Rodez : Ryanair annonce l’ouverture d’une nouvelle ligne Rodez-Bruxelles

29 novembre 2011

La compagnie aérienne Ryanair a annoncé le 25 novembre, à Charleroi, l’ouverture d’une nouvelle liaison entre Bruxelles-Charleroi et Rodez au printemps 2012.

L’aéroport de Rodez-Aveyron dispose actuellement 3 liaisons internationales opérées par Ryanair à destination de Londres-Stanted, Dublin et Porto. Cette 4ème ligne sera mise en service dés le 26 mars 2012 à destination de Bruxelles-Charleroi, à raison de 2 allers-retours par semaine, le vendredi et le lundi.

Situé à 60 km du sud de Bruxelles, l’aéroport de Charleroi-Bruxelles-sud est le 2ème aéroport belge avec plus de 5.5 millions de passagers transportés annuellement. Des navettes relient Bruxelles toutes les demi-heures. Luxembourg, l’Allemagne (région d’Aix-la-Chapelle) et le sud des Pays-Bas sont à moins d’une heure de Charleroi. Cette nouvelle destination devrait intéresser de nombreuses entreprises et bien des touristes.

Selon les informations communiquées par la compagnie à la harpe, le départ de Charleroi aura lieu à 11 h 00 pour une arrivée à Rodez à 12 h 25. Le départ de Rodez vers Charleroi se fera à 12 h 50 pour une arrivée à 14 h 15. Les réservations sont d’ores et déjà ouvertes sur le site : www.ryanair.fr Le prix du vol aller simple Rodez-Charleroi est actuellement fixé à 19.90 €, hors frais d’enregistrement en ligne de 8 € par vol, soit l’aller-retour à 56 €.

La compagnie escompte 20 000 à 30 000 passagers dés la première année sur cette ligne. Voilà qui devrait faire le bonheur des aveyronnais et autres habitants du sud Massif-Central qui se voient ainsi offrir une nouvelle destination vers la Belgique avec en perspective Bruxelles, Anvers, Bruges, Gand… mais aussi le cœur de l’Europe.

L’aéroport de Rodez-Aveyron voit ainsi sa plate-forme, la 2ème de Midi-Pyrénées, confortée par Ryanair et peut dorénavant espérer atteindre les 200 000 passagers annuels. De nouvelles destinations sont semble-t-il en cours de négociation avec Ryanair et d’autres compagnies aériennes. Certaines destinations pourraient aboutir dés 2012 comme vers la Corse.

A l’occasion de la fin d’année, Ryanair  propose des vols à prix cassé à 9.99 € pour voyager en janvier 2012 sur la destination Rodez/Londres-Stanted. Attention, ces vols promotionnels sont proposés jusqu’au jeudi 1er décembre 2011 seulement.

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Rodez : Teyssedre est-il à la hauteur ?

28 novembre 2011

Tel est le titre d’un article consacré à Rodez, publié le 23 novembre 2011 par le magazine L’Express.

A mi-mandat passé, le magazine dresse un premier bilan de l’action de Christian Teyssedre et de sa majorité à la tête de la municipalité de Rodez. Le moins que l’on puisse dire c’est que les conclusions du journaliste sont pour le moins mitigées, pour ne pas dire moins.

Sur le bilan à proprement parler, le magazine donne quitus à la municipalité pour la petite baisse d’impôt, même s’il n’y a là rien de convaincant. Sur la plupart des autres dossiers, si certains semblent en voie d’avancement, comme l’urbanisme, d’autres sont encore enlisés comme l’aménagement des écoles de St Félix et Bourran et du nouveau quartier de Combarel. D’autres sont toujours plus ou moins bloqués comme l’extension  de l’agglomération du Grand Rodez, limitée à 2 communes contre une vingtaine attendues ou l’aménagement de la RN88, notamment dans le contournement de Rodez.

Pour le reste, les conclusions ne sont guère encourageantes pour l’avenir. En voici un extrait : «…Trois ans et demi après son élection, Christian savoure toujours depuis son bureau, la vue sur la cathédrale conquise. Les pieds sur la table même…. Le bonhomme sait dévorer les paradoxes. Il se jure « modéré » mais sème quelques colères noires et ignore tout du vocabulaire diplomatiques… – Il vante la grande modestie de Pascal mais s’adonne sans barguigner au discours du « je » et « moi »…  – Encore faudrait-il que Christian Teyssedre mette un bémol à ses envolées en solo. Passe encore quand celles-ci sont plutôt inspirées (comme l’inscription au patrimoine de l’Unesco), mais la lettre d’invitation au président Barack Obama à l’occasion du départ de l’étape du Tour de France à Rodez le 17 juillet, sur le mode « I have a dream », en fit grimacer davantage… »

Comment ne pas sourire aux propos de Teyssedre alors qu’il n’a de cesse de s’auto-congratuler sur sa prétendue bonne gestion, la maitrise des dépenses ou la baisse contestée des impôts. On atteint le summum de la démagogie lorsqu’il affirme, manifestement sûr de lui : « J’ai inversé la tendance démographique : la ville compte 520 habitants supplémentaires depuis 2008…. Christian Teyssedre en est persuadé, sa gestion est « exemplaire ». » Il est fort ce Teyssedre ! Elu en mars 2008, quelques mois plus tard, alors qu’il n’avait encore pris aucune décision, la population augmentait comme par miracle !  Et le journaliste de conclure, manifestement quelque peu surpris par la modestie du maire : « On l’a compris : Christian Teyssedre est satisfait. Vraiment. Son bilan est exceptionnel ». Il se voit d’ailleurs réélu aisément avec 58% des voix dés le 1er tour, pas moins !

Les opposants à Christian Teyssedre n’ont pas raté l’occasion de donner leur avis. Outre Régine Taussat et de Bernard Saules, les seuls opposants traditionnels encore présents sur les 6 conseillers d’opposition élus, les oppositions se font jour pour dénoncer l’attitude du maire : « J’observe un fonctionnement de plus en plus autocratique, un rabougrissement dans la prise de décision autour de quelques élus seulement » déclaré Bruno Bérardi, conseiller municipal EELV. S’agissant de l’élection de Bernard Saules (UMP) aux dernières élections cantonales, face du socialiste sortant, Bruno Bérardi n’hésite pas à affirmer : « Il s’agissait clairement d’un vote sanction de la méthode Teyssedre. »

De son côté, Bernard Saules reconnaît que : « Cela tiraille pas mal au sein de l’équipe municipale  au point qu’on ne sait parfois plus où est l’opposition. » C’est vrai qu’elle est peu audible et présente l’opposition municipale et qu’elle a du travail sur la planche pour se faire entendre.

L’un des problèmes de Christian Teyssedre, c’est qu’il manque de modestie et qu’il est passé maître dans l’art de l’enfumage permanent. S’il réussit à manipuler une certaine presse locale, le journaliste de l’Express n’a semble-t-il pas été dupe du personnage, tout comme les ruthènois qui s’interrogent de plus en plus sur la gestion de leur ville et son avenir, au fur et à mesure que la brume rose se dissipe.


France : Free Mobile, le cadeau de Noël ?

25 novembre 2011

Le 4ème opérateur de téléphonie mobile va débarquer en France dés le 02 janvier 2012, à moins qu’il n’offre un petit cadeau de Noël aux français dés le 19 décembre prochain.

Quelle que soit la date, l’arrivée de Free Mobile est très attendue. Pour preuve, ces derniers mois, les opérateurs mobiles concurrents : Orange, SFR et Bouygues-Télécom ont rivalisé d’imagination pour proposer des forfaits plus attrayants au plan financier avec leurs offres low-costs respectives : Sosh, Red de SFR et B&You. Ces offres résisteront-elles à celles très compétitives que devrait faire prochainement Free ? Pas si sûr si l’en en juge par les premières indiscrétions.

Free Mobile, selon son propre directeur général Xavier Niel, devrait proposer des forfaits simples, lisibles et très compétitifs au regard des offres des opérateurs concurrents.

Le journal Le Figaro a dévoilé il y a quelques jours ce que pourraient être les offres de Free Mobile :

  • Forfait tout compris à 29.99 €/mois (comprenant les appels téléphoniques, les SMS et l’internet illimité)
  • Forfait à 19.99 €/mois (comprenant 5 heures d’appels + 2 Go de données)
  • Forfait à 14.99 €/mois (comprenant 2 heures d’appels + 1 Go de données)
  • Forfait à 9.99 €/mois (comprenant 2 heures d’appel)

Au final,  les offres définitives devraient être sensiblement proches. Face au nombre considérable de forfaits en vigueur et à leur complexité chez les autres opérateurs traditionnels, les offres de Free Mobile devraient trancher par leur lisibilité et leur tarif compétitif.Pour ce faire, les forfaits proposés devraient être totalement dissociés du téléphone mobile lui-même qui sera vendu séparément avec possibilité de financement à crédit. Cela suffira-t-il à attirer rapidement un grand nombre de clients de la concurrence ?

Toujours est-il que Free Mobile affiche haut et fort ses ambitions. Xavier Niel  affirme notament : «…vouloir acquérir pas moins de 25% du marché français du mobile en 2 ans. » Selon lui : « Free Mobile aura l’offre la plus complète et la moins chère qui lui assurera la viabilité pour 20 ans. » Ce qui est certain, c’est que Free Mobile a les atouts pour se faire une place de choix sur le marché de la téléphonie mobile française, largement dominé par Orange et SFR.

3ème FAI français avec 4.8 millions de clients, derrière SFR et Orange, bien qu’arrivé tardivement par la petite porte, Free Mobile entend être le trublion et faire sa place sur le marché de la téléphonie mobile. Une chose est sûre, si Free Mobile dispose de l’ordre de 10 millions de clients au bout de 2 ans, le pari sera gagné. Mais la route risque d’être semée d’embuches.

Selon certaines informations, chaque client de la Freebox devrait recevoir une carte SIM qu’il suffira d’insérer dans un téléphone pour activer la ligne (sous réserve que l’appareil ne soit pas Simlocké). Ce qui permettrait de fidéliser les clients ADSL et de faciliter la gestion d’un grand nombre de nouveaux clients mobiles.

A mi-novembre, l’ARCEP reconnait que Free Mobile a déjà atteint le seuil de couverture propre imposé de 27% du territoire et dépasserait même les 30%. Ce qui lui permettrait dés la mise la mise en service de son réseau de disposer d’une couverture nationale et de pouvoir ainsi proposer son offre sur l’ensemble du territoire français, conformément à l’accord d’itinérance conclu avec Orange.

Free Mobile pourrait ainsi fêter Noël dans les meilleures conditions commerciales et entamer sa conquête du marché mobile français.


Téléphonie mobile : les grandes manœuvres mondiales (4)

23 novembre 2011

Nokia prépare son retour en force dans les smartphones, épaulé par Microsoft et son Windows Phone

Le 11 février 2011, Nokia et Microsoft unissaient leurs forces pour développer le système d’exploitation Windows Phone. Même s’il continue à exploiter Symbian pour ses entrées de gamme et sur les marchés émergeants, Nokia vient de lancer  deux modèles sous Windows Phone 7.5 Mango, le Lumia 800 et le Lucia 710. Ces appareils performants et à l’esthétique soignée, sont proposés à des pris très compétitifs. Dotés d’un écran de 3.7 pouce, l’objectif avoué de ces smartphones est de contribuer au renouveau de la marque finlandaise, face à Samsung, HTC, Sony, LG et Apple.

Ces appareils devraient marquer la transition vers les smartphones de nouvelle génération prévus début 2012. Fonctionnant sous Windows Phone 8, la prochaine version de l’OS de Microsoft, ils devraient marquer le début de la reconquête pour Nokia, la seule entreprise européenne encore présente dans la fabrication de téléphones mobiles. Au dire des spécialistes, WP8 constituera une véritable révolution en proposant pour la première fois une grande convergence entre PC, smartphones et tablettes.

Selon une étude du cabinet Garner, Windows Phone pourrait atteindre 20% du marché en 2015, devant l’iOs d’Apple. Voilà qui ne peut que rassurer Nokia en pleine phase de reconquête. Steven Ballmer, président de Microsoft avait pour sa part estimé que le partenariat procurerait « davantage d’innovation et une plus grande portée mondiale » aux deux partenaires. Même si Windows Phone 7, n’a pas rencontré un grand succès à ce jour,  l’union Nokia-Microsoft est prometteuse en terme de marché mondial, à commencer par l’Amérique du nord où Nokia est quasi-absent.

L’objectif de Nokia est de reprendre les parts de marché perdues face à l’iPhone d’Apple et aux appareils fonctionnant sous Android de Google, à commencer par Samsung. Plus que jamais, l’avenir du géant finlandais des télécommunications repose sur  Windows Phone.

De son côté, après le rachat de Motorola par Google, Microsoft n’a d’autre choix que d’attaquer pour s’imposer sur le marché des systèmes d’exploitation pour smartphones et tablettes. Le système de licence propre à Microsoft ne devrait pas être un obstacle au développement de Windows Phone pour peu que la nouvelle version de Windows Phone 8 soit à la hauteur des attentes des fabricants et des consommateurs. Les experts seraient unanimes : Windows Phone 8 promet d’être un OS très performant et révolutionnaire.

Face à Google et Apple, le duo Microsoft-Nokia autour de Windows Phone pourrait s’avérer redoutable et marquer le retour en force de ces deux géants sur le marché des smartphones et tablettes, grâce à Windows Phone 8 qui devrait présenter une véritable alternative à Android pour de nombreux fabricants. De quoi permettre à Nokia de rebondir.


Aveyron : le Conseil général accélère ses investissements dans les infrastructures routières

21 novembre 2011

Ce 10 novembre 2011, avec plus de 3 mois d’avance et conformément à ses engagements, le Conseil général de l’Aveyron a mis en service un nouveau tronçon de prés de 7 km, entre le causse Comtal et Curlande, sur la RD 988. Elle vient compléter la mise en service, en début d’année, de la déviation de Pont-de-Salars d’une longueur de 5 km sur la RD911. Voilà une excellente nouvelle pour les automobilistes du nord-Aveyron car il s’agissait d’une zone fortement accidentogène du département.

Le chantier de la déviation de Curlande a duré plus de deux ans et a consisté en la réalisation d’une nouvelle voie aux normes de sécurité actuelles pour un coût total de 15 millions d’euros. Elle comporte deux carrefours dénivelés et se compose de 3 voies alternées sur toute sa longueur. De quoi fluidifier et surtout sécuriser cet axe très fréquenté entre Rodez et Espalion et réduire sensiblement les temps de transport entre la préfecture aveyronnaise et l’ensemble du nord Aveyron.

Le désenclavement du nord Aveyron devrait d’ailleurs se poursuivre dans les prochaines années avec le début des travaux en 2012 du barreau de Saint Mayme entre la rocade de Rodez et le causse Comtal, soit plus de 7 km de voies nouvelles, permettant ainsi le désengorgement du nord de l’agglomération de Rodez à hauteur de Sébazac-Concourés dont le trafic est aujourd’hui saturé. Devrait suivre, sur la RD 920, les travaux de la déviation d’Espalion entre les 4 Routes et la route d’Estaing.

Ces travaux qui ont été longtemps différés étaient aujourd’hui devenus indispensables. A l’issue de ces lourds travaux vers 2015, l’intégralité de l’important axe routier Rodez-Espalion aura été entièrement rénové, rapprochant considérablement et dans les meilleures conditions de sécurité les nord-aveyronnais de l’agglomération ruthénoise.

Bien entendu, le désenclavement routier du département de l’Aveyron a un coût considérable mais devrait se poursuivre sur d’autres axes importants du département. On rappelle que dans le cadre de sa politique d’investissements destiné à réduire les handicaps géographiques, le Conseil général participe aux côtés de l’Etat et de la Région Midi-Pyrénées, au financement de la mise à 2 x 2 voies de RN 88 (A68) entre Carmaux et Rodez pour un coût total de 50 millions d’euros. Cet important chantier indispensable au développement économique du département est en cours et devrait se terminer en 2015, date à laquelle l’agglomération de Rodez sera enfin reliée à Albi et Toulouse par autoroute.

Reste maintenant à réaliser le dernier, mais non moins capital tronçon autoroutier entre Rodez et l’A75 à hauteur de Séverac-le-Château, ainsi que le contournement de Rodez. Bien que ces dossiers ne rélèvent pas de la compétence directe du Conseil général, il s’agit d’un des sujets les plus importants qui reste à régler pour désenclaver durablement le département de l’Aveyron. Espérons qu’en dépit de la crise budgétaire actuelle, les élus du département, du Grand Rodez, de la Région et de l’Etat trouveront rapidement une solution qui permette le financement dans les meilleurs délais de ce grand chantier.


France : le PS et François Hollande cèdent à la pression électorale d’EELV sur le nucléaire

18 novembre 2011

Depuis le début de la campagne pour les primaires socialistes et jusqu’à ces derniers jours, François Hollande, candidat  à la présidentielle s’était clairement prononcé pour une réduction progressive de la part de l’énergie nucléaire pour revenir à environ 50% d’ici 15 ans contre 75% aujourd’hui, sans pour autant remettre en cause la construction en cours de l’EPR de Flamanville dans la Manche, sensé être beaucoup plus sûr que les générations  précédentes et dont le coût final devrait s’élever à plus de 6 milliards d’euros pour une mise en service prévue en 2016.

Face au diktat d’Eva Joly et EELV concernant l’EPR et le combustible Mox, le parti socialiste et Hollande ont finalement reculé et cédé sur toute la ligne. Cette guerre pré-électorale entre EELV et le PS sur le nucléaire est un véritable coup de bluff politique qui n’augure rien de bon. A ce petit jeu à qui manipule l’autre, la dernière version de l’accord entre EELV et le PS pour tenter de sauver les apparences risque de ne pas tromper grand monde. Mais le prix de cet accord risque d’être très élevé.

Comment peut-on arrêter 24 réacteurs nucléaires en 15 ans sans porter atteinte à l’approvisionnement énergétique de la France et à son indépendance ? Comment peut-on envisager de réduire la part du combustible Mox alors qu’il est indispensable au fonctionnement de plusieurs centrales nucléaires et que l’EPR fonctionnera exclusivement avec ce combustible ? Serait-ce à dire que M. Hollande trompe les français en s’engageant, d’un côté, en faveur de l’EPR mais en le condamnant par ailleurs en raison de l’arrêt progressif de la filière Mox concédé aux écologistes ?

Comment peut-on jouer avec l’avenir énergétique, mais aussi économique et social d’un pays en quelques jours, pour un simple accord électoral visant à garantir l’élection de quelques parlementaires écologistes ? On comprend que les maires de Paris et de Lyon qui vont se voir parachuter quelques candidats écologistes (Duflot et Mérieux notamment) ne voient pas cet accord électoral d’un bon œil.

Voilà une négociation qui ne grandit pas le Parti socialiste et son candidat François Hollande. Quand à EELV, son score à la présidentielle risque bien de ne pas dépasser les 5%. Un bien médiocre résultat pour les écologistes, quelques mois seulement après la catastrophe de Fukushima, qui réduit considérablement leur réelle influence politique au grand dam de nombreux français. Ces derniers attendaient un discours plus ouvert et responsable qui aurait permis de réelles avancées dans la réduction de la part de l’énergie nucléaire, mais aussi et surtout dans le développement des énergies renouvelables, la lutte contre le réchauffement climatique et plus généralement la préservation de l’environnement.

Si un certain consensus semble se dessiner en France pour réduire la part du nucléaire au profit des énergies renouvelables, Mme Joly, EELV et certains socialistes n’ont semble-t-il pas bien intégré le fait qu’il faudra de très longues années et de lourds investissements pour compenser la réduction de la part de l’énergie nucléaire, même à 50%. Au moment où notre pays frise le black-out tous les hivers en raison des pics de consommation d’électricité, sachant qu’il ne pourra plus compter dés 2012, comme par le passé, sur l’importation d’énergie nucléaire d’Allemagne en raison de l’arrêt définitif de certaines centrales outre-Rhin en 2011, n’est-il pas irresponsable de laisser croire que la France pourra se passer du nucléaire et de l’EPR en quelques années, comme elle l’affirme ?

Devrons-nous réouvrir ces bonnes vielles centrales au charbon comme le font nos amis allemands pour compenser la fermeture des centrales nucléaires, en accroissant ainsi nos rejets de CO2 qui sont à l’origine du changement climatique ? Entre l’atome et le charbon, il n’est pas certain que le pire soit le nucléaire. Une fois de plus, se dessine un rendez-vous manqué pour EELV. Nul doute que cet accord précipité et pour le moins ambigüe sur le nucléaire entre le PS et EELV va laisser des traces sur la campagne présidentielle à venir.


France : l’ultimatum d’Eva Joly et EELV à François Hollande sur l’EPR

16 novembre 2011

Après l’ultimatum d’Eva Joly à François Hollande, le parti socialiste inflige un sérieux camouflet à EELV

Les négociations entre Europe-Ecologie-Les Verts et le Parti socialiste, préalables à la désignation des candidats des deux formations aux élections législatives de juin 2012; n’avaient pas démarré sous les meilleurs hospices.

Ces dernières semaines, Mme Eva Joly, soutenue par Cécile Duflot, la présidente d’EELV, y était allée de son ultimatum à l’encontre de François Hollande, candidat désigné par le parti socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2012, à propos de l’arrêt de l’EPR de Flamanville. Devant le peu d’empressement, pour ne pas dire l’opposition manifestée par ce dernier à y renoncer en cas d’élection, la candidate écologiste avait fermement posé ses conditions à son allié traditionnel : l’engagement sur l’arrêt définitif de l’EPR ou l’absence de tout accord électoral. Ni plus, ni moins !

Et pourtant, ce mardi 15 novembre, on apprenait finalement la signature d’un accord de gouvernement entre EELV et le parti socialiste, prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires sans en préciser le délai et l’arrêt de la fabrication du combustible nucléaire Mox. En contrepartie, les deux formations se sont entendues sur la présentation de candidats communs aux prochaines élections législatives, permettant aux écologistes de pouvoir espérer une trentaine de députés et donc la création d’un groupe parlementaire.

Cet accord, qui ne parle plus du sort de l’EPR de Flamanville, doit être avalisé prochainement par les deux formations politiques. Mais aux dernières nouvelles, cet accord de pure circonstance afin de sauver la face des écologistes, ne fait pas l’unanimité de part et d’autre. L’équipe de François Hollande confirme la poursuite de la construction de l’EPR et de la fabrication du combustible Mox utilisé pour alimenter certaines centrales et qui sera le seul combustible de l’EPR. Quelle sera la position finale d’EELV après la suppression par le PS du paragraphe de l’accord consacré à l’arrêt de la production de ce combustible ?

Après ce projet d’accord aux forceps, aujourd’hui contesté, voilà qui nous promet encore quelques débats mouvementés. Sera-t-il finalement validé sachant que certaines candidatures aux élections législatives  dont celle de Cécile Duflot à Paris, semblent pour le moins contestées ? A ce rythme, la campagne présidentielle de François Hollande risque de ne pas être qu’une simple promenade de santé, y compris avec ses plus proches alliés.