France : Incapable d’engager les réformes de structures indispensables, Hollande doit se contenter de quelques réformettes mineures, quitte à diviser le pays

22 avril 2013

Moins d’un an après son élection, François Hollande ne recueille guère plus de 25% d’opinion favorables dans l’opinion. Un record jamais atteint par aucun chef de l’Etat en si peu de temps. Un signe inquiétant qui confirme à quel point l’exécutif est aujourd’hui affaibli, incapable de trancher et d’engager les réformes indispensables qui permettraient d’enrayer la récession en cours et l’augmentation du chômage. En moins d’un an, la situation économique et budgétaire de la France c’est grandement dégradée et, au vu de l’indécision du gouvernement sur les sujets essentiels,  on ne voit pas comment les choses pourraient s’améliorer rapidement.

A tel point qu’aujourd’hui plus de 54% des français pensent que Nicolas Sarkozy aurait été plus à même de faire face à une crise que l’actuel président. C’est par là-même reconnaitre  que ce dernier a largement contribué à la dégradation de la situation du pays, notamment par des mesures inadaptées et des augmentations d’impôts démesurées, contribuant ainsi à faire plonger la consommation des ménages et donc la croissance. La situation n’est hélas pas meilleure pour les entreprises. Ces dernières sont aujourd’hui tétanisées par l’incertitude fiscale et juridique créée par ce gouvernement, qui ne permet pas d’avoir une visibilité économique à moyen terme, contribuant ainsi au pessimisme ambiant et à la réduction des investissements.

Le taux de prélèvements obligatoires qui était de 43.8% en 2011, est passé à 44.9% en 2012 et devrait atteindre 46.3% en 2014. Un record sans précédent qui montre à quel point le gouvernement socialiste s’est laissé aller à la facilité en augmentant massivement les impôts (plus de 28 milliards d’impôts supplémentaires rien que pour l’année 2013) plutôt que de réduire drastiquement les dépenses publiques.

Au plan budgétaire, le gouvernement n’a pas été en mesure de contenir les déficits publics qui devraient rester à 3.7% du PIB en 2013, contre moins de 3% prévus. Avec des prévisions budgétaires 2013 et 2014 calquées sur une croissance très supérieure à celle prévue par les principaux instituts (-0.1% en 2013 et 0.8% en 2014), nos déficits risquent fort se s’accentuer encore un peu plus. Dans ce contexte, il est fort probable que les prévisions de déficits publics ne seront pas tenus ; ce qui ne fera que discréditer un peu plus la France, très critiquée pour son manque de rigueur budgétaire. A ce rythme, pas que sûr que la note de la France (placée sous perspective négative) ne finisse pas par être dégradée, entraînant une augmentation des taux d’intérêts de la dette.

Ce qui choque aujourd’hui nombre de nos voisins européens, c’est que la France se refuse à un minimum de rigueur et notamment à s’attaquer à la réduction des dépenses publiques, contrairement à ce qui a été fait dans la quasi-totalité des pays de l’Union. A tel point qu’aujourd’hui, des pays comme l’Italie et l’Espagne, après une cure d’austérité sans précédent et des réductions salariales, ont énormément gagné en compétitivité par rapport à la France et vont venir la concurrencer de plus en plus fortement sur son propre marché. Ce qui va pénaliser et fragiliser un peu plus notre pays.

Dans ce contexte, alors que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s’avère incapable de prendre les décisions courageuses qui s’imposent, à commencer par l’engagement des réformes de structures nécessaires, la situation économique, budgétaire, sociale et politique se cesse de se dégrader chaque jour un peu plus, par manque de courage politique, mais aussi plus probablement, du fait de l’incompétence de ceux qui nous gouvernent.

Les français doutent aujourd’hui grandement de la capacité de M. Hollande et de son gouvernement à conduire le pays.  En effet, plutôt que de s’attaquer aux réformes de fond et rechercher la plus large adhésion des français à celles-ci, le pouvoir socialiste s’est engagé dans des réformes mineures, dont l’urgence n’était nullement établie et qui,  en aucune manière, ne sont de nature à faire face aux graves difficultés que traverse notre pays du fait des erreurs et du manque de décision de ce gouvernement.

Qu’elle était l’urgence à engager une course contre la montre pour faire adopter au plus vite, par le Parlement, le mariage gay alors que tant de français y sont plutôt opposés ou sceptiques sur son adoption ? Pourquoi sur un tel dossier de société aussi important ne pas avoir pris le temps d’un véritable débat public et laissé le Parlement de travailler sur le sujet, après avoir entendu longuement toutes les parties ?

Qu’elle est l’intérêt d’engager la réforme des allocations familiales, dont les finances sont équilibrées dans la durée, en réduisant ou supprimant les allocations pour les revenus les plus élevés alors que jusqu’alors ces prestations étaient délivrées sans conditions de ressources ? Pourquoi remettre en cause une politique familiale de natalité qui avait fait ses preuves et qui constitue un atout pour notre pays ?

Pourquoi, en quelques jours seulement, M. Hollande a-t-il imposé la publication du patrimoine des ministres et bientôt des parlementaires alors qu’il avait lui-même exigé une simple déclaration de patrimoine, jusque là non publique ? En quoi l’encouragement d’un voyeurisme malsain à l’encontre des politiques serait-il un signe de transparence et de crédibilité pour les politiques ? Croit-on qu’en publiant le patrimoine des élus, cela changera quelque chose et cachera l’amateurisme du chef de l’Etat dans le choix de ses ministres ? Veut-on faire croire aux français que les élus de la nation seraient moins honnêtes que les autres français ? Une chose est sûre, alors que la majorité des pays européens publient le patrimoine des élus, les faits montrent que la transparence et la probité des élus n’est pas liée à la publication du patrimoine. Il suffit de regarder certains pays du sud !

Encore une fois, le dogme socialiste l’a emporté sur le pragmatisme. Dans le contexte de fragilité actuelle du pouvoir socialiste, il s’agit aussi et avant tout de faire diversion en occupant le terrain pour donner l’illusion aux français que l’exécutif tient les reines du pays et qu’il a bien la situation en main. Pas sûr que les français soient dupes de cette nouvelle tentative d’enfumage.

La réalité amère apparaît chaque jour un peu plus aux français : ce gouvernement n’est pas à la hauteur de la situation et conduit la France dans une impasse.


Rodés : lo rendètz-vos 2013 de tota l’Occitania per defendre nostra lenga e cultura

15 avril 2013

Rodés : lo rendètz-vos 2013 de tota l’Occitania  per defendre nostra lenga e cultura.

Lo dissabte 20 d’abrial a Rodés se tendra lo Grand Passacarrièira.

Per l’avenidor de la lenga e de la cultura occitana, la coordinacion Avairon departament occitan vòl que lo grand passacarriéira siá « una mòstra del potencial linguistic, cultural e artistic avaironés ».

Aquela marcha de fiertat vos convida a caminar, es per mostrar totas nostras culturas Avaironèsas e Occitana.

Lo programa de aquesta jornada a Rodés :

– 8 h / 13 h :  tripous à la salle de fêtes de Rodez (prés de l’ancien foirail) avec stands des associations occitanes

– 11 h 00 :  messe en occitan célébrée par Hubert Fau à la cathédrale de Rodez

– 14 h 15 :  départ du Grand Passacarrièira de la salle de fêtes de Rodez

– 16 h 30 :  arrivée place du bourg, avec chants, danses, musique, théâtre, langue…

– 18 h 30 :  apéritif musical à la salle des fâtes

– 19 h 00 :  aligot, la cuècha

– 21 h 00 :  grand concert avec le Comité, Goulamas’k et Jojats of Hedas

Per mai d’informacions sul aquela jornada, podetz vos adressar a :

Ostal del Patrimoni Place Foch 12000 Rodez – Tél : 05 65 68 18 75

http://www.passacarriera.en-aveyron.com


Rodez : à l’approche des élections municipales, ChristianTeyssèdre ne supporte pas la moindre critique à l’encontre de son bilan (3)

11 avril 2013

Des investissements onéreux et contestables, réalisés en dépit du bon sens.

Nombre d’investissements ont été engagés sans aucune cohérence, en privilégiant parfois des dossiers de second ordre et les plus faciles et rapides à mettre en oeuvre.  Ainsi, où était l’urgence d’engager des gros travaux de réfections de la place d’Armes pour 1.5 millions d’euros alors même qu’une simple réfection des pavés aurait parfaitement fait l’affaire et donné satisfaction aux ruthénois à un bien moindre prix ?

Pendant ce temps, nombre de travaux essentiels, parfois bien avancés sous la municipalité précédente, sont aujourd’hui gelés ou reportés aux calandres grecques : aménagement de la place de la cité et qui quartier « cité cœur de ville, aménagement de la place et du parking Foch, îlot Combarel, réaménagement du carrefour St Eloi…

Au regard de la gestion des investissements depuis 2008, on devine un manque total de vision de l’avenir de Rodez de la part de la municipalité socialiste.

Quels que soient les chiffres avancés par M. Teyssèdre qui avait pris soin, lors du dernier conseil municipal, de faire distribuer quelques graphiques ventant la maitrise de la dette par la ville de Rodez depuis son arrivée en 2008, la réalité est que celle-ci est loin d’avoir baissé depuis son arrivée à la mairie, notamment du fait d’investissements souvent superflus ou inadaptés alors même que ceux porteurs d’avenir ont été purement et simplement sacrifiés.

Le maire de Rodez s’est ainsi étonné que la précédente municipalité n’ait pas acquis les terrains nécessaires à la nouvelle école de Bourran que la municipalité doit aujourd’hui payer au prix fort. M. Teyssèdre oublie une fois encore de préciser que des terrains avaient expressément été réservés à cet effet du côté de La Gineste. En effet, ce site a été abandonné par la municipalité socialiste qui a cru bon de réaliser deux écoles primaires là où tout le monde s’accordait à dire qu’une seule aurait suffit. Si l’on additionne le coût de construction de ces deux écoles de Saint Félix et de Bourran, ainsi que l’acquisition du terrain pour cette dernière, on atteint un prix de revient de plus du double de celui qui était initialement prévu. Est-ce là de la bonne gestion des finances locales et de la dette en particulier ? Certainement pas M. Teyssèdre.

A y regarder de prés, par delà les allégations fantasmagoriques de M. Teyssèdre, le bilan de son mandat s’annonce plutôt sombre. Alors qu’il se faisait fort de dynamiser le centre ville, force est de constater que sa fréquentation est aujourd’hui en baisse, notamment au plan commercial. Jamais autant de commerces n’avaient fermé leurs portes au profit de la périphérie. Jamais l’attractivité du centre-ville de Rodez n’a été aussi faible. Si quelques travaux de réfection de voirie ont effectivement été réalisés, à moins d’un an de l’ouverture du musée Soulages, le centre-ville est moribond et une part importante de celui-ci n’a toujours pas été réaménagé comme il se doit : place de la cité,  espace Foch, espace Combarel. Dans ce contexte, bien difficile d’affirmer que les retombées économiques liées à l’ouverture du musée Soulages seront au rendez-vous !

L’important ce n’est pas tant l’importance et le niveau même des investissements réalisés, mais plutôt le bien fondé, la cohérence et la rentabilité à long terme des investissements pour la collectivité. A cet égard, si la municipalité socialiste a certes continué à investir, elle l’a souvent fait en pure perte (salle des fêtes inadaptée, réfection complète de la place d’Armes, certains travaux de voirie…) ou au détriment des finances de la ville en finançant  100% d’équipements communautaires tels le multiplexe de cinéma et le parking souterrain… Résultat, Rodez souffre aujourd’hui d’un manque de cohérence des investissements du fait de choix très discutables. Au final, la municipalité n’a pas su mettre en œuvre un véritable projet structurant qui vienne conforter l’attractivité et le dynamisme du centre-ville.

Si le multiplexe de cinéma et le musée Soulages constituent une réelle chance pour le centre-ville, aucun équipement alentour n’a vu le jour pour les lier durablement à celui-ci. Dans ces conditions, qu’est-ce qui pourra inciter les visiteurs à se rendre au coeur de la ville pour y fréquenter boutiques, cafés, restaurants, hôtels… Actuellement, rien !

A Rodez, Christian Teyssèdre risque fort d’avoir créé de la dette sans bénéficier des retombées attendues et, par là même, obéré durablement les années à venir !


France : 11 mois après son élection, la débandade de Hollande et son gouvernement ?

8 avril 2013

Au cours de la dernière campagne présidentielle, François Hollande se promettait d’être un président « normal » dans une « république exemplaire ».

Moins d’un an plus tard, alors que la crise mondiale est maintenant derrière nous, la France est plongée dans une situation très difficile du fait de l’incapacité du chef de l’Etat à mettre en œuvre une politique adaptée, susceptible de sortir l’économie française de l’impasse actuelle. Depuis des mois, aucun cap réel n’est donné par le pouvoir exécutif et les français ont aujourd’hui le sentiment que le pays part à vau-l’eau et que l’avenir n’a jamais été aussi sombre.

Les français ont perdu toute confiance en Hollande et son gouvernement, et face à une croissance en berne et des licenciements à la hausse, le pessimisme règne et décourage les plus entreprenants. Jamais la France n’avait eu à ce point le moral dans les chaussettes. Beau résultat M. Hollande !

Aujourd’hui, de nombreux français s’interrogent. Y-a-t-il encore un pilote dans l’avion France ? Hollande et son gouvernement sont-ils vraiment à la hauteur de la situation ? A tel point que de nombreux spécialistes s’interrogent aujourd’hui publiquement de savoir si Hollande pourra aller jusqu’au bout de son mandat.

Jamais depuis 1981, les sondages, qui traduisent l’état de l’opinion à un instant donné, n’ont été aussi bas et catastrophiques pour un président français et en si peu de temps. En ce début avril 2013, Hollande ne recueille plus que 27% d’opinions favorables et son Premier ministre Ayrault 25% seulement. Où s’arrêtera cette descente aux enfers que rien ne semble pouvoir enrayer alors même que cette dernière enquête a été réalisée avant que ne soit connue l’affaire Jérôme Cahuzac, ancien ministre de budget du gouvernement Ayrault et homme clef du gouvernement qui tenait fermement les cordons de la bourse ?

Cette triste affaire démontre une fois encore l’incapacité d’Hollande à s’affirmer et à trancher, d’autant qu’il ne pouvait ignorer les soupçons qui pesaient sur son ministre depuis de longs mois. A moins, ce qui serait tout aussi critiquable, qu’il ait fait preuve d’une extrême naïveté. Toujours est-il qu’aujourd’hui, alors que le pays est au bord de l’implosion, le gouvernement a perdu l’un de ses plus brillants ministres et que la crédibilité de nombre d’autres est aujourd’hui sérieusement remise en cause, à commencer par le Premier ministre lui-même.

Hollande a privilégié quelques réformes sociétales qui n’avaient rien de prioritaire face à la gravité de crise qui n’a fait que s’amplifier en raison d’une politique inappropriée, notamment par des mesures d’augmentation massive des impôts qui découragent un peu plus l’investissement, l’emploi et la consommation en général. Le chef de l’Etat et son gouvernement sont aujourd’hui au pied du mur. Il y a maintenant urgence à réagir au plus vite, avant que le navire France ne chavire pour de bon. Pourvu que le capitaine ne songe pas à abandonner le navire en prenant la première chaloupe venue !

Reconnaissons qu’à ce jour, le « président normal » et la « république exemplaire » ont du plomb dans l’aile et qu’au plan économique, budgétaire et social, les choses sont au plus mal ! Au vu des 11 premiers mois, on voit d’ailleurs mal comment ce gouvernement très affaibli et peu crédible peut aujourd’hui sortir la France de l’impasse dans laquelle elle a été conduite par pure incompétence.

Quel gâchis ! La grande débandade serait-elle engagée ? Face à une crise de confiance sans précédent envers le chef de l’Etat depuis des décennies, Hollande pourra-t-il aller jusqu’au bout de son mandat ?

Finalement, à y regarder de plus prés, on peut comprendre que de plus en plus de français finissent par regretter un certain Nicolas Sarkozy qui, à défaut de se prétendre exemplaire, avait tracé un cap et s’y tenait contre vents et marées, quitte à déplaire à certains.


Rodez : à l’approche des élections municipales, ChristianTeyssèdre ne supporte pas la moindre critique à l’encontre de son bilan (2)

4 avril 2013

Après l’enfumage du maire de Rodez sur la taxe d’habitation, la forte augmentation de la CFE et des investissements pour le moins inadaptés font également débat.

Puisque M. Teyssèdre tient à vendre sa prétendue baisse de taxe d’habitation à Rodez, comment ne pas revenir un instant sur l’épisode lamentable qui a vu l’agglomération du Grand Rodez refuser de baisser la cotisation de CFE (Contribution foncière des entreprises) pour 2012 qui avait pourtant connu une augmentation de prés de 300% en un an. Vice-président de l’agglomération du Grand-Rodez, M. Teyssèdre qui est le véritable président de l’agglomération, s’est catégoriquement opposé au vote d’une baisse de la cotisation minimale de CFE qui sert de base à l’imposition de nombreuses petites activités commerciales. Du coup, nombre de ces petites entreprises de Rodez et de l’agglomération, dont certaines sont en grande difficulté, vont devoir supporter une cotisation démesurée alors que pendant ce temps, le même maire de Rodez allouait généreusement, et sans réelle contrepartie, une subvention de 60 000 euros au club de rugby, dont les performances et la rigueur de gestion sont pour le moins contestables.

Dans ces conditions, le maire de Rodez est mal venu à donner des leçons aux autres en matière d’augmentation des impôts locaux à Rodez. Les ruthénois apprécieront probablement le moment venu.

Concernant les investissements, il faut bien rappeler à M. Teyssèdre que s’il a pu réaliser certains investissements, c’est d’abord parce que les dossiers avaient été préparés et ficelés par l’équipe précédente et qu’il n’a finalement fait là que poursuivre, en partie, ce qui avait été initié. Ce qui aurait été un moindre mal si son équipe n’avait pas eu le mauvais goût de transformer à la va vite certains de ces projets, sans se soucier de leur cohérence globale et de leur financement. C’est ainsi qu’en lieu et place d’un palais des congrès, équipement pourtant indissociable du musée Soulages et qui fait tant défaut à Rodez, la municipalité s’est contentée d’une modeste salle des fêtes, pourtant fort onéreuse. Qui plus est, elle a fait le choix très contestable de la réaliser sur le plateau Paul Lignon en obérant ainsi toute possibilité d’extension future du stade situé à proximité. Pas si sûr que ce soit là un investissement adapté et cohérent.

Sur un plan financier, hormis le musée Soulages porté par l’agglomération, les habitants de la ville de Rodez devront supporter seuls le coût de l’opération de réaménagement du foirail alors que le palais des congrés, comme le cinéma et le parking souterrain, étaient initialement en grande partie portés par l’agglomération. Au bas mot, une bonne vingtaine de millions d’euros ont ainsi été investis par Rodez pour le compte de l’agglomération. Pas de quoi s’en glorifier quand on sait que la dette actuelle est au moins de l’ordre de 25 millions d’euros.!

En effet, alors que le multiplexe de cinéma devrait rayonner sur une population de plus de 100 000 habitants, contre moins de 30 000 pour la ville de Rodez, c’est pourtant cette dernière qui assure 100% du coût de construction et du fonctionnement de cet équipement. Il reste à espérer que l’exploitant qui a bénéficié de conditions pour le moins favorables, respectera ses engagements notamment en terme de fréquentation et de loyer.

Pour sa défendre, M. Teyssèdre a indiqué qu’il n’avait pas eu d’autre choix en raison des tergiversations au niveau de l’agglomération du Grand Rodez qui risquaient de retarder le projet. Il n’a donc pas hésité un seul instant à engager les finances de la ville sur ce dossier d’agglomération, ne serait-ce que pour pouvoir dire que le multiplexe aura été réalisé sous son mandat. Mais à quel prix pour les finances locales ? S’agissant de la communauté d’agglomération du Grand Rodez, ou plutôt de son non fonctionnement, rappelons que sa responsabilité dans les dysfonctionnements et le manque de gouvernance est immense.

Alors que le maire de Rodez veut nous faire croire qu’il a baissé les impôts et réduit la dette, pourquoi a-t-il a accepté de faire financer sur le dos des seuls habitants de Rodez de tels équipements qui seront très majoritairement utilisés par les non ruthénois ? Est-ce bien là un signe de bonne gestion et une opération satisfaisante pour les contribuables ruthénois ? Il est permis d’en douter grandement !


Rodez : à l’approche des élections municipales, ChristianTeyssèdre ne supporte plus la moindre critique à l’encontre de son bilan (1)

1 avril 2013

Le conseil municipal de Rodez du 25 mars 2013, a débuté par une attaque en règle de M. Teyssèdre contre le député Yves Censi, en réaction à des propos tenus par ce dernier dans la presse ces derniers jours. A défaut d’un ordre du jour consistant, le maire de Rodez a une nouvelle fois utilisé la tribune offerte par la réunion du conseil municipal pour attaquer l’un de ses opposants et le menacer de poursuites. Il s’agit là d’une pratique habituelle de M. Teyssèdre qui ne supporte pas la moindre critique à l’encontre de son bilan ; preuve qu’il n’est pas aussi bon qu’il le prétend.

Quelques jours avant, Yves Censi, député de la 1ère circonscription de l’Aveyron, par ailleurs candidat aux prochaines élections municipales à Rodez, avait dénoncé dans la presse locale un bilan calamiteux de la gauche à Rodez et notamment le manque de crédibilité de M. Teyssèdre, une augmentation de la taxe d’habitation, des investissements relatifs à l’agglomération financés par la seule ville de Rodez, une augmentation sensible de la dette et plus généralement un fonctionnement municipal peu démocratique.

Comme il en a l’habitude, dés que quelqu’un ose mettre en cause son bilan, M. Teyssèdre s’est lancé dans une diatribe sans fin avec ses habituels délires verbaux. Tout d’abord, il conteste qu’il y ait eu une augmentation de la taxe d’habitation depuis son arrivée en 2008, accusant au passage la municipalité sortante d’avoir augmenté cette même taxe d’habitation de 68% en 30 ans, pas moins ! Vraiment, M. Teyssèdre n’a peur de rien. Il est vrai qu’il est bien placé pour savoir que plus c’est gros, plus çà passe !

Le maire de Rodez, on le sait, a l’art de « balancer » des chiffres extravagants en se gardant bien d’en préciser la source et les modalités de chiffrage. En ce domaine, comme dans d’autres, la réalité est pourtant toute autre. S’il est vrai que jusqu’en 2002, la ville avait connu quelques augmentations des taux de la taxe d’habitation, c’était en raison même des spécificités de Rodez qui disposait alors de faibles ressources provenant de la taxe professionnelle et qui n’avait alors d’autres moyens que de procéder à des augmentations pour financer son développement, comme bien d’autre villes. De 2002 à 2007, le taux de la taxe d’habitation à Rodez était de 18.13%, taux ramené à 15.79% après intégration de l’abattement général à la base (seul taux comparable à la plupart des villes ne disposant pas de cet abattement). Ce taux se trouvait en 2008 dans la stricte moyenne des villes comparables de la région, soit nettement au-dessous de nombreuses villes comparables : Castres, Tarbes, Auch, Agen, Aurillac, Alés ou Le Puy-en-Velay…

Prétendre que la municipalité précédente avait augmenté de 68% la taxe d’habitation est donc purement mensonger.

Depuis son arrivée à la mairie de Rodez, M. Teyssèdre persiste à affirmer qu’il a baissé de 1% par an le taux de la taxe d’habitation. C’est si peu que beaucoup de contribuables n’y ont rien vu. Et pour cause, pour nombre de ruthénois, la cotisation de taxe d’habitation a plutôt augmenté régulièrement depuis 2008. Selon le maire, cette augmentation de cotisation ne lui serait pas imputable et résulterait simplement de la revalorisation annuelle des bases d’imposition de l’ordre de 1.5% à 2.1% par l’Etat. A l’entendre, il n’y aurait pas eu d’augmentation. Il s’agirait d’une simple manipulation du député qui laisserait ainsi entendre que cette augmentation lui serait imputable. Sur ce point, il est intéressant de rappeler que ce même Teyssèdre, lorsqu’il était dans l’opposition, accusait régulièrement  la majorité d’alors d’augmenter les impôts et la taxe d’habitation notamment en prenant en compte dans ses calculs cette revalorisation annuelle des bases d’imposition ! Probablement l’a-t-il oublié aujourd’hui !

Pour en terminer avec la taxe d’habitation, rappelons que le candidat Teyssèdre avait promis une baisse de la cotisation de la taxe d’habitation entre 2008 et 2014. Or, d’une part, la modeste baisse de 1% par an des taux d’imposition a été largement neutralisée par la revalorisation annuelle des bases d’imposition de l’ordre de 2%. D’autre part, le maire de Rodez omet de prendre en compte l’impact lié à la réduction de 5% votée en 2009 par son équipe, de l’abattement général à la base applicable à tous les foyers (abattement ramené de 15% à 10% seulement). Cette réduction de l’abattement général à la base s’est traduite pour les bénéficiaires (prés de 50% des contribuables) par une augmentation à due concurrence de 5% de la cotisation depuis lors, et ce, tous les ans.

Dans ces conditions, n’en déplaise à M. Teyssèdre, pour une majorité de contribuables ruthénois, le plafonnement à 10% de l’abattement général à la base (au lieu de 15% auparavant) a eu pour conséquence une augmentation sensible de la cotisation de taxe d’habitation ; et ce, en dépit de l’instauration d’un abattement pour handicapés d’une portée limitée. Là est la stricte réalité. Au final, même après neutralisation de la revalorisation des valeurs locatives, pour de nombreux ruthénois, il n’y a pas eu de baisse de la cotisation de taxe d’habitation mais bel et bien une augmentation.

Encore du vent et toujours du vent. Il est vrai que M. Teyssèdre est un expert dans l’enfumage !