Aveyron : La couverture des réseaux mobiles à l’été 2014

15 juillet 2014

Alors que débutent les congés d’été 2014, pour beaucoup, c’est le moment idéal pour se déconnecter quelques semaines pour mieux profiter de bons moments en famille et se reconnecter au monde réel. Mais de nombreux vacanciers préfèrent rester en contact avec le monde et ne pas se couper de leurs réseaux sociaux, professionnels ou autres.

Le département de l’Aveyron est un département rural, très étendu et relativement montagneux où les réseaux mobiles comportent encore des zones blanches, même si globalement dans le département, plus de 95% de la population est couverte par au moins un des 3 réseaux mobiles (au moins en 2G) : Orange, SFR ou Bouygues-Télécom.

Tour d’horizon de la couverture mobile du département au 30/06/2014 :

2G (GPRS,EDGE) : Si certaines zones rurales peu peuplées restent encore dans l’ombre notamment dans l’Aubrac ou dans les Grands Causses, il faut bien reconnaître qu’elles sont de plus en plus rares. Les 3 grands réseaux mobiles Orange, SFR et Bouygues-Télécom disposent globalement d’une excellente couverture en 2G (de l’ordre de 95%) avec un petit avantage pour Orange qui dispose d’un peu plus d’émetteurs, notamment dans les zones très faiblement denses. Les émetteurs exclusivement 2G concernent généralement des zones éparses, très faiblement denses avec souvent des émetteurs mutualisés entre les 3 opérateurs.

3G/3G+ (UMTS, HSPA …) : Les 3 réseaux historiques disposent d’une bonne couverture en 3G et 3G+ globalement de l’ordre de 90% du département. Ce qui permet ainsi de surfer, de regarder la TV ou consulter ses emails dans des conditions satisfaisantes un peu partout dans le département.

H+ (HSPA+, DC…) : Le haut débit mobile jusqu’à 40 Mbits est également disponible sur les principales zones urbanisées du département et principalement les bassins du Grand Rodez, de Millau et Saint Affrique, Villefranche-de-Rouergue, de Decazeville-Aubin-Firmi-Cransac, de Réquista et de quelques autres zones en cours de déploiement. Tous opérateurs confondus, à mi 2014, on peut estimer qu’environ 65% de la population aveyronnaise dispose d’une couverture H+. Avec des débits proches de la 4G, la norme H+ permet des débits très fluides et satisfaisants.

4G (LTE) : Courant juillet 2014, seuls les réseaux Orange et Bouygues-Télécom ont déployé le très haut débit mobile (jusqu’à 150 Mbits) sur les agglomérations du Grand Rodez et de Millau (environ 80 000 habitants).

Un point sur la couverture par opérateur :

Orange : L’opérateur public dispose globalement de la meilleure couverture du département, que ce soit dans les zones rurales peu denses (réseaux 2G ou 3 G) ou en zone urbaine entièrement couvertes par le haut débit H+. Orange a aussi déployé la 4G sur les agglomérations du Grand Rodez et de Millau. Actuellement le meilleur des réseaux.

SFR : Le challenger dispose d’un bon réseau en 2G, 3G, 3G+ et H+ ; la H+ étant principalement déployée sur les grandes zones urbaines du département. On peut cependant regretter que sur une partie de la ville de Rodez, la couverture y soit parfois médiocre. Pour ce qui est de la 4G, SFR se fait toujours attendre en Aveyron !

Bouygues-Télécom : Si l’on excepte quelques zones d’ombres plus ou moins importantes dans les zones rurales peu denses, Bouygues-Télécom est probablement l’opérateur qui offre l’une des meilleures couvertures mobile du département, notamment dans les zones urbaines, tout en pratiquant les prix parmi les plus bas du marché. Bouygues-Télécom a été le 1er opérateur à déployer la 4G sur Rodez et Millau.

Free Mobile : Le réseau mobile propre du dernier arrivé sur le marché français reste encore très limité à ce jour. Il ne concerne que les villes de Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Capdenac-Gare, Espalion. La 4G n’est pas encore déployée. A noter toutefois qu’en vertu contrat d’itinérance en 3G avec Orange, là où son réseau est absent, Free Mobile utilise le réseau de l’opérateur public ; ce qui lui permet de disposer d’une bonne couverture y compris en Aveyron.

Pour des informations plus précises sur la couverture du département, consulter la carte du réseau mise à jour par votre opérateur mobile.

Connectés ou pas, RodezNews vous souhaite de bonnes vacances en Aveyron.


Aveyron : les festivals et manifestations de l’été 2014

11 juillet 2014

Comme partout ailleurs, l’arrivée de l’été annonce de nombreuses manifestations culturelles. Parmi celles-ci, l’été 2014 permettra de retrouver les grands festivals parmi les plus réputés du département depuis de nombreuses années et notamment :

 

ESTIVADA, festenal interrégional de las culturas occitanas

Rodez – 23 au 26 juillet 2014

Plus d’infos :        http://www.estivada-rodez.eu

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SYLVANES, 37ème festival des musiques sacrées et des musiques du monde

Sylvanés – 13 juillet au 24 août 2014

Plus d’infos :        http://www.sylvanes.com

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CONQUES, 31ème festival de musique – Conques les lumières du Roman

Conques – 17 juillet au 10 août 2014

Plus d’infos :        http://www.centre-europeen.com

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AUBRAC, 19ème rencontres d’Aubrac – Imaginaires du ciel étoilé

St Chély d’Aubrac, Nasbinals, St Urcize, Aubrac – 18 au 22 août 2014

Plus d’infos :        http://www.rencontres-aubrac.com

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RodezNews vous souhaite un excellent été 2014 à toutes et à tous.


Aveyron : les meilleures tables 2014

9 juillet 2014

Le département de l’Aveyron recèle un grand nombre de restaurants gastronomiques. Qui plus est, contrairement à une idée trop souvent répandue, les bonnes tables aveyronnaises offrent l’un des meilleurs rapports qualité-prix de France. Alors pourquoi se priver d’un petit plaisir en famille ou entre amis ?

L’ambassadeur de la gastronomie en Aveyron reste une référence en France mais aussi dans le monde. Le célèbre restaurant Bras, de Sébastien et Michel Bras, classé 3 étoiles au guide Michelin depuis 1999, propose des prix extrêmement modérés pour ce niveau de cuisine gastronomique. Avec un superbe menu Aubrac à partir de 132 €, les Bras mettent le meilleur de la gastronomie mondiale à la portée du plus grand nombre.

Les autres restaurants gastronomiques du département, étoilés ou non, ne sont pas en reste et proposent généralement un superbe menu pour moins de 50 €. Alors n’hésitez pas, partez à la découverte de la grande cuisine aveyronnaise, une cuisine à la fois de terroir et inventive, faite de produits frais servie dans un cadre très agréable et avec un service de haute qualité.

Les restaurants étoilés de l’Aveyron.

A ces restaurants aujourd’hui reconnus par les gastronomes, de nombreux autres méritent également le détour et aspirent aussi à rejoindre l’élite de la gastronomie régionale. Autre avantage et non des moindre, vous trouverez dans ces établissements une cuisine généralement de très bonne qualité, souvent très proche des restaurants 1 étoile, mais à des prix défiant toute concurrence eu égard à la qualité de la prestation (menus compris entre 20 € et 45 €).

Alors pas d’hésitation. N’hésitez pas à aller gouter cette excellente cuisine, fine et délicieuse, à base de produits du terroir de qualité. Un vrai régal !

Ces autres excellentes tables de l’Aveyron qui méritent amplement le détour :

Quelques autres bonnes tables qui méritent le détour :

Une bonne occasion de profiter des beaux jours de l’été pour venir découvrir ou redécouvrir le département en alliant tourisme, détente, culture et gastronomie.


Aveyron : Robert Bosch France conforte son site d’Onet-le-Château avec une nouvelle ligne de production d’injecteurs Common rail

7 juillet 2014

Robert Bosch GmbH a réalisé un chiffre d’affaires mondial de l’ordre de 46 milliards d’euros pour plus de 280 000 salariés et connaît un développement constant dans le prolongement de l’industrie automobile allemande dont il est l’un des principaux sous-traitants.

Robert Bosch France réalise pour sa part un chiffre d’affaires annuel de 2 300 millions d’euros. Le groupe emploie 6 500 salariés au sein de 22 unités de production. L’unité Robert Bosch France, située ZI de Cantaranne à Onet-le-Château, reste la plus importante du groupe en France avec plus de 1 500 salariés et une centaine d’intérimaires. Elle réalise environ 250 millions d’euros de chiffre d’affaires. Présente depuis les années 1970 en Aveyron, la société y poursuit son développement.

Spécialisée dans la production d’injecteurs diesels de dernière génération appelés « Common rail » qui équipent les moteurs diesels les plus récents, l’usine de Rodez a inauguré en ce début juillet 2014 une nouvelle ligne de production de ce type d’injecteurs pour un investissement de 29 millions d’euros, fruit de l’accord de performance industrielle conclu en 2013 avec l’ensemble des personnels. Le dernier investissement important sur le site de Rodez s’élevait à 65 millions d’euros et remontait à 2007. En 7 ans, ce sont ainsi prés de 100 millions d’euros qui ont été investis sur le site ruthénois, soit prés d’un tiers de l’ensemble des investissements réalisés par le groupe Robert Bosch en France.

Grâce à ce nouvel investissement dans la technologie Common rail, le site de Rodez bénéficiera d’une hausse sensible des commandes pour répondre à la forte demande des constructeurs automobiles. Selon les dirigeants de l’entreprise, l’usine bénéficie d’une excellente réputation en termes de qualité auprès de ses clients puisqu’aucune réclamation n’aurait été enregistrée au cours de la dernière année.

Pour autant, face à une concurrence mondiale de plus en plus forte, l’unité de Rodez va devoir poursuivre ses efforts pour conforter sa place et améliorer sa compétitivité. Pour garantir durablement la pérennité du site de Rodez, Guy Maugis, président de Robert Bosch France, a rappelé que le développement de l’usine ne pourra se faire que par une réduction régulière et constante des coûts de production. En outre, le groupe Robert Bosch GmbH mise sur la recherche avec la mise au point prochaine de moteurs diesels de nouvelle génération, au moins aussi propres que les moteurs à essence actuels mais avec des consommations toujours moindres.

De quoi conforter durablement le site de Rodez pour les décennies à venir. Une bonne nouvelle pour le bassin d’emploi du Grand Rodez lorsque l’on connaît la place importante de Robert Bosch France dans l’économie régionale.

D’une manière générale, contrairement à certaines régions française, le secteur industriel se porte plutôt bien en Aveyron ces dernières années.

Umicore à Viviez

Le groupe Umicore, leader mondial spécialisé dans les métaux et les matériaux sophistiqués, a lui aussi inauguré début 2014 une nouvelle ligne de production ultra-moderne sur son site traditionnel de Viviez. Le site aveyronnais d’Umicore, autrefois connu sous sa dénomination « Vieille Montagne » est spécialisé dans la fabrication de laminé prépatiné. D’un montant de 13 millions d’euros, cette nouvelle ligne de production devrait permettre d’embaucher une trentaine de personnes supplémentaires.

Le groupe Umicore a été désigné en 2013 comme étant l’entreprise mondiale le plus durable du monde par la société Corporate Knights, spécialisée dans le conseil aux investisseurs. Le groupe belge réalise un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros et emploie 15 000 salariés. Le site de Viviez emploie 215 personnes et constitue l’un des 3 sites français.

Lisi Aerospace à Villefranche-de-Rouergue

Après de longs mois de négociations avec les collectivités locales, Lisi-Aerospace a récemment annoncé l’agrandissement de son unité de production de Villefranche-de-Rouergue par une relocalisation sur la zone d’activité de La Glèbe, située à proximité. L’investissement global sur le nouveau site industriel s’établit à 60 millions d’euros, pour plus de 20 000 m2 couverts sur prés de 7 ha et devrait être achevé en 2018.

Lisi Aerospace Villefranche-de-Rouergue (ex. Blanc Aero) est une des divisions du Groupe Lisi, un des leaders mondiaux des fixations vissées et des composants mécaniques de sécurité destinés aux secteurs Aéronautique, Automobile et Médical. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 1 150 millions d’euros en 2013 pour un effectif de plus de 9 000 personnes. L’établissement de Villefranche-de-Rouergue créé en 1939 emploie 620 personnes pour un chiffre d‘affaires de 115 millions d’euros.

En ces temps difficiles pour la France, voilà des nouvelles rassurantes pour le département de l’Aveyron.


Grand Rodez : La commune de Baraqueville souhaite quitter l’agglomération pour retrouver son Ségala

4 juillet 2014

En dépit des années de discussion, beaucoup s’étaient interrogés sur l’opportunité et la cohérence pour la commune de Baraqueville, située à plus de 20 km du centre-ville de Rodez, de rejoindre l’agglomération du Grand Rodez. Au final, Baraqueville ainsi que les communes voisines de Camboulazet et Manhac avaient intégré la CAGR le 01 janvier 2014, en abandonnant brutalement les autres communes membres de la communauté de commune du pays baraquevillois.

Le président de la CAGR, Christian Teyssèdre à son accoutumée, n’avait pas manqué de venter les avantages de cette adhésion à la CAGR marquant l’extension du périmètre de l’agglomération depuis son élection ! C’était oublier que cette adhésion s’était faite aux forceps, sous la houlette de l’ancienne maire socialiste et sans véritable consultation préalable des habitants.

Quelques mois plus tard, la liste socialiste à la mairie de Baraqueville a été largement battue. La nouvelle équipe municipale conduite par Jacques Barbezanges qui avait promis une consultation sur le sujet s’il était élu, a respecté ses engagements. Trois mois après les élections municipales et après maintes réunions publiques, la municipalité a organisé la consultation ce dimanche 29 juin 2014.

Au final, avec une belle participation de 54.47%, pas moins de 66,38% des électeurs baraquevillois se sont prononcés pour la sortie de l’agglomération du Grand Rodez : « Oui je suis d’accord pour sortir du Grand Rodez ». Le résultat a le mérite d’être clair.

Pour Jacques Barbezanges, le maire de Baraqueville: « Ce résultat est sans appel. Il reflète une volonté de sortir de l’agglomération, et c’est dommage qu’on n’ait pas commencé par organiser une telle consultation il y a 3 ans de cela. Ce résultat nous conforte dans notre démarché de sortie de l’agglomération, mais vous savez il ne s’agit là que d’une première étape. Il reste encore des étapes mais j’espère que notre mobilisation sera entendue. » Et de poursuivre : « Cela nous encourage à poursuivre notre démarche de retrouver nos amis du Ségala. »

La parole est maintenant à la communauté d’agglomération du Grand Rodez qui devra se prononcer sur la sortie de la commune de Baraqueville. Dans ce contexte, il est probable que les deux autres communes ayant rejoint la CAGR en janvier dernier avec Baraqueville, solliciteront à leur tour leur sortie de l’agglomération pour retrouver elles aussi la communauté de communes du Pays Baraquevillois.

Le président de l’intercommunalité baraquevilloise, Didier Mai-Andrieu s’est d’ailleurs dit rassuré par les résultats de la consultation de dimanche dernier, après 3 années de perdues en palabres stériles. Pour lui, c’est l’espoir de sortir de l’impasse budgétaire actuelle due au départ de Baraqueville. Si le pays baraquevillois y trouve son compte après des années de déstabilisation, c’est probablement la meilleure solution.

Tout cela pour çà ? En attendant, la communauté d’agglomération du Grand Rodez confrontée à de nombreuses difficultés et à une situation financière pour le moins délicate en raison de l’explosion de sa dette qui atteint les 80 millions d’euros, doit aujourd’hui faire face à une situation inédite au moment où elle discute de son projet d’agglomération.

Cette affaire en dit long sur la mauvaise gouvernance et gestion de la CAGR depuis 2008. Encore des années de perdues dans de longues négociations inutiles, probablement pour donner l’illusion qu’il y a un pilote dans l’avion. Au final, alors que l’extension de l’agglomération du Grand Rodez est vitale pour son développement, le brusque départ de Baraqueville est un signal fortement négatif donné aux autres communes susceptibles de rejoindre prochainement le Grand Rodez.

Gageons que cette adhésion avortée de Baraqueville n’affectera pas durablement la CAGR qui, comparé à la plupart des agglomérations voisines, reste de taille extrêmement réduite, entourée (pour ne pas dire encerclée) par de nombreuses communes qui profitent de son attractivité et de ses services pour se développer à son détriment.

Cette situation ne pourra en effet perdurer longtemps. Voilà encore un échec cinglant pour Christian Teyssèdre le maire de Rodez et président de la CAGR qui s’avère incapable de porter un véritable projet cohérent et structurant pour la ville et l’agglomération.


France : dans l’affaire Alstom, le gouvernement français s’est ridiculisé face au géant américain General Electric (2)

2 juillet 2014

General Electric l’emporte finalement face à Hollande et au gouvernement qui capitulent

Aux yeux de tous, la solution proposée par GE paraissait la meilleure pour les deux parties, à la fois la plus cohérente et crédible pour préserver l’activité « énergie » en France ainsi que l’ensemble des emplois qui lui sont liés, tout en permettant le développement de l’activité « transport ». GE a eu l’intelligence de négocier directement avec Alstom, tout en veillant à ne pas trop froisser le gouvernement français sur un dossier où il s’était fortement impliqué. Au final, GE va pouvoir renforcer sa présence dans notre pays dans des secteurs stratégiques tout en conservant certains centres de décisions et de direction locaux, au sein d’une entreprise française à part entière et qui pèsera de plus en plus lourd dans l’économie nationale. Qui peut affirmer que la France est perdante dans cette opération ?

Dans cette affaire, le président de la République et le gouvernement se sont ridiculisés en laissant aujourd’hui carte blanche au géant américain qui n’en demandait probablement pas tant. Tout de raffuts médiatique pour rien, sinon pour compliquer les négociations entreprises par Alstom. A un moment où les finances de la France sont exsangues, le comble du ridicule c’est que l’Etat français a finalement pris une participation de 20% dans le capital d’Alstom en rachetant la part d’une entreprises privée, le groupe Bouygues, pour prés de 2 milliards d’euros. A quoi peut bien servir une participation minoritaire dans une entreprise performante et qui présente une situation financière saine ?

Hollande et son gouvernement mieux inspirés de réformer le pays et rendre nos entreprises plus compétitives

Encore une bataille d’arrière garde qui a fait pschitt en quelques semaines et qui discrédite un peu plus le gouvernement français, incapable d’engager les réformes qui s’imposent et réduire l’explosion des dépenses publiques.

Le véritable problème de la France, et plus particulièrement depuis le retour des socialistes au pouvoir, c’est le manque de compétitivité de l’économie et des entreprises. Compte tenu des handicaps actuels, au train ou vont les choses, certains fleurons français risquent de tomber dans l’escarcelle d’entreprises étrangères, à moins que ce ne soit les entreprises françaises qui fuient pour s’installer à l’étranger. Ces dernières années, la France a ainsi vu plusieurs groupes passer sous contrôle étranger sans que personne ne s’inquiète comme le rachat de Lafarge, l’un des leaders mondiaux du ciment par le suisse Holcim dont le siège social sera transféré à Zurich.

Plutôt que de gesticuler dans des domaines qui ne relèvent pas de sa compétence, comme les fusions-acquisitions ou autres restructurations, l’Etat serait mieux inspiré de mettre en œuvre une politique qui rende les entreprises et l’économie française compétitive et attractive (impôts et taxes moins confiscatoires, simplification de la fiscalité et des lois sociales, plus grande souplesse dans les contrats de travail, stabilité des lois et réglementations…). C’est à ce prix que les entreprises étrangères réinvestiront à nouveau massivement en France et que nos jeunes entrepreneurs resteront au pays plutôt que de migrer vers des cieux plus favorables ?

C’est aussi le meilleur moyen de soutenir l’emploi localisé en France et, par voie de conséquence, la consommation et la croissance qui fait tant défaut à notre pays, plutôt que de distribuer des aides diverses à l’emploi et à la réinsertion en pure perte. Le gouvernement socialiste aura-t-il le courage de se recentrer sur ses missions et faire les choix qui permettront enfin de retrouver durablement les chemins de la croissance et de l’emploi ?