Europe : Lutter efficacement contre le terrorisme islamique passe obligatoirement par la fin des ambiguïtés et de la complaisance envers les groupuscules salafistes

28 août 2017

Depuis 2012, le terrorisme islamique s’est développé et vient régulièrement frapper les pays occidentaux et l’Europe en particulier. Nous devons aujourd’hui apprendre à vivre au quotidien avec ce terrorisme aveugle et sanguinaire dont le seul objectif est de tuer le plus possible de personnes innocentes au nom du djihad. Celle évolution était pourtant prévisible depuis de longues années où l’on a assisté à une radicalisation croissante d’une frange importante de l’aile la plus extrémiste et radicale de l’islam : les salafistes.

Pendant trop longtemps, avec une ingénuité rarement vue, le monde libre a considéré les groupes salafistes comme une simple dissidence de l’islam propre à cette religion, sans conséquence sur le reste du monde. Pendant ce temps, ces extrémistes musulmans ont pu tranquillement diffuser leur idéologie radicale au cœur même du monde libre en profitant de la bienveillance des bonnes consciences occidentales et de certains médias qui leurs trouvaient et leur trouvent encore des excuses. Soyons clairs : les occidentaux n’ont aucune responsabilité dans cette évolution du terrorisme islamique, que ses partisans soient nés en Europe ou au Magreb. Ces derniers n’ont aucune excuse possible. Ils n’ont qu’un seul et unique but : perpétrer le plus d’attentats possibles au sein du monde libre pour entretenir les tensions entre les communautés. Ces terroristes ont été endoctrinés par les groupuscules salafistes dans le seul et unique but de tuer et assassiner, les plus sauvagement possible, le plus grand nombre possible de personnes qui rejettent leur vision du monde, qu’ils soient musulmans ou non.

En cela, nous assistons à une véritable guerre au sein de l’islam entre les courants sunnites (largement majoritaires dans le monde musulman) et chiites (minoritaires, principalement situés en Iran et en Azerbaïdjan et plus marginalement en Irak, en Syrie et au Yémen). Ceci explique en grande partie les difficultés à mettre fin aux conflits en Irak, en Syrie et plus récemment au Yémen où derrière les sunnites, on trouve l’Arabie Saoudite alors que l’Iran soutient activement les chiites.

Autour de ces deux courants principaux de l’islam, gravitent des groupes dissidents parmi les plus radicaux. Pour les sunnites : les salafistes (Arabies-Saoudite, Qatar…), les frères musulmans (Egypte), le Hamas (Palestine)… Pour les chiites, le Hezbollah (Liban) règne en maître.

Le double jeu des principaux groupes salafistes partisans d’un islam radical

Les salafistes sont le principal courant dissident radical issu de l’islam sunnite soutenus et financés principalement par l’Arabie-Saoudite et le Qatar. Aujourd’hui, les groupes terroristes de Daech ou Etat islamique, Al-Quaïda , Boko Aram ou Aqmi sont des produits issus directement de cette mouvance salafiste. Or, si la plupart de ces groupes sont aujourd’hui considérés comme des organisations terroristes par la plupart des pays occidentaux (Etats-Unis, Canada, Union européenne, Australie…), ce n’est pas le cas du salafisme qui profite habilement du soutien de l’Arabie-Saoudite et du Qatar pour financer le terrorisme mondial. Pourquoi ne pas traiter la plupart des courants salafistes pour ce qu’ils sont : des groupes terroristes et en tirer toutes les conséquences ?

Le salafisme est une doctrine idéologique fondée sur un islam sunnite fondamentaliste qui rejette l’influence occidentale, et qui au lendemain des révolutions arabes, s’est vu ouvrir un espace politique considérable au Maghreb et au Machrek qui lui était jusqu’alors fermé du fait des dictatures arabes. Mais le salafisme s’est finalement exporté à travers le monde et notamment en Europe en vue d’islamiser ces pays.

Ce rapide état des lieux des organisations terroristes islamiques en présence confirme l’extrême activisme des groupes salafistes les plus radicaux ces dernières années au cœur de l’Europe, qu’ils se revendiquent de l’EI ou autre groupe terroriste musulman. Aujourd’hui, notamment en France, en Belgique et en Espagne, les salafistes règnent en toute impunité sur de nombreuses mosquées et des quartiers entiers, comme le démontre les récents attentats de Barcelone. Au contraire de l’islamisme, le salafisme n’est, ni un mouvement religieux à revendication politique, ni une organisation à proprement parler, mais plutôt une tendance de « régénération » de la foi et de réislamisation de la société. D’où l’extrême difficulté à identifier son organisation au plan local et ses responsables. Les salafistes préconisent le retour aux origines de l’islam du Moyen-âge. Ils revendiquent le respect aveugle de la sunna (tradition islamique et notamment la charia).

Le salafisme prône un retour aux pratiques en vigueur chez les musulmans à l’époque du prophète Mahomet et de ses premiers disciples, plus connus comme les pieux ancêtres appelés « salaf » ainsi que la rééducation morale des communautés musulmanes ou non. Deux grandes mouvances cohabitent au sein du salafisme : l’une refuse de s’impliquer dans la vie politique et se consacre à l’éducation des musulmans à la doctrine salafiste, tandis que l’autre que l’on qualifie de djihadistes, utilise le salafisme comme une base idéologique pour justifier le terrorisme. C’est cette dernière qui sévit principalement en Europe.

Les salafistes soutiennent le terrorisme en Europe pour imposer la charia

Pourquoi les pays occidentaux persistent-il à conserver des liens économiques et diplomatiques étroits avec l’Arabie-Saoudite et le Qatar qui sont pourtant les principaux pourvoyeurs de fonds des groupes salafistes de part le monde et de fait, des terroristes islamiques qui sévissent actuellement en Europe ? L’Union européenne ne devrait-elle pas mettre en œuvre une politique visant à éradiquer le terrorisme de son sol en prenant des sanctions contre les pays musulmans qui le finance ? La vie de européens ne vaut-elle pas davantage que les quelques milliards de ventes de matériels militaires à ces pays ?

Vouloir faire croire que le monde libre, par ses décisions et son comportement, aurait favorisé l’émergence du djihadisme islamique n’est que pure fumisterie. Ceci ne fait que cautionner un peu plus l’action sanglante des terroristes islamiques à notre encontre. Cet aveu de faiblesse et d’amnésie, pour ne pas dire de lâcheté, des élites occidentales à l’égard du salafisme n’a fait qu’accentuer le développement du terrorisme au cœur de nos pays. Le mal étant fait, il est vain de pleurer la liste des victimes qui ne cesse de s’allonger.

Le terrorisme islamique ne fait que faire payer au monde libre le constat de son propre échec. Contrairement à l’idée que voudraient répandre certains, les djihadistes nous frappent non pour ce que nous faisons, mais uniquement parce que nous sommes. C’est notre existence même et notre propre mode de vie qui leur sont insupportable. Ne l’oublions pas ! Le reste n’est que balivernes irresponsables.

La lutte contre le terrorisme islamique passe par l’éradication des groupes salafistes en Europe

Dans une récente tribune dans le journal Le Figaro, le philosophe Pascal Bruckner déclarait : « … A éviter de désigner la religion comme la cause du terrorisme, on s’égare dans une multitude d’interprétations fumeuses, comme le colonialisme, l’humiliation arabo-musulmane, le réchauffement climatique, le conflit israélo-palestinien….Il faut nommer les choses. Nous sommes face à une maladie à l’intérieur de l’islam. Cette religion produit régulièrement des générations de guerriers prêts à sacrifier leur vie pour la gloire de Dieu… »

En d’autres termes, les européens doivent ouvrir les yeux et regarder enfin la réalité. Rappelons-nous qu’à l’aube de l’an 2000, les salafistes se contenter d’imposer leurs règles principalement dans les pays islamiques et il n’y avait pas ou très peu de femmes en Europe portant le voile islamique et encore moins la burqa ou autre niqâb qu’aucun verset du coran n’impose d’ailleurs à la femme musulmane. En 2017, et ces dernières années pourtant, de nombreuses jeunes femmes musulmanes portent ces signes distinctifs, y compris au cœur des villes moyennes française, à Rodez et ailleurs. C’est là est un signe de la montée du prosélytisme islamique et l’activisme des groupes salafistes les plus radicaux qui prônent la charia et la reconquête d’une partie de l’Europe.

Que l’on ne s’y trompe pas, le terrorisme prôné par les salafistes est un moyen pour parvenir à leur fin et imposer la charia partout. L’Espagne est d’ailleurs leur cible privilégiée et les récents attentats de Barcelone ne doivent hélas rien au hasard.

Ne soyons pas dupes du double jeu des salafistes qui n’ont qu’un seul et unique objectif : détruire nos sociétés par tous moyens pour les islamiser. Les Etats européens doivent agir conjointement avec fermeté pour éradiquer durablement le terrorisme islamique tant qu’il en est temps.

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Europe : Galiléo bientôt opérationnel

2 janvier 2017

GPS : Galileo arrive enfin !

Le lancement réussi, le 17 novembre 2016 de 4 satellites de télécommunication via la fusée Ariane 5 marque une étape cruciale pour le projet européen de système de géolocalisation mis en route il y a déjà dix-sept ans. Malgré beaucoup de retard et autres péripéties, l’Europe dispose dorénavant d’un nombre suffisant de satellites Galileo pour couvrir le monde entier. Le système européen Galiléo, concurrent du GPS a donc été mis en service de manière expérimentale en décembre 2016.

Pour les équipes de l’Agence spatiale européenne (ESA) qui chapeautent le programme, le bout d’un long tunnel est enfin en vue. Mais le monde a-t-il encore besoin d’un nouveau système de géolocalisation ? Le paysage a beaucoup changé depuis 1999, lorsque le GPS américain n’était opérationnel que depuis cinq ans et que le concurrent russe « Glonass » était à la dérive après l’effondrement de l’Union soviétique. Moscou a depuis lors réussi à redresser la situation. De son côté, la Chine a déployé son alternative, baptisée « Beidou ». Le GPS est aujourd’hui un élément essentiel de géolocalisation pour un grand nombre d’utilisateurs de smartphone.

L’Europe, pour des raisons stratégiques, doit pouvoir offrir son propre système de géolocalisation. Difficile en effet pour l’Europe de prétendre jouer un rôle de premier plan technologique et dans l’espace s’il passe à côté de la géolocalisation. A l’avenir, le système de positionnement par satellite est devenu essentiel dans un nombre toujours plus vaste de domaines, du monde militaire à celui des transports.

L’enjeu est particulièrement sensible sur le terrain de la Défense. Actuellement, les armées européennes dépendent du GPS américain, qui est sous contrôle des militaires de l’US Army. Pour les spécialistes : « C’est une question d’autonomie; si vous n’êtes pas capable de générer un signal de positionnement dont vous avez la clé, vous êtes en position d’infériorité« . Cette recherche d’une souveraineté dans le domaine de la géolocalisation n’est pas qu’une affaire de principe. N’oublions pas que durant la guerre du Kosovo [1998-1999], les États-Unis avaient brouillé le signal GPS, ce qui rendait les armées européennes aveugles et sans repères, et ce en plein cœur de l’Europe.

L’avènement prochain de Galileo va donc changer la donne pour les armées européennes et les sortir de leur dépendance envers la technologie américaine. Pour les utilisateurs civils ou militaires, l’avantage de la solution européenne est de proposer une véritable alternative d’autant que celle-ci permet une beaucoup plus grande précision. Galiléo est en effet plus précis que le GPS avec un positionnement à 5 mètres près (dans sa version gratuite) et même 1 mètre, via son option payante, contre seulement 10 mètres pour le GPS.

Une différence qui l’emportera notamment pour les corps de métier qui vont avoir besoin de la plus grande précision possible. « Dans des domaines comme le transport, le BTP ou encore dans la prospection du pétrole et pour le travail des services de secours, cela peut jouer un rôle crucial« . Le piéton ou l’automobiliste ne verra pas forcément la différence sur son smartphone. Néanmoins, les avantages de Galileo sur le GPS ne s’arrêtent pas à la précision. Selon les ingénieurs : »Le signal est aussi plus robuste« . Par ailleurs, la version européenne du GPS fonctionnera mieux en milieu urbain où la densité de population et des constructions perturbent parfois la réception du signal GPS.

Enfin, le projet Galileo repose sur une philosophie différente qui, à terme, peut jouer en sa faveur. Il est en effet le seul système de position qui sera géré par un organisme civil, l’Agence européenne de navigation par satellite (GSA). Le GPS, Glonass ou Beidou sont tous entre les mains des militaires. Galiléo présente donc un avantage non négligeable de garantie de transparence par rapport à ses concurrents.

Au final, le grand public n’aura probablement pas à choisir. Actuellement déjà, peu de férus de smartphone savent que leur téléphone combine souvent à la fois une puce GPS avec celle de Glonass. Galileo peut très bien venir ajouter son grain de géolocalisation au smartphone sans avoir à mettre le GPS hors-jeu.

Cohabitation ou concurrence féroce ? Le prochain enjeu de la bataille de la géolocalisation va connaître une phase de « négociations et d’accords entre États et avec les opérateurs » pour savoir comment faire une place au système européen de positionnement par satellite.

L’Europe avance, lentement mais sûrement, vers son indépendance.

Plus d’infos : Galileo by ESA


Les enseignements des récents votes sur le Brexit et Trump

13 novembre 2016

Le 09 novembre 2016 marquera, à n’en pas douter, une date importante pour le monde occidental. Donald Trump, le milliardaire populiste candidat du parti Républicain, sans aucune expérience politique, a fini par emporter haut la main l’élection présidentielle américaine face à la candidate démocrate Hillary Clinton, en déjouant tous les pronostics.

Outre la présidence, le parti Républicain emporte également la majorité du Sénat et de la Chambre des Représentant ; ce qui donnera les pleins pouvoirs à Donald Trump.

En début de la campagne, Donald Trump était considéré comme un candidat marginal n’ayant aucune chance de pouvoir représenter les Républicains, et à plus forte raison d’emporter la présidentielle. Un outsider sans envergure. D’ailleurs les médias américains ne le prenaient pas au sérieux et mettaient en avant ces frasques et attaques grossières contre ses adversaires, lui réservant souvent leur une, avant de changer d’avis et de faire ouvertement campagne contre lui. De son côté, le président Barak Obama et son épouse, ont mené ces dernières semaines une campagne très active en faveur d’Hillary Clinton.

A la veille du scrutin, les organismes de sondages donnaient encore quelques points d’avance à Mme Clinton. Pourtant, au terme d’une campagne électorale au vitriol qui a profondément divisé le pays et stupéfié par ses outrances, coalisant contre lui le monde des médias, des grandes entreprises et plus généralement des élites du pays, à la surprise générale l’extravagant Donald Trump a fini par s’imposer sur le fil. Les propositions du milliardaire en matière de politique étrangère et d’économie suscitent une certaine inquiétude tant au plan national qu’international, et en Europe en particulier.

Les raisons de l’élection de Donald Trump

Elles résultent d’un ensemble de faits, qui mis bout à bout, ont contribué à faire de lui le candidat de l’alternative au système politique en place.

  • Au final, pour beaucoup d’américains modestes, Barak Obama n’a pas été à la hauteur de l’espoir qu’il avait suscité lors de son élection,
  • La candidature de la démocrate Hillary Clinton, s’est révélée inappropriée car peu appréciée des américains. Avec son mari Bill Clinton, elle domine la vie politique américaine depuis plus de 25 ans et doit sa longévité à une forte ambition personnelle et sa grande proximité avec le monde des grandes entreprises et des médias américains ; ce qui faisait d’elle une candidate trop éloignée des préoccupations du peuple,
  • Les Républicains n’ont pas été capables de présenter un candidat crédible qui puisse s’imposer rapidement dans la primaire, ce qui a favorisé l’émergence de Donald Trump,
  • Ce dernier, sans vergogne aucune, à coup de messages chocs et provocateurs a surfé sur la vague populiste et isolationniste que traverse le monde occidental, en profitant du mal être et du désespoir des classes les plus modestes, en apparaissant comme étant le seul à les écouter et à se démarquer de la classe politique traditionnelle,
  • Trump s’est présenté comme le champion des masses populaires ignorées par les divers gouvernements de Washington. Pour cela, il a promis monts et merveilles à l’électorat blanc délaissé des grandes banlieues et des campagnes américaines qui a été fortement impacté par la mondialisation de l’économie et la fermeture de nombreuses usines du fait des délocalisations,
  • Enfin, l’immigration massive notamment en provenance du Mexique, venue occuper les postes délaissés par les américains et répondre aux offres des entreprises attirées par une main d’œuvre à bas coûts pour faire face à la concurrence mondiale, a donné l’impression à certains américains d’être laissés pour compte et ignorés de leur propre gouvernement.

C’est cet ensemble d’éléments qui a contribué à l’élection de Donald Trump, candidat antisystème, lui le milliardaire qui traîne pourtant un passé sulfureux et a trempé dans de nombreuses affaires pour le moins suspectes. Plusieurs procédures judiciaires sont d’ailleurs actuellement en cours contre lui.

Cela ne l’a pas empêché de séduire un électorat, majoritairement blanc, de voter pour lui malgré ses nombreux excès de langages et ses propos misogynes et sexistes. Manifestement son électorat n’avait que faire de la personnalité du candidat ; ce qui lui importait avant tout c’était d’élire un candidat qui s’intéressait à eux et entendait s’attaquer à l’establishment politique en place à Washington.

Au vu des promesses irréalistes et pour le moins fantaisistes, cet électorat risque pourtant de déchanter très vite car il ne fait aucun doute que nombre d’entre-elles ne pourront être tenues. D’autant plus que le développement économique et la croissance imposent le respect d’un certain nombre de règles au niveau du commerce mondial qui limitent les marges de manœuvres des états réalisant un part importante de leur activité à l’international. Impossible en 2016, même pour les USA, de vivre repliés sur soi !

Le plus grand danger de ce vote, ce n’est pas la victoire de Donald Trump qui ne pourra que rentrer rapidement dans le rang, mais les raisons qui ont conduit les électeurs américains à le porter au pouvoir.

Quelles incidences en France et en Europe ?

Après le vote des britanniques en faveur du Brexit en juin 2016, ce vote américain vient confirmer la montée du populiste et de la peur de l’avenir dans les pays occidentaux. Ce qui n’est guère rassurant ! Les britanniques avaient privilégié le repli sur soi, soutenu par les formations antisystème proches de l’extrême droite qui, pour mieux convaincre, n’avaient pas hésité à tromper les compatriotes face aux partisans de l’Europe. Ici aussi, on va voir qu’au fil des mois, le choix des électeurs favorables au Brexit va se traduire par de nombreux effets négatifs sur l’économie britannique, et par voie de conséquence, par des mesures désastreuses au niveau de l’emploi et plus généralement de la situation des personnes les plus fragiles.

On peut également craindre le pire au vu du programme de Trump et de l’absence d’expérience de son équipe. Dans un monde globalisé où les pays sont largement interdépendants, l’isolationnisme et le repli sur soi sont aux antipodes du développement économique, de la croissance et de l’emploi. Ils conduisent obligatoirement à la récession et au chaos !

En France, le Front National s’est félicité du Brexit, comme de la victoire de Donald Trump aux USA, laissant entendre que cette évolution serait de nature à lui laisser espérer une victoire prochaine. On peut toujours rêver même s’il est probable que les intentions de vote en faveur de l’extrême droite sont probablement supérieures à ce que laissent apparaître les sondages.

S’il y a effectivement certaines similitudes, la situation avec les USA reste sensiblement différente. Si en France l’élection d’un candidat de la droite républicaine à l’élection présidentielle de mai 2017 paraît aujourd’hui probable, rien n’est acquis. Encore faudra-t-il que ce candidat n’apparaisse pas comme le représentant d’un système politique à bout de souffle, porté par quelques groupes bien-pensants, soutenus par les médias. Sans pour autant faire nécessairement appel à des personnalités totalement nouvelles, la France comme les autres pays occidentaux, a besoin d’une nouvelle politique en adéquation avec ce qu’attendent la majorité des citoyens, à commencer par les plus exposés à la mondialisation.

La droite, puisque c’est elle qui est attendue, sans tomber dans des promesses irréalistes, se doit de répondre à l’attente de changement des français, sans céder à la démagogie. Cela passe par une réelle prise en compte des problèmes de chômage qui rongent notre société, par la lutte contre l’insécurité et le terrorisme qui frappent notre pays, par le contrôle de l’immigration avec expulsion immédiate des personnes en situation irrégulière et une plus grande solidarité à l’égard des français qui sont aujourd’hui dans la précarité. Enfin, cela passe aussi par l’aide sociale qui doit être simplifiée et faire l’objet de véritable contrôle afin d’en limiter les abus.

Cela implique que le prochain gouvernement soit exclusivement au service des français et non d’intérêts personnels ou partisans, composé de femmes et d’hommes dévoués et compétents. L’Etat et les futurs responsables des administrations devront être exemplaires sur ces points et jugés sur leurs résultats. Il faudra tenir les engagements pris devant les électeurs et engager la majorité des réformes dans les 100 premiers jours.

De son côté, l’Union européenne doit retrouver un fonctionnement plus démocratique en se réformant et étant plus proche et au service de ses concitoyens. Il est aujourd’hui temps pour l’Europe de passer à la vitesse supérieure, car n’en déplaise aux extrêmes et autres nationalistes de tous poils, seule l’Union européenne a la taille et les moyens de faire face à la mondialisation et de préserver nos acquis.

Face aux défis de la mondialisation des échanges et de l’immigration massive, les démocraties occidentales doivent revoir leur gouvernance en profondeur et rester à l’écoute des préoccupations de leurs concitoyens, sous peine de voir les forces extrémistes l’emporter et conduire nos pays vers une grave crise mondiale comme ce fût le cas lors de la grande dépression des années 1920 à 1920.

A cet égard, l’élection de Trump, comme le Brexit, sont un signal d’alarme qui doit inciter l’Europe et la France à en tirer les conséquences politiques qui s’imposent, sans céder à l’isolationnisme.


Comment le salafisme cherche à s’imposer dans le monde musulman, mais aussi en Occident

11 avril 2016

Le Premier ministre Manuel Valls affirmait lundi 4 avril dernier que des groupes salafistes « sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle » face à un islam de France modéré. Il a d’ailleurs tenu un discours très ferme concernant le port du foulard islamique : « Ce que représente le voile pour les femmes, non ce n’est pas un phénomène de mode, non, ce n’est pas une couleur qu’on porte, non : c’est un asservissement de la femme », avant d’ajouter : « Il faut faire la distinction entre ce qu’est un voile, un fichu porté par les femmes âgées, et la revendication d’un signe politique qui vient confronter la société française ».

On peut se demander pourquoi ces dernières années, l’Etat et plus généralement la gauche française, les partisans de la laïcité et les médias ont fait preuve d’autant de complaisance à l’égard de quelques poignées d’extrémistes musulmans qui menacent aujourd’hui nos valeurs et nos libertés.

Jadis marginal, le salafisme apparaît en expansion en Europe et alimente directement les organisations terroristes telle Daech. Il prétend aujourd’hui incarner l’orthodoxie musulmane la plus stricte et la plus rétrograde, niant au passage les préceptes même de l’islam véritable. A vrai dire, il ne représente qu’une minorité agissante des musulmans en Europe. La guerre interne qui se déroule au cœur même de la religion musulmane, a été importée dans notre vieille Europe chrétienne.

Selon M Valls : « Les salafistes doivent représenter 1 % aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais avec leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’y a qu’eux finalement qu’on entend ». On pourrait ajouter avec la complicité de certains médias ! Financé par le royaume saoudien, la plus grande dictature du Moyen-Orient, le salafisme wahhabite reste difficilement quantifiable. Selon les services de renseignements intérieur, les mosquées salafistes seraient actuellement au nombre de 140 en France, sur un total de 2 500. A cela, il faut ajouter des écoles hors contrat, mais aussi des instituts privés d’enseignement de l’arabe, des associations scolaires ou sportives.

Les origines du salafisme et du djihadisme

Le salafisme n’est autre qu’un dérivé du wahhabisme qui revêt aujourd’hui diverses formes comme de djihadisme. Ces deux idéologies radicales se résument à quelques régles de vie d’un autre âge, totalement étrangères au monde civilisé. Les diverses versions du salafisme ont en commun un discours de rupture pour le moins radical et violent, sans rapport aucun avec les préceptes fondamentaux de l’islam. Selon les propos de Gilles Képel : « Pour les salafistes, les chrétiens font partie des cibles légitimes… »

Financés par les pétros-dollars de l’Arabie-Saoudite, le wahhabisme a progressivement changé la donne au sein du monde musulman sunnite. Par Pendant longtemps, le salafisme a été considéré comme une hérésie par les diverses instances sunnites. Aujourd’hui, le salafisme cherche à s’imposer comme le seul tenant de l’orthodoxie musulmane, même si la grande majorité des sunnites n’y adhèrent pas.

Le principal frein à l’expansion du salafisme reste la faiblesse des réponses des tenants d’un islam modéré. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris et président d’honneur du Conseil français du culte musulman (CFCM), reconnaît que les salafistes ne représentent en France qu’un cercle de fidèles « restreint et étroit », tout en déplorant une présence « publique, médiatique et même politique » démesurée et en dénonçant leur prétention à « agir au nom des musulmans ». Et de lâcher quelque peu désabusé : « Nous faisons ce que nous pouvons pour prévenir le danger ».

Face à ces groupuscules djihadistes qui prétendent être des vrais sunnites, force est de constater que les institutions islamiques apparaissent aujourd’hui dépassées. Empêtrés dans leurs contradictions, il ne suffit pas d’affirmer représenter le seul et véritable islam pour neutraliser les salafistes. Les autorités musulmanes doivent être capables de répondre aux nombreuses questions que posent aujourd’hui la modernité pour le monde musulman, surtout pour celles et ceux qui vivent dans les pays occidentaux où la modernité est un véritable mode de vie.

L’Occident doit rompre avec les nations qui financent le salafisme radical

Heureusement, tous les groupes salafistes ne sont pas des radicaux assoiffés de sang. Après les attentats du 13 novembre dernier, des prédicateurs de plusieurs mosquées de Marseille et Toulouse ont condamné fermement ces actes abominables au nom de l’islam. A l’inverse, du côté de Sevran (93) et Lunel (34) où certains groupes salafistes radicaux sont très influents, il y a eu de nombreux départs de jeunes vers la Syrie.

Depuis plus de 15 ans, la quasi-totalité des attentats à travers le monde sont directement imputables à des groupes de radicaux salafistes pour qui ceux qui ne partagent pas leur vision du monde, y compris au cœur de l’Occident judéo-chrétiens, doivent purement et simplement être anéantis. Ce fût le cas des attentats du 11 septembre 2001 à New-York perpétrés par l’organisation salafiste de Ben Laden, qui constitue l’une des grandes familles princières parmi les plus riches d’Arabie Saoudite. Cela n’a pas empêché nos alliés américains de continuer à entretenir des relations étroites avec ce pays si peu démocratique qui est pourtant le principal pourvoyeur de terrorisme à travers le monde. L’Europe est tout aussi faible avec ce pays.

Après les attentats en 2015 à Paris et en 2016 à Bruxelles, la France et l’Europe continuent de fermer coupablement les yeux face à l’activisme de l’Arabie Saoudite dans son soutien aux groupes salafistes. Les intérêts économiques et financiers l’emportent hélas sur le respect des droits de l’homme et nos chères valeurs démocratiques.

Pourquoi nos démocraties occidentales font preuve d’autant de faiblesse et de complaisance à l’égard de ces pays qui importent le terrorisme au cœur de nos cités ? Il ne suffit pas de pleurer sur les victimes innocentes des attentats perpétrés par ces djihadistes, il faut agir et combattre avec détermination nos véritables ennemis.


L’Occident face au défi de l’éradication du terrorisme islamique

23 novembre 2015

Depuis la fin du 20ème siècle, quelques groupuscules de radicaux islamiques tel Al-Quaïda, soutenus certaines monarchies arabes du Moyen-Orient, tentent de déstabiliser les démocraties occidentales en s’attaquant aux valeurs auxquelles elles sont chères : la liberté, la tolérance et la modernité. Aujourd’hui, de nombreuses autres organisations, encore plus sanguinaires et barbares ont vu le jour, tel l’état islamique.

Probablement par ignorance, pendant trop longtemps, les vieilles démocraties et les médias ont ignoré le terrible pouvoir de nuisance des organisations islamiques radicales qui prêchent, au cœur même de nos pays, la guerre contre l’Occident et ses valeurs au nom d’idéologies dépravées et arriérées qui refusent la modernité et la démocratie. Les fortes tensions qui subsistent entre les communautés islamiques chiites et sunnites ne font qu’envenimer les choses et attiser les conflits au Proche-Orient.

La France, elle-même s’est laissée abuser et a fait preuve ces dernières années de faiblesse, pour ne pas dire de complaisance, à l’égard de certains groupes islamiques. Elle en paie aujourd’hui le prix fort. Il fallait en effet être bien naïf pour penser qu’un jour ou l’autre ces extrémistes musulmans s’intégreraient et adopteraient les valeurs qui sont les nôtres. Même s’ils sont peu nombreux, grâce aux nouvelles technologies de communication qu’ils maîtrisent parfaitement, ils manipulent et endoctrines des jeunes en difficultés et déshérence dans nos banlieues pour en faire des combattants au service de leurs objectifs criminels.

L’Europe découvre avec stupeur que nombre de ses banlieues, en France, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et un peu partout sont devenues progressivement le berceau du terrorisme islamique, au cœur même de nos démocraties. Ne feignons pas d’ignorer l’ampleur de ce fléau qui gangrène nos banlieues de Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse et bien d’autres encore, y compris dans certaines villes moyennes ! Ceux qui nous gouvernent semblent aujourd’hui découvrir le terrorisme au cœur de nos pays. Hélas, il existe déjà de nombreux Molenbeek en France et en Europe.

L’alerte qu’à constitué en France l’affaire Merah à Toulouse au printemps 2012 n’a pas été suffisamment prise en compte au plan de la sécurité nationale. Même si les attentats d’alors ont été perpétrés par ce qui semblait être un individu isolé, il était connu comme présentant des risques importants en raison de sa radicalisation et de ses nombreux séjours au Moyen-Orient. La nouvelle majorité socialiste issue des élections de 2012 n’a manifestement pas pris en compte cet avertissement.

Plus grave, les attentats de janvier 2015 à Paris n’ont pas donné lieu aux mesures qui s’imposaient alors que s’esquissait un terrorisme organisé depuis la Syrie ou l’Irak par l’état islamique, organisation terroriste aujourd’hui plus puissante que l’ancienne Al Quaïda. Que de temps perdu et de vies innocentes exposées inutilement.

On sait maintenant que les probables organisateurs des récents attentats de novembre à Paris, étaient connus depuis plusieurs mois pour leur radicalisation et extrême dangerosité et semblaient, pour certains, entretenir des relations étroites depuis leur prime jeunesse. Au dire même du ministre de l’Intérieur, plusieurs attentats fomentés par les mêmes criminels auraient ont été déjoués ces derniers mois ! Manifestement, il y a eu d’importantes failles dans le dispositif de sécurité intérieure français et un manque de coopération coupable des pays européens.

Dés janvier 2015, compte-tenu de l’ampleur de la menace terroriste et de l’entrée en action de ses armées en Afrique et au Moyen-Orient seule ou dans le cadre de coalitions, la France aurait du prendre d’importantes mesures de sécurité pour prévenir de nouveaux attentats. Depuis l’instauration de l’Etat d’urgence, il semble que le chef de l’Etat français ait enfin compris la nécessité de mettre en œuvre une véritable politique de sécurité. Espérons que les actes suivront les engagements. Mais que de temps perdu… et d’amateurisme coupable de la part du gouvernement socialiste.

Plus qu’un problème de moyens et d’effectifs, la sécurité nationale exige une volonté politique forte et une extrême fermeté face au développement du terrorisme. Pour les terroristes, tout manque de fermeté d’un pouvoir quel qu’il soit, est considéré comme un signe de faiblesse et donc comme un encouragement dans leur action criminelle. L’organisation parfois complexe de nos services de renseignement et de sécurité, jusqu’alors trop souvent livrés à eux-mêmes et sans véritable commandement unique national, ont rendu la traque des terroristes difficile et aléatoire, d’autant qu’aujourd’hui ce ne sont pas quelques centaines mais des milliers de suspects qu’il faut sans cesse traquer.

Autre difficulté à laquelle nos services de renseignements sont confrontés : la mondialisation du terrorisme qui recrute au cœur même de nos démocraties. Face à cela, la coopération entre les Etats avec échanges spontané de renseignements doit être une priorité notamment au sein des pays de l’Union européenne. Il est indispensable de renforcer considérablement le rôle d’Europol pour en faire une structure opérationnelle au service des polices des Etats membres. Cela implique également un meilleur contrôle des mosquées, notamment celles d’obédience salafiste qui prônent un islam radical et qui peuvent constituer un lieu de recrutement pour les terroristes, voire de radicalisation.

Enfin, l’espace Schengen doit être revu et corrigé. De nombreux terroristes ayant transité par la Grèce, se pose sérieusement la question du maintien de ce pays dans l’espace Schengen. Les frontières extérieures de l’Europe qui sont sensées protéger les pays membres de l’espace Schengen, doivent être sérieusement renforcées en donnant à Frontex les moyens pour contrôler systématiquement toutes les entrées extérieures. Ce qui passe par une forte augmentation du nombre de gardes-frontières sous contrôle de Frontex. Contrairement aux allégations de quelques nostalgiques, le rétablissement des frontières intérieures des pays européens serait une erreur et ne réglerait en rien nos problèmes actuels ; bien au contraire.

L’autre important moyen de circuler étant l’avion, le Parlement européen doit adopter au plus vite le texte qui lui est soumis depuis de longues années, visant à mettre en place le fichier des données des passagers transitant via les aéroports de l’espace Schengen PNR (Passager Name Record).

La barbarie terroriste des djihadistes islamiques menace l’Europe et le monde libre. Pour préserver nos chères démocraties, une guerre sans merci doit leur être livrée jusqu’à leur éradication définitive. Dans cette guerre, seule une coalition mondiale comprenant tous les pays concernés par l’expansion du terrorisme islamique, avec l’appui éventuel de certains pays du Moyen-Orient, peut permettre d’éradiquer durablement l’état islamique.

Pour réussir, il est impératif de renforcer l’intégration européenne, notamment au niveau du renseignement, de la sécurité intérieure et de la défense. Notre liberté et celle des générations futures est à ce prix. Un seul mot d’ordre : l’Europe unie contre le terrorisme !


France : L’absurde résolution de l’Assemblée nationale en faveur de la reconnaissance de la Palestine

2 décembre 2014

Ce mardi 02 décembre 2014 ne restera probablement pas dans les annales de l’Assemblée nationale. Sur proposition du parti socialiste et de la plupart des formations politiques de gauche qui se sont livrées à une surenchère sans précédent, par 339 voix, une résolution demandant au gouvernement français de reconnaître l’Etat palestinien a été adoptée !

Cette résolution est d’autant plus absurde que la France n’a hélas plus aucun poids politique dans les négociations au Proche-Orient. Au contraire, ce faisant, elle attise un peu plus le conflit en prenant directement partie pour les palestiniens. Rappelons qu’une partie importante des palestiniens est représentée par le Hamas, une organisation terroriste qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, par ailleurs financièrement et militairement soutenue par les pires organisations terroristes islamistes bien connues qu’il est inutile de citer ici.

Bien que purement symbolique, par cette résolution, la France perd un peu plus la crédibilité qui lui restait encore en politique internationale. Espérons que la diplomatie française saura atténuer les effets désastreux de cette résolution en se refusant à toute reconnaissance de la Palestine en l’état actuel des choses.

Rappelons que l’Etat d’Israël est le seul Etat démocratiquement élu du Proche et Moyen-Orient et que sa sécurité est directement menacée par des groupes terroristes islamistes, au premier rang desquels le Hamas. De fait, reconnaître la Palestine aujourd’hui, c’est aussi reconnaître les terroristes du Hamas. Ce qui est purement et simplement inacceptable.

Ceci devrait amener les députés de gauche à un peu plus de retenue et de modération dans leur soutien aux forces terroristes islamistes qui mettent directement en cause la sécurité de l’Etat d’Israël mais aussi du monde libre en général. En ce sens, ce vote des députés de gauche français est d’autant plus critiquable, pour ne pas dire indigne.

L’Etat d’Israël a réagi, en regrettant un vote qui « allait éloigner les possibilités d’arriver à un accord de paix ».  Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël en France a déploré que ce vote « envoie un message erroné aux leaders et aux peuples de la région ». Enfin pour Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontière : « L’initiative des députés français ne correspond malheureusement plus à la réalité du terrain… car il n’y a plus aujourd’hui d’espace viable pour un tel Etat. »

A droite, l’UMP s’est mobilisée contre ce texte. Pour la droite, ce vote risque de fragiliser un peu plus le processus de paix, au moment où il est dans l’impasse. Cette résolution ne peut en effet que radicaliser un peu plus la position du gouvernement israélien qui doit face aux extrémistes religieux. Les actuelles tensions au sein du gouvernement israélien viennent d’ailleurs de conduire le Premier ministre Benyamin Netanyahu à annoncer aujourd’hui la dissolution anticipée de la Knesset et l’organisation d’élections législatives anticipées.

Cette résolution de l’Assemblée nationale est intervenue dans un climat politique très tendu en France, au sein de la gauche. Bien que symbolique car sans réelle portée, la résolution vise avant tout à tenter de resserrer les rangs à gauche qui se retrouve, pour la première fois depuis des mois, unie sur ce texte. A quelques mois des élections départementales, ne nous voilons pas la face : elle n’a d’autre but de s’attirer les sympathies de la communauté musulmane dans les banlieues. Ce n’est probablement pas un hasard si Mme Elisabeth Guigou, députée de la Seine-Saint Denis, est à l’origine de ce texte.

Ce vote est d’autant plus regrettable qu’il arrive au moment où la France traverse l’une des plus graves crises politiques, économiques et sociales de son histoire alors que le parti socialiste dispose de l’ensemble des pouvoirs au plan national et des régions. Plutôt que de gesticuler sur des dossiers qui ne relèvent pas de la compétence de l’Assemblée nationale, les députés socialistes seraient mieux inspirés de débattre des réformes de structures à mettre en œuvre pour sauver le pays de la faillite qui le menace du fait de l’incompétence de ses élus.

Ce vote, hors du temps, des députés socialistes démontre qu’ils sont à côté de la plaque et se moquent totalement de l’avenir de la France et de la situation des français. La seule chose qui semble les intéresser, c’est de rester au pouvoir le plus longtemps et de se faire réélire à tout prix. Ce n’est certainement pas ainsi que la France va s’en sortir et régler les importants problèmes qui sont les siens : chômage, manque de compétitivité, explosion des déficits, des impôts et de la dette…


Quand la mondialisation financière favorise la fraude fiscale ou « la richesse cachée des nations »

22 janvier 2014

L’explosion de la dette des Etats et des collectivités pèse aujourd’hui lourdement sur le développement des nations et du monde en général.

Rodez n’y échappe pas. La campagne municipale ruthénoise étant lancée, nul doute que bon nombre de réunions, d’articles de presse, de joutes verbales, tourneront autour de la dette tant de la ville que de l’agglomération. Si l’on reprend les derniers chiffres parus dans la presse, il semblerait que les deux dettes cumulées seraient de l’ordre de 110 M€ à la fin 2013, soit 30 M€ pour la ville et 80 M€ pour l’agglomération. Ce qui fait de l’ordre de 2 500 euros par habitant ruthénois. Il est clair que la croissance de ces deux dettes, près de 100 % pour l’agglo et près de 50% pour la ville, sur ces six dernières années, ne pourra pas durablement garder ce rythme. Aussi convient-il d’enrayer ces dynamiques mortifères et l’objet de cet article est d’appeler à l’espérance et à la responsabilté y compris sur la fiscalité car se lève toujours une étoile même dans le ciel des déserts les plus froids.

D’une manière pragmatique l’urgence pour la ville et pour l’agglomération est de trouver un leader exemplaire, qui anime cette capitale du Sud du Massif central. Or pour  mettre cette espérance en perspective il n’est pas vain de mettre en avant les travaux de Gabriel Zucman, jeune chercheur français, qui vient de publier un livre sur l’argent dissimulé dans les paradis fiscaux intitulé « La Richesse cachée des Nations » en contre-point du livre d’Adam Smith du XVIII siècle.

Reprenons quelques chiffres de son étude : 5 800 milliards d’euros au bas mot, accumulés dans ces zones sur la planète, dont 350 milliards d’euros appartenant à des Français. De l’ordre de 20 milliards d’euros perdus par le fisc français. Gabriel Zucman se permet même de dire que si cet argent n’avait pas pu s’évader la dette de la France serait celle que nous avions avant la crise soit de l’ordre de 60 % du PIB du pays (95% aujourd’hui).

D’aucuns diront que tout ceci est bien beau mais que pouvons-nous y faire ? C’est ici qu’il faut agir, chacun à son niveau, pour développer la confiance et retrouver cette exemplarité que j’évoquais – Albert Schweitzer ne disait-il pas : « l’exemplarité n’est pas une façon d’influencer, c’est la seule »-. Pourquoi ne pas croire ce jeune chercheur lorsqu’il donne les moyens de conduire cette lutte en mettant en place un cadastre financier à l’image de ce qui a pu se faire au lendemain de la révolution française par l’élaboration du cadastre foncier afin que chacun participe à la fiscalité ?

Bien entendu d’autres conditions sont nécessaires et notamment des coalitions inter-pays pour metttre en place tant les dispositifs de contrainte que de contrôle. Tout est possible et il l’explique très bien mais il faut des hommes de vertu et de conviction (il est vrai que ce n’est pas le gouvernement actuel qui a engagé ce type de combat, reculant même  devant la taxe des gains intra-days il y a peu et préférant taxer le peuple et plus particulièrement les familles).

L’espérance est à notre porte et nous pouvons la saisir si chacun agit à sa hauteur et s’agissant de dette il convient en premier lieu de se rappeler les vieux préceptes aveyronnais si utiles dans la vie de tous les jours même s’ils peuvent apparaître simplistes : « on ne dépense que l’argent que l’on a». Ce qui éviterait toutes ces situations ubuesques et surtout de mettre demain nos enfants et petits-enfants dans des situations intenables.

Quelques mots de la revue de presse nationale et internationale vous situerons la valeur de ce livre :  « La Richesse cachée des Nations » , déjà traduit aux Etats-Unis et au Portugal, et vous donnerons des clés de compréhension.

“Ce petit livre vaut dix volumes de thèse sur la mondialisation financière” (La Croix), “Une remarquable enquête” (Le Nouvel Obs), “Un des livres les plus aboutis sur le sujet” (Le Monde), “Excellent” (Marianne), “Un livre passionnant” (Alternatives Economiques), “A lire absolument” (Libération) …

Revue de presse (en France) et à l’étranger :

  • France Info, L’invité de 19h15,  7 novembre 2013
  • France Inter, L’invité de 8h20, 11 novembre 2013
  • L’humanité, “Le coût exorbitant de l’évasion du capital”, 14 novembre 2013
  • Libération, “Seuls les petits comptes quittent la Suisse”, 15 novembre 2013
  • Le JDD, “De nouvelles recettes contre la fraude fiscale”, 17 novembre 2013
  • France 24, L’entretien, 18 novembre 2013
  • Challenges, “Un secret bien gardé”, 21 novembre 2013
  • Mediapart, “350 milliards d’euros français dans les paradis fiscaux”, 25 novembre 2013
  • La Croix, 26 novembre 2013
  • Marianne, “Sortons le délinquant luxembourgeois de l’Europe”, 30 nov. 2013
  • France 2, Journal de 20h, 5 décembre 2013
  • Les Echos, “Les paradis fiscaux sont l’enfer des Etats”, 6 décembre 2013

A l’étranger : L’Illustré, Le Temps, RTSLa Vanguardia, Il sole 24 ore

Une tribune libre de RodezNews