion entre égaux. Dominique Reynié en est convaincu: « Il faut privilégier l’intérêt régional avec le souci de bâtir ensemble, sans mettre le citoyen à l’écart ». Signe de son engagement à construire une région forte, équilibrée et innovante, il proposera que le futur Conseil régional siège à Montpellier. Voilà un signal fort.

Des propos somme toute rassurants et prometteurs quand à l’avenir de notre future grande région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. Si enfin, à l’occasion de cette réforme territoriale, une grande région française riche de son histoire passée prenait son destin en main ?