France : Orange confronté à l’accélération de la dégradation de son réseau téléphonique de cuivre

22 octobre 2018

Ces dernières années, de plus en plus d’usagers du réseau cuivre d’Orange, l’opérateur historique délégataire du service universel de téléphonie, sont confrontés à la vétusté du réseau et doivent subir épisodiquement des coupures de leur ligne fixe pouvant aller de plusieurs jours à plusieurs semaines.

Ceci est d’autant plus dommageable que l’ensemble des clients, y compris ceux qui ne sont pas clients d’Orange, doivent en supporter les conséquences. Outre la téléphonie fixe, c’est surtout l’accès internet via ADSL qui est ainsi régulièrement coupé avec des pannes à répétition que les techniciens Orange ou plus généralement ses sous-traitants, paraissent parfois incapables d’identifier avec précision. Nombre de coupures ne sont d’ailleurs réparées qu’après plusieurs interventions sur le terrain, générant régulièrement d’autres coupures ailleurs ; ce qui a pour conséquence d’exaspérer les usagers, notamment en zone rurale, eux qui doivent rester de longues journées sans connexion téléphonique ou ADSL.

La vétusté du réseau de cuivre Orange en accusation

La qualité de service du vieux réseau téléphonique de cuivre qui date des années 1970 devient un véritable sujet de préoccupation. Le président d’Orange Stéphane Richard a d’ailleurs récemment reconnu devant le Parlement les difficultés : « Il y a eu une dégradation incontestable ces derniers mois de la qualité du réseau cuivre ». En cause, des vols de cuivre mais aussi et surtout les nombreuses et importantes intempéries des dernières années ainsi que la vétusté du réseau. A cela, s’ajoute le fait que ce vieux réseau ne semble plus une priorité pour l’opérateur historique qui mise d’abord sur la fibre et la 4G/5G pour moderniser son réseau alors que le cuivre est en fin de vie.

Stéphane Richard a ainsi rappelé que : « L’essentiel de ce réseau a été construit entre 1976 et 1978. Aujourd’hui, cela représente 30 millions de paires de cuivre, 21 000 nœuds de raccordement, 1 million de kilomètres d’artères, qui sont pour moitié en souterrain et pour moitié en aérien, et 15 millions de poteaux« . C’est dire l’ampleur de la tache pour Orange.

Cet aveu d’impuissance d’Orange est insupportable pour que nombreux usagers qui n’ont d’autres choix que d’utiliser son vieux réseau de cuivre en l’absence de fibre ou de 4G. Le réseau cuivre concerne en effet à la fois les abonnés ADSL d’Orange mais aussi ceux de Bouygues Telecom, Free et SFR.

En contrepartie de l’utilisation du réseau d’Orange, ces mêmes opérateurs versent une redevance à Orange pour chaque client au titre du dégroupage, fixée par l’ARCEP à 9,31 euros par abonné et par mois. Outre 1,5 milliard d’euros Orange par an à ce titre, Orange perçoit également la même somme provenant de l’abonnement à une ligne RTC de ses clients. Au total, Orange encaisserait annuellement près de 3 milliards d’euros au titre du service universel et notamment des frais de maintenance et de modernisation du réseau de cuivre. Là où le bât blesse, c’est qu’Orange déclare ne consacrer que 500 millions d’euros seulement par an à l’entretien du réseau.

Pour les opérateurs téléphoniques et internet concurrents, cette somme est très insuffisante et explique en grande partie la rapide détérioration de la qualité du réseau de cuivre avec les nombreuses pannes à répétition auxquelles s’ajoutent des délais d’intervention souvent très longs.

Ce sous-investissement d’Orange dans le réseau cuivre est d’autant plus pénalisant que 29 millions de foyers sont connectés à internet uniquement via l’ADSL. Le réseau de cuivre constitue encore un passage obligé pour l’essentiel des clients, tous opérateurs confondus. Plus grave, ce sont souvent les zones rurales qui sont les plus touchées par les pannes du fait que le fil de cuivre est généralement aérien et se trouve très exposé aux intempéries, alors même que ces zones ne sont pas nécessairement couvertes par la 4G qui permettrait une alternative.

Le constat est d’autant plus alarmant que le réseau de cuivre doit rester en service durant encore 10 à 15 ans à minima. De nombreux élus montent d’ailleurs très régulièrement au créneau pour dénoncer cette situation et des investissements insuffisants de la part d’Orange. Selon eux, l’opérateur public ne pratique plus que du rafistolage au jour le jour pour tenter de réparer les pannes les plus urgentes, avec des investissements à minima. Aujourd’hui, le réseau de cuivre est à bout de souffle et il sera difficile de le maintenir à ce niveau sans investissements conséquents.

Orange doit relever le défi de maintenir opérationnel son vieux réseau de cuivre pendant encore 10 à 15 ans

Seulement 4 millions de foyers sont connectés à internet via la fibre et il va falloir attendre plus de 5 à 10 ans avant qu’une bonne partie du pays soit enfin fibré et échappe du vieux fil de cuivre. Sans oublier qu’à terme, il est toutefois peu probable que l’ensemble du pays, et notamment les zones rurales éparses, puissent prétendre un jour à la fibre en raison du coût élevé de son déploiement.

Fin 2017, l’ARCEP a finalement renouvelé à Orange sa délégation de service universel. A ce titre, l’opérateur se doit d’offrir à tous les usagers du pays, où qu’ils soient, un accès de qualité au téléphone et à l’internet. Or, force est aujourd’hui de constater que les engagements pris sont de moins en moins respectés. Conscient de l’ampleur des problèmes rencontrés par de nombreux abonnés, le régulateur a demandé au gouvernement de renforcer les indicateurs de qualité des prestations de service universel d’Orange.

Face à cette dégradation du réseau de cuivre, les concurrents de l’opérateur historique espèrent obtenir une baisse des tarifs de dégroupage. Comment ne pas le comprendre, eux qui en dépit de leur contribution au service public, sont aussi pénalisés par la vétusté du réseau Orange et doivent supporter le mécontentement de leurs clients, sans avoir de réels moyens d’intervenir puisque c’est le réseau Orange ? Bouygues, Free et SFR sont très préoccupés par une situation qui se dégrade de jours en jours. Ces derniers viennent une nouvelle fois de monter au créneau en accusant publiquement Orange de ne plus entretenir son réseau ADSL : « Nous achetons une prestation et attendons un maintien de la qualité », comme l’a rapporté récemment le journal Le Figaro.

L’ensemble des FAI subissent en effet les conséquences de la dégradation du réseau de cuivre, tout en se livrant à une guerre commerciale sans merci pour gagner des nouveaux abonnés. Mais à quel prix ? La baisse de la qualité de service leur est d’autant plus préjudiciable qu’elle est souvent localisée dans les zones peu denses où, pas plus qu’Orange que ces mêmes opérateurs, ne sont pas en mesure d’offrir la fibre ou de 4G. Aucune alternative possible donc pour de nombreux clients ruraux.

De leur côté, les pouvoirs publics marchent sur des œufs et ont leur part de responsabilité. Ils exigent à la fois des connexions à Internet de qualité avec du très haut débit et un déploiement rapide de la fibre, avec pour objectif 100 % des foyers raccordés en 2025 au plus tard. Le tout au meilleur prix pour le client. Des objectifs pour le moins contradictoires pour les opérateurs qui doivent en même temps investir des sommes colossales dans le déploiement de la fibre (rappelons qu’Orange finance une part très importante de ce réseau en fibre) mais aussi la 4G pour couvrir l’ensemble du territoire au plus vite, alors que pointe déjà la 5G qui va également nécessiter de lourds investissements dès la fin 2019, début 2020.

A ce rythme, sans parler de l’achat des licences 5G l’an prochain, pas sûr que quatre opérateurs fibre et mobile puissent subsister longtemps en France !

Si les français ont la chance de disposer des tarifs de téléphonie mobile et de fibre parmi les moins onéreux du monde ; n’oublions pas que cela a un coût pour les opérateurs. Celui-ci se répercute nécessairement sur la qualité des investissements, de l’entretien et par voie de conséquence, sur la longévité et la performance des infrastructures. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre !

Prise de position de l’ARCEP : Face à la dégradation constatée, dans un communiqué du mardi 23 octobre, l’ARCEP a mis en demeure Orange de respecter son obligation de qualité de service en tant qu’opérateur du service universel. Cette décision, assortie d’objectifs trimestriels à respecter pour “permettre une amélioration rapide de la situation”, a été prise à la suite du signalement par “de nombreux utilisateurs et collectivités territoriales (…) d’une dégradation progressive et significative de la qualité de service en matière de téléphonie fixe”.

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Aveyron : Etat des réseaux hauts débits en 2018

17 juillet 2018

Au 30 juin 2018, le déploiement du haut débit mobile (4G) dans le département de l’Aveyron est bien avancé. La couverture 4G par les 4 opérateurs mobiles s’est fortement accélérée ces derniers mois et irrigue plus de 90% de la population du département.

Un réseau mobile 4G est en nette amélioration sur l’ensemble du département

Globalement, la couverture des 4 opérateurs reste toutefois assez comparable avec cependant un avantage pour Orange devant SFR, Bouygues-Télécom et Free mobile. Ce dernier poursuit le déploiement de son propre réseau et s’approche peu à peu de ses concurrents en termes de couverture sachant que son accord avec Orange, lui permet toutefois de proposer une couverture équivalente au meilleur des réseaux sur le département. La différence entre opérateur se fait sur quelques zones rurales, où selon l’implantation de l’émetteur, la couverture peut être varier fortement.

Pour autant, subsistent encore des zones rurales excentrées et très peu peuplées, qui ne sont desservies que par la 3G/3G+, voire par la 2G/Edge. Elles devraient progressivement basculer en 4G. A cela s’ajoute, quelques zones blanches qui devraient être couvertes d’ici deux ans, conformément aux engagements du président de la République.

En nombre d’antennes mobiles, toutes catégories confondues, la situation de chacun des 4 opérateurs au 30/06/2018 en Aveyron est la suivante :

Opérateur Antennes

2G/Edge

Antennes

3G/3G+

Antennes

4G

Total antennes
Orange

154

181+2 94+2

429+4

SFR

   126+3

179+5 103+3

         405+11

Bouygues-Télécom

   157+12

165+28 100+7

         422+47

Free Mobile

   0

124+31    48+31

         172+62

Total Aveyron

   434+15

649+66 345+43

    1428+124

Sources : Données AFNR (Agence nationale des fréquences radioélectriques)

Pour une information détaillée du réseau mobile de chaque opérateur, une carte détaillée mise à jour par l’ARCEP est disponible sur : http://www.monreseaumobile.fr/

Vers la fin des zones blanches mobiles

Une liste des 485 premiers sites à équiper en priorité en 2018/2019 devrait prochainement faire l’objet d’un décret gouvernemental. Il s’agit de zones non couvertes ou partiellement couvertes qui seront équipées par les opérateurs, dont une partie mutualisée.

En Aveyron, cette première liste concerne les communes suivantes : Almont-les-Junies, Laguiole, Curières, Condom d’Aubrac, Saint Chély d’Aubrac, Prades d’Aubrac, Saintes Eulalie d’Olt, Verrières, Rivières-sur-Tarn, Mostuéjouls, Peyreleau, Millau, La Roque-Sainte-Marguerite, Saint André-de-Vézines, Nant, Sainte Eulalie-de-Cernon, Lapanouse-de-Cernon, Saint Geniez d’Olt-et-d’Aubrac, Trémouilles, Saint Hippolyte, Campouriez et Entraygues-sur-Truyère. Une autre vague devrait suivre.

A noter que ces sites devraient être équipés directement de la 4G.

Avancement du réseau à très haut débit en fibre optique

Pour les agglomérations de Rodez et Millau, Orange a entrepris de déployer la fibre optique en FFTH depuis 2016. Actuellement (à mi-2018) près d’un tiers de l’agglomération de Rodez (Rodez nord : Saint Félix, Bourran, la gare, les 4 saisons, Saint Cyrice, Le Faubourg, Cardaillac… et Onet-le-Château, sauf Sébazac-Concourés) est équipée avec près de 7 000 prises installées.

Millau est également en cours de déploiement dans sa partie nord et ouest (Malhourtet, Puits de Calés, CH de Millau, Les Aumières/Soulobres, les ZA Europe, des Ondes et Plaines-Costes ainsi qu’une partie du centre-ville côté Tarn ainsi que le quartier situé entre le Tarn et la Jonte : Millau-plage, Larribal, Saint Lambert). L’intégralité du déploiement dans deux principales agglomérations du département devrait normalement être achevé fin 2020.

De son côté, le Conseil départemental de l’Aveyron s’est engagé dans un vaste programme d’investissement pour doter l’intégralité du département d’un réseau en fibre optique FFTH (jusque chez l’habitant, en principe !!!). D’un coût estimé à près de 300 millions d’euros pour 155 000 prises, il devrait être réalisé d’ici 5 ans. L’appel d’offre lancé en 2017 par le SIEDA (Syndicat Intercommunal d’Energies du Département de l’Aveyron) dans le cadre d’une DSP (délégation de service public), a été remporté par Orange pour une durée de 25 ans. Le déploiement devrait débuter en fin d’année 2018.

Au final, la couverture globale en très hauts débits de l’Aveyron devrait être effective à l’horizon 2023 si le calendrier est respecté. Peu à peu, les chosent finissent par avancer ! Patience…

Plus d’informations sur les réseaux de téléphonie mobile et la fibre :


Face aux Gafam, la France entend s’engager dans le développement de l’intelligence artificielle

16 avril 2018

Fin 2017, Cédric Villani, mathématicien et député LREM de l’Essonne, avait été sollicité par le Premier ministre Édouard Philippe pour mener une étude sur le développement de l’intelligence artificielle au sein de l’UE.

Le rapport, intitulé : « Donner un sens à l’intelligence artificielle« , a été remis au président de la République Emmanuel Macron le mercredi 28 mars 2018. A partir des priorités définies, le président devrait préciser les grandes orientations de la France pour placer le pays parmi les champions des technologies du futur où son savoir-faire est reconnu de par le monde, comme le démontre trop souvent la fuite des meilleurs cerveaux vers l’étranger et notamment vers les Gafam. Une fuite qui freine considérablement l’émergence de grandes entreprises leaders dans ce secteur en France et en Europe.

Les grandes lignes du rapport Villani

Pour rédiger son rapport, Cédric Villani et son équipe ont auditionné des centaines d’experts français et étrangers. Par ailleurs, les nombreuses contributions publiques ont permis de réaliser une véritable étude comparative des diverses politiques mises en œuvre sur l’intelligence artificielle à travers le monde. Ce travail exhaustif devrait permettre de mettre en place une véritable politique sur l’intelligence artificielle en France et plus généralement au sein de l’Union.

Parmi la dizaine de grandes priorités définies par le rapport Villani pour développer une politique active en faveur de l’intelligence artificielle (IA), on peut citer :

  • « Favoriser l’émergence d’un écosystème européen de la donnée dans une perspective de « politique de la donnée offensive » mêlant le partage de données entre acteurs d’un même secteur économique et ouverture des données de secteurs privés à la recherche.
  • « Créer un écosystème de recherche d’excellence en IA en luttant contre la fuite des cerveaux », notamment en augmentant la rémunération ou en créant des cursus et des réseaux d’instituts interdisciplinaires.
  • « Concentrer l’effort économique et industriel sur quatre domaines prioritaires » de l’intelligence artificielle, c’est-à-dire la santé, transport-mobilités, écologie et défense-sécurité.
  • « Créer un Lab public de la transformation du travail » afin de continuer à réfléchir, anticiper et surtout expérimenter ce que l’intelligence artificielle apporte et change dans notre manière de travailler.
  • « Se donner les moyens de transformer les services publics grâce à l’IA » en installant un coordinateur interministériel dédié à l’intégration de l’IA dans la conduite des politiques publiques.
  • « Intégrer les considérations éthiques à tous les niveaux, de la conception des solutions d’IA jusqu’à leur impact dans la société » en créant par exemple un Comité d’éthique sur les technologies numériques et l’intelligence artificielle à la manière du CSA pour l’audiovisuel.

Le retard pris par l’Europe dans le domaine des nouvelles technologies est notamment dû à un marché local trop fragmenté, contrairement aux USA mais aussi à la Chine qui a, elle aussi, généré de nombreux géants concurrents des Gafam. Pour réussir, l’Europe doit se donner les moyens d’unifier son marché et développer au plus vite des nouvelles technologies innovantes, capables de concurrencer demain les leaders mondiaux actuels. La domination des géants technologiques n’est pas une fatalité et nous ne devons en aucune manière surestimer ces derniers, comme cela est trop souvent le cas.

Développer une industrie européenne de l’intelligence artificielle.

Pour Thierry Breton, ancien ministre de l’Economie et actuel PDG d’Atos, l’un des géants mondiaux de l’industrie numérique avec un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros et près de 100 000 salariés, le rapport Villani va dans le bon sens. La multinationale française est notamment l’un des leaders dans les domaines de la gestion et l’analyse de données informatiques, le déploiement de systèmes informatiques, la fabrication et la gestion de serveurs, le cloud, la cybersécurité, les systèmes de paiement et de transfert, l’analyse de données… 

Pour l’ancien ministre, il y a trois enjeux majeurs à relever :

  • La maîtrise des données personnelles et industrielles,
  • La capacité à développer des systèmes apprenants en s’appuyant sur les algorithmes,
  • Disposer d’infrastructures académiques et informatiques adaptées car l’intelligence artificielle exige une puissance de calcul considérable.

Et d’affirmer que sans supercalculateurs européens performants, sans ses propres microprocesseurs, tous les discours sur la souveraineté numérique européenne paraissent vains, sachant que les données sont la matière première de l’intelligence artificielle. Le volume des données est fondamental et exige pour cela l’émergence rapide d’un marché unifié européen protégé et strictement encadré.

Contrairement à une idée reçue, la France et l’Europe ne doivent pas oublier que beaucoup d’innovations numériques majeures ont vu chez nous ou ont été initiées par des ingénieurs locaux. L’émergence des Gafam est d’abord liée à l’existence d’un important marché unifié américain. Il ne dépend aujourd’hui que de l’Union européenne de créer son propre marché du numérique.

A cet égard, la prochaine réglementation européenne sur la protection des données personnelles (RGPD) paraît aller également dans le bon sens sachant qu’il faut probablement aller encore plus loin en exigeant que les données européennes soient stockées et traitées exclusivement sur le sol européen. C’est aux Gafam et autres entreprises non européennes à s’adapter à nos propres règles si elles veulent intervenir sur le marché intérieur de l’UE et non l’inverse.

A suivre : Que va changer la RGPD dés le mois prochain ?


Aveyron : En 2017, le déploiement de la 4G progresse enfin significativement

9 juillet 2017

Le déploiement du haut débit mobile dans le département de l’Aveyron avait débuté dès 2013 avec les opérateurs Orange et Bouygues-Télécom qui avaient été des précurseurs dans le département. Jusqu’en 2015, la 4G restait cependant concentrée dans quelques zones urbaines de Rodez, Millau, Decazeville et Villefranche-de-Rouergue principalement.

Depuis 2016, la 4G a enfin décollé en Aveyron. Derniers arrivés avec la 4G sur le département, SFR et Free Mobile ont mis les bouchées doubles. Même s’il reste encore des zones blanches importantes en 4G, principalement dans les zones à faible densité de population, l’ensemble des opérateurs mobiles a mis le paquet depuis le début de l’année 2017.

A mi 2017, la meilleure couverture 4G est assurée par SFR avec 72 antennes en propre + une douzaine louées à Bouygues Télécom sur les agglomérations de Rodez et Millau. Orange a également amélioré sa couverture 4G avec 49 antennes, même s’il reste en retrait par rapport à SFR notamment dans les zones rurales. De son côté, Free poursuit sa couverture avec 38 antennes, devant Bouygues-Télécom : 30 antennes.

A noter que 66 nouvelles antennes 4G devraient entrer en service d’ici la fin 2017 sur le département. Ce qui devrait profiter principalement à Bouygues-Télécom (+40), Free mobile (+18) et SFR (+8) et rabattra sensiblement les cartes entre les opérateurs au plan départemental, même si SFR conservera l’avantage.

Voici le détail des antennes mobiles activées par les 4 opérateurs mobiles en Aveyron au 15/08/2017 :

Opérateur

Antennes

2G/Edge

Antennes

3G/3G+

Antennes

4G

Total antennes

Orange

  154

 142   49

345

SFR

   113 164    72

348

Bouygues-Télécom

     106  

110    30

 246 

Free Mobile

       0

 108   38

146

Total Aveyron

   372 524  189

    1085+231

Sources : AFNR (Agence nationale des fréquences radioélectriques / Couverture mobile

Quelques chiffres sur les antennes mobiles déployées en Aveyron au 15/08/2017 :

  • Nombre total d’antennes 2G,3G&4G :                 1085+231 à venir (total France : 76 480)
  • Nombre d’antennes 4G :                                       189+66 à venir
  • Nombre d’habitants par antenne :                         269 (moyenne nationale : 440)
  • Nombre d’antennes pour 1 000 habitants :             3.721 (moyenne nationale : 2.274)
  • Nombre d’antennes au km2 :                                 0.117 (moyenne nationale : 0.266)

Malgré les 189 antennes 4G actives à mi 2017 en Aveyron, il reste encore beaucoup à faire pour une couverture optimale des zones non denses. Gageons que ce retard sera en grande partie comblé dès l’année prochaine en attendant la 5G prévue à partir de 2021. Mais il s’agit là d’une autre histoire !

La faiblesse de la couverture 4G en Aveyron est toutefois compensée par un bon réseau 3G/3G+ (plus de 500 émetteurs) qui permet un débit acceptable en attendant mieux, notamment dans les zones rurales.

Plus d’informations sur les réseaux de téléphonie mobile des divers opérateurs :


Aveyron : Avec le déploiement de la 4G, le très haut débit mobile progresse

28 juillet 2016

Le déploiement du très haut débit mobile dans le département de l’Aveyron avait débuté dès 2013 avec Orange et Bouygues-Télécom qui ont été des précurseurs. Un an plus tard, SFR avait suivi en partageant le réseau de Bouygues-Télécom avant que ne débarque le petit dernier aux dents longues : Free Mobile. Jusqu’en 2015, la 4G était concentrée dans quelques zones urbaines de Rodez, Millau et Villefranche-de-Rouergue.

L’année 2016 marque un nouveau départ du très haut débit mobile en Aveyron. Arrivés les derniers avec la 4G sur le département, depuis début 2016, SFR et Free Mobile ont mis les bouchée doubles. Même s’il reste encore beaucoup à faire pour couvrir les zones à faible densité du département, des progrès importants ont été réalisés ces derniers mois pour accélérer le déploiement de la 4G, notamment du côté des opérateurs SFR et Free Mobile qui ont largement comblé leur retard par rapport à Orange et Bouygues-Télécom.

Voici le détail des antennes mobiles activées par les 4 opérateurs mobiles en Aveyron au 31/08/2016, principalement en 4G :

Opérateur Antennes

2G/Edge

Antennes

3G/3G+

Antennes

4G

Total antennes
Orange 154 152 20 326
SFR 111 150 40 301
Bouygues-Télécom 115 112 20 247
Free Mobile 0 67 42 109
Total Aveyron 380 481 122 983

Sources : AFNR (Agence nationale des fréquences radioélectriques / Couverture mobile

Quelques chiffres sur les antennes mobiles déployées en Aveyron au 31/08/2016 :

  • Nombre total d’antennes 2G/3G & 4G : 983 (total national : 145 400)
  • Nombre d’antennes 4G : 122 (total national : 34 102)
  • Nombre d’habitants par antenne : 316 (moyenne nationale : 440)
  • Nombre d’antennes pour 1 000 habitants : 3.212 (moyenne nationale : 2.274)
  • Nombre d’antennes au km2 : 0.101 (moyenne nationale : 0.266)

Avec seulement 122 antennes 4G actives fin août 2016 en Aveyron, il reste encore beaucoup à faire pour une couverture optimale des zones non denses et atteindre les 481 antennes déployées en 3G/3G+ qui assurent aujourd’hui une couverture satisfaisante dans cette norme. La meilleure couverture 4G du département se concentre dans les zones les plus urbanisées, avec les 4 opérateurs : Orange, SFR, Bouygues-Télécom et Free Mobile. Dans les zones rurales, SFR assure actuellement la meilleure couverture 4G avec une quarantaine d’antennes auxquelles s’ajoutent celles de Bouygues-Télécom. La mutualisation des réseaux en cours entre SFR et Bouygues-Télécom devrait d’ailleurs rapidement permettre aux deux opérateurs de disposer du meilleur réseau 4G de France.

Liste des principales antennes activées par chaque opérateur fin août 2016 dans le département :

  • ORANGE : Rodez (7), Millau (3), Decazeville-Aubin (3), Saint Affrique (2), Villefranche-de-Rouergue, Capdenac-Gare, Espalion, Cassagnes-Begonhés
  • SFR : Espalion, Estaing, Entraygues, Golinhac, Conques, Florentin-le-Capelle, Sainte Geneviève, Laguiole, Capdenac-Gare, Bouillac, Sainte Croix, Villefranche-de-Rouergue, Maleville, La Fouillade, Najac, Vailhourles, La Salvetat-Peyralés, Sauveterre-de-Rouergue, Naucelle, Baraqueville, Rignac, Sainte Juliette, Calmont, Cassagnes-Begonhés, La Selve, Salmiech, Réquista, Combret, Montlaur, Camarés, Aguessac, Verrières, Vezins-de-Lévezou, Salles-Curan, Pont-de-Salars, Salles-la-Source, Bertholène. Séverac-le-Château…A ces antennes en propre, sur les agglomérations de Rodez et Millau, SFR mutualise les antennes avec Bouygues-Télécom (un dizaine d’antennes)
  • BOUYGUES TELECOM : Rodez (9), Millau (4), Villefranche-de-Rouergue (4), Mayran, Salles-la-Source, La Couvertoirade. Prochainement, conformément à l’accord de mutualisation, le réseau Bouygues-Télécom devrait bénéficier des antennes SFR, lui permettant ainsi de disposer de la meilleure couverture 4G dans de nombreux départements.
  • FREE Mobile : Rodez (10), Millau (3), Villefranche-de-Rouergue (3), Decazeville-Aubin (5), Saint Affrique (2) Capdenac-Gare (2), Espalion (2), Laguiole, Villeneuve d’Aveyron, Saint Christophe, Salles-la-Source, Montrozier, Agen d’Aveyron, Gaillac d’Aveyron, Naucelle, Salles-Curan, Monjaux, Villefranche-de-Panat, Castelnau-Pegayrols, Roquefort…

Dans le courant de l’année 2017, la couverture 4G des 4 opérateurs mobiles devrait continuer à s’améliorer encore sur le département de l’Aveyron.

Plus d’informations sur les réseaux de téléphonie mobile :


Aveyron : Plus d’un an après Bouygues-Télécom et Orange, SFR et Free Mobile déploient enfin leurs réseaux 4G

8 décembre 2014

és Bouygues-Bouygues-Télécom avait été le premier opérateur mobile à déployer son réseau 4G à Rodez et en Aveyron courant 2013, suivi en fin d’année dernière par Orange. Depuis quelques jours, SFR a enfin ouvert son réseau 4G sur l’agglomération ruthénoise.

Même si le réseau SFR en Aveyron dispose d’une bonne couverture en 3G++ (norme HSPA+/H+) qui permet des hauts débits pouvant aller jusqu’à 42 Mbits, nombre de clients attendaient l’arrivée de la 4G. Globalement, elle devrait assurer une bien meilleure couverture en très haut débit. A l’heure actuelle, seule l’agglomération ruthénoise est concernée mais dans le courant de l’année 2015, SFR devrait étendre sa couverture 4G aux principales agglomérations et axes routiers du département pour combler progressivement son retard.

Du côté de Free Mobile, le quatrième réseau mobile français met les bouchées doubles. En dépit d’un réseau 3G+/H+ encore modeste en Aveyron, le trublion des télécom mise sur la 4G pour conserver ses clients et contrer ses concurrents qui ont une longueur d’avance. Sur le département, plusieurs émetteurs 4G ont été activés à fin 2014 et d’autres devraient suivre courant 2015.

Sur la seule agglomération de Rodez, au jour d’aujourd’hui, les réseaux 4G d’Orange et Bouygues-Télécom disposent de 6 émetteurs chacun, contre à 3 à SFR.

Concernant le département de l’Aveyron, les 4 réseaux mobiles français devraient couvrir l’essentiel des zones urbaines d’ici la fin de l’année 2015 (environ 50% de la population). Pour les régions rurales excentrées, il faudra probablement attendre beaucoup plus longtemps pour voir débarquer la 4G. Heureusement, la 3G+/H+ qui offre des hauts débits satisfaisants couvre entre 40% et 80% de la population du département selon les opérateurs mobiles (voir carte des émetteurs ci-dessous).

En décembre 2014, la répartition par opérateur des émetteurs 4G actifs en Aveyron est la suivante : Bouygues-Télécom : 17 antennes ; Orange : 14 antennes ; Free Mobile : 6 antennes ; SFR : 3 antennes

A propos des hauts débits et très hauts débits mobiles :

  • La norme 3G/3G+ (UMTS/HSPA) : Les trois réseaux historiques disposent d’une bonne couverture en 3G et 3G+ (H) en Aveyron, de l’ordre de 90% de la population. Ce qui permet ainsi de surfer, de regarder la TV ou consulter ses emails dans des conditions satisfaisantes un peu partout dans le département (débit entre 4 et 20 Mbits). Par contre, quelques zones rurales faiblement peuplées sont encore en 2G (GPRS).
  • La norme H+ (HSPA+ ou DC) : Evolution de la 3G+, la H+ permet des débits théoriques pouvant aller jusqu’à 42 Mbits. Elle est disponible sur les principales zones urbanisées du département et principalement les bassins du Grand Rodez, de Millau et Saint Affrique, Villefranche-de-Rouergue, de Decazeville-Aubin-Firmi-Cransac, de Réquista, Espalion et de quelques autres zones en cours de déploiement. Tous opérateurs confondus, fin 2014, on peut estimer qu’environ 60 à 75% % de la population aveyronnaise dispose d’une couverture H+ à l’exception de Free Mobile dont le réseau départemental est encore naissant. Avec des débits proches de la 4G, la H+ permet des hauts débits très fluides et satisfaisants.
  • 4G (LTE) : A fin 2014, les 4 réseaux mobiles français ont déployé ou sont en train de déployer le très haut débit mobile (jusqu’à 150 Mbits théoriques) sur l’agglomération du Grand Rodez. A cette même date, les réseaux 4G de Bouygues-Télécom et Orange couvrent aussi les principales zones urbaines du département (environ 50% de la population) tandis que ceux de SFR et Free Mobile devraient avoir rattrapé leur retard courant 2015.

Plus d’information sur les réseaux mobiles en France :


Espace : Grâce à Rosetta, l’Europe permet à l’humanité de faire un pas de géant dans le domaine de l’exploration spatiale

19 novembre 2014

Rosetta est une mission de l’ESA (European Space Agency). C’est la 1ere mission dans l’histoire à se mettre en orbite autour d’une comète, à l’escorter autour du Soleil puis à déployer un atterrisseur à sa surface.

Selon les données du CNES (Centre national d’études spatiales), le 13 octobre 2014 à 0h00, la sonde Rosetta se situait à 477,1 millions de km de la Terre et à 477,3 millions de km du Soleil. Le délai de communication avec Rosetta est de l’ordre de 1 591 s ; il faut donc 26 min 31 s aux données émises par Rosetta pour atteindre la Terre.

La distance minimale entre la comète et le Soleil, le périhélie, se produira le 13 août 2015 à 185,9 millions de km et Rosetta devrait toujours être en orbite autour du noyau pour observer l’évolution de son activité. La distance entre la Terre et 67 P – Churyumov-Gerasimenko va augmenter jusqu’au 21 décembre prochain (527 millions de km), puis elle commencera à diminuer. Au périhélie, notre planète sera à 270 millions de km du noyau et le délai de communication sera d’une quinzaine de minutes.

L’objectif principal de la mission est de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète 67 P – Churyumov-Gerasimenko et son comportement à l’approche du Soleil, en vue d’améliorer notre connaissance du processus de formation système solaire dont les comètes constituent des éléments clefs pour la compréhension de son évolution.

La mission Rosetta est pilotée par l’ESA depuis son centre de contrôle de Darmstad en Allemagne (European space operation centre), en collaboration avec le CNES à Toulouse. Le programme Rosetta demeure un projet phare pour l’ESA qui a investi plus d’un milliard d’euros dans cette mission.

La sonde Rosetta avait été lancée le 2 mars 2004 par le lanceur Ariane 5. Dans un souci d’économie, elle a passé une grande partie de son temps en mode hibernation pour se réveiller de sa longue léthargie électronique le 20 janvier 2014, à l’approche du système solaire et de son objectif. Après 10 ans de voyage et plus de 6,5 milliards de km dans le système solaire, la sonde européenne Rosetta a entamé le 6 août sa phase de mise en orbite autour du noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko et réalisé de nombreux clichés.

Le 12 novembre 2014, le vaisseau-mère Rosetta a largué son petit robot scientifique Philae sur 67P – Churyumov-Gerasimenko. Après plusieurs rebonds à la surface de la comète, Philae s’est finalement stabilisé contre une paroi et les caméras ont pu réaliser des images de l’environnement de l’atterrisseur. Moins de 24 h après l’atterrissage du robot Philae sur la comète, le check up de Philae s’est poursuivi toute la nuit et les 1eres données collectées par les instruments à la surface ont été transmises au CNES à Toulouse pour exploitation.

Deux jours plus tard, le robot Philae est entré en hibernation du fait de l’absence d’énergie solaire dans sa position actuelle, non sans avoir préalablement mené à bien sa mission avec notamment la transmission des données relatives au forage réalisé à proximité. Des données très attendues par la communauté scientifiques. « On a tout reçu« , s’est félicité Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de l’atterrisseur au CNES. « Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de lumière sur les panneaux solaires« .

L’hibernation de Philae ne marque pas la fin de sa vie, loin de là. En se rapprochant du soleil, la comète va être de plus en plus exposée à la lumière de l’étoile, ce qui devrait permettre, d’ici à quelques mois, de remettre en marche la sonde pour poursuivre les travaux. « Je suis convaincu qu’on est capables de maintenir Philae en survie jusqu’à ce que ses panneaux solaires puissent se recharger suffisamment en se rapprochant du soleil« , a confié M. Bibring.

En attendant, les chercheurs ne cachent pas leur enthousiasme à l’examen des premiers résultats transmis. Ils assurent que 80 % des expériences inscrites au programme ont pu être menées à bien, et que les données recueillies pourraient radicalement changer notre connaissance de l’espace. « Rien ne ressemble à ce que l’on avait prévu« , s’est félicité Jean-Pierre Bibring. « On s’aperçoit que c’est de plus en plus différent de ce que l’on imaginait, c’est fantastique ! ».

La NASA n’a pas manqué de féliciter l’ESA, son équivalent européen, pour la réussite de cette importante mission, probablement la plus importante après les explorations lunaires, il y a plus de 40 ans. Voilà encore un domaine où l’Europe avance à pas de géants : un exemple à suivre.

La réussite de la mission Rosetta coïncide avec la sortie sur les écrans français du film américain « Interstellar », réalisé par le britannique Christopher Nolan. Probablement l’un des meilleurs films de science-fiction jamais réalisé, à l’image de ce que fût en son temps, c’était en 1968, le célèbre « 2001, l’Odyssée de l’Espace » réalisé par Stanley Kubriek, à l’époque des missions lunaires de la NASA. D’ailleurs, « Interstellar » devait initialement être produit par célèbre Ridley Scott.

Le film « Interstellar » raconte la mission d’un groupe d’explorateurs partis dans l’univers durant des décennies à la recherche de planètes susceptibles d’accueillir les réfugiés de Terre. Pour cela, ils utilisent une faille dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et pouvoir parcourir des distances astronomiques dans un voyage interstellaire où les explorateurs sont mis en hibernation durant leur long voyage.

Comme quoi, la fiction peut parfois s’approcher de la réalité.