Grand Rodez : Les élections départementales des 22 et 29 mars 2015

27 février 2015

Le 22 mars 2015 aura lieu le 1er tour des élections cantonales en vue d’élire les 46 conseillers départementaux (deux par canton) qui siègeront dans les futurs conseils départementaux. Le deuxième tour aura lieu le 29 mars et réunira les candidats qui auront obtenu 12.50% des électeurs inscrits au 1er tour. Au total, 180 candidats briguent les suffrages des électeurs du département.

Cette élection se fera sur la base des nouveaux cantons issus du redécoupage électoral conçu par le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault voici quelques mois. Aux 46 anciens cantons avec à leur tête un conseiller général succèdent 23 cantons entièrement redécoupés et sans rapport aucun avec les précédents. Chaque nouveau canton sera doté d’un binôme (une femme et un homme), ainsi que de deux remplaçants (une femme et un homme). Au final, le nombre d’élus sera identique. Et si les cantons sont dorénavant de taille plus homogène de l’ordre de 12 000 habitants, ils n’ont généralement plus aucune cohérence et regroupent souvent d’anciens cantons ou communautés de communes n’ayant aucun point commun. Pire, des communes appartenant à la même intercommunalité se trouvent réparties sur plusieurs cantons.

Il suffit d’examiner la nouvelle carte des cantons aveyronnais pour voir les absurdités et autres incohérences territoriales qui ont aboutit à des cantons très disparates, sans la moindre homogénéité. On voit là l’absurdité d’un véritable charcutage électoral qui participe un peu plus à isoler et affaiblir les départements ruraux. L’agglomération du Grand Rodez (60 000 habitants) en est un bel exemple.

Alors que sa population lui permettait de répartir l’agglomération sur 5 cantons appartenant à la même unité urbaine du Grand Rodez, seulement 3 cantons se composent de communes ou quartiers de l’agglomération : Rodez 1 (Ouest), Rodez 2 (Centre) et Rodez-Onet, incluant principalement la ville d’Onet-le-Château. L’ensemble des autres communes de l’agglomération sont réparties entre des territoires comprenant plusieurs communes extérieures, parfois lointaines. Dans ces conditions, difficile pour les électeurs de s’y retrouver et d’être motivés pour aller voter !

Ainsi, a été créé le canton de nord Lévezou incluant : Luc-La Primaube, Sainte Radegonde, Olemps et Flavin. Non seulement le canton ne fait aucunement référence au Grand Rodez auquel il appartient, mais il comprend également une commune certes voisine mais extérieure à l’agglomération : Flavin. Peut-être cela permettra-t-il, à terme, de préparer l’entrée future de cette commune dans l’agglomération ?

C’est beaucoup plus compliqué pour d’autres communes de l’agglomération qui se trouvent éclatées et rattachées à des cantons ruraux, sans rapport aucun avec l’agglomération. Ainsi Sébazac-Concourés se retrouve sur le canton du Causse-Comtal avec Bozouls, Agen d’Aveyron, Gabriac, La Loubière, Montrozier et Rodelle. De son côté, la commune urbaine de Druelle est rattachée au canton rural du Vallon avec Balsac, Clairvaux d’Aveyron, Marcillac-Vallon, Mouret, Muret-le-Château, Nauviale, Pruines, Saint Christophe-Vallon, Salles-la-Source et Valady.

Enfin, les communes de Baraqueville, Camboulazet et Manhac qui avaient rejoint l’agglomération au 1er janvier 2014, intègrent dorénavant le canton du Céor-Ségala qu’elles venaient de quitter. Encore s’agit-il là d’un moindre mal puisque ces mêmes communes de l’agglomération ont décidé de quitter le Grand Rodez au 1er janvier 2016. De fait, ce canton sera à nouveau homogène et cohérent au prix d’un départ de l’agglomération ; ce qui est probablement salutaire pour ces communes mais lourdement préjudiciable au développement de l’agglomération du Grand Rodez.

Les binômes en lice sur les cantons liés à l’agglomération du Grand Rodez :

Rodez 1 : Isabelle Sudre & Jean-François Théron (L’Aveyron en marche – UMP-UDI) ; Muriel Combettes & Daniel Rozoy (PRG) ; Sarah Vidal & Arnaud Combet (PS) ; Muriel Abriac & Bernard Debrecq (FN) ; Cécile Dibon-Courtin & Medhi Smaine (Divers droite) Anne Minier & Michel Puech (Front de Gauche).

Rodez 2 : Evelyne Frayssinet & Bernard Saules, conseiller sortant (L’Aveyron en marche – UMP) ; Martine Bezombes & Serge Bories (PS) ; Béatrice Charron & Guillaume Halb (Front de Gauche)

Rodez-Onet : Valérie Abadie-Roques & Jean-Philippe Abinal (L’Aveyron en marche – Divers droite) ; Sylvie Foulquier-Kabiti & Jean-Louis Roussel, conseiller sortant (Front de Gauche) ; Nathalie Separt-Mazenq & Bruno Gare (Divers gauche) ; Sophie Leroy & Boris Cortijos (Divers gauche) ; Charlotte Carcenac & Fabien Lombard (Divers droite) ; Isabelle Courtial & Jean-Luc Paulat (PS)

Nord Lévezou : Dominique Gombert & Jean-Philippe Sadoul (L’Aveyron en marche – UDI) ; Valérie Tavernier & Sébastien Vervialle (Front de Gauche)

Causse-Comtal : Magali Bessaou & Jean-Luc Calmelly (L’Aveyron en marche – Divers droite) ; Florence Cayla & Christophe Mery (PRG) ; Cathy Massol & Grégory Poczemin (Divers gauche)

Vallon : Laure Soulié-Deltell & Bernard Cayzac (L’Aveyron en marche – Divers droite) ; Anne-Gaben-Toutant (conseillère sortante PS) & Stéphane Mazars (PRG) ; Chantal Desmarets & Denis Mathieu (Front national) ; Fatiha Salvayre & Georges Andrieux (Divers gauche)

Céor-Ségala : Nicole Fouillade et Jacques Barbezange (L’Aveyron en marche – UDI) ; Anne Blanc et Jean-Marie Pialat (PRG) ; Renée Heroin & Claude Ratel (Front national) ; Nadine Bochaton & Matthieu Lamazière (Front de gauche)

Jean-Claude Luche, président du Conseil général sortant (UDI) est pour ce qui le concerne candidat sur le canton de Lot de Palanges (St Geniez d’Olt/Laissac), soutient la candidature d’un binôme dans chaque canton sous la dénomination « L’Aveyron en marche ».

Reste à espérer que les électeurs, pour le moins déconcertés par ce redécoupage électoral absurde, sauront se mobiliser pour leur département, à défaut de le faire pour leur nouveau canton. Deux inconnues : le taux de participation et le score du Front national. Dans un contexte politique national pour le moins difficile, ces élections constitueront à n’en pas douter un véritable test pour le gouvernement et plus encore pour les candidats aux prochaines élections régionales prévues en fin d’année.

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France : Si on écoutait enfin ces femmes courageuses qui disent stop au radicalisme islamique ?

23 février 2015

Depuis des années, de nombreuses personnes de toutes origines politiques et sociales, lancent n’ont de cesse de lancer des alertes sur l’ampleur de la montée du radicalisme islamique en France. Jusqu’aux derniers attentats de djihadistes islamiques à Paris en janvier, personne y compris au plus haut niveau de l’Etat ne voulait les entendre, probablement par couardise et par refus d’affronter la réalité. Ces quelques personnes ont osé dire la vérité, une vérité qui dérange et qui sème le trouble… Et pourtant, telle est bien la triste réalité de ce pays.

En ce début 2015, la France et le monde libre en général ne peuvent plus ignorer l’ampleur et l’extrême gravité du problème lié à la montée du communautarisme religieux et de l’islam radical dans nos démocraties. Le temps presse. Le réalisme, la détermination et la fermeté doivent enfin l’emporter sur la faiblesse et l’inaction.

Les responsables politiques et les médias doivent mettre fin à leur aveuglement et à leur naïveté qui tend à faire des extrémistes islamiques des victimes du système. Cessons de vouloir nous donner bonne conscience. Regardons la réalité en face et arrêtons de céder à la facilité par manque de courage et de discernement. Il y va de l’avenir de notre démocratie et notre propre civilisation occidentale avancée. Et si certains ont encore de la complaisance pour les intégristes islamiques, qu’ils aillent vivre une bonne fois pour toutes dans certains pays arabo-musulmans quelques temps…

La montée de l’intégrisme islamique est pourtant dénoncé depuis longtemps, et notamment par des femmes qui connaissent probablement mieux que d’autres la dangerosité du radicalisme de ces groupuscules islamiques qui prônent la charia dans nos banlieues déshéritées.

Ancienne présidente de la Halde, puis secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la vie associative sous le gouvernement de François Fillon en 2010, Jeannette Bougrab n’a eu de cesse ces dernières années de tirer le signal d’alarme à ce sujet. En 2011, elle a d’ailleurs dû démissionner pour avoir refusé d’accréditer le terme d’ « islamisme modéré ». On sait hélas aujourd’hui qu’elle avait raison. Par nature, l’islamisme n’a rien de modéré et relève de l’intégrisme. Laïque et républicaine avant tout, elle parle librement et sans langue de bois.

Son interview sur BFMTV, le jour de l’attentat contre Charlie Hebdo où elle venait d’apprendre la mort de son compagnon Charb, a bouleversé de nombreux téléspectateurs. Malgré sa peine, avec détermination, elle a dit tout le mal qu’elle pensait de l’islamisme radical, allant jusqu’à affirmer : « C’est le mot guerre qu’il faut employer » à l’égard de ces djihadistes qui veulent imposer la charia au monde libre. Rarement, une femme n’aura alerté l’opinion publique française sur les dangers de l’islamisation du pays prônée par ces groupuscules radicaux.

Auteur du livre : « Allah est grand, la République aussi » paru en octobre 2014 chez Jean-Claude Lattés, Lydia Guirous témoigne elle aussi avec force et détermination. Enfant de l’immigration originaire d’Algérie, elle dénonce la lâcheté des gouvernants et des médias, complices de la montée du communautarisme et de l’islam radical. Depuis 2015, elle a rejoint l’équipe de Nicolas Sarkozy à l’UMP où elle est Secrétaire nationale aux valeurs de la République. L’occasion de poursuivre son combat.

Voici quelques extraits d’une récente interview de Lydia Guirous au magazine Valeurs Actuelles du 15 janvier 2015 qui en dit long sur l’état de la France. Et elle sait de quoi elle parle.

« Je suis arrivée en France pour vivre dans un pays libre, et au fil des années, j’ai vu cette France dans de nombreux quartiers populaires, se communautariser et laisser place à un islam radical… La France, pour moi, ce n’était pas cette France des interdits, du hallal et de la burqua… Jamais je n’aurais pensé que dans une école publique, subir la pression et les menaces de certains garçons parce ce que je ne faisais pas le ramadan. Jamais je n’aurais pensé que certains enseignants se poseraient la question de l’utilité de la mise en place d’une salle de prière dans l’école de la République. »

« Pour nous qui avions fui l’obscurantisme et la barbarie des intégristes d’Algérie, la France représentait un eldorado des libertés… Hélas certains élus et décideurs politiques ont cédé à la tentation communautaire à des fins électorales… Actuellement en France, dans de nombreux quartiers, une certaine pratique de l’islam est incompatible avec la République. Qui mieux que les musulman peut eux-mêmes, peut dénoncer cette évolution, la combattre et montrer une image apaisée de leur religion au sein de la nation ? »

« Il faut arrêter de se mentir. Il faut appeler un chat un chat ! Il y a en France de nombreux territoires totalement islamisés et laissés aux mains d’imams peu scrupuleux, haïssant la France et appelant à rejeter son mode de vie. Il existe aujourd’hui des quartiers entièrement hallal, il existe aussi des quartiers où l’on ne peut pas prendre un café en terrasse si l’on est une femme. »

A la question, quels sont les coupables de cette Omerta ? : « Ils sont connus depuis bien longtemps, ce sont les décideurs politiques et les médias. Aujourd’hui dans notre pays, les laïcs sont montrés du doigt et sont accusés d’islamophobie ou de racisme alors que les intégristes passent pour des victimes de la société. »

« J’ai reçu de nombreuses menaces, notamment via les réseaux sociaux. Elles proviennent de la myriade de petites frappes désœuvrées que les pouvoirs publics laissent se radicaliser gentiment avec l’argent du contribuable ! » Et de conclure : « Il faut d’urgence passer l’islam radical au Kärcher… Continuer la loi du silence, c’est mettre au monde chaque jour de nouveaux Kouachi ou Coulibaly et cela je le refuse. ».

Voilà une jeune femme courageuse qui tente d’ouvrir les yeux aux politiques et médias français tant qu’il en est encore temps. Car il y a urgence. Le constat est dramatique et sans appel. Qu’attendons-nous pour agir ?

Plus d’infos :

  • A lire sans modération : « Allah est grand, la République aussi » de Lydia Guirous chez JC Lattés, 250 pages, 17 €. Un livre qui dérange et qui a le mérite d’ouvrir les yeux aux français sur la réalité du radicalisme islamique qui tente peu à peu d’imposer sa loi d’un autre âge (celle de la charia), sur un pays laïc et démocratique.
  • Stop au djihadisme

France : Manuel Valls dégaine le 49-3 pour faire passer en force la loi Macron et contourner les frondeurs de son propre parti

19 février 2015

L’article 49.-3 de la Constitution française du 04 octobre 1958 prévoit : « Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session. »

Le précédent gouvernement de François Fillon (2007-2012) avait été l’un des seuls de la Vème République à ne pas recourir à l’article 49-3 de la constitution en vue de faire adopter un texte par la force. Par le passé, François Hollande alors premier secrétaire du Parti socialiste, n’avait pas manqué à maintes reprises de dénoncer l’utilisation abusive de cet article pour faire adopter un texte par la force, au mépris d’un véritable débat parlementaire.

La loi Macron, une série de mesurettes destinées à moderniser l’économie française et à la rendre plus compétitive selon ses défendeurs, était portée par le Premier ministre Manuel Valls qui assurait qu’elle était plébiscitée par une majorité de français et qu’elle était facteur de croissance. Il faut bien l’avouer, il s’agit en fait d’une série de modestes modifications homéopathiques destinées à moderniser quelque peu l’économie française, sans réel effet sur la croissance et l’emploi, qui sont pourtant le fléau de la France. Pourquoi, dans ce contexte, accorder autant d’importance à l’adoption de cette loi pour le moins insignifiante ?

Tout simplement parce que sa non adoption aurait constitué un échec cinglant pour Manuel Valls qui aurait définitivement mis un terme à ses ambitions réformatrices. Pour Hollande, cela aurait été un nouveau signe de faiblesse et d’impuissance face aux difficultés du pays.

L’empressement avec lequel M. Valls a dégainé le 49-3 en dit long sur l’état de décomposition de sa propre majorité socialiste dont les députés « frondeurs » étaient en passe de s’opposer à l’adoption du texte. Il y avait manifestement le feu chez les députés socialistes et il fallait l’éteindre au plus vite, sous peine de voir la majorité se disloquer très rapidement.

Rappelons que la gauche a conquis l’Assemblée nationale en mai 2012 avec 331 députés (280 socialistes, 12 Radicaux de gauche, 17 EE-LV et 22 divers gauche) sur un total de 577 députés, soit une majorité absolue à 289 voix. Si les socialistes n’ont pas la majorité à eux seuls, avec les alliés PRG et EE-LV, ils sont assurés d’une majorité confortable de 309 députés, plus les éventuelles voix des 22 divers gauche.

Le problème c’est que M. Hollande a trahi ses électeurs au regard du programme, très marqué à gauche, sur lequel il a été élu en 2012. Aujourd’hui, face à la réalité des problèmes, M. Hollande et son Premier ministre tentent de mettre la barre au centre, voire à droite, et de se lancer dans quelques réformettes pour tenter de faire illusion et donner quelques signes positifs aux marchés. Face à ce changement de cap, non seulement la plupart des élus du Front de gauche s’opposent à cette politique, mais aussi nombre de députés EE-LV et même socialistes. Ceux que l’on appelle les « frondeurs » seraient près d’une trentaine, voire plus, et menaceraient aujourd’hui de faire éclater le PS et de priver le gouvernement de gauche d’une majorité pour gouverner.

Pas sûr que l’artillerie lourde du 49-3 sortie par Valls parviennent à les calmer durablement. Au contraire, cet excès d’autoritarisme du Premier ministre que nombreux frondeurs haïssent, risque au contraire d’envenimer un peu plus les choses.

Quelque part, le recours de dernière minute au vote bloqué, via l’article 49-3 de la Constitution, au sujet d’une loi mineure et sans grande envergure, est un aveu de faiblesse et d‘impuissance du Premier ministre qui croyait faire passer la loi Macron sans difficultés. Aujourd’hui, la tension est à son comble entre la majorité socialiste et les députés « frondeurs » qui ont ainsi été neutralisés, sans pouvoir s’opposer à un texte qu’ils jugent globalement mauvais.

Au final, sans réelle surprise compte-tenu du rapport de force droite-gauche à l’Assemblée nationale, la motion de censure déposée par l’UMP et l’UDI n’a recueilli que 234 voix. De fait, la loi Macron est adoptée et sera transmise au Sénat. Même si la loi passe, il y a fort à parier que les tensions au sein du PS vont s’amplifier. A quelques semaines des élections départementales, la mise en œuvre du 49-3 est un échec lourd de conséquence pour l’avenir du Parti socialiste.

Aucun des élus « frondeurs » du PS n’a finalement été jusqu’au bout de la logique et voté la motion avec la droite. Même si le désaccord avec la majorité socialiste est considérable, ils n’ont pas voulu prendre le risque de mettre le gouvernement en minorité et de devoir revenir devant les électeurs. Les élus de gauche le savent bien ; si des élections législatives avaient lieu aujourd’hui, la grande majorité des élus socialistes seraient largement battus.

En dépit d’un profond désaccord idéologique, autant fermer les yeux et attendre au chaud le terme du mandat législatif, quitte à voir la France sombrer dans l’abîme ! Un peu de courage Mesdames et Messieurs les élus socialistes !


Rodez : Bruno Bérardi s’en est allé…

16 février 2015

Bruno Bérardi avait été élu en 2008, conseiller municipal de Rodez et conseiller d’agglomération, vice-président du Grand Rodez jusqu’en 2014. Il avait été brillamment réélu en mars 2014 à la tête de la liste « Rodez Citoyens ».

Durant ses deux mandats municipaux, il n’a pas ménagé ses efforts sur certains dossiers et exiger plus de transparence et de démocratie dans le fonctionnement de la municipalité. Il siégeait avec assiduité et constance et était très respecté de ses collègues. Mieux que quiconque, il connaissait les dossiers qu’il avait préalablement travaillés et ne manquait pas une occasion d’apostropher le maire, quitte à déranger, pour exiger des précisions et autres clarifications qu’il jugeait nécessaires.

Plus que tout autre élu, il était à l’écoute de la population et accessible à tous. Il était totalement dévoué à la défense des intérêts de sa ville et de ses citoyens.

A bien des égards, il était un élu incontournable qui, lors des séances en commission et en conseil municipal ou d’agglomération, marquait par ses remarquables interventions pleines de bons sens. De ce point de vue, on peut affirmer sans crainte de se tromper que par son travail rigoureux et son sérieux, il aura été pour la ville de Rodez et l’agglomération du Grand Rodez un élu de référence. Son absence ne manquera pas de se faire sentir.

Cela est d’autant plus méritoire que Bruno Bérardi, depuis plusieurs années, menait parallèlement un combat personnel courageux.

Bien malgré lui, après un long combat pour la vie, Bruno Bérardi nous a quittés voici quelques jours.

Sa famille et ses proches qui ont partagé ces difficiles moments à ses côtés peuvent être fiers de lui. Nos pensées vont à eux en ce moment de grande tristesse.

Les ruthénois ne l’oublieront pas, lui qui a tant donné pour sa ville.

Au revoir Bruno !

Joseph Donore


La qualité de la gastronomie aveyronnaise confirmée par l’édition 2015 du guide Michelin

9 février 2015

L’édition 2015 du guide Michelin vient de désigner les meilleures tables de l’année avec sa panoplie d’Etoiles et autres Bib Gourmands.

Par delà les traditionnels restaurants étoilés qui constituent le meilleur de la gastronomie, le guide Michelin distingue aussi des établissements plus modestes qui constituent pour autant d’excellentes tables à des prix modérés (menu à moins de 32 euros – généralement entre 15 € et 20 € à midi). Les Bib Gourmands proposent un excellent rapport qualité-prix avec une cuisine régionale soignée.

Les principaux restaurants consacrés en 2015 en ce qui concerne le département de l’Aveyron :

Les Etoilés : (6 restaurants – dont un 3 étoiles)

Bib Gourmands : (10 restaurants récompensés)

L’édition 2015 du guide Michelin confirme une nouvelle fois l’excellence gastronomique du département au plan français. Une bonne occasion de profiter des beaux jours pour partir à la découverte de l’Aveyron.


Grand Rodez : le conseil d’agglomération vote en faveur du retrait des communes de Baraqueville, Camboulazet et Manhac

4 février 2015

Ce mardi 03 février, se tenait un Conseil d’agglomération du Grand Rodez. En l’absence de Christian Teyssèdre, la réunion était présidée par le 1er vice-président de l’agglomération, Jean-Philippe Keroslian, maire d’Onet-le-Château.

Le Conseil a pris note des démissions de Bruno Bérardi (Rodez-Citoyens) pour raisons de santé ainsi que de Sarah Vidal (PS). Selon les dispositions du code des collectivités territoriales, Bruno Bérardi sera remplacé par Mathieu Lebrun (Rodez Citoyens). Fabrice Geniez (Onet-le-Château) a tenu à rendre hommage au courage de Bruno Bérardi face à la maladie et au travail en profondeur réalisé par ce dernier au cours de ses deux mandats de conseiller d’agglomération.

Le grand sujet à l’ordre du jour était le vote relatif à la sortie du périmètre de l’agglomération des communes de Baraqueville, Camboulazet et Manhac à compter du 01/01/2016. Rappelons que ces trois communes avaient intégré la communauté d’agglomération du Grand Rodez au 1er janvier 2014 après une procédure d’adhésion pour le moins précipitée, à l’initiative du président de l’agglomération du Grand Rodez qui avait fait de cette adhésion une victoire politique lors des dernières municipales. Dommage qu’il n’ait pas assisté en personne à ce terrible dénouement dont il est lui-même responsable.

Cette extension de l’agglomération du Grand Rodez a été réalisée tambour battant en 2011 et 2012, sans véritable préparation et discussion avec la communauté de communes du pays Baraquevillois (CCPB) à laquelle appartenaient ces communes. Par ailleurs, force est de constater que depuis 2008, l’agglomération n’a jamais réellement porté de véritable projet susceptible d’encourager l’adhésion de nouvelles communes. Enfin, les nouveaux entrants n’ont manifestement jamais été informés des véritables conséquences financières de leur adhésion.

Aujourd’hui, on connaît malheureusement la suite. Les changements de majorité intervenus lors des élections municipales de mars 2014 notamment à Baraqueville ont entraîné de facto, des délibérations en faveur de leur retrait de l’agglomération du Grand Rodez dans les meilleurs délais.

C’est la raison pour laquelle les élus de la communauté d’agglomération du Grand Rodez étaient appelés à se prononcer « pour » ou « contre » la demande de retrait formulée par ces communes. Certains élus, tel Jean-Philippe Sadoul, maire de Luc La Primaube, se sont lamentés face aux conséquences d’une telle sortie du périmètre de l’agglomération qui risquait d’avoir de lourdes conséquences sur le développement futur. Il a été jusqu’à évoquer une décision absurde et contraire à l’évolution actuelle qui veut que les collectivités territoriales se regroupent au profit d’agglomérations plus importantes. Il est vrai que tout cela constitue un terrible gâchis pour l’ensemble des parties mais, à qui la faute, sinon aux élus de l’agglomération eux-mêmes ?

Quelques autres n’ont pas manqué d’évoquer les faits qui ont conduit à ce lamentable échec, à commencer par l’absence de véritable projet d’agglomération et le manque d’attractivité de la communauté d’agglomération du Grand Rodez. Ils ont aussi rappelé les mauvaises conditions dans lesquelles s’était effectivement déroulée cette adhésion (opération strictement politicienne, menée à la hâte à la veille des élections municipales, sans réelle concertation et dialogue avec la CCPB).

Cet échec de l’extension de l’agglomération risque effectivement d’être très lourd de conséquence mais il est entièrement imputable aux élus de l’agglomération et notamment à son président, Christian Teyssèdre. Toute autre explication n’est que littérature destinée à cacher l’ampleur de cet échec !

Jacques Barbezanges, le maire de Baraqueville s’est brièvement exprimé pour exposer les raisons de la demande de sortie du périmètre de l’agglomération des communes de Baraqueville, Camboulazet et Manhac, à savoir :

  • le coût financier important pour Baraqueville d’une telle adhésion,
  • le chaos laissé par le départ de ces communes de la CCPB qui conduisait à déstructurer cette entité, en la privant de sa commune-centre qui faisait sa force depuis toujours,
  • la volonté de rejoindre la CCPB dés 2016 pour constituer avec les cantons de Naucelle et Rieupeyroux, le futur Grand Ségala représentant plus de 20 000 habitants.

En conclusion, le président Jean-Philippe Kéroslian a indiqué que, pour sa part, dés lors que l’ensemble des communes concernées s’étaient prononcées en faveur de leur retrait de l’agglomération, à regret, il ne pouvait s’opposer à leur volonté.

Le vote à bulletin secret a donné 32 voix en faveur du retrait de l’agglomération et 17 voix contre. Ce retrait interviendra effectivement au 01/01/2016. Dans la foulée, et fort logiquement, la vice-présidence de l’agglomération a été retirée à Jacques Barbezanges, le maire de Baraqueville.

A noter que l’ensemble des communes de l’agglomération devront prochainement se prononcer sur ce retrait de l’agglomération du Grand Rodez et qu’au final, le préfet aura le dernier mot.

Les élus de l’agglomération du Grand Rodez vont maintenant devoir se remettre au travail en ce lançant dans une procédure d’explication et de véritable concertation avec l’ensemble des communautés de communes voisines pour tenter de renouer les contacts et rassurer en vue d’une future extension indispensable de l’agglomération. Mais le travail risque d’être long et complexe du fait de cet échec.


Rodez : Le ton monte entre les commerçants non sédentaires des marchés de Rodez et la municipalité

2 février 2015

Lors du dernier conseil municipal du 19 décembre 2014, l’ensemble des élus de la majorité de gauche de la ville de Rodez, a voté en faveur d’une forte augmentation des tarifs des droits de place applicables aux marchés et foires de la ville. Ces nouveaux tarifs sont entrés en vigueur au 1er janvier 2015.

Cette délibération du conseil municipal avait été précédée d’une réunion avec les représentants des commerçants non sédentaires des foires et marchés de Rodez. Si ces derniers ne s’étaient pas dits hostiles à une légère actualisation des tarifs, ils s’étaient étonnés de l’importance de l’augmentation tarifaire proposée par la municipalité et des conséquences que cela risquait d’entraîner au niveau d’une certain nombre de petits commerçants, fragilisés par la crise actuelle et l’augmentation des charges fixes de ces dernières années.

Lors de la réunion du conseil municipal du 19 décembre, l’adjoint en charge du dossier a justifié l’augmentation du tarif des places des marchés et foires par le fait qu’ils n’avaient pas été revalorisés depuis prés de 10 ans, qu’ils étaient nettement plus bas que partout ailleurs dans la région et qu’ils généraient des surcoûts pour la ville, notamment pour ce qui est du nettoyage et de l’enlèvement des déchets.

Les membres de l’opposition ont voté contre cette augmentation qui leur a paru démesurée et sans rapport aucun entre le coût de fonctionnement du marché, les services apportés à la population et les retombées positives du marché sur l’ensemble de la ville. Ces derniers ont en effet rappelé que les marchés ruthénois du mercredi (place du Bourg) et du samedi (place du Bourg et places de la Cité, Emma Calvé et d’Estaing) fonctionnaient jusqu’à aujourd’hui particulièrement bien, avec une excellente fréquentation et ce, à la satisfaction générale de tous, contribuant ainsi grandement à l’attractivité et à l’image de la ville, notamment du point de vue touristique. A quoi bon, dans ces conditions, vouloir augmenter les tarifs dans de telles proportions ?

Pour les élus de l’opposition, la forte augmentation tarifaire des droits de place telle qu’envisagée n’était nullement justifiée et risquait au contraire de déstabiliser des marchés essentiels pour le centre-ville ; marché qui rappelons-le regroupe à la fois quelques gros maraîchers et revendeurs, mais nombre de commerçants traditionnels qui trouvent là un important débouché mais aussi nombre de petits, voire même très petits producteurs de pays qui participent à la diversité et à la richesse des marchés. L’importante augmentation proposée risquant à terme de les décourager et de les faire fuir le marché pour des raisons financières. Les arguments avancés par l’opposition n’ont hélas pas été entendus et la discussion à tourné court ; le maire considérant qu’il n’y avait pas lieu de refaire les débats qui avaient eu lieu en commission.

L’ampleur de l’augmentation des tarifs des places des marchés adoptée par la municipalité socialiste a généré de fortes réactions des commerçants dés les premiers jours de janvier. Le prix du mètre/linéaire (m/l) est ainsi passé de 0.60 € à 0.90 € (l’augmentation a été répartie sur 2 ans, soit +0.15 € en 2015 et +0.15 € en 2016). A noter que pour les commerçants payant leur place à l’année, une baisse de -10% est consentie, soit 30.10 € m/l année. A cela s’ajoute la mise en place d’une participation aux frais de nettoyage qui passe de 0 € à 0.60 € en 2015 le m/l, ainsi que le supplément électrique qui passe de 2.00 € à 2.30 € par marché.

Sur la base des tarifs adoptés en décembre par la ville de Rodez, en 2016, hors forfait électrique qui ne concerne que quelques commerçants, le tarif passera donc de 0.60 € m/l par marché, à 1.50 €m/l (soit 0.90 € + 0.60 €). A moins que la participation aux frais de nettoyage de 0.60 € m/l ne soit revue à la baisse de -30%, comme s’y était engagé l’adjoint en charge du dossier, dans l’hypothèse où ces frais s’avèreraient inférieurs. Force est de constater que pour les petits commerçants et producteurs qui fréquentent les deux marchés ruthénois la majeure partie de l’année, l’addition est salée !

Pour les commerçants non sédentaires des marchés de Rodez, au cœur de l’hiver, cette brutale augmentation du tarif des places de marché a fait l’effet d’une véritable douche glacée. Et on les comprend !

En attendant, Cindy Lopes, la présidente des commerçants non sédentaires de l’Aveyron, hausse le ton face à cette forte augmentation des droits de place sur les marchés de Rodez en dénonçant l’absence de véritable dialogues et semble prête à entamer un bras de fer avec la mairie sur ce dossier pour le moins très sensible. Il faut bien avouer que très objectivement, cette augmentation unilatérale et soudaine des tarifs des foires et marchés par la municipalité socialiste de Rodez est pour le moins incompréhensible.