Abbaye de Bonnecombe : Un projet pour sauver ce haut lieu du patrimoine aveyronnais

26 février 2017

L’Abbaye de Bonnecombe, Par le maître de chapelle Fabrice Perrier

Considérant l’urgence de la situation, fin 2016, le Maître de chapelle Fabrice Perrier a écrit à Monseigneur Fonlupt pour lui faire part de son projet pour l’abbaye de Bonnecombe. Dans quelques jours, mardi 14 mars prochain, l’évêque de Rodez recevra le maître de chapelle pour en parler.

Musicien professionnel du culte catholique, chef d’orchestre et directeur de musique sacrée, chantre et chef de choeur, organiste et compositeur, âgé de 45 ans, Fabrice Perrier est spécialiste de la Liturgie Monastique des Heures et du chant grégorien notamment cistercien, ayant exercé ses fonctions dans des monastères, cathédrale, sanctuaire, etc. Il propose donc de redonner à l’abbaye sa pleine dimension artistique et musicale, accompagné en cela par une artiste, maître verrier et photographe d’art.

Tous deux ont proposé de venir résider à Bonnecombe dès ce printemps afin de ne laisser trop longtemps, ni l’abbaye inhabitée, ni le domaine sans entretien ; de maintenir la dynamique insufflée par leurs prédécesseurs avec toute une équipe de bénévoles ; et préserver l’abbaye non seulement des inévitables dégradations du temps mais surtout des déprédations volontaires. Car Bonnecombe est un lieu saint, consacré à « Notre Dame » depuis 850 ans, le 3 janvier 1167 exactement, et le lieu de sépulture, dans le cimetière de l’abbaye, des moines cisterciens qui y vécurent jusqu’en 1965. Il va de soi qu’on ne peut pas y faire n’importe quoi, par respect des défunts et honneur à la Vierge, et non plus en faire, sans commettre de sacrilège ou de profanation, un complexe hôtelier cinq étoiles ou un centre socio-culturel.

Le projet de Fabrice Perrier, qui se veut donc à la fois spirituel et culturel, répond ainsi parfaitement aux exigences de la consécration des lieux, en se déployant autour des deux axes principaux de la tradition monastique, à savoir, la prière et le travail,  « Ora et labora » selon l’expression consacrée : la prière, avec les sept offices de la journée (des Matines à Complies, avec les Vêpres musicales et solennelles aux jours de Fêtes, bientôt retransmises sur les ondes de Radio-Présence, espérons-le !) et la Veillée pendant la nuit (les Vigiles) ; le travail, essentiellement manuel, avec l’entretien des bâtiments et du domaine, la cuisine et le jardin, l’accueil des hôtes et des bénévoles, sans oublier l’atelier de vitrail et l’étude musicale.

Afin de donner à son projet sa véritable dimension, le maître de chapelle sollicite dès à présent les bonnes âmes et les coeurs purs, toutes les bonnes volontés, habitués de l’abbaye ou nouveaux volontaires, pour travailler et chanter avec lui, ponctuellement ou régulièrement, ou pour l’aider financièrement. Car pour mener à bien son projet audacieux, Fabrice Perrier a besoin de notre soutien, quantifiable et concret. Manifestons-lui par écrit notre intérêt pour ce projet et notre engagement à ses côtés, avant le mardi 14 mars 2017, en écrivant :

Dans notre monde fragilisé où les repères sont brisés et les valeurs étouffées, ce projet traditionnel et innovant, souhaite apporter, dans le cadre du synode diocésain, une réponse concrète aux aspirations des hommes de notre temps en quête d’absolu, assoiffés de Vérité et de Beauté.

Plus d’informations :


MJC de Rodez : Le programme culturel de la saison 2016-2017

25 septembre 2016

Le programme de la saison culturelle 2016-2017 de la MJC de Rodez (septembre et octobre 2016) :

 

BIEN HOMME  MAL FEMME – Dimoné

Genre : Chanson

Vendredi 30 septembre 2016 à 20 h 30 – MJC de Rodez

Dimoné n’est pas de ces dociles caboteurs longeant le rivage. Il préfère mettre le cap au large, chercher les remous. Ce poète-cartographe sillonne d’impétueux courants intérieurs, vogue de rêves en fantasmes, essuie doutes et constats. Sa plume caresse l’homme « au plus prés de l’os », cisèle le verbe avec élégance, au gré des jeux de mots et doubles sens. D’une voix pénétrante à la fois grave et soyeuse, il distille une poésie sans fard, presque charnelle posée sur une pop mélodique.

 

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OKTOBRE – Florent Bergal – La Cie Oktobre

Genre : Cirque

Mardi 11 octobre 20 h 30 – MJC de Rodez

La table, toujours la table…

C’est Oktobre encore, toujours Oktobre. Il y a quatre personnages, la table et les trois autres. Sous forme de tableaux en solo, duos et trios, ils dessinent un univers sans notion de temps, sans une chronologie logique des faits, avec des personnages extravagants dans un monde de fantaisie noire, entre Alice au Pays des Merveilles et l’Enfer de Dante. La maladresse est la preuve de leur adaptation au temps réel et à la magie, celle de leur disponibilité au possible. Risque, virtuosité, torsion, vitesse sont les ingrédients pour affirmer cela… La douleur aussi… La douceur aussi. Le cirque n’est pas là pour illustrer, il est là pour exprimer.

 

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LADIES FIRST – Marion Muzac – Création 2016

Genre : Danse

Vendredi 21 octobre 2016 à 20 h 30

Voilà une histoire de femmes. De filles même, puisque les interprètes sont des jeunes filles de douze à vingt ans. Sous la houlette de la chorégraphe Marion Muzac, ces danseuses amateurs rendent hommage à quatre pionnières du siècle dernier : Loïe Fuller, Isadora Duncan, Ruth Saint Denis et Joséphine Baker. Le propos de Marion Muzac est clair : mettre les femmes en avant. Ne serait-ce que pour infléchir le déséquilibre hexagonal, où une majorité d’homme dirige la plupart des scènes nationales et des plateaux de cinéma. La réponse de la chorégraphe est à la mesure de l’enjeu.

Plusieurs groupes de jeunes filles venues des quatre coins de France ont suivi en parallèle des ateliers chorégraphiques consacrés à quatre « révolutionnaires » de l’histoire de la danse. A l’issue de ces séqnces, vingt interprètes ont constitué le groupe final qui reflète les multiples visages de l’adolescence d’aujourd’hui. En leur donnant la place sur le plateau, Marion Muzac n’entend pas gommer leurs personnalités. Elle souhaite au contraire valoriser leurs différences en confrontant leurs pratiques avec les grandes figures féminines du début du siècle dernier.

 

Pour plus d’informations : MJC de Rodez ou 05 65 67 01 13


Rodez agglomération : Le musée Soulages fête le 500 000 ème visiteur

18 septembre 2016

Le 16 septembre 2016, le musée Soulages à Rodez a reçu son 500 000 ème visiteur en provenance de Toulouse.

A cette occasion, la communauté d’agglomération de Rodez avait organisé une petite cérémonie pour marquer cet évènement. Depuis son ouverture au public en juin 2014, le musée Soulages connaît en effet une fréquentation soutenue que même les plus optimistes n’avaient pas espéré. Rappelons que la fréquentation attendue initialement variait de 60 000 à 80 000 visiteurs par an, soit plus de 3 fois moins qu’aujourd’hui.

A fin 2015, déjà plus de 350 000 visiteurs s’étaient rendus au musée Soulages. Pour la seule année 2016, à début septembre, celui a accueilli prés de 150 000 visiteurs. A elle seule, l’exposition temporaire Picasso qui se termine le 25 septembre devrait dépasser les 100 000 visiteurs, soit une fréquentation conforme aux attentes.

Plus de deux après son ouverture, le musée Soulages de Rodez confirme ainsi son succès et l’attractivité qu’il exerce dans le domaine des arts. Avec cette dernière exposition temporaire dédiée à Picasso, le musée s’est trouvé propulsé à la une de la presse culturelle nationale qui, peu à peu, découvre ce musée de province au cœur d’une petite ville moyenne. La qualité de ce musée dédiée à ce grand artiste international qu’est Pierre Soulages ainsi que son architecture esthétique et originale tout en acier Corten conçu par le cabinet catalan RCR Arquitectes, n’en finissent pas de surprendre agréablement les visiteurs.

La preuve que l’art et la culture ne se limitent pas à Paris et quelques grandes villes françaises ! Fort d’un succès qui ne devrait pas se démentir dans les années à venir, le musée Soulages devrait rapidement devenir une véritable locomotive pour l’envol du tourisme culturel à Rodez, en Aveyron et dans la région Occitanie, aux côtés des autres grands musées régionaux : Toulouse-Lautrec à Albi, Fabre à Montpellier, Les Abattoirs à Toulouse, Ingres à Montauban…

Rappelons que ce formidable pari et cette réussite, l’agglomération de Rodez le doit à son ancien maire et président, Marc Censi, qui pendant plus de 10 ans n’avait eu de cesse de préparer le terrain et convaincre l’artiste ruthénois lui-même qui, au départ, n’était guère favorable à un tel projet. A force de ténacité et de conviction, Pierre Soulages a fini par en accepter l’idée et fait une première donation à l’agglomération en 2005. Ensuite, le choix des architectes catalans RCR Arquitectes en février 2008 a marqué l’aboutissement du projet. Ces derniers ont travaillé en étroite collaboration et dans le respect de l’artiste ce qui a largement contribué à la réussite du projet.

De ce point de vue, l’aboutissement de ce projet visionnaire et porteur d’attractivité et de dynamisme, constituera à n’en pas douter un véritable tournant dans le développement de Rodez et du département de l’Aveyron. Ce défi considérable, Marc Censi l’a relevé.

Pour autant, il serait injuste d’ignorer l’important travail réalisé par son successeur Christian Teyssèdre pour mener le projet à son terme. Ce d’autant plus qu’à l’époque des élections municipales de 2008, une large majorité de ruthénois de gauche comme de droite, était hostile à la réalisation d’un tel musée, redoutant une dérive des coûts et une fréquentation insuffisante pour couvrir les coûts de fonctionnement. Le nouveau maire de Rodez a su surmonter cette opposition et imposer à sa manière la continuité du projet. Le musée Soulages revient de loin ! Pari tenu.

Même si on peut regretter l’insuffisance de certains aménagements et équipement connexes, non seulement le musée Soulages est aujourd’hui une réalité incontournable de Rodez, mais le budget a globalement été contenu sans subir de surcoût notable par rapport aux prévisions (environ 24 millions d’euros). Qui plus est, le budget alloué au fonctionnement des 3 musées ruthénois du dépendant aujourd’hui de Rodez agglomération (Soulages, Fenaille et Denys Puech), reste pour l’instant dans des proportions raisonnables et s’autofinance quasi-intégralement sur les recettes. Ce qui est plutôt rare de nos jours.

Il reste maintenant à consolider ce succès dans les années à venir et faire en sorte que l’accueil des visiteurs, généralement habitués aux grands musées nationaux et internationaux, soit à la hauteur des enjeux. Avec demain la probable création d’un grand hôtel aux normes internationales, grâce au musée Soulages, Rodez et l’Aveyron devraient à l’avenir pouvoir capter une clientèle touristique qui jusqu’alors échappait à notre département. Mille fois merci M. Soulages !


Une nouvelle grande région est née : l’Occitanie

6 juillet 2016

La refonte de la carte régionale initiée par le gouvernement socialiste, visant à ramener de 22 à 13 le nombre de régions françaises, avait abouti à la fusion des deux régions languedociennes : Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Par delà les nombreuses critiques à l’encontre de cette réforme, à défaut d’aboutir à de réelles économies, il est au moins une chose que personne ne conteste : c’est la grande proximité et cohérence entre ces deux régions historiquement très proches.

Lors des élections régionales de 2015, la majorité s’était engagée à valider une dénomination qui favorise une certaine unité régionale. A l’issue de ces élections, même s’il n’a recueilli qu’un peu plus de 200 000 suffrages, le vote organisé par la nouvelle région sur la base de propositions des dénominations : Occitanie, Sud de France, Languedoc, Midi-Languedoc …. Au final c’est « Occitanie » qui l’a largement emporté. On peut regretter de ne pas avoir opté pour une région Occitanie-Catalogne ou Languedoc-Catalogne. C’était probablement trop demander pour l’Etat français qui refuse toujours (fait unique au sein de l’Union européenne) d’adopter la charte européenne des langues régionales, dont l’occitan fait partie.

N’en déplaise à ce dernier, l’évolution d’une Europe des régions est durablement enclenchée même s’il faudra du temps pour y parvenir, comme le démontre les régions telles la Catalogne, l’Ecosse, la Lombardie, la Corse… Les vieux Etats nations issus des dernières guerres sont aujourd’hui bien dépassés avec une évolution inéluctable vers une Europe fédéraliste face à la mondialisation qui s’intensifie.

Cette nouvelle dénomination a été validée par la majorité régionale fin juin 2016. Dorénavant, sauf décision contraire du Conseil d’Etat, la nouvelle grande région s’appelle Occitanie.

Même si l’on peut regretter qu’elle n’ait pas préféré « Languedoc » qui recouvre plus justement le périmètre de la nouvelle région, Occitanie n’en reste pas moins un beau nom, à fort caractère, qui permet de bien identifier ce qui est aujourd’hui le cœur de ce que fût jadis la grande et riche région occitane qui s’étendait de Bordeaux, à Limoges, Clermont-Ferrand et le sud de Lyon et Grenoble.

La nouvelle région Occitanie doit maintenant se mettre en marche et trouver au plus vite les synergies indispensables pour créer une grande région, forte et dynamique. Les occitans attendent maintenant des actes concrets pour renforcer la cohérence de notre nouvelle région.

La nouvelle région Occitanie en quelques chiffres :

  • Population : 5.7 millions d’habitants, soit la 5ème région française
  • Principales agglomérations : Toulouse 750 000 habitants ; Montpellier 550 000 habitants ; Perpignan 280 000 habitants ; Nîmes 240 000 habitants ; Tarbes : 95 000 habitants ; Albi : 84 000 habitants ; Montauban : 75 000 habitants…
  • Economie : PIB régional de 152.1 milliards d’euros, soit 7.2 % de la richesse nationale (2013) – PIB par habitant : 26 684 €
  • Taux moyen de chômage : 12% contre 10.4% au plan national
  • Budget : 2.4 milliards d’euros, pour 1.4 milliards de dette
  • Pôles d’enseignement supérieur et de recherche de Toulouse et Montpellier représentent 210 000 étudiants et plus de 30 000 chercheurs

Plus d’informations : Région Occitanie


Aveyron : le 39ème Festival de l’abbaye de Sylvanés

20 juin 2016

La 39ème édition du Festival de l’abbaye de Sylvanés, se déroulera du 10 juillet au 28 août 2016, dans le magnifique site de l’abbaye de Sylvanés dans le sud Aveyron. Comme toujours, il fera la part belle aux musiques sacrées et aux musiques du monde.

Cette édition propose de nous plonger dans des espaces de liberté, de rencontres et d’émotions partagées pour nourrir les esprits de chacun et apaiser nos cœurs dans le monde de violence et de tragédie que nous vivons au quotidien. Michel Wolkowitsky, fondateur et directeur artistique du festival souhaite que la culture, les arts et la musique proposés dans ce haut lieu de la spiritualité contribue à bâtir une culture de paix fondée sur des valeurs fortes et le respect de l’autre.

Cette nouvelle édition du festival conjugue le grand répertoire des œuvres sacrées vocales aux grandes traditions populaires du monde. L’ensemble des concerts se déroulera dans l’exceptionnelle acoustique de l’abbatiale de Sylvanés.

Voici quelques-unes des principales œuvres proposées lors du festival de Sylvanés 2016 :

  • dimanche 12 juillet : « Sospiri d’Amanti », Renaissance d’une musique oubliée : Cantates & arias de Vivaldi, Händel, Bononcini… Avec Nuria Rial, soprano et l’ensemble musical Artmandoline
  • jeudi 14 juillet : « Chants des monastères de Russie », Liturgieb d’hommes Alexandre Nevsky de Saint Petersbourg… Direction musicale : Boris Satsenko
  • dimanche 17 juillet : « Requiem en ré mineur », Sérénade nocturne pour cordes et percussions. Avec Delphine Megret, soprano / Floriane Hasler, mezzo / Bestien Rimondi, ténor. Chœur et orchestre de l’ensemble baroque de Toulouse
  • dimanche 17 juillet : « Il sole non si muove », Cie Rassegna avec chants accompagnés de guitare, viole de gambe, flûte kaval, violon, oud et basse.
  • dimanche 24 juillet : «  Via Crucis » de Franz Liszt et Cantate « Mirjam’s siegesgesang » de Franz Schubbert. Spirito – Chœurs et solistes de Lyon.
  • dimanche 24 juillet : « Mathias Duplessy et les Violons du monde ». Asie, esprit du blues, rythmes celtiques, mélodie de la steppe mongole…
  • dimanche 31 juillet : « Polyphonies en dialogue, Faux bourdons et polyphonies corses ». Ensembles Tavagna et Gillesn Binchois
  • dimanche 31 juillet : « Chants et musiques des anciennes communautés juives de Provence ». Ensemble Nekouda avec Françoise Atlan, chant, oud, galoubet et tambourin, vièle et percussions
  • dimanche 12 août : « Concert spectacle : Si l’amour m’était chanté… ». Les solistes de l’atelier lyrique de l’abbaye de Sylvanés. Direction musicale : Michel Wolkowitsky
  • samedi 06 août : « Nuit à l’Opéra – Airs, duos, Ensembles et chœurs d’opéras ». Vocissimo, chœur lyrique de Camargue. Direction : Michèle Voisinet (Attention : spectable au CREA de Millau)
  • dimanche 07 août : « Maintenant que le ciel… ». Amours, madrigaux et chœurs brisés. Monteverdi, Gabrieli, Marenzio et Gastoldi. Direction : Stéphane Selincak
  • dimanche 07 août : « La Nouba rêvée du Roi Soleil ». XVIII Le Baroque Nomade. Direction : Jean-Christophe Frish
  • lundi 15 août : Concert de la 27ème Académie de chœurs et d’orchestre ». Ave Verum et Requiem de Camille Saint-Saëns. Le grand cœur du 39ème festival – Orchestre Contrepoint. Direction : Michel Piquemal
  • dimanche 21 août : « The Heart of Sound ». Cuncordu de Orosel avec l’ensemble Il Suonar Parlante (Sardaigne). Graciela Gibelli, soprano. Direction : Vittorio Ghielmi
  • dimanche 21 août : «  Tantz ». Musiques des danses Kmezmer, Yiddish et Tziganes d’Europe centrale. Sirba Octet
  • dimanche 28 août : « Gospels et spirituals ». Soul Gospal Academy.

Avec une programmation exceptionnelle au plan régional, le festival de l’abbaye de Sylvanés constitue l’une des grandes manifestations culturelles de cet été en Aveyron.

Plus d’informations sur les spectacles proposés :

 


Rodez : Pablo Picasso sera à l’honneur au musée Soulages tout l’été 2016

9 mai 2016

La dernière grande exposition temporaire du musée Soulages Rodez, consacrée à l’artiste vénézuélien Jesús Rafael Soto, vient de prendre fin.

Alors même qu’elle a eu lieu au cœur de la période hivernale où la fréquentation est habituellement moins importante, à la surprise générale, l’exposition Soto connu un fort succès. La preuve est ainsi apportée qu’avec une belle exposition autour d’un artiste reconnu, le musée Soulages peut attirer, même hors saison. Le tout pour un prix fort raisonnable. Un grand bravo à Benoît Decron le talentueux conservateur du musée.

La nouvelle grande exposition temporaire s’annonce déjà au musée Soulages pour l’été 2016. Elle amènera les visiteurs à découvrir un très grand artiste qui a marqué le 20ème siècle : Pablo Picasso.

Avec cette exposition, le musée Soulages va passer à la vitesse supérieure et ne va pas manquer de faire parler de lui cet été. En effet, grâce à Pierre Soulages, Pablo Picasso fera escale à Rodez du 11 juin au 25 septembre 2016.

Divers chefs-d’oeuvres datant de 1908 à 1962 occuperont la salle d’exposition temporaire jusqu’à la fin du mois de septembre, donnant une coloration particulière à l’été ruthénois. L’exposition alternera des espaces ouverts pour des peintures volumineuses et les alcôves plus secrètes pour les formats moins importants, notamment divers portraits. Cette exposition invite au voyage au cœur du monde cher à Picasso. Cette exposition sera réalisée en collaboration avec le musée national Picasso – Paris, le musée Picasso d’Antibes et le musée Pablo Picasso de Barcelone.

Par les grandes œuvres de Picasso présentes, on peut citer la femme lançant une pierre (1931), le chapeau de paille au feuillage bleu (1936), le portrait de Dora Maar (1937), la chouette sur une chaise (1947) ou la nature morte à la pastèque (1962)… et bien d’autres.

Au total, plus de 90 pièces Picasso seront présentes à Rodez dont 30 peintures, des estampes, une sculpture et un ensemble de photos. Un voyage dans le temps, couvrant une grande partie de l’ouvre de Picasso de 1908 à 1964. Les œuvres proviennent des divers musées dédiés à Pablo Picasso : le musée national Picasso-Paris, les musées Picasso d’Antibes et de Barcelone ainsi que diverses œuvres de collectionneurs privés.

Les œuvres se répartiront selon une représentation propre à Picasso : le cubisme, les natures mortes, les ateliers, le séjour d’Antibes, les nus et les rondeurs, portraits de femmes et photographies. Particularité de cette exposition temporaire, en hommage à l’immensité de l’artiste, certaines œuvres de Picasso seront également réparties sur l’ensemble des salles du musée.

De son côté, le musée Picasso d’Antibes accueille du 02 avril au 26 juin 2016, pas moins de 63 papiers rares brous de noix pour une exposition temporaire dédiée à Pierre Soulages, intitulée « Soulages papiers ». Voilà un échange fort intéressant pour les deux parties et une superbe exposition à ne pas manquer.

Le vernissage de la nouvelle exposition Picasso aura lieu le 10 juin 2016 en fin de journée, au musée Soulages en présence de Pierre Soulages.

Cette grande exposition temporaire au musée Soulages nous promet une fréquentation en forte hausse et des retombées touristiques estivales sans précédent, bien au-delà de toutes les espérances sur l’agglomération de Rodez et l’ensemble du département de l’Aveyron.

De quoi dépasser largement les 500 000 entrées dés cette année 2016 et rassurer les derniers détracteurs du musée Soulages qui n’avaient jamais imaginé qu’un tel succès soit possible à Rodez. Manifestement, en temps de crise et même dans une ville moyenne, la culture reste plus que jamais un atout pour l’animation et le développement économique.

Plus d’informations :


Rodez : En attendant l’Estivada 2016… l’exposition Jean Boudou

2 mai 2016

La nouvelle édition de l’Estivada 2016 devrait être sensiblement différente des précédentes.

En effet, depuis l’édition 2015, la ville de Rodez, propriétaire de l’appellation Estivada, avait décidé de reprendre en main cette importante manifestation. Fini la délégation à l’association Org & Com, comme c’était le cas ces dernières années. En 2016, l’Estivada sera exploitée en régie directe par la ville.

Ce changement s’explique principalement par le coût élevé que devait supporter la ville jusqu’alors. Dés 2016, le coût de fonctionnement devrait être mieux maitrisé, même si la municipalité se veut rassurante en affirmant que les cachets versés aux divers artistes seront en nette augmentation. Quoi qu’il en soit, il reste à espérer que la nouvelle Estivada, qui sera en grande partie portée par les personnels municipaux qui se sont fortement mobilisés, sera à la hauteur des enjeux : la diffusion de la culture et de la langue occitane, mais aussi l’animation de la saison estivale.

Au jour d’aujourd’hui, même si des interrogations subsistent notamment en raison du manque d’information sur le programme de l’édition 2016, l’avenir de l’Estivada paraît assuré. Verdict le 23 juillet prochain, terme des trois jours de festival. En attendant, la municipalité ruthénoise semble tout en œuvre pour réussir cette grande fête de la culture occitane 2016.

En attendant l’Estivada, présentation de l’exposition Jean Boudou

Ce samedi 30 avril, en avant-première, a été présentée dans les salons de l’Hôtel de ville l’exposition consacrée au célèbre écrivain occitan Joan Bodon. Conçue par Lo Cirdoc, en collaboration avec l’Ostal Joan Bodon et le Pôle Aveyron Occitan, elle retrace en vingt panneaux, la vie de ce grand écrivain occitan dont l’œuvre immense est aujourd’hui reconnue à travers le monde. Ceux qui connaissent bien son œuvre n’hésitent d’ailleurs pas à affirmer que s’il avait écrit en français, Jean Boudou figurerait aujourd’hui parmi les grands écrivains du 20ème siècle !

Pour Georg Kremnitz, professeur de philologie à l’université de Vienne et spécialiste des langues romanes, nul doute que Boudou est l’un des grands écrivains du monde moderne… « Il nous appartiendra de faire connaître le plus loin possible cette voix, qui à l’inverse de tant d’autres voies envahissantes, n’est pas fermeture mais ouverture sur un monde plus humain… »

Jean Boudou est né le 11 décembre 1920 à Crespin, un petit village rouergat situé sur le plateau du Ségala. Son père était un paysan silencieux, aimé et craint à la fois. Sa mère, Albanie Balssa, lointaine parente d’Honoré de Balzac et conteuse d’exception, lui a transmis le trésor de la littérature orale occitane qui l’a conduit plus tard à épouser la cause occitane et la richesse de sa langue pour s’exprimer. A travers son œuvre, il s’est engagé en faveur de la langue occitane dans un désir de modernité et d’universalité. Pour autant, son œuvre se veut ouverte sur le monde, pleine d’humanité.

L’exposition qui se tiendra à l’Hôtel de ville de Rodez jusqu’au 23 mai, à travers des textes d’Yves Rouquette, nous fait découvrir le parcours et l’immense œuvre de l’écrivain que fût Jean Boudou, aux carrefours des influences les plus diverses de son siècle.

A travers une séquence de 20 panneaux, l’exposition révèle les mille et une facettes de ce grand écrivain contemporain, trop souvent encore méconnu en France. En prélude à l’Estivada 2016, une exposition passionnante et fort bien conçue à ne pas manquer

L’Estivada 2016 aura lieu du 21 au 23 juillet 2016 à Rodez

Cette exposition consacrée à Jean Boudou marque le début des manifestations organisées par la ville de Rodez, en prélude à l’Estivada 2016. Ainsi, diverses manifestations s’adressant à la fois aux jeunes et aux moins jeunes intitulées : « En attendant l’Estivada » seront proposées toutes les semaines, d’ici le 21 juillet prochain. Le programme détaillé est disponible en mairie.

Plus d’informations :

  • Ville de Rodez
  • Conseil départemental de l’Aveyron
  • Lo Cirdoc (Centre Inter-Regional de Desvolopament de l’Occitan) : Lo CIRDÒC – Mediatèca occitana – es un sindicat mixte creat e administrat per la Region Lengadòc-Rosselhon e la Vila de Besièrs. Es un establiment public de vocacion interregionala cargat d’aparar, de promòure e de far conéisser lo patrimòni e la creacion occitana
  • Pôle Aveyron Occitan : Structure du Conseil départemental de l’Aveyron en charge de promouvoir la langue et la culture occitane. Elle regroupe 3 associations :
    • l’IOA (Institut occitan d’Avairon) a en charge la promotion du patrimoine départemental,
    • ADOC 12 assure la sensibilisation des enfants des écoles primaires à la langue occitane,
    • l’Ostal Joan Bodon gère la maison natale de l’écrivain à Crespin