France : Christine Lagarde élue directrice générale du FMI

30 juin 2011

Le 28 juin 2011, Christine Lagarde, la ministre de l’Economie française, a été choisie par le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) pour être sa directrice générale et présidente du Conseil d’administration. Elle succédera à un autre français Dominique Strauss-Kahn qui avait démissionné courant mai.

C’est indiscutablement une belle victoire personnelle pour Christiane Lagarde. Durant ces cinq années passées à la tête du ministère des Finances, au fil des rencontres et autres sommets, elle avait fait la démonstration de ses compétences et de sa rigueur en matière économique et financière. Ce qui lui avait d’ailleurs permis d’emporter en 2009 le titre de meilleure ministre de l’Economie du monde décerné par le prestigieux magazine The Economist.

Plus encore, elle avait su séduire ses interlocuteurs et s’imposer au sein du monde très masculin des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union européenne. En France, où elle avait été très critiquée la première année, elle s’était très largement imposée, tant au niveau du Gouvernement que du Parlement où elle était une ministre très écoutée et respectée. A tel point qu’aujourd’hui, son départ a créé un vide difficile à combler.

Christine Lagarde s’est forgée une solide réputation à l’international

Polyglotte, elle parle de nombreuses langues, à commencer par l’anglais qu’elle maîtrise à la perfection ; au point qu’elle semble plus à l’aise dans la langue de Shakespeare que de Voltaire.

Maitrisant parfaitement les codes anglo-saxons, c’est aux USA qu’elle a réalisé une bonne partie de sa carrière au sein du premier cabinet d’avocats au monde : Baker & McKenzie. Elle en a assumé avec brio la présidence de son comité exécutif mondial dont le siège est à Chicago, en doublant le chiffre d’affaires.

Christine Lagarde est membre du conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Group, une des principales sociétés financières au monde. Elle a récemment été classée douzième femme la plus puissante au monde par le magazine américain Forbes et cinquième femme d’affaires européenne par le Wall Street Journal Europe.

Un large consensus autour de son élection

Soutenue par la France, mais aussi par les grandes nations du monde : l’Europe, la Chine, le Brésil, la Russie et les Etats-Unis, mais aussi de nombreux pays émergeants, elle est la première femme jamais élue à ce poste au sein de l’économie mondiale. Élue pour un mandat de cinq ans à la tête du FMI, elle devra affronter la grave crise financière et budgétaire qui sévit en Europe, notamment en Grèce, au Portugal et en Irlande. Ses qualités ne seront pas de trop.

«Le talent exceptionnel de la ministre Lagarde et sa grande expérience seront des atouts incalculables pour cette institution indispensable en un moment critique pour l’économie mondiale»,  a réagi le secrétaire au Trésor des Etats-Unis Timothy Geithner.

Cette élection, elle la doit à la France et à Nicolas Sarkozy en particulier, mais aussi à sa personnalité et ses qualités personnelles. En cette année de présidence du G8 et du G20 par la France, gageons que cette élection permettra de stabiliser la crise de la dette et faire avancer l’idée d’un gouvernement économique mondial.

La parité perdante au sein du Gouvernement

La France donne une directrice générale du FMI, unanimement reconnue mais perd une excellente ministre de l’Economie que beaucoup de pays nous enviaient. Il n’est pas certain que le nouveau ministre, François Baroin ait l’envergure et le talent de son illustre prédécesseur. Au plan politique, ce départ du gouvernement est d’autant plus dommageable que les tensions entre les prétendants risquent de laisser des traces. La cohésion gouvernementale ne va-t-elle pas en pâtir ?

Si Valérie Pécresse hérite finalement du ministère du Budget, elle n’a pas réussi à succéder à Mme Lagarde. Elle met cependant un pied dans la forteresse de Bercy. La grande perdante du dernier remaniement ministériel n’est autre que la parité. Indiscutablement, force est de constater que la place des femmes au sein du nouveau Gouvernement a sensiblement régressé.

Si l’élection de Christine Lagarde est une excellent nouvelle pour le FMI, il n’est pas certain que son départ soit un avantage pour la France, tant au plan intérieur qu’à l’international. Espérons qu’il n’en sera rien et que la rigueur et la cohérence économique et financière seront au rendez-vous dans les prochains mois.

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Causses et Cévennes : l’UNESCO a inscrit le territoire au Patrimoine mondial

29 juin 2011

Ce 29 juin 2011, après plusieurs tentatives infructueuses en 2005 et 2009, le dossier « Causses et Cévennes » présenté par l’Association AVECC (Valorisation des Espaces des Causses et des Cévennes) en partenariat  avec les départements de l’Aveyron, du Gard, de l’Hérault et de la Lozère, a été inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.  A ce jour, l’organisation a inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité plus de 900 sites culturels et naturels à travers le monde entier. Rappelons que le caractère exceptionnel des sites des Causses et des Cévennes, alliant un équilibre harmonieux entre l’homme et la nature avec la volonté d’associer protection et développement, avait déjà permis à ce même espace d’intégrer le réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO dès 1985.

Le périmètre de Causses et Cévennes retenu  s’étend sur 302 319 hectares au sud du Massif central, soit 235 communes réparties principalement sur le sud-est de l’Aveyron, le nord de l’Hérault, le nord-ouest du Gard et le sud de la Lozère et plus marginalement sur l’est de l’Ardèche. La zone tampon périphérique couvre une superficie de 312 425 ha. La zone centrale comprend une part importante des deux grands parcs existants : le parc national des Cévennes et le parc naturel régional des Grands Causses.

Cette région constitue un paysage de montagne entaillé de profondes vallées, représentatif de la relation existante entre les systèmes agro-pastoraux et leur environnement biophysique, notamment au travers des drailles et des voies de transhumance. Les villages et les grandes fermes en pierre situées sur les terrasses profondes des Causses reflètent l’organisation des grandes abbayes à partir du XIe siècle. Le Mont Lozère, partie intégrante des Causses et Cévennes, est l’un des derniers lieux où l’on pratique toujours la transhumance estivale.

En inscrivant l’essentiel du territoire des Grands Causses et des Cévennes sur sa liste, l’UNESCO reconnait ainsi pour la première fois un « paysage culturel évolutif et vivant » qui appellera, à l’avenir, d’autres inscriptions. Des territoires vallonnés que les hommes ont façonné par la cueillette, l’élevage et l’agriculture de subsistance pendant plus de 4.000 ans. Cette reconnaissance mondiale des Causses et Cévennes devrait permettre de doter l’espace d’un plan de gestion visant cinq objectifs :

  • préserver et valoriser le patrimoine culturel et naturel,
  • mettre ce patrimoine à la disposition du plus grand nombre,
  • faire de la relation homme/nature un facteur de développement des productions d’excellence (agriculture, tourisme),
  • coordonner aménagement du territoire et respect du patrimoine,
  • associer les collectivités  et les structures de gestion existantes.

Une bien belle victoire pour les promoteurs de Causses et Cévennes qui était pourtant loin d’être acquise. Après deux échecs, on avait craint que les divers projets d’exploitation de gaz de schistes par le procédé très contesté de fracturation hydraulique (injection à haute pression d’eau et de produits chimiques nocifs pour libérer les gaz emprisonnés dans les roches en schistes), ne porte un coup fatal à ce dossier. Finalement, le classement des Causses et Cévennes par l’Unesco devrait permettre de mieux protéger l’ensemble du sud Massif-Central et enterrer définitivement tout projet d’exploitation des gaz de schistes dans la région.

Par delà l’engagement sans faille de l’Etat pour soutenir le projet, ce succès est aussi celui d’un ensemble de régions qui se sont unies pour porter un projet global de développement territorial fondé sur le respect du riche passé agro-pastoral et la préservation de l’environnement. Un exemple à méditer dans bien des domaines !

Une chance inouïe pour les Causses et les Cévennes.

Plus d’informations :


Grand Rodez : le conseil d’agglomération adopte le nouveau schéma des transports urbains

27 juin 2011

Après de longs mois de tergiversations, le 22 juin 2011, le Conseil d’agglomération du Grand Rodez a enfin adopté le marché de maitrise d’œuvre du parc des expositions de Malan. Le coût prévisionnel de cet investissement s’établit à prés de 27 millions d’euros hors-taxes. Après le musée Soulages qui devrait voir le jour en 2013, les investissements de l’agglomération se poursuivre par cet autre projet qui trainait dans les cartons depuis de longues années et qui devrait contribuer à renforcer le développement économique du Grand Rodez à l’horizon 2015.

L’autre grand dossier de ce Conseil d’agglomération a été l’adoption du tarif unique de 0.20 € sur l’ensemble des lignes du réseau Octobus à partir de janvier 2012, la restructuration complète du réseau urbain ainsi que la reconduction de la délégation de service public avec la société SATAR. La réflexion sur les transports urbains a été longue et laborieuse mais a fini par aboutir, au moins partiellement…

Alors que depuis quelques années seul le trajet, via la navette, entre Rodez-Centre et Bourran était à 0.20 € ; dés l’an prochain, ce tarif sera dorénavant étendu à l’intégralité du réseau. Quelle que soit la destination ou l’usage, tous les trajets seront  au même prix avantageux. Ce mesure couteuse devrait être financée par la taxe de transport supportée par les entreprises de plus de 9 salariée qui verront leur taux de cotisation passer de 0.6 % à 0.8 %. Pour que l’opération soit rentable, le trafic annuel devrait passer de 1.2 millions de passagers en 2010 à 1.50 millions en 2012, puis 1.7 millions en 2017.

En contrepartie de cette baisse de tarif, le réseau urbain Octobus est totalement restructuré, passant de 21 lignes actuellement à 13 seulement, auquel s’ajoutera un service de transport à la demande et un service spécial pour les personnes à mobilité réduite. Il devrait offrir une meilleure amplitude horaire allant de 07 h 00 à 20 h 00. Le cadencement s’échelonnera toutes les 15 mn pour les deux principales lignes à partir du centre-ville vers Bourran et Onet-le-Château, toutes les 20 mn, 30 mn ou 40 mn selon les lignes. Enfin, une ligne reliera le centre, à Bourran, l’hôpital, la gare et les 4 saisons les dimanches et jours fériés. Reste à réaliser les parkings d’approche indispensables au développement de ces lignes.

C’est à nouveau la société Satar qui s’est vue attribuer la délégation de service public par la communauté d’agglomération. Elle se voit ainsi reconduite pour une durée de 7 ans supplémentaires dans sa mission d’assurer les transports urbains ruthénois. Restera pour elle a à parvenir à l’équilibre financier, et pour cela, à atteindre les objectifs de fréquentation assignés par la collectivité.

L’adoption de ces nouvelles conditions tarifaires et la réorganisation du réseau ne peuvent qu’à priori, encourager le plus grand nombre d’automobilistes venant à Rodez d’utiliser davantage les transports urbains. Un pas encourageant qui demande cependant à être confirmé.

De nombreux points d’interrogation subsistent sur la viabilité de ce nouveau schéma des transports ruthénois

A quoi bon, en effet, se lancer dans une politique de transports collectifs onéreuse pour les finances locales si elle n’est pas accompagnée de mesures visant à pénaliser plus largement l’utilisation de la voiture en centre-ville ? Quelles dispositions compte prendre la ville de Rodez favoriser les transports publics et, au contraire, dissuader l’utilisation de la voiture ? A l’heure actuelle, aucune. Au dire même de M. Teyssedre, il n’est pas envisagé de diminuer significativement le nombre d’emplacements de parkings en centre-ville. Qui plus est, le maire affirme vouloir baisser sensiblement le prix du stationnement en centre-ville jusqu’à 0.80 € l’heure en hyper-centre contre 1.20 à 1.40 € aujourd’hui, notamment par la gestion en régie directe de l’ensemble des parkings à l’avenir. Où est la cohérence, la volonté de favoriser les transports collectifs et la saine gestion des finances locale ?

Une politique favorisant les transports en commun et les circulations douces exige également de nombreuses améliorations et d’extensions des zones piétonnes en hyper-centre. Or, on ne voit toujours rien venir de ce côté-là alors que ce serait un atout considérable pour l’attractivité commerciale du centre-ville.

A y regarder de plus prés, la réorganisation du réseau Octobus et les nouvelles conditions tarifaires suscitent certaines questions :

  1. La pérennité du financement de la baisse des tarifs prévue est-elle assurée à moyen terme ?
  2. La baisse des tarifs suffira-t-elle à doper significativement la fréquentation du réseau sans coût supplémentaire pour la collectivité ?
  3. Que se passera-t-il en cas de déficit d’exploitation ou si les objectifs de fréquentation fixés ne sont pas atteints ? Dans quelles conditions et pour quels montants l’agglomération sera-t-elle mise à contribution ?
  4. Quel sera le coût réel de la réorganisation du réseau (redéfinition des lignes, augmentation du cadencement, réalisation des parkings d’approche…) ?
  5. A-t-on prévu d’aménager un point d’échange et d’interconnexion des principales lignes en centre-ville pour faciliter la vie des usagers ?
  6. Au regard de la vétusté de certains véhicules propriété de la Satar, quelle sera la part à la charge de la communauté d’agglomération du Grand Rodez pour financer le coût des lourds investissements qui devront être réalisés en autobus urbains modernes et propres ?

Au jour d’aujourd’hui, par delà la volonté affichée de développer les transports urbains dans le Grand Rodez, de nombreuses interrogations subsistent concernant sa mise en œuvre et son financement. Se donne-t-on les moyens d’une véritable politique globale des transports et des déplacements urbains dans le Grand Rodez pour les décennies qui viennent ?


Allemagne : les conséquences de la volte-face d’Angela Merkel sur l’énergie nucléaire

23 juin 2011

Il y a un peu plus d’un an, Mme Angela Merkel avait décidé de prolonger la durée des centrales nucléaires allemandes contre l’avis des Verts et d’une bonne partie de la population. Lors des récents scrutins régionaux début 2011, son parti, la CDU  a connu une véritable débâcle et a du assister impuissant à la montée des Verts (Grunen). Après la victoire de ces derniers dans le land de Hambourg, à la surprise générale, ces derniers ont emporté le land de Bade-Wurtenberg, le bastion électoral des chrétiens-démocrates depuis prés de 50 ans. La bérézina pour Merkel et la CDU !

La chancelière a senti le vent tourner et a brutalement décidé, contre l’avis d’une partie de son propre camp, de renoncer définitivement à l’énergie nucléaire d’ici 2022. D’ores et déjà, 7 des 17 réacteurs parmi les plus anciens ont été arrêtés en mai 2010 et ne devraient plus redémarrer. Les dix autres seront stoppés progressivement d’ici 2022, date à laquelle l’Allemagne ne devrait plus produire d’énergie nucléaire. Début 2011, prés de 25% de l’énergie électrique en Allemagne était d’origine nucléaire, soit une production de l’ordre de 20 Gw pour des besoins globaux de l’ordre de 75 Gw. Un sacré défi à relever.

Si le grave accident à la centrale nucléaire de Fukushima a largement contribué à la volte-face d’Angela Merkel, quelque part, il s’agit plus probablement d’un calcul politique destiné à limiter l’impact des échecs électoraux présents et futurs, et, le cas échéant, de préparer une alliance électorale avec les Verts en 2013. La rapidité avec laquelle la décision a été prise par la chancelière, sans consultation avec les autres pays européens, en a surpris plus d’un, y compris les industriels d’outre-Rhin eux-mêmes (et pas que les électriciens E.on, RWE ou Vattenfal) qui s’interrogent aujourd’hui sur le développement de l’industrie en Allemagne, fortement consommatrice d’électricité.

En 2010, la production d’énergie électrique en Allemagne se répartit ainsi : 42% de charbon, 25% de nucléaire, 18% de renouvelable (hydraulique, éolien et solaire) et 15% de gaz. Comparativement, la France est aux antipodes avec 75% d’énergie nucléaire (et de très loin, le plus fort taux d’énergie nucléaire dans le monde) et seulement 12% d’énergie renouvelable, dont 10% d’origine hydraulique.

La décision de l’Allemagne, qui fixe la date butoir de 2022 pour la sortie du nucléaire, n’est en effet pas sans poser de nombreux problèmes. Comment compenser en 10 ans la perte de 25% d’énergie ? Peut-on remplacer une énergie stable et régulière par une énergie renouvelable aléatoire (éolienne et solaire) ? Comment limiter les rejets de CO2 liés à l’augmentation du nombre de centrales thermiques utilisant des énergies fossiles, telles le gaz et surtout le charbon, alors que l’Allemagne est aujourd’hui, et de loin, le plus grand émetteur de gaz à effet de serre qu’elle s’est pourtant engagée à réduire drastiquement ?

Pour faire face à la perte de cette production d’énergie et parvenir à assurer son approvisionnement en électricité, le gouvernement de Mme Merkel va d’ici 2020 lancer d’importants investissements dans des centrales thermiques au gaz et au charbon, mais aussi dans les énergies renouvelables pour porter leur niveau actuel de 18% à 35%. Ajouté au coût du démantèlement des centrales nucléaires, voilà des objectifs pour le moins ambitieux. Suffiront-ils à compenser la perte de production des 17 réacteurs nucléaires ? Le succès de ce plan repose aussi sur la réduction importante des consommations de l’ordre de 10% et sur la capacité à disposer d’une énergie renouvelable qui puisse alimenter durablement le pays, y compris lors des pointes de consommation. L’Allemagne fait un pari pour le moins risqué avec un tel niveau d’énergie renouvelable alors que le simple maintien de son niveau de croissance actuel nécessite une énergie électrique abondante et constante.

La décision de l’Allemagne va nécessairement contribuer à désorganiser les circuits de distribution de l’électricité en Europe, d’autant que d’autres pays ont également décidé de renoncer ou réduire leur production d’énergie nucléaire. Dans ce conteste, on voit mal comment l’Allemagne pourra se passer, au moins les premières années, d’importer de l’énergie nucléaire de France comme cela a été le cas ces dernières semaines, suite à l’arrêt de 7 réacteurs. A l’inverse, comment la France qui importe de l’énergie d’Allemagne pour faire face à ses besoins aux heures de pointe en hiver, pourra-t-elle passer ce cap délicat ? Auprès de qui pourra-t-elle s’approvisionner ? Dans les deux cas, ce manque de souplesse dans la production d’énergie va nécessairement pénaliser les deux pays, et risque, à terme, à conduire à un véritable black-out certains jours de l’année, paralysant ainsi un peu plus nos économies qui n’en ont pas besoin. Ces problèmes d’approvisionnements ne manqueront d’ailleurs pas d’être accentués du fait des réseaux de distributions vieillissants et nettement insuffisants pour acheminer l’électricité entre les pays européens. D’où, à terme, une probable et inévitable augmentation du prix de l’électricité, mais aussi du gaz en raison, du fait des fortes demandes à venir de l’Allemagne…

Voilà qui ne va pas manquer de générer un certain nombre d’incertitudes au sein de la vieille Europe. Pour ces raisons et bien d’autres qu’il serait trop long d’évoquer ici, les questions liées à l’alimentation en énergie électrique de l’Europe vont devenir très rapidement un sujet brulant et délicat pour le vieux continent.


Rodez : le dossier de l’enseignement supérieur s’invite à la dernière séance du conseil municipal

20 juin 2011

Le 17 juin dernier a eu lieu une réunion du Conseil municipal qui devait être principalement consacré aux comptes administratifs 2010 et au budget 2011. Dans les faits, la plupart des sujets ont été « expédiés » pour laisser la place à l’actualité : la décision du Conseil général de revenir sur la présidence tournante du syndicat mixte en charge de l’enseignement supérieur en Aveyron.

Le ton avait été donné dés le début de la séance par le maire de Rodez qui s’est une nouvelle fois étonné de la quasi absence des membres de l’opposition municipale, rappelant au passage que lorsqu’il était dans l’opposition, celle-ci était toujours au complet lors des séances du Conseil municipal et des Commissions. Bernard Saules était en effet bien esseulé sur les bancs de l’opposition municipale. A cet égard, l’absence régulière et souvent non justifiée des représentants de l’opposition (certains ne siègent même plus depuis plusieurs années), est consternante et inadmissible, tant vis-à-vis du mandat qui est le leur que des électeurs qui leur ont accordé leurs suffrages. Ce n’est probablement pas ainsi que l’opposition va gagner en crédibilité et contribuer à l’alternance. Une fois de plus, M. Teyssèdre a eu beau jeu de dénoncer ces manquements graves et répétés.

L’adjoint aux finances, Jean Delpuech s’est lancé, comme à l’accoutumé, dans une longue explication de texte relative aux comptes administratifs 2010, en insistant sur la parfaite maitrise des dépenses de fonctionnement, une légère augmentation des recettes fiscales et une baisse de la dette qui serait aujourd’hui parmi les plus basses des villes de la strate. Il sera intéressant de comparer l’évolution de cette dette au terme du mandat en 2014, au vu des comptes 2013. (1)

L’examen des budgets annexes, et notamment de la cuisine centrale, a été l’occasion pour le président de l’agglomération de montrer du doigt le Conseil général qui ne respecterait pas ses engagements financiers et de dénoncer l’attitude de Bernard Saules, conseiller général de Rodez-Est récemment élu. Nous avons ainsi assisté à une diatribe politicienne, comme Christian Teyssedre en a l’habitude, orientée contre le Conseil général, son président Jean-Claude Luche et le conseiller général de Rodez-Est.

Ludovic Mouly a attaqué le premier. Il s’est insurgé contre ce qu’il a appelé le « putsch » du Conseil général lors de la dernière réunion du syndicat mixte en charge de l’enseignement supérieur en Aveyron qui aurait évincé de la présidence Guilhem Serieys, représentant de l’agglomération, remettant en cause la présidence tournante résultant d’une délibération de 1977. (2) Le président de l’agglomération a ainsi pris à partie Bernard Saules en l’accusant de fossoyer l’enseignement supérieur à Rodez, au moment même où d’importants travaux devaient débuter. Du coup, les marchés publics qui devaient être attribués dans les semaines à venir seraient aujourd’hui bloqués ; ce qui risque de retarder de plusieurs mois ces importants travaux d’extension de l’IUT et du centre universitaire. M. Mouly a déploré le blocage du syndicat mixte au regard des divers partenaires qui risque de pénaliser durablement l’enseignement supérieur au niveau de l’agglomération. De son côté, M. Serieys, président démissionnaire du syndicat, a abondé dans le même sens, jugeant « minable » l’attitude de la majorité du Conseil général dans ce dossier. (3)

Christian Teyssedre qui était jusque là resté à l’écart, en a rajouté une couche. Il a reproché à Bernard Saules d’avoir trompé les électeurs lors de la campagne des élections cantonales ; cette affaire montrant au besoin qu’il avait finalement choisi son camp, celui de la droite, contre Rodez. Selon le maire de Rodez, en prétextant la nécessité d’une installation des formations supérieures sur un campus unique, le Conseil général refuserait tout simplement de payer la part qui lui revient dans les travaux d’extension prévus. Et de regretter le bon vieux temps de Puech et Censi où, en dépit de tensions, le syndicat allait malgré tout de l’avant. Il a même rappelé qu’ayant siégé pendant plus de 10 ans, il votait régulièrement la plupart de décisions prises ! Pour terminer, le bouquet final : une attaque frontale contre le Conseil général, accusant Jean-Claude Luche d’avoir triplé la dette depuis 2008 alors que, pendant ce temps, celle de la ville de Rodez baissait…  (4)

Interpellé de tous côtés, Bernard Saules, seul représentant de l’opposition municipale, s’est dit surpris par cette attaque sur un sujet qui n’était pas à l’ordre du jour et sans relation avec l’objet du présent conseil municipal. Il a dit comprendre qu’il puisse y avoir des divergences sur l’analyse de la situation, tout en contestant le fait que le Conseil général ait, de quelques manières que ce soit, voulu nuire à l’enseignement supérieur à Rodez. Il a rappelé qu’un recours devant le Tribunal administratif était en cours à propos de cette élection, mais que les choses reprendraient leur cours normal dés la décision rendue. Il a invité les membres ruthénois siégeant au syndicat de l’enseignement supérieur à participer à la prochaine réunion pour faire avancer les choses, rappelant qu’en tout état de cause, sa préoccupation restait le développement de l’université de Rodez. (5)

Après cette attaque politique en bonne et due forme de prés d’une heure à l’endroit du Conseil général, la séance s’est poursuivie au pas de charge et sans grandes discussions ; les différents points à l’ordre du jour étant adoptés à l’unanimité, y compris les comptes administratifs 2010 et le budget 2011. Au cours de ce même Conseil municipal, le projet d’aménagement du quartier du faubourg, prévoyant l’aménagement d’une halle couverte, a été présenté. Ce projet, porté avec force et conviction depuis de longues années par l’association CLCV, vise à aménager une halle ouverte de 1000 m2 sur l’actuel parking du Sacré-Cœur ; celle-ci serait utilisée lors du marché hebdomadaire mais aussi à l’occasion de manifestations et animations à définir.

Finalement, les séances du Conseil municipal à Rodez ne sont jamais un long fleuve tranquille. Les petites querelles politiciennes sont toujours d’actualité, le plus souvent au détriment de la qualité du débat démocratique. Dans un tel contexte, on ne peut que regretter que l’opposition municipale ne soit pas à la hauteur des attentes des ruthénois.

Les précisions de Rodez News :

(1)    C’est oublier un peu vite que la dette héritée de la municipalité précédente était fort modeste eu égard aux lourds investissements opérés jusqu’en 2008 alors que, depuis 3 ans, les investissements de la ville ont été extrêmement limités et qu’une part importante de la dette est supportée par la communauté d’agglomération. Verdict sur la dette de Rodez en 2014, à l’issue de la mandature. Pas sûr que les résultats soient si brillants !

(2)    Arnaud Viala a été élu président du syndicat mixte avec les voix des seuls représentants du Conseil général, après que les élus de Rodez aient quitté la réunion ; les élus représentant le Conseil général jugeant « illégale » la délibération prise en 1977, prévoyant une présidence tournante. Cette dernière élection est contestée par les élus ruthénois qui ont déposé un recours devant le Tribunal administratif de Toulouse. Verdict dans deux mois environ.

(3)    Les propos de M. Serieys, président sortant, ne manquent pas de piquant alors que ces dernières années le syndicat a plutôt brillé par son immobilisme et non par son efficacité. D’où probablement le litige sur le fonctionnement du syndicat.

(4)    On reconnaît là la technique bien rodée d’un vieux briscard comme Christian Teyssedre : d’une part, la meilleure défense, c’est l’attaque, histoire de faire oublier l’impasse actuelle de quelques grands dossiers structurants et, d’autre part, plus c’est gros,  plus çà passe ! Alors qu’il a toujours critiqué les relations exécrables entre Puech et Censi qui auraient pénalisé Rodez et l’agglomération en général, il n’hésite plus aujourd’hui à s’y référer, ajoutant qu’il avait toujours voté les délibérations. Comment peut-il critiquer aujourd’hui la gestion passée de l’enseignement supérieur ? S’agissant de la gestion du Conseil général, une nouvelle fois, le maire de Rodez fait une lecture un peu simpliste et à sa convenance.  Même si les attaques  n’avaient aucune place en Conseil municipal, dans sa tentative de démonstration, il a oublié de préciser que le Conseil général de 2008 à 2010 a beaucoup investi dans les routes notamment, pour rattraper le temps perdu et accélérer le nécessaire désenclavement, période au cours de laquelle Rodez n’a quasiment pas investi. La virulence des propos à l’encontre de son opposant Bernard Saules montre aussi que certains n’ont toujours pas digéré la défaite aux dernières cantonale sur Rodez-Est et la victoire de ce dernier, qui au demeurant, n’avait jamais caché sa volonté de rejoindre la majorité départementale du Conseil général s’il était élu.

(5)    Voilà encore un dossier (le syndicat mixte pour l’enseignement supérieur en Aveyron) ô combien important pour l’agglomération de Rodez qui risque de s’enliser pour rien ! Nul doute d’ailleurs  que cette contre-attaque de la gauche ruthénoise contre le Conseil général de droite avait été longuement préméditée. Voilà qui en dit long sur l’état d’esprit des partenaires du syndicat et la volonté de la mairie de Rodez et de l’agglomération d’en découdre avec le Conseil général et son président. Le bras de fer ne fait que commencer mais pas sûr que ce soit bénéfice du développement de l’enseignement supérieur à Rodez. Verdict dans quelques mois. Au-delà du contentieux sur la gestion du syndicat mixte, les aveyronnais ne peuvent croire un seul instant que le Conseil général en général, et le conseiller général de Rodez-Est en particulier, ne mettent pas tout en œuvre pour promouvoir le développement des formations supérieures à Rodez. On attend des réponses claires dans les prochains mois car il y a urgence à aller de l’avant sur ce dossier.


Europe : la crise financière en Grèce menace la stabilité de l’Union européenne

16 juin 2011

Les grecs n’en finissent pas de manifester contre les mesures d’austérité prises, ou en passe de l’être, par le gouvernement socialiste du Premier ministre George Papandréou. Pourtant, le pays est au bord de la faillite et incapable de faire face à ses échéances sans une aide extérieure.

A travers la crise grecque, mais aussi portugaise et irlandaise, c’est la politique laxiste menée ces dernières décennies par la plupart des pays du sud de l’Union européenne, souvent montrée du doigt par l’Allemagne d’Angela Merkel, qui est directement en cause et qui menace aujourd’hui l’ensemble des pays de la zone Euro. C’est pourquoi, sous la pression des bailleurs de fonds que sont le FMI et l’UE, George Papandréou, en dépit des manifestations, n’a d’autre choix que de mettre en place de nouvelles mesures d’austérité, y compris la privatisation de certaines entreprises publiques, s’il veut bénéficier d’un nouveau déblocage de fonds de 12 milliards pour assumer les fins de mois du pays.

Quel que soit l’humeur des grecs (il est vrai que les sacrifices demandés sont considérables), ces mesures s’imposent à M. Papandréou pour sauver son pays. Lui qui a hérité d’une situation financière catastrophique lors de son arrivée au pouvoir il y a quelques années, doit aujourd’hui tenter de composer avec cette même droite qui feint d’ignorer la gravité de la situation et fait preuve de la plus grande démagogie en allant jusqu’à demander l’allégement des mesures exigées. A ce rythme, la Grèce n’est pas sortie d’affaires. Les grecs et les gouvernements antérieurs, qui ont laissé la situation se dégrader sans réagir, seraient mieux inspirés de regarder la réalité en face.

La Grèce vit depuis longtemps au-dessus de ses moyens et n’a jusqu’alors engagé aucune réforme de structure lui permettant de réduire ses déficits publics, aujourd’hui à l’origine d’une dette considérable que le pays ne peut plus honorer. De plus, le travail non déclaré y génère une vaste économie souterraine  qui grève le budget de l’Etat, sans parler des régimes d’exonération d’impôts dont bénéficient certaines professions. En adhérent à l’Euro, la Grèce a omis d’engager les réformes qui allaient avec, notamment parce qu’elles exigeaient une rigueur que les grecs ne voulaient pas. Aujourd’hui, l’heure de régler la note a sonné et elle est salée. Les grecs, qui se sont comportés en « cigales », ne peuvent l’ignorer au risque d’entraîner avec eux toute l’Europe.

Dans ce contexte extrêmement difficile, on ne peut que souhaiter que M. Papandréou ramène les grecs et les partis politiques à la raison. Qu’il s’agisse d’un remaniement du gouvernement ou d’un éventuel gouvernement d’union nationale, les politiques grecs, à commencer par l’opposition de droite, seraient bien inspirés de se montrer responsables plutôt que de tromper les électeurs. La Grèce ne s’en sortira pas sans un nouveau tour de vis d’austérité évalué à 28 milliards d’euros d’ici 2015. Outre une trentaine de privatisations, ce nouveau plan devrait concerner la réduction des aides sociales et des salaires des fonctionnaires, du budget des armées, mais aussi divers dispositifs de lutte contre la fraude fiscale et sociale.

Comme ils l’ont déjà fait, face à l’ampleur des déficits publics grecs, les européens n’ont pas d’autre choix que de venir à l’aide de la Grèce. Mais pour cela, le pays doit prendre rapidement des mesures drastiques. Déjà, certaines banques françaises, britanniques et allemandes, relativement exposées dans ce pays, ont vu leur note dégradée en raison des risques qui pèsent sur la capacité du pays à rembourser sa dette.

Le président Nicolas Sarkozy, s’exprimant ce jeudi 16 juin au siège de l’OCDE à Paris,  dans le cadre de la présidence française du G20, a appelé les pays européens à « faire preuve d’esprit de responsabilité et du sens des compromis nécessaires » pour défendre l’euro menacé par la crise persistante de la dette grecque. Le chef de l’Etat français a insisté sur la nécessaire unité entre les Européens. « Ce dont nous avons besoin le plus aujourd’hui, c’est d’unité. Il faut sortir des querelles nationales pour retrouver le sens de notre destin commun ». Et de conclure : « Sans euro, il n’y a pas d’Europe et sans l’Europe il n’y a pas de paix et de stabilité possible… ». Voilà qui a le mérite de la clarté et de la fermeté.

En ces temps de crise financière aigue, le FMI se doit de retrouver une direction générale opérationnelle. Gageons que Mme Christine Lagarde, favorite et reconnue pour ses compétences, si elle est élue le 30 juin prochain au poste de directrice générale, ne manquera pas de prendre ses responsabilités et d’assumer le rôle qui lui revient dans la gouvernance mondiale de cette crise.

De son côté, les pays européens devront tirer toutes les leçons de cette nouvelle crise interne. Plus que jamais, face à la mondialisation des échanges et eu égard à la taille modeste de chacun des grands pays qui la composent, l’Europe doit sans tarder envisager une nouvelle étape vers une Europe fédérale, seule à même de réguler l’économie et les finances publiques, et plus généralement d’assurer une véritable gouvernance dans les domaines de la politique étrangère et de défense, de la fiscalité, de la  santé et au plan social. Seule l’Europe pourra sauver l’Europe. Ne perdons pas de temps.


Grand Rodez : la société Robert Bosch fête son 125ème anniversaire

13 juin 2011

Le 19 juin 2011 marque l’anniversaire de la création de la société Robert Bosch, par M. Robert Bosch en 1886 et le 150ème anniversaire de ce dernier (1861-1942).

La société Robert Bosch GmbH, dont le siège est à Stuttgart (Allemagne), est une entreprise pionnière dans le domaine de l’équipement automobile en Europe et dans le monde. Principal équipementier automobile avec prés de 60% de son chiffre d’affaires, l’activité du groupe s’étend également aux biens de consommations et techniques du bâtiment (appareils électroménagers, outillage à main, thermotechnique…), et aux techniques industrielles (contrôle de la technologie, techniques d’assemblage, photovoltaïque). Le groupe allemand a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de 47 milliards d’euros et emploie prés de 285 000 personnes sur 285 sites à travers le monde. L’investissement dans la recherche et le développement représente prés de 10% du chiffre d’affaires annuel.

Robert Bosch France : la plus grande entreprise industrielle du département de l’Aveyron 

Robert Bosch en France représente un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros pour 8 400 personnes. L’usine d’Onet-le-Château est née en 1970, de l’absorption de la CEPRO  (Compagnie Electro-Plastique du Rouergue) alors installée ZI de Cantaranne sur la même commune. Elle emploie aujourd’hui 1 800 salariés, dont prés de 200 intérimaires et constitue le principal site de Bosch en France.  L’usine aveyronnaise appartient à la branche « Technique automobile » et plus particulièrement à la division « Diesel Systèmes », la plus importante des  10 branches spécifiques (injection essence et diesel, systèmes de freinage, de sécurité, électriques, de démarrage, de direction, aide à la conduite…).

Depuis l’origine, l’usine ruthénoise était spécialisée dans la fabrication de produits destinés à équiper les moteurs diésel, principalement les bougies de préchauffe, puis dans les buses d’injection. Depuis 2009, l’usine a bénéficié de lourds investissements du groupe pour la production du produit phare : l’injecteur Common Rail Bosch qui équipe dorénavant à quasi-totalité des moteurs diesels modernes, tels les ceux des principaux clients : Volkswagen-Audi, PSA, BMW ou Ford. Une technologie qui permet des consommations plus faibles, un couple beaucoup plus élevé que les moteurs essence, et facteur non négligeable, des émissions de CO2 plus de 25% moindres. L’arrivée de la technologie Common Rail à Rodez présente donc de nombreux avantages pour le site et préserve son avenir.

Robert Bosch GmbH : une société indépendante et hors normes qui privilégie l’investissement

Au plan social, Bosch dispose d’une excellente image en offrant à ses salariés de nombreux avantages et des rémunérations parmi les meilleures du secteur automobile. Pour autant, elle est aujourd’hui considérée comme l’une des sociétés les plus performantes et innovante au plan technologique. Alors que l’industrie automobile connaît une vague de mutation considérable, Robert Bosch a su anticiper et proposer des technologies avancées,  lui assurant un avenir serein.

Les performances technologiques de l’entreprise sont d’autant plus intéressantes que la société Robert Bosch GmbH, n’est rien de moins qu’une modeste société à responsabilité limitée, détenue à hauteur de 92% des parts par la fondation d’utilité publique Robert Bosch Stiftung GmbH. La preuve est faite pour cette une pure Player au plus haut niveau mondial, connue pour son haut niveau d’investissements et d’innovation, que l’on peut réussir pleinement et durablement, à l’abri des humeurs et pressions d’actionnaires trop souvent obnubilés par le cours de l’action et les dividendes à venir. Un bel exemple à méditer !

Une chance pour le développement de l’agglomération du Grand Rodez

Les retombées économiques, sociales et fiscales de l’usine Robert Bosch à Onet-le-Château sont considérables. Les contributions fiscales liées à l’usine sont évaluées à environ 25% de l’ensemble des recettes de l’agglomération du Grand Rodez. Selon certains spécialistes, on estime qu’à lui seul, le site ferait vivre environ 10 000 personnes, entre les familles des salariés, les sous-traitants et les divers services liés.

Preuve supplémentaire de l’implication de la société dans la vie locale et régionale, le directeur de l’usine ruthénoise, M. Albert Weitten, a été élu en 2010 à la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Aveyron et siège dans de nombreuses instances économiques départementales. Robert Bosch et le Grand Rodez, une grande et belle histoire commune qui devrait encore durer longtemps.

Plus d’infos :

  • www.bosch.com
  • Opération porte ouverte à l’usine d’Onet-le-Château le dimanche 19 juin 2011