Rodez agglomération : Les futurs chantiers routiers pour aménager la rocade et faciliter la traversée de l’agglomération

23 novembre 2017

Ces dernières années, la circulation sur la rocade de Rodez n’a fait que se dégrader au fur et à mesure de l’augmentation du trafic automobile. Les habitants de l’agglomération de Rodez et des environs n’en peuvent plus d’être quotidiennement bloqués, notamment aux heures de pointe, en raison de la saturation des divers ronds-points de la rocade, à Saint Félix, aux Moutiers et à Saint Marc mais aussi dans Rodez, au tristement célèbre rond-point de Saint Eloi.

La mise en service en 2019 de l’intégralité de la RN88 à 2 X 2 voies entre Toulouse et Rodez va accentuer un peu plus les difficultés actuelles du fait de la forte augmentation du trafic routier en transit via la rocade. Il y a donc urgence à trouver des solutions pour désengorger celle-ci au plus vite..La rocade actuelle a été aménagée pour partie en boulevard urbain où la vitesse est limitée à 70 km/h. Initialement, elle devait conserver cette vocation afin de protéger les riverains des diverses pollutions qu’aurait généré une autoroute urbaine traversant de nombreux quartiers résidentiels d’Olemps, Rodez et Onet-le-Château. Pour ce faire, elle devait conserver un trafic strictement local alors que le trafic en transit devait emprunter le grand contournement autoroutier de Rodez via l’ouest et le nord.

Hélas, depuis plus de 15 ans, à défaut d’un accord entre les diverses parties prenantes de ce dossier (région, département, Rodez agglomération) et d’un véritable soutien au projet de grand contournement, l’Etat a laissé traîner le dossier qui est progressivement tombé aux oubliettes par manque de volonté politique pour le faire aboutir. A cela s’ajoute les fortes contraintes budgétaires auxquelles doit faire face l’Etat aujourd’hui. Pour ces raisons, il n’est plus en capacité de financer le projet de contournement qui n’est d’ailleurs plus à l’ordre du jour. C’est regrettable mais c’est ainsi !

Priorité aux travaux d’aménagement de la rocade de Rodez

Aujourd’hui, les élus de Rodez agglomération, soutenus par le Conseil départemental de l’Aveyron et la région Occitanie portent un projet alternatif qui consiste en l’aménagement complet de la rocade actuelle à 2×2 voies avec réalisation de carrefours dénivelés, en lieu et place des actuels ronds-points. Ce projet s’élève à environ 40 millions d’euros pour l’aménagement des trois giratoires en échangeur. A l’heure actuelle, le contrat de plan Etat-Région Occitanie 2015-2020 a prévu seulement 10 millions d’euros auquel devrait s’ajouter une participation du Conseil départemental et de l’agglomération. Il reste donc prés de 30 millions d’euros à financer.

Les études sont actuellement en cours pour un début des travaux attendu courant 2020. Dans un premier temps, les travaux de réalisation des échangeurs devraient concerner les ronds-points de Saint Félix et des Moutiers, situés sur la portion centrale et la plus fréquentée de la rocade. Les travaux sont prévus pour durer plus d’un an. La deuxième phase d’aménagement concernerait l’aménagement du rond-point de Saint Marc également transformé en échangeur. Ces travaux devraient entraîner le déclassement de la rocade actuelle de boulevard urbain en autoroute urbaine pour laquelle la vitesse maximale serait portée à 90 km/h.

Ces importantes améliorations des conditions de circulation sur la rocade de Rodez sont attendues avec impatience. Sauf peut-être les riverains, qui au fil de l’augmentation du trafic, vont devoir en supporter les contraintes, à commencer par le bruit et la pollution atmosphérique croissante source de tant de problèmes de santé. Après l’abandon du projet de grand contournement pour défaut de financement, il n’y avait hélas guère d’autres alternatives pour les élus locaux que de porter ce projet avec ses inconvénients, sous peine de reporter aux calendes grecques l’aménagement de la rocade de Rodez et le prolongement de la RN88 à deux fois deux voies.

Plus d’infos : Projet d’aménagement de la rocade de Rodez

De son côté, la ville de Rodez va aménager le carrefour Saint Eloi

En complément des travaux d’aménagement de l’actuelle rocade, la ville de Rodez devrait engager les travaux d’aménagement du carrefour Saint Eloi qui demeure le principal point noir de la circulation à Rodez ces dernières années.

Le transfert prochain de l’université Jean-François Champollion à proximité de l’actuel IUT, prés de Saint Eloi, va en effet densifier un peu plus la circulation dans un quartier où elle est devenue de plus en plus difficile ces dernières années. C’est la raison pour laquelle la ville de Rodez devrait sortir des cartons le projet qui date de plus de 15 ans déjà. Il viserait à réaménager complètement la circulation du carrefour Saint Eloi, reliant l’avenue de Bordeaux, l’avenue du Mal Joffre et la rocade. Si la municipalité tient ses engagements, les travaux pourraient être réalisés concomitamment à l’aménagement de la rocade, c’est-à-dire à partir de 2019/2020.

Ce nouveau carrefour devrait prévoir un accès direct pour les véhicules en provenance du Bd Paul Ramadier vers la gare SNCF, mais aussi vers l’actuel rond-point des Moutiers. En prélude à ces travaux futurs, un nouveau giratoire a été mis en service au carrefour du bd du Maréchal Joffre et de l’avenue du 8 mai 1945. Gageons que cet aménagement majeur de la circulation à la principale entrée de Rodez, différé depuis de trop nombreuses années, verra enfin le jour pour le confort des ruthénois.

Le Conseil départemental réalise le barreau de Saint Mayme, reliant la rocade de Rodez au Causse Comtal

De son côté, le Conseil départemental ne perd pas de temps et, conformément à ses engagements, a lancé l’appel d’offre courant janvier 2016 pour les travaux du barreau de Saint Mayme, reliant la rocade de Rodez au Causse-Comtal (RD 988). Ces travaux ont démarré en 2017 avec la réalisation du rond-point sur la RD 988 entre Sébazac-Concourés et Lioujas et les divers ouvrages d’art.

Ils concernent l’aménagement d’une voie rapide de 9 km avec une chaussée à 2 et 3 voies, entièrement nouvelle, pour un coût total estimé à 25 millions d’euros, entièrement financés par le Conseil départemental bien que s’agissant d’une route nationale. Ces travaux, qui permettront de relier le nord Aveyron à l’actuelle rocade de Rodez en contournant la zone commerciale nord de Sébazac-Concourés, s’inscrivent dans le prolongement de la future liaison autoroutière entre Rodez et Séverac d’Aveyron (A75). Ils devraient se terminer en 2019.

Le prolongement de la RN88 à 2X2 voies entre Rodez et Séverac toujours en panne

Reste à espérer que le calendrier des travaux sera respecté et qu’à l’horizon de 2022, les difficultés de circulation dans le secteur de l’actuelle rocade de Rodez ne seront plus qu’un mauvais souvenir.

S’il est maintenant acquis que la RN88/A68 arrivera aux portes de Rodez fin 2019 et que la rocade de Rodez sera mise à niveau, il subsistera un important point noir entre Rodez et Séverac-le-Château (A75).

L’aménagement à 2X2 voies de cette importante voie du sud Massif-Central est toujours bloqué du fait de l’Etat qui n’a de cesse de faire traîner les choses, arguant d’un trafic insuffisant. Ce dernier tronçon aveyronnais de la RN88 est pourtant vital pour l’économie des départements de l’Aveyron, du Cantal et de la Lozère, les plus directement concernés. Au total, il ne s’agit pourtant que de 42 km pour un coût de l’ordre de 300 millions d’euros, soit une goutte d’eau pour l’Etat.

Le dossier relève en effet de sa compétence exclusive. A noter que l’actuel contrat de plan Etat-Région Occitanie 2015-2020 n’a prévu de 2 dérisoires millions d’euros d’études sur ce tronçon pourtant vital pour le département ! On est encore loin du compte.

Compte-tenu des erreurs passées des élus locaux sur ce dossier et du non-respect par l’Etat des engagements pris, il faut espérer que les élus départementaux vont dorénavant faire bloc et parler d’une seule voix face à l’Etat pour débloquer au plus vite ce grand chantier de désenclavement, indispensable au développement économique du département et de tout le sud Massif-Central.

Il y va de l’avenir des territoires ruraux évoqués par le président Emmanuel Macron dans sa campagne. On attend des actes concrets de l’Etat sur ce dossier.

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Occitanie-Aveyron : Plaidoyer pour l’aménagement rapide de la RN88 à 2X2 voies entre Rodez et Séverac d’Aveyron/A75

30 octobre 2017

Voici quelques jours, devant les membres du Conseil départemental de l’Aveyron, M. le préfet en tant que représentant de l’Etat, s’est voulu rassurant en affirmant que ce dernier s’engageait à soutenir activement les investissements dans notre département.

Pas sûr qu’il ait convaincu de nombreux conseillers départementaux, sachant que les seuls travaux de mise à 2X2 voies de la RN88 entre La Mothe et Les Molinières, aux portes de Rodez, a pris deux ans de retard du seul fait de l’Etat. Par ailleurs, si sa réalisation était normalement à son entière charge, au final, elle aura été financée pour moitié par la région Occitanie et les départements du Tarn et de l’Aveyron. Initialement prévue fin 2017, la mise en service de l’intégralité de cette voie rapide entre Rodez et Toulouse n’interviendra, dans le meilleur des cas, que fin 2019. Par contre, aucun calendrier n’est avancé concernant le début des travaux de mise à 2X2 voies de la RN88 entre Rodez et Séverac (A75). On peut donc comprendre la prudence des élus locaux face aux engagements de l’Etat à soutenir l’économie départementale.

Force est de constater que pendant trop longtemps, l’Etat qui a une mission de solidarité territoriale, a purement et simplement oublié certains d’entre eux. Même si ces dernières décennies, le département de l’Aveyron, bien qu’enclavé entre Toulouse, Montpellier et Clermont-Ferrand, ne s’en est pas trop mal sorti grâce notamment au dynamisme économique de l’agglomération du Grand Rodez, le département souffre d’un handicap important du fait de l’absence de continuité autoroutière entre Rodez et l’autoroute A75.

Le développement de l’agglomération du Grand Rodez et du département de l’Aveyron sont freinés par cette absence de liaison autoroutière pour développer les échanges avec les métropoles régionales de Toulouse, Montpellier, Clermont-Ferrand et Lyon.

L’importance de la RN88 a pourtant été reconnue dès 1992 avec son inscription au Schéma directeur routier national et en 1995 à Mende par le Premier ministre de l’époque M. Edouard Balladur, qui s’était engagé à ce que l’Etat réalise dans les 10 ans l’aménagement autoroutier de l’axe Toulouse-Lyon (RN88-A68) via Albi, Rodez, Mende, Le Puy-en-Velay et Saint Etienne. L’axe avait alors été classé dans son intégralité en grande liaison d’aménagement du territoire (GLAT). 22 ans plus tard, les choses n’ont guère avancé sur cet axe, notamment entre Rodez et Le Puy. Une fois de plus, l’Etat n’a pas respecté ses engagements en la matière.

Si une partie de la RN88 à 2 x 2 voies entre Rodez et Toulouse devrait être mise en service en 2019, le tronçon Rodez/Séverac d’Aveyron (échangeur A75) en est toujours au même stade de simple projet. aucun travaux ne sont prévus dans le cadre du Programme de Modernisation des Itinéraires Routiers (PDMI) et du contrat de plan Etat-Région Occitanie 2015-2020 alors que la déclaration d’utilité publique a été réalisée il y a déjà fort longtemps.

Ce tronçon de seulement 42 km entre Rodez et Séverac d’Aveyron (A75), qui doit permettre de relier les autoroutes A68-A75 et A20 est aujourd’hui constitué de 2 voies uniques alors qu’il supporte un trafic de transit en très forte augmentation, avec de nombreux poids-lourds. Cette portion est arrivée à saturation avec des ralentissements importants aux heures de pointe et de fréquents accidents de la route.

Avec la traversée de Rodez qui reste encore à réaliser, c’est aujourd’hui le gros point noir au niveau de la circulation routière dans le département qui pénalise lourdement son développement économique et touristique. Le coût d’achèvement de cette liaison autoroutière est estimé à seulement 300 millions d’euros ; ce qui est peu au regard des retombées économiques attendues pour l’ensemble des départements concernés par la RN88 (hors Toulouse et Lyon, c’est plus 1.5 millions de d’habitants directement concernés et prés de 400 000 emplois).

Dans l’un de ses discours de campagne consacré à la ruralité, le président Emmanuel Macron a déclaré que les territoires ruraux ne seraient pas les oubliés et qu’il revenait à l’Etat de mettre fin à l’enclavement de certains territoires, en développant les liaisons à très haut débit partout en France et en achevant la réalisation des axes routiers indispensables au maillage du territoire. L’axe RN88 entre Rodez et Le Puy se situe exactement dans ce cadre. On attend toujours !

Il y a maintenant urgence à relancer la réalisation de la RN88/A68 entre Rodez et Le Puy afin d’achever au plus vite cet axe économique vital pour le développement de l’ensemble du sud Massif-Central et rompre l’isolement avec les métropoles de Toulouse, Montpellier et Lyon. Le déploiement du très haut débit en fibre, bien qu’indispensable, ne compensera jamais l’enclavement routier.

Au delà de Rodez et de l’Aveyron, c’est en effet un ensemble de villes moyennes (Albi, Rodez, Figeac-Decazeville, Aurillac, St Flour, Mende, Le Puy-en-Velay, Saint Etienne…) et 8 départements ruraux (Tarn, Lot, Aveyron, Cantal, Lozère, Haute-Loire, Ardèche et Loire) situés à proximité de cet axe qui attendent avec impatience son rapide aménagement aux normes autoroutières.

D’ores et déjà, l’ensemble des élus du département de l’Aveyron, toutes appartenances politiques confondues, s’est récemment prononcé en faveur de l’engagement rapide des travaux de mise à 2 X 2 voies de la RN88, entre Rodez et l’A75.

Il ne reste plus qu’espérer que la région Occitanie soutiendra activement cet aménagement dans le cadre du prochain plan Etat-Région et participera activement à son financement en vue d’accélérer sa réalisation rapide car il est essentiel que Mende et la Lozère soient reliés à la capitale régionale Toulouse. S’agissant de la région Rhône-Alpes-Auvergne, dont le président actuel a été maire du Puy-en-Velay, on ne peut que souhaiter que qu’elle soit au rendez-vous pour accompagner l’Etat en vue de la réalisation rapide de cet axe autoroutier majeur que constitue la RN88/A68 pour tout le sud Massif-Central.


Rodez : Baisse de la taxe foncière et hausse de la taxe d’habitation pour 2018

24 septembre 2017

Lors du Conseil municipal du 22/09/2017, le maire de Rodez a annoncé que la municipalité avait fait le choix de baisser le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 5% dés 2018, en ramenant son taux de 28.94%, inchangé depuis plus d’une décennie, à 27.49%. Corrélativement, la municipalité a décidé de supprimer définitivement l’abattement général à la base de 5% dont bénéficiaient tous les foyers en matière de taxe d’habitation. Cette suppression aura pour effet d’augmenter la base d’imposition et par voie de conséquence la cotisation due par les foyers qui en sont redevables.

En d’autres termes, cette décision de la municipalité de gauche aura finalement pour conséquence pour les propriétaires résidents à Rodez, de neutraliser la baisse de la taxe foncière sur les propriétés bâties. A l’inverse, les propriétaires-bailleurs bénéficieront de l’intégralité de la baisse de la taxe foncière puisque la taxe d’habitation est payée par le locataire. Par contre, pour les locataires, sauf exonération ou de plafonnement, ils devraient supporter, comme les propriétaires résidents, l’augmentation de la taxe d’habitation imputable à la suppression de l’abattement général à la base de 5% sans aucune contrepartie.

L’abattement général à la base applicable en matière de taxe d’habitation

L’abattement général à base est un abattement facultatif dont bénéficie l’ensemble des résidents de la commune au titre du logement qu’ils occupent, qu’ils soient simples locataires ou propriétaires. Cet abattement avait été voté par la ville de Rodez il y a bien longtemps ; il avait un but social : diminuer la valeur locative imposable du logement favorisant les logements de petite ou moyenne surface. En effet, cet abattement est calculé sur la valeur locative moyenne de la commune ; il est plafonné au-delà d’une certaine valeur locative. Peu de communes comparables à Rodez ont cependant voté cet abattement qui à l’inconvénient de faire apparaître un taux de taxe d’habitation supérieur à la pression fiscale réelle.

Il était de 15%, soit le maximum en 2008 et a été ramené à 10% en 2009, puis à 5% en 2016 par décision de la municipalité actuelle. Pour 2018, cet abattement sera définitivement supprimé compte-tenu du récent vote de la majorité municipale du Conseil municipal. Ce qui conduira mathématiquement à une augmentation de la cotisation de taxe d’habitation, à laquelle s’ajoutera l’actualisation des valeurs locatives qui sera voté en fin d’année par le Parlement dans le cadre de la loi de finances pour l’année 2018. Raison pour laquelle le groupe de la droite et du centre au Conseil municipal a voté contre cette suppression.

Rappelons que la diminution de ce même abattement de 5% en 2009, puis à nouveau 5% en 2016 par la municipalité avait été suivi d’une baisse de corrélative du taux de la taxe d’habitation de 5%. Ce qui avait conduit, selon la valeur locative du logement, à neutraliser tout ou partie du coût financier lié à sa suppression. Même si cela n’avait pas entraîné de baisse notable de la cotisation de taxe d’habitation pour tous les ruthénois (exception faite des contribuables ayant bénéficié de l’abattement pour personnes à charges ou pour handicap), les précédentes baisses de taux avaient au moins le mérite d’une meilleure lisibilité fiscale en réduisant de facto l’écart de taux avec les communes voisines. Il en ira différemment en 2018 puisque le taux de la taxe d’habitation restera inchangé.

Coup de frein à la baisse de la taxe d’habitation

La logique et la cohérence de la fiscalité locale aurait voulu que la suppression des derniers 5% de l’abattement général à la base dés 2018, soit suivi d’une baisse au moins égale du taux de la taxe d’habitation comme cela a été le cas pour les années 2009 et 2016. Le coût aurait été moindre pour les contribuables, mais aussi pour la collectivité, tout en ayant l’avantage de ramener le taux de la taxe d’habitation de 16.38% actuellement, à environ 15.60%. C’eût été plus équitable pour les propriétaires occupants et les locataires qui font le dynamisme de la ville.

Chacun s’accorde en effet à reconnaître que la taxe d’habitation, qui est due par les occupants de tout logement au 1er janvier (sauf exonération ou plafonnement en fonction des revenus), qu’il soit locataire ou propriétaire, reste un impôt relativement injuste, d’autant plus que les logements récents, y compris les logements sociaux, sont globalement surimposés au regard des logements anciens souvent sous-évalués. Seule une réforme des valeurs locatives, reportée par les gouvernements successifs en raison de sa complexité, aurait été de nature à rétablir une plus grande équité.

C’est probablement la raison pour laquelle le président Emmanuel Macon a opté pour une exonération de 80% des foyers qui en sont redevables plutôt que de monter une nouvelle usine à gaz du type de la retenue à la source. Il reste cependant des interrogations sur sa mise en œuvre qui, en tout état de cause, placera un peu plus les collectivités territoriales sous la dépendance du bon vouloir de l’Etat pour le remboursement de cette coûteuse exonération.

Dans ce contexte, la précipitation de la majorité municipale de gauche à stopper brutalement cette évolution à la baisse de la taxe d’habitation pour 2018 reste incompréhensible. Il s’agit probablement là d’un effet pervers de la réforme prochaine de la taxe d’habitation voulue le président Macron, qui n’a en aucune manière pour objet d’inciter les collectivités à stopper la baisse de la taxe d’habitation et réduire les efforts de convergence de la fiscalité locale !

La baisse du taux de la taxe d’habitation avait pour logique de réduire l’écart avec ceux des autres communes de l’agglomération. Or, en dépit de la baisse des taux de la taxe d’habitation en 2009 et 2016, avec un taux de 16.38% en 2017, celui-ci reste encore beaucoup plus élevé que les autres communes (Sce DGCL – données 2015) : Onet-le-Château (8.70%), Luc La Primaube (11.70%), Olemps (10.60%), Sébazac-Concourés (9.13%)… pour ne citer que les principales communes.

Avec des écarts de 5% à 8% avec les principales communes de l’agglomération, la convergence des taux de la taxe d’habitation ne semble pas pour demain. Même si à brève échéance seulement 20% des foyers l’acquittent, le taux de la taxe d’habitation resta durablement, au moins autant que celui de la taxe foncière sur les propriétés bâties, un élément de comparaison et d’attractivité important pour les nouveaux arrivants dans l’agglomération.

Baisse de la taxe foncière sur les propriétés bâties

Le choix de privilégier la baisse de la taxe foncière, plutôt que la taxe d’habitation, est pour le moins étonnant de la part d’une municipalité de gauche. En règle générale, les collectivités penchent en faveur de la baisse taxe d’habitation qui est l’impôt local acquitté par l’ensemble des ménages et notamment les plus modestes.

Le maire de Rodez a reconnu que la baisse de la taxe foncière était un choix délibéré et assumé, allant jusqu’à se féliciter que la ville de Rodez soit la première dans la région Occitanie à franchir le pas ! Ce choix paraît pour le moins contestable pour plusieurs raisons :

  1. Pourquoi privilégier à ce point les propriétaires, sachant par ailleurs qu’à Rodez plus de 40% d’entre eux n’habitent pas la ville (ce qui est considérable au regard d’autres villes) ? Les 40% sont constitués pour une grande part de propriétaires-bailleurs pour qui, comme chacun le sait, le montant de la taxe foncière n’a aucune incidence sur leurs choix puisque leur seule préoccupation est la rentabilité du bien et l’avantage fiscal qui en découle. La municipalité voudrait favoriser les propriétaires bailleurs qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.
  2. Cette baisse de la taxe foncière est d’autant plus surprenante que son taux actuel à Rodez de 28.94% (27.49% en 2018) reste parmi les plus bas des villes de la strate au plan régional. En outre, la comparaison avec les communes de Rodez-Agglomération permet de constater que les écarts sont bien moindres qu’en matière de taxe d’habitation, notamment avec Onet-le-Château dont le taux était de 25.29% en 2015.
  3. Enfin, la baisse des taux de la taxe foncière, en dépit de la baisse concomitante de l’abattement général à la base, demeure d’un coût bien plus élevé que ne l’aurait été la baisse du taux de la taxe d’habitation.

Les effets pour le moins discutables de la baisse de la taxe foncière

Après avoir baissé les taux de la taxe d’habitation, la baisse de la taxe foncière envisagée pour 2018 par la municipalité semble manquer cruellement de cohérence et n’aura probablement que des effets très limités sur l’attractivité fiscale de la ville.

Cette décision favorise les propriétaires-bailleurs déjà fort nombreux sur la ville de Rodez au détriment des propriétaires résidents qui eux devront, en outre, supporter l’augmentation de la taxe d’habitation liée à la suppression de l’abattement général à la base de 5%. Il s’agit là d’une forme de mépris pour les résidents de la ville qui acquittent la taxe d’habitation bien que son taux soit très supérieur aux communes de l’agglomération.

Il paraît donc peu vraisemblable que la baisse de la taxe foncière envisagée pour 2018 puisse redonner du pouvoir d’achat au plus grand nombre de ruthénois. Si augmentation du pouvoir d’achat pour les foyers les plus modestes il y a, ce sera plutôt du fait du gouvernement en raison de l’exonération de 80% des foyers redevables de la taxe d’habitation, et non de la municipalité.

Enfin, le réalisme permet de douter que la baisse de la taxe foncière puisse être de nature à inciter les ruthénois à venir résider à Rodez, plutôt que dans les autres communes de l’agglomération ou des communes extérieures alors que le taux de la taxe d’habitation y reste nettement plus élevé. Si elle est fortement souhaitable, la convergence de la fiscalité locale au sein de l’agglomération et la mise en œuvre d’un véritable pacte fiscal ne semblent pas pour demain.

Nul doute qu’il eût été préférable de poursuivre la baisse du taux de la taxe d’habitation en 2018 ; ce d’autant plus que son rendement est nettement moins important pour la collectivité et donc moins coûteux. Ceci aurait aussi permis de réduire l’exposition de la commune vis-à-vis de l’Etat qui, à terme, risque de ne prendre en charge qu’une partie de l’exonération qui lui incombe au titre des exonérations de taxe d’habitation.

Une fois de plus, il s’agit d’abord d’une mesure d’affichage médiatique. Les ruthénois pourront juger sur pièce à l’automne 2018.


Rodez : A mi-mandat municipal, les investissements reprennent enfin

16 juillet 2017

Alors que certains investissements prévus depuis fort longtemps semblaient remis au calendes grecques, lors du dernier Conseil municipal de juin dernier, le maire de Rodez a profité du débat relatif au vote du compte administratif 2016 pour faire un point sur un ensemble d’investissements à venir, ville et agglomération confondus pour ne pas changer. Rejetant l’un des arguments de l’opposition concernant la baisse des investissements, Christian Teyssèdre a finalement annoncé le démarrage prochain de quelques grands chantiers municipaux dont la plupart dormaient dans les cartons depuis 2008.

Au premier rang des futurs grands chantiers du centre-ville : la place et le parking Foch. Rappelons que cette place piétonne est utilisée depuis de longues années comme parking extérieur et qu’elle souffre d’un revêtement très dégradé qui n’assure plus l’étanchéité du parking souterrain depuis bien longtemps. S’agissant du parking souterrain de prés de 400 places, il date de plus de 50 ans (ce fût le premier parking souterrain qui avait été concédé à GTM Entrepose). Au terme de la concession, il a été exploité en régie directe par la ville, sans qu’aucun travaux de rénovation n’aient jamais été réalisés. Il est aujourd’hui en mauvais état et très peu fonctionnel, sans ascenseur pour desservir ses 3 étages.

L’ancienne municipalité battue en 2008, n’avait pu mener à bien le projet de rénovation qu’elle avait envisagé. Depuis cette date, l’actuelle municipalité avait régulièrement différé le dossier et plusieurs projets différents avaient d’ailleurs été évoqués avant d’être abandonnés. Au final, la maire de Rodez a annoncé la reprise du dossier de l’ancienne municipalité prévoyant outre la rénovation complète du parking, l’ouverture de la place Foch directement sur le boulevard Gally, avec des escaliers permettant l’accès à la place et peut-être une fontaine et des jets d’eau.

Ce chantier d’un coût estimé à 4 millions d’euros devrait débuter avant la fin de l’année 2017 par la réfection de la place Foch avec la réalisation de l’étanchéité, puis le parking qui devrait être légèrement agrandi et porté à 400 places. Voilà un projet qui devrait permettre de remodeler agréablement ce quartier du centre-ville, sachant qu’il s’agit aussi du parking le mieux situé et le plus fréquenté. Ce qui devrait donner une bien meilleure image de notre ville aux visiteurs qui fréquentent actuellement ce lieu en piteux état. Espérons seulement que la place Foch retrouvera définitivement sa vocation première : une place entièrement piétonne dédiée à l’animation de la ville.

L’autre grand projet, lui aussi très ancien, concerne le réaménagement complet de la place de la Cité, l’une des grandes places de la ville aujourd’hui dans un état lamentable alors même qu’elle est incontournable avec son marché du samedi, ses terrasses de cafés et son office de tourisme.

Le projet de l’ancienne municipalité qui prévoyait un parking souterrain au-dessous a été abandonné par l’actuelle majorité voici des années en raison des coûts prohibitifs des fouilles nécessaires à sa construction, sachant que nous sommes ici au cœur de la vielle cité gallo-romaine des Ruthènes. Cet abandon a engendré un retard considérable en raison des divers projets plus ou moins aboutis qui n’ont toujours pas vu le jour. Le dernier présenté aux seuls élus de la majorité municipale prévoyait la remise à niveau de l’ensemble de la place, devenue entièrement piétonne et comportant l’œuvre d’un artiste local. Celle-ci faisant la part belle aux terrasses des cafés, tout en permettant le maintien du marché du samedi.

Cet espace piéton devant être complété par l’aménagement des places autour de la cathédrale, de la rue Frayssinous et de la rue du Terral, avec le maintien de quelques places de stationnement temporaires.

Aux dernières nouvelles, le projet semble à nouveau enlisé et le réaménagement de ce haut lieu de la vie ruthénoise s’éternise. En effet, si le maire a confirmé l’engagement prochain des travaux, il a pris soin de n’avancer aucune date alors que la municipalité avait initialement annoncé le début des travaux fin 2017. Plus vraisemblablement, ces travaux ne devraient pas débuter avant l’automne 2018 et peut-être même 2019, à moins qu’ils ne soient simplement reportés après les élections. Ce qui est profondément regrettable car l’image de la ville, avec le succès du musée Soulages, mérite que cette place centrale soit réaménagée au plus vite !

Pourquoi ces aménagements structurants pour le centre-ville n’ont-ils pas été engagé depuis 2014 et même avant ? Probablement pas pour des raisons financières puisque les finances de la ville sont plutôt bonnes avec une dette en forte baisse, du fait notamment de la faiblesse des investissements de ces dernières années. A moins que cette concentration des principaux investissements en fin de mandat n’ait d’autre motivation que politicienne, à l’approche des élections de 2020 comme certains le laissent entendre ? Plus vraisemblablement, il s’agit simplement d’une incapacité pour les services de la ville et la municipalité à mettre en œuvre ces projets.

Les autres chantiers à venir sont à l’initiative de Rodez agglomération. Il s’agit de la maison de santé du Faubourg, qui sera suivie par celle de Gourgan et bien sûr de l’aménagement de Combarel resté en friche depuis 2008 et qui a connu cette année ses premiers coups de pelle, en attendant les travaux de construction de l’EPHAD.

Au final, même si on peut déplorer un important retard pris dans de nombreux travaux, l’essentiel est que ces investissements structurants pour la ville finissent par être réalisés. Mieux vaut tard que jamais !


Aveyron : En 2017, le déploiement de la 4G progresse enfin significativement

9 juillet 2017

Le déploiement du haut débit mobile dans le département de l’Aveyron avait débuté dès 2013 avec les opérateurs Orange et Bouygues-Télécom qui avaient été des précurseurs dans le département. Jusqu’en 2015, la 4G restait cependant concentrée dans quelques zones urbaines de Rodez, Millau, Decazeville et Villefranche-de-Rouergue principalement.

Depuis 2016, la 4G a enfin décollé en Aveyron. Derniers arrivés avec la 4G sur le département, SFR et Free Mobile ont mis les bouchées doubles. Même s’il reste encore des zones blanches importantes en 4G, principalement dans les zones à faible densité de population, l’ensemble des opérateurs mobiles a mis le paquet depuis le début de l’année 2017.

A mi 2017, la meilleure couverture 4G est assurée par SFR avec 72 antennes en propre + une douzaine louées à Bouygues Télécom sur les agglomérations de Rodez et Millau. Orange a également amélioré sa couverture 4G avec 49 antennes, même s’il reste en retrait par rapport à SFR notamment dans les zones rurales. De son côté, Free poursuit sa couverture avec 38 antennes, devant Bouygues-Télécom : 30 antennes.

A noter que 66 nouvelles antennes 4G devraient entrer en service d’ici la fin 2017 sur le département. Ce qui devrait profiter principalement à Bouygues-Télécom (+40), Free mobile (+18) et SFR (+8) et rabattra sensiblement les cartes entre les opérateurs au plan départemental, même si SFR conservera l’avantage.

Voici le détail des antennes mobiles activées par les 4 opérateurs mobiles en Aveyron au 15/08/2017 :

Opérateur

Antennes

2G/Edge

Antennes

3G/3G+

Antennes

4G

Total antennes

Orange

  154

 142   49

345

SFR

   113 164    72

348

Bouygues-Télécom

     106  

110    30

 246 

Free Mobile

       0

 108   38

146

Total Aveyron

   372 524  189

    1085+231

Sources : AFNR (Agence nationale des fréquences radioélectriques / Couverture mobile

Quelques chiffres sur les antennes mobiles déployées en Aveyron au 15/08/2017 :

  • Nombre total d’antennes 2G,3G&4G :                 1085+231 à venir (total France : 76 480)
  • Nombre d’antennes 4G :                                       189+66 à venir
  • Nombre d’habitants par antenne :                         269 (moyenne nationale : 440)
  • Nombre d’antennes pour 1 000 habitants :             3.721 (moyenne nationale : 2.274)
  • Nombre d’antennes au km2 :                                 0.117 (moyenne nationale : 0.266)

Malgré les 189 antennes 4G actives à mi 2017 en Aveyron, il reste encore beaucoup à faire pour une couverture optimale des zones non denses. Gageons que ce retard sera en grande partie comblé dès l’année prochaine en attendant la 5G prévue à partir de 2021. Mais il s’agit là d’une autre histoire !

La faiblesse de la couverture 4G en Aveyron est toutefois compensée par un bon réseau 3G/3G+ (plus de 500 émetteurs) qui permet un débit acceptable en attendant mieux, notamment dans les zones rurales.

Plus d’informations sur les réseaux de téléphonie mobile des divers opérateurs :


Aveyron : 40 ème Festival de l’abbaye de Sylvanès

25 juin 2017

La 40ème édition du Festival de l’abbaye de Sylvanès se déroulera du 09 juillet au 27 août 2017, dans le magnifique site de l’abbaye de Sylvanès dans le sud Aveyron. Il fera une nouvelle fois la part belle aux musiques sacrées et aux musiques du monde.

A l’occasion de ses 40 ans d’histoire, l’abbaye de Sylvanès fête l’anniversaire de la prodigieuse aventure musicale du Festival de Sylvanès. En effet, que de chemin parcouru par Michel Wolkowitsky, directeur artistique et fondateur du festival et toute son équipe. 40 ans plus tard, le pari osé a été gagné. Le Festival de Sylvanès est solidement ancré en l’abbaye du même nom, fort de son rayonnement et de sa vocation de haut lieu de la spiritualité et de culture fondé sur des valeurs fortes de tolérance et de respect de l’autre.

Dans un monde perturbé, en quête de racines et d’authenticité, l’abbaye de Sylvanès constitue un merveilleux havre de paix et de sérénité pour se ressourcer.

L’ensemble des concerts se déroulera dans l’exceptionnelle acoustique de l’abbatiale de Sylvanès.

Voici quelques-unes des principales œuvres proposées lors du festival de Sylvanès 2017 :

  • dimanche 09 juillet : « Polyphonies sacrées et traditionnelles de Géorgie », Ensemble Marani, cœur de voix d’hommes. Direction musicale : Tariel Vadchatzé
  • vendredi 14 juillet : « Wolfgang Amadeux Mozart, Grande messe en ut mineur, Symphonie n° 41 Jupiter », Ensemble vocal de Montpellier – Orchestre contrepoint. Direction musicale : Franck Foncouberte
  • samedi 15 juillet : « Voyage poétique d’Occitanie en Italie et au-delà… », Cylcée direction, composition, chant, guitare, violon
  • dimanche 16 juillet : « Encuentro Flamenco, de l’arabo-andalou au flamenco moresco », La Compagnie Marc Loopuyt : Direction artistique Marc Loopuyt
  • dimanche 23 juillet « The high road to Kilkenny », chants et danses gaéliques ; Les musiciens de Saint Julien. Direction musicale François Lazarevitch
  • jeudi 27 juillet : « Récital flûte de pan et orgue », œuvres classiques de Saint Saëns, Mendelssohn, Bartok, Rachmaninov. Dorian Gheorghilas, flûte de pan et Thomas Strauss, orgue
  • dimanche 30 juillet : « Ararat, un dialogue musical entre la France et l’Arménie », Musique liturgique et populaire arménienne. Ensemble Canticum Novum.
  • dimanche 6 août : « Rencontre entre polyphonies sacrées de Russie et de Corse », Liturgie et chœurs orthodoxes, chants traditionnels russes. Le chœur philarmonique de Saint Petersbourg & le chœur de l’homme de Sartène
  • jeudi 10 août : « Maria Callas, une passion, un destin ». Un récit-concert par Alain Duault et Béatrice Uria Monzon pour le 40ème anniversaire de la mort de Maria Callas. Béatrice Uria Monzon et Alain DUault
  • dimanche 13 août : « Orgues à chœur : Anton Dvorak, Leos Janacek et Petr Eben ». Enseble vocal de Nantes. Direction artistique : Gilles Ragon
  • dimanche 13 août : « Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig Van Beethoven et Modeste Moussorgski », L’orchestre de chambre de la radio polonaise Amadeus. Direction musicale : Agnieszka Duczmal et Anna Duczmal-Mroz
  • mardi 15 août : « Concert de la 28e Académie de choeurs d’orchestre – Requiem de Giuseppe Verdi », Le grand chœur du 40ème festival – Orchestre Contrepoint. Direction musicale : Michel Piquemal
  • dimanche 20 août : « Musiques des 2 Amériques : Léonard Berstein, Samuel Barber et Kato Rodriguez », Le jeune chœur de l’Abbaye de Sylvanés – Groupe péruviens Musocc Illary. Direction musicale : Emmanuel et Jean-Michel Hasler
  • vendredi 25 août : « Voyage sur le toit du monde », Chants et musiques du cérémonial Tibétain Tantrique du monastère de Gyutö. Les Moines Tibétains du monastère tantrique de Gyutö de Dharamsala

Cette nouvelle saison marque une programmation de très grande qualité. Le festival de l’abbaye de Sylvanès reste l’une des plus grandes manifestations culturelles de l’été en Aveyron.

Plus d’informations sur les spectacles proposés :


France : La République en Marche emporte la majorité absolue à l’Assemblée nationale

20 juin 2017

Même si la victoire est un peu moins large qu’annoncée par les organismes de sondage à l’issue du 1er tour des élections législatives, au 2ème tour, La République en Marche du président Macron obtient la majorité absolue.

LREM et son allié ont obtenu 350 sièges à l’Assemblée nationale sur un total de 577 sièges. Plus exactement 308 sièges LREM et 42 sièges pour le Modem. A lui seul, la République en Marche détient donc la majorité qui est de 289 sièges. De quoi rassurer le président face à un allié, le Modem, pas très sûr !

Au final, le résultat est conforme à celui de la présidentielle, ni plus, ni moins. Le nouveau président élu disposera d’une large majorité pour mettre en œuvre sa politique, même si le nombre important d‘élus et le fait que la plupart soient novices en politique risque de compliquer quelques peu le travail de la majorité présidentielle. Le futur responsable du groupe parlementaire, probablement Richard Ferrand, un proche du président, aura la lourde tâche de tenir et cadrer les nouveaux élus sous peine de le voir se disloquer à la moindre difficulté.

Le seul regret de ces élections législatives reste la très faible participation. Seuls 43.60% des inscrits ont daigné se rendre aux urnes, ce qui est le plus mauvais résultat depuis la création de la 5ème République. Le fait que les organismes de sondages aient annoncés une large victoire du parti du président a probablement découragé certains électeurs qui ont considérés que les jeux étaient faits d’avance et n’ont pas jugé utile de se déplacer. De plus, nombre de candidats issus des partis les plus contestataires (FN et France Insoumise) étaient moins présents lors de ces élections législatives. Enfin, fortement déçu et déstabilisé par l’échec du 1er tour de la présidentielle, l’électorat de droite et du centre ne s’est guère mobilisé pour ce scrutin, à l’exception peut-être du 2ème tour, pour soutenir ses candidats face à LREM.

Les oppositions seront largement représentées avec au moins trois groupes parlementaires : Les Républicains-UDI et divers droite (130 élus, dont 117 Les Républicains), le PS-PRG et EELV (46 élus dont 33 PS) et La France Insoumise-PCF (27 élus dont 17 FI). A cela s’ajoutent 8 élus FN et 9 autres divers. Les groupes pourraient cependant connaître une recomposition dans les prochains mois, notamment chez Les Républicains où il n’est pas impossible qu’une quarantaine de députés dénommé « Les Constructifs », soutenant le président Macron, décident de créer un groupe indépendant.

Cette nouvelle assemblée sera, et de loin, la plus féminisée avec prés de 40% de femmes et une très large majorité de cadres du privé et de chefs d’entreprises dans ses rangs. De ce point de vue, avec une moyenne d’âge en baisse à 45 ans et plus de 75% de nouveaux élus, la nouvelle assemblée marque incontestablement un renouveau certain qui ne peut qu’être bénéfique pour notre démocratie.

Notons enfin que les élus La Républiques en Marche sont principalement des élus urbains (Paris-Région parisienne, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lille, Strasbourg…) alors que les zones rurales ont globalement voté de manière plus traditionnelle marquant ainsi leur différence. Le nouveau gouvernement ne pourra ignorer cette réalité des territoires ruraux aujourd’hui en difficulté.

Pour autant, en Aveyron, département rural s’il en est, La République ne Marche y a réalisé de bons résultats, emportant 2 sièges sur 3.

Dans la 1ère circonscription (Rodez), avec seulement 33.60%, le député sortant Yves Cens (LR) qui briguait un 4ème mandat, a été sévèrement battu par Stéphane Mazars. Ce dernier est élu avec 66.40% des voix et réalise le meilleur score de la circonscription depuis longtemps pourtant réputée à droite. L’ampleur de ce résultat ne peut s’expliquer par la seule vague LREM. Outre la lassitude et le désenchantement croissant des électeurs y compris du nord Aveyron, Yves Censi semble payer les dissensions et rancœurs qui perdurent depuis longtemps au sein des formations de la droite et du centre du ruthénois. De nombreux électeurs mécontents ayant manifestement préféré soutenir le candidat d’en Marche. Enfin, la notoriété personnelle de Stéphane Mazars, y compris sur le nord Aveyron d’où il est originaire, mais aussi en tant que maire adjoint de Rodez, conseiller départemental du Vallon et ex-sénateur, ont grandement favorisé sa victoire. Une nouvelle page s’ouvre !

La 2ème circonscription (Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Aubin) a vu une large victoire de la candidate LREM, Anne Blanc, maire de Naucelle fort bien connue dans tout l’ouest aveyronnais. La sortante (PS) ne s’étant pas représentée, elle l’emporte avec 100% des voix puisque son adversaire du second tour, André At (LR) avait préféré se retirer. Il avait obtenu 20.20% des voix au premier tour. Circonscription très ancrée à gauche, de nombreuses personnalités de gauche et du centre avaient apporté leur soutien à Anne Blanc ; ce qui a rendu la tache de son adversaire très difficile.

Dans la 3ème circonscription (Millau, Saint Affrique), Arnaud Viala, le député (LR) sortant se représentait après avoir été brillamment élu en 2015 suite à une élection partielle. Il affrontait au deuxième tour Jean-Louis Austruy (LREM). En dépit d’un premier tour serré où il avait devancé son adversaire avec 33.60%, Arnaud Viala l’emporte finalement très largement au deuxième tour avec 59.20% des voix face au candidat LREM. Ce beau résultat, il le doit à son travail de terrain réalisé aux cours de ces deux années au service de ses concitoyens et à une campagne de proximité très dynamique, relayée par tous les élus de la droite et du centre du sud Aveyron.