Union européenne : Le défi de s’adapter aux enjeux mondiaux d’aujourd’hui

25 janvier 2019

Lors d’une conférence de presse prononcée à Bruxelles le 05 novembre 2018, l’ancien commissaire européen Michel Barnier, actuel chef de la négociation européenne avec le Royaume-Uni pour le Brexit, s’est dit convaincu que la priorité pour l’Union européenne devait être de s’adapter au plus vite aux enjeux mondiaux actuels, notamment écologiques et économiques.

Michel Barnier est l’une des personnalités européennes de premier plan, dont l’expertise est reconnue par l’ensemble des pays de l’Union. Européen convaincu, Michel Barnier paraît aujourd’hui le mieux qualifié pour succéder au président de la Commission européenne, le luxembourgeois Jean-Claude Junker, et préparer l’Europe à relever les importants défis qui sont les siens.

Les principaux extraits de la conférence de presse de Michel Barnier en novembre dernier :

°°°°°

« Les frustrations, les incertitudes et les peurs sont les produits de décennies de choix politiques qui ont laissé les inégalités économiques et sociales, mais aussi d’une mondialisation féroce qui menace et qui précarise. Nous sommes face à des choix de société et à un double défi : générationnel et européen. Le premier est celui de préparer nos concitoyens au monde qui vient…

Nous devons réinventer notre monde. L’Europe c’est moins de 7% de la population mondiale et moins de 22% de la richesse mondiale, mais 50% des dépenses sociales. Nous ne pourrons maintenir notre bien-être collectif qu’en nous réformant. Nous devons réinventer nos pays, nos nations dans l’Europe : construire une Europe qui allie la proximité dont nous avons tant besoin et la souveraineté nationale et européenne revendiquée par Emmanuel Macron… Il est plus que nécessaire de rappeler pourquoi il faut être ensemble, nous européens…. 

Pour ce faire, il est indispensable de porter ensemble quatre grands chantiers au niveau européen :

L’Europe verte. En 2050, le monde pourrait compter 250 millions de réfugiés climatiques. Aujourd’hui déjà, nos campagnes sont frappées par les sécheresses et les incendies, nos villages et nos côtes par les inondations et les ouragans. Oui nous faisons face à une urgence écologique. C’est maintenant qu’il faut agir sur nos modes de production et consommation pour atteindre l’objectif zéro émission de CO2 en 2050… Il en va de notre compétitivité et de nos emplois futurs, mais aussi de notre santé… »

La migration. En 2050, nous serons 700 millions d’européens. A moins de 15 km de l’Espagne, l’Afrique comptera 2.5 milliards d’habitants. Nous avons besoin d’un partenariat fort qui allie un partenariat fort, qui allie développement économique et gestion des flux migratoires… Ce n’est pas aux passeurs de décider de décider qui entre en Europe parce que nous avons échoué à agir collectivement. Plus que jamais, il nous faut des moyens communs pour garantir nos frontières, en consolidant Frontex, en démantelant les réseaux de passeurs, en européanisant les centres d’accueil sur notre territoire et au-delà. Il faut aussi pousser plus loin notre cadre réglementaire en matière de droit d’asile, de migration légale et de refoulement… »

La construction d’une nouvelle économie au bénéfice de tous. En 2050, aucun pays européen seul ne comptera parmi les plus grandes puissances économiques. Aujourd’hui, l’Europe exporte ses cerveaux et ses données et dépend de technologies importées des pays continents comme les USA ou la Chine. Nous sommes à un moment de rupture. Intelligence artificielle, supercalculateurs, cybersécurité, puces électroniques, technologies spatiales : autant de domaines où nous devons investir massivement.

L’action extérieur et la défense européenne. Face au retrait de l’Amérique, à l’avancée de la Chine, à l’affirmation de la Russie, l’Union européenne doit porter une voix forte. Dans notre voisinage mais aussi dans le concert du monde. Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité de notre continent, nous ne pouvons plus sous-traiter notre sécurité. L’acuité des nouvelles menaces exige que nous relevions le défi de la défense européenne. L’urgence c’est de défendre nos valeurs et notre modèle démocratique…

Etre européen, ce n’est pas renoncer à être français, au contraire ! C’est se donner une plus grande chance de relever ces grands défis. C’est transmettre cette chance aux générations futures… »

°°°°°

Une vision probablement partagée par de nombreux européens. La révolution mondiale est en marche et rien ne l’arrêtera. A nous européens de nous adapter à cette situation nouvelle pour préserver durablement nos valeurs démocratiques et notre modèle social.

Cela passe par une remise en cause de notre manière de voir les choses et l’activation de solutions européennes, qui seules, nous permettront de faire face aux nombreux défis actuels et futurs. Ne laissons pas le reste du monde nous imposer sa loi. L’Europe ne pourra construire son avenir qu’ensemble et non séparément.

Dans ce monde mondialisé qui fait tant peur à certains, méfions du populisme ambiant qui voudrait faire croire que la solution serait de revenir aux frontières du passé. Ce qui serait le plus sûr moyen d’aller dans le mur.

Au contraire, face à la montée en puissance de super continents de deux milliards d’habitants chacun (Chine, Inde, Afrique, Amérique du sud…), alors que l’Europe en compte à peine 500 millions, point de salut hors d’une l’Union européenne forte et solidaire.

Plus d’infos :

Publicités

France : Emmanuel Macron met en branle le Grand débat national

17 janvier 2019

Face à la période d’interrogation et d’inquiétude que traverse la France, le président de la République donne la parole aux français afin de leur permettre d’exprimer leurs aspirations et attentes en vue d’une meilleure prise en compte par le gouvernement dans ses décisions à venir.

A cet effet, Emmanuel Macron a adressé le 14 janvier une lettre à tous les français afin que l’espérance domine les peurs de toutes sortes qui se font jour ici et là pour redonner sens à la nation. Et ce, sans oublier que notre pays reste malgré tout l’un des plus généreux envers les plus modestes, mais aussi l’un des moins inégalitaires au monde.

Pour autant, comme dans beaucoup de pays, la forte concurrence mondiale a fragilisé notre tissu économique et notre système social, contribuant à précariser les plus fragiles d’entre nous, à un moment où la situation des finances publiques s’est fortement dégradée pour maintenir notre niveau élevé de protection. La véritable injustice en France concerne d’abord l’absence d’emplois pour certains ; c’est d’ailleurs la priorité à laquelle s’est attaquée le gouvernement depuis 2017 au travers de ses réformes.

Après des décennies d’immobilisme politique et d’absence de toute réforme structurelle visant à contenir nos dépenses publiques et développer l’emploi, tout en adaptant notre système de protection, l’heure est venue de repenser et adapter notre pays aux réalités d’aujourd’hui. C’est une question de survie.

La France doit se réformer pour retrouver la compétitivité et le plein emploi

Compte-tenu de la précarité de la situation financière de la France (dérapage des déficits publics à 3.2% du PIB en 2019 alors que l’Allemagne ne cesse d’accumuler des excédents depuis 2014 de +1.8% du PIB en 2018 ; augmentation de la dette publique qui atteint 100% du PIB, contre seulement 64% pour l’Allemagne ; dérive des prélèvements obligatoires qui représentent 47% du PIB contre 39% en Allemagne ; explosion des dépenses publiques qui s’élevaient en 2018 à plus de 57% du PIB contre 44% pour l’Allemagne…), le pays n’a d’autre choix que de réduire ses dépenses et ses prélèvements fiscaux qui ont atteint un sommet.

Pendant que les français vivaient au-dessus de leurs moyens, voici plus de 20 ans déjà que nos amis allemands prenaient des mesures courageuses et radicales (gel des salaires…) pour rendre leur économie plus compétitive et développer leur industrie. Ils en récoltent aujourd’hui les fruits avec des excédents budgétaires et commerciaux considérables. Qu’ont fait les français pendant ce temps : rien ! Il faut maintenant en payer l’addition d’une manière ou d’une autre et cette mission incombe au président Macron.

Comme l’a fort justement rappelé le chef de l’Etat, la priorité reste la maîtrise des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires qui pénalisent notre économie, moins compétitive par rapport à nos concurrents, et au-delà l’emploi. La seule alternative crédible est de réduire nos coûts pour favoriser l’emploi et redonner du pouvoir d’achat aux salariés.

C’est le sens des réformes engagées par Emmanuel Macron depuis son élection en 2017 qui doivent être poursuivies pour adapter la France et lui permettre de faire face à la forte concurrence mondiale. Fort heureusement, le président de la République est déterminé à poursuivre les réformes pour sortir le pays de l’impasse actuelle, impasse qui rappelons-le, résulte de plus de 30 ans d’immobilisme et de clientélisme lamentable. Dans ce contexte, pas d’autres choix que de poursuivre courageusement les réformes qui ne porteront leurs fruits que dans plusieurs années.

Dans l’immédiat, en dépit de l’état de fragilité de nos finances publiques, le gouvernement a pris récemment des mesures importantes en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes. Ces mesures sont d’effet immédiat et vont permettre d’améliorer sensiblement les plus fragiles en attendant les retombées des réformes demain.

La lettre adressée par Emmanuel Macron aux français propose d’organiser un grand débat public, jusqu’au 15 mars prochain, sur quatre thèmes :

Nos impôts, nos dépenses et l’action publique : Comment rendre notre fiscalité plus juste et efficace ? quels impôts baisser en priorité, quelles sont les économies à faire en priorité ? Faut-il réduire ou supprimer certains services publics coûteux et peu efficaces ? Quels besoins en services publics et comment les financer ? Comment mieux organiser notre pacte social ?

L’organisation de l’Etat et des collectivités publiques : Y a-t-il trop d’échelons administratifs et de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision au plus près des citoyens, à quels niveaux et pour quels services ? Comment organiser l’Etat pour améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ? Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus fragiles ? Que proposez-vous ?

La transition écologique : Comment finance-t-on la transition écologique et qui doit être concerné en priorité ? Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous pour leur permettre de s’adapter ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur le plan financier ? Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être prises au niveau local, plutôt que national ? Quelles sont vos propositions pour accélérer notre transition environnementale ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Donner force à la démocratie et la citoyenneté : Faut-il reconnaître le vote blanc et rendre le vote obligatoire ? Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives ? Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ? Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ? Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ? Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ? Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ? Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Même si l’Europe n’est pas au cœur du présent débat, la résolution de nombreux problèmes nationaux résulte également d’une meilleure cohésion et intégration au sein de l’Union Européenne ; ce qui implique qu’elle aussi s’adapte et devienne plus démocratique. La France à elle seule, ne va cesser de régresser sur l’échiquier mondial et ne pourra subsister que parce qu’elle appartient à l’Union Européenne, seule capable de peser sur la scène mondiale face aux USA, à la Chine et demain à l’Inde.

Les propositions des français devraient permettre de mieux connaître les aspirations et les attentes de chacun et de mieux les prendre en compte pour structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international.

Place maintenant au débat. A chacun de profiter de l’occasion pour s’exprimer utilement plutôt que de ruminer dans son coin sur la base d’information généralement erronées.

Le président de la République s’engage à rendre compte aux français dans le mois suivant la fin du débat.

Plus d’informations :


Aveyron : Le département porté par le dynamisme démographique de l’agglomération de Rodez et de son aire urbaine

13 janvier 2019

Selon l’INSEE, la population légale du département de l’Aveyron comptait 279 169 habitants, en progression de 0.2%. Il s’agit de la population officielle résultant du dernier recensement de la population réalisé en 2015.

Le gain de population a ainsi été de 525 habitants entre 2014 et 2015 ; ce qui n’est pas rien pour un département dont l’INSEE avait prédit un fort dépeuplement à partir des années 1990. A ce rythme, la population devrait dépasser les 280 000 habitants en 2020, pour la première fois depuis longtemps. Un évolution encourageante.

L’Aveyron limite les dégâts par rapport à la plupart des départements ruraux

Ces résultats restent cependant en retrait par rapport à l’objectif fixé, il y a 5 ans par le Conseil départemental qui souhaite voir la population du département atteindre les 300 000 habitants à l’horizon 2030. Mais ne faisons pas la fine bouche, l’Aveyron a enrayé son déclin contrairement à la grande dorsale française qui va du Massif-Central à l’est de la France qui persiste dans la désertification.

Cette croissance de la population reste fragile et résulte exclusivement de l’arrivée de nouveaux habitants dans le département qui soutiennent une croissance migratoire continue depuis près de 10 ans, signe de l’attractivité du territoire. A l’inverse, le solde naturel (écart entre les naissances et les décès) reste toujours déficitaire. D’où un équilibre précaire.

A cet égard, l’Aveyron fait exception parmi les départements ruraux faiblement peuplés du centre de la France, même si l’augmentation de sa population est moindre au regard de celui de la région Occitanie qui progresse de 0.9% ; l’une des plus dynamique de France.

L’Aveyron se distingue avec un taux d’actifs de 48% parmi les plus importants d’Occitanie, derrière la Haute-Garonne 54%. Par contre, la proportion de retraités (36%) y est l’une des plus élevée du pays. L’Aveyron fait partie des départements les plus âgés de France (45 ans en moyenne) avec une personne sur trois de plus de 60 ans, dont 14% ont plus de 75 ans. A l’inverse, les moins de 30 ans ne représentent que 30% de la population, contre 34% en Occitanie et 37% au niveau national. Les 15-29 ans représentent 14% de la population.

Le dynamisme démographique de l’agglomération de Rodez

L’évolution et la répartition de la population du département de l’Aveyron restent toutefois contrastées. La croissance se concentre pour l’essentiel sur l’aire urbaine de Rodez. Outre l’agglomération de Rodez, les communes périphériques bénéficient pleinement de son attractivité économique et commerciale (Bozouls, Espalion, Marcillac-Vallon, Salles-la-Source, Valady, Baraqueville, Flavin, Pont-de-Salars, Agen d’Aveyron, La Loubière, Gages-Montrozier, Laissac-Séverac l’Eglise…).

L’aire urbaine de Rodez qui comptait 86 373 habitants à fin 2014 (+0,7%), soit près du tiers des aveyronnais, reste en effet parmi les plus dynamiques d’Occitanie. Pour l’INSEE, cette évolution (+ 3 105 h entre 2009 et 2015) s’explique par le dynamisme démographique de la couronne périurbaine de Rodez qui a cru de +1,0 par an entre 2009 et 2014.

La mise en service progressive de la RN88 à 2 x 2 (vers Baraqueville-Naucelle mais aussi Laissac-Séverac-A75), ainsi que la modernisation des axes RD 840 (vers Decazeville) et RD 988-920 (vers Espalion) participent activement à cette évolution qui devrait s’accentuer au fur et à mesure de l’amélioration du réseau routier et du déploiement du très haut débit.

Avec 50 485 h, la croissance de l’unité urbaine de Rodez reste soutenue (+0,6%), comparable celle de Toulouse (+0,5%).

La plupart des communes de l’agglomération de Rodez connaissent une croissance sensible de leur population à l’exception notable de Rodez. Cette évolution devrait toutefois s’inverser à partir de 2018 avec la construction ces dernières années de très nombreux logements dans le quartier de Bourran et en centre-ville. L’expansion démographique de l’agglomération de Rodez devrait se poursuivre sur le même rythme au cours de la prochaine décennie.

Le dynamisme démographique de l’agglomération de Rodez

Si l’aire urbaine de Rodez est évaluée par l’INSEE à plus de 86 000 habitants, celle de l’agglomération actuelle de Rodez (8 communes) comptait environ 60 000 habitants en 2018. La croissance constante de sa population de l’ordre de 0,5% par an fait d’elle le principal pôle d’attractivité et de dynamisme du département.

La population municipale des principales villes de l’agglomération de Rodez (Rodez, Onet-le-Château, Luc-La Primaube, Olemps, Sébazac-Concourés, Druelle-Balsac, Sainte Radegonde et Le Monastère-sous-Rodez) au 31/12/2014 :

  • Rodez : 24 088 h (-0,2%) ; population totale de 27 747 h
  • Onet-le-Château : 11 944 h (+1.7%) ; population totale de 12 525 h
  • Luc-La Primaube :   5 918 h (+0,8%) ; population totale de 6 127 h
  • Olemps :  3 381 h (+0,3%) ; population totale de 3 474 h
  • Sébazac-Concourés :   3 235 h (+0,2%) ; population totale de 3 336 h
  • Druelle-Balsac :   3 081 h (+0,1%) ; population totale de 3 168 h

Les principales unités urbaines de l’Aveyron au sens de l’INSEE (population municipale au 01/01/2014) :

Rodez reste et de loin, la principale aire urbaine et agglomération du département et porte à elle seule l’essentiel de la croissance de la population. Millau, constitue la deuxième unité urbaine du département avec 23 652 h et se maintient avec une légère augmentation de sa population, toujours grâce aux communes périphériques.

Les autres unités urbaines ont tendance à voir leur population baisser (Decazeville, Villefranche-de-Rouergue) ou se stabiliser (Saint Affrique).

L’évolution des unités urbaines de

  • Rodez : 50 485 h (+0,5%)
  • Millau : 23 652 h (+0,1%)
  • Decazeville : 14 854 h (-1,3%)
  • Villefranche : 12 560 h (-0,5%)
  • Saint Affrique : 9 430 h (+0,1%)

Au vu de ces chiffres que confirment les dernières estimations de l’INSEE pour 2018, il apparaît clairement que l’agglomération de Rodez, par son attractivité, son dynamisme industriel et commercial et ses importants services, constitue plus que jamais pour le département de l’Aveyron une véritable métropole qu’équilibre.

 

Plus d’infos :

Légende :

  • Aire urbaine: Ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain (unité urbaine) de plus de 10 000 emplois, et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.
  • Unité urbaine: Elle repose sur la continuité du bâti et le nombre d’habitants. On appelle unité urbaine une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) qui compte au moins 2 000 habitants.
  • Communauté d’agglomération : Il s’agit d’un EPCI regroupant plusieurs communes formant, à la date de sa création, un ensemble de plus de 50 000 habitants d’un seul tenant et sans enclave autour d’une ou plusieurs communes centre de plus de 15 000 habitants. Ces communes s’associent au sein d’un espace de solidarité, en vue d’élaborer et conduire ensemble un projet commun de développement urbain et d’aménagement de leur territoire. Rodez agglomération est la seule communauté d’agglomération du département de l’Aveyron.

2019 : L’année de tous les dangers ?

6 janvier 2019

Alors que nous abordons l’année 2019, de très nombreuses interrogations se font jour au vu de l’évolution du monde ces derniers mois. Pour la première fois depuis longtemps, rarement l’avenir de notre planète n’avait paru aussi incertain. Jamais autant de menaces n’avaient pesé sur le monde.

Pour certains, l’année 2019, comme les années en 9,  porte en soi beaucoup d’incertitudes. Ce fût le cas en 1999/2000 avec le krach lié à la « bulle internet » et plus récemment en 2009 avec la crise des « subprimes », l’une des plus importantes crises financières qui a fragilisé de nombreux pays, y compris en Europe même si les français en ont finalement peu senti les effets parce que le système bancaire a finalement pu être sauvé.

Pour d’autres, 2019 pourrait aussi être une sorte de 1929, l’année du grand krach boursier qui est à l’origine de la « grande dépression » et qui a généré une importante instabilité politique, économique et sociale à travers le monde. Il est vrai que ces derniers mois, les bourses mondiales sont devenues extrêmement fébriles et instables, encaissant la plus forte baisse depuis 2008. Ceci notamment en raison d’une instabilité politique et économique mondiale liée à la politique suicidaire de Trump.

Depuis l’arrivée de Trump à la Maison Blanche, les tensions politiques et commerciales n’ont jamais été aussi fortes avec notamment une guerre commerciale avec la Chine sans précédent, mais aussi avec l’Europe. Dans ce contexte de tensions exacerbées, le commerce international et la croissance mondiale ont du plomb dans l’aile. Déjà, la croissance est en berne au Japon, en Corée et en forte baisse en Chine et par ricochet aux USA et en Europe. Une situation qui risque de nous entraîner dans une véritable récession mondiale.

En Europe, cette année 2019 est aussi marquée par d’importantes incertitudes liées au Brexit dont les effets s’annoncent de plus en plus catastrophique pour les Britanniques, mais aussi indirectement pour l’UE. A cela vient s’ajouter la montée ces dernières années du national-populisme dans certains pays de l’est européen, mais aussi en Italie et dans un degré moindre en Autriche, en Allemagne et en France à un moment où le tandem franco-allemand est affaibli. Quand on sait où cela a conduit l’Europe par le passé, l’optimisme n’est guère de mise. Si l’on ajoute l’incertitude liée aux résultats des prochaines élections au Parlement européen fin mai 2019, il y a de quoi s’interroger sur son devenir. Une chose est certaine, l’Union européenne est le seul avenir possible pour les pays qui la composent, y compris la France. Les britanniques risquent de l’apprendre à leurs dépens.

Autre facteur de risque important, selon une récente étude du FMI qui regroupe 200 pays, la dette totale publique et privée de l’ensemble des pays membres aurait atteint des proportions alarmantes avec une dette moyenne équivalente à 225% du PIB. Un record et de très loin ! La situation de la France à cet égard est également alarmante. Si les taux d’intérêts devaient brusquement remonter, de nombreux pays dont la France, seront alors en très grande difficulté et ne pourront plus faire face à leurs dépenses courantes.

Enfin, selon plusieurs spécialistes du secteur, les prix du pétrole au plus bas, autour de 50 dollars le baril de Brent, pourraient exploser en 2019 et approcher les 100 dollars avec l’impact que l’on sait sur l’économie mondiale qui se trouverait alors fortement pénalisée. Mais au final, peut-être ne serait-ce là un moindre mal pour préserver la planète en imposant par la force, une baisse de la consommation des énergies fossiles si nocives pour la planète et notre santé ?

Mais le plus important défi à relever pour le monde reste probablement celui du changement climatique. Face aux importants retards pris à travers le monde en la matière, y compris en France, et à l’urgence, il va bien falloir s’attaquer radicalement à ce grave problème qui met directement en péril le devenir de l’humanité sur la planète terre. Alors que nous connaissons aujourd’hui les risques d’irréversibilité du changement climatique si nous n’agissons pas au plus vite, allons-nous continuer vers l’autodestruction de notre planète, comme si de rien n’était ?

L’urgence est de mise dans de très nombreux domaines, en France comme ailleurs, si nous voulons que les générations futures puissent continuer à vivre sur cette planète. Et ce n’est pas par le repli sur soi, le nationalisme exacerbé, le populisme et l’obscurantisme que nous allons préserver nos acquis et sauver notre planète. Bien au contraire.

Au vu de ces faits et des derniers évènements à travers le monde, il est difficile de rester optimiste pour cette année 2019 qui sera l’année de tous les dangers.

Pour éviter le pire, il faut espérer que les responsables politiques des grandes démocraties sauront trouver les forces nécessaires pour se ressaisir et proposer un front commun avec une alternative mondiale qui préserve durablement l’avenir des peuples de la planète. Oublions les égoïsmes et le repli sur soi et soyons enfin responsables.

Bonne année 2019 !