Rodez : le multiplexe de cinéma avance enfin !

27 mars 2012

Mi-décembre 2011, les travaux du multiplexe de cinéma et du parking souterrain du foirail ont repris.

Ce grand chantier est l’aboutissement de longues années de négociations et d’aménagements autour du foirail et du plateau Paul Lignon. Après l’inauguration de la salle des fêtes en janvier dernier, le chantier se concentre dorénavant sur le multiplexe et le parking souterrain et devraient, en principe, s’achever au plus tard début 2013.

Le coût prévisionnel du seul multiplexe évalué à 8 millions d’euros, sera entièrement à la charge de la ville de Rodez. Rappelons que cet important investissement qui concerne l’ensemble de la population du Grand Rodez et bien au-delà, devait être initialement financé pour l’essentiel par la communauté d’agglomération du Grand Rodez.

En effet, en raison de différents avec l’agglomération, et notamment la ville d’Onet-le-Château qui avait un autre projet, l’actuelle municipalité de Rodez a décidé de financer seule ce projet d’intérêt communautaire. De ce fait, elle supporte seule le coût de l’opération alors que l’équipement profitera à une large population. Même si on ne peut que se réjouir de l’avancement de ce dossier, est-ce bien là une seine et bonne gestion ? Pas sûr que les contribuables ruthénois y trouvent leur compte !

Au final (c’est peut-être le plus important !), les grands ruthénois et les aveyronnais en général disposeront d’un multiplexe de cinéma à la hauteur de leur attente, avec pas moins de 10 salles de 70 places à 410 places, soit une capacité de 1 580 places au total, entièrement équipée en numérique. De quoi satisfaire les nombreux cinéphiles qui disposeront là d’un complexe dernier cri. Cet investissement viendra enfin compléter l’offre culturelle et de divertissement proposée par l’agglomération. Rodez va ainsi rejoindre nombre de villes moyennes de la région qui disposent d’un multiplexe de ce type : Montauban, Carcassonne, Agen, Périgueux…

Le multiplexe devrait être complété par quatre commerces dont un de ventes à emporter, une brasserie et un bar de nuit. L’exploitation de ce multiplexe sera assurée par la société Cap Cinéma pendant 20 ans, moyennant un loyer annuel de 200 000 euros hors-taxes, montant relativement modeste au regard des investissements réalisés par la municipalité et des perspectives de fréquentations. Ce prix qui inclut la disposition gratuite du futur parking souterrain, ne comprend que la location des seuls murs ; au terme du bail, l’exploitant pourra acquérir ces derniers. Les travaux d’aménagement et d’équipement du cinéma sont entièrement à la charge de l’exploitant.

Selon Cap Cinéma, la rentabilité du multiplexe de Rodez devrait être assurée à partir de 300 000 entrées (fréquentation de l’ordre de 200 000 entrées en 2010) mais elle espère dépasser sensiblement ce chiffre après quelques années d’exploitation. Au plan national, Cap Cinéma exploite une centaine de salles dans diverses villes moyennes.

Si les engagements pris par le futur exploitant sont respectés, l’actuel cinéma Le Royal devrait subsister et se spécialiser dans les films d’arts et d’essais.

Gageons que ce nouvel outil tant attendu sera une réussite sur un plan technique et financier. Le multiplexe devrait renforcer l’attractivité de Rodez et participer à l’animation du centre-ville qui en a bien besoin, aux côtés du futur musée Soulages qui devrait ouvrir ses portes courant 2013.

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Gastronomie : le guide Michelin 2012 vient de paraître

19 mars 2012

Comme tous les printemps, la nouvelle édition du guide Michelin 2012 annonce les meilleures tables avec notamment sa panoplie d’Etoiles et autres Bib Gourmands.

Le célèbre guide rouge Michelin consacre pour la seule France, pas moins de 26 restaurants 3 étoiles, 83 restaurants 2 étoiles et 489 restaurants 1 étoile. Il s’agit là indiscutablement des meilleures tables du moment, allant d’une cuisine remarquable pour les meilleurs établissements, à une cuisine excellente (établissements 2 **) en passant par une très bonne cuisine dans sa catégorie (pour les établissements 1 étoile)

A ces restaurants gastronomiques, le guide Michelin ajoute une autre distinction : les Bib Gourmand. Celle-ci s’adresse à des établissements plus modestes qui constituent pour autant d’excellentes adresses à des prix très modérés. En général, le prix du repas en semaine va de 15 € à 29 € en province. Il s’agit le plus souvent d’une cuisine soignée de type régional, souvent généreuse et gouteuse.

Voici les principaux restaurants consacrés au plan régional :

Aveyron : (6 restaurants étoilés – dont un 3 étoiles à Bras)

Aveyron : (7 restaurants Bib Gourmands)

L’édition 2012 du guide Michelin confirme une fois encore que le département de l’Aveyron se situe en excellente place au plan français pour ce qui concerne la gastronomie. Une bonne occasion de profiter des beaux jours pour venir découvrir le département en alliant tourisme, détente, culture et gastronomie.


Laguiole : « entre les Bras, la cuisine en héritage… »

13 mars 2012

Installé au cœur de l’Aubrac, aux portes du célèbre village de Laguiole (couteaux, fouace, fromage…), estampillé 3 étoiles au guide Michelin depuis 1999, le restaurant Bras est aujourd’hui l’un des plus prestigieux établissements français et mondiaux.

Diffusé en avant-première à Rodez et Espalion et dans toute la région ces derniers jours, le documentaire « Entre les Bras, la cuisine en héritage » réalisé par Paul Lacoste, sort en salle dés ce mercredi 14 mars. Ce film-documentaire retrace le parcours culinaire de Michel Bras et de son fils Sébastien. Alors que progressivement Michel Bras, ces dernières années, tend à s’effacer progressivement au profit de Sébastien Bras, ce documentaire pose un regard fascinant sur les relations entre ces deux hommes à la personnalité affirmée, où le poids de la famille revêt une très grande importance.

« La fusion entre les deux mondes », comme l’appelle Michel Bras. Ou comment trouver sa propre identité nécessaire à la créativité dans un monde où la signification du nom Bras résonne jusque dans les veines. La créativité, Sébastien Bras la cultive depuis de longues années sous le regard de son père, au travers de plats qui voyagent entre France et Japon pour trouver leur terrain d’expression. Ce dernier parait serein et sûr de lui, tout en affirmant volontiers : « Je n’ai pas envie de tout casser pour tout reconstruire… » 

Chez les Bras, le passage de flambeau a été muri de longue date et s’inscrit dans la continuité et la durée. Profondément encrés dans ce rude et austère terroir de l’Aubrac, les Bras ont su admirablement préparer la transition à tel point que ces dernières années, bien malin qui peut affirmer, qui du père ou du fils, officie dans les cuisines de la prestigieuse maison Bras.

En attendant de retrouver le restaurant Bras, pour comprendre la philosophie de la famille Bras et la fascination qu’exerce l’établissement sur les gastronomes de tous poils, il faut aller voir ce film-documentaire passionnant qui raconte une merveilleuse histoire d’amour entre une famille et la grande cuisine. Dans un monde exigeant et complexe, une alchimie qui permet à la maison Bras de s’inscrire dans la durée en se renouvelant en permanence.

On comprendra mieux pourquoi la maison Bras demeure aujourd’hui un des hauts lieux de la gastronomie française et mondiale. Un pèlerinage s’impose en ce lieu unique au cœur de l’Aubrac.

Sébastien Bras assure aujourd’hui avec brio la continuité de la maison Bras pour le plus grand bonheur des gastronomes.

Plus d’infos :


Présidentielle 2012 : the Europan tour of « dangerous man » of Correze ?

6 mars 2012

Ce 29 février 2012, François Hollande, à défaut  d’être reçu par David Cameron, le Premier ministre au 10 downing street comme il l’avait espéré, s’est contenté d’une discrète rencontre avec les responsables actuels du Labour (parti travailliste britannique), présidé par Ed Miliband. Dés son arrivée à Londres, il a s’est empressé d’affirmer : « I’m not dangerous » comme pour tenter de rassurer le public et la presse britannique extrêmement critiques à son égard.

Lors de sa conférence de presse, le candidat socialiste a déclaré : « Je voulais venir ici à Londres pour rencontrer Ed Miliband pour dire ensemble que nous souhaitons que la croissance en Europe puisse être encouragée, stimulée et que nous avons besoin d’une Europe qui ait cette vision ». Le pourfendeur de la finance internationale, dont Londres est la capitale mondiale, s’est d’ailleurs abstenu de réelles critiques à l’encontre de la place de la City et de sa finance, se contentant d’affirmer : « Nous sommes aussi venus ici à Londres pour dire que la finance doit être au service de l’économie, doit permettre de créer de la richesse et non pas s’enrichir sur l’activité économique réelle« . Un tout autre discours que celui tenu à son meeting du Bourget.

Il faut dire que la presse britannique et la majorité des parlementaires de ce pays, y compris au sein du labour, ont beaucoup de mal à comprendre la position très gauchisante de Hollande sur de nombreux sujets. A cet égard, la déclaration commune arrachée à Ed Miliband, reste très modeste : le principe d’une taxation selon une large assiette des l’ensemble des transactions financières. Rien de bien concret et ambitieux et cela ne coûte rien.

Après Madrid, Bruxelles, Rome et Berlin, ce périple londonien du député de la Corrèze suffira-t-il à lui donner une stature d’homme politique à l’étranger ? Rien n’est moins sûr d’autant que les responsables des divers gouvernements en place se sont jusqu’alors abstenus de le recevoir officiellement. Contrairement à ce qu’il laisse entendre, il est pourtant peu vraisemblable que Nicolas Sarkozy ait du user de son influence pour les en dissuader. La quasi-totalité des chefs de gouvernements européens n’a-t-il pas annoncé publiquement son soutien au président de la République actuel. Ces derniers jours, Barak Obama pourtant social-démocrate, a également annoncé qu’il ne recevrait pas le candidat socialiste à la Maison Blanche et qu’il soutenait lui aussi son ami Nicolas Sarkozy.

Dans cette affaire, comme dans d’autres, François Hollande porte lui-même ses propres responsabilités. Alors qu’il était totalement inconnu à l’étranger jusqu’à ces derniers mois, il s’est récemment fait connaître de manière fort négative en conspuant la finance internationale ; en refusant la signature de la « régle d’or » ; en annonçant que s’il était élu, il remettrait en cause le traité européen ; en proposant de revenir à la retraite à 60 ans ; en proposant la création de plus de 60 000 postes de fonctionnaires et plus récemment en suggérant une tranche d’imposition à l’impôt sur le revenu confiscatoire à 75% pour les hauts revenus…

Ces quelques mesures envisagées par M. Hollande ont largement contribué à discréditer sa candidature à l’étranger où chaque pays membre de la zone euro conduit une politique budgétaire crédible, fondée sur la réduction des dépenses publiques et une politique de convergence fiscale, située à des années lumières de ses positions qui ne répondent en rien des problèmes actuels de la France et de l’Europe. La sanction internationale est là et n’a d’autre origine que ses propres erreurs. Ce n’est pas par quelques propositions dépassées, irréalistes et à caractère strictement électoral que sa crédibilité soit se trouver renforcée ?  En France, comme à l’étranger, Personne n’est dupe de la tromperie.

Alors, « Dangerous man », M. Hollande ? Les français lui accorderont-ils la reconnaissance que bien des pays lui refusent ?


Los Angelés : le cinéma français triomphe aux Oscars 2012 avec The Artist

4 mars 2012

La 84ème cérémonie des Academy Award qui s’est tenue le dimanche 26 février 2012 à Los Angelés, a consacré le film français The Artist avec pas moins de cinq statuettes : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleurs costumes et meilleure musique. Rien moins que çà !

Jean Dujardin a obtenu l’Oscar du meilleur acteur bien qu’ayant face à lui deux poids lourds du cinéma américain qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour l’emporter : George Clooney et Brad Pitt. Le comédien est le premier français à remporter l’Oscar du meilleur acteur. Michel Hazanavius a pour sa part emporté celui du meilleur réalisateur, face à deux autres monuments du cinéma : Martin Scorsese, Woody Allen et Terrence Malick. Hazanavicius est également le premier français récompensé dans sa catégorie.

Un seul regret, l’absence de ce palmarès de Bérénice Béjo, la brillante partenaire de Jean Dujardin. Ce dernier, ainsi que Michel Hazanavicius, lui ont rendu un hommage appuyé lors de la cérémonie.

Ne manquait donc à ce palmarès que celui de meilleure actrice, emporté par la merveilleuse Meryl Streep pour son rôle dans « La Dame de fer » où elle interprète l’ancien Premier ministre Margaret Tatcher. Au final, seul le film de Martin Scorsese Hugo Cabret a pu rivaliser avec The Artist, en obtenant également cinq oscars, mais de moindre importance.

La presse américaine unanime encense The Artist, loue la performance des acteurs, humains comme à quatre pattes à l’image d’Uggie, la vedette canine du film.

Bien qu’en partie attendu en raison du buzz effectué depuis 6 mois aux USA par le promoteur du film, il s’agit là d’un palmarès exceptionnel et sans appel pour The Artist, un film 100% produit et réalisé en France. Fait notable, alors que le film n’a fait qu’un peu plus de 2 millions d’entrées en France, dans son pays d’origine, The Artist cartonne à l’étranger et aux USA en particulier où il a été diffusé dans plus de 1 000 salles. Pour un budget d’un peu moins de 10 millions d’euros, The Artist aurait engrangé début 2012 prés de 50 millions d’euros de recettes mondiales. Un record pour un film français. Un chiffre bien plus important que celui d’Intouchable qui a eu un grand succès en France, mais bien moindre à l’étranger.

Rappelons également les dizaines de récompenses et de prix prestigieux dans tous les festivals de la planète, de Cannes à Berlin, en passant par Toronto, Tokyo, Madrid, Londres, et pour terminer, Hollywood avec l’apothéose finale et la cérémonie des Oscars : Harvey Weinstein le promoteur du film peut se réjouir. Il a gagné son pari, ou comment faire d’un film brillant, certes, mais quasi muet, en noir et blanc, affichant bannière Frenchie et comédiens principaux parfaitement inconnus outre-Atlantique, un carton plein dans un pays qui ne jure que par la 3D et la technologie la plus avancée.

Le lendemain de la cérémonie, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a évoqué le rôle joué selon lui par Hadopi, dans la volonté de consacrer le cinéma français à Los Angelés. « Je pense que tous les membres de l’Académie du cinéma qui ont tous été à un moment ou à un autre des créateurs qui veulent protéger leurs droits, sont très sensibles au fait que le film qui fait l’éloge de Hollywood est un film fait par des Français, qui sont précisément en tête pour la protection des droits d’auteur et de la création« , a-t-il ajouté.

Il est vrai que les américains sont très intéressés par la mise en place d’Hadopi qu’ils suivent avec beaucoup d’intérêt. L’essentiel n’est-il pas que le cinéma français de qualité soit reconnu mondialement et s’exporte le plus largement possible. Espérons que ce triomphe américain du cinéma français n’est que le début…