Rodez : Pourquoi il ne faut pas déménager le centre universitaire de Burloup

26 février 2014

L’implantation de l’université dans les anciennes casernes Burloup répond à un choix délibéré de mêler les étudiants à la vie de la cité. A proximité de l’ensemble des équipements  du val des sports, du musée Pierre Soulages, du multiplexe de cinéma, à mi-chemin entre Bourran où habitent un grand nombre d’entre eux et la cité historiques, la jeunesse estudiantine se situent au cœur de la partie la plus animée de la ville y impulsant son propre dynamisme. En outre la capacité d’extension sur des terrains appartenant à la commune est pratiquement illimitée. Outre les trois bâtiments des anciennes casernes, dont un seul a été restauré à ce jour, la ville possède plus de cinq hectares, magnifiquement exposés, sur le plateau de la Boriette. Il existe d’ailleurs un tracé de liaison entre cet espace et  l’avenue de l’Europe. (à peine 200 m. de voie nouvelle).

Voilà que soudain surgit d’on ne sait où, l’idée de déménager le centre universitaire près de l’I.U.T. avenue de Bordeaux. Pour un motif de concentration des étudiants en un seul lieu, sur un même campus sont remis en cause les choix initiaux. Le premier effet de ce soudain changement de pied a été d’annuler le projet de l’extension sur place, avenue de l’Europe, prêt et financé depuis 2007. Regrettable perte de temps et d’argent. Quant aux avantages de tout regrouper sur un seul site, dans une ville moyenne comme Rodez, où l’on n’est jamais très loin les uns des autres, personne ne les a jamais démontrés. Albi, notre voisine n’a jamais imaginé un regroupement des étudiants de Champolion et de l’école des mines. Oxford et Cambridge ont choisi délibérément d’éparpiller leurs établissements universitaires à travers la ville.

Si les avantages de l’option campus unique ne sautent pas aux yeux, en revanche les inconvénients d’un regroupement avenue de Bordeaux paraissent franchement rédhibitoires.

En premier lieu quels sont les terrains disponibles? Avenue de Bordeaux, coté I.U.T. on peut envisager l’occupation du terrain de sport et du boulodrome. Choix aberrant, autant pour le quartier que pour les étudiants. Pour ces derniers, il vaut mieux envisager de mettre à leur disposition les équipements sportifs plutôt que de densifier encore le bâti. Quant aux boulistes et aux habitants du quartier on peut aisément préjuger de leurs réactions.

En face de l’I.U.T., de l’autre coté de l’avenue existe un terrain appartenant à ERDF qui, aux dire du maire serait prêt à la céder. Il s’agit d’un espace à usage de parking d’une superficie d’environ 3000m2. A titre de comparaison, l’IUT occupe à lui seul près d’un hectare et demi! En admettant que ERDF cède son terrain et que l’on arrive à y faire entrer l’équivalent de ce qui existe à Burloup, plus l’extension projetée, ce dont il est permis de douter, reste un problème de financement non résolu à ce jour. La Région acceptera peut être de financer l’extension mais il n’a jamais été question de payer à la fois la reconstruction et l’extension

En toute hypothèses, en admettant résolus les problèmes de terrain et de financement, l’avenir serait définitivement compromis car toute extension future serait à jamais impossible faute d’espace suffisant.

Un autre handicap mérite d’être rappelé tant il a d’impact sur la vie des ruthénois qui chaque jour butent sur les encombrements du carrefour Saint Eloi. Est-il raisonnable de songer à densifier l’occupation de ce quartier tant que n’est pas résolu le problème de l’accès à la rocade? La réponse est catégoriquement non.

Après cette rapide analyse, on mesure les inconvénients et pour tout dire le caractère extravagant du déménagement du centre universitaire de l’avenue de l’Europe. Au fait, a-t-on consulté les étudiants? On peut assurer sur la base d’un contact informel, qu’ils sont contre l’abandon d’un site et d’un bâtiment qui leur conviennent fort bien.

Libre expression de RodezNews

Publicités

Rodez : Le bilan en tout point négatif de Teyssèdre

23 février 2014

L’idée semble répandue que Teyssèdre aurait « embellie » la ville.

Avec une affirmation corollaire : elle en avait bien besoin compte tenu de l’insuffisance de ses prédécesseurs. Rappelons tout d’abord que les prédécesseurs en question lui ont laissé un ensemble de projets qui lui ont épargné tout effort d’imagination. Certains déjà en phase de réalisation comme le musée Pierre Soulages, l’ilot Combarel avec le transfert du centre hospitalier à Bourran et celui de la maison d’arrêt à Bel-air,  l’ilot Balard-Bonald, la rénovation de la place Foch et de son parking souterrain, la rue Béteille, la maison de l’emploi…etc. D’autres à l’état de projet, faisaient déjà l’objet de délibérations du conseil municipal ou du conseil communautaire selon le cas. Il en était ainsi de l’aménagement du foirail avec trois constructions accolées, pour d’évidentes raisons de synergie, la salle des fêtes, un centre de congrès et un multiplexe de cinéma.

En arrivant aux affaires, Christian Teyssèdre a remis en cause en un premier temps l’ensemble de l’héritage et annulé ou retardé des opérations. Sont ainsi passés à la trappe, le centre de congrès, la rue Béteille, l’ilot Balard-Bonald et la place de la cité, la place Emma Calvet et la rue Frayssinous, sans oublier l’extension du centre universitaire dont la remise en cause de l’implantation à Burloup a annulé de facto le projet et son financement.

Pourquoi ces choix? Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la sélection répondait à un critère éminemment politique: agir sur la vitrine au détriment de l’utile ou de l’urgent.  Après deux ans de quasi immobilisme il fallait coute que coute en mettre plein la vue aux ruthénois. La précipitation est mauvaise conseillère, elle explique des erreurs manifestes qui conduisent à s’interroger sur le véritable bilan de Christian Teyssèdre et de son équipe.

Commençons par la place d’Armes. Il suffit de faire le test avant-après en rapprochant les photos correspondantes, pour constater l’ampleur du désastre. Certes les pavés justifiaient une remise à niveau, mais fallait-il envoyer le tout à la décharge, pour remplacer le projet de l’architecte Jean-Paul Salvan par un désert de pierres blanches venues du Portugal? On se souvient de l’émission de Ruquier qui ne trouva personne à Rodez, pas même le maire, pour se rappeler la couleur de la cathédrale. Pas étonnant dans ces conditions que l’on ait choisi un matériau si peu en harmonie avec la façade de gré rose du monument construit par la foi de nos ancêtres.

Le Foirail accumule les erreurs d’aménagement et d’architecture. Les architectes Catalans du musée Pierre Soulages, ont eu l’intelligence d’implanter leur ouvrage en valorisant la pente Nord de l’ancien talus du  jardin public, laissant intacts aussi bien le jardin que l’esplanade. A elle seule, cette dernière représentait prés de 3 hectares. Cette superficie a été consommée par un seul bâtiment, le multiplexe de cinéma! Comment justifier un tel gâchis? Loin d’accuser l’architecte montpelliérain que personne n’a empêché de prendre ses aises, c’est au maitre d’ouvrage, c’est-à-dire au maire qu’il faut demander des comptes. C’est lui qui a modifié le cahier des charges et autorisé l’architecte à s’étaler non seulement sur le Foirail mais également sur le plateau Paul Lignon. Ces terrains représentaient une valeur à la fois stratégique et patrimoniale il convenait de les respecter et de réfléchir avant de les consommer d’une façon aussi absurde. Que les ruthénois soient séduits en un premier temps par la nouveauté, on peut l’admettre, gageons qu’ils ne tarderont pas à prendre conscience de l’énormité de l’erreur d’aménagement qu’ils doivent à leur premier magistrat.

Des goûts et des couleurs dit-on, on ne discute pas. Pourtant l’unanimité s’est faite au sein du conseil municipal contre le revêtement clinquant de la nouvelle salle des fêtes. Par une délibération du 14 juin 2010, les élus unanimes ont décidé de: « végétaliser les façades Sud et Nord de l’ouvrage » et voté pour ce faire une dépense supplémentaire de 266 300 euros. Il aurait été infiniment plus simple et beaucoup moins couteux de prévoir dès l’origine un matériau plus adapté au voisinage des deux tours rondes de l’ancienne chartreuse qui flanquent le nouvel ouvrage en acier inoxydable. En tout cas cacher sous la végétation un bâtiment nouvellement construit est une façon explicite de reconnaître une erreur d’architecture.

Quant au multiplexe de cinéma on aurait attendu de la part de l’architecte Néboud un peu plus de modestie vis-à-vis de la relative discrétion du musée Soulages. Au lieu de limiter la hauteur de l’ouvrage à trois mètres comme cela était prévu à l’origine, ses masses cubiques surplombent le panorama lorsqu’on rentre dans Rodez par boulevard du 122èmeR.I., ou que l’on arrive de Bourran. Cette présence envahissante a été, là encore, rendue possible par une délibération du conseil municipal qui a décidé de « s’affranchir définitivement de la limite de hauteur », pourtant inscrite dans le cahier des charges d’origine, sur préconisation des architectes du musée Soulages. Résultat, le multiplexe vu depuis l’avenue Victor Hugo, apparait plus important que le musée Pierre Soulages, lui-même limité dans sa hauteur au dessus de l’esplanade.

Les pavés de la rue Neuve,  de la rue du Touat et du carrefour Saint Etienne, ont fait l’objet d’une rénovation dont se glorifie à juste titre le maire sortant. Soit, on peut bien lui accorder ce satisfécit. Mais il ne s’agit de rien d’autre que de travaux d’entretien, près de quarante ans après la décision de faire des espaces piétonniers. Ce qui au début des années 1970  représentait une innovation aussi courageuse que controversée, n’était plus en 2010 qu’une opération nécessaire d’entretien. Il aurait été au moins aussi opportun de réaménager la place de la cité et ses environs à l’instar de ce qui a été réalisé place du Bourg.

Pour compléter ce tableau il faudrait aborder le cout de ces investissements ainsi que certains montages financiers particulièrement hasardeux, l’explosion de la dette, l’augmentation de la fiscalité…  Autant de thèmes qui aggravent lourdement l’aspect négatif de l’héritage Teyssèdre.  Décidément, quand on passe au tamis les six ans de mandat il faut les yeux du maire sortant pour y trouver les motifs de son autosatisfaction.

Libre expression de RodezNews


Non ! Le maire de Rodez ne nous aura pas deux fois…

20 février 2014

Il faut espérer que les ruthénois ont compris par quel subterfuge le maire sortant a augmenté d’entrée de jeu, en 2008, la taxe d’habitation de 5%, pour faire ensuite semblant d’en diminuer le taux. Rappelons qu’en diminuant « l’abattement forfaitaire à la base » appliqué à tous les contribuables de 15 à 10%, il s’est constitué sur leur dos un trésor de guerre qui, sur la période représente au minimum 1.8 million d’euros.

Or voilà que dans son programme il propose une nouvelle diminution de 10%! Ce qui, compte tenu de l’état de la dette est strictement impossible. Où est l’arnaque? Comme par hasard, il reste encore 10% d’abattement forfaitaire à la base. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’il a l’intention de renouveler la même manipulation et de cocufier à nouveau les contribuables ruthénois. Mais cette fois en multipliant par deux les effets, ce qui représente un matelas fiscal de 3.6 millions d’euros.

Dans lequel il puisera pour faire croire en baissant les taux qu’il diminue les impôts.  Hélas! La feuille d’imposition, elle, ne peut pas mentir et les contribuables s’en rendront vite compte à leurs dépends.

A moins que, instruits par une première et malheureuse expérience, le contribuable devenu électeur n’élimine l’artificier en même temps que sa bombe fiscale.

Libre expression de RodezNews


Rodez : Pourquoi Teyssèdre ment-il à ce point ?

16 février 2014

Sur la fiscalité, sur la dette, sur ses prédécesseurs… Il n’est pas une déclaration de Christian Teyssèdre qui ne fasse injure à la vérité. S’épuiser à dénoncer ses mensonges ne sert à rien, il les répète avec une régularité de métronome en vertu du principe qu’ils finissent toujours par devenir vérité à force d’être entendus.

Il serait plus intéressant de comprendre pourquoi il ment. Qu’est ce qui peut pousser le premier magistrat de la ville à tromper en permanence ses administrés? Si l’on s’en réfère aux causes de mensonges généralement énoncées par les psychologues, on peut procéder par éliminations successives :

  • Mentir pour ne pas faire de peine? A exclure sans hésiter. Il suffit de voir comment il traite sans état d’âme les agents de la mairie!
  • Mentir pour défendre quelqu’un que l’on aime (ou que l’on a aimé)? Ce motif là se passe de tout commentaire.
  • Mentir pour se protéger? De qui ou de quoi grand Dieu! Il est le maître à bord et c’est de lui que ses proches doivent la plupart du temps se protéger.
  • Mentir par timidité? Voilà une attitude dont on ne saurait le soupçonner tant il surprend par son incommensurable culot.
  • Mentir pour éviter une punition? C’est peut être là une piste à explorer si l’on considère qu’un échec électoral est une punition. Le mensonge dans cette hypothèse exprimerait sa crainte d’être battu. Peu probable, car il mentait déjà lorsqu’il était dans l’opposition municipale.
  • Mentir par intérêt? Hors sujet, personne n’en veut ni à ses revenus ni à ses biens.
  • Mentir par médisance? Certes quand il attaque ses adversaires il n’hésite pas à recourir à la calomnie la plus débridée, mais il s’agit là d’une méthode plus que d’une motivation.
  • Mentir par plaisir ou par jeu? Autrement dit par perversion? On ne peut l’exclure totalement.
  • Mentir pour paraître plus fort ou meilleur? Nous y voilà. Sur ce thème, on peut assurément démonter la plupart des mécanismes du mensonge à l’œuvre dans les circonvolutions cervicales du premier magistrat.

D’abord paraître plus fort, que ses prédécesseurs. Depuis le début de son mandat Christian Teyssèdre n’a eu de cesse de prétendre qu’il fait plus et mieux que celui qui remplissait avant lui la fonction de Maire. Il en est ainsi de la fiscalité, des investissements, de la dette… Devenu une sorte de leitmotiv, ces comparaisons, systématiquement truquées, dénotent en réalité un terrible complexe d’infériorité dont il n’arrive pas à se débarrasser.

Plus fort que ses collègues Maires des autres villes de France, il assène des ratios qui, à l’en croire, placerait Rodez en tête des communes les mieux gérées. Bien sur ça reste à prouver, mais les chiffres ne disent rien sur les choix architecturaux, d’urbanisme, d’aménagement ou tout simplement sur l’opportunité de certains investissements et de leur financement. Il y aurait tant à dire.

Meilleur que ses adversaires. Ne pouvant évoquer leur bilan, et pour cause, il attaque les personnes. « Qui ne peut attaquer le raisonnement attaque le raisonneur » disait Paul Valéry. Teyssèdre conclut même son document de campagne en accusant la liste de l’UMP de n’être composée que « de fils et de filles de notables locaux présents à Rodez uniquement en période électorale ». Bien qu’aussi stupide que fausse, cette accusation est grave car elle dénote une intolérance indigne, variété commune d’un racisme ordinaire.

Il est même le meilleur de toute son équipe municipale dont il affirme que s’il existait un « mercato pour les choisir, il en aurait laissé un grand nombre sur tapis ».  A en juger par ceux qui l’ont abandonné ou qui se présentent contre lui aux élections, il est clair que s’il existait également un mercato des maires ceux-là n’auraient pas choisi Christian Teyssèdre.

Il reste bien une dernière hypothèse énoncée par les psychologues pour expliquer la manie du mensonge, c’est la pathologie. Outre le fait que nous n’avons pas compétence à poser un diagnostic, paraître le plus fort et le meilleur, colle si bien à l’ensemble des comportements du personnage que, l’on  pourrait plagier le mathématicien  Laplace qui disait en parlant de Dieu,  » je n’ai  pas eu besoin de cette hypothèse ».


Rodez : le financement du cinéma par les seuls contribuables de la ville démontre les piètres qualités de gestion de Teyssèdre

10 février 2014

L’invraisemblable financement du cinéma multiplexe de Rodez

Le maire sortant de Rodez, qui se prétend « meilleurs gestionnaire de France » pourfend dans ses documents de campagne la mise en concession des parcs souterrains de stationnement. Il s’agit de sa part d’une approche purement idéologique que beaucoup de maires de gauche ont eu l’intelligence de dépasser en ayant recours à la méthode dans leurs propres villes. Delebarre maire de Dunkerque en est un exemple notoire, qui a confié à Bouygues une des plus importantes mise en concession de France.

Rappelons le principe. Par appel d’offre la commune retient le mieux disant qui construit à ses frais un parking souterrain et le gère à ses risque et périls pendant un certain nombre d’années. Au terme du contrat l’ouvrage devient propriété totale et entière de la commune, sans que celle-ci ait engagé la moindre dépense. A Rodez c’est le cas du parking Foch qui,  après trente ans de concession est retombé dans l’escarcelle de la ville.   Qui a payé? Les usagers et non les contribuables. Ce qui parait assez normal puisque les statistiques montrent que ce sont majoritairement des non ruthénois qui utilisent le parking.

Paradoxalement le maire sortant de Rodez, a réalisé avec une société privée un montage financier qui en renversant les avantages de la concession classique aboutit à donner gratuitement, au bout de trente quatre ans, le cinéma multiplexe du Foirail, à l’exploitant. Cette étonnante opération est décrite  dans le  compte rendu du conseil municipal du 17 décembre 2010. La ville  construit le cinéma à ses frais pour un montant de 6 842844,75€. L’exploitant paie un loyer de 200 000€ par an, qui entre normalement en dépenses dans son compte d’exploitation, en principe bénéficiaire.  Jusque là rien d’anormal,  à part peut-être le montant du loyer qui est très loin d’équilibrer la charge financière de la commune. Là où le contrat prend des allures invraisemblables c’est lorsqu’il prévoit l’éventuelle acquisition du bâtiment par l’exploitant. Si tel est le cas, le prix de vente sera calculé à partir du cout de construction, déduction faite des loyers versés. Autrement dit, au bout de trente quatre ans l’exploitant devient automatiquement propriétaire de l’ensemble des bâtiments. Quid du terrain? Rien n’est apparemment prévu. Le comble serait qu’il devienne également propriété privé.

Si l’on complète cette étrange transaction par un autre avantage accordé à l’exploitant, à savoir la gratuité du stationnement souterrain pour les clients du cinéma, on finit par s’interroger sur la nature des négociations qui ont abouti à un résultat aussi défavorable pour la commune. En tout cas, cet exemple ne plaide pas en faveur des qualités de gestionnaire du maire sortant de Rodez.


Rodez : les mensonges du maire de Rodez à propos de la prétendue augmentation de la taxe d’habitation par ses prédécesseurs

8 février 2014

On sait que M. Teyssèdre, l’actuel maire de Rodez, a fait du mensonge une technique de propagande. Ses documents de campagnes ne dérogent pas à cette  méprisable habitude. Il accuse contre toute vraisemblance son prédécesseur d’avoir augmenté la taxe d’habitation de 63 %. Quand on sait que durant  les deux derniers mandats, de 1995 à 2008 la seule entorse à la stabilité fiscale est une augmentation de 3% due au passage aux 35 heures, on se demande bien d’où vient cette exagération mensongère.

En fait il travestit la vérité en interprétant faussement les effets de la transformation de District en Communauté d’Agglomération au 1er janvier 2000. A cette date, la taxe d’habitation payée au District a été transférée à la commune. Pour le contribuable, il s’agissait d’une opération rigoureusement neutre puisque la somme des deux taxes restait inchangée.

Simplement au lieu d’appliquer deux taux, un pour la commune l’autre pour le District, le taux communal résultait dès lors, de l’addition des deux et, répétons le, sans que le contribuable n’en subisse le moindre effet.  Interpréter comme une augmentation d’impôt ce qui n’était qu’un simple transfert est un mensonge d’autant plus impardonnable qu’il est proféré par des élus qui ont vécu cette transformation. Ils l’ont d’ailleurs approuvée, car autant à la Commune qu’au District, le passage à la Communauté d’Agglomération a été voté à l’unanimité.

Une fois encore, pour le maire de Rodez, plus c’est gros plus çà passe quitte à prendre les électeurs pour des imbéciles.


Rodez : quand le maire utilise ses fonctions à des fins de propagande électorale (2)

4 février 2014

La neutralité qui s’impose en période préélectorale bafouée par les élus socialistes

La cérémonie des vœux à la population de janvier 2014 présentée par le maire de Rodez, a constitué une véritable opération de promotion de la municipalité socialiste lors du dernier mandat, sans oublier l’évocation des projets à venir. Une cérémonie totalement détournée de son objet par le maire pour tenter de redorer son blason quelque peu terni par les « affaires » ruthénoises et le bilan désastreux de la gestion municipale (augmentation des impôts et de la dette, défaut de maitrise des frais de fonctionnement, chantiers les plus importants restés à l’état de friches, absence de véritable projet municipal, réalisation de travaux très couteux entièrement financés par le seul contribuable ruthénois…)

Quelques jours plus tard, les personnes qui ont assisté à la séance publique du conseil municipal du 24 janvier n’en sont pas revenues. Non seulement le budget 2014 a à peine été évoqué mais la séance s’est limitée quasi-exclusivement à une opération de propagande au profit de la majorité socialiste depuis leur arrivée aux affaires en 2008, avec des données budgétaires totalement fantaisistes. Les élus socialistes en ont également profité pour concentrer leurs critiques à l’encontre de l’un des candidats aux prochaines élections municipales. Pourquoi se gêner ?

On pourrait aussi parler des réunions de quartier organisées en catimini en ce début d’année d’élection alors qu’aucune réunion de ce type n’avait eu lieu depuis plusieurs années ; nombre de responsables de comité de quartiers ayant démissionné et les autres n’ayant plus rien organisé depuis belle lurette. Pour autant, à la veille des élections, le maire a provoqué des réunions dans tous les quartiers qu’il a lui-même entièrement animées !

On pourrait aussi parler des derniers numéros du bulletin municipal, journal d’autopromotion de la municipalité, diffusé sans vergogne ces derniers mois. Même pas peur…

Tout cela est à l’image du fonctionnement de la municipalité socialiste de Rodez depuis 2008. En six ans de mandat de M. Teyssèdre, la démocratie ruthénoise a beaucoup perdu et n’a guère plus cours, que ce soit au sein du conseil municipal ou au-delà. Nous sommes bien éloignés de la démocratie représentative. A y regarder de plus prés, le fonctionnement actuel de la municipalité socialiste ruthénoise n’est pas, sous certains aspects, sans rappeler quelques régimes autoritaires, pour ne pas dire dictatoriaux. Par moment, nous ne sommes effectivement pas loin des méthodes de gouvernement pratiquées en Corée du nord.

Ce qui, dans la France de 2014, n’est pas très glorieux ! Un maire qui ment comme il respire à ce point en dit long sur les méthodes en vigueur à la marie de Rodez. Dans ce contexte, on comprend que la directrice générale des services ait donné sa démission quelques semaines seulement après sa nomination. Chacun le sait, la mairie de Rodez est une véritable pétaudière où les responsables de chapelles tentent d’imposer leur loi au détriment des autres. Nous sommes bien loin de l’Administration avec un grand A… et on comprend le grand désarroi des personnels municipaux.

Le code électoral et la jurisprudence sanctionnent le défaut du principe de neutralité par le maire sortant

En sa qualité de maire et candidat aux prochaines élections municipales, comme tout élu dans l’exercice de ses fonctions, celui-ci doit s’abstenir de parler des élections, de son bilan ou de son programme  passé ou à venir, et encore moins d’utiliser les services de la mairie ou de l’agglomération à des fins strictement électorales.

Selon le Courrier des maires et des élus locaux, le Code électoral prohibe toute aide des collectivités territoriales à la campagne d’un candidat sous quelle forme que ce soit. Les collectivités, EPCI et leurs élus ne doivent prendre aucune initiative susceptible d’être appréciée comme inspirée par des considérations électoralistes. La communication de la collectivité doit donc être clairement distinguée de celle du candidat. Il existe plusieurs grandes dispositions dans le Code électoral limitant la communication institutionnelle en période préélectorale. En particulier, les dispositions de l’article L52-1 alinéa 2 excluent toute campagne de promotion publicitaire des réalisations et de la gestion des collectivités intéressées par des élections générales durant les six mois précédant le mois d’un scrutin.

Pour le juge électoral, la collectivité peut continuer à communiquer avec ses outils de communication, à organiser des manifestations, dès lors que ces initiatives ont un caractère habituel, traditionnel et ne sont pas assorties d’actions destinées à influencer les électeurs (CC 13 décembre 2007, AN Bouches-du-Rhône 1re circ.).

Constitue aussi un don prohibé l’utilisation du personnel municipal au cours du service pour apporter son concours à la campagne électorale d’un élu (CE 8 nov. 1999, El. cant. de Bruz) ou la mise à disposition massive des compétences et des services d’un nombre élevé de salariés de la collectivité.

La communication ne doit pas faire référence aux élections à venir ou mettre en avant l’action du candidat sortant. Elle doit s’efforcer d’être informative. Le principe de neutralité prime tous les autres. Une publication municipale a beau être habituelle, avoir la même présentation, paraître régulièrement, si elle contient un programme électoral en vue des municipales, elle sera appréciée comme une aide à la campagne d’un candidat.

A Rodez, le maire sortant use et abuse de ses fonctions pour faire campagne. Au moment de mettre leur bulletin dans l’urne, gageons que les ruthénois quelque peu lassés par ces pratiques d’un autre âge, ne seront pas dupes des manipulations et autres mensonges du maire.