Les dirigeants des principales filiales étrangères lancent un appel pour que la France ne renonce pas aux réformes

19 mars 2019

Un collectif de dirigeants de filiales étrangères en France fait entendre sa voix. Cet appel s’inscrit dans le cadre du grand débat organisé par le quotidien économique Les Echos.

« La France ne doit ni renoncer ni faire une pause dans les réformes.

Dans le grand débat, nous souhaitons faire entendre notre voix. Nous tous présidons aux destinées de filiales françaises de sociétés multinationales. Nous appartenons à une communauté qui apporte à notre pays une contribution essentielle. Les 28.000 entreprises étrangères en France y emploient 2 millions de personnes, concourent à hauteur de 16 % au chiffre d’affaires de l’économie française, assurent le tiers des exportations françaises, réalisent 21 % de l’investissement corporel du secteur industriel et assument 21 % de la R & D.

Cette contribution est aujourd’hui en jeu. Avant que la « crise des gilets jaunes » n’éclate, notre pays venait subitement d’entrer en état de grâce auprès de nos maisons mères et son image y était à son zénith. Celles-ci, constatant que la France s’était enfin engagée sur la voie de sa transformation, ont multiplié des annonces concernant leurs projets de s’y développer.

Depuis lors, les scènes d’extrême violence qui ont tourné en boucle dans les médias internationaux, au-delà de leur impact sur les activités de nombre d’entre nous,  menacent d’entamer ce formidable capital que notre pays n’avait jamais su auparavant réunir auprès de nos quartiers généraux. Et nous voilà, alors qu’enfin nous étions dans nos compétitions intragroupes respectés et redoutés, inquiets de voir notre pays prendre le risque de se tirer une balle dans le pied.

Si la France souhaite continuer à être irriguée par des investissements étrangers qui viennent enrichir, notamment par les emplois créés, notre pays, celui-ci doit manifester cette capacité de rebond dont il a si souvent dans le passé su faire preuve.

Nous qui sommes les ambassadeurs de la France auprès de nos maisons mères ne saurions nous résoudre à renoncer à les convaincre de continuer à croire en elle, à y investir et y créer des emplois. Il en va de notre prospérité, qui est la première condition du « mieux vivre » auquel les Français aspirent.

Nous y contribuons tous en tant qu’employeurs attentifs au pouvoir d’achat de nos salariés, et pleinement engagés pour que la croissance de notre pays soit inclusive et durable.

Les conclusions qui seront tirées du grand débat qui s’achève joueront donc un rôle capital. Depuis dix-huit mois, la France a fait des choix décisifs en matière d’attractivité. Réforme du code du travail, suppression de l’ISF, instauration de la flat tax, baisse de l’impôt sur les sociétés et diminution des charges ont joué un rôle majeur dans le regain de confiance de nos quartiers généraux dans notre pays. Nous avons pris acte qu’il n’était pas question de revenir sur ce qui nous avait replacés sur l’écran de leurs projets d’investissements. Le faire, alors que nous avons été si longtemps pénalisés par notre inconstance et notre instabilité, porterait un coup sévère à notre attractivité retrouvée.

Pour chasser les doutes, la France ne doit ni renoncer ni faire une pause. Elle doit, au contraire, intensifier les réformes, notamment dans le domaine de la diminution du coût du travail, de la réduction de la dépense publique, de la simplification administrative et de la recherche d’une meilleure compétitivité fiscale où demeurent des progrès à faire.

Nous attendons aussi de notre pays, qu’à la veille d’élections européennes essentielles pour son attractivité, il ne cède pas aux démons du populisme et du souverainisme et qu’il adresse au monde le message d’un pays confiant dans son avenir et dans celui d’une Europe ouverte sur les autres et sur le monde. »

Le texte complet de l’appel du collectif de dirigeants de filiales étrangères en France publié par le quotidien Les Echos I Les Echos

Ce texte a été signé par 63 dirigeants de filiales étrangères en France, dont :

3M France, ABB France, Accenture France, Adecco Group, American Express Carte France, Astrazeneca France, BASF France, Carglass France, Coca-Cola France, Compass Group France, DHL Express France, DHL Global Forwarding France, DXC Technology France, Ericsson France, Esso Exxonmobil France, Ferrero France, General Mills, GSK France, Heineken France, Henkel France, Hewlett Packard Enterprise, HP Inc France, ING Bank France, ITRON Inc France, Janssen France, Kone Corporation, Lenovo, Marsh France, Metro France, Otis, Pfizer France, Riso France, Robert Bosch France, Roche France, Siemens France, SKF France, Smurfit Kappa France, Tomtom, Toyota Motor France, Unilever France, Xerox…

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Vers un inexorable déclin de la droite française ?

10 mars 2019

Le déclin de la droite parlementaire est enclenché depuis l’échec de Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012, La descente aux enfers des Républicains (LR) n’a jamais cessé depuis lors et s’est même accentuée depuis le terrible échec de François Fillon dés le 1er tour de l’élections présidentielle de 2017.

La lente agonie des Républicains sous la présidence de Laurent Wauquiez ?

L’arrivé de Laurent Wauquiez à la tête de LR, loin de stopper l’hémorragie, n’a fait que l’accentuer, favorisant le départ ou la prise de distance de personnalités parmi les plus influentes du mouvement, mais aussi de nombreux sympathisants.

A la veille des élections au Parlement européen du 26 mai prochain, le parti qui pesait encore prés de 27% des voix au 1er tour de la présidentielle de 2012, n’a réalisé que 20% au 1er tour de la présidentielle de 2017 et 17.8% aux 1er tour des élections législatives de la même année.

Selon les derniers sondages, les Républicains recueilleraient entre 10% et 12% des voix à l’élection européenne de mai 2019, contre 21% lors de la dernière élection en 2014. Même si l’élection européenne se déroule selon un scrutin proportionnel, force est de constater que rien ne semble enrayer la chute.

A y regarder de plus près, cette évolution paraissait pourtant être devenue inéluctable au vu des orientations prises par les responsables de cette formation politique sous la direction de Laurent Wauquiez. Pourquoi un tel aveuglement ? Contrairement à Nicolas Sarkozy qui par son leadership incontesté avait réussi à unifier et faire travailler ensemble divers courants politiques allant du centre à la droite conservatrice, son départ a progressivement favorisé l’éclosion de tensions entre courants et personnalités qui ont fait voler en éclat l’unité du parti.

A cet égard, il faut bien reconnaître que la campagne lamentable de François Fillon, avec un programme extrêmement radical, a considérablement affaibli LR. De nombreux électeurs ont ainsi été dégouté et ils auraient souhaité qu’un autre candidat soit désigné à sa place. Nul doute que les dirigeants du parti paient aujourd’hui l’erreur d’avoir voulu cautionner jusqu’à bout un candidat indéfendable qui n’avait aucune chance.

Ce alors que le choix de l’expérimenté Alain Juppé, avec un solide programme beaucoup plus consensuel, aurait probablement préservé les chances de LR, tout en conservant l’unité du mouvement.

Après une série d’échecs retentissants, les Républicains se sont repliés sur eux-mêmes

Le lourd échec de François Fillon, suivi de l’élection d’Emmanuel Macron à qui une partie de la droite centriste avait apporté son soutien dés le premier tour, a irrémédiablement par réapparaître les deux grands courants chez les Républicains : d’un côté, les sociaux-libéraux centristes et de l’autre, la droite la plus conservatrice.

Les élections législatives qui s’en sont suivies ont confirmé le fait qu’une partie des électeurs de la droite modérée avait rejoint le camp d’Emmanuel Macron, dont ils étaient indiscutablement plus proches sur de nombreux points.

Loin de tirer les enseignements de ces échecs répétés et de tenter de convaincre ces électeurs de les rejoindre, les dirigeants de LR et en particulier son nouveau président Laurent Wauquiez ont, au contraire, défendu une ligne plus intégriste et radicale, s’apparentant sur certains points à celle de l’extrême-droite.

L’autre erreur a probablement été de ne pas soutenir clairement certaines réformes mises en œuvre par le gouvernement d’Edouard Philippe alors qu’au cours des années où Les Républicains étaient au pouvoir, ils avaient été incapables de les adopter. Certains électeurs ne le pardonneront pas car il s’agit d’abord de moderniser et préparer l’avenir du pays.

Enfin, et ce n’est pas la moindre des évolutions, d’une vision relativement pro-européenne défendue par Nicolas Sarkozy (au Parlement européen, LR est apparenté au groupe PPE – Parti populaire européen qui préside actuellement le parlement), les Républicains se sont progressivement enfermés dans une posture d’euroscepticisme, propre à certaines formations populistes européennes. Ces derniers mois, le refus des Républicains de se désolidariser de l’abominable Premier ministre hongrois Viktor Orban n’en est-il pas la meilleure preuve ?

Cette évolution vers un national-populisme stérile et radical n’a pu que décevoir un grand nombre de ses anciens électeurs qui ne se reconnaissent plus dans ces orientations politiques. Ils ont ainsi apporté leur soutien au président de la République, le seul aujourd’hui en position de défendre les valeurs sociales, réformistes et européennes, qui doivent permettre à la France de retrouver sa place au sein de l’Union européenne et dans le nouveau monde.

Après les électeurs, par dépit, nombre de cadres et d’élus ont été contraints de quitter le navire des Républicains

Il n’est pas anodin que deux anciens Premier ministres qui furent des figures historiques de l’UMP et des Républicains, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, apportent aujourd’hui leur total soutien à Emmanuel Macron dont ils partagent la vision et le projet. Une position loin d’être marginale depuis la présidentielle de 2017. Force est constater qu’au fil des mois, de nombreux cadres, parlementaires et élus locaux ont quitté le navire LR, se sentant exclus de fait par les nouvelles orientations politiques du mouvement.

Il y a quelques jours, même Jean-François Copé, maire de Meaux, à propos de la récente convocation de Jean-Pierre Raffarin devant le conseil de LR par Laurent Wauquiez, mettait en garde son parti : « Je ne suis pas sûr que ce soit génial de jeter l’anathème sur des personnes plus centristes qui sont consubstantielles de notre famille politique sinon on se rabougrit. »

A propos de la tribune pour l’Europe : « Une renaissance européenne » publiée ce mardi dans plusieurs médias de l’Union européenne par Emmanuel Macron, il a déclaré : « Quand j’ai lu cette tribune, je me suis dit que c’est ma famille politique qui aurait dû l’écrire ». Et d’ajouter : « Je suis sorti de la politique politicienne au sens du commentaire quotidien. J’aurais signé cette tribune car elle correspond exactement à mes convictions européennes et ce sont normalement les convictions de mon parti politique. »

Venant de Jean-François Copé, ancien secrétaire-général puis président du parti pendant plus de 5 ans, c’est peu dire de l’état de décomposition de LR.

Pour nombre d’électeur du centre-droit, après 30 années d’immobilisme, la priorité est aujourd’hui de reconstruire et moderniser la France, plutôt que de soutenir une formation politique qui a abandonné ses valeurs humanistes et européennes pour tenter de surfer sur la vague de populisme qui sévit en Europe. Le repli nationaliste de LR est suicidaire pour elle-même et le pays tout entier.

Manifestement, les dirigeants de LR ont oublié que nombre d’électeurs parmi les plus modérés, votent d’abord en fonction de l’intérêt du pays et non d’intérêts personnels ou partisans !

Les atouts de la France résident dans son appartenance à l’Union européenne qu’il faut aujourd’hui renforcer en la rendant plus transparente et démocratique. Tout autre discours n’est que mensonge et mystification.


France : La priorité doit enfin être donnée à la réduction de la dépense publique

3 mars 2019

Dans le cadre du Grand débat voulu par le président de la République, on a vu émerger ici et là les propositions les plus fantaisistes et contradictoires visant généralement à augmenter les impôts, plutôt que de les baisser. Etonnant alors que la plupart des français ne cessent de se plaindre d’impôts et taxes trop élevés qui rognent le pouvoir d’achat.

C’est oublier l’essentiel : le poids excessif de la fiscalité en France. L’autre problème,c’est l’importance de sa dette et ses déficits publics qui atteignent des records au sein des pays de l’OCDE. Eh oui, depuis trop longtemps la France vit à crédit et nettement au-dessus de ses moyens. Pour autant, peu de propositions sérieuses et significatives visant à réduire les dépenses publiques qui sont pourtant les plus élevées des pays de l’OCDE (57% du PIB), ont été faites.

La seule alternative crédible pour la France est de réduire drastiquement les principales dépenses publiques

La seule alternative possible n’est pourtant autre que la réduction massive des principales dépenses : celles liées à la fonction publique, aux dépenses sociales et aux retraites et non par quelques mesures très marginales proposées ici et là. Ceci est d’autant plus d’actualité que les services publics en France sont dépassés et ne répondent plus aujourd’hui à l’attente des citoyens en de nombreux domaines.

Comme de nombreux pays l’on fait, il est possible de réduire la dépense publique ainsi que le nombre de fonctionnaires, tout en améliorant substantiellement la qualité et l’efficacité de ce dernier. Pour cela, il convient de redéfinir les missions de services public d’aujourd’hui. Les besoins actuels n’ont plus grand-chose à voir avec ceux de l’après-guerre, en raison notamment des évolutions technologiques, de la formation et de la répartition des populations dans le pays.

En France, les recettes nettes du budget de l’Etat, après reversement aux collectivités territoriales et à l’Union européenne, représentaient 243 milliards d’euros en 2018, contre des dépenses nettes de 329 milliards d’euros. Ce qui fait apparaître un déficit du budget pour 2018 à 86 milliards d’euros. C’est dire l’ampleur des économies à faire au cours des années à venir.

Voici quelques dépenses à réduire en priorité pour dégager des marges de manœuvre et ramener progressivement le budget en équilibre comme l’ont fait la plupart des pays du nord de l’Union européenne.

Les principales dépenses publiques (Sce Budget de l’Etat 2018)

  • Enseignement : 71.6 milliards € (21.76%)
  • Défense : 42.5 milliards € (12.92%)
  • Engagement financier de l’Etat : 41.8 milliards € (12.71%)
  • Recherche & enseignement sup. : 27.7 milliards € (8.42%)
  • Sécurité publique : 19.7 milliards € (5.96%)
  • Cohésion des territoires : 17.2 milliards € (5.23%)
  • Travail & emploi : 15.6 milliards € (4.74%)
  • Ecologie & développement durable : 11.3 milliards € (3.43%)
  • Gestion finances publiques : 10.9 milliards € (3.31%)
  • Justice : 8.7 milliards € (2.64%)
  • Agriculture, alimentation & forêts : 3.4 milliards € (1.3%)
  • Administration générale & territoriale de l’Etat : 2.5 milliards € (0.76%)
  • Direction & action du gouvernement : 1.5 milliards  (0.46%)

Ces principales dépenses de l’Etat représentent à elles seules 300.3 milliards d’€, soit 91.3% du total des dépenses. Les 4 principaux budgets représentent à eux seuls 176 milliards €, soit 55.8 % de l’ensemble des dépenses. A l’inverse, les seules dépenses liées à l’action du gouvernement représentent moins de 0,50% du total.

Les grandes masses de dépenses en France sur la base de 1 000 €

Dans un souci d’information et de transparence, le gouvernement a publié dans le cadre du Grand débat, une ventilation des dépenses annuelles de l’Etat pour 1 000 € de dépenses. Ce tableau a le mérite de mieux permettre d’identifier les dépenses les plus importantes pour proposer des alternatives au regard de l’enjeu des différents postes.

  • Protection sociale : 575 € (dont retraite : 268 €, assurance maladie : 191 €, famille : 42 €…)
  • Dépenses sectorielles : 143 € (dont Affaires économiques : 53 €, transports & équipements : 43 €…)
  • Education : 96 €
  • Administrations publiques : 66 €
  • Services publics : 60 € (dont défense : 31 €, sécurité : 25 €, justice : 4 €)
  • Recherche : 23 €
  • Charge de la dette : 37 €

Plus d’infos : Ce que financent 1 000 euros de dépenses publiques

Quelques axes pour réduire les dépenses publiques

Au vu de l’ampleur de certaines dépenses publiques, point n’est besoin d’être un grand expert en économie pour comprendre les enjeux et cibler les dépenses à réduire en priorité.

  • La fonction publique

De nombreux français se plaignent de plus en plus d’une administration lourde, tatillonne et peu à l’écoute des usagers. Contrairement à ce que l’on entend trop souvent, ce n’est pas un problème de moyen et de nombre de fonctionnaires, bien au contraire, l’administration française ressemble plus à « une armée mexicaine » totalement dépassée ! D’ailleurs, en dépit de la forte présence de l’administration dans les zones rurales depuis l’après-guerre, cela n’a pas empêché la désertification.

L’administration française doit être réformée pour l’adapter au monde d’aujourd’hui et la faire en sorte qu’elle soit à l’écoute des usagers, notamment via les portails internet. Il faut donc renforcer l’administration là où se trouve la population la plus importante et la réorganiser dans les zones peu peuplées par la mise en place de maisons de services publics, services itinérants, mutualisation diverses…

Tout cela doit se faire tout en réduisant les coûts de fonctionnements devenus excessifs au regard du peu de service rendu. La bonne administration en 2019 n’est pas qu’une affaire d’effectifs sinon cela se saurait. De nombreux pays tels l’Allemagne, le Royaume-Uni ou l’Espagne ont une administration bien plus efficace avec des moyens financiers et en personnels bien moins importants. Pour cela, il faut en finir avec la démagogie qui consiste à dire que la réduction du nombre de fonctionnaires nuit au bon fonctionnement du service public !

A quoi servent des administrations parfois pléthoriques quadrillant de nombreux départements ruraux où la population ne cesse de baisser depuis plus de 50 ans (des trésoreries, des centres de finances publiques, des gendarmeries…). Strictement à rien, il faut l’avouer !

Parallèlement, il faut traquer les effectifs superflus dans la fonction publique, notamment dans les administrations centrales à Paris, mais aussi dans les directions régionales et départementales. Trop de doublons et de postes redondants, notamment au niveau de l’encadrement supérieur en nombre pléthorique, souvent peu compétents et rarement à l’écoute des services de terrain.

A terme, les directions départementales actuelles (plus de 100) ne sont plus adaptées alors qu’une simple direction régionale serait bien plus efficace et adaptée. Obnubilés qu’ils sont par le déroulement de leur petite carrière personnelle, ils ne sont pas prêts à abdiquer. Il y a pourtant là des économies budgétaires considérables à réaliser, tout en rendant l’administration plus souple, efficace et au service de nos concitoyens.

  • La protection sociale

Le système de retraite : Pour permettre le financement à venir des pensions de retraite, la France n’a d’autre choix que de s’aligner sur les autres pays européens en portant progressivement la date de départ à la retraite à 65 ans et en supprimant les régimes spéciaux. Ceci est rendu nécessaire pour équilibrer le régime et maintenir le niveau de retraite des prochaines générations. C’est d’autant plus justifié que les retraités français sont, et de loin, les mieux lotis en Europe et qu’ils vivent en moyenne plus longtemps que dans les autres pays.

Les prestations sociales et de chômage : Il faut revoir notre système de protection, d’aides sociales et d’indemnisation du chômage aujourd’hui beaucoup trop dispendieux et dont l’efficacité est fortement contestée. La priorité doit être de refondre l’intégralité des aides publiques (RSA, prime d’activité, allocations logement et familiales, allocations de chômage…) pour les simplifier et les rendre plus transparentes et efficaces ; tout en mettant en place des mesures efficaces de lutte contre les fraudes.

  • Le millefeuille territorial

L’autre importante source d’économie concerne la réduction de strates administratives territoriales aux missions souvent redondantes qui coûtent très cher à la collectivité, généralement sans une réelle plus-value. Il faut revenir à des structures plus simples, légères, lisibles et beaucoup moins onéreuses.

Il y a urgence à encourager la fusion des communes, à commencer par celles de moins de 2 000 habitants pour les rendre plus compétitives et performantes, tout en réduisant leurs coûts de fonctionnement. De 35 000 communes, la France doit revenir à moins de 10 000 dans les 10 ans. De même, les communes ayant intégré des communautés de communes ou d’agglomérations doivent progressivement fusionner. Elles y gagneraient énormément en lisibilité, mais surtout en économies financières, tout en devenant plus efficaces et attractives.

Il convient par ailleurs de réduire massivement les dotations et subventions aux collectivités, en les réservant aux seules communes qui fusionnent ou aux communautés de communes ou d’agglomération dans le cadre de projets d’intérêt strictement communautaire.

Il faut aussi s’interroger sérieusement sur la nécessité de conserver l’échelon départemental. Après la réforme ratée des régions où des économies importantes restent à réaliser, les départements devraient pouvoir s’effacer progressivement en transférant leurs missions, d’une part, aux régions notamment les infrastructures routières, les transports et les collèges et d’autre part, aux communautés de communes, d’agglomérations et les métropoles pour les autres missions.

Quelques dépenses qui doivent malgré tout être revue à la hausse

Certaines dépenses afférentes aux missions régaliennes de l’Etat ont toutefois vocation à être revue à la hausse mais elles ne représentent globalement qu’une faible part des dépenses budgétaires.

Il s’agit principalement de la défense dont le budget doit remonter au-dessus du seuil de 2% du PIB contre 1.5% aujourd’hui ; ce qui est insuffisant pour faire face à la modernisation et à l’opérationnalité de nos forces armées. Les forces de sécurité nécessitent également un renforcement de leurs moyens. Quant à la justice qui dispose d’un des plus faibles budgets d’Europe, un effort financier important doit être consenti pour une meilleure exécution de notre justice.

Enfin, des moyens beaucoup plus importants doivent être alloués à la santé en général, notamment aux Ehpad et hôpitaux ; ce qui n’exclut pas des économies concernant certains remboursements de médicaments, d’actes et de soins non essentiels.

Le temps est venu pour la France de s’attaquer enfin à la réduction massive de ses dépenses publiques.

Plus d’infos : Ce que financent 1 000 euros de dépenses publiques en 2018


Vaincre l’antisémitisme, ce fléau qui gangrène les sociétés française et européennes

23 février 2019

Cela n’a échappé à personne, ces derniers mois en France, l’antisémitisme le plus abject a marqué une forte progression.

Les derniers chiffres officiels publiés par le gouvernement le démontrent hélas. Après deux années de baisse en 2016 et 2017, le nombre de faits à caractère antisémite a fortement augmenté en 2018. 541 faits ont ainsi été constatés l’an dernier, soit une augmentation de 74%. Parmi ces 541 faits, 183 actions antisémites ont été recensées (violences, homicide et tentative d’homicides et atteinte aux biens) et 358 menaces à caractère antisémite ont été dénombrées.

Face à ce terrible constat, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner, a déclaré : « La haine n’a pas sa place dans la République. Nous sommes déterminés à protéger tous les français, à protéger la laïcité, la liberté de ne pas croire, comme celle de croire, dans le respect en toute sécurité. Ces chiffres montrent que nous ne devons pas baisser la garde… Rien se sera toléré : chaque coupable devra être trouvé et jugé. »

Ces actes constituent une atteinte inacceptable aux valeurs de la République française.

« Antisémitisme : la face sombre des gilets jaunes »

Tel était le titre à la une du journal Le Monde daté du 19 février dernier. Il faisait suite aux images publiées lors de la manifestation des gilets jaunes du précédent weekend où ces derniers avaient violemment pris à partie le philosophe Alain Finkielkraut : « Barre-toi sale sioniste de merde ! T’es un raciste, casse-toi !… » et c… Ce qui en dit long sur la bêtise et l’antisémitisme de certains gilets jaunes. Le degré d’ignorance et le peu d’intelligence de ces gens est affligeante.

Par-delà la violence et la teneur des propos totalement inacceptable dans la France de 2019, on ne peut que s’étonner de la passivité des nombreux gilets jaunes présents, devant de tels propos de l’un des leurs. On n’a pas davantage entendu ici et là de condamnation claire et audible de ces propos antisémites de la part des représentants des gilets jaunes. Preuve s’il en est d’une forme de complaisance, pour ne pas dire plus.

Ces derniers mois, force est de constater que trop souvent de nombreux gilets jaunes de provenance diverses, tiennent des propos ou font des insinuations pour le moins antisémites, que ce soit entre eux, sur les réseaux sociaux, lors de certaines interviews, voire même dans leurs slogans et pancartes.

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que les actes antisémites aient fortement augmenté ces derniers mois. En quelques jours seulement, une série de profanations antisémites ont été commises, dont les portraits de Simone Veil à Paris, celles d’un cimetière juif prés de Strasbourg ou de l’arbre planté en hommage à Ilan Halimi, le jeune juif assassiné en 2006 à Sainte Geneviève des Bois.

Cette concomitance d’actes antisémites odieux et caractérisés en quelques jours, en plein mouvement des gilets jaunes, ne doit probablement rien au hasard. Cessons d’être naïfs !

La radicalisation des gilets jaunes favorise l’antisémitisme

Au fil des mois, le mouvement des gilets jaunes qui portait indiscutablement, du moins au départ, un certain nombre de messages qui pouvaient être entendus sur un plan politique, s’est progressivement radicalisé. L’arrivée de professionnels de la contestation dont l’objectif premier était d’en découdre avec les représentants de la République, légitimement élus, en vue d’affaiblir le pouvoir a profondément dénaturé le mouvement.

Il est d’ailleurs symptomatique de noter que l’une des représentantes originelles des gilets jaunes, parmi les plus modérées du mouvement qui envisageait de conduire une liste pour les élections européennes, ait été à son tour prise à partie et conspuée lors de la manifestation de ces mêmes gilets jaunes samedi dernier. Preuve s’il en est de la reprise en main du mouvement par les plus radicaux et du basculement vers un mouvement de nature extrémiste et violent.

L’interférence de formations politiques d’extrême-droite et d’extrême-gauche qui ont essayé de récupérer le mouvement n’y est probablement pas étranger. Personne n’est dupe des nombreuses passerelles existantes pour attiser les forces populistes les plus radicales et créer une forme de chaos politique en vue des prochaines élections.
Le peu d’empressement, pour ne pas dire la distance prise notamment par l’extrême-droite, au regard des manifestations organisées par les formations politiques traditionnelles pour dénoncer l’antisémitisme et demander des mesures gouvernementales énergiques pour le combattre, en est l’illustration.

Il n’a échappé à personne qu’une partie des gilets jaunes baigne dans l’antisémitisme. Il suffit juste d’ouvrir les yeux et de regarder la réalité en face. Contrairement à ce que l’on peut entendre parfois, il est absurde et pour le moins faux de laisser croire que la montée actuelle de l’antisémitisme en France résulterait principalement de la montée de l’islamisme et du conflit au Proche-Orient. Le mal est hélas plus profond.

Les juifs sont chez eux en France depuis l’époque romaine

Les juifs sont arrivés en France et en Europe dés le 1er siècle et se sont très largement intégrés en participant activement au développement de ces pays au cours des siècles passés. Ils font depuis toujours partie intégrante du peuple français, tout autant et probablement plus que d’autres arrivés bien plus récemment dans notre pays. Les français d’origine juive sont chez eux en France et le resteront à jamais.

D’ailleurs, que cela plaise ou non, n’oublions pas que la France et l’Europe sont des nations de culture et de tradition judéo-chrétienne comme la plupart des nations occidentales démocratiques. N’oublions les racines profondes tissées au cours des siècles sur lesquelles reposent nos sociétés modernes.

Depuis la fin du 19ème siècle, en France et en Europe, l’antisémitisme a commencé à prospérer à l’occasion des diverses crises politiques, économiques et sociales. Par jalousie, les juifs ont souvent été désignés comme les coupables du malheur des autres ! En France, l’antisémitisme s’est souvent développé sur la critique des « élites qui nous gouvernent » et le système politique de la République comme actuellement, les mêmes arguments que ceux des gilets jaunes aujourd’hui.

Cet antisémitisme primaire repose sur l’obscurantisme et la théorie du complot que l’on retrouve chez nombre de meneurs du mouvement. Il reste profondément encré chez certains français des classes populaires mais aussi au sein d’une certaine bourgeoisie. L’Etat et chacun de nous ne doit avoir aucune faiblesse envers cet antisémitisme qui a, par le passé, conduit de trop nombreux français et européens à la plus grande complaisance à l’égard des nazis et de leur politique d’extermination des juifs que personne ne pouvait ignorer. C’est probablement ce qui peut expliquer une telle indifférence face au plus grand génocide organisé au vu et au su de tout le monde.

Cet antisémitisme n’a rien à voir avec la montée de l’islamisme et le conflit au Proche-Orient, même si certains ont rejoint les gilets jaunes de ce motif. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’attaquer à ce nouvel antisémitisme qui s’installe, notamment dans nos banlieues ces dernières décennies. Méfions-nous également de celles et ceux qui, sous couvert de défense des palestiniens pour se donner bonne conscience, ne font que jeter de l’huile sur le feu et entretenir un antisémitisme larvé en France.

Au-delà des nécessaires manifestations contre l’antisémitisme, il n’est que temps pour la France de tout mettre en œuvre pour sanctionner lourdement et durablement toute manifestation de cet antisémitisme qui gangrène notre pays. Le temps de l’action est venu et que la justice de ce pays soit exemplaire.

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A méditer, le message de sagesse du célèbre moine bouddhiste Mathieu Ricard : « Si vous êtes constamment sous l’emprise de la haine, du ressentiment, de l’avidité, de l’obsession et de la jalousie, vos paroles et vos actions vont être plus destructrices que constructrices. Vous allez davantage vers la confrontation que vers la coopération et la solidarité… » Extrait du passage radio de Matthieu Ricard le 30 janvier 2019 sur Europe 1.


France : La baisse des victimes de la route en 2018 reste fragile et nettement insuffisante

16 février 2019

Edouard Philippe, le Premier ministre, s’est récemment réjoui des bons chiffres obtenus en 2018 sur le front des accidents de la route. Cette amélioration des résultats par rapport à l’année 2017 sont principalement imputables à la mise en place de la limitation à 80 km/h sur les routes secondaires depuis le 1er juillet 2018. C’est en effet plus de 189 vies qui ont été épargnées en France par rapport à 2017, auquel il faut ajouter des centaines d’accidentés. Un bilan effectivement en amélioration sensible.

La destruction massive de radars par les gilets jaune a cependant constitué un obstacle à une plus grande réduction du nombre de tués sur les routes

Cette baisse des accidents de la route a principalement été enregistrée au cours des mois d’août et d’octobre, tandis qu’ils ont à nouveau augmenté à partir de novembre et décembre. Comme par hasard, ces deux derniers mois correspondent au début des opérations des gilets jaunes, hostiles à cette mesure et qui se sont lancés dans une opération de destruction massive de radars depuis quelques mois. Fin janvier, plus de 60% des radars fixes avaient ainsi été rendus inopérants.

Sans le risque d’être flashés et avec de rares contrôles de police et de gendarmerie, bon nombre d’automobilistes ont renoué avec les mauvaises habitudes et la vitesse est progressivement repartie à la hausse. Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière le confirme : « Même si nombre de PV n’ont pu être adressés en raison des images généralement inexploitables, le nombre d’amendes pour excés de vitesse a été multiplié par quatre en décembre 2018…. Au cours des deux derniers mois de l’année 2018, on a dénombré le même nombre de tués qu’en 2017 à la même période. Ce qui a réduit d’autant les retombées positives de la mise en place de la limitation de vitesse à 80 km/h qui a permis de sauver 116 vies lors du deuxième semestre 2018. »

La vitesse moyenne est aujourd’hui proche 90 km/h au lieu des 80 km/h en vigueur. Combien de temps va-t-on accepter cela ?

Le bilan 2018 est ainsi biaisé en l’absence de réels contrôles de vitesse en fin d’année et de sanctionner le non-respect des limitations de vitesse. Pourtant, n’en déplaise aux inconditionnels de l’automobile, il est scientifiquement démontré que la vitesse reste l’un des principaux facteurs d’accidents de la route et qu’une réduction de 10 km/h a un effet direct sur leur diminution.

Cela n’empêche pas la justice française de faire preuve d’une certaine complaisance à l’égard des automobilistes sanctionnés pour excès de vitesse, tout comme à l’encontre de ces mêmes automobilistes qui participent à la destruction de radars destinés à faire respecter le code de la route et partant, à sauver des vies.

Le terrible bilan des victimes de la route en France

Rappelons que la baisse sensible du nombre de tués sur les routes de France obtenue à partir de 2003 (8 200 en 2001 à 4 000 en 2010, puis 3 268 en 2013) s’explique principalement par la généralisation des radars automatiques et une plus grande sévérité à l’encontre des excès de vitesse au cours de ces périodes. Depuis 2013, l’assouplissement des contrôles de vitesse a contribué à faire remonter ce chiffre à 3 500 tués en 2016.

Sur la base des données 2015 de l’OCDE, la France détient un bien triste record digne d’un pays sous-développé : celui du plus grand nombre de tués sur ses routes (52,5 tués pour 1 millions d’habitants en France en 2015), contre seulement 25 en Suède, 27.7 au Royaume-Uni, 30 en Suisse, 36.5 aux Pays-Bas, 36,7 en Espagne, 37 au Japon, 38 en Allemagne.

Plusieurs pays en Europe pratiquent déjà le 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateur de chaussée : Pays-Bas, Suède, Norvège, Danemark et Suisse. Ces pays sont d’ailleurs classés parmi les meilleurs élèves en Europe. Prochainement, l’Espagne qui a obtenu de très bons résultats en moins d’une décennie, devrait aussi passer au 80km/h sur ses routes à double sens de circulation pour réduire davantage le nombre de victimes.

En 2018, avec 3 259 tués, la France conserve le bonnet d’âne des grands pays avec 49 tués pour un million d’habitants et plus de 5 000 blessés ; un résultat affligeant pour un pays prétendument développé et patrie des droits de l’homme. A croire que pour certains automobilistes français, le permis de conduire est aussi un permis de tuer, comme pour la chasse !

La délinquance routière en Aveyron

Le département de l’Aveyron bien que faiblement peuplé a des résultats encore plus mauvais qu’au plan national. En 2018, on a dénombré 202 accidents au cours desquels 24 personnes ont perdu la vie sur les routes du département, soit 86 tués pour un million d’habitants (près du double qu’au plan national). Pour ce qui est des blessés, le chiffre est aussi à la hausse en 2018 avec 281 (dont 150 hospitalisations) contre 214.

Dans ce contexte, sans évoquer la dangerosité d’une partie du réseau routier départemental en dépit des travaux réalisés, comment ne pas s’étonner du comportement lamentable de quelques élus au regard de ce bilan catastrophique du nombre de victimes innocentes. L’argumentation éculée de certains élus qui préfèrent soutenir une poignée d’automobilistes en mal de sensations, plutôt que de défendre l’intérêt général, est affligeante. Manifestement, pour certains élus, 24 morts et près de 300 vies brisées par an leur importe peu. Ils préfèrent soutenir l’indéfendable et encourager la délinquance routière.

Contrairement aux fausses informations qu’ils n’hésitent pas à propager, oui l’instauration du 80 km/h en France sur les routes secondaires sans séparateur de chaussée est une sage et courageuse décision qui vise à préserver un maximum de vies humaines. Au vu du coût considérable pour la société des accidents de la route en France (plus de 50 milliards d’euros par an), il s’agit d’un problème de santé publique qui relève de la responsabilité de l’Etat.

L’Etat est ici dans son rôle et il doit aller plus loin encore. L’objectif pour la France doit être de ramener au plus vite le nombre de tués au plan national autour de 2 000 tués par an, soit 30 morts pour un million d’habitants, contre 49 morts aujourd’hui (86 en Aveyron !)

Le délire de certains élus locaux à propos de la mise en place du 80 km/h

Prétendre que la mise en place du 80 km/h pénaliserait l’économie départementale relève d’une manipulation éhontée car totalement fausse. Même si ici et là certains conducteurs peuvent perdre quelques petites minutes sur un trajet de 50 km, tout cela n’a pas d’incidence économique réelle, tout en ayant le mérite de sauver des vies bien plus précieuses. D’ailleurs, jamais les temps de transport en Aveyron n’ont été aussi réduits d’un point à un autre et jamais autant de camions n’ont transité par notre département, preuve s’il en est, que la traversée du département même à 80 km/h, n’est guère pénalisante.

Au demeurant, si l’économie aveyronnaise peut se trouver pénalisée du fait d’infrastructures routières inadaptées, n’oublions pas qu’il s’agit d’abord de la responsabilité de ces mêmes élus départementaux, qui notamment par le passé, ont été incapables de concrétiser le projet de mise à 2 x 2 voies de la RN 88 entre Tanus et Séverac, validé dés 1995. Un tronçon qui aurait dû être achevée depuis plus de 10 ans déjà ! Alors de grâce, un peu de retenue !

La mise en place du 80 km/h ne peut que fluidifier le trafic pour peu que la majorité des usagers de la route respecte les limitations de vitesse. C’est aussi le meilleur moyen de réduire sa consommation de carburant et donc de limiter ses dépenses, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Finalement, tout le monde est gagnant dans cette affaire !

Au final, le 80 km/h présente bien plus d’avantages que d’inconvénients. Le plus important restant de préserver le plus grand nombre de vies humaines. Comment des élus responsables peuvent-ils s’opposer à une mesure de bon sens et d’intérêt général destinées à sauver de nombreuses vies ?

Plus d’infos : Sécurité routière I Ligue contre la violence routière I Prévention routière


France : Le débat démagogique autour de la fiscalité

10 février 2019

Dans le cadre du Grand débat voulu par le président de la République, on voit émerger ici et là les propositions les plus farfelues et contradictoires visant à augmenter les impôts, plutôt que de les baisser. Surréaliste alors que les manifestations portaient notamment sur un prétendu ras-le-bol fiscal et le pouvoir d’achat.

C’est oublier l’essentiel. Le problème de la France c’est l’importance de sa dette et ses déficits publics qui atteignent des records au sein des pays de l’OCDE. Peu de propositions sérieuses et significatives visent à réduire les dépenses publiques qui sont pourtant les plus élevées des pays de l’OCDE (56.5% du PIB). Au vu de l’importance des prélèvements obligatoires en France (45.3% du PIB) par rapport à nos concurrents, les marges de manœuvre concernant les recettes fiscales sont inexistantes. En 2018, les recettes fiscales de l’Etat représentaient 287 milliards d’euros, dont 254 milliards d’euros pour la TVA, l’IR et l’IS. Le déficit du budget s’établissait à 86 milliards d’euros.

La taxe sur la valeur ajoutée – TVA : 155 milliards d’euros (54% des recettes fiscale)

C’est et de très loin, la principale ressource fiscale de l’Etat. La TVA semble pourtant être l’un des axes qui attirent l’attention chez nos concitoyens. Certains proposent ainsi que l’on abaisse les taux de TVA sur les produits de consommation courante, voire même que soit instauré un taux de TVA de zéro sur certains produits. Lorsque l’on sait que la France dispose déjà d’un taux réduit de 5.50% sur les produits alimentaires courants, il paraît difficile d’aller plus loin.

D’autant qu’en l’état actuel, la réglementation européenne prévoit une liste exhaustive de produits relevant de chacun des taux de TVA. Tout changement paraît improbable car quasi-impossible à mettre en œuvre alors que les enjeux sont très modestes, voire nuls. La France, avec l’Italie et le Royaume-Uni, fait d’ailleurs partie des pays disposant d’un taux réduit aussi bas, de l’ordre de 5% alors qu’il est de 7% à 10% dans d’autres pays.

Outre les taux spécifiques des DOM et de la Corse, la France dispose par ailleurs de pléthore de taux (quatre) : taux normal de 20%, taux intermédiaire de 10%, taux réduit de 5.50% et taux super-réduit de 2.1% contre généralement deux à trois taux pour la plupart des pays : un taux normal de 19% à 23%, un taux intermédiaire de 10% et un taux réduit de 4% à 7%. Précisons que l’Allemagne n’a que deux taux de 19% et 7% pour les produits alimentaires et qu’un grand nombre de pays ont un taux normal supérieur à celui de la France qui n’est que de 20%.

En l’état actuel, l’ensemble des mesures dérogatoires en matière de TVA ont un coût annuel de l’ordre de 47 milliards d’euros pour l’Etat ; ce qui est colossal. Avec des taux modérés de TVA pour les produits de consommation courante, il paraît peu envisageable pour la France de revoir ses taux à la baisse et à plus forte raison d’instaurer un taux zéro. Outre les difficultés liées à un changement de taux, il reste peu probable qu’une baisse des taux engendre une baisse des prix des produits, tout en générant une perte de recettes non négligeables pour l’Etat alors que la situation budgétaire est déjà difficile.

Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, en 2009, la baisse du taux de TVA de 20% à 10% sur la restauration n’a pas fait la démonstration de la pertinence d’une baisse de la TVA au profit des consommateurs. Selon l’évaluation du Conseil des prélèvements obligatoires, le bénéfice réel pour le consommateur résultant de la baisse du taux de TVA à 10% n’avait pas excédé 20%. Autant dire qu’avec une baisse de quelques points seulement, l’incidence sur le pouvoir d’achat serait nul !

L’impôt sur le revenu – IR : 73 milliards d’euros (25.50% des recettes fiscales)

Au fil des ans, l’impôt sur le revenu est devenu de moins en moins équitable. Non seulement il n’y a plus que 43% des foyers fiscaux qui ont payé l’impôt sur le revenu en 2017, mais parmi ces derniers, à eux seuls 10% des foyers ont acquitté 70% de l’impôt récolté. Cette évolution n’a fait que s’accélérer depuis 2012. Au début des années 1980, prés de 80% des foyers fiscaux acquittaient l’impôt !

Ne devrait-on pas revenir à un assujettissement de l’ensemble des foyers à l’impôt sur le revenu (ou au moins 80%) quitte à ne faire acquitter qu’une somme symbolique aux plus modestes ?

Par ailleurs, devant l’importance et la diversité des revenus non imposables perçus par les français, ne serait-il pas plus efficace et lisible de déclarer obligatoirement l’ensemble des revenus, y compris les allocations et aides diverses qui viennent compléter les revenus ? Cela aurait le mérite d’identifier l’ensemble des revenus perçus par un même foyer, quitte à les exonérer. Cela permettrait de faire prendre conscience à chacun de l’importance de la solidarité. Qui plus est, la déclaration de tous les types de revenus encaissés favoriserait un meilleur contrôle des aides publiques (mission aujourd’hui très difficile en raison de l’opacité de l’information sur les aides publiques) et de mieux identifier les personnes en situation de précarité.

Les principales niches fiscales concernent : l’emploi à domicile, l’investissement locatif, les dons aux œuvres, les frais de garde des enfants, les crédits d’impôt transition écologique… Elles sont clairement définies et encadrées par la loi et soumises à une stricte justification. Il ne s’agit pas d’optimisation fiscale puisque ces réductions ou crédits d’impôts peuvent difficilement être détournées de leur objet. Par ailleurs, ces crédits d’impôts sont actuellement plafonnés à 10 000 € ou 18 000 € ; ce qui en limite l’avantage pour les contribuables les plus aisés. Tout au plus peut-on en uniformiser les plafonds pour plus d’équité et de lisibilité.

L’impôt sur les sociétés – IS : 26 milliards d’euros (9% des recettes fiscales)

Avec un taux maximal de 33.33%, l’IS est un impôt important reposant sur l’activité économique des entreprises localisées en France. Pour ne pas pénaliser les entreprises et en attirer de nouvelles, il est impératif d’avoir des taux d’imposition des entreprises compétitifs par rapport à nos principaux concurrents.

Même si le dispositif reste globalement positif et attractif pour de nombreuses entreprises, il n’en reste pas moins qu’on peut s’interroger sur le bien-fondé de certains crédits d’impôt en faveur de la recherche qui sont parfois utilisés à des fins d’optimisation fiscale, sans rapport direct avec la recherche à proprement parler. En cela, il serait nécessaire d’affiner le dispositif fiscal en introduisant un certain nombre de garde fous visant à définir plus précisément la notion de recherche.

Quelques mesure salutaires pour faciliter et mieux faire accepter l’impôt :

• Simplifier l’impôt et le rendre plus lisible
• Plus d’équité fiscale en limitant l’optimisation fiscale
• Harmoniser la fiscalité au niveau européen
• Stabiliser la fiscalité dans le temps

Impôt sur le revenu : ne pas confondre « niches fiscales » et « optimisation fiscale »

Les recettes de l’impôt sur le revenu sont comparables à celles des autres pays de l’UE, même si elle repose sur un nombre très limité de contribuables (moins de 43%). Il ne paraît donc pas opportun de revoir de l’alourdir. Toutefois, dans un souci d’équité et de responsabilisation, on peut s’interroger si une assiette plus large visant la majorité des foyers fiscaux ne serait pas préférable, sous réserve d’une imposition marginale des bas revenus.

N’oublions pas que toute limitation des niches fiscales constitue une augmentation d’impôt ! L’objectif d’une réforme en ce domaine doit être de limiter le nombre de niches fiscales à celles qui sont les plus efficaces par rapport à l’objectif recherché.

Par contre, on est en droit de s’interroger sur le bien-fondé de certains régimes de faveur qui concernent quelques centaines de contribuables aisés. On peut citer : le crédit d’impôt pour investissement dans la restauration immobilière (loi Malraux) dont le crédit d’impôt peut être imputé jusqu’à 30% du total des travaux réalisés. Certaines activités para-hôtelières, dites professionnelles, qui permettent l’imputation d’importants déficits sont aussi très discutables.

Mettre un frein à l’optimisation fiscale pratiquée par les hauts revenus

L’optimisation fiscale reste réservée aux très hauts revenus : dirigeants d’entreprises, cadres supérieurs ou de professions non commerciales. Pour celles et ceux qui ont les moyens de s’offrir les services d’avocats fiscalistes spécialisés, tout est possible, y compris la neutralisation partielle ou totale de son impôt en optimisant la réglementation fiscale, trop souvent sujette à interprétation.

Ainsi, en créant des activités relevant des bénéfices industriels et commerciaux, bien que marginales en termes de chiffre d’affaire, mais qui génèrent d’importants déficits imputables sur le revenu global du foyer (et donc sur l’ensemble des revenus), on peut ainsi atténuer ou neutraliser son impôt sur le revenu parfois pour de longues années. Ce dispositif permet aussi de bénéficier de la déduction de la TVA sur les travaux réalisés. Il s’agit généralement d’activités de locations en meublé, dites para-hôtelières et considérées comme professionnelles. De fait, elles permettent de se constituer des biens immobiliers en quasi-franchise d’impôt, tout en s’en réservant presque exclusivement la jouissance.

Ce montage fiscal complexe concerne un nombre non négligeable de hauts revenus qui éludent ainsi leur impôt en bénéficiant indûment d’un dispositif complexe et non verrouillé fiscalement. Outre une concurrence déloyale aux activités hôtelières traditionnelles, ces dernières génèrent d’importantes pertes de recettes en matière d’impôt sur le revenu et créent une forte inégalité des citoyens devant l’impôt.

Ces montages fiscaux sont extrêmement difficiles à remettre en cause par l’administration fiscale, y compris dans le cadre de la procédure d’abus de droit qui reste le plus souvent impossible à mettre en œuvre dès lors que le montage fiscal a été correctement effectué.

Plutôt que de s’attaquer aux niches fiscales, il serait plus utile de limiter ces pratiques d’optimisation fiscale des hauts revenus qui causent une perte non négligeable de recettes fiscales alors que la plupart des contribuables s’acquittent habituellement de leur impôt.

Adapter l’impôt sur les sociétés

Avec un taux normal à 33.33%, l’IS est en France parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. En 2018, le taux moyen d’imposition à l’IS des principaux pays s’échelonne de 15% à 25% avec une forte évolution à la baisse ces dernières années, notamment aux USA où il devrait atteindre 15%. Même si la France a mis en place un taux transitoire de 28% et dispose d’un taux réduit de 15% pour les 1ers 38 120 € de bénéfice, le taux reste au-dessus de la moyenne.

Le gouvernement d’Edouard Philippe a annoncé une baisse progressive à 25% d’ici 2022, mais il faudra probablement aller plus loin et s’aligner par rapport aux taux pratiqués par nos principaux concurrents pour rester compétitif. Revenons à un taux unique, simple et lisible.

La fiscalité française et européenne doit aussi s’adapter à l’évolution de la nouvelle économie du numérique, très mondialisé, qui réalise de colossaux bénéfices dans le domaine des services, par nature très difficile à localiser. Autant il reste facile de taxer les industries traditionnelles dont les bénéfices sont localisés, tel n’est pas le cas des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et autres industries du futur.

Dés lors se pose la question de la territorialité et la taxation des bénéfices des entreprises. A défaut de dispositions fiscales pour localiser ces bénéfices, à l’initiative de la France, l’UE est en train d’imposer une taxation provisoire sur la base d’un chiffre d’affaire estimé, en attendant que l’OCDE définisse de nouvelles règles d’imposition pour ces activités et de détermination des bénéfices par pays. C’est un début mais il faut aller plus loin car les enjeux fiscaux sont énormes et les multinationales sont très imaginatives pour piloter au mieux leurs impôts.

De la même manière, la vigilance doit être renforcée en ce qui concerne l’imposition des grands groupes mondiaux qui jonglent avec les prix de transfert pour faire de l’optimisation fiscale vers les pays les plus faiblement imposés comme l’Irlande.

L’absurdité de l’ISF

L’Impôt sur la fortune (ISF) n’avait représenté moins de 4 milliards d’euros en 2017, soit seulement 1.5% des recettes fiscales. Supprimé à partir de 2018, il a été remplacé par un autre impôt : l’IFI – Impôt sur la fortune immobilière. Outre son très faible rendement, l’ISF avait pour inconvénient de faire fuir les contribuables les plus aisés qui échappaient ainsi à l’impôt sur le revenu et allaient investir leur fortune dans d’autres pays, plutôt que de créer de l’emploi en France.

Les diverses études réalisées à partir des données fournies par la DGFiP mesurent la perte fiscale à plus de 150 milliards d’euros et environ 400 000 emplois non créés. Il paraît aujourd’hui inopportun de rétablir cet impôt idéologique, absurde et contre-productif inventé par la gauche en 1981.

Rappelons enfin que la France était le seul pays de l’Union européenne à avoir instauré un impôt sur la fortune. Pour ces raisons, si la France veut rester compétitive au plan fiscal et économique, elle n’a d’autre choix que d’enterrer définitivement cet impôt imbécile. Le reste n’est d’élucubrations politiciennes dérisoires.

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Pour être compétitive et efficace, comme l’a justement décidé Emmanuel Macron, la France doit harmoniser sa politique fiscale et sociale avec les autres pays européens. Le pays doit mettre fin à l’augmentation de la pression fiscale une bonne fois pour toutes. Le seul moyen aujourd’hui de réduire les déficits publics et la dette, c’est de s’attaquer drastiquement à la réduction des dépenses publiques qui atteignent un record mondial à 56.5% du PIB. Ce qui a déjà été fait dans la plupart des pays européens et explique pour l’essentiel une situation budgétaire proche de l’équilibre.


Union européenne : Le défi de s’adapter aux enjeux mondiaux d’aujourd’hui

25 janvier 2019

Lors d’une conférence de presse prononcée à Bruxelles le 05 novembre 2018, l’ancien commissaire européen Michel Barnier, actuel chef de la négociation européenne avec le Royaume-Uni pour le Brexit, s’est dit convaincu que la priorité pour l’Union européenne devait être de s’adapter au plus vite aux enjeux mondiaux actuels, notamment écologiques et économiques.

Michel Barnier est l’une des personnalités européennes de premier plan, dont l’expertise est reconnue par l’ensemble des pays de l’Union. Européen convaincu, Michel Barnier paraît aujourd’hui le mieux qualifié pour succéder au président de la Commission européenne, le luxembourgeois Jean-Claude Junker, et préparer l’Europe à relever les importants défis qui sont les siens.

Les principaux extraits de la conférence de presse de Michel Barnier en novembre dernier :

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« Les frustrations, les incertitudes et les peurs sont les produits de décennies de choix politiques qui ont laissé les inégalités économiques et sociales, mais aussi d’une mondialisation féroce qui menace et qui précarise. Nous sommes face à des choix de société et à un double défi : générationnel et européen. Le premier est celui de préparer nos concitoyens au monde qui vient…

Nous devons réinventer notre monde. L’Europe c’est moins de 7% de la population mondiale et moins de 22% de la richesse mondiale, mais 50% des dépenses sociales. Nous ne pourrons maintenir notre bien-être collectif qu’en nous réformant. Nous devons réinventer nos pays, nos nations dans l’Europe : construire une Europe qui allie la proximité dont nous avons tant besoin et la souveraineté nationale et européenne revendiquée par Emmanuel Macron… Il est plus que nécessaire de rappeler pourquoi il faut être ensemble, nous européens…. 

Pour ce faire, il est indispensable de porter ensemble quatre grands chantiers au niveau européen :

L’Europe verte. En 2050, le monde pourrait compter 250 millions de réfugiés climatiques. Aujourd’hui déjà, nos campagnes sont frappées par les sécheresses et les incendies, nos villages et nos côtes par les inondations et les ouragans. Oui nous faisons face à une urgence écologique. C’est maintenant qu’il faut agir sur nos modes de production et consommation pour atteindre l’objectif zéro émission de CO2 en 2050… Il en va de notre compétitivité et de nos emplois futurs, mais aussi de notre santé… »

La migration. En 2050, nous serons 700 millions d’européens. A moins de 15 km de l’Espagne, l’Afrique comptera 2.5 milliards d’habitants. Nous avons besoin d’un partenariat fort qui allie un partenariat fort, qui allie développement économique et gestion des flux migratoires… Ce n’est pas aux passeurs de décider de décider qui entre en Europe parce que nous avons échoué à agir collectivement. Plus que jamais, il nous faut des moyens communs pour garantir nos frontières, en consolidant Frontex, en démantelant les réseaux de passeurs, en européanisant les centres d’accueil sur notre territoire et au-delà. Il faut aussi pousser plus loin notre cadre réglementaire en matière de droit d’asile, de migration légale et de refoulement… »

La construction d’une nouvelle économie au bénéfice de tous. En 2050, aucun pays européen seul ne comptera parmi les plus grandes puissances économiques. Aujourd’hui, l’Europe exporte ses cerveaux et ses données et dépend de technologies importées des pays continents comme les USA ou la Chine. Nous sommes à un moment de rupture. Intelligence artificielle, supercalculateurs, cybersécurité, puces électroniques, technologies spatiales : autant de domaines où nous devons investir massivement.

L’action extérieur et la défense européenne. Face au retrait de l’Amérique, à l’avancée de la Chine, à l’affirmation de la Russie, l’Union européenne doit porter une voix forte. Dans notre voisinage mais aussi dans le concert du monde. Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité de notre continent, nous ne pouvons plus sous-traiter notre sécurité. L’acuité des nouvelles menaces exige que nous relevions le défi de la défense européenne. L’urgence c’est de défendre nos valeurs et notre modèle démocratique…

Etre européen, ce n’est pas renoncer à être français, au contraire ! C’est se donner une plus grande chance de relever ces grands défis. C’est transmettre cette chance aux générations futures… »

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Une vision probablement partagée par de nombreux européens. La révolution mondiale est en marche et rien ne l’arrêtera. A nous européens de nous adapter à cette situation nouvelle pour préserver durablement nos valeurs démocratiques et notre modèle social.

Cela passe par une remise en cause de notre manière de voir les choses et l’activation de solutions européennes, qui seules, nous permettront de faire face aux nombreux défis actuels et futurs. Ne laissons pas le reste du monde nous imposer sa loi. L’Europe ne pourra construire son avenir qu’ensemble et non séparément.

Dans ce monde mondialisé qui fait tant peur à certains, méfions du populisme ambiant qui voudrait faire croire que la solution serait de revenir aux frontières du passé. Ce qui serait le plus sûr moyen d’aller dans le mur.

Au contraire, face à la montée en puissance de super continents de deux milliards d’habitants chacun (Chine, Inde, Afrique, Amérique du sud…), alors que l’Europe en compte à peine 500 millions, point de salut hors d’une l’Union européenne forte et solidaire.

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