Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon : Dominique Reynié en lice pour assurer les destinées de la nouvelle région

21 avril 2015

Après le redécoupage gouvernemental des régions françaises, il en est une qui semble poser moins de problèmes que d’autres par sa relative cohérence territoriale : Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

En effet, ces deux régions ont une très longue histoire commune et offrent beaucoup de convergences, même si le Roussillon à sa propre personnalité. Les liens sont anciens et solides entre les deux territoires qui ont la même langue : l’occitan et le même emblème : la croix occitane. La culturelle occitane y est profondément encrée et marque l’identité des deux régions, à l’instar de leurs célèbres places : la place du Capitole Toulouse et la place de la Comédie à Montpellier.

Même le choix de la capitale de la nouvelle région fait relativement consensus. Le réalisme veut que le choix de Toulouse (4ème ville de France), deux fois plus importante que Montpellier, s’impose sans difficultés. Bien sûr, un certain nombre de concessions en faveur de cette dernière seront faites, comme celle de lui confier la préfecture de Région ; ce qui lui permettrait de conserver un poids administratif.

Reste à trouver le nom de cette nouvelle grande région française qui pourrait être : Midi-Languedoc, Occitanie, Sud-Pyrénées, Pays d’Oc… La nouvelle région pèsera 5.6 millions d’habitants, avec la plus forte croissance de population de France (+1% par an) pour une superficie de 72 700 km2, regroupant 13 départements. Le PIB de l’ensemble atteint 144 milliards d’euros (base 2012).

Au final, la nouvelle région Midi-Pyrénées & Languedoc-Roussillon se hissera au 5ème rang français pour sa population, au 6ème rang pour son PIB et au 2ème rang pour sa superficie. En Europe, elle sera au 10ème rang pour la population et au 19ème rang pour son PIB. Selon les données INSEE, la nouvelle région se classerait au 4ème rang au plan national des régions les plus attractives sur le plan économique et touristique.

Signe des temps, les maires de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (UMP) et de Montpellier, Philippe Saurel (Divers gauche) ont entrepris de se rencontrer régulièrement au sein d’un collège de 20 élus de chaque région en vue de préparer cette fusion, en privilégiant la coopération à la rivalité. Voilà qui est rassurant de voir les élus des deux grandes métropoles régionales, bien que de bords politiques différentes, s’allier pour donner toutes ses chances à cette nouvelle grande région.

En effet, il n’a échappé à personne que la gestion de cette importante région ne pourra être laissée aux mains des quelques politiciens locaux sans grande envergure. Pour peser face aux autres régions et s’imposer en Europe, il faudra qu’elle soit représentée par des élus influents, crédibles et excellents gestionnaires.

Dans ce contexte, la candidature de Dominique Reynié présente un certain nombre d’avantages. Politologue bien connu, originaire de Midi-Pyrénées, président du Think-Tank libéral et européen « Fondation pour l’innovation politique » et spécialiste des collectivités territoriales, il connaît bien les défis auxquels vont devoir faire face les nouvelle régions. Il souhaite conduire une liste d’union UMP-UDI au sein de la future région.

Selon Dominique Reynié : « Notre système démocratique est en train de se fissurer… L’Etat jacobin propage sa propre crise aux collectivités locales en leur demandant toujours plus, au nom de ses propres incapacités, tout en leur retirant les moyens d’agir, en raison de sa défaillance budgétaire… Il n’y a pas d’épreuve plus nécessaire que d’aller devant les électeurs et de les convaincre de soutenir un projet et d’y prendre part. Je vis ce choix comme une forme d’obligation… Pour ma région, je suis heureux de m’inscrire dans les pas de Dominique Baudis, Marc Censi et Jacques Blanc… »

Sa candidature tient en quelques mots : « La candidature à des élections locales d’une personne issue de la société civile correspond à une attente de renouvellement que nos concitoyens expriment dans l’abstention, le vote protestataire ou le vote blanc…  Il faut construire une démarche et un projet à partir d’une éthique de la preuve, aller vers les citoyens en se donnant les moyens de répondre à leurs attentes de vérité, d’efficacité et de renaissance. »

Face à la montée des extrêmes, et si les prochaines élections régionales voyaient se dessiner une grande coalition allant du centre-droit au centre-gauche pour piloter cette future grande région Midi-Pyrénées & Languedoc-Roussillon pour en faire l’une des plus dynamique et entreprenante de France ? Cette nouvelle grande région française a tous les atouts en main pour réussir ; ne ratons pas cette occasion unique.

Publicités

France : Pourquoi tant de faiblesse face à la montée de l’intégrisme musulman ?

16 avril 2015

Voici quelques jours, lors de la commémoration du 71e anniversaire de la rafle des 44 enfants juifs d’Izieu par la Gestapo, M. Hollande a affirmé que la «La barbarie n’a pas d’âge, de couleur, de limite». Ce dernier a également déclaré : «Le mal ne s’est pas arrêté aux portes de cette maison, il renaît chaque fois que des idéologies totalitaires ou des fondamentalismes religieux s’emparent des passions et des peurs », faisant référence à l’assassinat de plus de 148 étudiants d’une université du Kenya, il y a quelques jours, mais aussi à d’autres pays où l’on tue en Syrie, en Irak, au Mali et ailleurs. « Des êtres sans défense, des juifs parce que juifs, des chrétiens parce que chrétiens et des musulmans parce que musulmans. La barbarie n’a pas d’âge, de couleur, de limite; et plus que jamais l’histoire nous livre ces leçons pour le présent ».

Cette formulation paraît pour le moins simpliste et inexacte.

Rappelons tout d’abord que l’immense majorité des assassinats perpétrés pour des motifs religieux à travers le monde le sont quasi-exclusivement par des groupes radicaux musulmans qui veulent imposer leur charia par la force au reste de la planète qui ne veut surtout pas en entendre parler, et on les comprend ! Quelle personne un tant soi peu sensée voudrait revenir à la pire époque du Moyen-Âge ?

Il faut le rappeler avec force, rares sont les assassinats imputables à des intégristes religieux chrétiens ou juifs. Par contre, si des musulmans sont régulièrement assassinés, c’est principalement par des intégristes musulmans qui se livrent entre-eux une guerre totale d’extermination. Que les choses soient claires : les cibles des extrémistes musulmans sont bel et bien les chrétiens et les juifs.

Pourquoi ne pas dire la vérité et vouloir à tout prix minimiser le terrorisme musulman ? La réalité est que les intégristes musulmans ciblent systématiquement leurs victimes en raison de leur appartenance à une culture occidentale, qu’elle soit chrétienne ou juive. Aujourd’hui, à travers le monde, la montée du radicalisme musulman est à lui seul responsable d’une très large majorité des assassinats à travers le monde. La barbarie a une couleur et une identité bien connue : l’intégrisme musulman que le monde libre et démocratique doit combattre avec la plus grande fermeté.

La neutralité que certain voudraient imposer envers les religions n’a aucune raison d’être. La récente affaire dans laquelle la RAPT s’opposait à la diffusion d’une publicité pour un concert au profit des chrétiens d’Orients est purement et simplement scandaleuse et inadmissible. Comment une société d’Etat, au non d’une soi-disant « neutralité du service public » peut-elle se permettre de mettre sur un pied d’égalité les bourreaux de l’Etat islamique et les Chrétiens d’Orient martyrisés par ces derniers ? Comment une entreprise publique, peut-elle de fait encourager les pires barbares de la planète ?

Les médias dans leur immense majorité portent une lourde responsabilité en ce domaine en faisant preuve d’un laxisme coupable à l’encontre des extrémismes musulmans, en trouvant toutes sortes de prétextes pour minimiser leur responsabilité. Les français ont pu le constater lors de divers attentats récents perpétrés par ces derniers. Pourquoi passer sous silence le mobile principal de ces crimes : tuer le plus possibles de victimes innocentes de confession juive ou chrétienne ?

Même au sommet de l’Etat français, en règle générale, on ne peut que regretter l’absence de mention quant-à la religion des victimes. Récemment par exemple, le gouvernement français s’est contenté d’évoquer le fait que des intégristes musulmans avaient lâchement assassiné 21 Coptes en Libye, en évitant que préciser que les Coptes sont des chrétiens à part entière et que c’est à ce titre qu’ils ont été sauvagement assassinés. Concernant l’assassinat au Kenya de 148 étudiants par les extrémistes musulmans, la mention qu’ils étaient tous d’origine chrétienne a été purement et simplement omise alors même que les étudiants d’origine musulmane de cette même université ont été systématiquement épargnés.

Chacun le sait. Ces 148 victimes n’auraient jamais été assassinées si elles avaient été musulmanes ! Elles l’ont été par des intégristes musulmans parce qu’elles étaient d’origine chrétienne.

Au pays des droits de l’Homme, il serait temps que chacun prenne ses responsabilités et que l’on ne cède pas à une neutralité coupable qui fait la part belle aux extrémismes et autres fanatismes qui tentent de s’attaquer aux fondements même de notre liberté et de notre démocratie. La neutralité reste l’arme des faibles et fait le jeu des extrémistes qui doivent être traités comme tels et mis hors d’état de nuire dans les meilleurs délais.


Europe : Les taux d’intérêts à long terme basculent pour la première fois sous le taux de 0%

12 avril 2015

C’est du jamais vu ! Pour la première fois dans l’histoire, la Suisse vient d’émettre un emprunt à 10 ans au taux de -0.05%.

Ce qui, en clair, signifie qu’aujourd’hui des investisseurs n’hésitent plus à prêter sur une durée de 10 ans en étant assurés de perdre de l’argent puisqu’ils acceptent dorénavant de payer un intérêt au créancier. Jusqu’à maintenant, seuls certains prêts à court terme bénéficiaient de taux négatifs.

Cette anomalie tient notamment au statut particulièrement favorable de la dette d’Etat suisse dont la qualité et la solidité financière est reconnue ; ce qui constitue un actif financier particulièrement recherché. Comme les pays de la zone euro, la Suisse est confrontée à une menace de déflation qui entraîne de facto la chute des placements obligataires.

Le cas de la Suisse risque de toucher d’autres pays de la zone euro. Rappelons en effet que la BCE (Banque centrale européenne) c’est lancé début mars 2015 dans une politique financière visant à s’attaquer à la déflation en opérant un important programme de rachat de dette publique. De fait, les rendements des obligations de la zone euro sont en chute libre.

Ainsi les taux allemands à 10 ans sont tombés à leur plus bas historique de 0.16%, tout comme ceux de la France, passés à 0.44%. Actuellement, l’Allemagne emprunte à des taux négatifs jusqu’à 7 ans. Ce qui laisse présager, au rythme actuel, des taux négatifs à 10 ans dans les prochains mois pour ce pays. Selon une récente étude, l’encours de la dette publique affichant des taux négatifs (inférieurs à 0%) au sein de la zone euro atteindrait d’ores et déjà 2 500 milliards d’euros.

En rachetant des emprunts d’Etat, la BCE fait mécaniquement gonfler la demande, ce qui réduit d’autant leur rendement et constitue une aubaine pour les gouvernements et pour les entreprises ayant accès aux marchés financiers qui peuvent ainsi emprunter à des taux très bas.

Les taux bas pourraient ainsi perdurer ; ce qui pourrait avoir des effets négatifs. Les Etats, déjà fortement endettés pourraient être tentés de recourir plus facilement à l’emprunt plutôt que d’engager les réformes structurelles en vue de réduire drastiquement leur dette.

Autre effet négatif, et non des moindres pour les épargnants, les investisseurs à long terme tels les assureurs-vies et fonds de pensions, vont nécessairement être affectés par la chute importante des rendements des emprunts obligataires qui constituaient jusque là l’essentiel des revenus de leurs contrats. Les contrats offrant des rendements garantis pourraient ainsi se trouver en grande difficulté, incapable de respecter leurs engagements. Ce qui risque de déstabiliser grandement de nombreux placements et par voie de conséquence, les établissements financiers les plus fragiles.

Plus globalement, les rentiers et autres retraités qui vivent de leurs placements risquent de se voir confrontés à une fragilisation de leur épargne inégalée dans les années futures.

Ce qui pourrait à priori paraître une bonne nouvelle ne risque-t-elle pas, à terme, d’initier une période d’instabilité sur les marchés financiers européens ?

NOTA : Le présent document s’appuie sur un article publié par le quotidien « Les Echos » du jeudi 09 avril 2015, intitulé : « La Suisse devient le premier pays à emprunter à 10 ans à moins de 0%.»


France : Malgré la triple défaite électorale en 1 an, Hollande et son gouvernement continuent comme si de rien n’était

8 avril 2015

Après la déroute des élections municipale de mars 2014 et celle des élections sénatoriales de septembre 2014 (rebasculement du Sénat au centre-droit), M. Hollande vient de subir une nouvelle et humiliante défaite aux élections départementales qu’il avait pourtant lui-même dessinées à son profit en redécoupant les cantons en vue de reconquérir de nouveaux bastions à la droite et au centre. Même si ce n’est pas la déroute attendue, la défaite est sans appel.

En dépit d’un découpage électoral qu’aucun gouvernement de droite n’aurait osé imaginer, au plan national, le parti socialiste et ses alliés d’extrême-gauche ont perdu prés de la moitié des départements qu’ils contrôlaient jusqu’alors. Sans ce découpage qui leur était très favorable, c’est une dizaine de départements supplémentaires qui seraient tombés dans l’escarcelle de la droite et du centre.

Au final, ces élections départementales 2015 ont permis à l’UMP-UDI et divers droite d’emporter 68 départements contre 33 à la gauche. Pour la première fois depuis fort longtemps, de nombreux et importants bastions de la gauche, ont basculé au centre-droit. Parmi les plus belles conquêtes, on peut citer les départements du Nord (fief de Martine Aubry), les Bouches-du-Rhône (principal fief PS), la Seine-Martime (fief de Laurent Fabius), l’Essonne (fief de Manuel Valls), sans oublier la Corrèze (fief de François Hollande qui en a été le président). Une victoire encourageante pour la droite et le centre en pleine refondation qui en laisse présager d’autres s’ils savent répondre à l’attente profonde des français pour les prochaines échéances.

Autre échec de taille pour la gauche : le Tarn-de-Garonne. Le conseil général était détenu depuis des décennies par Jean-Michel Baylet, patron de la Dépèche-du-Midi. Après avoir perdu son mandat de sénateur à l’automne dernier, c’est maintenant le Conseil départemental qui lui échappe au profit d’un élu sans-étiquette, soutenu par le centre-droit. Des signes qui marquent le déclin de l’influence de la famille Baylet en Midi-Pyrénée ; ce dont personne ne se plaindra au plan régional.

Cette élection départementale conforte aussi l’encrage local du Front national, même s’il reste encore fortement concentré sur quelques départements où il fait ses meilleurs résultats : le Var, le Vaucluse, l’Hérault, le Gard, l’Aisne, le Pas-de-Calais… Au deuxième tour, il n’a réussi à s’imposer que dans 31 cantons (répartis sur 14 départements) sur plus de 2 054 et n’a jamais été en mesure d’emporter la majorité du moindre Conseil départemental. Au final, au vu des objectifs qu’il s’était fixé, le FN reste encore loin du compte et n’aura qu’une influence réduite dans les Conseils départementaux.

Hollande « échec et mat » !

Dans ce contexte, chacun va maintenant fourbir ses armes en vue des prochaines élections régionales qui devraient avoir lieu en décembre. Il s’agit d’un scrutin de liste à deux tours, avec représentation proportionnelle à la plus forte moyenne, se combinant avec une prime à la liste arrivée en tête. De part ce mode de scrutin, le FN entend y améliorer ses résultats et même emporter quelques régions. A 18 mois de l’élection présidentielle, l’importance des élections régionales n’a échappé à personne et surtout pas à M. Hollande qui, dans le contexte actuel, se verrait tout simplement exclu d’un deuxième de tour de la présidentielle qui se jouerait entre l’UMP-UDI et le FN.

Aujourd’hui, le PS et ses alliés détiennent 21 régions françaises sur 22 (sauf l’Alsace). Même si la nouvelle recomposition des régions les a ramenées à 13, le PS ne paraît en position que d’emporter son bastion du Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. Une nouvelle déroute s’annonce pour le PS qui risque fort d’être la quatrième défaite en un peu plus de 3 ans de mandat pour Hollande. Du jamais vu pour un président au cours de la 5Eme République !

En attendant, malgré ce terrible échec, le gouvernement socialiste nommé par Hollande semble vouloir poursuivre son bonhomme de chemin cahin caha, sans trop savoir où il va, sachant qu’il est en sursis dans tous les domaines. Valls pilote à vue, au gré des vents et des circonstances, sans véritable cap et bien sûr, sans véritables réformes de structures dans les cartons. Autant dire que la France, au plus mal ces dernières années alors que les pays de l’UE retrouvent la croissance, que l’euro, les taux d’intérêts et les cours du pétrole sont au plus bas.

Jamais depuis longtemps la France n’avait pourtant bénéficié d’un contexte conjoncturel aussi favorable. Pour autant, le pays va mal tout simplement parce que le gouvernement socialiste s’avère incapable d’impulser une véritable politique claire et de s’y tenir. Empêtré dans des conflits internes permanents, il cède aux réformettes et renonce aux courageuses réformes qui s’imposent au pays. Jusqu’à quand ?