France : la rentrée 2012 marque enfin le retour aux réalités

28 août 2012

Comme de nombreux pays, l’incertitude plane sur la France en cette fin d’été 2012.

La morosité et l’inquiétude des français sont renforcées par le fait qu’au plan politique, il ne s’est pas passé grand-chose ces derniers mois alors que le pays traverse l’une des plus graves crises de son histoire. Et ce ne sont pas la forte augmentation du chômage et la croissance en berne qui poussent à l’optimisme.

Vainqueur de l’élection présidentielle début mai, M. Hollande tarde en effet à afficher un programme clair et lisible alors que les attentes des uns et des autres sont nombreuses. Que n’avait-il promis ! Ce ne sont pas la mise en œuvre de quelques mesurettes électoralistes, empreintes de dogmatisme et d’inconsistance, qui permettront aux français d’envisager l’avenir avec optimisme.

En effet, nul n’ignore que la crise est profonde et que l’état de nos finances publiques exige des mesures rapides et exemplaires. Il y a urgence à prendre les décisions qui permettront à notre pays de retrouver les chemins de la confiance et de la croissance. Plutôt que des discours, notre pays a besoin d’une politique courageuse qui prenne en compte les réalités présentes et s’attaque aux maux dont souffre notre pays : manque de compétitivité, nécessité de grandes réformes structurelles, défaut de maitrise des dépenses publiques…

Après plus de 100 jours d’exercice du pouvoir, les socialistes n’ont toujours pas pris la mesure de l’ampleur de la crise et esquissé le début d’une politique cohérente visant à répondre aux défis actuels.

Les gesticulations médiatiques de ces dernières semaines n’ont pas rassuré les français, loin s’en faut : au contraire, elles ont contribué au désarroi de ces derniers, y compris d’une partie de celles et  ceux qui ont voté pour Hollande.

Dans ce contexte, devant tant d’incertitudes, les français s’interrogent et redoutent que demain, à défaut d’avoir pris les mesures appropriées en temps et en heure, le gouvernement soit contraint de prendre des décisions drastiques et brutales pour faire face à l’ampleur de la crise.  Les français ont en tête les mesures d’austérité prises dans des pays qui nous sont proches : Espagne, Italie ou Royaume-Uni. Ils savent bien que la France ne pourra s’en sortir sans mettre en œuvre une véritables politique de rigueur et de réduction des dépenses publiques, y compris au plan social.

Les français ne sont pas dupes : ce n’est pas par quelques augmentations d’impôts et quelques mesures sensées relancer la croissance qui vont changer quelque chose à la situation actuelle.

Plutôt que de tergiverser et de refuser de reconnaître que la France ne pourra se passer d’une cure d’austérité pour restaurer l’équilibre de ses finances publiques et de la croissance, M. Hollande et son gouvernement qui disposent aujourd’hui de tous les pouvoirs dans ce pays, seraient bien inspirés d’agir et de prendre les décisions qui s’imposent, même si cela doit déplaire à une partie de son électorat qu’ils ont quelque peu trompé quant-à la réalité de la situation.

Pour les socialistes, le temps de l’action est enfin arrivé. Il y a urgence à prendre les bonnes décisions. Ils seront jugés sur pièce.

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