Joyeux Noël et bonne année 2015 !

24 décembre 2014

La fin de l’année approche à grands pas ! Encore une…

RodezNews vous souhaite un joyeux Noël et vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2015.

Un plan bon Nadal e fin d’annada a totés. A ben leù.

A bientôt sur RodezNews pour toujours plus d’information !


Rodez : Ambiance électrique au dernier conseil municipal de l’année sur fond de règlement de compte au sein de la majorité

20 décembre 2014

Le dernier conseil municipal de l’année devait être consacré principalement au vote du budget primitif 2015. Dés l’ouverture du conseil, la tension était palpable et ressentie dans toute la salle. D’ailleurs, les mines étaient plutôt crispées chez la plupart des membres de la majorité municipale de gauche.

Les raisons de cette ambiance bien particulière au sein d’un conseil municipale avait pour origine l’une des délibérations soumise au conseil municipal et concernait le retrait de la délégation de l’un des adjoints : Daniel Rozoy. Il faut dire que les tensions entre cet adjoint (PRG) et le maire (PS) sont déjà anciennes et se sont visiblement accentuées depuis dernières élections municipales. Rappelons que Christian Teyssèdre, maire PS sortant, avait tenté de conduire une liste municipale sans ses alliés du PRG mais qu’au dernier moment, face au risque de perdre les élections du fait de la dispersion des listes de gauche, il avait dû se résoudre à faire liste commune.

La guerre entre l’adjoint PRG et la maire PS n’a fait que s’accentuer ces derniers temps, menaçant de s’étendre à l’ensemble du PRG et à terme, de faire éclater la majorité de gauche à la mairie de Rodez. C’est ce qui explique les tensions extrêmes de ces derniers jours au sein de la majorité de gauche au sein du conseil municipal.

Outre les questions liées aux personnes, les prochaines élections départementales du printemps 2015 semblent être à l’origine du conflit actuel entre le PS et le PRG ruthénois. Pour preuve, ces dernières semaines, le PRG laissait entendre qu’il se présentera sur le canton de Rodez 1 (ouest) avec un ticket : Daniel Rozoy / Nicole Laromiguière. Rappelons que le premier est le président départemental du PRG et sa colistière n’est autre que la conseillère générale sortante et ancienne suppléante de Christian Teyssèdre le maire de Rodez. Le tandem PRG y affrontera notamment deux adjoints socialistes. Ce qui rend possible la perte de ce canton classé à gauche au profit de la droite qui devrait se présenter unie.

Pendant quelques jours, le PRG a espéré que le maire retirerait cette délibération de l’ordre du jour du conseil municipal. Il n’en a rien été. Interrogé sur les motifs réels du retrait de la délégation d’adjoint à son 10ème adjoint (PRG), le maire s’est contenté d’asséner qu’il y avait nécessité d’améliorer la cohésion municipale, sans autre commentaire.

Stéphane Mazars, 2ème adjoint (PRG) est aussitôt monté au créneau pour défendre le président de son parti. Il a mis en exergue l’absence de réelles motivations justifiant cette sanction, affirmant que Daniel Rozoy s’était acquitté avec succès des missions qui lui avaient été confiées, tant lors du dernier mandat que du précédent. Et de laisser entendre d’un recours devant le tribunal administratif n’était pas exclu si la délibération devait être adoptée. Au final, même si la tension était réelle, la bataille est restée feutrée et le vote à bulletin secret s’est déroulé sans encombre.

Manifestement, les élus de la majorité avaient été bien briefés avant le conseil, et sans surprise, par 20 voix pour et 7 contre, 7 abstentions et 1 vote non exprimé, le retrait de la délégation a été adopté. Pour autant, le PRG a voté l’ensemble des délibérations proposées, à commencer par le budget primitif et les budgets annexes.

Voilà qui promet de sérieuses tensions et autres règlements de comptes au sein de la majorité municipale de gauche dans les mois à venir. Une fracture de plus en plus marquée et qui devrait s’accentuer à l’issue des prochaines élections départementales, surtout si des cantons ruthénois sont perdus du fait des divisions de la gauche.

Pour l’essentiel, le budget primitif 2015 a été adopté. L’opposition a voté contre au motif que ce budget manquait cruellement d’ambition et de ligne directrice avec des investissements en forte baisse, marquant ainsi un mouvement de yoyo sans précédent préjudiciable au développement de l’économie locale. Fort heureusement, en 2015, la dette qui avait augmenté fortement au cours du mandat précédent (1) devrait enfin baisser et les impôts locaux rester stables.

Parmi les délibérations qui ont fait débat, il y avait celle concernant le non-renouvellement de l’adhésion à l’association départementale des maires ainsi qu’à celle des maires de France (AMF). Une décision incompréhensible pour l’opposition au moment où les réformes territoriales et la pression financière sur les communes s’accentue et que, de ce fait, elles ont plus que jamais besoins d’un soutien juridique efficace. Rappelons également que 100% des maires de l’Aveyron adhèrent à l’association et 8% au plan national, toute sensibilité politique confondue. Ce qui risque d’affaiblir et d’isoler la commune. Le maire de Rodez a justifié cette décision par les désaccords avec l’actuel président de l’association départementale. Le retrait de la commune de Rodez de ces deux instances a été adopté par la majorité ; l’opposition ayant voté contre.

La dernière délibération a concerné l’adoption du budget prévisionnel du Tour de France 2015 dont Rodez sera ville étape. A ce stade, le coût est évalué à 520 000 euros, dont 210 000 euros de cotisation à la société du Tour de France. L’agglomération du Grand Rodez, la Région et le Département participant également au financement, la ville de Rodez ne devrait finalement supporter que 210 000 euros.

Ceci terminait le dernier conseil municipal de l’année à Rodez. Nul doute que l’année 2015 sera politiquement très animée au sein de la gauche ruthénoise avec deux élections importantes, les départementales et les régionales qui risquent de réserver quelques surprises.

  • La dette consolidée de la ville de Rodez (budget principal + budgets annexes) s’élevait à 20.9 millions d’euros au 01/01/2008. Au 31/12/2013, elle s’établissait à 32.8 millions d’euros, soit une augmentation de prés de 12 millions d’euros en un mandat. A noter qu’au 31/12/2014, cette même dette consolidée devrait baisser aux alentours 28 millions d’euros et approcher les 25 millions d’euros à fin 2015 si l’on en croit les prévisions du budget primitif relatif à 2015.

Angela Merkel est aujourd’hui seule aux commandes pour sauver l’Europe

12 décembre 2014

Depuis sa création et jusqu’en 2012, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l’Union européenne était pilotée conjointement par l’Allemagne et la France, un duo qui constituait depuis toujours le véritable moteur de l’Europe et qui avait permis d’importantes avancées politiques.

Alors dans l’opposition, la gauche française et M. Hollande en personne n’avaient de cesse de critiquer la position de la France, qui à les entendre, était trop alignée sur les positions allemandes. Depuis 2012 et l’arrivée surprise de ce dernier à l’Elysée, on ne peut que constater les dégâts. La France est aujourd’hui KO debout et inexistante, incapable d’impulser la moindre réforme. Heureusement, Angela Merkel, la mère de l’Allemagne et de l’Europe moderne, tient solidement les commandes.

En quelques années seulement, la France socialiste s’est affaiblie et discréditée, incapable de se réformer, de maitriser ses déficits publics et sa dette en dépit de taux d’intérêts les plus bas jamais enregistrés. M. Hollande a réussi à faire de la France le plus mauvais élève de l’Union européenne que l’on montre aujourd’hui du doigt. Non seulement la France, si prompte à donner des leçons, est aujourd’hui la risée du monde entier mais elle menace maintenant d’entraîner l’Europe dans la spirale de la dépression.

Un bilan en tous points désastreux pour Hollande, discrédité dans son propre pays où il ne présente guère plus de 13% d’opinions favorables. Jamais un président français n’avait connu pareille descente aux enfers et une si piètre image à l’étranger. Rappelez-vous pourtant pendant la campagne présidentielle de 2012 : « Moi président,…. ! »

Elle est aujourd’hui bien loin l’époque où la France faisait jeux égal avec l’Allemagne à la tête de l’Union européenne ; cette France qui a sauvé le monde d’une crise financière sans précédent en 2008. Heureusement, Madame Angela Merkel, la chancelière allemande est solidement installée aux commandes de son pays et, de fait, de l’Europe. La politique conduite par Berlin est aujourd’hui un facteur de crédibilité et de sécurité pour l’ensemble de l’Europe. Jusqu’à quand ?

Elle vient d’être triomphalement réélue à la tête de la CDU pour la 8ème fois consécutive avec 96.70% des voix. Non sans une certaine modestie, elle s’est contentée d’affirmer : « Nous avons accompli beaucoup ». Parmi les promesses tenues depuis neuf ans qu’elle est à la tête du pays, une lui tient particulièrement à cœur : l’adoption du premier budget en équilibre depuis 1969. Ce qui a fait dire au très respecté Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances : « Elle a mieux réussi que beaucoup d’autres leaders européens…  C’est une nouvelle forme de leadership. Ce n’est pas aussi flamboyant que Napoléon mais elle connaît plus de succès ! ». Autant dire que du côté de nos amis allemands, il ne vient à l’idée de personne de contester l’autorité de la Chancelière.

Dans son discours devant la CDU, comme pour fustiger l’attitude de certains pays dont la France, Angela Merkel a une nouvelle fois rappelé l’importance des règles communes en Europe. « Si finalement nous ne respections pas ce que nous avons décidé ensemble pendant la crise, alors nous sèmerions le doute ; ce qui serait mauvais pour l’Europe. Le fait que nous parlions constamment du pacte de stabilité et de croissance, et que nous disions qu’il faut le respecter, ce n’est pas du rigorisme allemand, mais c’est une question de confiance ». Une véritable baffle pour la France qui parle beaucoup et demande aux autres de faire des efforts sans respecter ses propres engagements ! Heureusement que l’Allemagne est là avec sa rigueur pour rassurer et donner confiance au reste du monde.

Dans une récente interview au quotidien Welt am Sonntag Angela Merkel va plus loin encore. Elle n’hésite pas à affirmer que le compte n’y est pas et invité la France et l’Italie à plus d’efforts.: « La France n’a pas mené les réformes nécessaires et met en danger non seulement l’équilibre économique de l’Europe mais aussi la crédibilité des règles communes, en ne respectant pas les limites de déficit autorisées dans la zone euro… ». Berlin a accentué la pression sur Paris et Rome : « La Commission européenne a établi un calendrier selon lequel la France et l’Italie devront présenter des mesures supplémentaires. C’est justifié car les deux pays se trouvent effectivement dans un processus de réformes ». Elle a poursuivi : « La Commission a aussi dit de façon claire que ce qui est jusqu’à présent sur la table n’est pas encore suffisant. Ce avec quoi je suis d’accord. »

Après plus de 60 ans d’entente cordiale exemplaire, les tensions entre la France et l’Allemagne ne font que commencer. Et ce ne sont pas les mini-réformes de Macron qui vont rassurer nos amis allemands de plus en plus dépités par la désinvolture et l’amateurisme du gouvernement socialiste français qui ne cesse de différer les réformes. Berlin n’est nullement dupe des gesticulations françaises.

A juste titre, l’Allemagne craint que la France et l’Italie ne finissent par plonger l’Europe dans une croissance faible et durable. Berlin s’agace de devoir payer le prix fort alors que le pays a toujours respecté ses engagements et qu’il engrange le prix des réformes engagées et des importants sacrifices consentis suite à la réunification. Pourquoi, en effet, l’Allemagne devrait-elle payer pour la France et l’Italie ?

Tout laisse à penser que l’Allemagne soutiendra fermement la Commission européenne dans les prochains mois. La chancelière n’a pas oublié le fait que les pays de la zone euro, dont la France, ont donné à Bruxelles la responsabilité de veiller sur les budgets nationaux. Que cela plaise ou non, les pays de la zone euro ne sont plus entièrement souverains en ce domaine. C’est l’une des conditions de l’adhésion à la zone euro qui a été acceptée par la France comme les autres pays. En ce domaine, la Commission européenne fera son travail le moment venu et ne manquera pas de sanctionner la France si elle ne respecte pas ses engagements.

La France n’a plus le choix. Elle doit engager les réformes de structures qui s’imposent. Angela Merkel est la seule chance pour l’Europe de sortir de la crise actuelle.


Aveyron : Plus d’un an après Bouygues-Télécom et Orange, SFR et Free Mobile déploient enfin leurs réseaux 4G

8 décembre 2014

és Bouygues-Bouygues-Télécom avait été le premier opérateur mobile à déployer son réseau 4G à Rodez et en Aveyron courant 2013, suivi en fin d’année dernière par Orange. Depuis quelques jours, SFR a enfin ouvert son réseau 4G sur l’agglomération ruthénoise.

Même si le réseau SFR en Aveyron dispose d’une bonne couverture en 3G++ (norme HSPA+/H+) qui permet des hauts débits pouvant aller jusqu’à 42 Mbits, nombre de clients attendaient l’arrivée de la 4G. Globalement, elle devrait assurer une bien meilleure couverture en très haut débit. A l’heure actuelle, seule l’agglomération ruthénoise est concernée mais dans le courant de l’année 2015, SFR devrait étendre sa couverture 4G aux principales agglomérations et axes routiers du département pour combler progressivement son retard.

Du côté de Free Mobile, le quatrième réseau mobile français met les bouchées doubles. En dépit d’un réseau 3G+/H+ encore modeste en Aveyron, le trublion des télécom mise sur la 4G pour conserver ses clients et contrer ses concurrents qui ont une longueur d’avance. Sur le département, plusieurs émetteurs 4G ont été activés à fin 2014 et d’autres devraient suivre courant 2015.

Sur la seule agglomération de Rodez, au jour d’aujourd’hui, les réseaux 4G d’Orange et Bouygues-Télécom disposent de 6 émetteurs chacun, contre à 3 à SFR.

Concernant le département de l’Aveyron, les 4 réseaux mobiles français devraient couvrir l’essentiel des zones urbaines d’ici la fin de l’année 2015 (environ 50% de la population). Pour les régions rurales excentrées, il faudra probablement attendre beaucoup plus longtemps pour voir débarquer la 4G. Heureusement, la 3G+/H+ qui offre des hauts débits satisfaisants couvre entre 40% et 80% de la population du département selon les opérateurs mobiles (voir carte des émetteurs ci-dessous).

En décembre 2014, la répartition par opérateur des émetteurs 4G actifs en Aveyron est la suivante : Bouygues-Télécom : 17 antennes ; Orange : 14 antennes ; Free Mobile : 6 antennes ; SFR : 3 antennes

A propos des hauts débits et très hauts débits mobiles :

  • La norme 3G/3G+ (UMTS/HSPA) : Les trois réseaux historiques disposent d’une bonne couverture en 3G et 3G+ (H) en Aveyron, de l’ordre de 90% de la population. Ce qui permet ainsi de surfer, de regarder la TV ou consulter ses emails dans des conditions satisfaisantes un peu partout dans le département (débit entre 4 et 20 Mbits). Par contre, quelques zones rurales faiblement peuplées sont encore en 2G (GPRS).
  • La norme H+ (HSPA+ ou DC) : Evolution de la 3G+, la H+ permet des débits théoriques pouvant aller jusqu’à 42 Mbits. Elle est disponible sur les principales zones urbanisées du département et principalement les bassins du Grand Rodez, de Millau et Saint Affrique, Villefranche-de-Rouergue, de Decazeville-Aubin-Firmi-Cransac, de Réquista, Espalion et de quelques autres zones en cours de déploiement. Tous opérateurs confondus, fin 2014, on peut estimer qu’environ 60 à 75% % de la population aveyronnaise dispose d’une couverture H+ à l’exception de Free Mobile dont le réseau départemental est encore naissant. Avec des débits proches de la 4G, la H+ permet des hauts débits très fluides et satisfaisants.
  • 4G (LTE) : A fin 2014, les 4 réseaux mobiles français ont déployé ou sont en train de déployer le très haut débit mobile (jusqu’à 150 Mbits théoriques) sur l’agglomération du Grand Rodez. A cette même date, les réseaux 4G de Bouygues-Télécom et Orange couvrent aussi les principales zones urbaines du département (environ 50% de la population) tandis que ceux de SFR et Free Mobile devraient avoir rattrapé leur retard courant 2015.

Plus d’information sur les réseaux mobiles en France :


France : Une pseudo réforme territoriale qui ne règle rien

4 décembre 2014

La réforme des collectivités territoriales, réforme structurelle s’il en est, avait été engagée dés 2008 par Nicolas Sarkozy alors président de la République. Cette refonte de l’organisation territoriale française s’était traduite par une série de lois dont celle portant référence n° 2010-1563 du 16 décembre 2010. Elle devait entrer en vigueur à partir de 2015, date des élections départementales et régionales.

La réforme prévoyait notamment de fusionner le mandat de conseiller général et de conseiller régional par un seul et même élu : le conseiller territorial qui devait siéger à la fois au Département et à la Région. A terme, cette importante réforme visait à fusionner les départements avec les régions qui auraient progressivement hérité des principales compétences des Conseil généraux. Elle avait l’avantage de s’attaquer au millefeuille administratif et à supprimer progressivement le département.

Au plan communal, la réforme encourageait les fusions, les rapprochements de communes et autres intercommunalités au sein de structures intercommunales beaucoup plus importantes ; ce qui, ici aussi, devait permettre à terme de réduire en douceur, le nombre de communes françaises. Il y avait dans cette réforme une véritable cohérence et un souci indiscutable de simplifier et réduire le nombre de strates administratives françaises avec d’importantes économies à la clef. Une véritable réforme de structure très attendue et salutaire pour la France.

La gauche abroge la réforme territoriale prévue et la remplace par une pseudo-réforme qui ne règle rien

A peine élu en 2012, au nom d’une idéologie socialiste d’arrière garde, François Hollande s’est empressé de revenir sur bon nombre de réformes réalisées par Nicolas Sarkozy, dont la réforme territoriale qui a fait l’objet d’une abrogation pure et simple. En quelques mois et au mépris des consultations précédentes, les gouvernements Ayrault et Valls ont pondu leur réformette, histoire probablement de dire qu’ils ont fait quelque chose dans ce domaine.

Cette nouvelle réforme territoriale s’est déroulée à la hussarde, sans réelle concertation avec les élus locaux. La réforme des départements avec un redécoupage à la hache totalement fantaisiste des cantons, en est un bel exemple. Au final, son seul et véritable objectif non avoué n’est autre que de favoriser l’élection d’un maximum d’élus de gauche et ainsi de faire basculer nombre de départements traditionnellement à droite, comme l’Aveyron, le Cantal, la Haute-Loire ou la Lozère. Si le nombre de cantons a été réduit et leur population rééquilibrée, c’est au prix d’un découpage absurde et incohérent, sans rapport avec les réalités locales et les bassins de vie existants. Qui plus est, là où il n’y avait jusqu’alors qu’un seul élu par canton, il y en aura dorénavant deux, un duo composé d’un homme et d’une femme dont on ne voit pas très bien comment le tandem va pouvoir fonctionner efficacement.

Tout ce remue-ménage et charcutage électoral pour à terme envisager la suppression des Conseil généraux. En attendant, les prochaines élections départementales devraient avoir lieu les 22 et 29 mars 2015 sur les bases de ces nouveaux redécoupages. Selon les prévisions actuelles, malgré ce charcutage réalisé pour favoriser la gauche, les formations politiques liées au gouvernement socialiste devraient connaître une véritable déroute électorale !

Une réforme des régions tout aussi absurde et incohérente

Le seul grand principe qui semble avoir prévalu au niveau gouvernemental, a été de réduire arbitrairement le nombre de régions en agglomérant par la force des zones géographiques et des populations très disparates et sans point commun. Des régions faites de bric et de broc, le plus souvent contre l’avis des élus et des populations, du fait d’un découpage aussi aberrant qu’incohérent, réalisé par quelques technocrates depuis leurs bureaux parisiens.

Ainsi, selon les plans établis sans rappeler certaines pratiques plus soviétiques que démocratiques, les nouvelles régions françaises devraient se situer en moyenne autour de 5 millions d’habitants. L’article premier de la loi votée par l’Assemblée nationale le 20 novembre 2014, prévoit que le nombre de nouvelles régions est limité à 13 contre 22 antérieurement. Dans quel but ? Pour quelle efficacité et pertinence ? Où sont la simplification et les économies d’échelle attendues d’une telle réformette ? On est très loin de la réduction du mille feuille administratif et des réformes de structures attendues.

Contrairement à ce prétend le gouvernement socialiste français en se fondant sur une vision erronée des réalités administratives et des influences régionales, la réforme des régions telle qu’envisagée, loin de générer des économies, entraînera inévitablement des surcoûts. Pour ne citer que la nouvelle région issue du rapprochement de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon, bien que probablement la plus cohérente de toutes car correspondant à une seule et même entité géographique et historique, Martin Malvy (président de l’actuelle région Midi-Pyrénées) affirme que du fait de la localisation excentrée par rapport à Toulouse, il faudra nécessairement conserver à Montpellier une part importante de l’administration régionale ; ce qui ne pourra que générer des coûts supplémentaires plutôt qu’une réduction. Effectivement, il pourra difficilement en être autrement !

N’oublions pas que la seule réforme des communes et la mise en place des intercommunalités a abouti au recrutement de centaines de milliers de fonctionnaires supplémentaires. Combien coûtera la réforme régionale ?

Outre la simplification du mille-feuille administratif, l’objectif de la réforme territoriale doit être de renforcer la cohérence territoriale tout en réduisant les coûts de fonctionnement

La réforme actuelle est fondée sur des informations fantaisistes et erronées de quelques décideurs parisiens. Contrairement à ce qui est souvent affirmé à tort, globalement les régions françaises ne sont pas plus petites que celles des autres pays de l’Union européenne.

Ainsi, la population moyenne des 21 régions continentales françaises s’établit à 2,8 millions d’habitants ; un chiffre quasi-identiques à celui des 20 régions italiennes (2.9 millions d’habitants). De leur côté, la population moyenne des 17 communautés autonomes espagnoles est de 2,5 millions, soit un peu moins que la moyenne des régions françaises. En Allemagne, bien que les régions soient moins nombreuses, la population des 15 Länders est d’environ 5 millions d’habitants. Pour autant, la disparité de population est très importante d’un länder à un autre puisque 8 sur 15 sont plus petits que la moyenne française. On peut ainsi citer Brême (650 000 habitants), la Sarre (995 000 habitants), Le Mecklembourg (1 650 000 habitants), Hambourg (1 700 000 habitants) et la Thuringe (2 190 000 habitants). L’Allemagne comporte également les plus grandes régions d’Europe avec la Rhénanie du Nord-Westphalie (17 550 000 habitants), la Bavière (12 000 000 habitants) et le Bade-Wurthemberg (10 500 000 habitants).

Pour autant, personne en Allemagne n’a jamais envisagé de revoir la taille des régions, notamment en fusionnant les plus petites ! La preuve aussi que la coexistence de petites et grandes régions ne nuit pas au dynamisme et à l’efficacité, bien au contraire. Pour ces raisons, la réforme des régions française telle qu’envisagée n’a aucun sens et justification réelle si ce n’est de réformer pour réformer et laisser croire que l’on s’attaque au millefeuille administratif tant décrié à juste titre. De fait, le motif principal de la réforme n’existe pas.

Au plan régional, depuis 1964, la France est aujourd’hui relativement bien découpée avec des régions globalement cohérentes et historiquement réalistes. Il restait simplement de rapprocher quelques régions historiquement et économiquement proches comme la Haute et de la Basse Normandie. On pouvait aussi penser que la réunion en une seule région des deux régions du Massif-Central (Auvergne et Limousin) faisait sens et aurait renforcé cette région peu peuplée qui rencontre peu ou proue les même problèmes. Au contraire, elles vont se trouver isolées au sein de régions historiquement différentes avec une capitale régionale souvent éloignée. Quant-à l’Alsace, région parmi les plus dynamiques, la pertinence voudrait qu’elle reste elle-même.

La vrai réforme courageuse est celle qui réduit le nombre de strates administratives et, à terme, induit des coûts de fonctionnement réduits. De fait, la réforme territoriale doit avoir pour objectif de ramener le nombre de strates régionales à deux : la région et l’intercommunalité, en supprimant à terme les départements et en réduisant drastiquement le nombre de communes à quelques dizaines d’intercommunalités par département. Seule une telle réforme ferait sens et redynamiserait les régions françaises.

Ce qui signifie une nouvelle répartition cohérente et équilibrée des compétences entre l’Etat, les régions et les intercommunalités. La France n’en est hélas pas encore là !

 


France : L’absurde résolution de l’Assemblée nationale en faveur de la reconnaissance de la Palestine

2 décembre 2014

Ce mardi 02 décembre 2014 ne restera probablement pas dans les annales de l’Assemblée nationale. Sur proposition du parti socialiste et de la plupart des formations politiques de gauche qui se sont livrées à une surenchère sans précédent, par 339 voix, une résolution demandant au gouvernement français de reconnaître l’Etat palestinien a été adoptée !

Cette résolution est d’autant plus absurde que la France n’a hélas plus aucun poids politique dans les négociations au Proche-Orient. Au contraire, ce faisant, elle attise un peu plus le conflit en prenant directement partie pour les palestiniens. Rappelons qu’une partie importante des palestiniens est représentée par le Hamas, une organisation terroriste qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, par ailleurs financièrement et militairement soutenue par les pires organisations terroristes islamistes bien connues qu’il est inutile de citer ici.

Bien que purement symbolique, par cette résolution, la France perd un peu plus la crédibilité qui lui restait encore en politique internationale. Espérons que la diplomatie française saura atténuer les effets désastreux de cette résolution en se refusant à toute reconnaissance de la Palestine en l’état actuel des choses.

Rappelons que l’Etat d’Israël est le seul Etat démocratiquement élu du Proche et Moyen-Orient et que sa sécurité est directement menacée par des groupes terroristes islamistes, au premier rang desquels le Hamas. De fait, reconnaître la Palestine aujourd’hui, c’est aussi reconnaître les terroristes du Hamas. Ce qui est purement et simplement inacceptable.

Ceci devrait amener les députés de gauche à un peu plus de retenue et de modération dans leur soutien aux forces terroristes islamistes qui mettent directement en cause la sécurité de l’Etat d’Israël mais aussi du monde libre en général. En ce sens, ce vote des députés de gauche français est d’autant plus critiquable, pour ne pas dire indigne.

L’Etat d’Israël a réagi, en regrettant un vote qui « allait éloigner les possibilités d’arriver à un accord de paix ».  Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël en France a déploré que ce vote « envoie un message erroné aux leaders et aux peuples de la région ». Enfin pour Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontière : « L’initiative des députés français ne correspond malheureusement plus à la réalité du terrain… car il n’y a plus aujourd’hui d’espace viable pour un tel Etat. »

A droite, l’UMP s’est mobilisée contre ce texte. Pour la droite, ce vote risque de fragiliser un peu plus le processus de paix, au moment où il est dans l’impasse. Cette résolution ne peut en effet que radicaliser un peu plus la position du gouvernement israélien qui doit face aux extrémistes religieux. Les actuelles tensions au sein du gouvernement israélien viennent d’ailleurs de conduire le Premier ministre Benyamin Netanyahu à annoncer aujourd’hui la dissolution anticipée de la Knesset et l’organisation d’élections législatives anticipées.

Cette résolution de l’Assemblée nationale est intervenue dans un climat politique très tendu en France, au sein de la gauche. Bien que symbolique car sans réelle portée, la résolution vise avant tout à tenter de resserrer les rangs à gauche qui se retrouve, pour la première fois depuis des mois, unie sur ce texte. A quelques mois des élections départementales, ne nous voilons pas la face : elle n’a d’autre but de s’attirer les sympathies de la communauté musulmane dans les banlieues. Ce n’est probablement pas un hasard si Mme Elisabeth Guigou, députée de la Seine-Saint Denis, est à l’origine de ce texte.

Ce vote est d’autant plus regrettable qu’il arrive au moment où la France traverse l’une des plus graves crises politiques, économiques et sociales de son histoire alors que le parti socialiste dispose de l’ensemble des pouvoirs au plan national et des régions. Plutôt que de gesticuler sur des dossiers qui ne relèvent pas de la compétence de l’Assemblée nationale, les députés socialistes seraient mieux inspirés de débattre des réformes de structures à mettre en œuvre pour sauver le pays de la faillite qui le menace du fait de l’incompétence de ses élus.

Ce vote, hors du temps, des députés socialistes démontre qu’ils sont à côté de la plaque et se moquent totalement de l’avenir de la France et de la situation des français. La seule chose qui semble les intéresser, c’est de rester au pouvoir le plus longtemps et de se faire réélire à tout prix. Ce n’est certainement pas ainsi que la France va s’en sortir et régler les importants problèmes qui sont les siens : chômage, manque de compétitivité, explosion des déficits, des impôts et de la dette…