Rodez : après l’agglomération, les règlements de compte se poursuivent au conseil municipal

28 février 2011

La dernière séance du conseil municipal de Rodez du 24 février 2011 s’annonçait quelque peu morne et sans grand intérêt ; celle-ci ayant pour principal objet de voter un certain nombre de décisions validées en commissions.  D’ailleurs, un certain nombre de conseillers municipaux étaient absent. Une fois encore, l’opposition brillait par son absence puisque pas moins de cinq membres sur six n’avaient pas daigné être présents. Une bien étrange attitude pour le moins incompréhensible et peu respectueuse au regard des électeurs.

Revenons à cette dernière séance avant les élections cantonales. En préambule, peut-être pour lui donner un peu de piment, Jean-Albert Bessière, élu de la majorité de gauche, a demandé la parole. Une pratique peu habituelle qui ne pouvait qu’avoir obtenu l’assentiment de la majorité municipale et de son maire. Sa cible n’était autre que son collègue de la majorité municipale, Bruno Bérardi, élu des Verts et par ailleurs vice-président de la communauté d’agglomération et candidat remplaçant aux élections cantonales de Rodez-Est, aux côtés d’Emily Teyssedre-Jullian, au nom d’Europe Ecologie-Les Verts.

M. Bessière lui reprochait des déclarations critiques tenus récemment à propos des récents règlements de compte au sein de l’agglomération du Grand Rodez :  « … quand on voit se qui se passe à l’agglomération, on se demande quel espoir porte la gauche » aurait-il notamment asséné. Il semble que cela n’a guère été du goût de certains élus de la majorité municipale, d’autant que ce dernier s’est parfois montré critique à l’égard de certaines décisions municipales.

Et de poursuivre son réquisitoire à l’encontre de M. Bérardi : « Vous faites partie de la majorité de gauche élue au conseil municipal. Vous ne pouvez pas indéfiniment jouer contre votre camp. Si j’étais maire ou président de la communauté d’agglomération, je vous mettrais dehors de ses deux structures… » allant même jusqu’à réclamer sa démission pure et simple. Par delà la manière pour le moins inquisitoriale, voilà qui a le mérite de la clarté. Il est dorénavant interdit de critiquer de prés ou de loin la majorité de gauche, qu’il s’agisse de la municipalité de Rodez ou de l’agglomération du Grand Rodez sous peine de perdre son mandat.

On se serait cru en plein congrès socialiste exigeant que des têtes tombent. Bruno Bérardi s’est dit surpris par ces attaques et, pris à froid, il n’a pas souhaité réagir sur l’instant d’autant que, selon lui, ce n’était ni le lieu, ni le moment.

De son côté, le maire n’a pas paru surpris par la teneur de cette intervention et a même remercié M. Bessière dont il a reconnu partager l’indignation. L’adjointe des Verts au conseil municipal, Mme Marie-Claude Carling a du monter au créneau pour tenter de défendre M. Berardi, en affirmant haut et fort que les Verts se situaient politiquement « à gauche de la gauche ». Des propos qui n’ont manifestement pas rassuré ce dernier qui a aussitôt accusé, tout à tour, Mme Eva Joly et M. Nicolas Hulot membre d’Europe Ecologie de ne pas être de gauche. En d’autres termes, après les  précédentes démissions au sein du conseil municipal de Rodez, il semble que d’autres têtes soient en passe de tomber.

Cette attaque politique ciblée semble bel et bien avoir été orchestrée.  Manifestement, la gauche bien qu’hyper majoritaire est de plus en plus fébrile et sur la défensive. Et elle a bien de quoi ! Nul doute que la candidature aux élections cantonales de Rodez-Est du tandem Emily Tesyssedre-Jullian/Bruno Bérardi, sous la houlette d’Europe Ecologie-Les verts, gène les projets de la gauche ruthénoise qui n’entend pas abandonner le canton à d’autres candidats, fussent-ils de « l’autre gauche ». En effet, Mme Teyssedre-Jullian appartient au mouvement Cap21, un courant écologiste bien connu qui a rejoint récemment Europe Ecologie et qui lui n’est effectivement pas « à gauche de la gauche ».

Après avoir neutralisé l’opposition municipale de Rodez qui ne participe plus qu’épisodiquement aux séances du conseil municipal, Christian Teyssedre semble maintenant vouloir poursuivre le ménage au sein de sa majorité. Ce serait tout de même un comble qu’il ait à faire face à une opposition dans son propre camp ! En attendant, les règlements de comptes politiques entre élus de gauche  au sein de l’agglomération et du conseil municipal de Rodez l’emportent sur la gestion de la ville et de l’agglomération. Les ruthénois assistent médusés et impuissants à des joutes politiques stériles sur le partage des rôles au détriment de l’avenir de leur ville.

Les ruthénois sont las de ce spectacle permanent qui ne les intéresse guère. Plutôt que de gesticuler à tout propos, l’important n’est-il pas d’agir et de faire avancer les dossiers qui préparent la ville et de l’agglomération aux défis de demain ?


France : oublier MAM au plus vite et redimensionner notre politique étrangère !

27 février 2011

Lors du dernier remaniement ministériel de l’automne 2010, beaucoup de critiques avaient été faites, y compris au sein de la majorité UMP et de ses alliés, sur sa composition et sa répartition politique. Ce n’est pourtant pas faute de temps puisque celui-ci était annoncé et attendu depuis de 6 mois déjà. Parmi les anciens ministres reconduits, dont certains déjà en poste depuis fort longtemps, beaucoup s’étaient interrogés sur la nomination de Michèle Alliot-Marie au ministère des Affaires étrangères, d’autant plus que son mari, Patrick Ollier, avait pour sa part été nommé ministre des Relations avec le Parlement. Une première pour un couple politique qui n’avait rien de très sain !

On nous avait alors expliqué que MAM faisait partie de la veille garde gaulliste et qu’elle était une ministre exemplaire, rigoureuse et sûre. Que des qualités en somme ! Pourtant, à peine nommée au ministère des Affaires étrangères, les choses n’ont pas tardé à se gâter. Passe encore pour la gaffe à propos de sa proposition d’envoi d’aide au maintien de l’ordre en Tunisie, une déclaration fort maladroite qui avait été largement déformée par ses détracteurs.

Ce qui au départ aurait pu passer pour une boulette, n’était que le début d’une affaire qui montre à quel point MAM n’était pas à sa place à ce poste. Inutile de revenir sur cette série d’épisodes peu glorieux qui ont fait la une de la presse et ridiculisé notre politique étrangère, digne d’une modeste république bananière. Outre le discrédit sur notre diplomatie, ce qui a surpris et choqué c’est l’argumentation utilisée pour se défendre. Dans ce domaine, MAM a été tout simplement lamentable. Manifestement, en dépit de sa longue expérience politique, elle n’a rien compris à ce qui lui arrive. A croire que la confusion entre sa vie publique et privée faisait partie du décor depuis toujours. Les français de tous bords n’en reviennent toujours pas.

Une seule solution s’imposait : la démission immédiate. Même si elle est venue tardivement, le bon sens a fini par l’emporter. La nomination d’Alain Juppé au ministère des Affaires étrangères par le Président de la République met fin à des semaines de crise. Nul doute que l’expérience et le savoir-faire d’Alain Juppé vont permettre d’effacer au plus vite cet épisode douloureux pour notre diplomatie.

Même si MAM ne porte pas toutes les responsabilités des errements de notre diplomatie, on comprend mieux pourquoi celle-ci s’est avérée incapable de prévoir les changements intervenus en Tunisie, en Egypte et dans tout le monde arabe. Consolons-nous en constatant que notre pays n’a hélas pas été le seul à ne pas avoir prévu ces brusques évolutions ; finalement, les USA et l’Europe n’ont pas fait mieux. On est cependant en droit de s’interroger sur l’utilité et l’efficacité de notre diplomatie alors que notre grande proximité avec ces pays et la présence de nombreux opposants à ces régimes sur notre territoire auraient du nous alerter. Il est également probable que le phénomène d’hyper médiatisation (télévisions par satellite, téléphonie mobile, internet et les réseaux sociaux), change la donne et accélère considérablement les évolutions. Il n’est donc pas facile d’anticiper des changements pouvant intervenir en quelques heures.

Par delà cette bien triste affaire, le temps est peut-être venu pour la France de réduire sérieusement la voilure et de revoir ses ambitions en matière de politique étrangère. La crise du monde arabe démontre également l’urgence de mettre en place une véritable politique euro-méditerranéenne afin de permettre à ces pays de faire face aux problèmes économiques et politiques qui vont être les leur et tenter d’endiguer les flux migratoires qui vont en résulter vers l’Europe.

La France, comme les anciennes puissances, n’a plus les moyens financiers de sa politique et ne pèse plus grand-chose au regard des 6 milliards d’habitants de la planète. Face à la montée en puissance des BRIC, la seule alternative crédible pour notre pays de peser sur le monde, c’est d’agir au sein de l’Union européenne. Aux côtés de l’Allemagne, la France doit donner l’impulsion nécessaire à la mise en œuvre d’une véritable politique étrangère de l’Europe qui soit l’égale de celle des USA, de la Chine et autres grandes nations du monde. L’influence mondiale de la France et de l’Europe ne peut exister qu’au sein de l’Union européenne.


Les MVNO ou opérateurs mobiles virtuels : une alternative pour réduire sa facture (2)

24 février 2011

Comment payer son forfait mobile au meilleur prix ?

Seuls quelques MVNO, tel Virgin Mobiles, recourent aux réseaux 3G/3G+ et proposent des services multimédia (internet, e-mail et TV notamment) identiques aux 3 opérateurs. En effet les MVNO visent principalement les fonctions basiques de la téléphonie mobile : le téléphone et les SMS. Ce qui correspond à l’utilisation de la majorité des français. Dans ce cas,  il paraît bien plus intéressant et rentable de souscrire un abonnement mobile auprès de ce type.

Ces derniers disposent de nombreux types de forfaits : avec abonnement ou sans, avec engagement ou sans, bloqué ou non, avec téléphone ou sans… Ainsi, chez les MVNO les plus compétitifs, un forfait d’une heure se situe autour de 12 €/mois et 20 € pour 2 h, parfois avec SMS illimités, soit des tarifs situés entres – 30% et – 50%. Attention cependant, les téléphones habituellement liés avec ces petits forfaits sont généralement basiques et très rarement des smartphones. On ne peut pas tout avoir !

En ces temps de crise, où il y nécessité de resserrer les budgets de téléphonie, le recours à un MVNO peut se révéler une très bonne affaire d’autant que la qualité des prestations n’a souvent rien à envier aux grands opérateurs. Reste cependant à trouver le forfait le plus adapté à ses besoins et qui offre la meilleure couverture de sa résidence. En effet, dans les zones péri-urbaines et rurales, la réception de certains réseaux peut s’avérer délicate, voire impossible. Outre le choix du forfait, il est donc impératif de trouver le MVNO qui utilise le  réseau mobile le mieux adapté au plan local (Orange, SFR ou Bouygues-Télécom). Pour cela, il suffit de consulter la couverture de chacun des 3 réseaux sur le site des opérateurs avant de choisir son MVNO.

Outre les MVNO, on trouve également quelques licences de marques qui sont directement gérées par les réseaux : Universal Mobile par Bouygues Télécom, M6 Mobile by Orange, Fnac Mobile par Orange…

  • Les principaux MVNO utilisant le réseau Bouygues-Télécom :  Auchan Télécom, Numéricable, Simyo, Transatel
  • Les principaux MVNO utilisant le réseau OrangeBreiz Mobile, Carrefour Mobile, Casino Mobile, NRJ Mobile, Télé2 Mobile, Virgin Mobile
  • Les principaux MVNO utilisant le réseau SFR : Afone Mobile, Auchan Télécom, Budget Télécom, Coriolis Télécom, Futur Télécom, Leclerc Mobile, Mobisud, NRJ Mobile, Prixtel, Simplicime, Zero forfait

Les opérateurs mobiles virtuels (MVNO) : Liste et coordonnées des MVNO français au 31/12/2010

RAPPEL : Les présentes  informations sont issues des données communiquées par les opérateurs et FAI à la date du 08 février 2011. Elles sont publiées sous toutes réserves dans le présent blog. Avant de souscrire ou résilier un contrat, consulter préalablement les tarifs et conditions en vigueur chez les prestataires concernés.


Rodez : des ratés dans l’attribution du marché public du foirail ?

23 février 2011

Les travaux de terrassement des chantiers du foirail à Rodez sont enlisés depuis le 26 janvier 2011, date à laquelle le Tribunal de commerce de Rodez  a prononcé la liquidation judiciaire de la société Felgines TP. Elle avait été créée en 2005 sur les décombres d’une précédente entreprise qui avait également déposé le bilan dans les conditions que l’on sait. L’entreprise avait emporté l’appel d’offre relatif aux travaux de terrassements du foirail de Rodez en proposant un prix sensiblement plus bas que ses concurrents. Alors que la livraison des réalisations du foirail était prévue début 2013, le chantier paraît aujourd’hui embourbé pour un  certain temps.

Dans ce contexte, comment ne pas s’interroger sur le choix de la société Felgines TP par la commission des marchés publics ? Pourquoi avoir retenu cette entreprise sur le seul critère du prix proposé, (le plus bas), en ignorant le fait qu’elle présentait de nombreux risques de ne pas honorer ses engagements vis-à-vis de la collectivité ? Compte tenu de l’importance du chantier, pourquoi avoir privilégié le seul prix au détriment de l’offre la « mieux disante » ? That is the question !

Le code des marchés publics est pourtant très clair sur le sujet. Il prévoit que pour attribuer un marché, le pouvoir adjudicateur se fonde sur un ensemble de critères propres, notamment : la qualité générale, le prix, le caractère esthétique et fonctionnel, les performances en matière de protection de l’environnement, le coût global d’utilisation, la rentabilité, le caractère innovant des techniques mises en œuvre, la date et le délai de livraison….

L’attention de l’acheteur public est ainsi attirée sur l’obligation et l’intérêt d’une pondération des critères. La pondération a en effet l’avantage d’une meilleure prise en compte de l’ensemble des critères choisis, mis en balance, les uns avec les autres. Chacun des critères étant affecté d’un coefficient de pondération chiffré, l’offre économiquement la plus avantageuse est ainsi évaluée globalement, au regard de l’ensemble des critères. L’analyse des offres s’en trouve affinée, favorisant le choix de l’offre la mieux disante qui n’est pas automatiquement la moins chère.

Les acheteurs doivent veiller à ce qu’un achat réalisé par souci d’économie ne se révèle pas à l’usage plus coûteux. C’est pourquoi, parmi les critères de choix de l’offre économiquement la plus avantageuse sur lesquels peut se fonder le pouvoir adjudicateur figure le coût global d’utilisation ou la rentabilité de l’opération.

Au final, les difficultés rencontrées par le chantier du foirail démontrent, au mieux, un manque de rigueur dans l’organisation et le suivi du chantier, au pire, une forme d’amateurisme pur et simple. Espérons que des entreprises oseront relever le défi et permettront l’achèvement du chantier dans des délais raisonnables, pour un coût qui le restera tout autant. Au jour d’aujourd’hui, c’est semble-t-il loin d’être gagné !

La dette, si chère au maire de Rodez, risque fort d’en prendre un sacré coup dans les années à venir du fait d’une gestion pour le moins hasardeuse et chaotique du dossier. Un jour peut-être, les contribuables ruthénois risquent de devoir mettre la main au portefeuille pour boucher le trou du foirail !


Les MVNO ou opérateurs mobiles virtuels : une alternative pour réduire sa facture (1)

22 février 2011

Les MVNO débarquent en force sur le marché français de la téléphonie mobile

La France dispose de 3 opérateurs de téléphonie mobile, dans l’ordre d’importance : Orange, SFR et Bouygues-Télécom. Seuls ces opérateurs détiennent une licence d’exploitation pour un réseau national. La technologie de troisième génération (3G/3G+ ou UMTS/HSDPA) a été  déployée en 2005 principalement dans les zones urbanisées ; la couverture de 95% du territoire devrait être atteinte début 2012. En 2010, une 4ème licence française (3G/3G+) a été accordée à Free Télécom qui ouvrira progressivement son réseau à partir de début 2012.  Une concurrence redoutée par le trio mobile français qui s’était parfois laissé aller à une forme d’entente pour favoriser des prix les plus rémunérateurs.

La quatrième génération (hauts débits mobiles) en cours de déploiement aux USA, n’est prévue en France qu’à partir de 2014.

Contrairement à l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie qui ont chacun 4 opérateurs mobiles pour une population comparable, la France restait un marché fermé et peu concurrentiel, d’où les prix parmi les plus élevés en Europe. L’arrivée de Free chamboule la donne et redistribue les cartes. En attendant, la récente perspective d’augmentation des tarifs de certains forfaits mobiles (qui ne sera finalement appliquée qu’aux nouveaux abonnés à compter du 01/02/2011), a permis à ce nombreux français de découvrir  l’existence des opérateurs MVNO qui pratiquent des prix serrés et qui, pour leur part, n’ont pas pratiqué d’augmentation. Parmi les plus connus et importants :  Virgin Mobiles et NRJ Mobiles.

Les MVNO (Mobiles Virtual Network Operators), plus couramment dénommés opérateurs mobiles virtuels ou alternatifs, étaient initialement peu nombreux. Arrivés en 2005 par la petite porte, sans grande publicité et avec beaucoup de réserve de la part des opérateurs en place qui y voyaient là de nouveaux concurrents prêts à leur prendre quelques parts de marché. Depuis 2010, les MVNO s’installent progressivement sur le marché français, grâce à l’appui bienveillant de l’ARCEP, l’autorité de régulation des télécommunications qui souhaite voir leur part de marché progresser rapidement. Aujourd’hui, ils sont prés de 40 opérateurs à se partager le gâteau français, aux côtés des opérateurs traditionnels. Toutefois, les MVNO ne pèsent à fin 2010 que 6.3% (soit 3.8 millions de lignes) d’un marché de 62 millions de lignes mobiles.

Les MVNO ne disposent pas de leur propre réseau et utilisent l’un des 3 existants  (Orange, SFR ou Bouygues-Télécom) à qui ils louent les équipements et le droit d’utilisation du réseau, selon des conditions préalablement négociées. D’une manière générale, leur spécificité est de proposer des forfaits parmi les moins chers du marché. Pour réduire leurs coûts, les MVNO utilisent généralement le réseau GSM  initial ou GPRS de deuxième génération (beaucoup moins coûteux et saturés que les réseaux 3G/3G+) en proposant principalement de la voix et des SMS.  Sur ce type de prestations, les MVNO offrent souvent des prix imbattables.

A suivre : Comment payer son forfait mobile au meilleur prix ?


Rodez : le chantier du foirail embourbé ?

21 février 2011

Petit rebondissement autour des chantiers du foirail (multiplexe de cinéma, parking et musée Soulages) ! En redressement judiciaire depuis le 21/09/2010, comme cela était prévisible, le Tribunal de Commerce de Rodez a finalement prononcé la liquidation judiciaire de la société Felgines TP par jugement du 26 janvier 2011. Cette entreprise de travaux publics était en charge des terrassements du foirail à Rodez.

Ce que redoutaient beaucoup de ruthénois arrive. Le chantier est bloqué pour un certain temps ; ce qui ne va pas manquer de générer du retard sur le calendrier des travaux avec les conséquences que l’on sait au plan financier, du fait des surcoûts qui vont nécessairement en résulter.

Du côté de l’agglomération du Grand Rodez, l’inquiétude monte chez certains élus et l’on parle déjà de la nécessité de financements complémentaires pour le musée Soulages ! Pour autant, selon le maire de Rodez et le président de l’agglomération du Grand Rodez, il n’y a là rien de bien grave et surtout pas de quoi s’inquiéter. A les entendre, le chantier devrait reprendre très bientôt, après un nouvel appel d’offre. Le retard ne devrait pas concerner le chantier du musée Soulages dont l’ouverture ne serait reportée de 3 mois, soit au début de l’été 2013 au plus tard, au lieu du printemps. Tout cela paraît bien optimiste mais on ne demande qu’à les croire.

Ces difficultés découlent directement du choix effectué par la commission des marchés publics, qui en l’espèce, semble avoir avant tout privilégié le prix au détriment de tout le reste et notamment de l’offre la « mieux disante ». Les contribuables ruthénois risquent de payer cher un choix pour le moins hâtif et hasardeux. Dans ce contexte, il n’est pas acquis que le nouvel appel d’offre trouve preneur aux conditions manifestement économiquement peu viables proposées par cette dernière, d’autant que le coût des travaux s’est finalement avéré plus conséquent que prévu en raison d’un sol rocheux qui avait été manifestement sous-estimé, générant un surcoût de l’ordre de 700 000 euros au dire de certains. Voilà qui promet pour la suite alors qu’on n’est qu’aux terrassements !

Verrons-nous bientôt ce fameux multiplexe de cinéma et son parking souterrain sortir de terre ? En arrivera-t-on à inaugurer le musée Soulages, entouré d’un chantier boueux qui s’éternise, au bord d’un énorme trou béant, au lieu des équipements prévus et notamment de son grand jardin qui devait mettre en évidence le bâtiment futuriste des architectes catalans RCR et encourager les visiteurs à y déambuler ? S’il devait en être ainsi, ce serait tout bonnement catastrophique pour l’image du musée et de la ville qui risqueraient d’en souffrir longtemps.

Une chose est acquise, tout cela ne va pas manquer de générer d’importants surcoûts qu’il faudra « éponger » dans quelques années et qui risquent de plomber durablement les finances locales pour un certain temps. Et si finalement les craintes exprimés par certains sur les conséquences financières de l’opération s’avéraient fondées ?


Aveyron : une population départementale en forte hausse

16 février 2011

La récente publication des résultats du recensement général de population réalisé en 2008 par l’INSEE a confirmé une hausse sensible de la population du département de l’Aveyron (+ 4.48%), par rapport à 1999 (résultat sans les doubles comptes).

En 1999, le département de l’Aveyron avait en effet vu sa population tomber à  264 048 habitants. Un niveau historiquement bas. Ce qui avait conduit certains « experts » à prédire un avenir sombre pour le département en termes d’évolution démographique. Moins de 10 ans plus tard, fort heureusement, la situation s’est totalement inversée et l’Aveyron peut aujourd’hui regarder l’avenir avec une certaine sérénité. Les dernières prévisions de l’INSEE, confirmées par les recensements provisoires en cours,  sont plutôt optimistes. Elles laissent entendre que la population du département de l’Aveyron devrait croître de l’ordre de 0.50% à 0.60% par an, pour atteindre 315 000 habitants en 2040.

Bien que la progression des autres départements de Midi-Pyrénées soit supérieure, la population de l’Aveyron est en augmentation de  11 800 habitants, pour s’établir à 275 889 habitants (sans les doubles comptes). Celle-ci est particulièrement marquée dans les principales zones urbaines au détriment des zones rurales les plus excentrées qui connaissent une baisse persistante de leur population. C’est le cas d’une partie du nord-Aveyron, de l’ouest aveyronnais et du sud-Aveyron bien que certains gros bourgs tirent bien leur épingle du jeu.

En dépit d’un solde migratoire positif  encourageant, le vieillissement de la population reste cependant  un handicap majeur, notamment dans les zones éloignées des principaux centres urbains. Le gain en population enregistré en 2008 s’explique principalement par le mouvement migratoire positif du à l’arrivée de nouveaux résidents extérieurs au département qui trouvent probablement en Aveyron un territoire attractif, préservé et où il fait généralement bon vivre.

Une évolution qui ne peut que réjouir Jean-Claude Luche, le président du Conseil général qui y voit là la confirmation du dynamisme économique du département et sa forte attractivité de par la qualité de vie qu’il offre. Des atouts que le Conseil général entend renforcer dans les années à venir en accentuant les investissements liés au désenclavement routier, aérien et numérique, quitte à s’endetter pour compenser la défaillance de l’Etat dans le financement de certaines infrastructures vitales, telle la RN 88 à 2 x 2 voies. Nul doute que cette politique volontariste de la collectivité dans ce domaine ne pourra que contribuer à fixer les populations locales et à en attirer de nouvelles, même si elle pèse sur la dette.

Lorsque les handicaps liés à l’enclavement de l’Aveyron seront résolus, le département pourrait devenir une terre d’immigration et une destination phare au sud de la France. N’oublions pas que le département est vaste et qu’il avait compté jusqu’à 415 800 habitants en 1886. Un juste retour des choses pour un département riche et divers, où la qualité de vie demeure son meilleur atout.

Plus d’infos, le site de promotion : Tous en Aveyron