France : Le faux pas du président Macron avec le général De Villiers

24 juillet 2017

Depuis son élection en mai dernier, tout le monde s’accordait à dire que le président Emmanuel Macron avait réalisé un début de mandat sans-faute, avec une communication totalement maîtrisée.

A la veille du 14 juillet, les français ont pu découvrir, non sans une certaine surprise, une autre facette du président. Ce dernier a directement mis en cause le chef d’État-Major des armées qui, selon lui, se serait livré publiquement à des critiques à l’encontre du gouvernement, et indirectement au chef de l’État, en réponse aux mesures d’économies budgétaires de 850 millions d’euros annoncées quelques jours plus tôt.

Le chef de l’Etat s’est livré publiquement à une admonestation en bonne et due forme du chef d’État-Major des armées, le général 5 étoiles Pierre De Villiers. Devant un parterre d’officiers supérieurs de l’armée, il a affirmé que les propos tenus en public par le général n’étaient pas acceptables, rappelant qu’en la matière, lui seul en tant que chef des armées, était maître à bord… Pour faire simple : « Le chef, c’est moi ! ».

Après 5 années de laisser aller à la tête de l’État français, cette forme d’autoritarisme a d’autant plus stupéfait les français que depuis son élection, le président n’avait eu de cesse d’adresser des signes de respect envers les forces armées.

Cette admonestation publique du général De Villiers, un homme au parcours exemplaire à la personnalité forte, par le chef de l’Etat paraît d’autant moins acceptable à une majorité de français que les propos incriminés ont été tenus devant la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, exclusivement composée d’élus de la nation. Qu’y-a-t-il de plus normal que le responsable en chef des armées, dont les forces sont engagées dans de nombreuses opérations militaires difficiles, ne mette en garde les plus hauts responsables de l’État face au manque cruel de moyens de l’armée sur le terrain que les dernières restrictions budgétaires ne vont faire qu’accentuer ?

Peut-on dans ces conditions, sans mettre gravement en péril la vie des militaires sur le terrain, continuer à intervenir aux quatre coins de la planète ? Assurément non. Au cas particulier, le général Pierre De Villiers n’a fait que son travail, même si cela a déplu au président. Au demeurant, si désaccord il y avait, pourquoi l’avoir reconduit dans ses fonctions pour le forcer à la démission quelques semaines plus tard ?

Comment en effet, le chef d’État-Major des armées, pourrait-il conserver sa crédibilité en acceptant   sans broncher une amputation aussi importante de son budget alors que les opérations extérieures demandées par le chef de l’État ne cessent de s’amplifier et de grever le budget des armées ? Si nul ne conteste la nécessité de réduire les dépenses publiques, pourquoi en faire porter l’essentiel (prés de 1/5) aux seules forces armées dont on connaît le dénuement ?

Rappelons tout de même que le ministère de la Défense à qui on demande sans cesse de nouvelles interventions sur les divers théâtres d’opérations militaires, a vu la part de son budget passer de 2,5 % du PIB en 2010 à 1,8 % aujourd’hui ! Difficile dans ces conditions de disposer d’une armée opérationnelle et performante. De ce seul point de vue, les propos du général De Villiers devant les parlementaires étaient pleinement fondés.

Lors de la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron ne s’est-il pas engagé à porter ce même budget de la défense à 2 % du PIB en 2025 ? Drôle d’attitude pour qui veut augmenter le budget de la Défense de commencer par le baisser au moment où les tensions internationales sont au plus haut. Pourquoi de telles contradictions dans le discours alors que le niveau idéal pour maintenir une défense opérationnelle, crédible et performante exigerait de revenir au plus vite à un budget de l’ordre de 2,5 % du PIB ?

Dans les conditions présentes, cette manifestation d’autoritarisme du président Macron, lui qui comme beaucoup de politiques ne connaît strictement rien aux questions de défense, est inacceptable et ne paraît pas de bon augure pour la gouvernance du pays. Espérons que cette erreur de débutant n’est qu’un simple faux pas. En attendant, c’est notre armée qui trinque.


Simone Veil : Une très grande Dame vient de s’en aller… mais son œuvre restera pour longtemps

2 juillet 2017

Quelques jours après le chancelier allemand Helmut Kohl, l’Europe et la France viennent de perdre une autre personnalité d’exception de la même génération : Simone Veil.

Difficile de passer sous silence leur disparition, tellement cet homme et cette femme politique ont marqué durablement leurs pays respectifs et l’Europe de leur empreinte. Même si elle s’était retirée de la vie publique depuis de nombreuses années, pour de nombreux français, Simone Veil a été une femme politique courageuse et d’une extrême droiture, très aimée de tous.

En avril 1944 à quelques mois de la fin de la guerre, âgée de seulement 16 ans et son baccalauréat en poche, Simone Veil avec ses parents, son frère et sa sœur ont été arrêtés puis déportés. Seule elle et sa sœur survivront de cette terrible épreuve du camp d’Auschwitz-Birkenau. Malgré l’horreur des camps de la mort, profondément meurtrie, elle en revient plus forte et déterminée que jamais. Bien qu’elle ait veillé à témoigner de ce que fût la Shoah, elle le fera à son image avec discrétion, veillant à ne pas s’étendre sur cette douloureuse période de sa vie et les pires humiliations subies du seul fait de sa religion juive. Son instinct de survie ne l’a jamais quitté et la souffrance endurée lui a permis de se forger de solides convictions dans le respect d’autrui, la tolérance et le refus des idéologies.

Dés la fin de la guerre, pour éviter que les générations futures n’aient à endurer à nouveaux ces horreurs, elle milite très activement pour la réconciliation avec l’Allemagne et pour la création de l’Union européenne. Après une carrière dans la magistrature et divers cabinets ministériels, Simone Veil est appelée en 1974 par le président Valéry Giscard d’Estaing pour être sa ministre de la Santé et de la famille, poste qu’elle occupera sous trois gouvernements : Chirac et Barre de 1974 à 1979 et Balladur de 1993 à 1995.

Pour le grand public, c’est en 1974 que Simone Veil se révèle. Elle livre au Parlement sa première grande bataille politique en défendant la loi en faveur de la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) promise par le nouveau président de la République. La bataille parlementaire qui s’en suivra restera l’une des plus rudes de la Vème République. Face à l’aile la plus conservatrice de la droite et une immense majorité d’hommes, Simone Veil tiendra bon en faisant preuve d’une détermination inébranlable malgré les multiples attaques dont elle fera l’objet. A force de conviction et d’explications, le texte sera finalement voté grâce à l’appui d’une grande partie de la gauche et de moins de 100 députés de la majorité, principalement centristes. Elle sortira grandie par cette épreuve en dépit de débats qui laisseront des traces au sein de la société.

En 1979, Simone Veil a conduit à la victoire la liste française de la droite et du centre pour la première élection au Parlement européen. Elle a été brillamment élue par ses pairs européens, à la présidence de ce dernier. Elle était une européenne convaincue et n’a eu de cesse de militer pour le renforcement de l’Union entre les divers pays, probablement pour éviter que l’Europe n’ait à revivre les pages sombres endurées. Elle siégera plus de 13 ans au Parlement européen.

Elle sera également élue au Conseil Constitutionnel en 2007 puis à l’Académie française en 2010. Simone Veil était Grand Croix de la Légion d’honneur.

Quoi qu’il lui en ait coûté, Simone Veil aura toujours été du côté des causes justes, notamment celle de la cause des femmes, mais aussi des plus fragiles et démunis. Esprit libre s’il en est, sur un plan politique, si elle s’est toujours reconnue dans le centre-droit tout en restant très méfiante à l’égard de la politique, elle a veillé à garder ses distances avec la plupart de ses leaders. Mais son cœur et ses convictions étaient au centre-gauche où elle avait de solides amitiés dont Michel Rocard. Pendant des décennies, elle a été pour une majorité de français de tous bords, une grande femme qui surclassait le monde politique, en restant la personnalité préférée et la plus aimée.

La classe politique française et européenne, toutes tendances politiques confondues, lui a unanimement rendu hommage. En voici quelques brefs extraits :

Emmanuel Macron : « L’esprit de la nation se nourrit de vies exemplaires. La vie de Simone Veil fut de celles-ci. Elle fit honneur à la France et nous montre ce que nous savons être lorsque nous livrons les combats de la liberté et du progrès. »

Valéry Giscard d’Estaing : « Bouleversé par sa disparition, la vie de cette femme exceptionnelle reste une référence pour les plus jeunes. »

Nicolas Sarkozy : « Simone Veil reste immortelle. J’ai admiré Simone Veil et j’ai aimé Simone Veil dont l’amitié ne m’a jamais fait défaut »

Fondation Chirac : « C’est la grande dame de la République qui s’en est allée, mais son message demeure et continuera longtemps à rayonner »

Edouard Balladur : « Sa personne et son histoire font honneur à notre pays »

Jean-Luc Mélenchon : « Madame Veil appartient au meilleur de notre histoire »

Jean-Claude Junker : « Simone Veil avait su par son engagement politique contribuer à bâtir une paix durable en Europe »

Rarement en France, une femme ou un homme politique aura reçu un tel hommage. Preuve s’il en est que Madame Simone Veil a été une très grande Dame dans un monde politique largement dominé par les hommes. On peut simplement regretter qu’elle n’ait eu une plus grande place dans notre pays. Mais la politique telle qu’elle est menée en France depuis des décennies n’était manifestement pas sa tasse de thé. Dommage pour la France !

Femme hors du commun, Simone Veil restera pour longtemps un exemple pour les générations présentes et futures.

JD


France : La République en Marche emporte la majorité absolue à l’Assemblée nationale

20 juin 2017

Même si la victoire est un peu moins large qu’annoncée par les organismes de sondage à l’issue du 1er tour des élections législatives, au 2ème tour, La République en Marche du président Macron obtient la majorité absolue.

LREM et son allié ont obtenu 350 sièges à l’Assemblée nationale sur un total de 577 sièges. Plus exactement 308 sièges LREM et 42 sièges pour le Modem. A lui seul, la République en Marche détient donc la majorité qui est de 289 sièges. De quoi rassurer le président face à un allié, le Modem, pas très sûr !

Au final, le résultat est conforme à celui de la présidentielle, ni plus, ni moins. Le nouveau président élu disposera d’une large majorité pour mettre en œuvre sa politique, même si le nombre important d‘élus et le fait que la plupart soient novices en politique risque de compliquer quelques peu le travail de la majorité présidentielle. Le futur responsable du groupe parlementaire, probablement Richard Ferrand, un proche du président, aura la lourde tâche de tenir et cadrer les nouveaux élus sous peine de le voir se disloquer à la moindre difficulté.

Le seul regret de ces élections législatives reste la très faible participation. Seuls 43.60% des inscrits ont daigné se rendre aux urnes, ce qui est le plus mauvais résultat depuis la création de la 5ème République. Le fait que les organismes de sondages aient annoncés une large victoire du parti du président a probablement découragé certains électeurs qui ont considérés que les jeux étaient faits d’avance et n’ont pas jugé utile de se déplacer. De plus, nombre de candidats issus des partis les plus contestataires (FN et France Insoumise) étaient moins présents lors de ces élections législatives. Enfin, fortement déçu et déstabilisé par l’échec du 1er tour de la présidentielle, l’électorat de droite et du centre ne s’est guère mobilisé pour ce scrutin, à l’exception peut-être du 2ème tour, pour soutenir ses candidats face à LREM.

Les oppositions seront largement représentées avec au moins trois groupes parlementaires : Les Républicains-UDI et divers droite (130 élus, dont 117 Les Républicains), le PS-PRG et EELV (46 élus dont 33 PS) et La France Insoumise-PCF (27 élus dont 17 FI). A cela s’ajoutent 8 élus FN et 9 autres divers. Les groupes pourraient cependant connaître une recomposition dans les prochains mois, notamment chez Les Républicains où il n’est pas impossible qu’une quarantaine de députés dénommé « Les Constructifs », soutenant le président Macron, décident de créer un groupe indépendant.

Cette nouvelle assemblée sera, et de loin, la plus féminisée avec prés de 40% de femmes et une très large majorité de cadres du privé et de chefs d’entreprises dans ses rangs. De ce point de vue, avec une moyenne d’âge en baisse à 45 ans et plus de 75% de nouveaux élus, la nouvelle assemblée marque incontestablement un renouveau certain qui ne peut qu’être bénéfique pour notre démocratie.

Notons enfin que les élus La Républiques en Marche sont principalement des élus urbains (Paris-Région parisienne, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lille, Strasbourg…) alors que les zones rurales ont globalement voté de manière plus traditionnelle marquant ainsi leur différence. Le nouveau gouvernement ne pourra ignorer cette réalité des territoires ruraux aujourd’hui en difficulté.

Pour autant, en Aveyron, département rural s’il en est, La République ne Marche y a réalisé de bons résultats, emportant 2 sièges sur 3.

Dans la 1ère circonscription (Rodez), avec seulement 33.60%, le député sortant Yves Cens (LR) qui briguait un 4ème mandat, a été sévèrement battu par Stéphane Mazars. Ce dernier est élu avec 66.40% des voix et réalise le meilleur score de la circonscription depuis longtemps pourtant réputée à droite. L’ampleur de ce résultat ne peut s’expliquer par la seule vague LREM. Outre la lassitude et le désenchantement croissant des électeurs y compris du nord Aveyron, Yves Censi semble payer les dissensions et rancœurs qui perdurent depuis longtemps au sein des formations de la droite et du centre du ruthénois. De nombreux électeurs mécontents ayant manifestement préféré soutenir le candidat d’en Marche. Enfin, la notoriété personnelle de Stéphane Mazars, y compris sur le nord Aveyron d’où il est originaire, mais aussi en tant que maire adjoint de Rodez, conseiller départemental du Vallon et ex-sénateur, ont grandement favorisé sa victoire. Une nouvelle page s’ouvre !

La 2ème circonscription (Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Aubin) a vu une large victoire de la candidate LREM, Anne Blanc, maire de Naucelle fort bien connue dans tout l’ouest aveyronnais. La sortante (PS) ne s’étant pas représentée, elle l’emporte avec 100% des voix puisque son adversaire du second tour, André At (LR) avait préféré se retirer. Il avait obtenu 20.20% des voix au premier tour. Circonscription très ancrée à gauche, de nombreuses personnalités de gauche et du centre avaient apporté leur soutien à Anne Blanc ; ce qui a rendu la tache de son adversaire très difficile.

Dans la 3ème circonscription (Millau, Saint Affrique), Arnaud Viala, le député (LR) sortant se représentait après avoir été brillamment élu en 2015 suite à une élection partielle. Il affrontait au deuxième tour Jean-Louis Austruy (LREM). En dépit d’un premier tour serré où il avait devancé son adversaire avec 33.60%, Arnaud Viala l’emporte finalement très largement au deuxième tour avec 59.20% des voix face au candidat LREM. Ce beau résultat, il le doit à son travail de terrain réalisé aux cours de ces deux années au service de ses concitoyens et à une campagne de proximité très dynamique, relayée par tous les élus de la droite et du centre du sud Aveyron.


Après la présidentielle, les français en marche pour les élections législatives !

9 juin 2017

Emmanuel Macron a largement remporté l’élection présidentielle de mai 2017 avec plus de 66% des suffrages.

Au vu du parcours du nouveau président et de son gouvernement, à quelques jours du 1er tour des élections législatives, tout porte à croire qu’il devrait emporter une large majorité au 2ème tour. Avec environ 30% des voix, La République En Marche (LREM), le parti qu’il a créé de toute pièce il y a moins d’un an, est crédité d’au moins 350 députés sur un total de 577, soit une majorité introuvable qui laissera peu de place aux oppositions. On peut donc comprendre le désarroi des candidats des grands partis traditionnels face au raz de marée attendu des candidats LREM, pourtant souvent novices en politique.

Il n’y a là rien de surprenant. Les français sont cohérents avec leur vote du 2ème tour de l’élection présidentielle. D’accord ou pas avec le projet du nouveau président, pour beaucoup d’entre eux, la France ne peut aujourd’hui se permettre le luxe d’une crise politique qui plongerait le pays dans le chaos. Ce d’autant plus que, globalement, le projet politique de M. Macron paraît compatible et assez proche de celui de certains partis traditionnels à commencer Les Républicains, et notamment celui porté par Alain Juppé.

Par delà quelques différences notables, notamment sur la fiscalité et les économies envisagées, le choix des électeurs semble aujourd’hui se porter ailleurs. Emmanuel Macron incarne une France jeune et nouvelle qui tranche avec celle proposée par les partis traditionnels, quelques peu sclérosés et à court d’imagination. Le nouveau président semble porter en lui une France moderne, ouverte sur le monde et pro-européenne, qui veut aller de l’avant plutôt que de se replier sur elle-même face aux difficultés. Une majorité de français considère que la mondialisation et l’Europe sont une opportunité pour la France qu’il faut saisir.

Plus que les autres, malgré sa jeunesse et son inexpérience du monde politique, Emmanuel Macron a su porter un projet novateur et fédérateur en s’appuyant sur des femmes et des hommes de terrain. De l’avis général, les premières semaines à la tête du pays marquent un véritable changement, plutôt rassurant au regard du quinquennat précédent qui a été catastrophique. Ce n’est probablement pas un hasard si le Parti socialiste, dont était issu le président sortant, en paie aujourd’hui le prix fort avec moins de 9% des intentions de vote. A tel point qu’il risque d’être marginalisé au sein du nouveau paysage politique français, alors qu’il y a 5 ans, il contrôlait le pays entier (la présidence, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat, la majorité des régions, des départements et des grandes villes). C’est dire le piètre bilan de son prédécesseur.

De son côté, la droite et le centre se sont montrés incapables de proposer un projet de modernisation du pays attractif, tourné vers la jeunesse et l’Europe. Les Républicains crédités de 23% des voix, mais de seulement 150 députés environ, risquent fort de devoir se faire une raison et entamer leur mue pour se régénérer et être en phase avec les réalités d’aujourd’hui. Cela passe par un important rajeunissement de ses cadres et une forte féminisation de ses équipes. Pour les Républicains qui sortent d’une présidentielle catastrophique, tout paraît cependant possible à condition de ne pas tomber dans le piège de l’opposition systématique.

Manifestement, les français veulent tourner durablement la page de ce terrible quinquennat en donnant les moyens au président nouvellement élu de conduire sa politique. C’est la rupture attendue par une majorité de français qui pensent que la France a encore de belles cartes à jouer, pourvu que l’on prenne les bonnes décisions. En Marche l’a compris et a su y répondre avant tout le monde !

Il ne reste plus à espérer que les français auront fait le bon choix pour leur pays. Quel que soit le résultat, le 18 juin prochain, la France ouvre une nouvelle page politique !


France : Le nouveau gouvernement en Marche pour affronter les élections législatives.

25 mai 2017

Emmanuel Macron, le nouveau président de la République, a rapidement installé son gouvernement en vue d’aborder les élections législatives dans les meilleures conditions.

Celui-ci se compose de 22 ministres et secrétaires d’Etat, soit 11 femmes et 11 hommes comme promis. On y trouve quelques socialistes, des membres d’En Marche mais aussi du Modem, de la société civile, ainsi que 3 anciens membres des Républicains.

Comme prévu, c’est finalement un Premier ministre de droite, Edouard Philippe (LR), 46 ans, ancien député-maire du Havre proche d’Alain Juppé qui a été nommé. Cette nomination ne doit rien au hasard. Faute d’avoir trouvé une plus grosse pointure à droite, l’objectif avoué par le président lui-même est de fragiliser la droite (LR-UDI) en vue des élections législatives, en favorisant plus largement les candidats de la République en Marche.

L’objectif prioritaire pour M. Macron est d’emporter la majorité des députés le 18 juin prochain. La bataille est donc engagée avec les partis traditionnels et notamment Les Républicains. Si le parti socialiste est aujourd’hui très affaibli et ne pèse guère plus de 7% des intentions de vote, la droite et le centre avec prés de 20% des intentions de vote seront-ils en mesure d’empêcher le président d’obtenir la majorité requise de 289 députés ? Pas si sûr. En s’attachant un Premier ministre (LR), ainsi que deux autres ministres des finances et du budget (LR), Emmanuel Macron veut convaincre les électeurs de droite et du centre qui ont voté pour lui au 2ème tour de la présidentielle de le soutenir en votant pour les députés de la République en Marche.

En outre, La République en Marche (28% des intentions de vote actuellement) a pris soin de ne pas présenter de candidats face à certains sortants issus de la gauche et de la droite modérée (dits Macron compatibles), susceptibles d’apporter ultérieurement leur soutien au nouveau président dans la prochaine Assemblée, notamment dans l’hypothèse d’une majorité insuffisance.

Dans la 5ème République, les électeurs ont cependant régulièrement donné une majorité de députés au président nouvellement élu. Toutefois, le cas de M. Macron est un peu différend dans la mesure où il ne dispose pas de véritable parti politique structuré. La plupart des candidats En Marche sont d’ailleurs novices et peu connus des électeurs ; ce qui constitue un réel handicap. D’où l’engagement fort du président en faveur de ses candidats et sa volonté d’affaiblir le plus possible les candidats issus des partis politiques traditionnels ; seul moyen de faire élire le plus grand nombre de députés en sa faveur.

Au jour d’aujourd’hui, il paraît donc improbable que la droite et centre soient en mesure d’emporter la majorité et d’imposer une cohabitation au président. Même si le président Macron est loin d’avoir gagné son pari électoral, sauf erreur majeure, la majorité absolue paraît à sa portée !

Les français lui ont effectivement donné une large majorité (66%) face à la candidate d’extrême-droite. Sont-ils prêts à réitérer leur vote aux législatives pour lui donner une majorité absolue ? La logique du 2ème tour de la présidentielle voudrait que les électeurs soient cohérents et lui donnent les moyens de conduire sa politique en votant massivement pour les candidats estampillés « En Marche ». Oseront-ils donner une majorité de députés au nouveau président pour les 5 ans à venir, au risque de mettre tous les œufs dans le même panier ou préfèreront-ils préserver une opposition démocratique, quitte à obliger M. Macron à recourir à une coalition pour gouverner demain ?

Outre la composition du nouveau gouvernement, le choix des français se fera en fonction de la capacité du nouveau président à incarner la fonction, de sa méthode de gouvernance et des premières mesures que prendra son gouvernement d’ici les élections législatives. Pour l’instant, force est de reconnaître que M Macron fait un sans faute et ne cesse d’engranger des opinions favorables.

Après les défaites cinglantes, dés le 1er tour de la présidentielle, des candidats des formations politiques traditionnelles LR et PS, une recomposition et régénération des forces démocratiques françaises s’impose pour conforter la démocratie. De ce point de vue, l’émergence d’une nouvelle force au centre de la vie politique française ne peut que favoriser le renouvellement de la classe politique, plus proche des préoccupations de la majorité de nos concitoyens. Il appartient donc aux formations politiques traditionnelles de se remettre en cause et d’effectuer au plus vite leur nécessaire mutation.

La France a aujourd’hui besoin de réformes profondes pour s’adapter au monde qui change et réduire drastiquement son niveau de dépenses publiques qui pénalise lourdement son développement, sa croissance et l’emploi. Enfin, la France doit redevenir le moteur de l’Europe aux côtés de l’Allemagne, pour une plus grande convergence des politiques fiscales, sociales et de sécurité intérieure et extérieure. Quel que soit le résultat des élections législatives, espérons que le président Macron sera l’homme de la situation pour remettre au plus vite notre pays sur les rails et lui permettre de retrouver confiance en son avenir. Il n’est pas trop tard.

En Aveyron, ils seront pas moins de 28 candidates et candidats à briguer les suffrages des électeurs pour les élections législatives, répartis sur les 3 circonscriptions. La République en Marche présente des candidats dans chacune des circonscriptions, comme presque partout en France. Il y a donc fort à parier que le 2ème tour serra serré entre les candidats LR et En Marche. La personnalité des candidats et leur profil constituera un atout majeur.

Les candidats aux élections législatives des 11 et 18 juin 2017 en Aveyron (déclarés à la date du 19 mai) :

1ère circonscription (Rodez) : Yves Censi (Les Républicains, député sortant), Matthieu Danen (Front National), Pierre-Arnaud Defontaines (La France insoumise), Christian Lammens (Europe Ecologie Les Verts), Stéphane Mazars (La République en Marche), Anne Minier (Parti Communiste), Michel Raynal (Debout La France), Arlette Saint Avit (Lutte Ouvrière), Valérie Vagner (Union populaire républicaine) et Sarah Vidal (Parti Socialiste)

2ème circonscription (Villefranche-de-Rouergue) : André At (Les Républicains), Anne Blanc (La République en Marche), Bertrand Cavalerie (Parti Socialiste), Juliette Goudin (Union populaire républicaine), Bruno Leleu (Front National), Pascal Mazet (La France Insoumise), Philippe Molinié (Lutte Ouvrière) et Guy Pezet (Europe Ecologie Les Verts)

3ème circonscription (Millau) : Arnaud Viala (Les Républicains, député sortant), Muriel Abriac (Front National), Jean-Louis Austruy (La République en Marche), Bernard Combes (Lutte Ouvrière), Régina Garcini (Nouvelle Donne) ,Catherine Laur (La France Insoumise), Thierry Noël (Parti pour la décroissance), Bruno Pacchiele (Union populaire républicaine), Sophie Tarroux (Parti communiste) et Henri Temple (Debout la France)


Et si la large victoire du président Emmanuel Macron était de bon augure pour la France ?

14 mai 2017

Emmanuel Macron a été élu le 7 mai dernier avec plus de 66% des suffrages au 2ème tour de l’élection présidentielle française. Cette large victoire, inespérée il y a encore quelques mois, porte les espérances d’une majorité de français qui ont vu en lui l’homme de renouveau et de l’avenir pour le pays.

Exsangue et divisé après un quinquennat raté, les français doutent face à un monde globalisé où la concurrence devient féroce. Le nouveau président incarne la confiance pour remettre notre pays en ordre de bataille pour affronter avec succès l’inéluctable mondialisation. Plutôt que le repli sur soi autour d’une ligne Maginot imaginaire prônée par certains, les français ont fait preuve d’une grande lucidité et maturité qui en a surpris plus d’un, notamment à l’étranger.

Avec le président Emmanuel Macron, c’est une France rajeunie et ouverte sur le monde qui montre sa pleine confiance en son avenir au sein de l’Union européenne. Après les votes désastreux des britannique et des américains, la France démontre la force et la capacité de renouvellement de sa démocratie, face aux difficultés et incertitudes du monde actuel. En refusant massivement le repli sur soi et les reflexes de peur, la France donne un bel exemple de courage et d’espoir à la communauté internationale.

Voilà qui est de bon augure pour l’image de la France en Europe et dans le monde. La France devrait enfin retrouver la place qui est la sienne sur l’échiquier mondial. Pour cela, il va lui falloir engager au plus vite les réformes indispensables pour réduire ses dépenses publiques et donner un nouveau souffle à notre économie pour retrouver la croissance et l’emploi.

Emmanuel Macron a été officiellement investit ce 14 mai, devenant ainsi le 8ème président de la République française. La France est dorénavant en marche et rien ne semble devoir l’arrêter.

Les prochaines élections législatives seront toutefois déterminantes pour assurer le plein succès des réformes. Nul doute que les français apporteront massivement leurs voix aux députés représentant la majorité présidentielle, ainsi qu’à ses alliés issus du centre-gauche et du centre droit. La nomination du nouveau 1er Ministre ce 15 mai, et du gouvernement le lendemain, donnera de précieuses indications sur la stratégie du président de la République pour ces élections.

Si la majorité présidentielle ne peut être certaine d’obtenir la majorité absolue de 289 députés, il ne fait aucun doute qu’une large coalition issue de ces élection permettra d’élargir la majorité et au nouveau président de mettre en œuvre au plus vite, son programme.

Verdict le 18 juin à 20 h, terme du 2ème tour des élections législatives.


France : Emmanuel Macron est la seule alternative crédible pour le 2ème tour de l’élection présidentielle

30 avril 2017

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ont placé Emmanuel Macron (En Marche), largement en tête avec prés de 24% des voix, devant Marine Le Pen (Front national) qui réalise 21.43%. Ce résultat, bien que conforme aux derniers sondages, constitue néanmoins une grande première depuis l’après-guerre.

En effet, les deux candidats des principaux partis de gouvernement, les Républicains et le Parti socialiste, sont exclus du 2ème tour de la présidentielle. Si ce n’est pas une nouveauté pour le Parti socialiste dont le candidat n’a réalisé que 6.35%, c’est la première fois que la droite républicaine conduite par François Fillon (Les Républicains) n’arrive qu’en 3ème position, talonné par Jean-Luc Mélenchon 19.60%, le candidat d’extrême-gauche.

Le score réalisé par François Fillon a été très décevant. Rappelons qu’en novembre dernier, il avait remporté largement la Primaire de la droite et du centre avec plus des 2/3 des suffrages et que les sondages lui accordaient alors 31% des intentions de vote des français au 1er tour. Cette descente aux enfers du candidat de la droite, il la doit probablement aux affaires mais aussi à son programme trop radical sur certains points, et non des moindres.  En refusant d’adoucir son projet, il a commis une erreur rédhibitoire, notamment au regard des classes les plus modestes. Compte-tenu de ses nombreux handicaps, probablement aurait-il dû céder sa place à Alain Juppé. Aujourd’hui, François Fillon porte l’entière responsabilité de l’échec de la droite et du centre à cette élection majeure.

Par delà, les résultats de ce 1er tour traduisent un fort mécontentement d’une partie des électeurs qui se sentent aujourd’hui laissés pour compte alors que ce dernier quinquennat a marqué une dégradation importante du chômage. Plus globalement, la situation économique, sociale et budgétaire de la France depuis 2012 s’est sensiblement détériorée, contrairement à de nombreux pays européens. D’où la tentation des français les plus fragiles à sanctionner les partis traditionnels qui ont échoués depuis plus de 20 ans.

Les formations les plus radicales, de l’extrême-droite de Mme Le Pen à l’extrême-gauche de M. Mélenchon, ont joué sur du velours en exploitant sans vergogne les difficultés et les déceptions de la population la plus fragile, exposée au chômage et au mal-être actuel, que ce soit dans certaines banlieues ou zones rurales. Le populisme et le nationalisme exacerbé ont ici été pleinement exploités à des fins politiciennes.

Pourtant, ni la mondialisation, ni l’immigration, ni l’Europe, ne sont la cause des difficultés actuelles de la France. Pendant que la plupart des pays voisins, notamment de l’Europe du nord, se préparaient aux changements en cours en engageant d’importantes réformes structurelles, les français ont continué comme si de rien n’était. Les français et les divers gouvernements depuis 2000, portent collectivement une grande responsabilité dans ce domaine.

Les français doivent aujourd’hui se rendre à l’évidence : nous avons vécu des dernières décennies au-dessus de nos moyens en nous comportant comme des cigales pendant que d’autres faisaient preuve de lucidité et de courage en engageant les réformes nécessaires. Ce n’est certainement pas en se repliant sur soi, en fermant les frontières et en quittant l’Europe que la France va s’en sortir. Bien au contraire, ce serait un véritable suicide pour le pays qui ne s’en remettrait pas pour longtemps en le plongeant dans la récession, des dévaluations sans fin et une inflation galopante. Ce serait tout simplement catastrophique pour les populations les plus modestes que les extrêmes prétendent défendre.

C’est pourquoi il faut raison garder. Refusons d’écouter les oiseaux de mauvais augure que sont les extrêmes, prêts aux pires manipulations pour tromper les électeurs déçus en vue d’emporter leurs suffrages.

Les solutions pour sortir la France de l’impasse existent pourtant. Elles passent par un ensemble de réformes de structures et des efforts qui doivent être équitablement répartis entre les français. Les difficultés intérieures et les incertitudes mondiales imposent la mise en œuvre d’une nouvelle politique pragmatique et réaliste. Pour cela, il faut un capitaine énergique qui fixe un cap et s’y tient malgré la tempête.

La France est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit elle se projette dans l’avenir et se donne les moyens de se réformer, soit elle renonce, et c’est le déclin assuré pour longtemps. Dans ce 2ème tour de la présidentielle française, un seul candidat réuni les qualités requises pour sortir le pays des difficultés qui sont aujourd’hui les siennes.

Malgré sa jeunesse, Emmanuel Macron a de nombreuses qualités qu’il devrait pouvoir mettre au service du pays. Il connaît fort bien les problèmes économiques, budgétaires, sociaux et politiques qui sont les nôtres et les priorités à mettre en œuvre pour le réformer et adapter la France au monde d’aujourd’hui. Il a su transcender les formations politiques traditionnelles, trop souvent empêtrés dans des schémas dépassés, et propose une approche plus moderne, ouverte et pragmatique, à l’écoute du plus grand nombre. Pour cela, il compte s’appuyer sur une gouvernance forte, mais plus restreinte, qui reposera sur l’expérience de femmes de d’hommes qui ont fait leurs preuves à divers niveaux.

Face à la démagogie et à l’incompétence des extrêmes, Emmanuel Macron est le seul à pouvoir relever le défi et remettre le pays sur les bons rails. Il y a urgence ! Quel que soit ses opinions politiques et le vote du 1er tour, si l’on veut préserver l’avenir de la France et des français, il n’y a d’autre choix que de voter massivement pour Emmanuel Macron au 2ème tour de l’élection présidentielle.

Le 07 mai prochain, je vote Emmanuel Macron.

Joseph Donore