Face aux Gafam, la France entend s’engager dans le développement de l’intelligence artificielle

16 avril 2018

Fin 2017, Cédric Villani, mathématicien et député LREM de l’Essonne, avait été sollicité par le Premier ministre Édouard Philippe pour mener une étude sur le développement de l’intelligence artificielle au sein de l’UE.

Le rapport, intitulé : « Donner un sens à l’intelligence artificielle« , a été remis au président de la République Emmanuel Macron le mercredi 28 mars 2018. A partir des priorités définies, le président devrait préciser les grandes orientations de la France pour placer le pays parmi les champions des technologies du futur où son savoir-faire est reconnu de par le monde, comme le démontre trop souvent la fuite des meilleurs cerveaux vers l’étranger et notamment vers les Gafam. Une fuite qui freine considérablement l’émergence de grandes entreprises leaders dans ce secteur en France et en Europe.

Les grandes lignes du rapport Villani

Pour rédiger son rapport, Cédric Villani et son équipe ont auditionné des centaines d’experts français et étrangers. Par ailleurs, les nombreuses contributions publiques ont permis de réaliser une véritable étude comparative des diverses politiques mises en œuvre sur l’intelligence artificielle à travers le monde. Ce travail exhaustif devrait permettre de mettre en place une véritable politique sur l’intelligence artificielle en France et plus généralement au sein de l’Union.

Parmi la dizaine de grandes priorités définies par le rapport Villani pour développer une politique active en faveur de l’intelligence artificielle (IA), on peut citer :

  • « Favoriser l’émergence d’un écosystème européen de la donnée dans une perspective de « politique de la donnée offensive » mêlant le partage de données entre acteurs d’un même secteur économique et ouverture des données de secteurs privés à la recherche.
  • « Créer un écosystème de recherche d’excellence en IA en luttant contre la fuite des cerveaux », notamment en augmentant la rémunération ou en créant des cursus et des réseaux d’instituts interdisciplinaires.
  • « Concentrer l’effort économique et industriel sur quatre domaines prioritaires » de l’intelligence artificielle, c’est-à-dire la santé, transport-mobilités, écologie et défense-sécurité.
  • « Créer un Lab public de la transformation du travail » afin de continuer à réfléchir, anticiper et surtout expérimenter ce que l’intelligence artificielle apporte et change dans notre manière de travailler.
  • « Se donner les moyens de transformer les services publics grâce à l’IA » en installant un coordinateur interministériel dédié à l’intégration de l’IA dans la conduite des politiques publiques.
  • « Intégrer les considérations éthiques à tous les niveaux, de la conception des solutions d’IA jusqu’à leur impact dans la société » en créant par exemple un Comité d’éthique sur les technologies numériques et l’intelligence artificielle à la manière du CSA pour l’audiovisuel.

Le retard pris par l’Europe dans le domaine des nouvelles technologies est notamment dû à un marché local trop fragmenté, contrairement aux USA mais aussi à la Chine qui a, elle aussi, généré de nombreux géants concurrents des Gafam. Pour réussir, l’Europe doit se donner les moyens d’unifier son marché et développer au plus vite des nouvelles technologies innovantes, capables de concurrencer demain les leaders mondiaux actuels. La domination des géants technologiques n’est pas une fatalité et nous ne devons en aucune manière surestimer ces derniers, comme cela est trop souvent le cas.

Développer une industrie européenne de l’intelligence artificielle.

Pour Thierry Breton, ancien ministre de l’Economie et actuel PDG d’Atos, l’un des géants mondiaux de l’industrie numérique avec un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros et près de 100 000 salariés, le rapport Villani va dans le bon sens. La multinationale française est notamment l’un des leaders dans les domaines de la gestion et l’analyse de données informatiques, le déploiement de systèmes informatiques, la fabrication et la gestion de serveurs, le cloud, la cybersécurité, les systèmes de paiement et de transfert, l’analyse de données… 

Pour l’ancien ministre, il y a trois enjeux majeurs à relever :

  • La maîtrise des données personnelles et industrielles,
  • La capacité à développer des systèmes apprenants en s’appuyant sur les algorithmes,
  • Disposer d’infrastructures académiques et informatiques adaptées car l’intelligence artificielle exige une puissance de calcul considérable.

Et d’affirmer que sans supercalculateurs européens performants, sans ses propres microprocesseurs, tous les discours sur la souveraineté numérique européenne paraissent vains, sachant que les données sont la matière première de l’intelligence artificielle. Le volume des données est fondamental et exige pour cela l’émergence rapide d’un marché unifié européen protégé et strictement encadré.

Contrairement à une idée reçue, la France et l’Europe ne doivent pas oublier que beaucoup d’innovations numériques majeures ont vu chez nous ou ont été initiées par des ingénieurs locaux. L’émergence des Gafam est d’abord liée à l’existence d’un important marché unifié américain. Il ne dépend aujourd’hui que de l’Union européenne de créer son propre marché du numérique.

A cet égard, la prochaine réglementation européenne sur la protection des données personnelles (RGPD) paraît aller également dans le bon sens sachant qu’il faut probablement aller encore plus loin en exigeant que les données européennes soient stockées et traitées exclusivement sur le sol européen. C’est aux Gafam et autres entreprises non européennes à s’adapter à nos propres règles si elles veulent intervenir sur le marché intérieur de l’UE et non l’inverse.

A suivre : Que va changer la RGPD dés le mois prochain ?

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Aveyron : En 2017, le déploiement de la 4G progresse enfin significativement

9 juillet 2017

Le déploiement du haut débit mobile dans le département de l’Aveyron avait débuté dès 2013 avec les opérateurs Orange et Bouygues-Télécom qui avaient été des précurseurs dans le département. Jusqu’en 2015, la 4G restait cependant concentrée dans quelques zones urbaines de Rodez, Millau, Decazeville et Villefranche-de-Rouergue principalement.

Depuis 2016, la 4G a enfin décollé en Aveyron. Derniers arrivés avec la 4G sur le département, SFR et Free Mobile ont mis les bouchées doubles. Même s’il reste encore des zones blanches importantes en 4G, principalement dans les zones à faible densité de population, l’ensemble des opérateurs mobiles a mis le paquet depuis le début de l’année 2017.

A mi 2017, la meilleure couverture 4G est assurée par SFR avec 72 antennes en propre + une douzaine louées à Bouygues Télécom sur les agglomérations de Rodez et Millau. Orange a également amélioré sa couverture 4G avec 49 antennes, même s’il reste en retrait par rapport à SFR notamment dans les zones rurales. De son côté, Free poursuit sa couverture avec 38 antennes, devant Bouygues-Télécom : 30 antennes.

A noter que 66 nouvelles antennes 4G devraient entrer en service d’ici la fin 2017 sur le département. Ce qui devrait profiter principalement à Bouygues-Télécom (+40), Free mobile (+18) et SFR (+8) et rabattra sensiblement les cartes entre les opérateurs au plan départemental, même si SFR conservera l’avantage.

Voici le détail des antennes mobiles activées par les 4 opérateurs mobiles en Aveyron au 15/08/2017 :

Opérateur

Antennes

2G/Edge

Antennes

3G/3G+

Antennes

4G

Total antennes

Orange

  154

 142   49

345

SFR

   113 164    72

348

Bouygues-Télécom

     106  

110    30

 246 

Free Mobile

       0

 108   38

146

Total Aveyron

   372 524  189

    1085+231

Sources : AFNR (Agence nationale des fréquences radioélectriques / Couverture mobile

Quelques chiffres sur les antennes mobiles déployées en Aveyron au 15/08/2017 :

  • Nombre total d’antennes 2G,3G&4G :                 1085+231 à venir (total France : 76 480)
  • Nombre d’antennes 4G :                                       189+66 à venir
  • Nombre d’habitants par antenne :                         269 (moyenne nationale : 440)
  • Nombre d’antennes pour 1 000 habitants :             3.721 (moyenne nationale : 2.274)
  • Nombre d’antennes au km2 :                                 0.117 (moyenne nationale : 0.266)

Malgré les 189 antennes 4G actives à mi 2017 en Aveyron, il reste encore beaucoup à faire pour une couverture optimale des zones non denses. Gageons que ce retard sera en grande partie comblé dès l’année prochaine en attendant la 5G prévue à partir de 2021. Mais il s’agit là d’une autre histoire !

La faiblesse de la couverture 4G en Aveyron est toutefois compensée par un bon réseau 3G/3G+ (plus de 500 émetteurs) qui permet un débit acceptable en attendant mieux, notamment dans les zones rurales.

Plus d’informations sur les réseaux de téléphonie mobile des divers opérateurs :


Aveyron : Avec le déploiement de la 4G, le très haut débit mobile progresse

28 juillet 2016

Le déploiement du très haut débit mobile dans le département de l’Aveyron avait débuté dès 2013 avec Orange et Bouygues-Télécom qui ont été des précurseurs. Un an plus tard, SFR avait suivi en partageant le réseau de Bouygues-Télécom avant que ne débarque le petit dernier aux dents longues : Free Mobile. Jusqu’en 2015, la 4G était concentrée dans quelques zones urbaines de Rodez, Millau et Villefranche-de-Rouergue.

L’année 2016 marque un nouveau départ du très haut débit mobile en Aveyron. Arrivés les derniers avec la 4G sur le département, depuis début 2016, SFR et Free Mobile ont mis les bouchée doubles. Même s’il reste encore beaucoup à faire pour couvrir les zones à faible densité du département, des progrès importants ont été réalisés ces derniers mois pour accélérer le déploiement de la 4G, notamment du côté des opérateurs SFR et Free Mobile qui ont largement comblé leur retard par rapport à Orange et Bouygues-Télécom.

Voici le détail des antennes mobiles activées par les 4 opérateurs mobiles en Aveyron au 31/08/2016, principalement en 4G :

Opérateur Antennes

2G/Edge

Antennes

3G/3G+

Antennes

4G

Total antennes
Orange 154 152 20 326
SFR 111 150 40 301
Bouygues-Télécom 115 112 20 247
Free Mobile 0 67 42 109
Total Aveyron 380 481 122 983

Sources : AFNR (Agence nationale des fréquences radioélectriques / Couverture mobile

Quelques chiffres sur les antennes mobiles déployées en Aveyron au 31/08/2016 :

  • Nombre total d’antennes 2G/3G & 4G : 983 (total national : 145 400)
  • Nombre d’antennes 4G : 122 (total national : 34 102)
  • Nombre d’habitants par antenne : 316 (moyenne nationale : 440)
  • Nombre d’antennes pour 1 000 habitants : 3.212 (moyenne nationale : 2.274)
  • Nombre d’antennes au km2 : 0.101 (moyenne nationale : 0.266)

Avec seulement 122 antennes 4G actives fin août 2016 en Aveyron, il reste encore beaucoup à faire pour une couverture optimale des zones non denses et atteindre les 481 antennes déployées en 3G/3G+ qui assurent aujourd’hui une couverture satisfaisante dans cette norme. La meilleure couverture 4G du département se concentre dans les zones les plus urbanisées, avec les 4 opérateurs : Orange, SFR, Bouygues-Télécom et Free Mobile. Dans les zones rurales, SFR assure actuellement la meilleure couverture 4G avec une quarantaine d’antennes auxquelles s’ajoutent celles de Bouygues-Télécom. La mutualisation des réseaux en cours entre SFR et Bouygues-Télécom devrait d’ailleurs rapidement permettre aux deux opérateurs de disposer du meilleur réseau 4G de France.

Liste des principales antennes activées par chaque opérateur fin août 2016 dans le département :

  • ORANGE : Rodez (7), Millau (3), Decazeville-Aubin (3), Saint Affrique (2), Villefranche-de-Rouergue, Capdenac-Gare, Espalion, Cassagnes-Begonhés
  • SFR : Espalion, Estaing, Entraygues, Golinhac, Conques, Florentin-le-Capelle, Sainte Geneviève, Laguiole, Capdenac-Gare, Bouillac, Sainte Croix, Villefranche-de-Rouergue, Maleville, La Fouillade, Najac, Vailhourles, La Salvetat-Peyralés, Sauveterre-de-Rouergue, Naucelle, Baraqueville, Rignac, Sainte Juliette, Calmont, Cassagnes-Begonhés, La Selve, Salmiech, Réquista, Combret, Montlaur, Camarés, Aguessac, Verrières, Vezins-de-Lévezou, Salles-Curan, Pont-de-Salars, Salles-la-Source, Bertholène. Séverac-le-Château…A ces antennes en propre, sur les agglomérations de Rodez et Millau, SFR mutualise les antennes avec Bouygues-Télécom (un dizaine d’antennes)
  • BOUYGUES TELECOM : Rodez (9), Millau (4), Villefranche-de-Rouergue (4), Mayran, Salles-la-Source, La Couvertoirade. Prochainement, conformément à l’accord de mutualisation, le réseau Bouygues-Télécom devrait bénéficier des antennes SFR, lui permettant ainsi de disposer de la meilleure couverture 4G dans de nombreux départements.
  • FREE Mobile : Rodez (10), Millau (3), Villefranche-de-Rouergue (3), Decazeville-Aubin (5), Saint Affrique (2) Capdenac-Gare (2), Espalion (2), Laguiole, Villeneuve d’Aveyron, Saint Christophe, Salles-la-Source, Montrozier, Agen d’Aveyron, Gaillac d’Aveyron, Naucelle, Salles-Curan, Monjaux, Villefranche-de-Panat, Castelnau-Pegayrols, Roquefort…

Dans le courant de l’année 2017, la couverture 4G des 4 opérateurs mobiles devrait continuer à s’améliorer encore sur le département de l’Aveyron.

Plus d’informations sur les réseaux de téléphonie mobile :


Aveyron : Plus d’un an après Bouygues-Télécom et Orange, SFR et Free Mobile déploient enfin leurs réseaux 4G

8 décembre 2014

és Bouygues-Bouygues-Télécom avait été le premier opérateur mobile à déployer son réseau 4G à Rodez et en Aveyron courant 2013, suivi en fin d’année dernière par Orange. Depuis quelques jours, SFR a enfin ouvert son réseau 4G sur l’agglomération ruthénoise.

Même si le réseau SFR en Aveyron dispose d’une bonne couverture en 3G++ (norme HSPA+/H+) qui permet des hauts débits pouvant aller jusqu’à 42 Mbits, nombre de clients attendaient l’arrivée de la 4G. Globalement, elle devrait assurer une bien meilleure couverture en très haut débit. A l’heure actuelle, seule l’agglomération ruthénoise est concernée mais dans le courant de l’année 2015, SFR devrait étendre sa couverture 4G aux principales agglomérations et axes routiers du département pour combler progressivement son retard.

Du côté de Free Mobile, le quatrième réseau mobile français met les bouchées doubles. En dépit d’un réseau 3G+/H+ encore modeste en Aveyron, le trublion des télécom mise sur la 4G pour conserver ses clients et contrer ses concurrents qui ont une longueur d’avance. Sur le département, plusieurs émetteurs 4G ont été activés à fin 2014 et d’autres devraient suivre courant 2015.

Sur la seule agglomération de Rodez, au jour d’aujourd’hui, les réseaux 4G d’Orange et Bouygues-Télécom disposent de 6 émetteurs chacun, contre à 3 à SFR.

Concernant le département de l’Aveyron, les 4 réseaux mobiles français devraient couvrir l’essentiel des zones urbaines d’ici la fin de l’année 2015 (environ 50% de la population). Pour les régions rurales excentrées, il faudra probablement attendre beaucoup plus longtemps pour voir débarquer la 4G. Heureusement, la 3G+/H+ qui offre des hauts débits satisfaisants couvre entre 40% et 80% de la population du département selon les opérateurs mobiles (voir carte des émetteurs ci-dessous).

En décembre 2014, la répartition par opérateur des émetteurs 4G actifs en Aveyron est la suivante : Bouygues-Télécom : 17 antennes ; Orange : 14 antennes ; Free Mobile : 6 antennes ; SFR : 3 antennes

A propos des hauts débits et très hauts débits mobiles :

  • La norme 3G/3G+ (UMTS/HSPA) : Les trois réseaux historiques disposent d’une bonne couverture en 3G et 3G+ (H) en Aveyron, de l’ordre de 90% de la population. Ce qui permet ainsi de surfer, de regarder la TV ou consulter ses emails dans des conditions satisfaisantes un peu partout dans le département (débit entre 4 et 20 Mbits). Par contre, quelques zones rurales faiblement peuplées sont encore en 2G (GPRS).
  • La norme H+ (HSPA+ ou DC) : Evolution de la 3G+, la H+ permet des débits théoriques pouvant aller jusqu’à 42 Mbits. Elle est disponible sur les principales zones urbanisées du département et principalement les bassins du Grand Rodez, de Millau et Saint Affrique, Villefranche-de-Rouergue, de Decazeville-Aubin-Firmi-Cransac, de Réquista, Espalion et de quelques autres zones en cours de déploiement. Tous opérateurs confondus, fin 2014, on peut estimer qu’environ 60 à 75% % de la population aveyronnaise dispose d’une couverture H+ à l’exception de Free Mobile dont le réseau départemental est encore naissant. Avec des débits proches de la 4G, la H+ permet des hauts débits très fluides et satisfaisants.
  • 4G (LTE) : A fin 2014, les 4 réseaux mobiles français ont déployé ou sont en train de déployer le très haut débit mobile (jusqu’à 150 Mbits théoriques) sur l’agglomération du Grand Rodez. A cette même date, les réseaux 4G de Bouygues-Télécom et Orange couvrent aussi les principales zones urbaines du département (environ 50% de la population) tandis que ceux de SFR et Free Mobile devraient avoir rattrapé leur retard courant 2015.

Plus d’information sur les réseaux mobiles en France :


Espace : Grâce à Rosetta, l’Europe permet à l’humanité de faire un pas de géant dans le domaine de l’exploration spatiale

19 novembre 2014

Rosetta est une mission de l’ESA (European Space Agency). C’est la 1ere mission dans l’histoire à se mettre en orbite autour d’une comète, à l’escorter autour du Soleil puis à déployer un atterrisseur à sa surface.

Selon les données du CNES (Centre national d’études spatiales), le 13 octobre 2014 à 0h00, la sonde Rosetta se situait à 477,1 millions de km de la Terre et à 477,3 millions de km du Soleil. Le délai de communication avec Rosetta est de l’ordre de 1 591 s ; il faut donc 26 min 31 s aux données émises par Rosetta pour atteindre la Terre.

La distance minimale entre la comète et le Soleil, le périhélie, se produira le 13 août 2015 à 185,9 millions de km et Rosetta devrait toujours être en orbite autour du noyau pour observer l’évolution de son activité. La distance entre la Terre et 67 P – Churyumov-Gerasimenko va augmenter jusqu’au 21 décembre prochain (527 millions de km), puis elle commencera à diminuer. Au périhélie, notre planète sera à 270 millions de km du noyau et le délai de communication sera d’une quinzaine de minutes.

L’objectif principal de la mission est de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète 67 P – Churyumov-Gerasimenko et son comportement à l’approche du Soleil, en vue d’améliorer notre connaissance du processus de formation système solaire dont les comètes constituent des éléments clefs pour la compréhension de son évolution.

La mission Rosetta est pilotée par l’ESA depuis son centre de contrôle de Darmstad en Allemagne (European space operation centre), en collaboration avec le CNES à Toulouse. Le programme Rosetta demeure un projet phare pour l’ESA qui a investi plus d’un milliard d’euros dans cette mission.

La sonde Rosetta avait été lancée le 2 mars 2004 par le lanceur Ariane 5. Dans un souci d’économie, elle a passé une grande partie de son temps en mode hibernation pour se réveiller de sa longue léthargie électronique le 20 janvier 2014, à l’approche du système solaire et de son objectif. Après 10 ans de voyage et plus de 6,5 milliards de km dans le système solaire, la sonde européenne Rosetta a entamé le 6 août sa phase de mise en orbite autour du noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko et réalisé de nombreux clichés.

Le 12 novembre 2014, le vaisseau-mère Rosetta a largué son petit robot scientifique Philae sur 67P – Churyumov-Gerasimenko. Après plusieurs rebonds à la surface de la comète, Philae s’est finalement stabilisé contre une paroi et les caméras ont pu réaliser des images de l’environnement de l’atterrisseur. Moins de 24 h après l’atterrissage du robot Philae sur la comète, le check up de Philae s’est poursuivi toute la nuit et les 1eres données collectées par les instruments à la surface ont été transmises au CNES à Toulouse pour exploitation.

Deux jours plus tard, le robot Philae est entré en hibernation du fait de l’absence d’énergie solaire dans sa position actuelle, non sans avoir préalablement mené à bien sa mission avec notamment la transmission des données relatives au forage réalisé à proximité. Des données très attendues par la communauté scientifiques. « On a tout reçu« , s’est félicité Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de l’atterrisseur au CNES. « Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de lumière sur les panneaux solaires« .

L’hibernation de Philae ne marque pas la fin de sa vie, loin de là. En se rapprochant du soleil, la comète va être de plus en plus exposée à la lumière de l’étoile, ce qui devrait permettre, d’ici à quelques mois, de remettre en marche la sonde pour poursuivre les travaux. « Je suis convaincu qu’on est capables de maintenir Philae en survie jusqu’à ce que ses panneaux solaires puissent se recharger suffisamment en se rapprochant du soleil« , a confié M. Bibring.

En attendant, les chercheurs ne cachent pas leur enthousiasme à l’examen des premiers résultats transmis. Ils assurent que 80 % des expériences inscrites au programme ont pu être menées à bien, et que les données recueillies pourraient radicalement changer notre connaissance de l’espace. « Rien ne ressemble à ce que l’on avait prévu« , s’est félicité Jean-Pierre Bibring. « On s’aperçoit que c’est de plus en plus différent de ce que l’on imaginait, c’est fantastique ! ».

La NASA n’a pas manqué de féliciter l’ESA, son équivalent européen, pour la réussite de cette importante mission, probablement la plus importante après les explorations lunaires, il y a plus de 40 ans. Voilà encore un domaine où l’Europe avance à pas de géants : un exemple à suivre.

La réussite de la mission Rosetta coïncide avec la sortie sur les écrans français du film américain « Interstellar », réalisé par le britannique Christopher Nolan. Probablement l’un des meilleurs films de science-fiction jamais réalisé, à l’image de ce que fût en son temps, c’était en 1968, le célèbre « 2001, l’Odyssée de l’Espace » réalisé par Stanley Kubriek, à l’époque des missions lunaires de la NASA. D’ailleurs, « Interstellar » devait initialement être produit par célèbre Ridley Scott.

Le film « Interstellar » raconte la mission d’un groupe d’explorateurs partis dans l’univers durant des décennies à la recherche de planètes susceptibles d’accueillir les réfugiés de Terre. Pour cela, ils utilisent une faille dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et pouvoir parcourir des distances astronomiques dans un voyage interstellaire où les explorateurs sont mis en hibernation durant leur long voyage.

Comme quoi, la fiction peut parfois s’approcher de la réalité.


Aveyron : La couverture des réseaux mobiles à l’été 2014

15 juillet 2014

Alors que débutent les congés d’été 2014, pour beaucoup, c’est le moment idéal pour se déconnecter quelques semaines pour mieux profiter de bons moments en famille et se reconnecter au monde réel. Mais de nombreux vacanciers préfèrent rester en contact avec le monde et ne pas se couper de leurs réseaux sociaux, professionnels ou autres.

Le département de l’Aveyron est un département rural, très étendu et relativement montagneux où les réseaux mobiles comportent encore des zones blanches, même si globalement dans le département, plus de 95% de la population est couverte par au moins un des 3 réseaux mobiles (au moins en 2G) : Orange, SFR ou Bouygues-Télécom.

Tour d’horizon de la couverture mobile du département au 30/06/2014 :

2G (GPRS,EDGE) : Si certaines zones rurales peu peuplées restent encore dans l’ombre notamment dans l’Aubrac ou dans les Grands Causses, il faut bien reconnaître qu’elles sont de plus en plus rares. Les 3 grands réseaux mobiles Orange, SFR et Bouygues-Télécom disposent globalement d’une excellente couverture en 2G (de l’ordre de 95%) avec un petit avantage pour Orange qui dispose d’un peu plus d’émetteurs, notamment dans les zones très faiblement denses. Les émetteurs exclusivement 2G concernent généralement des zones éparses, très faiblement denses avec souvent des émetteurs mutualisés entre les 3 opérateurs.

3G/3G+ (UMTS, HSPA …) : Les 3 réseaux historiques disposent d’une bonne couverture en 3G et 3G+ globalement de l’ordre de 90% du département. Ce qui permet ainsi de surfer, de regarder la TV ou consulter ses emails dans des conditions satisfaisantes un peu partout dans le département.

H+ (HSPA+, DC…) : Le haut débit mobile jusqu’à 40 Mbits est également disponible sur les principales zones urbanisées du département et principalement les bassins du Grand Rodez, de Millau et Saint Affrique, Villefranche-de-Rouergue, de Decazeville-Aubin-Firmi-Cransac, de Réquista et de quelques autres zones en cours de déploiement. Tous opérateurs confondus, à mi 2014, on peut estimer qu’environ 65% de la population aveyronnaise dispose d’une couverture H+. Avec des débits proches de la 4G, la norme H+ permet des débits très fluides et satisfaisants.

4G (LTE) : Courant juillet 2014, seuls les réseaux Orange et Bouygues-Télécom ont déployé le très haut débit mobile (jusqu’à 150 Mbits) sur les agglomérations du Grand Rodez et de Millau (environ 80 000 habitants).

Un point sur la couverture par opérateur :

Orange : L’opérateur public dispose globalement de la meilleure couverture du département, que ce soit dans les zones rurales peu denses (réseaux 2G ou 3 G) ou en zone urbaine entièrement couvertes par le haut débit H+. Orange a aussi déployé la 4G sur les agglomérations du Grand Rodez et de Millau. Actuellement le meilleur des réseaux.

SFR : Le challenger dispose d’un bon réseau en 2G, 3G, 3G+ et H+ ; la H+ étant principalement déployée sur les grandes zones urbaines du département. On peut cependant regretter que sur une partie de la ville de Rodez, la couverture y soit parfois médiocre. Pour ce qui est de la 4G, SFR se fait toujours attendre en Aveyron !

Bouygues-Télécom : Si l’on excepte quelques zones d’ombres plus ou moins importantes dans les zones rurales peu denses, Bouygues-Télécom est probablement l’opérateur qui offre l’une des meilleures couvertures mobile du département, notamment dans les zones urbaines, tout en pratiquant les prix parmi les plus bas du marché. Bouygues-Télécom a été le 1er opérateur à déployer la 4G sur Rodez et Millau.

Free Mobile : Le réseau mobile propre du dernier arrivé sur le marché français reste encore très limité à ce jour. Il ne concerne que les villes de Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Capdenac-Gare, Espalion. La 4G n’est pas encore déployée. A noter toutefois qu’en vertu contrat d’itinérance en 3G avec Orange, là où son réseau est absent, Free Mobile utilise le réseau de l’opérateur public ; ce qui lui permet de disposer d’une bonne couverture y compris en Aveyron.

Pour des informations plus précises sur la couverture du département, consulter la carte du réseau mise à jour par votre opérateur mobile.

Connectés ou pas, RodezNews vous souhaite de bonnes vacances en Aveyron.


Grand Rodez : Orange lance la 4G

26 mai 2014

Ce 20 mai 2014, Pierre Clément, Directeur Orange Sud était à Rodez pour annoncer l’ouverture de la 4G sur l’essentiel de l’agglomération du Grand Rodez : Le Monastère, Olemps, Onet-le-Château, Sainte-Radegonde et Druelle.  En région Midi-Pyrénées, Rodez vient ainsi compléter les agglomérations de Toulouse, Tarbes, Montauban, Castres, Albi, Lourdes, Cahors, Auch et Mazamet déjà couvertes par la technologie 4G Orange.

Orange accélère le déploiement de son réseau 4G.

Au 03 avril 2014, la 4G d’Orange couvrait déjà plus de 55% de la population et a pour ambition de couvrir 70% de la population fin 2014. Ce déploiement vient s’ajouter à celui du réseau H+ d’Orange qui lui couvre déjà plus de 77% de la population française. La H+ est jusqu’à 3 fois plus rapide qu’en 3G+. Le site http://reseaux.orange.fr/couverture-mobile permet de vérifier si son adresse est couverte par la 4G d’Orange.  Aujourd’hui, plus d’un million de clients ont accès à la 4G d’Orange. Grâce à la 4G, les utilisateurs peuvent profiter d’une nouvelle expérience, augmentant ainsi leurs usages internet mobile de 50%.

La 4G révolutionne les usages en mobilité.

La 4G permet de tout partager à des vitesses très élevées. L’utilisation des smartphones, tablettes ou ordinateurs portables compatibles 4G devient plus fluide et plus instantanée. De nouveaux usages deviennent enfin possibles avec un équipement compatible, comme par exemple la TV haute définition sur mobile et la vidéo HD en mobilité. Les débits de transferts de données sur le réseau mobile d’Orange ont été multipliés par 68 en 5 ans et il devrait encore être multiplié par 7 d’ici 2016. Ces nouveaux débits changent fondamentalement l’expérience internet mobile pour les clients : il est enfin possible de regarder son émission préférée en HD, de télécharger légalement des films et séries en quasi-instantanéité et accéder, sous réserve de couverture, à ses données personnelles grâce au Cloud d’Orange.

Jusqu’à 10 fois plus rapide que la 3G+

Orange dispose d’une bande de fréquence 4G de 20 MHz à 2,6 GHz, proposant un débit maximum théorique jusqu’à 150 Mbit/s (3) avec un équipement compatible. Chez Orange, 8 terminaux sont actuellement compatibles avec ce débit maximum théorique.

Orange stimule l’envie de passer à la 4G

Pour accompagner ses clients grand public dans l’équipement d’un terminal compatible 4G/H+, Orange propose une offre de reprise de leur ancien mobile ou tablette pour un montant allant jusqu’à 400€, selon le modèle et son état. L’opérateur propose également de nombreux contenus inclus dans les offres Origami Play et Jet 4G/H+ et Open Play et Jet 4G/H+ avec :

  • Le Cloud d’Orange pour accéder partout et facilement à ses données
  • Orange Deezer Premium+ pour accéder à toute sa musique partout et instantanément
  • Regarder tous les matchs de la ligue 1 en HD en direct vidéo depuis son mobile. L’accès aux matchs de ligue 1 est offert aux abonnés 4G jusqu’au 31 mai 2014(7)
  • L’option multi-SIM permet d’utiliser internet sur son smartphone et sa tablette avec un seul forfait(8) (option offerte au lieu de 5€ par mois pour les clients 4G/ H+, hors frais de mise en service de 10€).
  • Le Service 24h garanti(9) pour obtenir une solution en 24h en cas de panne du mobile ou de l’internet.Avec la 4G, Orange offre un vaste choix de forfaitsDepuis le 9 janvier, Sosh, la marque digitale et sans engagement d’Orange, intègre aussi la 4G dans le forfait mobile à 24,99€/mois incluant 5Go d’internet mobile et dans le forfait mobile + Livebox correspondant.

Avec la 4G, Orange offre un vaste choix de forfaits

Orange propose depuis peu un accès au très haut débit mobile sur toute sa gamme de forfaits Origami à des prix attractifs. Ces forfaits incluent des volumes internet adaptés aux usages des clients pouvant aller jusqu’à 10 Go/mois. Avec les offres Let’s go, le très haut débit mobile est également disponible sur les ordinateurs et tablettes. Les clients peuvent profiter des nouveaux forfaits Let’s go 3 Go et 12 Go, à partir de 14,99€/mois avec engagement 12 mois. Et pour 1€, les clients peuvent s’équiper d’un Domino 4G en souscrivant à un forfait Let’s go, engagement 12 mois.

Depuis le 9 janvier, Sosh, la marque digitale et sans engagement d’Orange, intègre aussi la 4G dans le forfait mobile à 24,99€/mois incluant 5Go d’internet mobile et dans le forfait mobile + Livebox correspondant. Après Bouygues-Télécom, Orange offre enfin la 4G à ses clients de l’agglomération ruthénoise.