France : Entre séisme politique et avertissement sans frais, c’est M. Hollande qui est aujourd’hui directement en cause

30 mai 2014

Ces derniers mois, la France a la gueule de bois et broie du noir !

Les résultats des dernières élections européennes en France doivent être interprétés comme un dernier avertissement sans frais aux socialistes qui gouvernent le pays et en premier lieu à M. Hollande qui depuis son élection, voici plus de deux ans, n’a tracé aucun cap clair et réaliste au pays. A-t-il compris le message ?

Les français ont aujourd’hui la désagréable sensation qu’il n’y a plus aucun pilote dans l’avion et que l’on navigue à vue, au gré des obstacles rencontrés. Qui plus est, alors que la France s’est relativement bien sortie de l’une des plus graves crises entre 2008 et 2010, elle est aujourd’hui à la traîne par rapport aux autres pays qui retrouvent aujourd’hui une certaines croissance, la reprise de l’emploi et plus généralement, l’espoir en leur avenir. Alors que les élus socialistes élus en 2012 avaient nié l’existence de la crise et la nécessité de faire des efforts au moment où les autres pays européens engageaient des politiques de maitrise des déficits publics et de la dette, la France s’est comportée en cigale, se refusant à toute réforme de fond, en continuant d’augmenter les impôts et taxes qui pèsent sur les français.

Aujourd’hui, le pays est clairement dans l’œil du cyclone pour avoir tenu des discours mensongers aux électeurs quant-à la réalité de sa situation et refusé la mise en œuvre des réformes de structures nécessaires. La descente aux enfers se poursuit au 1er trimestre 2014 avec à nouveau une croissance zéro. Du fait des augmentations massives d’impôts et de taxes, le gouvernement socialiste actuel est seul responsable de cette situation. D’où une explosion du chômage qui n’a pas vu sa courbe s’inverser fin 2013 comme annoncé, malgré le traitement social qui en a été fait. D’ailleurs, au dire des principaux économistes, la situation de l’emploi ne va pas s’améliorer avant 2017 dans le meilleur des cas.

Les français ont profité des élections européennes pour se défouler et clamer haut et fort leur mécontentement à l’égard de la politique suivie par M. Hollande

Voilà pourquoi, les français parmi les plus exposés, sont aujourd’hui très inquiets sur leur avenir et celui de leurs enfants. Plus grave, aucun signe laissant apparaître une amélioration n’est perceptible. Au contraire, le pessimisme, le manque de conviction et le désarroi se lisent sur les lèvres de ceux qui nous gouvernent, à commencer par le président de la République lui-même. Où sont l’optimisme et la confiance nécessaires à la réussite de toute entreprise ?

C’est dans ce contexte politique difficile pour le gouvernement que ce sont déroulées les élections au parlement européen. Chacun aura d’ailleurs noté la quasi-absence de la majorité socialiste et du gouvernement, mais aussi des grands médias, dans ce débat complexe sur l’Europe alors que dans la plupart des pays, les gouvernements en place ont mené une campagne active pour mobiliser l’électorat. Un beau gâchis pour la France et l’Europe !

Pour diverses raisons, le gouvernement et sa majorité, comme la droite parlementaire d’ailleurs, ont abandonné l’Europe à l’extrême droite. On connaît aujourd’hui le résultat : le Front national est arrivé largement en tête avec prés de 25% des voix, contre prés de 21% pour l’UMP et 14% pour le parti socialiste, associé au Radicaux de gauche, qui arrive en 3ème positon et réalise ainsi sont plus mauvais score depuis 1979.

Il est vrai que ce résultat a été acquis avec un taux d’abstention élevé de 57% (comparable au précédent scrutin européen) et dans le cadre d’un scrutin à la proportionnel qui favorise l’émergence des partis contestataires au détriment des partis de gouvernement. Pour autant, le niveau très élevé du FN est très inquiétant à plus d’un titre. Outre le fait que c’est un parti d’extrême droite parmi les plus marqué d’Europe, sans aucun projet politique et économique crédible, il surfe sur le mécontentement et le mal-être de nombreux français aujourd’hui déçus par les promesses non tenues de M. Hollande et la dégradation de la situation française : déficits non maitrisés, croissance proche de zéro, chômage en hausse constante, absence de vision sur l’avenir, déclin de l’image de la France en Europe et dans le monde…

Refonder les partis de gouvernement pour faire respirer la démocratie française

Comble du malheur, la droite parlementaire n’est pas au mieux de sa forme pour mobiliser son propre électorat. C’est le moins que l’on puisse dire !

Dans le contexte actuel, l’extrême-droite a un boulevard devant elle qu’elle entend occuper. D’autant que ces dernières années, beaucoup de français ont pris l’habitude, à commencer par les classes dites « moyennes », d’être mis régulièrement à contribution, sans que le bout du tunnel ne soit en vue. Les français semblent avoir perdu confiance en ceux qui les gouvernent et les principaux partis politiques qui n’arrivent pas à se renouveler à la fois dans les idées et leurs discours, mais aussi dans leur composition faite trop souvent de politiciens professionnels qui s’intéressent d’abord à leur prochaine réélection plutôt qu’au bien-être de leur pays ou administrés.

Quand les partis politiques français comprendront-ils enfin qu’il est indispensable de renouveler leurs responsables et leurs élus pour être en phase avec la population et les priorités d’aujourd’hui qui ne sont plus celles d’hier ?

Le courage d’affronter les réalités d’aujourd’hui et l’urgence à réformer profondément notre pays

Hélas, l’intervention télévisée du chef de l’Etat le lendemain du scrutin était sans consistance, à des années lumière de la réalité, pour ne pas dire grotesque. Manifestement, le locataire de l’Elysée n’a strictement rien compris à ce qui s’est passé. Au travers de ce scrutin, ce n’est pas l’Europe qui a été réellement en cause (une large majorité de français a apporté ses voix aux partis pro-européens), mais la gestion actuelle de la France qui préoccupe aujourd’hui les français et la politique de gribouille suivie par M. Hollande. Les français qui ont été trompés par les promesses de ce dernier, veulent aujourd’hui un cap clair pour le pays et notamment une politique efficace créatrice et non destructrice d’emplois comme c’est aujourd’hui le cas.

Encore une fois, l’Europe n’est en rien responsable des difficultés que rencontre la France, comme le confirme le succès des principaux partis gouvernementaux aux dernières élections européennes. D’ailleurs, la plupart des pays de l’Union européenne ont ou sont sur le point de retrouver les chemins de la croissance et de l’emploi, contrairement à la France qui suit manifestement une mauvaise politique.

Après deux années perdues, si les socialistes français ne sont pas en mesure de contenir les déficits publics tout en conduisant le pays vers la croissance et l’emploi, ils doivent tirer toutes les conséquences du résultat de l’élection européenne. Indiscutablement, au travers du faible score du parti socialiste au regard des listes d’extrême droite ou d’extrême gauche, les français ont voulu tirer le signal d’alarme et marquer leur profond désaccord avec les décisions prises par M. Hollande et ses gouvernements. En ce sens, c’est clairement un vote sanction qui doit être interprété comme tel.

A défaut de changer radicalement de cap et de président, pas sûr que la lumière finisse par jaillir du noir profond dans lequel s’enfonce chaque jour un peu plus la France.

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Grand Rodez : Les enjeux de l’ouverture du musée Soulages

28 mai 2014

Après de longues années de travaux, le musée Soulages sera inauguré le 30 mai 2014 et ouvert au public le lendemain.

Initié par Marc Censi, l’ancien maire et président d’agglomération du Grand Rodez voici plus d’une décennie, le chantier a été mené à son terme par les élus de l’actuelle communauté d’agglomération. Le musée Soulages est l’un des projets les plus importants jamais engagé par l’agglomération avec un investissement de plus de 22 millions d’euros hors taxes dont environ 12 millions à la charge de la seule agglomération du Grand Rodez. Le reste des financements, soit 10 millions d’euros, a été apporté par l’Etat, la région Midi-Pyrénées et le Conseil général de l’Aveyron.

La décision de construire le musée Soulages est un formidable pari sur le développement économique et touristique de l’agglomération du Grand Rodez et le département de l’Aveyron tout entier.

Pour réussir, le musée Soulage doit devenir un véritable phare pour l’attractivité du Grand Rodez au plan régional, national et même international. Pour cela, il bénéficie de la renommée mondiale de son artiste ruthénois Pierre Soulages, l’un des plus grands peintres contemporains dont le musée proposera une importante exposition permanente comprenant un échantillon complet de son œuvre, de ses débuts à aujourd’hui. Cette évolution du brou de noix à l’Outrenoir, fait du musée Soulages le seul et unique endroit où il sera possible de s’imprégner de l’intégralité de l’œuvre de l’artiste. Parallèlement, le musée présentera une exposition temporaire de très grande qualité.

Le musée Soulages est né de deux donations exceptionnelles effectuées par Colette et Pierre Soulages, riches de plus de 500 œuvres qui témoignent de la diversité et de l’ampleur de l’œuvre avec des supports les plus variés : papier, toile, verre, bronze, cuivre, travaux préparatoires aux vitraux de Conques, peintures sur toiles et papiers et bien d’autres supports. L’ensemble constitue le plus grand rassemblement des œuvres de l’artiste à travers le monde, notamment pour ce qui concerne les 30 premières années de sa carrière. Le tout est complété par une quinzaine de peintures sur toile parmi les plus importantes et divers Outrenoirs. Le musée est mis en scène par le talentueux conservateur en chef du patrimoine : Benoît Decron qui a réalisé un travail remarquable de mise en valeur.

Le musée Soulages, par-delà l’image de l’artiste qu’il consacre, constitue à lui seul une œuvre architecturale exceptionnelle qui s’intègre formidablement dans le site, face aux monts d’Aubrac et du Cantal. Le bâtiment se compose de cinq grandes boîtes reliées les unes aux autres sur prés de 6 000 m2. Le cabinet d’architectes catalans RCR Arquitectes ( Ramon Vilalta, Carme Pigem et Rafael Aranda) a réalisé le bâtiment grâce à un acier Corten auto-oxydant qui met superbement en valeur le musée et l’œuvre de l’artiste.

L’une des ailes du musée abrite le nouveau « Café Bras », une brasserie gastronomique qui a récemment ouvert ses portes à l’initiative de Michel et Sébastien Bras, les célèbres chefs étoilés de Laguiole (3 étoiles au guide Michelin). L’établissement y sert une cuisine de saison particulièrement savoureuse à l’image de la cuisine créative servie à Laguiole. Une excellente table ruthénoise qui s’adresse aux visiteurs du musée mais aussi aux nombreux amateurs de gastronomie. Le Café Bras, une étape incontournable en Aveyron.

Nul doute que le musée Soulages participera activement à l’attractivité du Grand Rodez et au développement de l’industrie touristique locale. Reste maintenant aux élus ruthénois à transformer l’essai et à tout mettre en œuvre pour réaménager au plus vite le centre-ville qui en a bien besoin du côté de la rue Béteille, de la place de la Cité, de la place et du parking Foch, sans oublier Combarel.

La qualité et l’attractivité des commerces de l’hyper-centre devront également être à la hauteur des enjeux. Beaucoup de travail sur la planche pour transformer l’essai et dynamiser durablement le centre-ville pour faire de Rodez une véritable destination touristique…

 


Grand Rodez : Orange lance la 4G

26 mai 2014

Ce 20 mai 2014, Pierre Clément, Directeur Orange Sud était à Rodez pour annoncer l’ouverture de la 4G sur l’essentiel de l’agglomération du Grand Rodez : Le Monastère, Olemps, Onet-le-Château, Sainte-Radegonde et Druelle.  En région Midi-Pyrénées, Rodez vient ainsi compléter les agglomérations de Toulouse, Tarbes, Montauban, Castres, Albi, Lourdes, Cahors, Auch et Mazamet déjà couvertes par la technologie 4G Orange.

Orange accélère le déploiement de son réseau 4G.

Au 03 avril 2014, la 4G d’Orange couvrait déjà plus de 55% de la population et a pour ambition de couvrir 70% de la population fin 2014. Ce déploiement vient s’ajouter à celui du réseau H+ d’Orange qui lui couvre déjà plus de 77% de la population française. La H+ est jusqu’à 3 fois plus rapide qu’en 3G+. Le site http://reseaux.orange.fr/couverture-mobile permet de vérifier si son adresse est couverte par la 4G d’Orange.  Aujourd’hui, plus d’un million de clients ont accès à la 4G d’Orange. Grâce à la 4G, les utilisateurs peuvent profiter d’une nouvelle expérience, augmentant ainsi leurs usages internet mobile de 50%.

La 4G révolutionne les usages en mobilité.

La 4G permet de tout partager à des vitesses très élevées. L’utilisation des smartphones, tablettes ou ordinateurs portables compatibles 4G devient plus fluide et plus instantanée. De nouveaux usages deviennent enfin possibles avec un équipement compatible, comme par exemple la TV haute définition sur mobile et la vidéo HD en mobilité. Les débits de transferts de données sur le réseau mobile d’Orange ont été multipliés par 68 en 5 ans et il devrait encore être multiplié par 7 d’ici 2016. Ces nouveaux débits changent fondamentalement l’expérience internet mobile pour les clients : il est enfin possible de regarder son émission préférée en HD, de télécharger légalement des films et séries en quasi-instantanéité et accéder, sous réserve de couverture, à ses données personnelles grâce au Cloud d’Orange.

Jusqu’à 10 fois plus rapide que la 3G+

Orange dispose d’une bande de fréquence 4G de 20 MHz à 2,6 GHz, proposant un débit maximum théorique jusqu’à 150 Mbit/s (3) avec un équipement compatible. Chez Orange, 8 terminaux sont actuellement compatibles avec ce débit maximum théorique.

Orange stimule l’envie de passer à la 4G

Pour accompagner ses clients grand public dans l’équipement d’un terminal compatible 4G/H+, Orange propose une offre de reprise de leur ancien mobile ou tablette pour un montant allant jusqu’à 400€, selon le modèle et son état. L’opérateur propose également de nombreux contenus inclus dans les offres Origami Play et Jet 4G/H+ et Open Play et Jet 4G/H+ avec :

  • Le Cloud d’Orange pour accéder partout et facilement à ses données
  • Orange Deezer Premium+ pour accéder à toute sa musique partout et instantanément
  • Regarder tous les matchs de la ligue 1 en HD en direct vidéo depuis son mobile. L’accès aux matchs de ligue 1 est offert aux abonnés 4G jusqu’au 31 mai 2014(7)
  • L’option multi-SIM permet d’utiliser internet sur son smartphone et sa tablette avec un seul forfait(8) (option offerte au lieu de 5€ par mois pour les clients 4G/ H+, hors frais de mise en service de 10€).
  • Le Service 24h garanti(9) pour obtenir une solution en 24h en cas de panne du mobile ou de l’internet.Avec la 4G, Orange offre un vaste choix de forfaitsDepuis le 9 janvier, Sosh, la marque digitale et sans engagement d’Orange, intègre aussi la 4G dans le forfait mobile à 24,99€/mois incluant 5Go d’internet mobile et dans le forfait mobile + Livebox correspondant.

Avec la 4G, Orange offre un vaste choix de forfaits

Orange propose depuis peu un accès au très haut débit mobile sur toute sa gamme de forfaits Origami à des prix attractifs. Ces forfaits incluent des volumes internet adaptés aux usages des clients pouvant aller jusqu’à 10 Go/mois. Avec les offres Let’s go, le très haut débit mobile est également disponible sur les ordinateurs et tablettes. Les clients peuvent profiter des nouveaux forfaits Let’s go 3 Go et 12 Go, à partir de 14,99€/mois avec engagement 12 mois. Et pour 1€, les clients peuvent s’équiper d’un Domino 4G en souscrivant à un forfait Let’s go, engagement 12 mois.

Depuis le 9 janvier, Sosh, la marque digitale et sans engagement d’Orange, intègre aussi la 4G dans le forfait mobile à 24,99€/mois incluant 5Go d’internet mobile et dans le forfait mobile + Livebox correspondant. Après Bouygues-Télécom, Orange offre enfin la 4G à ses clients de l’agglomération ruthénoise.


Elections européennes 2014 : La seule alternative pour la France est une Europe forte

20 mai 2014

Dimanche 25 mai, comme la plupart des pays de l’Union européenne, la France va devoir élire 74 députés au Parlement européen. Les élections européennes de 2014 offrent aux citoyens européens l’occasion de désigner directement, au suffrage universel direct, les représentants qui agiront en leur nom pendant 5 ans.

Pour la première fois, le président de la Commission européenne sera désigné au sein du groupe politique majoritaire issu de ces élections. Les électeurs européens peuvent influencer la composition politique du Parlement européen, appelé à intervenir dans le cadre de la procédure législative, sur les principales orientations et décisions de l’Union européenne.

La poursuite d’une construction européenne plus démocratique, plus intégrée et proche des citoyens passe par le renforcement du rôle du Parlement européen, la seule institution à être élue au suffrage universel direct, qui est la véritable instance de contrôle de la Commission européenne.

Cette élection revêt une importance majeure pour l’avenir de la France.

Pays fondateur de l’Union européenne et véritable moteur de la construction européenne, la France a toujours été un maillon essentiel. Si la France est aujourd’hui ce qu’elle est, c’est d’abord à l’Union européenne qu’elle le doit. Sans elle, la France serait restée une nation mineure. Les problèmes qu’elle rencontre aujourd’hui ne doivent hélas rien à l’Europe. A l’abri de cette dernière, la France a longtemps renoncé aux réformes courageuses engagées par les autres pays pour assainir les finances publiques et s’adapter à la mondialisation au cours de ces dernières décennies.

La France s’est montrée cigale, se refusant à se moderniser et engager les réformes de structures devenues indispensables. Sans la protection de l’Union européenne, la France serait aujourd’hui inexistante au plan mondial et les français les plus modestes seraient livrés aux pires difficultés et pour très longtemps. Comme les autres pays membres, la France doit aujourd’hui conduire une politique de convergence économique et budgétaire afin de s’adapter et retrouver ainsi les voies de la croissance, de l’emploi et de la richesse.

Même si aujourd’hui le gouvernement socialiste en place ne paraît pas à la hauteur des enjeux et est absent de la construction européenne ; ce n’est pas la faute de l’Europe. Il ne dépend que de la volonté de notre pays de retrouver une place de leader en Europe.

La France a tout à gagner au sein de l’Union et, au contraire, tout à perdre à renoncer à son avenir européen serait un suicide collectif lourd de conséquences pour l’ensemble des français.

L’élection des députés au Parlement européen est essentielle pour l’avenir de la France et de l’Europe. Voter pour les formations politiques qui soutiennent la construction européenne, c’est renforcer le rôle de contrôle du Parlement et favoriser la construction d’une Europe plus forte, plus solidaire et plus démocratique dont nous avons besoin.

Le 25 mai prochain, je vote pour plus d’Europe car l’Europe est l’avenir de la France.

Plus d’infos :


France : Discrédité, inexistant et à bout de souffle, à quoi sert Hollande ?

13 mai 2014

A l’occasion du deuxième anniversaire de son élection à la présidence de la République, François Hollande avait récemment accordé une interview à une chaîne d’information en continu. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas enchanté les foules. Bon nombre de grands médias n’en ont même pas parlé, et pour cause. En dépit de l’ampleur des sujets (déficits publics, chômage, croissance en berne, Europe, Ukraine…), la nouvelle a été que le chef de l’Etat envisageait de reporter les élections régionales prévues au printemps 2015, prétextant des difficultés dans la mise en place de la réforme en cours.

Une déclaration qui prête à sourire lorsque l’on sait qu’à peine parvenu au pouvoir en 2012, M. Hollande s’était empressé d’annuler la réforme réalisée en 2010 par ses prédécesseurs, visant à rapprocher les départements des régions en vue de leur fusion à terme. A la place, à la va-vite et sans réelle concertation, son gouvernement s’est engagé dans une nouvelle réforme des départements en les renforçant par un redécoupage total des cantons. Deux ans plus tard, le nouveau gouvernement nommé en avril dernier, a stoppé cette réforme absurde et proposé de supprimer purement et simplement les départements qui seraient dorénavant intégrés dans des régions élargies, dont le nombre, pour l’occasion, serait réduit de moitié. Quelle cacophonie et quel gâchis ! Pourquoi avoir annulé la réforme prévue par le gouvernement de M. Fillon qui prévoyait de supprimer en douceur les départements, sans que cela pose de réelles oppositions, pour une nouvelle réforme qui va nécessairement se heurter à de nombreuses résistances ?

Voilà la méthode Hollande : raser par principe et par idéologie tout ce qui a été fait au cours de la présidence de Nicolas Sarkozy. Résultat, aujourd’hui, la France revient à la case départ dans sa réforme des collectivités territoriales au risque de nombreux blocages. Tout d’abord, la suppression pure et simple des départements nécessite une réforme constitutionnelle. Alors que rarement un gouvernement aura disposé d’une si courte majorité en raison de ses divergences internes, ce n’est assurément pas demain la veille que la réforme va être engagée.

En fin tacticien, à défaut d’être un gestionnaire avisé et clairvoyant, alors qu’il vient de rencontrer le plus grand revers électoral depuis plus de 30 ans lors du dernier scrutin municipal, voilà que Hollande suggère de différer les élections régionales de mars 2015, histoire probablement d’éviter une nouvelle déroute électorale. Et tant pis si les réformes importantes doivent attendre de longues années supplémentaires.

Voilà le vrai Hollande : beaucoup de gesticulations, de promesses et autres manipulations, mais surtout ne rien faire de peur de la contestation. Le verdict des français est aujourd’hui sans appel. Avec seulement moins de 18% des français qui lui font encore confiance (jamais dans l’histoire un président n’était descendu si bas – Mitterrand en 1995 n’était descendu qu’à 33% et Chirac à 36% quelques années plus tard), qu’a-t-il pourtant à craindre ? Pas grand chose et pourtant le statu quo persiste au plus haut niveau de l’Etat pour le plus grand drame de la France.

Preuve de ce désamour croissant pour Hollande, lors de la cérémonie commémorative du 8 mai 1945 sur les Champs-Elysées à Paris, le public très présent sous Nicolas Sarkozy, était totalement absent. Ce qui est souvent le cas lors de ses déplacements, y compris dans des fiefs socialistes comme récemment à Carmaux, la patrie de Jean-Jaurés. Un comble ! Ce qui en dit long sur le désenchantement des français alors que le pays doit aujourd’hui engager des réformes importantes pour préserver son avenir et les générations futures. Difficile d’être crédible et de réformer dans un tel contexte.

En matière budgétaire, après que le gouvernement socialiste ait sollicité en 2012 un délai supplémentaire de deux ans auprès de la Commission européenne pour atteindre l’objectif fixé pour ramener les déficits publics à moins de 3% du PIB, la France est aujourd’hui au pied du mur. Selon de nombreux experts et de l’avis même de la Commission, la France ne sera probablement pas en mesure de respecter cet objectif pour l’année 2015, notamment en raison d’une croissance bien faible que prévue.

Alors que la France ne s’était pas trop mal sortie de la grave crise financière et budgétaire de 2008 et 2009 et qu’elle semblait en passe d’atteindre ses objectifs en matière de déficits publics, l’arrivée de Hollande à la présidence a tout remis en cause. Aujourd’hui, la plupart des pays européens, y compris du sud, s’inquiètent des dérives françaises et de l’absence d’engagement de réelles réformes structurelles. Eh oui, du courage il en faut et ce n’est manifestement pas le fort du chef de l’Etat français et de certains de ses amis socialistes !

Nos amis allemands, bien que discrets par politesse, sont aussi très inquiets concernant notre pays. C’est dans ce contexte, qu’en dépit de relations quasi-inexistantes au plus haut sommet des deux Etats depuis le départ de Nicolas Sarkozy, la chancelière Angela Merkel s’est sentie obligée de faire un pas vers le président de la République française en l’invitant pour une visite privée dans son fief électoral en ce début mai. C’est dire le piètre état des relations franco-allemandes qui sont pourtant indispensables à la construction européenne. Aujourd’hui, la France est politiquement et économiquement à la traîne face à une Allemagne dominante. Pas sûr que sur les bords de la mer baltique, M. Hollande et son pédalo, se soit montré à la hauteur des ambitions de Mme Merkel avec son gros hors-bord surpuissant !

Le couple franco-allemand, jadis moteur de l’Europe, est aujourd’hui aux abonnés absents alors que l’Union européenne doit faire face à d’importants défis : négociations commerciales Europe/USA, élections européennes et désignation de la Commission, conflit Ukrainien, relations avec la Russie… L’Union européenne donne l’impression d’être un bateau ivre qui ne cesse de voguer d’une urgence à l’autre, sans direction et priorité, en se contentant de colmater les brèches apparaissant ici et là. Une dérive pour le moins inquiétante pour l’ensemble des européens dont la France est la principale responsable.

Plutôt que de vouloir s’occuper de dossiers qui ne relèvent pas de la compétence de l’Etat (SFR, Alstom…), Hollande et son gouvernement seraient mieux inspirés de se concentrer sur les importants problèmes que doit affronter notre pays : réduction massive des dépenses publiques et de la dette, engagement des réformes de structures attendues, allègement de la fiscalité et des charges sociales pesant sur les entreprises…

Après deux ans de gestion Hollande et de nombreuses promesses non tenues, la France n’a jamais été dans un si mauvais état de découragement et de désenchantement. Il appartient au chef de l’Etat et au gouvernement d’engager les réformes indispensables pour redonner confiance aux français avant que tous ne quittent le navire de peur qu’il coule.

Pour cela, encore faut-il avoir un cap et une vision pour notre pays. En dépit des discours encourageant de Manuel Walls, le nouveau premier ministre, on peut craindre que le passage aux actes s’avère pour le moins délicat au vu du peu de crédibilité du chef de l’Etat. A moins que Walls ne finisse par s’imposer à Hollande ?


Union européenne : Plaidoyer pour une Europe forte

9 mai 2014

Ce 9 mai est la journée de l’Europe. Dans quelques jours, le 25 mai, à l’instar de la plupart des pays de l’Union européenne, la France votera pour renouveler les 74 députés qui siégeront au Parlement européen.

Le Parlement européen qui siège à Strasbourg se compose de 751 députés désignés par les 28 pays membres de l’Union européenne, représentant 504 millions d’habitants (390 millions d’inscrits). Ce qui en fait la plus grande démocratie du monde.

Malgré ses faiblesses dues à un manque de convergence des politiques économiques, fiscales, financières et sociales, l’Union européenne demeure un géant économique incontournable dans le monde. L’Europe est aujourd’hui une vaste zone de paix et de prospérité en pleine mutation que beaucoup de pays envie en dépit d’une croissance aujourd’hui moins importante. Pour autant, l’influence politique de l’Europe dans le monde n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être. Elle souffre de la lourdeur et de la rigidité de ses institutions, qu’il s’agisse notamment de la Commission ou du Conseil qui président aux destinées de l’Union. Seul instance élue démocratiquement, le Parlement européen doit être le moteur du renouveau de l’Union européenne.

C’est la raison pour laquelle les prochaines élections au Parlement européen sont très importantes. Elles doivent donner aux partisans d’une Europe forte et démocratique la majorité qui lui permettra de s’adapter aux contraintes d’aujourd’hui et de faire évoluer les institutions pour une Europe au service des citoyens.

Contrairement à ce que laissent entendre certaines formations politiques situées sur les extrêmes, l’Europe et sa monnaie ne sont en rien responsables des difficultés rencontrées par certains pays de l’Europe du sud et de la France en particulier. Bien au contraire, depuis 50 ans, l’Europe a été pour les pays qui la composent un facteur de cohésion, de développement et de bien-être. Si certains pays comme la France rencontre aujourd’hui des difficultés, c’est uniquement parce que ce pays n’ont pas eu le courage de se réformer face aux nombreux changements, liés à une concurrence plus forte et à la mondialisation des échanges.

Les pays européens, même les plus importants et les plus anciens qui jadis régnaient sur le monde, n’ont individuellement aucune chance de s’affirmer dans le monde globalisé d’aujourd’hui face aux nouveaux géants qui sont en train de s’imposer, notamment la Chine, l’Inde, le Brésil et c. La seule chance pour les pays européens de peser sur le monde et de faire entendre leur voix est l’Union européenne. Pour cela, il faut aujourd’hui que l’Europe se réforme et s’adapte à ces changements majeurs, mais encore faut-il que les responsables politiques des principaux Etats, dont la France, s’investissement sur le dossier européen et portent un vrai projet ; ce qui n’est hélas plus le cas aujourd’hui. L’avenir passe exclusivement par une Europe plus forte et plus efficace, mieux organisée politiquement, économiquement et socialement.

Nier les avancées de l’Europe et tenter de lui imputer les difficultés de certains pays est non seulement faux mais surtout purement et simplement suicidaire. Laisser croire aux français que la sortie de l’euro et le rétablissement des frontières du pays serait la solution à nos problèmes actuels est une hérésie et un mensonge éhonté de personnes totalement irresponsables. En pleine globalisation des échanges, laisser croire qu’il faudrait rétablir une ligne Maginot, dont on connaît le résultat désastreux, relève d’un processus d’aveuglement qui conduit inéluctablement à l’échec et à autodestruction. Peut-être est-ce le but recherché par certains groupes extrémistes !

Mais la majorité des citoyens européens et français ne sont pas dupes. Le mode de scrutin proportionnel de ces élections permet à des groupuscules politiques, souvent peu représentatifs, de présenter des candidats pour tenter d’en faire élire certains ; ce qui est impossible avec la plupart des scrutins en vigueur pour élire les parlements nationaux. Comment expliquer autrement la présence de 193 listes aux prochaines élections européennes en France, dont 25 pour la seule région Sud-ouest (Aquitaine, Languedoc-Roussillon & Midi-Pyrénées) qui doit élire 10 députés seulement ? Au mieux, pour les petites formations parmi les plus radicales, c’est pour elles le moyen d’exister, même avec peu de députés. Mais l’aspect financier est loin d’être négligeable pour les partis, y compris les plus modestes, qui peuvent voir leurs dotations doublées s’ils arrivent à constituer un groupe parlementaire (25 députés au minimum répartis sur au moins 7 pays). De quoi améliorer substantiellement et en toute légalité les finances du parti.

Par delà les discours anti-européens de certains partis marginaux, ces petits partis sont le plus souvent candidat d’bord pour encaisser une indemnité non négligeable et financer leur parti plutôt que pour siéger au Parlement et participer activement aux débats sur l’avenir de l’Europe. Parmi ces élus des extrêmes, on peut citer Jean-Marie Le Pen ou Marine Le Pen qui ont figuré parmi les députés européens les moins présents au Parlement lors de dernier mandat. Pourquoi élire des parlementaires qui ne défendent aucun projet européen sérieux et crédible et qui plus est, ne siègent que très rarement au Parlement sauf pour se faire remarquer de temps à autres ?

L’avenir de l’Europe passe par l’élection de députés qui croient en son avenir et qui entendent défendre activement ses intérêts et ceux de ses concitoyens. Le 25 mai prochain, par delà les sensibilités politiques, il est fondamental que les français apportent leurs suffrages aux seuls candidats qui défendront activement l’Europe vers plus de convergence, de cohérence et de transparence.

Grande nouveauté 2014, pour la première fois de son histoire, le nouveau Parlement européen issu des élections désignera le président de la Commission européenne, le véritable animateur de l’Union. En d’autres termes, le groupe parlementaire le plus important emportera la présidence de la Commission. A l’heure actuelle, c’est le PPE (Parti Populaire Européen) auquel est rattaché l’UMP en France qui domine le Parlement devant le PSE (Parti Socialiste Européen) auquel appartient le PS en France. Logiquement, le résultat final devrait se jouer entre le luxembourgeois Jean-Claude Juncker (PPE) et l’allemand Martin Schulz (PSE).

Plus d’Europe, c’est la garantie d’une meilleure gestion de l’avenir, d’une plus grande transparence dans le fonctionnement et d’encore plus de démocratie. L’avenir de la France et des pays européens réside plus que jamais dans l’Union européenne.

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Régions : Un faux débat pour un faux problème

5 mai 2014

Quelle mouche a piqué Manuel Valls pour qu’il ouvre une fois de plus le débat sur la dimension des régions françaises? Depuis 1964 et la création des CODER qui découpaient déjà le territoire national selon la cartographie des régions actuelles, on ne compte plus les propositions tendant à revoir les limites des 22 espaces régionaux métropolitains. Chaque fois avec le même leitmotiv argumentaire : les régions françaises ne font pas le poids dans le concert européen. Voilà une contre vérité qui a la peau dure! Que deux ou trois d’entre elles portent le pêché originel d’un découpage plus dicté par des rivalités politiques que par une logique dimensionnelle ne permet pas de généraliser le reproche à l’ensemble. Rappelons quelques chiffres:

  • La taille
  • Avec une moyenne de 25 000 km2 les régions françaises actuelles, y compris les anomalies évoquées ci-dessus, occupent par la taille le deuxième rang des 252 régions de l’Union. Midi-Pyrénées avec ses 45 348 km2 se place devant des Etats comme la Belgique ou le Danemark.
  • La démographie
  • Avec 2,92 millions habitants en moyenne, les régions françaises sont à la quatrième place des Etats de l’Union.

Autre argument avancé par le premier Ministre, les économies d’échelle. Ça reste à prouver. La plupart des dépenses des régions, en tout cas les plus importantes telles la formation professionnelle, l’enseignement (les lycées), les transports, sont directement proportionnels à la dimension du territoire administré. Rien ne permet d’affirmer qu’en agrandissant ce territoire on réduirait les couts de fonctionnement. Si c’était le cas, on se demande bien pourquoi la France se serait lancée dans la décentralisation. Existe-t-il un optimum dimensionnel que l’on atteindrait en divisant par deux le nombre de régions? Il est permis d’en douter.

En revanche, s’il est un chiffre qui révèle des écarts abyssaux c’est celui du budget. A titre d’exemple deux régions voisines comparables en bien des points, la Catalogne et Midi-Pyrénées affichent en 2014 un budget de 39 milliards d’euros pour la première et 1,18 Milliards d’euros pour la seconde. Un coefficient multiplicateur de 33 entre la Région française et l’Autonomie espagnole! La différence de richesse n’explique rien, le PIB de la Catalogne n’est que deux fois et demie supérieur à celui de Midi-Pyrénées. C’est dans les compétences et donc dans le degré de décentralisation que se trouve la seule explication. Les régions françaises sont des nains politiques comparées aux italiennes ou aux espagnoles, et ne parlons pas des états fédéraux tels que l’Allemagne, l’Autriche et la Belgique.

Le découpage régional tel que nous le connaissons date de 1960 année de création des « circonscriptions d’action régionale ». Cette longue durée a permis de mettre en place des structures, des organisations, des relations, des réseaux, et de forger une forte notion d’appartenance identitaire au sein des populations. Or cette conscience d’appartenir à une communauté de destin est la première condition pour faire partager par les acteurs de la société un projet de développement durable qui exprime la volonté de maitriser un destin commun. Un redécoupage autoritaire réduirait à néant ce lent processus de construction identitaire. L’enjeu en vaut-il la chandelle? S’il faut attendre un demi-siècle pour que se stabilise une nouvelle architecture régionale, la réponse est non.

La deuxième condition d’une réelle efficacité des Régions passe par les moyens dont elles disposent ou plus exactement par les compétences que l’Etat accepte de lui reconnaitre. Entre la situation actuelle d’un Etat unitaire, la France et une quasi fédération à l’espagnole ou une décentralisation à l’italienne, il existe une marge suffisante pour que la république décentralisée, trouve un nouvel équilibre entre l’Etat et ses Région. IL ne s’agit pas de transformer le nain politique en géant mais de mettre à disposition des régions françaises les indispensables outils de pilotage de son développement. Au premier rang desquels l’enseignement secondaire et universitaire, la recherche, la formation professionnelle, la culture, le patrimoine, l’environnement…et pourquoi pas un pouvoir d’adapter à des circonstances locales certaines normes, voire certaines législations. L’optimisation des rôles réciproques de l’Etat et des Régions afin de rechercher le niveau le plus efficient de gestion du territoire, génèrerait à coup sur plus d’économies pour la nation qu’un hypothétique redécoupage dont l’utilité reste à démontrer.

Enfin si se pose une condition de dimension géographique dans un domaine déterminé, les coopérations interrégionales, y compris transfrontalières, répondent bien mieux à la diversité des problèmes posés que ne le ferait la rigidité de nouvelles limites administratives. Le cas de la Communauté de travail des Pyrénées qui réunit depuis de nombreuses années les régions françaises et espagnoles entre lesquelles se partage le massif montagneux, illustre parfaitement cette approche. On pourrait citer maints exemples semblables pratiquement dans toutes les régions.

Quant au trop fameux millefeuille de la gestion territoriale, la France, à l’instar de la plupart des pays de l’Union européenne, possède trois niveaux de collectivités territoriales, Régions, Communes plus un niveau intermédiaire, département chez nous, Provinces en Belgique, en Italie ou en Espagne, arrondissements en Allemagne…En revanche nous nous distinguons par une double disposition constitutionnelle: l’absence de tutelle d’un niveau sur un autre, ainsi que la clause générale de compétence. Ce qui veut dire en clair que chaque niveau peut intervenir en tout domaine sans qu’aucune règle ne permette à l’un d’entre eux d’imposer une nécessaire coordination aux autres. De cette véritable exception française, découle un imbroglio politico-administratif dont le cout pour la nation, assurément très important n’a jamais pu être évalué.

Paradoxalement la « clause générale de compétence » supprimée le 16 décembre 2010 pour les régions et les départements par la droite, a été rétablie le 27 janvier 2014 par la gauche! Comprenne qui pourra.

En conclusion, si personne ne conteste l’urgence de rationaliser l’architecture de la gestion territoriale de la France, Manuel Valls, en ciblant de faux problèmes lance un faux débat. On est en droit de se poser dès lors une question : le coté provocateur ainsi que les échéances annoncées situées au-delà de 2017, ont-ils un autre but que de participer à une stratégie de communication en forme de coup de menton, destinée à affirmer l’autorité du nouveau premier ministre ?

 

Rubrique « Libre expression » de RodezNews