Municipales Rodez : derrière la candidature de M. Danen se cache en réalité une véritable liste du Front national

29 novembre 2013

Les limites et les incohérences de certaines alliances ruthénoises 

Les élections municipales approchent et d’ores et déjà des alliances apparaissent. Comment les décrypter ?

Si l’alliance de l’UMP avec l’UDI est historique et aussi vraie sur le plan national que sur le plan local, il est bien plus difficile de comprendre certains rapprochements tels que celui de M. Matthieu Danen, membre du parti Démocrate Chrétien, voire celui de Bruno Perrinet, membre du Mouvement pour La France, avec le Front National, parti d’extrême droite. En effet le secrétaire départemental de l’Aveyron de ce dernier parti M. Jean-Guillaume Remise est présent sur cette liste, en vue des prochaines élections, liste dite « Divers Droite ». On brandit ce vocabulaire acceptable et d’apparence Républicaine  « Divers Droite » mais ne vous y trompez pas ces gens là participent ainsi au processus de banalisation du FN car en réalité il s’agit d’une liste d’extrême droite conduite par M. Danen et renforcée par M. Perrinet (et pourtant le front national est perçu comme païen,  focalisé sur l’immigration, et prône le repliement sur soi) .

Les Démocrates chrétiens, héritiers du catholicisme social, prônent de respecter la dignité de toute personne humaine, de maintenir l’ordre public, de promouvoir l’initiative et la liberté personnelle, de favoriser l’exercice collectif de la solidarité, de sauvegarder l’identité de la France, d’en favoriser son rayonnement et de mettre en avant un développement durable. Si on regarde un peu l’histoire il ne peut pas être erroné d’énoncer que l’Europe est une construction politique des démocrates chrétiens et des sociaux démocrates, depuis l’origine. Dans de telles circonstances comment M. Danen peut-il à la fois adhérer à ce parti, porter ces valeurs et faire alliance, pour un scrutin local, avec des membres du front national qui prônent l’égoïsme et le racisme drapés derrière une haine bien dissimulée ?

M. Danen : il ne suffit pas de préempter un électorat pour en représenter les valeurs et  pourtant en la circonstance vous en êtes la parfaite illustration. Ceci est aussi vrai pour ce remarquable mouvement social et sociétal dont vous avez pris, il y a quelques mois, la conduite pour le département « La manif pour tous ». Ce mouvement, par définition,  apolitique témoigne de la capacité et des convictions anthropologiques d’une frange de la population capable de s’engager mais, la aussi, quand bien même vous pouviez être à la tête de ces cortèges vous déshonorez et vous salissez aujourd’hui par votre alliance avec le front National les idées portées, et l’engagement d’une foule de gens honnêtes.

Le MPF (Mouvement pour la France) auquel appartient M. Perrinet s’il se place dans la filiation de la résistance Française se trouve cependant d’inspiration souverainiste et sur ce point se rapprocherait bien plus du Front National.  Protectionniste donc, ce parti souhaite privilégier cependant la moralisation de l’économie (sur ce sujet même les socialistes n’ont encore rien engagé – cf la taxe sur les gains intra-days retirée avant même la présentation et l’absence d’engagement sur les sommes retranchées dans les paradis fiscaux) et s’inscrit au national de manière très claire sur le plan stratégique comme rejetant toute idée d’alliance avec le front National.

Alors MM Danen et Perrinet, comment pouvez-vous continuer à vivre de tels écarts ? Vous pouvez bien entendu continuer à militer pour le front national mais il vous faut alors afficher ce que vous êtes et vous ne pouvez pas vous cacher dans des partis républicains.

Quant aux alliances des socialistes et notamment de nos édiles ruthénois actuels elles sont à l’image du premier magistrat de type libertaire voire libertin. Avouez qu’ils sont inspirés par des sommités nationales mais il est bien difficile de comprendre les alliances avec le front de gauche, les communistes voire l’extrême gauche avec le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Quand aux alliances ou dé-alliances avec les EELV c’est aussi difficile de comprendre au plan local qu’au plan national (on sait seulement que plus d’autres ils sont prêt à des compromissions pour rester dans les zones de pouvoir – cf C. Duflot-).

Aujourd’hui il est urgent que le conseil municipal de Rodez soit à l’image du peuple de l’Aveyron qui, plus que d’autres, témoigne d’une identité, d’une fierté, lesquelles sont construites sur des valeurs de respect, de sincérité, d’engagement, d’amour du travail bien fait et de ténacité.

Alors chers compatriotes mettez donc des loupes sur toutes ces alliances pour gagner en cohérence. Cordialement.

André Montialoux

Tribune libre de RodeNews


Rodez : Le loupé magistral de la place d’Armes

21 novembre 2013

Osons le dire la rénovation de la Place d’Armes est un loupé magistral. « Tout ça pour ça« ! Tel est le cri du cœur des ruthénois navrés par un aussi inutile gaspillage.

Si personne ne contestait la nécessité de travaux d’entretien des pavés après quarante années de circulation intense et de travaux mal compactés en sous sol, nul ne souhaitait remettre en cause un parti architectural que l’on devait à deux éminents architectes.

En effet, Jean-Paul Salvan architecte ruthénois avait bénéficié du concours de l’architecte en chef des monuments historiques en charge des abords de la cathédrale. Le parti architectural choisi par les deux hommes de l’art  s’inspirait de la place du Palio de Sienne.

Une conque incurvée, en pente douce vers le bas de la place, soulignée par des marches de faible hauteur donnant un rythme au dessin. Le matériau, du grès rose en harmonie avec la façade de la cathédrale, venait des Vosges pour la partie soumise à la circulation. Cette pierre présente en effet une forte résistance à l’usure que confirmait d’ailleurs l’état des pavés, certes dénivelés mais toujours intacts après quatre décennies de bons et loyaux services. Une question vient à l’esprit: où sont passés ces pavés d’une qualité exceptionnelle et d’un coût en rapport avec cette qualité ?

L’ensemble présentait une indéniable harmonie dont attestent les cartes postales qui gardent la mémoire de l’esthétique de ce projet. Le Maire de Rodez se targue de s’être passé d’architecte pour la conception de la nouvelle place. Il en a confié la maîtrise d’œuvre aux services techniques de la ville, lesquels ont bien fait ce qu’ils savent faire : un projet routier. Ou plus exactement un rond-point qui se trouve comme par hasard au pied d’un monument prestigieux auquel rien ne le rattache, ni la forme, ni les matériaux utilisés.

Des pavés de granit blanc au pied de la majestueuse falaise de grès rose de la cathédrale, il fallait oser! Ne parlons pas du bitume qui a remplacé les pavés des Vosges. Comment l’architecte des bâtiments de France a-t-il pu laisser faire un tel sacrilège architectural ?

Quant au coût final de cet investissement iconoclaste, impossible d’en trouver la trace dans les comptes rendus des réunions du Conseil municipal. Sans doute parce qu’il est inavouable. Quel gâchis !

Tribune libre de RodezNews


France : Standards & Poor’s dégrade à nouveau la note qui passe de AA+ à AA. Cette décision consacre l’échec cinglant de la politique conduite par le gouvernement socialiste, incapable de réduire les dépenses publiques et d’engager les réformes attendues

13 novembre 2013

Standard & Poor’s, la principale agence de notation mondiale avait été la première à dégrader la note de la France en janvier 2012, lui faisant perdre son AAA. A quelques mois de l’élection présidentielle, plutôt que de prendre en compte les remarques de l’agence, l’opposition d’alors s’en était donné à cœur joie : «C’est une politique qui a été dégradée, ce n’est pas la France», avait lancé le candidat Hollande à l’encontre de Nicolas Sarkozy.

La critique était facile…  en oubliant que la France sortait de 3 années de profonde crise internationale et que, loin d’imposer la rigueur, le gouvernement Fillon avait choisi d’utiliser tous les amortisseurs sociaux pour limiter les dégâts pour les français. Devait-on s’en plaindre ? Sauf qu’à son arrivée au pouvoir, la gauche a joué la « cigale », refusant toute politique de rigueur (de simple bonne gestion) faisant preuve de beaucoup d’amateurisme et de clientélisme en augmentant les dépenses et surtout certains impôts et taxes de manière inconsidérée.

Prés de deux ans plus tard, en dépit des maints avertissements d’autres agences de notation allant dans le même sens, le gouvernement socialiste n’a pas été capable de prendre les seules mesures de bon sens qui s’imposaient : réduire les déficits et la dette, s’attaquer à la réduction des dépenses et améliorer la compétitivité de nos entreprises pour retrouver la croissance. En fait, Hollande et son gouvernement ont fait l’inverse, provocant la récession et le chômage.

Les résultats de 18 mois de gestion socialiste sont calamiteux et très inquiétants pour l’avenir avec un chômage en forte hausse en dépit du couteux traitement social et surtout, une croissance en berne proche de zéro en 2013 et de 0.8 % en 2014 alors que nombre d’autres payes européens vont avoir une croissance proche ou supérieure à 2%. Ajoutez à cela le ras-le-bol fiscal et la contestation croissante de la politique du gouvernement qui ne cesse de reculer face aux moindres revendications, l’avenir de la France s’annonce plutôt sombre.

Dans ce contexte, alors que la note AA+ avait été placée sous perspective négative il y a plus d’un an, l’agence Standard & Poor’s ne pouvait faire autrement que de baisser d’un nouveau cran la note de la France. Ce qui a été fait le 8 novembre 2013 avec l’attribution la note AA. Au-delà de ces avertissements sans frais, c’est clairement la politique de gribouille (ou plutôt l’absence de politique) suivie par Hollande et son gouvernement qui est directement visée.

Les conclusions de Standard & Poor’s, qui ne fondent uniquement sur la réalité de la France aujourd’hui, sont sans appel : « Cet abaissement traduit notre opinion selon laquelle il est peu probable que l’approche actuelle du gouvernement en matière de réformes budgétaires et structurelles dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail améliore de manière substantielle les perspectives de croissance de la France à moyen terme ». L’agence de notation constate aussi que « la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite ». Selon l’agence, « la politique économique du gouvernement n’a pas  réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10% jusqu’en 2016 », contredisant la promesse d’inflexion durable de la courbe du chômage faite par Hollande pour fin 2013.

Jean-Michel Six, chef économiste pour l’Europe de Standard & Poor’s est encore plus clair : « La persistance d’un taux de chômage élevé affaiblit le soutien populaire en faveur de nouvelles mesures d’envergure en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles…. Nous pensons également que la faible croissance économique limite la capacité du gouvernement à consolider le redressement des finances publiques… Nous ne percevons pas de plan d’ensemble pour redéfinir les dépenses publiques pour dégager un potentiel de croissance».  

Voilà un langage qui a le mérite de la clarté mais qui ne semble guère convaincre le gouvernement. Ce qui ne va pas manquer d’assombrir le climat de défiance à l’égard d’un chef de l’Etat, considéré par beaucoup de français comme n’étant pas à la hauteur des enjeux. Dans le dernier sondage, ne bat-il pas des records d’impopularité avec seulement 21% d’opinions favorables, un niveau jamais atteint par un président français ?

Cette nouvelle dégradation, venant après les mêmes remarques formulées voici quelques semaines par la Commission européenne, sanctionne avant tout l’échec de la politique économique du gouvernement socialiste conduit par M. Ayrault. Il ne reste plus qu’à espérer que celui-ci finira par prendre en compte les observations formulées plutôt que de foncer droit dans le mur. Encore faudrait-il qu’il y ait un pilote dans l’avion France qui semble tanguer de plus en plus, au gré des humeurs du vent…  


France : L’interminable descente aux enfers de François Hollande et de son gouvernement compromettent gravement l’avenir du pays

11 novembre 2013

Les difficultés rencontrées par le gouvernement socialiste lors de la mise en place de l’écotaxe est la résultante de 18 mois d’indécisions et d’impréparations. Ces problèmes ont été accentués par les reculades successives de du gouvernement, notamment concernant certains impôts et taxes.

Rappelons pour mémoire que la mise en place de l’écotaxe en France, prévue au 1er janvier 2014, avait été votée à la quasi-unanimité des parlementaires en 2010. Cette taxe est en vigueur depuis de longues années dans un certain nombre de pays européens, dont l’Allemagne.

Face à l’impréparation d’un dossier complexe et extrêmement sensible, le gouvernement paie aujourd’hui cash le prix des erreurs et des faiblesses dont il a fait montre ces derniers mois. En contribuant lui-même à entretenir un sentiment de révolte fiscale par des annonces inappropriées, il a permis aux détracteurs de l’écotaxe de se mobiliser contre ce qui est apparu comme une nouvelle taxe. Cette mobilisation a également été favorisée par les difficultés que subissent certains secteurs d’activités où le transport représente un coût important, accentuée par l’accroissement de la concurrence dans le domaine du transport routier en France ces dernières années.

Ce contexte particulier, le gouvernement l’a purement et simplement ignoré, donnant ainsi des arguments supplémentaires aux opposants à l’écotaxe. Et ce n’est pas en tentant de faire diversion à propos du contrat conclu par le précédent gouvernement avec le prestataire Ecomouv, qu’il va se grandir et sortir de l’impasse dans laquelle il s’est mis lui-même.

Rappelons quelques-unes des volte-face du gouvernement socialiste depuis son élection :

  • Plus-value de cession de titres de sociétés : face à la détermination des « pigeons », les jeunes dirigeants d’entreprises, après un an de négociation, le gouvernement a reculé en adoptant un régime d’imposition beaucoup plus favorable,
  • Réduction des allocations familiales : en dépit de la volonté du chef de l’Etat de les plafonner en fonction des revenus, l’universalité des allocations a été préservée face à la pression des puissantes associations familiales. Finalement, c’est par l’impôt sur le revenu que l’on trouvera les recettes en plafonnant le quotient familial des revenus les plus importants,
  • Modification du régime des auto-entrepreneurs : au final, les arbitrages ont été repoussés à plus tard face aux pressions de divers lobbies
  • Taxe sur l’EBE : Face à la mobilisation des entreprises contre ce nouvel impôt décidé au dernier moment, la taxe sur l’excédent brut d’exploitation, qui pénalisait lourdement les activités réalisant de lourds investissements, a été abandonnée mais remplacée par un alourdissement de la cotisation supplémentaire de l’impôt sur les sociétés,
  • Réduction d’impôt pour frais de scolarité : le gouvernement avait envisagé la suppression pure et simple de cette réduction d’impôt en l’assimilant à une « niche fiscale » alors qu’elle concerne nombre de foyers modestes ayant des enfants scolarisés. Les députés, qui ont senti un vent de colère monter de leurs circonscriptions, ont voté contre la suppression de cette prétendue niche.
  • Fiscalité de l’épargne : C’est le dernier revirement en date. Redoutant la fronde fiscale qui ne cesse de monter, le gouvernement qui souhaitait alourdir les prélèvements fiscaux sur les placements non soumis à l’impôt sur le revenu (assurance-vie, PEA, PEL, PEE…) a finalement renoncé à taxer la plupart de ces placements, alors que le dispositif avait été voté à l’Assemblée nationale. Au final, seuls certains contrats d’assurance-vie devraient être taxés.

Jamais un gouvernement n’avait reculé à ce point en si peu de temps. Plutôt que de réduire massivement les dépenses publiques, le gouvernement s’est lancé dans une course effrénée visant à augmenter les recettes fiscales ou sociales, sans véritable concertation ou étude préalable. Du coup, face à la contestation des groupes de pression, ces contributions ont été soit atténuées, soit purement et simplement annulées. Au fil des mois, cette pratique gouvernementale pour le moins désastreuse, s’est poursuivie. Ce qui a convaincu les français que le gouvernement n’avait aucune vision précise de la politique à mener et qu’il pilotait à vue, en se contentant d’aller chercher ici et là les recettes dont il avait besoin pour équilibrer les comptes publics.

Les français ont peu à peu découvert un gouvernement affaibli et aux aboies, redoutant par-dessus tout la fronde d’une partie de la population. D’où ses innombrables reculades qui affaiblissent chaque jour un peu plus l’autorité de l’Etat et réduisent considérablement sa capacité à faire face à la grave crise budgétaire et sociale actuelle.

Alors que ce gouvernement n’a encore engagé aucune véritable réforme en profondeur de l’Etat et qu’il a même repoussé à plus tard la réforme en cours visant à rapprocher les départements et régions, on peut craindre le pire : le renoncement aux réformes essentielles dont notre pays a tant besoin. Pourtant, si la France à une croissance faible, un taux de chômage élevé, nombre d’entreprises en difficultés, des déficits publics et une dette importante, c’est principalement du fait que les dépenses de fonctionnement de l’Etat et les prélèvements obligatoires (impôts, taxes et prélèvements sociaux) y sont trop élevées. Aujourd’hui, par leurs erreurs et leurs atermoiements, Hollande et son gouvernement refusent de voir la réalité en face au risque de précipiter le pays dans le chaos.

La réalité est que la France n’a d’autre porte de sortie que de s’attaquer durablement à ses importantes dépenses publiques et à la réforme de l’Etat, plutôt que d’augmenter les impôts. Comme Standard & Poor’s, c’est l’avertissement qu’à une nouvelle fois adressé la Commission européenne à la France ces jours derniers. Le gouvernement socialiste l’entendra-t-il avant qu’il ne soit trop tard ?

Face à l’ampleur des réformes à engager, les incessantes reculades du gouvernement français sur des dossiers pour le moins modestes et sans grande envergure, ne sont pas de bon augure pour les réformes à venir. Les futurs gouvernements vont devoir faire preuve de la plus grande fermeté et de beaucoup de courage pour conduire les importantes réformes aujourd’hui nécessaires.  Cela passe par la restauration de l’autorité de l’Etat, mise à mal par les faiblesses répétées du président Hollande et son manque de crédibilité aux yeux des français. Selon le dernier sondage, seulement 21% des français lui feraient confiance.

Le chef de l’Etat doit rapidement reprendre les commandes de la France et changer de cap.