Europe : Lutter efficacement contre le terrorisme islamique passe obligatoirement par la fin des ambiguïtés et de la complaisance envers les groupuscules salafistes

28 août 2017

Depuis 2012, le terrorisme islamique s’est développé et vient régulièrement frapper les pays occidentaux et l’Europe en particulier. Nous devons aujourd’hui apprendre à vivre au quotidien avec ce terrorisme aveugle et sanguinaire dont le seul objectif est de tuer le plus possible de personnes innocentes au nom du djihad. Celle évolution était pourtant prévisible depuis de longues années où l’on a assisté à une radicalisation croissante d’une frange importante de l’aile la plus extrémiste et radicale de l’islam : les salafistes.

Pendant trop longtemps, avec une ingénuité rarement vue, le monde libre a considéré les groupes salafistes comme une simple dissidence de l’islam propre à cette religion, sans conséquence sur le reste du monde. Pendant ce temps, ces extrémistes musulmans ont pu tranquillement diffuser leur idéologie radicale au cœur même du monde libre en profitant de la bienveillance des bonnes consciences occidentales et de certains médias qui leurs trouvaient et leur trouvent encore des excuses. Soyons clairs : les occidentaux n’ont aucune responsabilité dans cette évolution du terrorisme islamique, que ses partisans soient nés en Europe ou au Magreb. Ces derniers n’ont aucune excuse possible. Ils n’ont qu’un seul et unique but : perpétrer le plus d’attentats possibles au sein du monde libre pour entretenir les tensions entre les communautés. Ces terroristes ont été endoctrinés par les groupuscules salafistes dans le seul et unique but de tuer et assassiner, les plus sauvagement possible, le plus grand nombre possible de personnes qui rejettent leur vision du monde, qu’ils soient musulmans ou non.

En cela, nous assistons à une véritable guerre au sein de l’islam entre les courants sunnites (largement majoritaires dans le monde musulman) et chiites (minoritaires, principalement situés en Iran et en Azerbaïdjan et plus marginalement en Irak, en Syrie et au Yémen). Ceci explique en grande partie les difficultés à mettre fin aux conflits en Irak, en Syrie et plus récemment au Yémen où derrière les sunnites, on trouve l’Arabie Saoudite alors que l’Iran soutient activement les chiites.

Autour de ces deux courants principaux de l’islam, gravitent des groupes dissidents parmi les plus radicaux. Pour les sunnites : les salafistes (Arabies-Saoudite, Qatar…), les frères musulmans (Egypte), le Hamas (Palestine)… Pour les chiites, le Hezbollah (Liban) règne en maître.

Le double jeu des principaux groupes salafistes partisans d’un islam radical

Les salafistes sont le principal courant dissident radical issu de l’islam sunnite soutenus et financés principalement par l’Arabie-Saoudite et le Qatar. Aujourd’hui, les groupes terroristes de Daech ou Etat islamique, Al-Quaïda , Boko Aram ou Aqmi sont des produits issus directement de cette mouvance salafiste. Or, si la plupart de ces groupes sont aujourd’hui considérés comme des organisations terroristes par la plupart des pays occidentaux (Etats-Unis, Canada, Union européenne, Australie…), ce n’est pas le cas du salafisme qui profite habilement du soutien de l’Arabie-Saoudite et du Qatar pour financer le terrorisme mondial. Pourquoi ne pas traiter la plupart des courants salafistes pour ce qu’ils sont : des groupes terroristes et en tirer toutes les conséquences ?

Le salafisme est une doctrine idéologique fondée sur un islam sunnite fondamentaliste qui rejette l’influence occidentale, et qui au lendemain des révolutions arabes, s’est vu ouvrir un espace politique considérable au Maghreb et au Machrek qui lui était jusqu’alors fermé du fait des dictatures arabes. Mais le salafisme s’est finalement exporté à travers le monde et notamment en Europe en vue d’islamiser ces pays.

Ce rapide état des lieux des organisations terroristes islamiques en présence confirme l’extrême activisme des groupes salafistes les plus radicaux ces dernières années au cœur de l’Europe, qu’ils se revendiquent de l’EI ou autre groupe terroriste musulman. Aujourd’hui, notamment en France, en Belgique et en Espagne, les salafistes règnent en toute impunité sur de nombreuses mosquées et des quartiers entiers, comme le démontre les récents attentats de Barcelone. Au contraire de l’islamisme, le salafisme n’est, ni un mouvement religieux à revendication politique, ni une organisation à proprement parler, mais plutôt une tendance de « régénération » de la foi et de réislamisation de la société. D’où l’extrême difficulté à identifier son organisation au plan local et ses responsables. Les salafistes préconisent le retour aux origines de l’islam du Moyen-âge. Ils revendiquent le respect aveugle de la sunna (tradition islamique et notamment la charia).

Le salafisme prône un retour aux pratiques en vigueur chez les musulmans à l’époque du prophète Mahomet et de ses premiers disciples, plus connus comme les pieux ancêtres appelés « salaf » ainsi que la rééducation morale des communautés musulmanes ou non. Deux grandes mouvances cohabitent au sein du salafisme : l’une refuse de s’impliquer dans la vie politique et se consacre à l’éducation des musulmans à la doctrine salafiste, tandis que l’autre que l’on qualifie de djihadistes, utilise le salafisme comme une base idéologique pour justifier le terrorisme. C’est cette dernière qui sévit principalement en Europe.

Les salafistes soutiennent le terrorisme en Europe pour imposer la charia

Pourquoi les pays occidentaux persistent-il à conserver des liens économiques et diplomatiques étroits avec l’Arabie-Saoudite et le Qatar qui sont pourtant les principaux pourvoyeurs de fonds des groupes salafistes de part le monde et de fait, des terroristes islamiques qui sévissent actuellement en Europe ? L’Union européenne ne devrait-elle pas mettre en œuvre une politique visant à éradiquer le terrorisme de son sol en prenant des sanctions contre les pays musulmans qui le finance ? La vie de européens ne vaut-elle pas davantage que les quelques milliards de ventes de matériels militaires à ces pays ?

Vouloir faire croire que le monde libre, par ses décisions et son comportement, aurait favorisé l’émergence du djihadisme islamique n’est que pure fumisterie. Ceci ne fait que cautionner un peu plus l’action sanglante des terroristes islamiques à notre encontre. Cet aveu de faiblesse et d’amnésie, pour ne pas dire de lâcheté, des élites occidentales à l’égard du salafisme n’a fait qu’accentuer le développement du terrorisme au cœur de nos pays. Le mal étant fait, il est vain de pleurer la liste des victimes qui ne cesse de s’allonger.

Le terrorisme islamique ne fait que faire payer au monde libre le constat de son propre échec. Contrairement à l’idée que voudraient répandre certains, les djihadistes nous frappent non pour ce que nous faisons, mais uniquement parce que nous sommes. C’est notre existence même et notre propre mode de vie qui leur sont insupportable. Ne l’oublions pas ! Le reste n’est que balivernes irresponsables.

La lutte contre le terrorisme islamique passe par l’éradication des groupes salafistes en Europe

Dans une récente tribune dans le journal Le Figaro, le philosophe Pascal Bruckner déclarait : « … A éviter de désigner la religion comme la cause du terrorisme, on s’égare dans une multitude d’interprétations fumeuses, comme le colonialisme, l’humiliation arabo-musulmane, le réchauffement climatique, le conflit israélo-palestinien….Il faut nommer les choses. Nous sommes face à une maladie à l’intérieur de l’islam. Cette religion produit régulièrement des générations de guerriers prêts à sacrifier leur vie pour la gloire de Dieu… »

En d’autres termes, les européens doivent ouvrir les yeux et regarder enfin la réalité. Rappelons-nous qu’à l’aube de l’an 2000, les salafistes se contenter d’imposer leurs règles principalement dans les pays islamiques et il n’y avait pas ou très peu de femmes en Europe portant le voile islamique et encore moins la burqa ou autre niqâb qu’aucun verset du coran n’impose d’ailleurs à la femme musulmane. En 2017, et ces dernières années pourtant, de nombreuses jeunes femmes musulmanes portent ces signes distinctifs, y compris au cœur des villes moyennes française, à Rodez et ailleurs. C’est là est un signe de la montée du prosélytisme islamique et l’activisme des groupes salafistes les plus radicaux qui prônent la charia et la reconquête d’une partie de l’Europe.

Que l’on ne s’y trompe pas, le terrorisme prôné par les salafistes est un moyen pour parvenir à leur fin et imposer la charia partout. L’Espagne est d’ailleurs leur cible privilégiée et les récents attentats de Barcelone ne doivent hélas rien au hasard.

Ne soyons pas dupes du double jeu des salafistes qui n’ont qu’un seul et unique objectif : détruire nos sociétés par tous moyens pour les islamiser. Les Etats européens doivent agir conjointement avec fermeté pour éradiquer durablement le terrorisme islamique tant qu’il en est temps.

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