Aéroport de Rodez : Ryanair ouvre une 3ème liaison aérienne

26 juillet 2010

Après Rodez/Londres (Stansted) à raison de 4 vols par semaine depuis plus de 5 ans, puis Rodez/Dublin (3 vols par semaine) quelques années plus tard, Ryanair la compagnie aérienne low cost irlandaise, leader sur le marché européen, a annoncé voici quelques jours l’ouverture d’une nouvelle liaison. Cette fois-ci, destination le sud de l’Europe avec Rodez/Porto, la deuxième ville située au nord du Portugal.

La nouvelle ligne de Ryanair entre Rodez et Porto sera opérée dés le 03 novembre 2010 à raison de deux vols par semaine, le mercredi et le dimanche à bord d’un Boeing 737-800. Ryanair reliera désormais 8 villes de France avec Porto, démontrant l’intérêt des français pour le Portugal : Bordeaux, Carcassonne, Lille, Marseille, Paris-Beauvais, Rodez, St Étienne et Tours.

Ce nouveau vol permettra aux habitants de la région et des départements limitrophes de rejoindre le Portugal de manière plus aisée et rapide, à des conditions tarifaires enfin compétitives. Lorsque l’on connaît l’importance de la communauté portugaise en Aveyron et les difficultés à rejoindre ce pays par la route, nul doute que cette nouvelle destination est appelée à connaître un grand succès dans les deux sens. Sans compter l’intérêt touristique que présente le nord du Portugal pour la clientèle régionale.

Outre les vols de Ryanair, l’aéroport de Rodez-Marcillac est desservi par Brit’Air, une filiale d’Air France, qui opère des vols réguliers vers Paris-Orly (3 vols quotidiens). De son côté, Hex’Air (deux vols quotidiens) propose des vols vers Lyon-Satolas, au départ de Castres-Mazamet. Enfin, Air Europa offre une liaison saisonnière Rodez/Palma de Majorque, via Marseille grâce à raison d’un vol hebdomadaire affrété par l’agence de voyages Fram.

Nul doute que cette décision va mettre du baume au cœur des responsables de l’aéroport de Rodez-Marcillac et de la SAEML-Air12, gestionnaire de l’infrastructure (Conseil Général de l’Aveyron, CCI de Rodez et communauté d’agglomération du Grand-Rodez). Après les derniers gros investissements réalisés, visant à porter la capacité de l’aérogare à plus de 200 000 passagers/an, voilà une nouvelle qui tombe à pic et ne va pas manquer de booster le trafic de l’aéroport aveyronnais qui était redescendu sous les 150 000 passagers/an en 2009, notamment du fait de la crise.

Des choix et un positionnement de l’aéroport de Rodez-Marcillac qui semblent devoir être payants, à terme, et conforter ce dernier en tant qu’outil essentiel du désenclavement du département de l’Aveyron et de tout le sud Massif-Central. Bienvenue à Rodez-Marcillac !

Plus d’informations :


France : quelques contrôleurs aériens prennent les passagers en otage

21 juillet 2010

Une nouvelle fois, ce 21 juillet 2010, en pleines vacances d’été où le trafic est le plus dense, les aiguilleurs du ciel français ont pris en otage les passagers et les compagnies aériennes, pourtant déjà financièrement fragilisées par la crise. Contrairement à ce qu’ont laissé croire certains médias, l’intersyndicale des contrôleurs aériens menée par les syndicats les plus radicaux représente moins de 45% des personnels alors que le syndicat majoritaire indépendant, SNCTA, majoritaire dans la profession, ainsi que la CFDT, n’appelaient pas à la grève jugée totalement inutile.

Les motifs de la grève évoqués par l’intersyndicale sont en effet pour le moins infondées (réduction d’effectifs, disparition de la DGAC, remise en cause du statut…). Une fois encore, les syndicats jouent avec la peur des salariés pour mobiliser alors qu’il s’agit d’une des professions les mieux payées disposant de conditions salariales privilégiées. Si le métier est effectivement difficile, il faut en effet savoir que le salaire est de l’ordre de 7 000 euros par mois pour à peine plus de 120 heures de travail seulement. Fonctionnaires de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), les 4 000 contrôleurs aériens français bénéficient d’un statut parmi les plus favorables d’Europe pour des performances en matière de contrôle et de sécurité aérienne qui sont pourtant loin d’être une référence.

La réalité, comme l’a clairement exprimé le syndicat majoritaire SNCTA, membre de l’ATCEUC (Air Traffic Control Europeen Union Coordination, une coordination de 13 syndicats européens de contrôleurs aériens) qui n’appelait pas à la grève, est bien différente. La réorganisation du contrôle aérien européen répond à des impératifs destinés à faire face à l’explosion du trafic aérien ces dernières années, à assurer une meilleure sécurité aérienne et plus grande efficacité du contrôle aérien, tout en réduisant les temps d’attente au décollage et à l’atterrissage et en permettant de substantielles économies de kérosène.

A l’instar du syndicat SNCTA, la plupart des syndicats du contrôle aérien européen sont d’accord sur ces objectifs et négocient avec les pouvoirs-publics pour aboutir au meilleur compromis pour tous, passagers, compagnies aériennes et contrôleurs aérien. En 2010, dans une Europe de plus en plus intégrée et qui possède le trafic aérien parmi les plus denses du monde, il est utopique et irresponsable de laisser croire qu’on peut continuer à assurer la fluidité et la sécurité du trafic aérien au niveau national.

La seule et unique solution n’est autre que de ramener le nombre d’organismes de contrôle aérien de 29 (un par pays actuellement), à moins de 9 comme prévu par l’Union Européenne. Ainsi, le contrôle aérien de la zone centrale d’Europe de l’ouest devrait passer sous la responsabilité d’un organisme européen unique, dénommé FABEC, chargé de gérer l’ensemble du contrôle aérien de la zone la plus dense en Europe, regroupant outre la France : l’Allemagne, la Belgique, Les Pays-Bas, le Luxembourg et la Suisse. Il s’agit là d’une évolution indispensable qui a déjà trop tardé et dont la mise en place ne relève pas de l’avis des contrôleurs aériens mais des seuls états, sachant que les avantages acquis par les personnels seront globalement maintenus.

L’exemple à suivre dans ce domaine c’est celui d’EUROCONTROL. Cette organisation européenne basée à Maastricht (Pays-Bas) est chargée d’harmoniser et d’unifier la gestion de la navigation aérienne actuelle, en promouvant un système uniforme pour les vols civils et militaires, dans des conditions de sécurité maximale. Elle emploie depuis plus de 40 ans plus de 400 contrôleurs aériens pour superviser la navigation aérienne en Europe. EUROCONTROL est aujourd’hui reconnue pour le grand professionnalisme de ses contrôleurs et est souvent citée en exemple pour son efficacité dans le domaine de la sécurité aérienne.

Voilà encore un combat d’arrière garde mené par les syndicats français parmi les plus réactionnaires qui n’ont d’autre but que de défendre les petits intérêts catégoriels de quelques privilégiés au détriment de l’intérêt public dans son ensemble, dans un monde pourtant ouvert et confronté à la concurrence. La plupart des syndicats français ont encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre le niveau d’efficacité et de responsabilité des syndicats allemands, qui sont très représentatifs des salariés et qui défendent puissamment à la fois les intérêts des salariés et ceux de l’économie allemande.

L’un ne va pas sans l’autre et eux l’ont compris depuis longtemps !


France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (4)

14 juillet 2010

Le lynchage public et organisé de M. Woerth

La plupart des accusations portées ne sont appuyées d’aucune preuve, et plus grave, sont contredites par la réalité des faits. En l’état, elles paraissent relever davantage de la simple diffamation. La technique est bien connue ; quand on veut éliminer quelqu’un, il suffit de le livrer en pâture au public en l’accusant des pires malversations et en prétextant, si nécessaire, quelques prétendus éléments compromettants. En plus ? quand il s’agit d’hommes politiques au pouvoir, c’est encore plus facile et porteur. Accusez et diffamez, il en restera toujours quelque chose. Telle semble être la devise de prétendus journalistes d’investigation qui font feu de tout bois pour parvenir à leur fin au risque de substituer à la Justice.

Ce qui reste malgré tout rassurant dans cette affaire hyper-médiatisée, c’est que la majorité de la presse française a, depuis le début de l’affaire, pris certaines distances avec un dossier qui respire le règlement de compte et la calomnie. La liberté de la presse a ses limites que certains sites internet semblent ignorer. Jusqu’à quand ?

Le retour de bâton risque d’être sévère pour certains, mais après tout, qui s’en plaindra. Cette forme de procès, mené à charge sur la place publique, via des médias qui ne respectent pas la déontologie qui régie la presse et le monde journalistique, n’a pas sa place dans notre chère démocratie. En France, autant qu’ailleurs, les droits élémentaires de l’homme ne peuvent y être bafoués, y compris par des médias. Si des actes délictueux et répréhensibles ont été commis par des élus de la nation, la Justice a tous les moyens pour intervenir y compris avec l’aide éventuelle des médias.

Au cas particulier, gageons que l’inspection générale des finances, puis la probable Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, mais aussi le procès en correctionnelle de M. Banier et les plaintes pour diffamation de M. et Mme Woerth, ne manqueront pas d’étayer le dossier et d’éclairer les français sur la réalité de cette triste affaire.

S’il s’avérait que le conflit d’intérêt ou tout autre fait était finalement établi, il appartient à la Justice de ce pays de se prononcer dans toute sa rigueur. Libre à chacun d’en tirer ensuite toutes les conséquences qu’il entend.

Quelles conséquences pour la politique française ?

Sur le fond du dossier, on peut effectivement s’interroger de savoir s’il est normal qu’un ministre, qui plus est du budget, puisse être également trésorier de la principale formation politique de la majorité ! Il y a manifestement là une situation qui mériterait d’être clarifiée rapidement, y compris par la loi si nécessaire. Cela éviterait bien des suspicions de conflit d’intérêts et les inévitables ragots du café du commerce. Dommage que M. Woerth ait mis si longtemps pour se décider finalement à abandonner cette fonction, sous la pression de ses proches. Après tout, mieux vaut tard que jamais.

Au final, que restera-t-il pour l’opinion de l’affaire Woerth-Bettencourt ? Sur un plan politique, assurément rien de très positif, au vu de l’écho donné par les médias à cette affaire complexe. Au final, à en croire certains, les politiques seraient tous des corrompus.  C’est tellement plus facile et dans l’air du temps pour les français et en plus, cela peut être financièrement porteur pour de nombreux médias aux abois. L’affaire tombe finalement fort bien pour certains après l’élimination calamiteuse de l’équipe de France de la Coupe du monde de football, il fallait bien occuper le terrain et abreuver nos compatriotes !

Après tout, pour quelques prétendus médias peu regardant regardant, l’essentiel n’est-il pas de vendre du papier et de faire quelques abonnés de plus ; et peu importe le contenu ! Le discrédit qui pèse aujourd’hui sur l’ensemble de la classe politique française ne peut pourtant que renforcer les groupuscules extrémistes de tout bord.

Alors que la France, comme d’autres pays européens, traverse probablement la plus grave crise financière et budgétaire depuis plus d’un siècle et que d’importantes réformes sont en cours, l’avenir s’annonce beaucoup plus incertain que prévu et pas que pour la majorité en place. Créer de l’instabilité politique pour bloquer les réformes qui s’imposent aujourd’hui à notre pays était peut-être le but recherché par certains !

Espérons qu’il n’en sera rien et que le train des réformes en cours et à venir se poursuivra pour préparer la France aux défis de demain et, par là même, permettra à tous les français de sortir de la crise actuelle sans trop de dégâts pour les plus modestes et fragiles.

N’est-ce pas le véritable enjeux pour les politiques qui nous gouvernent ?


France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (3)

12 juillet 2010

Des accusations pour le moins fantaisistes, reposant sur de simples allégations

M. Woerth a effectivement été pendant 3 ans le ministre du budget. A ce titre, il était à la tête d’un ensemble d’administrations financières dont la Direction générale des finances publiques (DGFIP – ex. Direction générale des impôts). Cette importante direction (120 000 personnes), est dirigée au plan national par un directeur général, assisté de directeurs régionaux et départementaux. Ces derniers sont les seuls habilités à autoriser les contrôles fiscaux. Dans ce contexte, le ministre du budget n’a pas pouvoir pour demander un contrôle fiscal ou intervenir en faveur d’un contribuable pour empêcher un contrôle ; du moins en principe. Tout au plus, peut-il demander qu’on lui rende compte de la situation particulière d’une personne ou entreprise donnée.

Il apparait donc pour le moins mensonger d’affirmer que le dit ministre aurait caché des informations relatives à la situation de Mme Bettencourt ou même empêché que soit réexaminée sa situation fiscale. Au cas particulier, les informations relatives au patrimoine présumé non déclaré et identifié en 2009 de cette dernière, ne pouvaient être connues du ministre puisque l’information transmise par Philippe Courroye, le procureur de la République de Nanterre, avaient été communiquées, comme c’est la règle, au directeur départemental des services fiscaux des Hauts-de-Seine et non au ministre.

Quand bien même le ministre aurait pu en être informé (ce qui n’est pas habituel), ce dernier n’était pas habilité à demander un contrôle fiscal, ni a en assurer le suivi. Manifestement, certaines personnes feignent d’oublier cette réalité incontournable qui disculpe le ministre des accusations dont il est l’objet, au moins sur ce point.

Au cas particulier, nul doute que la direction nationale en charge du contrôle fiscal des gros contribuables a été avisée. Elle seule est qualifiée pour engager une action de contrôle sachant que celle-ci peut intervenir plusieurs années après les faits, en raison des règles particulières de prescription fiscale (3 ans en règle générale et bien plus, en cas de situation particulière et de dissimulation). Le fait selon lequel aucun contrôle n’aurait été engagé récemment (qui peut l’affirmer !) ne signifie pas pour autant qu’il n’y en a pas eu dans le passé et qu’il n’y en aura pas très prochainement. Tout cela est du seul ressort de l’administration fiscale et elle seule, sachant que cette dernière est tenue au secret professionnel.

S’agissant du prétendu dégrèvement d’impôt de 30 millions d’euros qui aurait été accordé à Mme Bettencourt, là aussi, voilà encontre une contre vérité. Eric Woerth, en tant que ministre du budget n’a pu accorder un dégrèvement à Mme Bettencourt tout simplement parce qu’il n’avait aucune compétence en ce domaine. Ces derniers relèvent exclusivement de la responsabilité des directeurs départementaux, régionaux ou nationaux.

Quel intérêt d’avoir diffusé des accusations erronées et non appuyées de preuves ? Pour mettre le ministre en difficulté et l’empêcher ainsi d’être en mesure de se justifier ? Ou plus simplement s’attaquer à Nicolas Sarkozy, via l’un de ses plus proches ministres et remettre en cause l’importante réforme des retraites ? Nul doute cependant que les raisons de l’apparition d’une telle affaire en ce mois de juin 2010 ne doit rien au hasard !

Prochainement : Affaire Woerth, quelles conséquences sur la politique française ?


France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (2)

7 juillet 2010

Le véritable rôle de Mme Florence Woerth auprès de Mme Bettencourt

L’ancien ministre du budget et actuel ministre du travail se trouve ainsi au centre d’une affaire qui n’en fini pas de rebondir. Elle trouve son origine médiatique dans le rôle de son épouse Florence, chargée de la gestion des placements financiers au sein de la société Clymène. Cette dernière société, entièrement  contrôlée par Téthys, holding détenant la participation de 31% de la famille Bettencourt dans la célèbre entreprise de cosmétique française L’OREAL, a pour unique objet le placement des importants dividendes perçus de cette entreprise. Le rôle de Mme Florence Woerth au sein de Clymène semble donc s’être limité à la gestion des placements afférents à ces revenus.

Il semble bien établi que Mme Woerth, en l’espèce, n’avait en aucun cas connaissance de la nature et de l’importance du patrimoine de Mme Bettencourt et que Patrice de Maistre, l’homme de confiance de Mme Bettencourt, ne la tenait guère en estime. La gestion de grosses fortunes implique souvent que les informations patrimoniales les plus sensibles soient souvent réparties entre plusieurs sociétés et personnes souvent cloisonnées. Ceci afin de préserver le plus grand secret et une certaine opacité vis-à-vis des tiers.

Il semble même que Patrice de Maistre, lui-même, n’avait qu’un accès limité aux données relatives au patrimoine de Mme Bettencourt et veillait scrupuleusement à ce que Clymène et Mme Woerth n’aient accès à aucune autre donnée que la gestion des dividendes. Les relations entre ces derniers n’étaient pas au beau fixe depuis quelques temps déjà.

Où est donc le conflit d’intérêt entre M. Woerth et Mme Bettencourt ? Dans ce contexte, pourquoi un tel acharnement et la série d’accusations graves mais non établies portées contre M. et Mme Woerth ? Cet homme dérangerait-il à ce point qu’il faille l’abattre par tous moyens ? Doit-on interdire aux conjoints d’un ministre d’exercer une activité salariée au sein d’une entreprise privée au prétexte qu’ils pourraient générer des conflits d’intérêts ?  Tout cela doit bien faire rire chez nos voisins !

Une série d’accusations portées contre Eric Woerth…

Dans un premier temps, on affirmait que le ministre du budget, informé d’importantes minorations de patrimoine par Mme Bettencourt, aurait tout simplement  omis d’en informer ses propres services fiscaux et de diligenter un contrôle fiscal. Un peu plus tard, ce même Eric Woerth aurait déjeuné avec une autre grande fortune,  Roland Peugeot, auprès de qui il serait intervenu pour sécuriser sa situation fiscale.

Le lendemain, on révèle que M. Woerth aurait récemment accordé un dégrèvement de 30 millions d’euros à Mme Bettencourt au titre du bouclier fiscal. Enfin, le surlendemain, selon un quotidien genevois, Mme Woerth lorsqu’elle travaillait pour Mme Bettencourt, se serait régulièrement rendue en Suisse pour rendre visite à des banques genevoises. Plus récemment, on l’accuse d’avoir reçu d’importantes sommes en espèces destinées à financer la dernière campagne du Président de la République.

M. Woerth est également accusé d’avoir remis la légion d’honneur à l’homme de confiance de Mme Bettencourt, ce qui, semble-t-il suffit à en faire quelqu’un de très suspect et d’établir un conflit d’intérêts. Nous savons pourtant que nombre de personnes en ont bénéficié sous tous les gouvernements, et que certains sont loin d’être des saints hommes ! De la même manière, suffit-il de déjeuner avec une grosse fortune pour être accusé de favoritisme fiscal ? Quelle sera la prochaine révélation ?

Sans être un grand spécialiste des affaires financières et fiscales, on peut affirmer sans crainte d’être démenti que la plupart des allégations avancées, mettant en cause M. Woerth, sont pour le moins fantaisistes et ne sont appuyées d’aucun début de preuve. Quelqu’un a simplement dit ou affirmé… A colporter des déclarations invérifiables, on n’est pas loin de la désinformation et de la diffamation.

Prochainement :

  • Des accusations pour le moins fantaisistes, reposant sur des écoutes illégales
  • Un lynchage médiatique organisé et ciblé

France : les dessous de l’affaire Bettencourt-Woerth (1)

4 juillet 2010

Un conflit familial lié à la succession de la fortune Bettencourt

Après des décennies de longs silences et de discrétion, depuis la disparition en 2007 d’André Bettencourt, la famille se déchire et fait la une des médias en raison du différent qui oppose Mme Liliane Bettencourt, riche héritière de la famille Schueller, fondatrice de l’OREAL, à sa fille Françoise Bettencourt-Meyers à propos de la gestion de la fortune familiale. La première suspecte sa fille de vouloir céder les parts (31% du capital de l’OREAL) au groupe NESTLE, la multinationale suisse qui détient une part importante du capital de la société.

A l’origine du conflit, M. François-Marie Banier, proche ami de Liliane Bettencourt, qui aurait reçu ces dernières années prés d’un milliard d’euros de la part de cette dernière. Sa fille considère qu’elle est manipulée par Banier et qu’elle n’a plus toutes ses facultés mentales pour agir en toute connaissance de cause et demande sa mise sous tutelle, prétextant une dilapidation de la fortune familiale. Ce qui vaudra très bientôt un procès-public à François-Marie Banier, suspecté avoir abusé des faiblesses de Mme Bettencourt aujourd’hui âgée de 87 ans. C’est dans ce con texte que des écoutes portant sur divers entretiens entre Mme Bettencourt et ses proches, recueillies à son insu par un maître d’hôtel, ont été largement diffusées dans les médias et sur internet fin juin.

Signe de l’importance des enjeux et de la détermination des parties à en découdre devant le tribunal de Nanterre, trois ténors du barreau de Paris se font face, dont Me Georges Kiejmann (Mme Bettencourt) et Me Olivier Mesner (Mme Bettencourt-Meyers). Les premiers accrochages entre ces derniers permettent de penser qu’ils vont se livrer un duel à mort, pour peu que le procès débute enfin.

Outre le trio d’avocats célèbres, ce procès met en scène la juge d’instruction, Mme Isabelle Prévost-Desprez et M. Philippe Courroye, procureur de la République de Nanterre ; deux fortes personnalités de la magistrature que se sont longuement opposées par le passé et qui ne s’apprécient guère. Tous les ingrédients sont réunis pour que cette affaire tienne les français en halène dans les mois à venir, au risque d’une décision qui ne satisfera personne.

Quand certains tentent d’exploiter des enregistrements illégaux pour mettre en cause un ministre

C’est à partir de ces enregistrements, toujours non authentifiés, entre Mme Bettencourt  et ses proches, dont son homme de confiance, Patrice de Maistre, que certains médias n’hésitent pas à mettre en cause Eric Woerth, accusé de conflits d’intérêts en raison de sa fonction de ministre du Budget et de sa proximité, via son épouse, avec la première fortune de France.

Le 2 juillet 2010, le tribunal correctionnel de Nanterre s’est donné quelques semaines pour s’assurer de l’authenticité et de la fiabilité des écoutes recueillies illégalement. Pour autant, certains médias sans vergogne n’ont pas hésité à extraire certains propos relatifs à M. Woerth pour les livrer en pâture à leurs lecteurs sans prendre la moindre précaution. Tout est bon à prendre pour faire de l’audience !

Sur plus de 32 heures d’enregistrement, pourquoi s’être précipité sur les quelques passages relatifs à Eric Woerth, en l’accusant aussitôt d’être intervenu à plusieurs reprises, en faveur de Mme Bettencourt, dans le cadre de ses fonctions ? Pourquoi, d’un seul coup, certains sites qui se disent d’information, politiquement très marqués, s’excitent-ils ainsi sur de simples déclarations faites lors de conversations privées, pour le moins invérifiables ? Pourquoi en déduire, alors que rien ne permet de l’établir, qu’il y a eu au cas particulier des faveurs consenties par le ministre dans le cadre de ses fonctions ? Pourquoi ce subit lynchage public à l’encontre de M. Woerth si ce n’est la volonté de lui nuire et de porter atteinte à l’image d’un ministre réputé rigoureux et soucieux des deniers publics ?

La presse n’ignorait pourtant pas depuis plusieurs années que Florence Woerth participait depuis 2007 à la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, en tant que gestionnaire des placements pour les dividendes provenant de L’OREAL. Les écoutes recueillies récemment dans les conditions que l’on sait, tombent à point pour mettre en cause un ministre clef du gouvernement, proche du Président de la République et en charge de l’une des plus importante réforme du quinquennat sur les retraites.

Et si les insinuations et affirmations sans le moindre début de preuve n’avaient d’autre but que tenter d’affaiblir politiquement, voire d’acculer à la démission, l’un des ministres clefs du gouvernement ? Qui pourrait avoir intérêt à abattre Woerth ?

Prochainement :

  • Le véritable rôle de Mme Florence Woerth auprès de Mme Bettencourt
  • Une série d’accusations portées contre Eric Woerth, ministre du travail
  • Des accusations pour le moins fantaisistes, reposant sur des écoutes illégales
  • Un lynchage médiatique organisé et ciblé