Aveyron : 40 ème Festival de l’abbaye de Sylvanès

25 juin 2017

La 40ème édition du Festival de l’abbaye de Sylvanès se déroulera du 09 juillet au 27 août 2017, dans le magnifique site de l’abbaye de Sylvanès dans le sud Aveyron. Il fera une nouvelle fois la part belle aux musiques sacrées et aux musiques du monde.

A l’occasion de ses 40 ans d’histoire, l’abbaye de Sylvanès fête l’anniversaire de la prodigieuse aventure musicale du Festival de Sylvanès. En effet, que de chemin parcouru par Michel Wolkowitsky, directeur artistique et fondateur du festival et toute son équipe. 40 ans plus tard, le pari osé a été gagné. Le Festival de Sylvanès est solidement ancré en l’abbaye du même nom, fort de son rayonnement et de sa vocation de haut lieu de la spiritualité et de culture fondé sur des valeurs fortes de tolérance et de respect de l’autre.

Dans un monde perturbé, en quête de racines et d’authenticité, l’abbaye de Sylvanès constitue un merveilleux havre de paix et de sérénité pour se ressourcer.

L’ensemble des concerts se déroulera dans l’exceptionnelle acoustique de l’abbatiale de Sylvanès.

Voici quelques-unes des principales œuvres proposées lors du festival de Sylvanès 2017 :

  • dimanche 09 juillet : « Polyphonies sacrées et traditionnelles de Géorgie », Ensemble Marani, cœur de voix d’hommes. Direction musicale : Tariel Vadchatzé
  • vendredi 14 juillet : « Wolfgang Amadeux Mozart, Grande messe en ut mineur, Symphonie n° 41 Jupiter », Ensemble vocal de Montpellier – Orchestre contrepoint. Direction musicale : Franck Foncouberte
  • samedi 15 juillet : « Voyage poétique d’Occitanie en Italie et au-delà… », Cylcée direction, composition, chant, guitare, violon
  • dimanche 16 juillet : « Encuentro Flamenco, de l’arabo-andalou au flamenco moresco », La Compagnie Marc Loopuyt : Direction artistique Marc Loopuyt
  • dimanche 23 juillet « The high road to Kilkenny », chants et danses gaéliques ; Les musiciens de Saint Julien. Direction musicale François Lazarevitch
  • jeudi 27 juillet : « Récital flûte de pan et orgue », œuvres classiques de Saint Saëns, Mendelssohn, Bartok, Rachmaninov. Dorian Gheorghilas, flûte de pan et Thomas Strauss, orgue
  • dimanche 30 juillet : « Ararat, un dialogue musical entre la France et l’Arménie », Musique liturgique et populaire arménienne. Ensemble Canticum Novum.
  • dimanche 6 août : « Rencontre entre polyphonies sacrées de Russie et de Corse », Liturgie et chœurs orthodoxes, chants traditionnels russes. Le chœur philarmonique de Saint Petersbourg & le chœur de l’homme de Sartène
  • jeudi 10 août : « Maria Callas, une passion, un destin ». Un récit-concert par Alain Duault et Béatrice Uria Monzon pour le 40ème anniversaire de la mort de Maria Callas. Béatrice Uria Monzon et Alain DUault
  • dimanche 13 août : « Orgues à chœur : Anton Dvorak, Leos Janacek et Petr Eben ». Enseble vocal de Nantes. Direction artistique : Gilles Ragon
  • dimanche 13 août : « Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig Van Beethoven et Modeste Moussorgski », L’orchestre de chambre de la radio polonaise Amadeus. Direction musicale : Agnieszka Duczmal et Anna Duczmal-Mroz
  • mardi 15 août : « Concert de la 28e Académie de choeurs d’orchestre – Requiem de Giuseppe Verdi », Le grand chœur du 40ème festival – Orchestre Contrepoint. Direction musicale : Michel Piquemal
  • dimanche 20 août : « Musiques des 2 Amériques : Léonard Berstein, Samuel Barber et Kato Rodriguez », Le jeune chœur de l’Abbaye de Sylvanés – Groupe péruviens Musocc Illary. Direction musicale : Emmanuel et Jean-Michel Hasler
  • vendredi 25 août : « Voyage sur le toit du monde », Chants et musiques du cérémonial Tibétain Tantrique du monastère de Gyutö. Les Moines Tibétains du monastère tantrique de Gyutö de Dharamsala

Cette nouvelle saison marque une programmation de très grande qualité. Le festival de l’abbaye de Sylvanès reste l’une des plus grandes manifestations culturelles de l’été en Aveyron.

Plus d’informations sur les spectacles proposés :

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Calder, le forgeron de géantes libellules au musée Soulages à Rodez

5 juin 2017

Le musée Soulages prépare sa saison estivale 2017.

Du 24 juin au 29 octobre prochain, le musée propose une exposition exceptionnelle en France avec l’artiste américain Alexander Calder, intitulée : « Calder le forgeron de géantes libellules »

Alexander Calder (1898-1976) est un célèbre sculpteur et peintre américain, issue d’une riche famille d’artistes de la côte Est, prés de Philadelphie. Il est surtout connu pour ses mobiles, des assemblages de formes animées par les mouvements de l’air et ses stabiles. Une de ses premières grandes réalisations fût un modèle réduit de cirque animé : le grand cirque Calder en 1927. La dernière grande exposition en France qui lui fût consacrée se déroula au centre Georges Pompidou en 2009.

Ingénieur de formation, il préfère l’art qu’il a déjà pratiqué en amateur grâce au matériel et aux outils fournis par son père. Dès 1906, il fabrique des poupées pour sa sœur, puis il perfectionne son art à l’Art Students League de New-York. En 1926, il débarque à Paris où il crée des jouets articulés, avant que l’artiste passionné de cirque se consacre au Cirque de Calder, un ensemble de 200 personnages en fils de fer tordus et bouts de chiffons qu’il présente et expose à Paris, Berlin, New York…

Si l’artiste est connu pour ses mobiles colorés faits de fil de fer au délicat équilibre aérien, il conçut également des stabiles parfois monumentaux constitués de plaques d’acier, mais aussi des jouets sur le thème du cirque et des gouaches aux couleurs lumineuses. L’essentiel des palettes de l’artiste sera exceptionnellement réuni au cours de l’été 2017 à Rodez, au travers d’une centaine de pièces de l’artiste.

Ses célèbres mobiles et stabiles, dressés au cœur du musée Soulages, devraient s’intégrer parfaitement avec la structure en acier corten du musée, mais aussi avec l’œuvre de Pierre Soulages.

L’ouvre d’Alexander Calder se fond naturellement dans l’esprit du musée Soulages. Il fût l’un des emblématiques représentants des liens artistiques transatlantiques au cours du 20ème siècle et l’attraction entre les Etats-Unis et la France ne se démenti jamais. Aujourd’hui, Pierre Soulages reste l’un des artistes contemporains parmi les plus célèbres outre Atlantique.

Du 2 juin au 5 novembre, le musée Soulages exposera également 9 nouvelles œuvres de Pierre Soulages, datées de 1948 à 2002, gracieusement prêtées par le Centre Georges Pompidou, partenaire de l’exposition Calder.

De leur côté les deux autres musées de Rodez ne seront pas en reste. En cette année du bicentenaire de l’assassinat de Fualdés, le musée Fenaille présente une exposition complète sur la célèbre « affaire Fualdés » qui, en son temps, passionna l’Europe toute entière et défraya la chronique. De son côté, le musée Denys Puech consacrera Guy Brunet, un passionné de cinéma hollywoodien.

Avec un tel programme, nul doute que le musée Soulages et les musées de Rodez devraient attirer une foule de visiteurs cet été et automne 2017. Ce dont personne ne se plaindra et surtout pas les ruthénois !

Plus d’infos :


Rodez : La nuit du Gospel le 1er juillet 2017 en la cathédrale Notre Dame

21 mai 2017

Communiqué :

LA NUIT DU GOSPEL présente depuis 14 ans les grands groupes de Gospel Américain, avec une programmation toujours renouvelée.

Un spectacle riche et complet d’une grande qualité.

Les artistes invités par LA NUIT DU GOSPEL jouissent d’une immense notoriété outre-Atlantique. Ces voix exceptionnelles se sont produites dans les plus grands festivals du continent Nord Américain. Citons notamment : le « New Orleans Jazz & Heritage »

Fest » et ses 400.000 spectateurs, le « Newport Jazz Festival » entre autre…

Ils sont également les invités des grands festivals français et européens: « Jazz à Nice », « Jazz à Vienne », « Jazz à Juan », « Jazz in Marciac », « North sea Jazz Festival » pour ne citer que les plus grands…

TOUTE L’ACTUALITE DE LA NUIT DU GOSPEL SUR : www.lanuitdugospel.com

A l’occasion de cette 14ème Edition, la Nuit du Gospel accueillera EMMANUEL PI DJOB

Après le Zénith de Montpellier avec 500 choristes et 4500 spectateurs, un passage très remarqué sur TF1, le King du Gospel et de la Soul Music, Emmanuel PI DJOB et ses chanteurs et musiciens nous feront l’honneur d’être les invités très spéciaux de la 14éme édition de la Nuit du Gospel pour 3 concerts exclusifs. à ne pas manquer…

> Le 1er Juillet à Rodez – Cathédrale Notre Dame

Plus d’informations : www.lanuitdugospel.com


Abbaye de Bonnecombe : Un projet pour sauver ce haut lieu du patrimoine aveyronnais

26 février 2017

L’Abbaye de Bonnecombe, Par le maître de chapelle Fabrice Perrier

Considérant l’urgence de la situation, fin 2016, le Maître de chapelle Fabrice Perrier a écrit à Monseigneur Fonlupt pour lui faire part de son projet pour l’abbaye de Bonnecombe. Dans quelques jours, mardi 14 mars prochain, l’évêque de Rodez recevra le maître de chapelle pour en parler.

Musicien professionnel du culte catholique, chef d’orchestre et directeur de musique sacrée, chantre et chef de choeur, organiste et compositeur, âgé de 45 ans, Fabrice Perrier est spécialiste de la Liturgie Monastique des Heures et du chant grégorien notamment cistercien, ayant exercé ses fonctions dans des monastères, cathédrale, sanctuaire, etc. Il propose donc de redonner à l’abbaye sa pleine dimension artistique et musicale, accompagné en cela par une artiste, maître verrier et photographe d’art.

Tous deux ont proposé de venir résider à Bonnecombe dès ce printemps afin de ne laisser trop longtemps, ni l’abbaye inhabitée, ni le domaine sans entretien ; de maintenir la dynamique insufflée par leurs prédécesseurs avec toute une équipe de bénévoles ; et préserver l’abbaye non seulement des inévitables dégradations du temps mais surtout des déprédations volontaires. Car Bonnecombe est un lieu saint, consacré à « Notre Dame » depuis 850 ans, le 3 janvier 1167 exactement, et le lieu de sépulture, dans le cimetière de l’abbaye, des moines cisterciens qui y vécurent jusqu’en 1965. Il va de soi qu’on ne peut pas y faire n’importe quoi, par respect des défunts et honneur à la Vierge, et non plus en faire, sans commettre de sacrilège ou de profanation, un complexe hôtelier cinq étoiles ou un centre socio-culturel.

Le projet de Fabrice Perrier, qui se veut donc à la fois spirituel et culturel, répond ainsi parfaitement aux exigences de la consécration des lieux, en se déployant autour des deux axes principaux de la tradition monastique, à savoir, la prière et le travail,  « Ora et labora » selon l’expression consacrée : la prière, avec les sept offices de la journée (des Matines à Complies, avec les Vêpres musicales et solennelles aux jours de Fêtes, bientôt retransmises sur les ondes de Radio-Présence, espérons-le !) et la Veillée pendant la nuit (les Vigiles) ; le travail, essentiellement manuel, avec l’entretien des bâtiments et du domaine, la cuisine et le jardin, l’accueil des hôtes et des bénévoles, sans oublier l’atelier de vitrail et l’étude musicale.

Afin de donner à son projet sa véritable dimension, le maître de chapelle sollicite dès à présent les bonnes âmes et les coeurs purs, toutes les bonnes volontés, habitués de l’abbaye ou nouveaux volontaires, pour travailler et chanter avec lui, ponctuellement ou régulièrement, ou pour l’aider financièrement. Car pour mener à bien son projet audacieux, Fabrice Perrier a besoin de notre soutien, quantifiable et concret. Manifestons-lui par écrit notre intérêt pour ce projet et notre engagement à ses côtés, avant le mardi 14 mars 2017, en écrivant :

Dans notre monde fragilisé où les repères sont brisés et les valeurs étouffées, ce projet traditionnel et innovant, souhaite apporter, dans le cadre du synode diocésain, une réponse concrète aux aspirations des hommes de notre temps en quête d’absolu, assoiffés de Vérité et de Beauté.

Plus d’informations :


MJC de Rodez : Le programme culturel de la saison 2016-2017

25 septembre 2016

Le programme de la saison culturelle 2016-2017 de la MJC de Rodez (septembre et octobre 2016) :

 

BIEN HOMME  MAL FEMME – Dimoné

Genre : Chanson

Vendredi 30 septembre 2016 à 20 h 30 – MJC de Rodez

Dimoné n’est pas de ces dociles caboteurs longeant le rivage. Il préfère mettre le cap au large, chercher les remous. Ce poète-cartographe sillonne d’impétueux courants intérieurs, vogue de rêves en fantasmes, essuie doutes et constats. Sa plume caresse l’homme « au plus prés de l’os », cisèle le verbe avec élégance, au gré des jeux de mots et doubles sens. D’une voix pénétrante à la fois grave et soyeuse, il distille une poésie sans fard, presque charnelle posée sur une pop mélodique.

 

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OKTOBRE – Florent Bergal – La Cie Oktobre

Genre : Cirque

Mardi 11 octobre 20 h 30 – MJC de Rodez

La table, toujours la table…

C’est Oktobre encore, toujours Oktobre. Il y a quatre personnages, la table et les trois autres. Sous forme de tableaux en solo, duos et trios, ils dessinent un univers sans notion de temps, sans une chronologie logique des faits, avec des personnages extravagants dans un monde de fantaisie noire, entre Alice au Pays des Merveilles et l’Enfer de Dante. La maladresse est la preuve de leur adaptation au temps réel et à la magie, celle de leur disponibilité au possible. Risque, virtuosité, torsion, vitesse sont les ingrédients pour affirmer cela… La douleur aussi… La douceur aussi. Le cirque n’est pas là pour illustrer, il est là pour exprimer.

 

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LADIES FIRST – Marion Muzac – Création 2016

Genre : Danse

Vendredi 21 octobre 2016 à 20 h 30

Voilà une histoire de femmes. De filles même, puisque les interprètes sont des jeunes filles de douze à vingt ans. Sous la houlette de la chorégraphe Marion Muzac, ces danseuses amateurs rendent hommage à quatre pionnières du siècle dernier : Loïe Fuller, Isadora Duncan, Ruth Saint Denis et Joséphine Baker. Le propos de Marion Muzac est clair : mettre les femmes en avant. Ne serait-ce que pour infléchir le déséquilibre hexagonal, où une majorité d’homme dirige la plupart des scènes nationales et des plateaux de cinéma. La réponse de la chorégraphe est à la mesure de l’enjeu.

Plusieurs groupes de jeunes filles venues des quatre coins de France ont suivi en parallèle des ateliers chorégraphiques consacrés à quatre « révolutionnaires » de l’histoire de la danse. A l’issue de ces séqnces, vingt interprètes ont constitué le groupe final qui reflète les multiples visages de l’adolescence d’aujourd’hui. En leur donnant la place sur le plateau, Marion Muzac n’entend pas gommer leurs personnalités. Elle souhaite au contraire valoriser leurs différences en confrontant leurs pratiques avec les grandes figures féminines du début du siècle dernier.

 

Pour plus d’informations : MJC de Rodez ou 05 65 67 01 13


Rodez agglomération : Le musée Soulages fête le 500 000 ème visiteur

18 septembre 2016

Le 16 septembre 2016, le musée Soulages à Rodez a reçu son 500 000 ème visiteur en provenance de Toulouse.

A cette occasion, la communauté d’agglomération de Rodez avait organisé une petite cérémonie pour marquer cet évènement. Depuis son ouverture au public en juin 2014, le musée Soulages connaît en effet une fréquentation soutenue que même les plus optimistes n’avaient pas espéré. Rappelons que la fréquentation attendue initialement variait de 60 000 à 80 000 visiteurs par an, soit plus de 3 fois moins qu’aujourd’hui.

A fin 2015, déjà plus de 350 000 visiteurs s’étaient rendus au musée Soulages. Pour la seule année 2016, à début septembre, celui a accueilli prés de 150 000 visiteurs. A elle seule, l’exposition temporaire Picasso qui se termine le 25 septembre devrait dépasser les 100 000 visiteurs, soit une fréquentation conforme aux attentes.

Plus de deux après son ouverture, le musée Soulages de Rodez confirme ainsi son succès et l’attractivité qu’il exerce dans le domaine des arts. Avec cette dernière exposition temporaire dédiée à Picasso, le musée s’est trouvé propulsé à la une de la presse culturelle nationale qui, peu à peu, découvre ce musée de province au cœur d’une petite ville moyenne. La qualité de ce musée dédiée à ce grand artiste international qu’est Pierre Soulages ainsi que son architecture esthétique et originale tout en acier Corten conçu par le cabinet catalan RCR Arquitectes, n’en finissent pas de surprendre agréablement les visiteurs.

La preuve que l’art et la culture ne se limitent pas à Paris et quelques grandes villes françaises ! Fort d’un succès qui ne devrait pas se démentir dans les années à venir, le musée Soulages devrait rapidement devenir une véritable locomotive pour l’envol du tourisme culturel à Rodez, en Aveyron et dans la région Occitanie, aux côtés des autres grands musées régionaux : Toulouse-Lautrec à Albi, Fabre à Montpellier, Les Abattoirs à Toulouse, Ingres à Montauban…

Rappelons que ce formidable pari et cette réussite, l’agglomération de Rodez le doit à son ancien maire et président, Marc Censi, qui pendant plus de 10 ans n’avait eu de cesse de préparer le terrain et convaincre l’artiste ruthénois lui-même qui, au départ, n’était guère favorable à un tel projet. A force de ténacité et de conviction, Pierre Soulages a fini par en accepter l’idée et fait une première donation à l’agglomération en 2005. Ensuite, le choix des architectes catalans RCR Arquitectes en février 2008 a marqué l’aboutissement du projet. Ces derniers ont travaillé en étroite collaboration et dans le respect de l’artiste ce qui a largement contribué à la réussite du projet.

De ce point de vue, l’aboutissement de ce projet visionnaire et porteur d’attractivité et de dynamisme, constituera à n’en pas douter un véritable tournant dans le développement de Rodez et du département de l’Aveyron. Ce défi considérable, Marc Censi l’a relevé.

Pour autant, il serait injuste d’ignorer l’important travail réalisé par son successeur Christian Teyssèdre pour mener le projet à son terme. Ce d’autant plus qu’à l’époque des élections municipales de 2008, une large majorité de ruthénois de gauche comme de droite, était hostile à la réalisation d’un tel musée, redoutant une dérive des coûts et une fréquentation insuffisante pour couvrir les coûts de fonctionnement. Le nouveau maire de Rodez a su surmonter cette opposition et imposer à sa manière la continuité du projet. Le musée Soulages revient de loin ! Pari tenu.

Même si on peut regretter l’insuffisance de certains aménagements et équipement connexes, non seulement le musée Soulages est aujourd’hui une réalité incontournable de Rodez, mais le budget a globalement été contenu sans subir de surcoût notable par rapport aux prévisions (environ 24 millions d’euros). Qui plus est, le budget alloué au fonctionnement des 3 musées ruthénois du dépendant aujourd’hui de Rodez agglomération (Soulages, Fenaille et Denys Puech), reste pour l’instant dans des proportions raisonnables et s’autofinance quasi-intégralement sur les recettes. Ce qui est plutôt rare de nos jours.

Il reste maintenant à consolider ce succès dans les années à venir et faire en sorte que l’accueil des visiteurs, généralement habitués aux grands musées nationaux et internationaux, soit à la hauteur des enjeux. Avec demain la probable création d’un grand hôtel aux normes internationales, grâce au musée Soulages, Rodez et l’Aveyron devraient à l’avenir pouvoir capter une clientèle touristique qui jusqu’alors échappait à notre département. Mille fois merci M. Soulages !


Une nouvelle grande région est née : l’Occitanie

6 juillet 2016

La refonte de la carte régionale initiée par le gouvernement socialiste, visant à ramener de 22 à 13 le nombre de régions françaises, avait abouti à la fusion des deux régions languedociennes : Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Par delà les nombreuses critiques à l’encontre de cette réforme, à défaut d’aboutir à de réelles économies, il est au moins une chose que personne ne conteste : c’est la grande proximité et cohérence entre ces deux régions historiquement très proches.

Lors des élections régionales de 2015, la majorité s’était engagée à valider une dénomination qui favorise une certaine unité régionale. A l’issue de ces élections, même s’il n’a recueilli qu’un peu plus de 200 000 suffrages, le vote organisé par la nouvelle région sur la base de propositions des dénominations : Occitanie, Sud de France, Languedoc, Midi-Languedoc …. Au final c’est « Occitanie » qui l’a largement emporté. On peut regretter de ne pas avoir opté pour une région Occitanie-Catalogne ou Languedoc-Catalogne. C’était probablement trop demander pour l’Etat français qui refuse toujours (fait unique au sein de l’Union européenne) d’adopter la charte européenne des langues régionales, dont l’occitan fait partie.

N’en déplaise à ce dernier, l’évolution d’une Europe des régions est durablement enclenchée même s’il faudra du temps pour y parvenir, comme le démontre les régions telles la Catalogne, l’Ecosse, la Lombardie, la Corse… Les vieux Etats nations issus des dernières guerres sont aujourd’hui bien dépassés avec une évolution inéluctable vers une Europe fédéraliste face à la mondialisation qui s’intensifie.

Cette nouvelle dénomination a été validée par la majorité régionale fin juin 2016. Dorénavant, sauf décision contraire du Conseil d’Etat, la nouvelle grande région s’appelle Occitanie.

Même si l’on peut regretter qu’elle n’ait pas préféré « Languedoc » qui recouvre plus justement le périmètre de la nouvelle région, Occitanie n’en reste pas moins un beau nom, à fort caractère, qui permet de bien identifier ce qui est aujourd’hui le cœur de ce que fût jadis la grande et riche région occitane qui s’étendait de Bordeaux, à Limoges, Clermont-Ferrand et le sud de Lyon et Grenoble.

La nouvelle région Occitanie doit maintenant se mettre en marche et trouver au plus vite les synergies indispensables pour créer une grande région, forte et dynamique. Les occitans attendent maintenant des actes concrets pour renforcer la cohérence de notre nouvelle région.

La nouvelle région Occitanie en quelques chiffres :

  • Population : 5.7 millions d’habitants, soit la 5ème région française
  • Principales agglomérations : Toulouse 750 000 habitants ; Montpellier 550 000 habitants ; Perpignan 280 000 habitants ; Nîmes 240 000 habitants ; Tarbes : 95 000 habitants ; Albi : 84 000 habitants ; Montauban : 75 000 habitants…
  • Economie : PIB régional de 152.1 milliards d’euros, soit 7.2 % de la richesse nationale (2013) – PIB par habitant : 26 684 €
  • Taux moyen de chômage : 12% contre 10.4% au plan national
  • Budget : 2.4 milliards d’euros, pour 1.4 milliards de dette
  • Pôles d’enseignement supérieur et de recherche de Toulouse et Montpellier représentent 210 000 étudiants et plus de 30 000 chercheurs

Plus d’informations : Région Occitanie