Rodez : En attendant l’Estivada 2016… l’exposition Jean Boudou

2 mai 2016

La nouvelle édition de l’Estivada 2016 devrait être sensiblement différente des précédentes.

En effet, depuis l’édition 2015, la ville de Rodez, propriétaire de l’appellation Estivada, avait décidé de reprendre en main cette importante manifestation. Fini la délégation à l’association Org & Com, comme c’était le cas ces dernières années. En 2016, l’Estivada sera exploitée en régie directe par la ville.

Ce changement s’explique principalement par le coût élevé que devait supporter la ville jusqu’alors. Dés 2016, le coût de fonctionnement devrait être mieux maitrisé, même si la municipalité se veut rassurante en affirmant que les cachets versés aux divers artistes seront en nette augmentation. Quoi qu’il en soit, il reste à espérer que la nouvelle Estivada, qui sera en grande partie portée par les personnels municipaux qui se sont fortement mobilisés, sera à la hauteur des enjeux : la diffusion de la culture et de la langue occitane, mais aussi l’animation de la saison estivale.

Au jour d’aujourd’hui, même si des interrogations subsistent notamment en raison du manque d’information sur le programme de l’édition 2016, l’avenir de l’Estivada paraît assuré. Verdict le 23 juillet prochain, terme des trois jours de festival. En attendant, la municipalité ruthénoise semble tout en œuvre pour réussir cette grande fête de la culture occitane 2016.

En attendant l’Estivada, présentation de l’exposition Jean Boudou

Ce samedi 30 avril, en avant-première, a été présentée dans les salons de l’Hôtel de ville l’exposition consacrée au célèbre écrivain occitan Joan Bodon. Conçue par Lo Cirdoc, en collaboration avec l’Ostal Joan Bodon et le Pôle Aveyron Occitan, elle retrace en vingt panneaux, la vie de ce grand écrivain occitan dont l’œuvre immense est aujourd’hui reconnue à travers le monde. Ceux qui connaissent bien son œuvre n’hésitent d’ailleurs pas à affirmer que s’il avait écrit en français, Jean Boudou figurerait aujourd’hui parmi les grands écrivains du 20ème siècle !

Pour Georg Kremnitz, professeur de philologie à l’université de Vienne et spécialiste des langues romanes, nul doute que Boudou est l’un des grands écrivains du monde moderne… « Il nous appartiendra de faire connaître le plus loin possible cette voix, qui à l’inverse de tant d’autres voies envahissantes, n’est pas fermeture mais ouverture sur un monde plus humain… »

Jean Boudou est né le 11 décembre 1920 à Crespin, un petit village rouergat situé sur le plateau du Ségala. Son père était un paysan silencieux, aimé et craint à la fois. Sa mère, Albanie Balssa, lointaine parente d’Honoré de Balzac et conteuse d’exception, lui a transmis le trésor de la littérature orale occitane qui l’a conduit plus tard à épouser la cause occitane et la richesse de sa langue pour s’exprimer. A travers son œuvre, il s’est engagé en faveur de la langue occitane dans un désir de modernité et d’universalité. Pour autant, son œuvre se veut ouverte sur le monde, pleine d’humanité.

L’exposition qui se tiendra à l’Hôtel de ville de Rodez jusqu’au 23 mai, à travers des textes d’Yves Rouquette, nous fait découvrir le parcours et l’immense œuvre de l’écrivain que fût Jean Boudou, aux carrefours des influences les plus diverses de son siècle.

A travers une séquence de 20 panneaux, l’exposition révèle les mille et une facettes de ce grand écrivain contemporain, trop souvent encore méconnu en France. En prélude à l’Estivada 2016, une exposition passionnante et fort bien conçue à ne pas manquer

L’Estivada 2016 aura lieu du 21 au 23 juillet 2016 à Rodez

Cette exposition consacrée à Jean Boudou marque le début des manifestations organisées par la ville de Rodez, en prélude à l’Estivada 2016. Ainsi, diverses manifestations s’adressant à la fois aux jeunes et aux moins jeunes intitulées : « En attendant l’Estivada » seront proposées toutes les semaines, d’ici le 21 juillet prochain. Le programme détaillé est disponible en mairie.

Plus d’informations :

  • Ville de Rodez
  • Conseil départemental de l’Aveyron
  • Lo Cirdoc (Centre Inter-Regional de Desvolopament de l’Occitan) : Lo CIRDÒC – Mediatèca occitana – es un sindicat mixte creat e administrat per la Region Lengadòc-Rosselhon e la Vila de Besièrs. Es un establiment public de vocacion interregionala cargat d’aparar, de promòure e de far conéisser lo patrimòni e la creacion occitana
  • Pôle Aveyron Occitan : Structure du Conseil départemental de l’Aveyron en charge de promouvoir la langue et la culture occitane. Elle regroupe 3 associations :
    • l’IOA (Institut occitan d’Avairon) a en charge la promotion du patrimoine départemental,
    • ADOC 12 assure la sensibilisation des enfants des écoles primaires à la langue occitane,
    • l’Ostal Joan Bodon gère la maison natale de l’écrivain à Crespin

France : En dépit de leurs engagements, Hollande et son gouvernement assassinent les langues régionales

22 février 2016

COMUNICAT DE L’IEO (Institut d’Estudis Occitans)

Tolosa, lo 20 de genier de 2016

ASSASSINAR SEI LENGAS, ANSIN VÒU LA FRANÇA ?

L’IEO (Institut D’Estudis Occitans) denóncia aut e fòrt que l’Assemblada Nacionala ague fach rebuta a la proposicion de lèi de Paul Molac, relativa a l’Ensenhament immersiu dei lengas regionalas e a sa promocion dins l’espaci public e audiovisuau.

Per memòria, aquesta denegada vèn après: la promessa vana dau candidat Hollande sus la ratificacion de la Carta europenca dei Lengas Regionalas ò Minoritàrias (ambé lo debat mancat a l’Assemblada Nacionala), lo rapòrt Filippetti de julhet 2013 e sei 42 prepausicions passadas per malhas, tornat mai en octòbre de 2015 l’engatjament dau president de la Republica per la Carta, rebutat per la drecha senatoriala e que dire de l’ensenhament dei lengas regionalas assecat…

Convendretz que i a de qué se pausar la question.

Sorda que mai se pòt pas a la demanda populària, la França, es que vòu pas finalament assassinar sei lengas regionalas per de bòn ?

A la veritat, aquesta decision fa chifrar, notadament per son escart d’ambé la demanda sociala, e discredita lo foncionament democratic.

D’escondons, vesèm s’organizar l’eliminacion metodica de nòstrei lengas de l’espaci public republican.

Amb aqueste refús, la França demòra un còp de mai dins lo rodolet dei país reborsiers que donan ges d’estatut a sei lengas. Lo pluralisme linguïstic, pasmens, es una aisina de coësion indispensabla per la Nacion e un element de sa credibilitat internacionala.

Acceptar la postura dau Govèrn actuau de la França que mespresa de lengas que parlan sei ciutadans a milierats se pòt pas mai !

L’IEO demanda per aquò au Govèrn d’iniciativas nòvas que laissan oblidar lei còps que s’es mancat.

Coma lo digueriam encara en octòbre 2015, a Montpelhier, volèm una lèi !

Volèm una lèi que done un estatut vertadier ai lengas regionalas e garantisse sei locutors de tota exclusion e discriminacion.

Lo president de l’IEO

 

COMMUNIQUÉ DE L’IEO (Institut d’Etudes Occitanes)

LA FRANCE VEUT ELLE ASSASSINER SES LANGUES RÉGIONALES ?

L’IEO (Institut D’Estudis Occitans) dénonce fermement le rejet (ce jeudi 14 janvier) par l’Assemblée Nationale de la proposition de loi de Paul Molac, relative à l’enseignement immersif des langues régionales et à leur promotion dans l’espace public et audiovisuel.

Ce rejet intervient pour mémoire après : la promesse non tenue du candidat Hollande sur la ratification de la Charte européenne des Langues Régionales ou minoritaires (et le débat sans suite qui a eu lieu sur le même sujet à l’Assemblée Nationale), le rapport Filippetti (juillet 2013) et ses 42 propositions passés aux oubliettes, le nouvel engagement du président de la République sur la même Charte et son rejet par la droite sénatoriale en octobre 2015, la raréfaction volontaire des possibilités de suivre une filière en langue régionale dans l’enseignement…

Vous conviendrez qu’il y a de quoi se poser la question.

Aussi sourde à la demande populaire, la France veut elle assassiner définitivement ses langues régionales ?

En effet, cette décision interroge entre autre par son décalage avec la demande sociale, et discrédite le fonctionnement démocratique.

On assiste de fait à une élimination latente et méthodique de nos langues de l’espace public républicain.

Par ce dernier rejet, la France reste une fois de plus un des derniers pays à ne prévoir aucun statut pour ses langues régionales, le pluralisme linguistique est un outil de cohésion indispensable de la Nation et un élément de sa crédibilité internationale.

Ce mépris à répétition du gouvernement actuel pour quelques 6 millions de locuteurs d’une langue historique de France n’est plus admissible.

L’IEO demande donc au Gouvernement de nouvelles initiatives propres à pallier ces échecs successifs.

Ainsi que nous l’avons revendiqué en octobre 2015, à Montpellier, nous voulons une loi !

Nous voulons une loi qui donne un véritable statut juridique aux langues régionales et garantisse ainsi leurs locuteurs de toute exclusion et discrimination.

Lo président de l’IEO


Bon Nadal e fin d’annada a totes !

24 décembre 2015

Bonjorn a totes,

L’annada 2015 s’acaba ben lèu.

L’année 2015 s’achève prochainement.

Rodez-News vos desira en totei de bònei fèstas de Nadal e de fin d’annada !

Rodez-News vous souhaite à toutes et tous de bonnes fêtes de Noël et de fin d’année.

A lèu !

A bientôt !

Joseph Donore


Montpellier : Prés de 15 000 personnes venues de toute l’Occitanie manifestent en faveur de la langue occitane

26 octobre 2015

A l’appel d’organisations occitanes : IEO- Institut d’Estudis Occitan, Calendretas…, prés de 15 000 personnes venues des quatre coins de l’Occitanie, jusqu’aux Vallées Occitanes italiennes et au Val d’Aran, ont convergé vers Montpellier ce 24 octobre 2015 pour manifester en faveur de la langue et de la culture occitane. Durant quelques heures, une fois de plus, Montpellier pavoisée aux couleurs sang et or, était la capitale de l’Occitanie.

En dépit du fait que la langue occitane demeure la langue régionale la plus répandues avec plus de 3 millions de locuteurs, l’Etat français au nom d’un prétendu respect de la constitution qui ne reconnaît que la seule langue française, s’obstine à s’opposer à reconnaître le moindre droit aux langues régionales de ce pays. Une position de principe pourtant indéfendable dans une démocratie digne de ce nom. Rappelons que la Charte européenne des langues régionales a été signée par la France en 1999. Elle reconnaît la nécessité de protéger les langues régionales dans chacun des pays de l’Union européenne.

Pourtant, le pays qui se veut le champion des droits de l’homme et du respect des citoyens, refuse toujours de ratifier cette charte et donc d’appliquer ce traité européen, à croire que la reconnaissance des langues régionales présenterait pour la France un risque pour l’unité du pays !

En 2015, une telle attitude est tout simplement inacceptable alors que la France n’hésite pas à donner des leçons de démocratie aux autres nations. Jusqu’à quand va-t-elle persister dans le refus de reconnaître la diversité et la richesse des langues et cultures régionales qui sont pourtant un atout considérable pour le pays. Ce mépris pour les spécificités régionales et donc pour les français est totalement absurde.

A persister dans son refus de reconnaître ses propres langues régionales, la France s’expose d’autant plus à voir les revendications régionalistes monter en puissance et à terme accentuer fortement le désir d’autonomie, voire d’indépendance des régions qui présentent une forte identité régionale telles l’Occitanie, la Corse, Le Pays-Basque, la Bretagne, l’Alsace, la Savoie…

Il est pour le moins paradoxal qu’au moment où l’Union européenne avance lentement mais sûrement vers plus d’intégration et de fédéralisme, la France continue à ignorer, au nom d’une idéologie nationaliste et jacobine aujourd’hui totalement dépassée, la diversité linguistique et culturelle qui dans un monde ouvert et mondialisé, est au contraire un atout pour un pays moderne.

La majorité des élus politiques de ce pays, tous bords politiques confondus, n’ont hélas pas le courage de franchir le pas, face aux tenants d’un nationalisme stérile qui a pourtant causé tant de tort en Europe par le passé. Il s’agit là d’un combat d’arrière garde que mène la France. Le monde change, mais hélas pas la France ! Dans un monde globalisé, nos langues et cultures régionales sont un atout et nos racines essentielles dans cette compétition mondiale.

Quoi qu’il en soit, tôt ou tard, les défenseurs des langues et cultures régionales l’emporteront. L’avenir n’est plus aux vieilles nations européennes créées de toute pièces sur des frontières artificielles, mais aux régions européennes naturelles telles qu’elles ont toujours existé. Il y a des réalités, fussent-elles anciennes, aujourd’hui incontournables. De gré ou de force, à moyen terme, les vieux états jacobins sont appelés à disparaître au profit d’une Union européenne intégrée qui est aujourd’hui la seule chance de survie pour l’Europe.

De ce point de vue, la nouvelle grande région Languedoc-Roussillon & Midi-Pyrénées, au cœur de l’Occitanie, a un grand rôle à jouer pour promouvoir cette grande culture occitane chère à plus de 10 millions d’habitants du sud de la France. Gageons que les nouveaux élus de cette région, largement représentés à cette grande manifestation, sauront tenir leurs engagements et faire prospérer cette forte identité régionale qui constitue un atout considérable pour le développement économique de cette nouvelle grande région occitane.

A propos de la Charte européenne sur les langues régionales ou minoritaires (Traité européen n° 148 du 05 novembre 1992).

Ce traité prévoit la protection et la promotion des langues régionales et minoritaires historiques. Son élaboration est justifiée, d’une part, par le souci de maintenir et de développer les traditions et le patrimoine culturels européens, d’autre part, par le respect du droit imprescriptible et universellement reconnu de pratiquer une langue régionale ou minoritaire dans la vie privée et publique.

Elle contient des objectifs et principes que les Parties s’engagent à respecter pour toutes les langues régionales ou minoritaires existant sur leur territoire : respect de l’aire géographique de chacune de ces langues, nécessité d’une promotion, facilité et/ou encouragement de leur usage oral et écrit dans la vie publique et privée (par des moyens adéquats d’enseignement et d’étude, par des échanges transnationaux pour ces langues qui sont pratiqués sous une forme identique ou proche dans d’autres Etats).

Ensuite, la Charte énumère toute une série de mesures à prendre pour favoriser l’emploi des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique. Ces mesures couvrent les domaines suivants : l’enseignement, la justice, les autorités administratives et les services publics, les médias, les activités et équipements culturels, la vie économique et sociale et les échanges transfrontaliers. Chaque Partie s’engage à appliquer au moins 35 paragraphes ou alinéas parmi ces mesures dont un certain nombre est à choisir obligatoirement parmi un « noyau dur ». De plus, chaque Partie doit spécifier dans son instrument de ratification chaque langue régionale ou minoritaire répandue sur l’ensemble ou une partie de son territoire à laquelle s’appliquent les paragraphes choisis.

La France a signé le traité le 07/05/1999 mais refuse toujours de le ratifier, contrairement à la plupart des Etats membres de l’Union européenne.

Plus d’information :


Montpellier : Les occitans appellent à la mobilisation le 24 octobre 2015 « per la lenga occitana »

18 octobre 2015

Totes a la manifestacion per la lenga occitana.

Lo dissabte 24 d’octobre 2015, Montpelhièr serà un novèl còp la capitala d’Occitanià.

Aquesta manifestacion es tanben l’aniversari de los 10 ans de la prumèra protèsta de Carcassona en 2005.

La crida de la revista « Anem ! Occitans ! » de l’Instutut d’estudis occitans (IEO) :

«… Qu’es lo sens de la Crida 2015 : N’i a pro de las promessas non tengudas, deus daus engatjaments, deu pauc de moneda, de las revendicacions nostas entà har passar lo temps.

En tot estar present per las carrièras de Montpelhièr aqueste dissabte, qu’afirmam la nosta volontat de damorar dens lo present e dens un futur que volem pròche. Aicí e ara.

Qu’es lo messatge que devem har passar aux candidats a la regionaus, mes tanben a l’ensemble deux elegits, en plaça o de doman, que seràn en capacitat de préner en man la revendicacion comuna e unitaria entà l’occitan…. »

En Avairon, l’IEO (Institut d’estudis occitans), lo CCOR (Centre culturel occitan del Roergue) et Lo Grelh Roerga apellan a la manifestacion de Montpelhièr.

Per mai d’informacion : Ostal des Patrimòni plaça Foch 12000 Rodés. Tél : 05 65 68 18 75 o imèl : contact@ccor.eu

 

Tous à la manifestation en faveur de la langue occitane.

Samedi 24 octobre 2015, Montpellier sera une nouvelle fois la capitale de l’Occitanie.

Ce rassemblement marquera l’anniversaire des 10 ans de la première manifestation qui s’était déroulée à Carcassonne en 2005.

La revue « Anem ! Occitans » ! de l’Institut d’études Occitanes (IEO) justifie cette manifestation :

« Il y en a assez des promesses non tenues, des faux engagements, du peu de fonds octroyés, de nos revendications sans suite…

En étant tous présents dans les rues de Montpellier samedi, nous affirmerons notre volonté que notre langue reste encrée dans le présent et le futur, aujourd’hui et demain.

C’est aussi le message que nous devons faire passer aux candidats aux élections régionales, mais aussi à l’ensemble des élus d’aujourd’hui et de demain qui devront prendre en compte les revendications communes et unitaires des occitans… »

En Aveyron, l’IEO (Institut d’études occitanes), le CCOR (Centre culturel occitan du Rouergue) et le Grelh Rouergat appellent à la manifestation de Montpellier.

Plus d’informations : Ostal des Patrimòni place Foch 12000 Rodez. Tél : 05 65 68 18 75 o email : contact@ccor.eu

Pour se rendre à Montpellier, deux autobus seront au départ de Rodez : (Inscriptions et renseignements auprès du CCOR : 05 65 68 18 75)

  • Départ le matin à 10h00 (Embarquement au « parking  de la piscine Aquavallon » )
  • Retour à Rodez  le soir vers 20 h ou 00 h 30. Deux bus partiront de Montpellier, l’un à 18 h et l’autre à 22h30

Tarifs :

  • Enfants (jusqu’à 15 ans) : 6 € / Adultes : 12 € pour le car de 18h et 14 € pour celui de 22 h 30.

France : l’appel à la mobilisation pour la langue et de la culture occitane / Crida per la lenga occitana

30 juin 2015

La crida de la coordinacion per la lenga occitana

La lenga occitana es marcada per l’UNESCO coma una dei lengas en « dangier seriós d’extincion ». Fàcia a aqueste perilh de mai en mai gròs, e ai riscas de regression qu’amenaçan nòstra lenga, la « Coordinacion per la lenga occitana » rampèla a una mobilizacion ciutadana per una granda Manifestacion sociala e revendicativa en favor de l’occitan, lo dissabte 24 d’octòbre de 2015 a 14h, a Montpelhier.

De fach, despuei 2005, la Coordinacion a pas decessat d’alertar lei poders publics de l’urgéncia de metre en plaça una politica linguistica publica coerenta e volontarista per la transmission e lo desvolopament dei lengas regionalas ( e adonc de l’occitan), de la necessitat d’une lèi qu’oficialize sa reconoissença e li garantisse un estatut juridic legau propici a son espandiment.

Lei manifestacions de Carcassona (2005 e 2009), Besièrs (2007), e enfin la darriera de 2012 qu’acampèt 30 000 personas a Tolosa, an ben mostrat l’existéncia d’una vertadiera demanda sociala per la preséncia de l’occitan dins la vida publica. Emai aquesta seria de manifestacions, ague permés quauqueis avançadas, lei progrès ne’n demòran pasmens fòrça insufisents.

Se mai d’una collectivitat territoriala prenguèron consciéncia de la necessitat de metre en plaça de mesuras en favor de l’occitan, l’Estat, per quant a eu, refusa totjorn d’assumir sei responsabilitats sus aquesta question. La crisi deu pas servir d’escapatòri per escafar la question dei lengas regionalas dau debat public, per anar de reculon e faire demenir lei mejans mes a disposicion per son desvolopament.

Mai ont an donc passat totei lei belei promessas ? Entre autrei : la promessa n° 56 : « Je ferai ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires » ? Una majoritat de deputats avián votat lo principi de la Ratificacion de la Carta europenca, mai despuei… plus ren !

D’autra part, venèm de subir una reforma territoriala qu’a pas ges tengut còmpte de la dimension linguistica de nòstre territòri. E oblidem pas la tota darriera que vèn de sortir ! Coma acceptar una reforma dei collègis qu’es quasiment una programacion de la disparicion efectiva de l’ensenhament dei lengas regionalas, tre 2016 ?

Per ansin la « Coordinacion per la lenga occitana », crida un còp de mai a rampelada a mobilizacion de toteis aquelei que revendican la preservacion e lo desvolopament de la lenga occitana (patrimòni immateriau de l’umanitat) que nòstrei territòris an en partatge.

Devèm afortir un còp de mai lei drechs de nòstra lenga e sa legitimitat !

« Anem Òc ! per la lenga occitana ! »      Totei a Montpelhier lo 24 d’octòbre de 2015 !

Ligans :


Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon : Dominique Reynié en lice pour assurer les destinées de la nouvelle région

21 avril 2015

Après le redécoupage gouvernemental des régions françaises, il en est une qui semble poser moins de problèmes que d’autres par sa relative cohérence territoriale : Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En effet, ces deux régions ont une très longue histoire commune et offrent beaucoup de convergences, même si le Roussillon à sa propre personnalité. Les liens sont anciens et solides entre les deux territoires qui ont la même langue : l’occitan et le même emblème : la croix occitane. La culturelle occitane y est profondément encrée et marque l’identité des deux régions, à l’instar de leurs célèbres places : la place du Capitole Toulouse et la place de la Comédie à Montpellier.

Même le choix de la capitale de la nouvelle région fait relativement consensus. Le réalisme veut que le choix de Toulouse (4ème ville de France), deux fois plus importante que Montpellier, s’impose sans difficultés. Bien sûr, un certain nombre de concessions en faveur de cette dernière seront faites, comme celle de lui confier la préfecture de Région ; ce qui lui permettrait de conserver un poids administratif.

Reste à trouver le nom de cette nouvelle grande région française qui pourrait être : Midi-Languedoc, Occitanie, Sud-Pyrénées, Pays d’Oc… La nouvelle région pèsera 5.6 millions d’habitants, avec la plus forte croissance de population de France (+1% par an) pour une superficie de 72 700 km2, regroupant 13 départements. Le PIB de l’ensemble atteint 144 milliards d’euros (base 2012).

Au final, la nouvelle région Midi-Pyrénées & Languedoc-Roussillon se hissera au 5ème rang français pour sa population, au 6ème rang pour son PIB et au 2ème rang pour sa superficie. En Europe, elle sera au 10ème rang pour la population et au 19ème rang pour son PIB. Selon les données INSEE, la nouvelle région se classerait au 4ème rang au plan national des régions les plus attractives sur le plan économique et touristique.

Signe des temps, les maires de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (UMP) et de Montpellier, Philippe Saurel (Divers gauche) ont entrepris de se rencontrer régulièrement au sein d’un collège de 20 élus de chaque région en vue de préparer cette fusion, en privilégiant la coopération à la rivalité. Voilà qui est rassurant de voir les élus des deux grandes métropoles régionales, bien que de bords politiques différentes, s’allier pour donner toutes ses chances à cette nouvelle grande région.

En effet, il n’a échappé à personne que la gestion de cette importante région ne pourra être laissée aux mains des quelques politiciens locaux sans grande envergure. Pour peser face aux autres régions et s’imposer en Europe, il faudra qu’elle soit représentée par des élus influents, crédibles et excellents gestionnaires.

Dans ce contexte, la candidature de Dominique Reynié présente un certain nombre d’avantages. Politologue bien connu, originaire de Midi-Pyrénées, président du Think-Tank libéral et européen « Fondation pour l’innovation politique » et spécialiste des collectivités territoriales, il connaît bien les défis auxquels vont devoir faire face les nouvelle régions. Il souhaite conduire une liste d’union UMP-UDI au sein de la future région.

Selon Dominique Reynié : « Notre système démocratique est en train de se fissurer… L’Etat jacobin propage sa propre crise aux collectivités locales en leur demandant toujours plus, au nom de ses propres incapacités, tout en leur retirant les moyens d’agir, en raison de sa défaillance budgétaire… Il n’y a pas d’épreuve plus nécessaire que d’aller devant les électeurs et de les convaincre de soutenir un projet et d’y prendre part. Je vis ce choix comme une forme d’obligation… Pour ma région, je suis heureux de m’inscrire dans les pas de Dominique Baudis, Marc Censi et Jacques Blanc… »

Sa candidature tient en quelques mots : « La candidature à des élections locales d’une personne issue de la société civile correspond à une attente de renouvellement que nos concitoyens expriment dans l’abstention, le vote protestataire ou le vote blanc…  Il faut construire une démarche et un projet à partir d’une éthique de la preuve, aller vers les citoyens en se donnant les moyens de répondre à leurs attentes de vérité, d’efficacité et de renaissance. »

Face à la montée des extrêmes, et si les prochaines élections régionales voyaient se dessiner une grande coalition allant du centre-droit au centre-gauche pour piloter cette future grande région Midi-Pyrénées & Languedoc-Roussillon pour en faire l’une des plus dynamique et entreprenante de France ? Cette nouvelle grande région française a tous les atouts en main pour réussir ; ne ratons pas cette occasion unique.