Rodez : Pourquoi il ne faut pas déménager le centre universitaire de Burloup

26 février 2014

L’implantation de l’université dans les anciennes casernes Burloup répond à un choix délibéré de mêler les étudiants à la vie de la cité. A proximité de l’ensemble des équipements  du val des sports, du musée Pierre Soulages, du multiplexe de cinéma, à mi-chemin entre Bourran où habitent un grand nombre d’entre eux et la cité historiques, la jeunesse estudiantine se situent au cœur de la partie la plus animée de la ville y impulsant son propre dynamisme. En outre la capacité d’extension sur des terrains appartenant à la commune est pratiquement illimitée. Outre les trois bâtiments des anciennes casernes, dont un seul a été restauré à ce jour, la ville possède plus de cinq hectares, magnifiquement exposés, sur le plateau de la Boriette. Il existe d’ailleurs un tracé de liaison entre cet espace et  l’avenue de l’Europe. (à peine 200 m. de voie nouvelle).

Voilà que soudain surgit d’on ne sait où, l’idée de déménager le centre universitaire près de l’I.U.T. avenue de Bordeaux. Pour un motif de concentration des étudiants en un seul lieu, sur un même campus sont remis en cause les choix initiaux. Le premier effet de ce soudain changement de pied a été d’annuler le projet de l’extension sur place, avenue de l’Europe, prêt et financé depuis 2007. Regrettable perte de temps et d’argent. Quant aux avantages de tout regrouper sur un seul site, dans une ville moyenne comme Rodez, où l’on n’est jamais très loin les uns des autres, personne ne les a jamais démontrés. Albi, notre voisine n’a jamais imaginé un regroupement des étudiants de Champolion et de l’école des mines. Oxford et Cambridge ont choisi délibérément d’éparpiller leurs établissements universitaires à travers la ville.

Si les avantages de l’option campus unique ne sautent pas aux yeux, en revanche les inconvénients d’un regroupement avenue de Bordeaux paraissent franchement rédhibitoires.

En premier lieu quels sont les terrains disponibles? Avenue de Bordeaux, coté I.U.T. on peut envisager l’occupation du terrain de sport et du boulodrome. Choix aberrant, autant pour le quartier que pour les étudiants. Pour ces derniers, il vaut mieux envisager de mettre à leur disposition les équipements sportifs plutôt que de densifier encore le bâti. Quant aux boulistes et aux habitants du quartier on peut aisément préjuger de leurs réactions.

En face de l’I.U.T., de l’autre coté de l’avenue existe un terrain appartenant à ERDF qui, aux dire du maire serait prêt à la céder. Il s’agit d’un espace à usage de parking d’une superficie d’environ 3000m2. A titre de comparaison, l’IUT occupe à lui seul près d’un hectare et demi! En admettant que ERDF cède son terrain et que l’on arrive à y faire entrer l’équivalent de ce qui existe à Burloup, plus l’extension projetée, ce dont il est permis de douter, reste un problème de financement non résolu à ce jour. La Région acceptera peut être de financer l’extension mais il n’a jamais été question de payer à la fois la reconstruction et l’extension

En toute hypothèses, en admettant résolus les problèmes de terrain et de financement, l’avenir serait définitivement compromis car toute extension future serait à jamais impossible faute d’espace suffisant.

Un autre handicap mérite d’être rappelé tant il a d’impact sur la vie des ruthénois qui chaque jour butent sur les encombrements du carrefour Saint Eloi. Est-il raisonnable de songer à densifier l’occupation de ce quartier tant que n’est pas résolu le problème de l’accès à la rocade? La réponse est catégoriquement non.

Après cette rapide analyse, on mesure les inconvénients et pour tout dire le caractère extravagant du déménagement du centre universitaire de l’avenue de l’Europe. Au fait, a-t-on consulté les étudiants? On peut assurer sur la base d’un contact informel, qu’ils sont contre l’abandon d’un site et d’un bâtiment qui leur conviennent fort bien.

Libre expression de RodezNews

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Rodez : le financement du cinéma par les seuls contribuables de la ville démontre les piètres qualités de gestion de Teyssèdre

10 février 2014

L’invraisemblable financement du cinéma multiplexe de Rodez

Le maire sortant de Rodez, qui se prétend « meilleurs gestionnaire de France » pourfend dans ses documents de campagne la mise en concession des parcs souterrains de stationnement. Il s’agit de sa part d’une approche purement idéologique que beaucoup de maires de gauche ont eu l’intelligence de dépasser en ayant recours à la méthode dans leurs propres villes. Delebarre maire de Dunkerque en est un exemple notoire, qui a confié à Bouygues une des plus importantes mise en concession de France.

Rappelons le principe. Par appel d’offre la commune retient le mieux disant qui construit à ses frais un parking souterrain et le gère à ses risque et périls pendant un certain nombre d’années. Au terme du contrat l’ouvrage devient propriété totale et entière de la commune, sans que celle-ci ait engagé la moindre dépense. A Rodez c’est le cas du parking Foch qui,  après trente ans de concession est retombé dans l’escarcelle de la ville.   Qui a payé? Les usagers et non les contribuables. Ce qui parait assez normal puisque les statistiques montrent que ce sont majoritairement des non ruthénois qui utilisent le parking.

Paradoxalement le maire sortant de Rodez, a réalisé avec une société privée un montage financier qui en renversant les avantages de la concession classique aboutit à donner gratuitement, au bout de trente quatre ans, le cinéma multiplexe du Foirail, à l’exploitant. Cette étonnante opération est décrite  dans le  compte rendu du conseil municipal du 17 décembre 2010. La ville  construit le cinéma à ses frais pour un montant de 6 842844,75€. L’exploitant paie un loyer de 200 000€ par an, qui entre normalement en dépenses dans son compte d’exploitation, en principe bénéficiaire.  Jusque là rien d’anormal,  à part peut-être le montant du loyer qui est très loin d’équilibrer la charge financière de la commune. Là où le contrat prend des allures invraisemblables c’est lorsqu’il prévoit l’éventuelle acquisition du bâtiment par l’exploitant. Si tel est le cas, le prix de vente sera calculé à partir du cout de construction, déduction faite des loyers versés. Autrement dit, au bout de trente quatre ans l’exploitant devient automatiquement propriétaire de l’ensemble des bâtiments. Quid du terrain? Rien n’est apparemment prévu. Le comble serait qu’il devienne également propriété privé.

Si l’on complète cette étrange transaction par un autre avantage accordé à l’exploitant, à savoir la gratuité du stationnement souterrain pour les clients du cinéma, on finit par s’interroger sur la nature des négociations qui ont abouti à un résultat aussi défavorable pour la commune. En tout cas, cet exemple ne plaide pas en faveur des qualités de gestionnaire du maire sortant de Rodez.


Rodez : les mensonges du maire de Rodez à propos de la prétendue augmentation de la taxe d’habitation par ses prédécesseurs

8 février 2014

On sait que M. Teyssèdre, l’actuel maire de Rodez, a fait du mensonge une technique de propagande. Ses documents de campagnes ne dérogent pas à cette  méprisable habitude. Il accuse contre toute vraisemblance son prédécesseur d’avoir augmenté la taxe d’habitation de 63 %. Quand on sait que durant  les deux derniers mandats, de 1995 à 2008 la seule entorse à la stabilité fiscale est une augmentation de 3% due au passage aux 35 heures, on se demande bien d’où vient cette exagération mensongère.

En fait il travestit la vérité en interprétant faussement les effets de la transformation de District en Communauté d’Agglomération au 1er janvier 2000. A cette date, la taxe d’habitation payée au District a été transférée à la commune. Pour le contribuable, il s’agissait d’une opération rigoureusement neutre puisque la somme des deux taxes restait inchangée.

Simplement au lieu d’appliquer deux taux, un pour la commune l’autre pour le District, le taux communal résultait dès lors, de l’addition des deux et, répétons le, sans que le contribuable n’en subisse le moindre effet.  Interpréter comme une augmentation d’impôt ce qui n’était qu’un simple transfert est un mensonge d’autant plus impardonnable qu’il est proféré par des élus qui ont vécu cette transformation. Ils l’ont d’ailleurs approuvée, car autant à la Commune qu’au District, le passage à la Communauté d’Agglomération a été voté à l’unanimité.

Une fois encore, pour le maire de Rodez, plus c’est gros plus çà passe quitte à prendre les électeurs pour des imbéciles.