RODEZ : Investir ? Oui, mais pas n’importe comment ni à n’importe quel prix !

23 décembre 2013

A l’entendre, Christian Teyssèdre bât tous les records nationaux  d’investissements des villes de France! Outre que le fait demande à être vérifié, le volume des investissements d’une commune n’a jamais représenté à lui seul un gage de bonne gestion.

Sans engager le débat sur la qualité et l’utilité des réalisations, il est instructif de se poser les questions du pourquoi et du comment de la frénésie de travaux qui a saisi le maire sortant dans la deuxième moitié de son mandat.

Une première explication réside dans ce que l’on peut appeler « les conditions à l’origine ». A savoir que ses prédécesseurs lui ont laissé à la fois une situation financière extrêmement saine et une impressionnante  liste de projets. Parmi ces derniers certains en cours de réalisation, d’autres encore en phase d’étude, mais tous inclus dans une démarche globale dispensant le nouvel élu de tout effort d’imagination.

Après un début de mandat où la volonté de prendre le contrepied de l’équipe précédente  retarda les mises en œuvre, le maire finit par ouvrir les cartons laissés en héritage. Il abandonna les plus compliqués comme l’Ilot Bonald, Combarel ou le Centre de Congrès  et tenta de marquer les autres de son empreinte avec plus ou moins de bonheur. On vit alors le centre ville se couvrir de chantiers dans le plus grand désordre provoquant pendant trois ans des embarras de circulation et d’insurmontables difficultés de stationnement. De quoi décourager le chaland au grand dam des commerçants ruthénois dont le chiffre d’affaire fondait comme neige au soleil.

Dispensé d’avoir des idées encore fallait-il que le maire possédât le nerf de la guerre. Malgré la santé déjà évoquée des finances communales en fin du précédent mandat, la poussée de fièvre des investissements a provoqué deux dérapages incontrôlés : l’augmentation de la fiscalité: +15% et l’explosion de la dette communale: +50%. S’il reste à démontrer que Christian Teyssèdre a gagné le concours des investissements, il a assurément  perdu celui de bon gestionnaire.

Tribune libre de Rodez-News


Rodez : les vrais raisons qui ont poussé la majorité socialiste à différer le vote du budget 2014 aprés les élections municipales

21 décembre 2013

Le conseil municipal de Rodez s’est réuni le 20 décembre dernier. Même si certains s’y attendaient quelque peu, la majorité socialiste a décidé de ne pas soumettre de budget primitif 2014 au vote du conseil municipal. Une première à Rodez. La réunion a principalement été consacrée au vote d’une décision modificative suite au budget primitif modifié en juin 2013 et au vote du transfert du musée Denys Puech à l’agglomération du Grand Rodez où il intégrera le nouveau pôle muséal dirigé par Benoît Decron.

Jusqu’à ce jour, y compris l’année des élections municipales, la municipalité sortante avait toujours présenté le budget primitif de l’année à venir en fin d’année. Ceci permettant à chacun de connaître plus précisément la situation financière de la commune, tout en autorisant l’éventuelle nouvelle municipalité sortie des urnes courant mars de revoir et affiner le budget à son gré.

M. Teyssèdre et les siens ont décidé qu’il en serait autrement à Rodez pour 2014, profitant du fait que la loi permet l’année des élections municipales, de différer le vote du budget primitif au 15 avril N au plus tard, au lieu du 31/12 N-1. Pour le maire, il s’agit là d’une décision démocratique qui vise à laisser les mains libres à la municipalité qui sera élue en mars 2014 de voter un budget selon ses choix. Ce qui n’a pas empêché le conseil municipal de voter d’ores et déjà un certain nombre de dépenses de fonctionnements, et notamment les subventions aux associations.

Cette décision de ne pas voter le budget, il ne faut pas se le cacher, ne peut avoir qu’un seul et unique but : ne pas faire apparaître la dégradation des finances locales de la ville de Rodez au cours de l’année 2013. Sinon pourquoi se priver de proposer un budget faisant état d’une seine gestion des finances locales ?

Régine Taussat, pour l’opposition, s’est étonnée que le budget ne soit pas voté en décembre comme il est de coutume, mais après les élections municipales, alors que les subventions aux associations pour l’année 2014 sont soumises au vote. Elle s’est aussi interrogée sur le fait de savoir si cette décision ne visait pas à cacher une mauvaise gestion des finances municipales et a demandé au maire de lui communique l’encours de la dette de la commune à fin 2013.

Comme d’habitude lorsqu’il se sent attaqué, M. Teyssèdre s’est lancé dans l’une de ses diatribes favorites n’hésitant pas à affirmer sans vergogne qu’il avait dû assumer la dette laissée par ses prédécesseurs, tout en assurant que la ville de Rodez était extrêmement bien gérée depuis son arrivée aux affaires… S’il en est vraiment ainsi, pourquoi différer le vote du budget 2014 ???

S’il a avoué une augmentation de la dette, il s’est bien gardé d’en préciser le montant, même s’il conteste le fait que celle-ci ait pu atteindre les 30 millions d’euros à fin 2013 (contre 20 millions d’euros en 2007), chiffre que lui imputent ses détracteurs, soit une augmentation de l’ordre de 50% en 6 ans. Un beau record national !

Au final, le maire de Rodez a avoué son incapacité à préciser le montant de la dette au 31/12/2013, arguant du fait que les calculs étaient complexes et les comptes non encore arrêtés.  Une fois encore, le maire ne répond pas aux questions posées et se contente de botter en touche. Les ruthénois apprécieront !

Il est de notoriété publique que ces derniers mois, la commune de Rodez n’a de cesse de reporter un maximum de dépenses de l’année sur l’année 2014. Il en est probablement ainsi des emprunts qui seront tirés, autant que possible sur l’année à venir pour en atténuer l’impact sur 2013. Preuve que la situation financière est tendue, M. Delpuech, adjoint aux finances de Rodez, n’a-t-il pas regretté lors du dernier conseil d’agglomération que la commune de Rodez doive emprunter pour financer le retard dans le versement par cette dernière de la dotation de solidarité communautaire qui s’élève à un peu plus de 1 millions d’euros pour 2013 ?

La décision de reporter le vote du budget ne fait que  confirmer la forte dégradation de la situation financière, et donc une envolée de la dette probablement de l’ordre de 50% par rapport à 2007. Voilà qui promet une campagne électorale animée et une gestion pour le moins délicate des finances locales pour les années à venir.


Aveyron : l’absurde projet gouvernemental de redécoupage cantonal contesté par la majorité du Conseil général (2)

10 décembre 2013

Le Conseil général de l’Aveyron, comme de nombreux autres départements de France, a reçu ces derniers jours notification du projet de redécoupage cantonal.

Ce redécoupage cantonal résulte de la loi n°2013-403 du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, modifiant le calendrier électoral refond les modalités d’organisation des scrutins municipaux, intercommunaux et départementaux. (JO du 18 mai 2013)

Elle abroge les dispositions de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales mise en place par le président Nicolas Sarkozy qui avaient créé le conseiller territorial. Elle proroge d’un an le mandat des conseillers généraux, des conseillers régionaux afin que ces élections aient lieu en mars 2015 par renouvellement intégral. A cette date, les conseillers généraux, rebaptisés conseillers départementaux, seront élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Deux conseillers départementaux seront élus dans chaque canton, au scrutin majoritaire à deux tours. Les candidats se présenteront devant le suffrage constitués en binôme. Chaque binôme devra être composé d’une femme et d’un homme.

Ce redécoupage divise par deux le nombre de cantons en mettant directement à mal nombreuses intercommunalités du département, réparties sur des cantons très différents et sans point commun alors qu’il faudrait aujourd’hui les conforter et non les affaiblir. A cet égard, l’éclatement de l’agglomération du Grand Rodez, composée de seulement 8 communes pour 55 000 habitants sur  6 cantons, dont deux totalement extérieurs au périmètre de l’agglomération (Causse-Comtal et Vallon) est une pure hérésie. En l’état, le projet gouvernement favorise l’éclatement de la principale agglomération du département à un moment où elle n’en a pas besoin. Belle œuvre de destruction orchestrée par le gouvernement socialiste.

Cette réforme est d’autant plus incompréhensible que s’il devrait y avoir deux fois moins de cantons en France, il y aura toujours autant d’élus puisque la loi prévoit l’élection de deux conseillers départementaux par canton.

En Aveyron, au lieu des 46 cantons actuels, le redécoupage proposé par le  ministère de l’Intérieur propose de les ramener à 23, pour une population moyenne de l’ordre de 12 000 habitants, avec des variations pouvant aller jusqu’à 1.4. Au final, cette réforme extrêmement politique apparaît très en retrait par rapport aux ambitions affichées par le gouvernement précédent visant à rapprocher progressivement le département et la région afin de réduire le fameux millefeuille administratif français.

Au vu du projet de découpage réalisé par quelques technocrates parisiens qui ne connaissent manifestement rien aux réalités locales mais qui, par contre, connaissent fort bien la géographie politique du département, les aveyronnais ne peuvent que pousser des cris d’horreur. Pourquoi saccager ainsi ce département qui avait difficilement trouvé son équilibre au fil des décennies ? Si la réforme devait rester en l’état, comment gérer efficacement un département découpé de manière aussi incohérente et disparate ? Même si le projet publié à ce jour reste volontairement flou, les limites cantonales sont totalement fantaisistes, pour ne pas dire grotesques pour qui connaît quelque peu ce vaste département et les spécificités des nombreux territoires qui le compose.

Point n’est besoin d’être un grand expert pour voir au travers de ce découpage un coup de ciseaux électoral. D’ailleurs, beaucoup d’élus aveyronnais et pas que dans la majorité départementale, en contestent l’arbitraire qui a prévalu dans la délimitation des cantons. Il faut bien l’avouer, tel qu’il est proposé, le projet de redécoupage n’a d’autres visées que politiques. Il vise d’abord à conforter la gauche dans ses positions électorales, avec probablement l’ambition de faire basculer le seul département encore à droite de Midi-Pyrénées. Un vieux rêve de la gauche qui risque fort d’être brisé malgré ce charcutage.

Jean-Claude Luche, le président du Conseil général ne s’y est pas trompé. Mais pouvait-il attendre autre chose d’un gouvernement socialiste aux aboies ? Toujours est-il qu’il est vent debout contre cette réforme telle que proposée : « C’est du charcutage. Je suis très remonté. Comment peut-on méconnaître le département à ce point ? … C’est très préoccupant. »

Le président du Conseil général n’y va pas par quatre chemins. Selon lui : « … Moi je parle de tripatouillage politique. Mais en Aveyron, on ne fonctionne pas comme çà. Alors oui, j’accuse la représentante du gouvernement dans ce département (Mme Escoffier, ministre de la Décentralisation, par ailleurs conseiller général et ancienne sénatrice) d’avoir tenu les ciseaux et d’avoir manqué de respect aux aveyronnais. Je l’accuse de ne pas connaître le département et j’accuse aussi les politiques de gauche de ce département d’être dans la combine politicienne »

Ce dernier se dit déterminé à contester la réforme telle qu’envisagée au travers du redécoupage proposé. Le Conseil général dispose d’un délai de 6 semaines pour formuler des observations, soit jusqu’au 10 janvier prochain. Toutefois, l’avis des élus locaux n’est que consultatif. Le projet sera ensuite soumis par le gouvernement au Conseil d’Etat qui risque cependant de crouler sous les nombreux recours prévus. A cet effet, Jean-Claude Luche ne cache qu’il va mobiliser les forces vives du département pour l’aider dans sa démarche de contestation de la réforme et promet de déposer de très nombreux recours devant le conseil d’Etat.

Voilà une nouvelle réforme qui promet au gouvernement une longue et difficile bataille qui risque d’avoir du mal à aboutir pour les élections prévues en mars 2015. Encore beaucoup d’énergie et de dépenses qui risquent hélas de ne pas servir à grand-chose. A quand les véritables réformes de structures tant attendues et indispensables au renouveau du pays ?

Soutenez la pétition contre la réforme des conseillers départementaux : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2013N45529


Aveyron : l’absurde projet gouvernemental de redécoupage cantonal contesté par la majorité du Conseil général (1)

9 décembre 2013

Le Conseil général de l’Aveyron, comme de nombreux autres départements de France, a reçu cette semaine notification du projet de redécoupage cantonal.

Voici quelques exemples ubuesques de ce découpage parisien, proposé par le ministère de l’Intérieur et soutenu par quelques petites mains locales manifestement peu soucieuses des spécificités et de la cohérence du territoire départemental.

  • Le Carladez est rattaché au vaste territoire incluant l’essentiel de l’Aubrac, désigné « Carladez-Aubrac »
  • Certains communes pourtant situées au cœur de l’Aubrac (Pomayrols, Prades d’Aubrac, Aurelle-Verlac, Castelnau-de-Mandailles) sont intégrées dans un canton dénommé « Lot et Palanges » qui s’étend jusqu’aux Palanges, aux portes de Rodez (Laissac, Bertholène),
  • Les communes de Saint Laurent d’Olt, La Capelle-Bonance, Campagnac, Saint Martin-de-Lenne, St Saturnin-de-Lenne, encrées depuis toujours à la Vallée du Lot, se trouvent regroupées dans un vaste canton extrêmement biscornu et disparate appelé « Tarn et Causses », intégrant la haute vallée de l’Aveyron (Séverac-le-Château), mais surtout les Gorges du Tarn (La Cresse, Mostuéjouls, Peyreleau, Rivière-sur-Tarn), avec une avancée vers la vallée du Tarn au sud-ouest de Millau et le sud du Lévezou (Castelnau-Pegayrols, Montjaux, Saint Beauzély, Viala-du-Tarn) pour revenir vers les Grands causses au sud-est de Millau (Veyrau, La Roque Sainte-Margueritte, Saint André-de-Vézines). Une opération de charcutage exemplaire !
  • Le « Vallon » est amputé de nombreuses communes situées sur sa partie nord qui constitue pourtant son prolongement naturel et l’axe d’échange naturel (St Cyprien-sur-Dourdou, Conques, Grand-Vabres, Saint Félix-de-Lunel, Sénergues), qui sont rattachées à Decazeville au sein de « Lot et Dourdou »,
  • L’un des meilleurs exemples de ce charcutage électoral est celui du futur canton « Causses et Rougiers ». Il s’étend de la commune de Sauclières, aux portes des Cévennes et du département du Gard, en passant par le sud du Causse du Larzac aux limites de l’Hérault (La Cavalerie, l’Hospitalet-du-Larzac, La Couvertoirade, Le Clapier, Cornus…, se poursuit par Arnac-sur-Dourdou, Brusque, Fayet, Gissac, Sylvanés, Mélagues, Montagnol, Camarés… ), se prolonge aux limites du département du Tarn et de la Montagne Noire (Belmont-sur-Rance, Murasson, Laval-Roquecezière, Montfranc, Saint Sernin-sur-Rance…) et se termine enfin aux limites du Tarn (côté vallée du Tarn : La Bastide-Solages, Brasc, Coupiac, Montclar, Plaisance…). Pas moins de 100 kms de Sauclières à La Bastide-Solages et prés de deux heures de routes! Mieux vaudra passer par l’extérieur du canton pour se rendre d’un bout à l’autre de celui-ci, à moins d’envisager une nouvelle route. L’Aveyron aura probablement là un record national !
  • Que dire de « Millau 2 » ? Il part de Millau, Aguessac, Paulhe, Compeyre aux portes des Gorges du Tarn, en passant par le Larzac pour rejoindre le fond des gorges de la Dourbie avec Nant et Saint Jean-du-Bruel, en traversant les communes de La Roque Sainte Margueritte et Saint André-de-Vézines qui sont intégrées au canton « Tarn et Causses »
  • Le canton « Raspes et Lévezou » englobe les communes de Pont-de-Salars, Arques et Ségur, aux portes de Rodez, en passant par Vezins-de-Lévezou, Trémouilles… pour plonger au sud vers Villefranche-de-Panat, Le Truel, Ayssènes, Broquiés pour s’étendre aux portes même de Saint Affrique avec les communes de Saint Rome-de-Tarn, Saint Victor-et-Melvieu, Les Costes-Gozon… Ce nouveau canton a la particularité de comprendre 4 conseillers généraux appartement à la majorité départementale et par ailleurs tous vice-présidents du Conseil général. Un moyen pour la gauche d’éliminer certains poids lourds du Conseil général ?
  • Et que dire du redécoupage des cantons de Rodez et alentours ? L’agglomération du Grand Rodez qui compte actuellement 8 communes seulement, est répartie sur pas moins de 6 nouveaux cantons. Sébazac-Concourés est rattachée au « Causse-Comtal » ; Luc-La Primaube, Olemps, Sainte Radegonde rejoignent le « Nord Lévezou » ;  Rodez pour « Rodez 1 » ;  Le Monastère est associé à « Rodez 2 » ; Onet-le-Château  compose « Rodez 3 » et Druelle rejoint le « Vallon » Alors que l’agglomération du Grand Rodez ne fonctionne plus depuis 2008, voilà qui ne va pas arranger les choses !

Voilà qui en dit long sur les motivations réelles de la réforme voulue par le gouvernement. A quoi bon favoriser les rapprochements de communes via les intercommunalités si c’est pour les séparer à nouveau dans le cadre du redécoupage cantonal ? Cette couteuse réforme est totalement illisible, inefficace et contreproductive. Elle alourdit et complexifie davantage le millefeuille administratif français. Difficile de faire pire !

L’avis du Conseil général n’étant que consultatifs, le projet sera ultérieurement soumis au Conseil d’Etat qui risque de crouler sous les nombreux recours prévus dans la plupart dans départements français. A cet effet, Jean-Claude Luche, le président du Conseil général de l’Aveyron ne cache qu’il va mobiliser les forces vives du département pour l’aider dans sa démarche de contestation de la réforme et promet de déposer de très nombreux recours devant le conseil d’Etat. La guerre est ouverte.

Quoi qu’il en soit, le redécoupage définitif n’aura que peu de cohérence avec la réalité des territoires aveyronnais. Une réforme absurde et inutile qui ne pourra que constituer un frein au développement des territoires ruraux déjà lourdement handicapés. Tout çà pour çà ? Décidément le gouvernement socialiste serait mieux inspiré de ne rien faire.

La pétition contre la réforme des conseillers départementaux : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2013N45529


Rodez : quand M. Teyssèdre feint d’ignorer qu’il a augmenté la taxe d’habitation de 2008 à 2013…

6 décembre 2013

Dans son édition du 22 novembre, le journal « Le Ruthénois » annonce à la une, « Les projets phares de Christian Teyssèdre« .

Le lecteur alléché achète le journal s’apprêtant à découvrir enfin la vision stratégique du premier Magistrat de la commune. Il faut bien reconnaître que jusqu’ici, en réalisant pour l’essentiel les projets de son prédécesseur seule la quantité des dépenses d’investissement semble lui tenir lieu de politique.

Quant à la qualité… A entendre quelques réflexions peu amènes sur la rénovation de la Place d’Armes ou sur la salle des fêtes, il semble bien que les citoyens,  contribuables ou usagers, ne soient guère convaincus.

La véritable surprise est dans le titre de l’article: « Une nouvelle baisse de 5% du taux de taxe d’habitation sur le prochain mandat » annonce sans rire le maire sortant. Ainsi, contre toute vraisemblance, il continue à parler de la baisse des taux de son dernier mandat alors qu’en septembre 2008 il l’a inauguré par une brutale augmentation de la taxe moyenne par habitant qui est passée de 219 € à 234 €, soit 6.8% d’augmentation.

Oh il n’a pas touché aux taux !  Il lui a suffit de faire passer l’abattement à la base de 15% à 10%. Joli tour de passe-passe qu’il continue à faire semblant d’ignorer malgré toutes les démonstrations qui lui ont été opposées. Il a même l’audace de prétendre que sa baisse des taux a couté 1.3 millions à la commune.

C’est faux bien sur, mais pire c’est invraisemblable car ça représenterait 22% de la recette de taxe d’habitation, soit plus de 5% par an! Ou le maire sortant est fâché avec les chiffres ou il ment sciemment. En réalité sa funeste baisse de l’abattement à la base lui a rapporté un trésor de guerre 305 000€ dès 2009.

Alors Monsieur le Maire, de grâce ne nous promettez plus des baisses d’impôts, on a déjà donné. D’ailleurs avec la dette que vous allez laisser en fin de mandat, bienheureux seront nous si vous n’êtes pas obligé de les augmenter pour équilibrer votre budget. Au fait, il parait que vous ne voulez pas voter le budget de 2014 au mois de décembre 2013 ? C’est pourtant une tradition très ancienne à Rodez.

Craignez-vous à ce point de présenter la réalité des chiffres à vos électeurs ?

Tribune Libre de Rodez-News


Rodez : après 6 ans de gestion calamiteuse par les socialistes, la dette de la ville et de l’agglomération explose et obère l’avenir

2 décembre 2013

M. Teyssèdre, l’actuel maire de Rodez, n’a de cesse de crier à qui veut bien l’entendre que la dette de la ville de Rodez a baissé depuis son élection. A le croire (mais qui le croit encore aujourd’hui ?), la gestion de la ville aurait été meilleure que dans la plupart des villes comparables !

Hélas, la réalité est toute autre et point n’est besoin d’être un grand expert financier pour le constater. Les ruthénois commencent à s’habituer aux fanfaronnades de leur maire qui n’est pas à une ânerie prés. N’était-ce d’ailleurs pas ce même Teyssèdre qui, fier comme artaban, avait cru bon de lancer à François Hollande, lors de sa récente visite : « Rodez est une ville bien gérée. Depuis mon arrivée à la mairie, j’ai baissé les impôts, réduit la dette et doublé les investissements ». Pas moins ! Devant une affirmation aussi saugrenue et stupide, le président de la République s’était contenté de lui répondre avec un sourire un brin moqueur : « C’est un vrai miracle ! ». Dans ce domaine, contrairement à Teyssèdre, il sait au moins de quoi il parle… Pas sûr que le maire de Rodez ait compris !

Ces vantardises ne sont que de la poudre aux yeux pour qui veut bien les croire. En moins de 6 ans, de nombreux foyers ruthénois ont pu constater que leur cotisation de taxe d’habitation avait augmenté de l’ordre de 3% par an alors que M. Teyssèdre avait promis une baisse de 1% par an. Belle duperie qui ne contribue guère à la crédibilité des actuels élus ruthénois.

S’agissant de la dette de Rodez, loin d’avoir baissé, elle s’est au contraire envolée depuis 2007, comme le fait ressortir le dernier compte administratif de 2012. La nouvelle municipalité ayant pris ses fonctions en mars 2008, le budget d’ouverture au 01/01/2008 leur est entièrement imputable. Voilà encore une supercherie de certains élus socialistes ruthénois, destinée à tromper les électeurs et à minimiser, autant que faire ce peu, leur bien piètre gestion dés l’année 2008. Mais la ficelle est ici un peu grosse ! Comment ne pas rappeler que la dette de la ville de Rodez lors de leur prise de fonction, s’établissait à 20.4 millions d’euros qu’il convient de comparer à la dette de 22.4 millions d’euros affichée à fin 2012. Hélas, la situation s’est considérablement dégradée en 2013.

De l’aveu même de l’adjoint aux finances de la ville, l’encours de la dette courant octobre 2013 s’établissait à prés de 25 millions d’euros, soit +21.1% par rapport à 2007. La dette réelle de la ville de Rodez devrait se monter à plus de 27 millions d’euros à fin 2013. Ce qui constitue une augmentation de prés de 7 millions d’euros entre 2008 et 2013 (soit +32.2% d’augmentation en 6 ans).

Contrairement aux allégations mensongères du maire de Rodez, on est bien obligé de constater que « la dette de la ville a explosé depuis son élection en 2008 ». Ce qui va nécessairement alourdir les charges financières de la collectivité et limiter considérablement les marges de manœuvre et les possibilités d’investissement de la nouvelle équipe qui sera élue en mars prochain.

Peu à peu, le voile rose se lève du piton ruthénois et laisse apparaître une gestion pour le moins calamiteuse de la ville par M. Teyssèdre et la municipalité socialiste. Les mensonges éhontés du maire n’y changeront rien. Les électeurs ruthénois ne sont pas dupes des manipulations.

Malheureusement pour les habitants de Rodez et de son agglomération, la situation de la communauté d’agglomération du Grand Rodez est encore plus catastrophique avec une dette de l’ordre de 80 millions d’euros à fin 2013 contre seulement 41 millions d’euros en 2007, soit une augmentation de 39 millions d’euros (+95.2% en 6 ans). Un bien triste record dans sa catégorie qui annonce des années difficiles pour la communauté d’agglomération et probablement de nouvelles augmentations d’impôts pour ajuster les comptes 2014.

Face à un aussi mauvais bilan, M. Teyssèdre maire de Rodez et président de l’agglomération devrait avoir la pudeur de faire profil bas ! Pour cacher son incompétence et sa très mauvaise gestion des affaires municipales, il a érigé le mensonge en doctrine. Par sûr que cela suffise à tromper les électeurs ruthénois cette fois-ci.

Il est temps pour Rodez  et son agglomération de tourner définitivement la page des 6 années de gestion catastrophique de l’actuelle municipalité socialiste. Gageons que les ruthénois sauront accorder leur confiance à une nouvelle équipe solide et largement renouvelée qui proposera une véritable alternative crédible pour Rodez, fondée sur un discours de vérité, de rigueur et d’humilité face à l’ampleur de la tâche à accomplir.