Bon Nadal e fin d’annada a totes !

24 décembre 2015

Bonjorn a totes,

L’annada 2015 s’acaba ben lèu.

L’année 2015 s’achève prochainement.

Rodez-News vos desira en totei de bònei fèstas de Nadal e de fin d’annada !

Rodez-News vous souhaite à toutes et tous de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année.

A lèu !

A bientôt !

Joseph Donore

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France : Les leçons à tirer des dernières élections régionales

23 décembre 2015

Les dernières élections régionales constituent un dernier avertissement sans frais des électeurs à la classe politique française dans son ensemble. Ces dernières années, le pays est plongé dans une crise économique, budgétaire et sociale sans précédent qui menace gravement la stabilité et l’avenir même de notre pays.

Le manque de courage et de crédibilité de la classe politique, qui s’avère incapable de répondre aux grands problèmes du moment, s’est fortement aggravé depuis l’élection de M. Hollande.

Les dernières élections régionales, avec une participation au 1er tour de l’ordre de 40% seulement, ont permis de mesurer l’ampleur du mécontentement de la population exaspérée par l’impuissance de nos gouvernants. Beaucoup de promesses, de reculades et de renoncements alors que notre pays, qui vit nettement au dessus de ses moyens, a tant besoin de grandes réformes de structures pour moderniser notre Etat aujourd’hui exsangue, impuissant face aux défis d’aujourd’hui.

Même si le Front national n’a pas remporté de région, les grands perdants du scrutin restent les grands partis politiques. Si au 2ème tour, les électeurs sont revenus plus nombreux aux urnes (50%), ce fût d’abord pour éviter que la vague Front national qui s’annonçait ne déferle sur le pays. Les partis politiques traditionnels ont-ils vraiment compris le message ?

En dépit du fait d’avoir recueillis prés de 40% des électeurs du 2ème tour, le score de la droite et du centre reste décevant. Hormis la situation particulière des régions « Nord Pas-de-Calais-Picardie » ; « Alsace-Champagne-Ardennes Lorraine » et « Provence Alpes Côte d’Azur » où la gauche avait appelé à faire barrage du Front national, la droite n’a réalisé de bons résultats que dans les importantes régions « Ile-de-France » et « Auvergne Rhônes-Alpes ». Il est à noter que les candidats Les Républicains de ces deux régions, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, ont été parmi les seuls à faire baisser le score de l’extrême droite au 2ème tour ; preuve de leur crédibilité par rapport aux préoccupations de la population.

Par contre, en régions « Bourgogne-Franche-Comté » et « Centre », dont les listes étaient conduites par des UDI, l’extrême-droite a sensiblement progressé au 2ème tour et ainsi empêché la droite et le centre de gagner ces deux régions ; preuve que les candidats n’ont pas convaincu les électeurs. Une chose est sûre, Les Républicains, UDI et autres Modem ont été fortement pénalisés par les triangulaires ; à l’inverse, la gauche bien que divisée au 1er tour, s’est retrouvée unie au 2ème tour avec un bon report de voix.

Avec une forte majorité de triangulaires et un Front national au plus haut à plus de 30% des voix, il était très difficile pour la droite et le centre de l’emporter dans certaines régions. Malgré tout, au final, sur 12 nouvelles régions métropolitaines, 7 parmi les plus importantes ont été gagnées par elle.

De son côté, la gauche unie a largement profité des triangulaires pour l’emporter dans 5 régions, dont ses fiefs traditionnels de « Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées », « Aquitaine Poitou-Charentes Limousin » et « Bretagne ». Pour autant, elle réalise son plus bas score depuis longtemps avec environ 30% des voix. Elle a pu limiter ses pertes grâce au report précieux des voix de l’extrême-gauche et notamment du Front de gauche, mais aussi d’EELV, partis qui contestent pourtant au quotidien la politique du gouvernement socialiste. Seule la discipline de vote des électeurs de gauche lui a permis de sauver la face au 2ème tour.

Rien de bien glorieux sachant que la gauche détenait jusqu’alors 21 des 22 régions de France et atteignait habituellement 40% à 45% au 2ème tour. Aujourd’hui, elle n’en détient plus que 5 en grande partie grâce à des élections triangulaires. Malgré les apparences et les grands discours, la gauche française n’a été rarement aussi marginalisée dans un scrutin. Voilà qui n’est guère de bon augure pour les élections de 2017.

Après ces élections régionales, les partis de gouvernement, que ce soit Les Républicain et l’UDI ou le Parti socialiste sont maintenant au pied du mur. A défaut de remise en cause profonde de leur manière de gouverner, en prenant en compte les préoccupations réelles des électeurs, en s’attaquant aux problèmes qui gangrènent notre démocratie et en renouvelant massivement la classe politique, le pays court à la catastrophe aux prochaines élections car les français n’en peuvent plus d’attendre. Ils ont la certitude que le pays fonce dans le mur mais que personne au gouvernement ne semble réagir pour empêcher le crash.

Les français exigent maintenant et rapidement que les partis traditionnels se réforment et se renouvellent pour s’atteler à régler les vrais problèmes du pays : chômage élevé, précarité croissante, autorité de l’Etat, insécurité, immigration, terrorisme…

Le pays attend un programme clair et précis sur tous ces problèmes et bien d’autres avec un calendrier de mise en œuvre. Ce grand projet pour une nouvelle France ne sera cependant crédible que s’il est porté par des femmes et des hommes nouveaux et compétents.


Régionales 2015 : Un 2ème tour disputé pour tirer les leçons du 1er tour et redynamiser la démocratie française ébranlée

10 décembre 2015

Dimanche 13 décembre aura lieu le 2ème tour des élections régionales en France. Ce 2ème tour verra 2 duels Droite contre FN en Nord-Pas de Calais-Picardie et en Alsace-Champagne Ardennes-Lorraine ; 11 triangulaires. Bien difficile de dire quel sera le résultat final de ces élections. Il reste à espérer que la participation sera plus importante.

Le 1er tour a en effet été marqué par un taux d’abstention record de plus de 50.10% ; ce qui a permis au Front national d’arriver en tête dans 6 régions sur 13 en métropole, y compris là où l’on ne l’attendait pas.

Le score du parti d’extrême droite marque une nouvelle étape de son implantation dans le paysage politique français. Il arrive en tête au plan national avec 28% des voix, devant la droite 27% et le PS qui recueille 23.5%. Les résultats du FN tranchent avec les faibles résultats enregistrés par le Front de gauche, le parti d’extrême gauche dont le discours est pourtant souvent proche. Un véritable raz de marée du FN qui semble avoir surpris les partis politiques traditionnels de la Gauche et de la Droite qui sortent affaiblis de ce scrutin.

Et pourtant, voilà maintenant des décennies que le FN s’est implanté en France, même s’il a atteint ses meilleurs résultats depuis 2012 et l’élection de François Hollande. Voilà des années que les partis de gouvernement s’avèrent incapable d’enrayer cette évolution qui résulte principalement de la déception et du fort mécontentement des électeurs de gauche et de droite à leur égard. Depuis 2012, les choses n’ont fait qu’empirer : promesses électorales non tenues, forte dégradation du chômage qui atteint des niveaux records, dégradation du climat social, affaiblissement de l’autorité de l’Etat, disfonctionnement de la justice, reculade du gouvernement sur de nombreux dossiers, dégradation des déficits publics, explosion de l’immigration, montée du communautarisme, augmentation de la criminalité et du terrorisme…

L’exaspération et le désespoir des français ont atteint leur paroxysme ces derniers mois avec les vagues incontrôlées d’immigration du Moyen-Orient, puis les terribles attentats de Paris du mois dernier. Cette incapacité et impuissance du gouvernement à protéger les français a été très mal vécue par les français qui y ont vu là la remise en cause de leurs valeurs et de leur mode de vie. L’amateurisme du gouvernement face aux attaques perpétrées contre notre pays et la complaisance de certains politiques et médias, au nom d’une prétendue bien-pensance parisienne, est devenu inacceptable pour la majorité des français.

Enfin, la récente proposition de certains pays européens de voir la Turquie rejoindre un jour l’Union n’a fait qu’envenimer les choses en renforcer le vote FN. Comment oser proposer la reprise de négociations avec un pays si peu démocratique qui assassine ses opposants, ses journalistes et ses minorités parce qu’ils ne partagent pas sa vision d’un Etat islamique autoritaire ? Non la Turquie d’Erdogan, celle-là même qui a favorisé l’expansion du terrorisme prôné par l’Etat islamique et refuse toujours la reconnaissance du génocide arménien, ne peut rejoindre l’Europe. Et que dire des relations pour le moins ambigües que la France entretient avec certaines monarchies autoritaires du Golfe Persique qui soutiennent pourtant des extrémistes musulmans ?

Il faudrait être aveugle pour ne pas avoir vu arriver la forte montée du FN en France ces dernières années. Ce n’est certainement pas en criant au méchant loup et en diabolisant le parti d’extrême droite que les gens cesseront de voter pour lui. Ce vote répond avant tout à une forte exaspération de certaines couches de la société française qui en ont marre de ne pas être entendues et qu’on les méprise. La plupart ne vote pas pour le FN par adhésion, mais avant tout pour dire non aux politiques de tous bords qui gouvernent le pays depuis 30 ans, sans véritablement régler les problèmes de fond auxquels doivent faire face au quotidien la majorité des français.

Ces derniers n’ignorent pas que le FN n’a pas de véritable programme et qu’il conduirait le pays à la catastrophe s’il arrivait au pouvoir. En 2015, personne de sensé ne peut penser qu’il est possible de régler les graves problèmes du pays en sortant de la zone Euro et en fermant les frontières. Ce serait carrément suicidaire pour tout le monde et aboutirait irrémédiablement à la faillite immédiate du pays. Ce vote massif en faveur du FN est un nouveau message pressant à la classe politique dans son ensemble et aux partis de gouvernement en particulier : occupez-vous de nous !

L’Europe est l’unique avenir de la France, que ce soit sur le plan économique, social, fiscal, de la sécurité ou de la défense. Pour cela, l’Union européenne doit se réformer en profondeur et revoir sa gouvernance, pour être plus proche des préoccupations des citoyens.

Le temps est venu de renouveler la classe politique française dans son ensemble. Des élus nouveaux et plus jeunes qui sauront prendre en compte les attentes légitimes des électeurs et s’attaquer enfin aux problèmes qui gangrènent notre société moderne et qui n’ont pas été réglés par manque de courage et de volonté depuis de longues années. Les futurs élus devront exercer pleinement leurs mandats en privilégiant l’avenir du pays plutôt que de se préoccuper de leurs petits intérêts personnels. Gageons que les primaires qui auront lieu à droite en 2016 permettront de dégager des candidats de renouveau qui porteront un projet crédible et cohérent qui s’inscrira dans un calendrier contraint et répondra enfin aux attentes des français.

Le temps de l’action de la classe politique est arrivé. Il y a urgence car demain il sera trop tard et la France ne s’en remettra pas.