Laguiole : par un jugement erroné, le TGI de Paris ignore les réalités qui ont fait la renommée de la commune de Laguiole

26 septembre 2012

Le jugement rendu le 13 septembre 2012 par le tribunal de Grande Instance de Paris a stupéfait toutes celles et ceux qui en Aveyron et partout en France connaissent le dynamisme du village de l’Aubrac, souvent montré en exemple. Ce jugement méconnait totalement la primauté du droit du nom attaché à une commune et plus encore  les réalités locales qui ont fait au fil des années, la renommée de la commune de Laguiole à travers le monde fondée sur la qualité et l’authenticité.

N’en déplaise au TGI de Paris, M. Szajner n’a fait que profiter opportunément, gratuitement et sans contrepartie aucune, de la renommée retrouvée de la commune de Laguiole depuis les années 1980 en s’appropriant le nom de Laguiole à son seul profit pour développer son petit business, en licenciant des entreprises fabricant hors de France (le plus souvent en Chine ou en Inde), des imitations de très mauvaise qualité, sans rapport aucun avec les couteaux traditionnels et de fabrication artisanale conçus localement à l’origine du label Laguiole.

En effet, grâce à la relance de la fabrication des couteaux de Laguioles en 1987, notamment à l’initiative de la Forge de Laguiole puis de divers autres fabricants : coutellerie de Laguiole, Laguiole en Aubrac… , le village de Laguiole a vu sa renommée grimper rapidement. Cette renommée française et bien au-delà de nos frontières, trouve également son origine dans l’extrême qualité et l’authenticité de la gastronomie locale :

C’est sont l’ensemble de ces industries artisanales de haute qualité, développée, sur la commune de Laguiole dés les années 1980, qui ont directement participé à la notoriété mondiale de Laguiole dans ces divers domaines.

Ce résultat n’a été possible que parce ce que la commune de Laguiole, soudée autour de ses élus et de ses industriels et commerçants, ont su développer un véritable projet de développement local au cœur de cette vaste région rurale isolée et authentique qu’est le plateau de l’Aubrac. Depuis plus de 30 ans, grâce au travail des divers intervenants locaux, la commune de Laguiole est devenue une référence et un exemple en France et en Europe de développement et de revitalisation de territoires ruraux ; ce qui manifestement a échappé aux magistrats du TGI de Paris, manifestement bien éloignés des réalités locales à 600 km de là !

Dans ce contexte, l’on ne peut que s’insurger contre le jugement rendu le 13 septembre dernier, qui méconnaît la réalité de la commune de Laguiole aujourd’hui : « le couteau Laguiole est un nom de couteau entré dans le langage courant sans lien direct évident avec la demanderesse (la commune de Laguiole), celle-ci demeurant peu connue contrairement à ce qu’elle prétend… Il est de principe que le nom constitue, pour une commune, un élément d’identité assimilable d’une personne physique. Mais une commune n’est pas fondée à invoquer une atteinte à son nom, à son image et à sa renommée dès lors qu’il est établi que son nom correspond aussi à un terme devenu générique pour désigner un produit fabriqué non exclusivement sur son territoire« .

Voilà qui en dit long sur l’amateurisme des magistrats du TGI parisien qui n’ont manifestement jamais mis les pieds à Laguiole et en Aubrac et se sont contentés d’avaler les biens maigres arguments de M. Szajner. Affirmer tout bonnement que la commune de Laguiole est peu connue, même à Paris, relève de la plus pure mauvaise foi.

Quant-à affirmer que la commune de Laguiole ne peut invoquer une atteinte à son image et à sa renommée dés lors que le couteau n’est pas fabriqué exclusivement sur son territoire, n’est pas davantage recevable au regard des réalités. C’est oublier un point essentiel ; à savoir que M. Szajner a acquis les droits d’utiliser le nom de la commune de Laguiole en 1993, bien postérieurement à la relance de la coutellerie et des diverses productions de qualité sur son territoire. Sans ce renouveau de Laguiole et l’espoir de profiter de la renommée retrouvée de Laguiole, jamais ce dernier n’aurait acquis le nom de Laguiole et pu l’exploiter commercialement. Pleinement conscient de l’image de qualité et d’authenticité porté par la commune de Laguiole, M. Szajner n’a su flairer un bon coup financier à moindre coût, pendant que les élus et responsables économiques locaux étaient pleinement et uniquement concentrés sur le développement de leur territoire.

Ce pillage en règle du nom de Laguiole est ici clairement établi. Pour preuve, les droits d’utilisation de la marque Laguiole ont été accordés par M. Szajner pour des productions exclusivement bas de gamme, à faibles coûts et de très mauvaise qualité, fabriquées exclusivement en Chine ou en Inde. Ces imitations de couteaux de qualité fabriqués localement (plus de 30 fois plus chers) constituent bel et bien une atteinte directe au nom, à l’image et à la renommée de Laguiole. La commune s’étant spécialisée dans la coutellerie et les productions alimentaires de haute qualité, comment peut-on sérieusement soutenir que l’association du nom de Laguiole à ces imitations de produits de très mauvaise qualité ne portent pas gravement atteinte ?

Peut-on croire ou laisser croire un instant que les nombreux visiteurs qui déambulent à longueur d’année dans le village de Laguiole, y viennent pour découvrir des productions et autre imitations très bas de gamme fabriquées en Chine, plutôt que celles fabriquées sur la commune ? La réalité est que les visiteurs viennent ici en Aubrac à la recherche de produits authentiques et de grande qualité, qu’il s’agisse de couteaux « made in Laguiole », de repas gastronomiques chez Bras ou ailleurs, de fromages et aligot de Laguiole, de fouace de Laguiole, de viande d’Aubrac, de charcuteries et conserves de Laguiole… et bien plus encore.

Ce n’est pas parce qu’une personne mal intentionnée a été la première à s’approprier le nom d’une commune que le tribunal est fondé à soutenir qu’il y a prédominance du droit des marques sur le droit au nom. Peut-on accepter qu’une personne puisse détenir l’exclusivité commerciale d’utiliser le nom d’une collectivité à son détriment ? Certainement pas en France.

Rappelons qu’en 1997, le même TGI de Paris saisi par la commune de Laguiole avait clairement reconnu la réalité des faits, en condamnant M. Szajner pour contrefaçon. Comme aujourd’hui, cette personne vendait alors des couteaux fabriqués en Inde faussement appelés « Laguiole », sans rapport aucun avec la qualité de ceux fabriqués à Laguiole. Les magistrats avaient alors estimé que la commune de Laguiole devait être protégée contre les utilisations abusives de son nom. Ce nom, du fait de son ancienneté, « en relation avec son terroir, son tissu sociologique, sa culture, ses habitants », devant être assimilé, selon les juges d’alors, « au nom patronymique d’une personne physique » et qu’en conséquence, le nom « Laguiole » était indisponible comme marque. Sur quelles bases ce même tribunal peut-il aujourd’hui affirmer le contraire ?

Au moment où la France entend favoriser les produits fabriqués dans le pays, on ne peut que s’étonner qu’un tribunal reconnaisse à un entrepreneur le droit d’inonder le marché français de bien pâles copies de couteaux et accessoires divers, entièrement réalisés en Chine,  portant le même nom que nos célèbres couteaux produits localement et de manière artisanale. Qui en l’espèce porte atteinte au nom, à l’image et à la renommée de la dynamique commune de Laguiole spécialisée dans des productions 100% locales artisanales de très haute qualité ?

Gageons que le recours que ne manquera pas d’engager la commune de Laguiole contre ce jugement, permettra de rétablir la réalités des faits et de la rétablir dans ses droits à la propriété, à l’image et la préservation de sa renommée. Non, Laguiole n’est pas à vendre et appartient aux seuls laguiolais.

Plus d’informations :

Office du tourisme de Laguiole et de l’Aubrac I Commune de Laguiole I Restaurant Bras I Restaurant Gilles Moreau I La Forge de Laguiole I Coutellerie de Laguiole I Laguiole en Aubrac I Coopérative Jeune Montagne I Fouace Roux I Charcuterie Conquet I Bœuf fermier Aubrac I Fleur d’Aubrac I La Drosera Gourmande

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Laguiole : pour le TGI de Paris, la commune n’a pas la libre disposition de son nom. Un comble !

24 septembre 2012

La commune de Laguiole qui demandait à la justice de retrouver l’usage de son nom, a été déboutée de son action contre un entrepreneur propriétaire des marques « Laguiole » qu’il appose sur des couteaux importés et de nombreux autres produits.

En 1993, Gilbert Szajner, un particulier du  Val-de-Marne avait déposé la marque Laguiole pour désigner non seulement des couteaux, mais aussi du linge de maison, des vêtements, des briquets, des stylos et bien plus encore. Moyennant le versement de redevances, il accorde ainsi des licences à des entreprises françaises et étrangères qui peuvent commercialiser sous le nom Laguiole des produits d’importation les plus divers et très bas de gamme, généralement fabriqués en Chine.

La commune de Laguiole, mondialement connue pour ses couteaux au manche siglé d’une abeille, fabriqués depuis le XIXème siècle, avait saisi le tribunal de grande instance (TGI) de Paris en mai 2010 pour dénoncer l’instrumentalisation du nom Laguiole visant à induire les consommateurs en erreur sur l’origine des produits commercialisés, estimant qu’une telle attitude portait atteinte à son nom, son image et sa renommée.

Dans son jugement rendu le 13 septembre dernier, la troisième chambre civile du TGI a estimé que « le couteau Laguiole est un nom de couteau entré dans le langage courant sans lien direct évident avec la demanderesse (la commune de Laguiole), celle-ci demeurant peu connue contrairement à ce qu’elle prétend… Il est de principe que le nom constitue, pour une commune, un élément d’identité assimilable d’une personne physique. Mais une commune n’est pas fondée à invoquer une atteinte à son nom, à son image et à sa renommée dès lors qu’il est établi que son nom correspond aussi à un terme devenu générique pour désigner un produit fabriqué non exclusivement sur son territoire » a jugé le tribunal. La commune de Laguiole a été déboutée de l’intégralité de ses demandes.

Des décisions judiciaires contradictoires

En 1997, la commune de Laguiole avait saisi le même TGI de Paris qui lui avait alors donné raison, en condamnant M. Szajner pour contrefaçon. Le dirigeant de la société importait du Pakistan des couteaux qu’elle faisait estampiller « Laguiole », sans rapport aucun avec la qualité de ceux fabriqués à Laguiole, si ce n’est le nom. Les magistrats avaient alors estimé que la commune de Laguiole devait être protégée contre les utilisations abusives de son nom. Ce nom, du fait de son ancienneté, « en relation avec son terroir, son tissu sociologique, sa culture, ses habitants », devant être assimilé, selon les juges d’alors, « au nom patronymique d’une personne physique » et qu’en conséquence, le nom « Laguiole » était indisponible comme marque.

Mais en 1999, la cour d’appel de Paris avait infirmé cette décision, arguant du fait que le couteau Laguiole était aussi largement produit à Thiers, en Auvergne ; ce qui l’avait amené à considérer que le terme Laguiole était devenu « générique » pour désigner un couteau de forme particulière.

Le 25 mai 2012, le TGI de Paris avait examiné la nouvelle plainte de la commune de Laguiole contre M. Szjaner, propriétaire de nombreuses marques déposées portant la mention “Laguiole”. La commune estimait en substance qu’il n’avait pas le droit d’utiliser le nom de la commune pour ses affaires. Le jugement avait été placé en délibéré qui a été rendu mi-septembre. Il interdit notamment aux laguiolais d’utiliser le nom Laguiole à des fins commerciales sans autorisation.

La commune de Laguiole ne lâche rien et prépare la riposte

Vincent Alazard, maire de Laguiole, s’est déclaré « très déçu. Nous allons maintenant nous pencher en détail sur l’analyse du jugement, afin de voir la stratégie à mener pour le futur« . Ce n’est qu’à l’issue de cette analyse qu’il sera éventuellement interjeté appel de la décision du TGI de Paris.

En guise de protestation, Vincent Alazard, accompagné de nombreux élus et acteurs de la vie locale dont le célèbre restaurateur laguiolais Michel Bras, a retiré symboliquement quelques instants ce 19 septembre 2012, le panneau portant le nom de sa commune à l’entré du village sur la RD 921. Et de déclarer, furieux : « Puisque le nom ne nous appartient plus, on l’enlève… Mais sachez-le, on ne lâche rien. »

Pour les laguiolais, M. Szajner n’est rien de plus qu’un « parasite ». Carine Piccio, l’avocate de la commune déclare que cette décision marque « la prédominance du droit des marques sur le droit au nom ». Elle ajoute qu’elle constitue « un cas d’école pour toutes les communes de France : une personne peut détenir un monopole commercial sur le nom d’une collectivité à son détriment et celui de ses administrés… C’est une décision décevante. On va batailler ferme. Le droit au nom, c’est la lueur d’espoir dans cette affaire. »

Pour le juge, toute la problématique est de savoir si ce dépôt de marque constitue pour la commune « une atteinte à son nom, à son image et à sa renommée« . Le tribunal a ainsi statué que Laguiole est connu pour ses couteaux, mais ne dispose pas d’une notoriété propre qui aurait ainsi été détournée à des fins commerciales. « Des yeux étrangers se sont aperçus qu’il y avait une pépite à exploiter et nous, on avait la tête dans le guidon, au boulot. On n’avait pas vu le côté business« , déclarait André Raynal, suppléant du député Yves Censi.

En coulisses, on s’active plus que jamais du côté de Laguiole. Qu’on se le dise, le village n’est pas mort. D’ailleurs la notoriété du Laguiole n’est plus à faire, ni à revendre.


Rodez : le maire de Rodez dans la ligne de mire d’Yves Censi qui annonce qu’il conduira une liste aux municipales

18 septembre 2012

Dans un récent entretien avec la presse régionale, et le quotidien Midi-Libre en particulier, Yves Censi, député UMP réélu dans la 1ère circonscription de Rodez en juin 2012, s’est laissé aller à quelques confidences habilement distillées à l’attention de ses opposants locaux, et notamment du maire de Rodez, Christian Teyssèdre.

Désignant ouvertement ce dernier comme son véritable adversaire politique, Yves Censi qui n’est aujourd’hui plus vice-président de la Commission des finances à l’Assemblée nationale (puisque l’UMP y a perdu la majorité lors des dernières élections législatives), n’hésite pas à affirmer qu’il sera dorénavant « plus présent sur Rodez », à savoir plus de 3 jours par semaine, notamment pour répondre à l’invitation du maire de Rodez. On sait que lors du mandat précédent, le député sortant avait été ouvertement critiqué par le maire de Rodez pour son peu de présence sur la ville.

A la décharge du député, force est de constater que, d’une part, le maire de Rodez avait pris un malin plaisir à s’abstenir systématiquement de l’inviter et que, d’autre part, ses fonctions très prenantes de vice-président de la Commission des finances ne lui laissaient que peu de temps sur le terrain. A ce propos, il faut d’ailleurs rappeler que selon une très sérieuse étude parlementaire, Yves Censi a fait parti du cercle restreint des députés les plus actifs à l’Assemblée nationale lors de la dernière législature. De très nombreux parlementaires, aujourd’hui ministres, ne peuvent pas en dire autant !

Le député UMP en a profité pour se livrer à une attaque en règle contre le maire de Rodez. En voici quelques morceaux choisis :

« Aujourd’hui, l’agglomération du Grand Rodez est un bateau ivre, exangue sur le plan financier. Le président Mouly et les autres élus sont coincés par les agissements de Teyssèdre… Il y a autant de contestataires que d’élus favorables au maire qui multiplie les mensonges semaine après semaine…»

Le député qui s’affirme passionnément ruthénois, se dit attristé par ce qu’il voit à Rodez et notamment l’attitude de son maire « qui dit toujours tout, n’importe quoi et son contraire. Il n’a pas compris que la politique ruthénoise, avant son arrivée, s’inscrivait dans le cadre d’un leadership du sud Massif-Central. Maintenant, tout cela est bien terminé. Il ne suffit pas de faire venir le Tour de France… »

Et de citer, à propos des mensonges répétés proférés par le maire de Rodez, la célèbre phrase d’Abraham Lincoln, le 16ème président des USA qui avait mis fin à la guerre de sécession et aboli l’esclavage en 1862  : « On peut tromper mille fois une personne, on peut tromper mille personnes une fois, mais on ne peut pas tromper mille personnes mille fois. »

Sur sa lancée, Yves Censi n’y est pas allé par quatre chemins : « Nous présenterons une seule liste. Elle sera placée sous le signe de l’union. Je vais me concentrer là-dessus et y passer beaucoup de temps ». Le président départemental de l’UMP semble d’ailleurs indiquer que les discussions avancent et que cette liste  « de droite » ne comptera pas que des membres de l’UMP et sera au contraire « largement ouverte ».

Voilà qui a le mérite de la clarté et ne pourra que réjouir les nombreux mécontents de la politique municipale menée par M. Teyssèdre ainsi que celles et ceux qui désespèrent de l’opposition municipale, de plus en plus réduite à sa plus simple expression et de moins en moins présente et audible, tant lors des Conseil municipaux que dans la presse locale. Ce qui est fort regrettable pour la ville de Rodez et la démocratie locale en général.

La stratégie de harcèlement à l’encontre du maire de Rodez sera-t-elle la bonne pour mettre un terme à la suprématie socialiste sur la ville de Rodez et son agglomération ? En tout cas, après sa réélection pour le moins inattendue chez certains, en pleine vague rose, Yves Censi, par ailleurs président départemental de l’UMP, peut légitimement incarner le renouveau de la droite et du centre à Rodez pour barrer la route à la réélection de Teyssèdre à la mairie de Rodez en 2014.

Au vu de ces déclarations, il ne fait aucun doute que la campagne pour les élections municipales de 2014 à Rodez est d’ores et déjà engagée et que le député UMP y conduira une liste de large union.


France : Et si Sarkozy avait eu raison ?

11 septembre 2012

« Et si Sarkozy avait eu raison ? ». Tel est le titre de la une du dernier n° de l’Express paru le 7 septembre.

Et le magazine l’Express d’ajouter en sous-titre : « Roms, compétitivité, sécurité, Allemagne, traité européen, rythme des réformes… ». Quatre mois après son élection, François Hollande est au pied du mur et doit rompre avec l’immobilisme pour affronter les réalités de la crise qui sévit en Europe depuis plusieurs années.

On se rappelle que durant la campagne présidentielle, ce dernier avait purement et simplement nié la réalité de la grave crise que traversent la France et l’Europe, allant jusqu’à accuser le président sortant d’imposer l’austérité aux français en s’alignant sur l’Allemagne d’Angela Merkel. Ceci attitude avait largement contribué à verrouiller la campagne en grujant les électeurs et les privant de tout débat de fond.

Ainsi, les promesses les plus rocambolesques et fantaisistes ont été faites pour convaincre les électeurs qu’ils n’auraient pas à serrer la ceinture puisque, à entendre les socialistes, il y avait une autre alternative que la réduction des dépenses publiques et l’augmentation des impôts puisque la crise des finances publiques n’était qu’une pure invention de Nicolas Sarkozy pour imposer l’austérité aux français ! Ce fût manifestement un plan de campagne efficace puisqu’il déstabilisa le président sortant et fini par convaincre une courte majorité de français.

En ce mois de septembre 2012, le voile rose déployé par Hollande et ses troupes lors de la campagne s’est aujourd’hui totalement dissipé et la réalité, au fil des mois, est apparue cruellement aux français : la crise est là, profonde et tenace et il va bien falloir passer à la caisse pour restaurer les finances publiques durant de longues années, sans échappatoire possible. Après avoir sciemment ignoré l’ampleur de la crise, Hollande et les socialistes feignent aujourd’hui d’en découvrir l’ampleur, pour augmenter massivement les impôts plutôt que de réduire drastiquement les dépenses publiques.

Voici qui n’est guère courageux de la part des socialistes et d’une certaine presse qui ont trompé les électeurs afin de battre Nicolas Sarkozy par tous moyens. Manifestement, l’avenir de la France et des français, y compris les plus modestes qu’ils prétendent défendre, était bien leur dernière des préoccupations.

Le retour aux réalités est rude pour Hollande, son gouvernement et les socialistes qui s’avèrent aujourd’hui incapables de faire face à la crise, au moment où une partie des français s’aperçoivent, bien tardivement, qu’il ont été purement et simplement été roulés dans la farine à des fins strictement électoralistes. Le désarroi du président et de son gouvernement, au plus bas dans les sondages, explique la paralysie et l’immobilisme du pouvoir actuel. Le réveil risque d’être brutal et la pression ne va pas manquer de monter face à un gouvernement figé et incapable de prendre les bonnes décisions.

Avec le recul, force est de constater que Nicolas Sarkozy avait probablement raison sur toute la ligne parce qu’il avait décelé l’ampleur de la crise et avait une vision claire des décisions à prendre pour sortir de la crise. Au final, les français ne peuvent qu’être consternés de découvrir qu’après avoir longtemps rejeté les décisions envisagées par Nicolas Sarkozy, François Hollande et son gouvernement font aujourd’hui marche arrière et tendent à revenir à une ligne politique plus réaliste et proche de leur prédécesseur.

Beaucoup de français en sont aujourd’hui réduit à penser qu’en ces temps de forte tempête qui balaie l’Europe, mieux aurait valu que le pays fût gouverné par un Nicolas Sarkozy qui avait au moins le mérite d’avoir fait ses preuves par gros temps depuis 2007. Ce n’est pas un hasard si Hollande revient en arrière toute et s’inspire ouvertement de certaines positions de son prédécesseur, comme l’adoption de la fameuse règle d’or et son inscription dans la constitution.

Pas sûr que ce brutal retournement réussisse à convaincre certains électeurs de gauche. Dans ce contexte, les grandes réformes structurelles dont la France à besoin pour se relancer ne sont pas pour demain. Allez, M. Hollande, un peu moins d’idéologie et plus de pragmatisme et de courage !


Technologies : l’IFA 2012 annonce une rentrée très high-tech

7 septembre 2012

Ce mois de septembre 2012 marque une avancée technologique exceptionnelle, comme en atteste le dernier IFA de Berlin. L’IFA est la grand-messe annuelle de la high-tech, une réplique du CES à la sauce européenne. Au fil du temps, c’est devenu l’autre salon de référence au plan mondial.

Les plus grandes marques mondiales vont en effet présenter de très nombreuses nouveautés dans les domaines des smartphones, tablettes et autres logiciels, dont de nombreuses très attendues.

En ces temps de crise et de moral en berne, cette rentrée devrait mettre un peu de baume au cœur des consommateurs avides de nouvelles technologies et de nouveautés, pour peu que leurs finances le leur permette.

Voici la liste des principales nouveautés :

  • Windows 8, la dernière version très attendue de l’OS de Microsoft qui tournera pour la première foi, aussi bien sur les PC et portables, que sur les tablettes et smartphones sortira officiellement le 26 octobre. Une révolution pour le géant de Redmond qui prend là le virage du tactile. Déjà, de nombreux smartphones et tablettes fonctionnant sous WindowsPhone 8 ont été présentés.
  • Surface, la première tablette dotée d’un écran 10.6 pouces commercialisée par Microsoft, entend partir à la conquête de l’iPad et autres tablettes.
  • Lumia 820 & 920, Nokia le nouvel allié de Microsoft a présenté début septembre ses nouveaux smartphones fonctionnant sous WindowsPhone 8 sur lesquels il mise beaucoup pour partir à la reconquête des marchés face aux Samsung Galaxy S3 et Apple iPhone 5.
  • iPhone 5, nouvelle version du célèbre smartphone d’Apple qui se fait attendre et qui succédera à l’iPhone 4S.
  • iPad mini, la nouvelle tablette tactile d’Apple au format inattendu de 7 pouces seulement.
  • Galaxy Note 2 de Samsung, ce smartphone-tablette de 5.5 pouces u dotée d’un processeur quadruple-cœur de 1.6 Ghz, inspirée du fameux Galaxy Note.
  • Ativ S est le nouveau smartphone de Samsung, dédié à Windows Phone 8, dérivé du puissant Galaxy S3.
  • Sony tablet S1 et S2, les deux nouvelles tablettes de Sony fonctionnant sous Android. La S1 au format 9.4 pouces et la S2, composée de deux écrans de 5.5 pouces.
  • Nexus 7, sortie en juillet aux USA, la nouvelle tablette de Google dotée d’un écran de 7 pouces, d’un processeur Tegra3 quadruple cœur Nvidia, annoncée à 199 € pour se version 8 Go. Disponible sur Play Store.
  • Kindle Fire 2, la version améliorée de la KIndle Fire d’Amazon, dotée d’un écran couleur de 7 pouces, entend s’imposer sur le marché des mini-tablettes. Cette sortie coïncide aussi avec l’ouverture de l’App-Shop, le portail de téléchargement d’Amazon en Europe et la sortie du Kindle 5, la dernière version de sa liseuse.

Amateurs de technologies dernier cri, le mois de septembre s’annonce chargé et très riche en évènements. Espérons que cette abondance de technologie permettra de briser la morosité ambiante en ce début d’automne !


France : la presse critique ouvertement l’immobilisme de Hollande et de son gouvernement

3 septembre 2012

Après avoir largement et exagérément soutenu la candidature de François Hollande et encensé ce dernier, la presse française, y compris à gauche, en ce début de rentrée 2012, s’interroge sérieusement sur les capacités du nouveau chef de l’Etat à assumer ses fonctions et à sortir notre pays de la grave crise qu’il traverse. Beaucoup s’étonnent de son immobilisme et de son attentisme alors qu’il est élu depuis plus de 100 jours et que des décisions importantes auraient du être prise depuis longtemps. Plus grave, d’autres découvrent l’absence de réel projet et de vision pour l’avenir.

Pour ne parler que de la presse de gauche, il y avait eu cette semaine les éditoriaux peu flatteurs des quotidiens Libération et le Monde à l’égard de Hollande que beaucoup d’électeurs de droite ont pu apprécier, s’agissant de journaux qui l’avaient pourtant largement soutenu durant sa campagne.

Mais les plus sévères sont les hebdomadaires de ce début septembre. La plupart d’entre eux consacrent en effet leur une à Hollande et n’y vont pas par quatre chemins. Si certains français n’avaient pas compris, les choses sont claires : en voici les titres.

Finalement l’UMP et les responsables de l’opposition sont bien modérés dans leurs propos.

Comment en est-on arrivé là en si peu de temps ? La presse ne fait d’ailleurs que relayer les attentes et incompréhensions des français, de droite comme de gauche, qui s’étonnent du peu de consistance et surtout de l’extrême légèreté des mesures prises qui ne répondent en rien à l’urgence et à la gravité de la crise qui sévit pourtant, depuis 2011, en France et en Europe et dont M. Hollande s’ignorait rien de l’ampleur

Après avoir systématiquement nié la crise durant la campagne à des fins électoralistes et accusé Nicolas Sarkozy de conduire une politique d’austérité sans précédent, voilà que François Hollande feint maintenant de découvrir celle-ci. La ficelle est un peu grosse ! A l’instant de son dernier discours creux et inconsistant en Champagne, Hollande s’avère incapable de formuler un début de projet cohérent et crédible pour faire face aux défis de la crise, et reste prostré dans une attitude de total immobilisme. De quoi s’interroger sérieusement !

Les sondages d’opinion de ces dernières semaines sont d’ailleurs catastrophiques pour le président de la République dont les mécontents sont largement majoritaires. Jamais un chef de l’Etat français n’avait rallié sur son nom autant d’opinions défavorables seulement 100 jours après son élection. Plus inquiétant, une partie de ses propres électeurs ne lui accorde plus leur confiance. Voilà qui promet un automne chaud au plan politique et social. Est-ce bien là la meilleure manière pour faire face aux importantes réformes structurelles nécessaires ?

Manifestement, il n’y a plus de capitaine sur le navire France qui file droit dans la tempête, ses moteurs en panne. A l’étranger ce n’est pas mieux ; la France est tout simplement inexistante, y compris au sein de notre chère Europe où Mme Angela Merkel apparaît désormais bien seule aux commandes. Réussira-t-elle à sauver la zone euro et l’Europe ?

Force est de constater que la France est tombée bien bas et va devoir se bouger au plus vite pour éviter de sombrer dans la crise.

Il faut bien l’avouer : les titres des hebdomadaires sonnent hélas juste en ce début septembre. Pour Hollande et le gouvernement socialiste, il n’est que temps de se réveiller et de se secouer, sans quoi la France fonce dans le mur. Allez, un peu de courage et de bon sens…