France : L’affaire du Levothyrox fait vivre l’enfer à des milliers de français

17 septembre 2017

Le Levothyrox est un médicament à base de Levothyroxine, une hormone thyroïdienne de synthèse. Il est le seul médicament qui permet de neutraliser les dysfonctionnements de la glande thyroïde, notamment du fait de l’insuffisance de sécrétion de la thyroïde (hypothyroïdie) ou suite à une ablation de la glande en raison d’un cancer notamment.

Le bon fonctionnement de la thyroïde est essentiel à la vie humaine car elle régule le corps humain dans son ensemble et les personnes qui souffrent de dysfonctionnements thyroïdiens sont dans l’obligation de suivre le traitement à vie. C’est une question de survie.

Contrairement à certains médicaments, on ne peut en aucun cas stopper un traitement par Levothyrox sous peine d’avoir très rapidement de graves problèmes de santé.

Le Levothyrox, ancienne formule, est fabriqué par le laboratoire allemand Merck Serono depuis des longues décennies. Ce traitement qui concerne plus de 3 millions de personnes en France, principalement des femmes, est bien connu du monde médical et son efficacité n’a jamais été contestée jusqu’alors sachant que ses effets secondaires restaient jusqu’alors limités, voire inexistants, pour peu que le patient trouve le bon dosage sanguin de sa TSH (thyréostimuline).

C’est la principale difficulté de ce traitement sachant que chaque personne à un niveau de TSH qui lui est propre et qui peut varier de 0.3 à 4.0 mUI/L. C’est au patient de trouver le bon dosage en s’appuyant sur un dosage régulier de la TSH.

En effet, le Levothyrox fait partie des rares traitements médicaux à marge thérapeutique étroite. En d’autres termes, l’ajustement posologique de ce traitement au long cours reste individuel et nécessite un contrôle clinique et biologique régulier car l’équilibre thyroïdien du patient peut-être sensible à de très faibles variations de dose. L’ajustement de la posologie nécessite des paliers d’adaptation de 12,5 µg pour les patients. Cela signifie que le patient peut mettre plusieurs mois, voire plus d’un an, pour trouver le dosage optimum le concernant.

Rappelons qu’il y a quelques années, la mise sur le marché du Levothyrox générique avait fait l’objet de critiques conduisant de nombreux médecins à prescrire exclusivement l’original en lieu et place du générique (non substituable) s’agissant d’un médicament à faible marge thérapeutique (cf lettre de l’AFSSAPS du 20/05/2010 en ce sens). Manifestement, les autorités sanitaires françaises n’ont pas retenu la leçon.

L’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui a remplacé l’AFSSAPS, a demandé en 2012 au laboratoire Merck Serono de modifier le traitement, sans changer le dosage du principe actif, mais en remplaçant l’un des excipients le lactose par le mannitol très répandu dans l’alimentation.

En France, et uniquement dans ce pays, conformément à la demande des autorités sanitaires, le nouveau Levothyrox a été automatiquement substitué à l’ancien dès le mois de mars 2017, sans la moindre information des patients qui ont juste pu constater le léger changement de packaging de leurs boites de Levothyrox. Depuis maintenant le début de l’été (la Levothyroxine mais en effet plusieurs mois à être assimilée par l’organisme), des milliers de patients se sont manifestés auprès de leur médecin pour des maux divers : fatigue intense, maux de tête, d’estomac, crampes, vertiges, palpitations cardiaques…. La pression est montée de plusieurs crans dés la fin de l’été avec plus de 9 000 patients présentant manifestement des effets secondaires souvent très invalidants. Un véritable cauchemar ne permettant plus de travailler.

Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), la nouvelle formule du Levothyrox serait pourtant « bioéquivalente » à l’ancienne ! Or, selon certains spécialistes, les études de bioéquivalence réalisées pour la nouvelle formule du Levothyrox seraient en réalité très superficielles. C’est aussi l’avis de l’association française des malades de la thyroïde (AFMT), qui affirme que les études de bioéquivalence ne permettent pas d’évaluer les effets secondaires, ni la bonne acceptation du Levothyrox à long terme par l’organisme.

Dans ce contexte, on ne peut que s’étonner de la décision prise par l’ANSM, sans aucune information préalable des patients, des praticiens et des pharmaciens, alors même que l’on savait pertinemment que ce traitement est connu pour être à marge thérapeutique étroite. Ce qui risquait nécessairement de générer d’importants effets secondaires mais surtout de compliquer considérablement la vie quotidienne des patients qui allaient devoir passer des mois à retrouver le bon dosage de leur TSH et par voie de conséquence, un état de santé satisfaisant.

Quelle mouche a donc pu piquer les autorités sanitaires françaises ?

Face à l’ampleur de la crise (des milliers de signalements médicaux, des pétitions ayant recueilli plus de 100 000 signatures, des plaintes au pénal à l’encontre du laboratoire Merck et des autorités françaises, nombreuses manifestations…) et le fort mécontentement des patients qui souffrent d’importants effets secondaires invalidants, Ministre de la Santé française Agnés Buzyn a finalement décidé le vendredi 15 septembre 2017 de réintroduire le Levothyrox original en France, au moins pour les patients souffrant le plus des effets secondaires. Pour les autres ???

La ministre de la Santé a par ailleurs précisé que cette solution ne serait que temporaire puisque le laboratoire en question ne devrait plus produire le Levothyrox dans les années qui viennent… « Dans un mois, nous aurons des alternatives… » a déclaré la ministre de la Santé. D’autres marques, d’autres médicaments qui permettront progressivement aux patients de pouvoir choisir ce qui leur convient le mieux !!!

Voilà qui ne va guère rassurer les patients pour les mois à venir d’autant que le directeur de l’agence du médicament ne semblait pas de cet avis quelques jours plus tôt. « Une telle cacophonie est du jamais-vu », aurait commenté un vieux routier des cabinets ministériels.

Espérons que ce bien triste épisode pour les patients concernés qui vivent actuellement l’enfer sera définitivement clos au plus vite et que les leçons de ce lamentable échec seront tirées.

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France : Pourquoi l’exonération de taxe d’habitation pour 80% des français est une erreur

6 septembre 2017

Emmanuel Macron, le nouveau président de la République française avait annoncé lors de sa campagne électorale vouloir exonérer 80% des foyers français de la taxe d’habitation. Beaucoup alors, à droite et à gauche, y avaient vu une mesure démagogique, particulièrement électoraliste et surtout peu réaliste au regard de son coût exorbitant (estimé à 6 milliards d’euros par an).

La taxe d’habitation et les impôts locaux en général sont très critiqués, comme le fût en son temps la taxe professionnelle remplacée par la contribution financière des entreprises (CFE). Ils restent cependant extrêmement difficiles à réformer car il s’agit de sommes considérables qui servent à financer les collectivités locales. Si l’Etat réduit les recettes de ces taxes, d’une manière ou d’une autre, il doit aussitôt les compenser pour maintenir les recettes fiscales des collectivités et préserver leur autonomie financière qui reste fragile.

Pour autant, contrairement à ce que beaucoup de gens sensés pensaient, quelques semaines après son élection, le projet de réforme visant à réduire la cotisation de taxe d’habitation de 80% des foyers a été confirmé par le nouveau gouvernement. Pris au piège des promesses, le président Macron a semble-t-il tranché. Image oblige !

La réforme des impôts locaux : un dossier explosif toujours reporté

La taxe d’habitation, avec la taxe foncière et la contribution foncière des entreprises, constitue la principale ressource des collectivités locales et notamment des communes. A elle seule, la taxe d’habitation représente actuellement 25 milliards d’euros sur un total de 130 milliards d’euros de recettes pour l’ensemble des collectivités territoriales. La taxe d’habitation concerne environ 28 millions de foyers fiscaux et 33 millions de logements.

La taxe est due par toute personne occupant le logement au 1er janvier de l’année d’imposition ainsi que pour les logements vacants, si la délibération a été prise par la collectivité. Selon les informations connues à ce jour, l’exonération de la taxe d’habitation concernerait les ménages dont le revenu imposable annuel serait inférieur à 20 000 € par part fiscale, soit environ 5 000 euros par mois pour un couple avec deux enfants (3 parts).

L’application d’une telle mesure conduirait ipso-facto à la disparition d’une part importante des ressources propres des communes et les mettrait dans une situation de dépendance sans précédent depuis des décennies, vis-à-vis de l’Etat. Même si la perte de recettes fiscales liée à cette exonération de taxe d’habitation devrait être compensée par l’Etat, au vu de sa mauvaise situation financière et de l’importance de la dette, il est probable que la compensation ne sera pas totale. Rappelons à ce propos que depuis 2012, les divers gouvernements de M. Hollande n’ont eu de cesse de baisser considérablement les dotations publiques de l’Etat allouées aux collectivités. Ce qui a considérablement affaibli nombre de communes déjà fragiles sur le plan financier.

En outre, ces importantes baisses des dotations publiques ont engendré une forte baisse des investissements des collectivités ; ce qui pénalise lourdement le tissu économique et social au plan local.

Enfin, la mise en place de cette exonération pour 80% des foyers fait supporter à seulement 20% des français la charge de la taxe d’habitation et introduit une forme d’inégalité devant l’impôt qui ne paraît pas conforme à notre constitution dont une jurisprudence constante rappelle que chaque foyer fiscal français doit être égal devant l’impôt. Dans ces conditions, il n’est pas acquis que le Conseil constitutionnel valide une telle exonération massive de cet impôt. Rappelons qu’au jour d’aujourd’hui, selon les communes, entre 20% et 35% des foyers fiscaux sont déjà exonérés partiellement ou totalement de la cotisation de taxe d’habitation en raison de leurs faibles revenus. Ce qui n’est pas rien.

Faire supporter à seulement 20% des français la taxe d’habitation ne peut que contribuer un peu plus au ras-le-bol fiscal de nombreux français dont, il faut le rappeler, plus de 53% des foyers sont par ailleurs totalement exonérés d’impôt sur le revenu. Un niveau jamais atteint jusqu’alors en raison des allégements consentis par M. Hollande depuis 2012 en faveur des bas revenus. Pas certain que, dans un tel contexte, faire supporter une plus large part des impôts à moins de 20% des français soit équitable au plan fiscal et contribue à encourager efficacement nos concitoyens à entreprendre dans ce pays.

Réformer les impôts locaux plutôt que d’accentuer les exonérations au profit d’un plus grand nombre de contribuables

Depuis 1970, la taxe d’habitation et la taxe foncière sont assises sur une valeur locative cadastrale établie à cette époque. Pour ce faire, les valeurs locatives font l’objet d’actualisations et autres revalorisations annuelles censées correspondre à la réalité du terrain. Or, il n’en est rien ; bien au contraire. Si les constructions récentes sont à peu prés correctement évaluées, les constructions anciennes qui ont souvent fait l’objet d’importants travaux de mises aux normes du confort moderne sont généralement sous-évaluées car nombre de déclarations d’achèvement des travaux n’ont jamais été faites ou ont été largement minorées. A l’inverse, les constructions modestes récentes, de type HLM, qui bénéficient de tout le confort, apparaissent nettement surévaluées.

Un vrai casse-tête pour les collectivités, surtout celles qui disposent d’un important centre ancien rénové. Dans ce contexte, nombre de propriétaires et occupants sont sensiblement sous imposés depuis de longues années ; ce qui constitue une importante perte de recettes fiscales pour les grandes communes. Le seul moyen d’y remédier est que la commission communale des impôts, en collaboration avec les services du cadastre, engage d’importants travaux de révision des valeurs locatives des logements les plus anciens. Une tache extrêmement longue et difficile à mener, mais extrêmement payante menée par certaines communes.

Pour remédier à ces disparités, depuis des décennies, les divers gouvernements avaient dans les cartons un projet de réforme des valeurs locatives cadastrales servant d’assiette aux taxes d’habitation et foncières. Hélas, devant la complexité de la réforme et surtout les importantes augmentations de cotisation que cela entraînerait pour de nombreux contribuables, la réforme a toujours été reportée aux calendes grecques !

Plutôt que de concevoir une usine à gaz comme les français savent si bien le faire, certains proposent de réformer la taxe d’habitation actuelle pour la rendre plus équitable et profitable pour les collectivités. La valeur locative actuelle pourrait ainsi être remplacée par le revenu du foyer actuellement utilisé pour l’assiette de l’impôt sur le revenu. L’avantage serait une plus grande simplicité avec une base propre aux revenus du foyer pour lesquels une déclaration annuelle de revenus est souscrite. Pas sûr   cependant que ce soit la panacée.

De la nécessité à refondre nos impôts locaux pour les répartir plus équitablement

En 2017, moins de 47% des foyers fiscaux français sont imposables à l’impôt sur le revenu. L’actuel projet d’exonération de 80% des foyers de la cotisation de taxe d’habitation ne ferait qu’accroître la disparité entre ceux qui paient l’impôt et ceux qui en sont exonérés. Si l’on ajoute à cela les importantes aides sociales fondées sur les revenus déclarés, de telles évolutions ne peuvent qu’encourager l’assistanat permanent plutôt que d’aider les personnes à s’insérer dans la vie sociale. Ce qui tend d’ailleurs à pénaliser l’emploi et la croissance qui sont à l’origine des principales difficultés de la société française depuis des décennies.

La France doit donc entièrement revoir son système fiscal et social à bout de souffle, porté par de moins en moins de français contributeurs, aujourd’hui matraqués avec des taux de prélèvements obligatoires de 44%. Un taux insupportable jamais atteint dans un pays développé. A cela s’ajoute notre taux de dépenses publiques de plus de 57% du PIB qui n’est pas davantage soutenable (48.4% pour les pays de la zone euro et 44% pour l’Allemagne, un écart globalement non justifié).

Macron a reçu un mandat clair pour réformer massivement notre pays. Il doit aller jusqu’au bout de ses engagements quitte à y laisser quelques plumes car c’est de l’avenir de la France et de nos jeunes concitoyens qu’il s’agit. Demain il sera trop tard et nous n’aurons que nos yeux pour pleurer !

« Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leur faculté ». La déclaration des droits de l’homme et du citoyen est tout à fait d’actualité. On ne saurait mieux dire aujourd’hui ! Probablement, faut-il revenir aux origines de l’impôt et élargir le nombre de foyers imposables aux impôts locaux et à l’impôt sur le revenu, quitte à ce que le montant de la contribution des bas revenus reste symbolique.

C’est aussi l’acceptabilité de l’impôt qui est aujourd’hui en cause.


Europe : Lutter efficacement contre le terrorisme islamique passe obligatoirement par la fin des ambiguïtés et de la complaisance envers les groupuscules salafistes

28 août 2017

Depuis 2012, le terrorisme islamique s’est développé et vient régulièrement frapper les pays occidentaux et l’Europe en particulier. Nous devons aujourd’hui apprendre à vivre au quotidien avec ce terrorisme aveugle et sanguinaire dont le seul objectif est de tuer le plus possible de personnes innocentes au nom du djihad. Celle évolution était pourtant prévisible depuis de longues années où l’on a assisté à une radicalisation croissante d’une frange importante de l’aile la plus extrémiste et radicale de l’islam : les salafistes.

Pendant trop longtemps, avec une ingénuité rarement vue, le monde libre a considéré les groupes salafistes comme une simple dissidence de l’islam propre à cette religion, sans conséquence sur le reste du monde. Pendant ce temps, ces extrémistes musulmans ont pu tranquillement diffuser leur idéologie radicale au cœur même du monde libre en profitant de la bienveillance des bonnes consciences occidentales et de certains médias qui leurs trouvaient et leur trouvent encore des excuses. Soyons clairs : les occidentaux n’ont aucune responsabilité dans cette évolution du terrorisme islamique, que ses partisans soient nés en Europe ou au Magreb. Ces derniers n’ont aucune excuse possible. Ils n’ont qu’un seul et unique but : perpétrer le plus d’attentats possibles au sein du monde libre pour entretenir les tensions entre les communautés. Ces terroristes ont été endoctrinés par les groupuscules salafistes dans le seul et unique but de tuer et assassiner, les plus sauvagement possible, le plus grand nombre possible de personnes qui rejettent leur vision du monde, qu’ils soient musulmans ou non.

En cela, nous assistons à une véritable guerre au sein de l’islam entre les courants sunnites (largement majoritaires dans le monde musulman) et chiites (minoritaires, principalement situés en Iran et en Azerbaïdjan et plus marginalement en Irak, en Syrie et au Yémen). Ceci explique en grande partie les difficultés à mettre fin aux conflits en Irak, en Syrie et plus récemment au Yémen où derrière les sunnites, on trouve l’Arabie Saoudite alors que l’Iran soutient activement les chiites.

Autour de ces deux courants principaux de l’islam, gravitent des groupes dissidents parmi les plus radicaux. Pour les sunnites : les salafistes (Arabies-Saoudite, Qatar…), les frères musulmans (Egypte), le Hamas (Palestine)… Pour les chiites, le Hezbollah (Liban) règne en maître.

Le double jeu des principaux groupes salafistes partisans d’un islam radical

Les salafistes sont le principal courant dissident radical issu de l’islam sunnite soutenus et financés principalement par l’Arabie-Saoudite et le Qatar. Aujourd’hui, les groupes terroristes de Daech ou Etat islamique, Al-Quaïda , Boko Aram ou Aqmi sont des produits issus directement de cette mouvance salafiste. Or, si la plupart de ces groupes sont aujourd’hui considérés comme des organisations terroristes par la plupart des pays occidentaux (Etats-Unis, Canada, Union européenne, Australie…), ce n’est pas le cas du salafisme qui profite habilement du soutien de l’Arabie-Saoudite et du Qatar pour financer le terrorisme mondial. Pourquoi ne pas traiter la plupart des courants salafistes pour ce qu’ils sont : des groupes terroristes et en tirer toutes les conséquences ?

Le salafisme est une doctrine idéologique fondée sur un islam sunnite fondamentaliste qui rejette l’influence occidentale, et qui au lendemain des révolutions arabes, s’est vu ouvrir un espace politique considérable au Maghreb et au Machrek qui lui était jusqu’alors fermé du fait des dictatures arabes. Mais le salafisme s’est finalement exporté à travers le monde et notamment en Europe en vue d’islamiser ces pays.

Ce rapide état des lieux des organisations terroristes islamiques en présence confirme l’extrême activisme des groupes salafistes les plus radicaux ces dernières années au cœur de l’Europe, qu’ils se revendiquent de l’EI ou autre groupe terroriste musulman. Aujourd’hui, notamment en France, en Belgique et en Espagne, les salafistes règnent en toute impunité sur de nombreuses mosquées et des quartiers entiers, comme le démontre les récents attentats de Barcelone. Au contraire de l’islamisme, le salafisme n’est, ni un mouvement religieux à revendication politique, ni une organisation à proprement parler, mais plutôt une tendance de « régénération » de la foi et de réislamisation de la société. D’où l’extrême difficulté à identifier son organisation au plan local et ses responsables. Les salafistes préconisent le retour aux origines de l’islam du Moyen-âge. Ils revendiquent le respect aveugle de la sunna (tradition islamique et notamment la charia).

Le salafisme prône un retour aux pratiques en vigueur chez les musulmans à l’époque du prophète Mahomet et de ses premiers disciples, plus connus comme les pieux ancêtres appelés « salaf » ainsi que la rééducation morale des communautés musulmanes ou non. Deux grandes mouvances cohabitent au sein du salafisme : l’une refuse de s’impliquer dans la vie politique et se consacre à l’éducation des musulmans à la doctrine salafiste, tandis que l’autre que l’on qualifie de djihadistes, utilise le salafisme comme une base idéologique pour justifier le terrorisme. C’est cette dernière qui sévit principalement en Europe.

Les salafistes soutiennent le terrorisme en Europe pour imposer la charia

Pourquoi les pays occidentaux persistent-il à conserver des liens économiques et diplomatiques étroits avec l’Arabie-Saoudite et le Qatar qui sont pourtant les principaux pourvoyeurs de fonds des groupes salafistes de part le monde et de fait, des terroristes islamiques qui sévissent actuellement en Europe ? L’Union européenne ne devrait-elle pas mettre en œuvre une politique visant à éradiquer le terrorisme de son sol en prenant des sanctions contre les pays musulmans qui le finance ? La vie de européens ne vaut-elle pas davantage que les quelques milliards de ventes de matériels militaires à ces pays ?

Vouloir faire croire que le monde libre, par ses décisions et son comportement, aurait favorisé l’émergence du djihadisme islamique n’est que pure fumisterie. Ceci ne fait que cautionner un peu plus l’action sanglante des terroristes islamiques à notre encontre. Cet aveu de faiblesse et d’amnésie, pour ne pas dire de lâcheté, des élites occidentales à l’égard du salafisme n’a fait qu’accentuer le développement du terrorisme au cœur de nos pays. Le mal étant fait, il est vain de pleurer la liste des victimes qui ne cesse de s’allonger.

Le terrorisme islamique ne fait que faire payer au monde libre le constat de son propre échec. Contrairement à l’idée que voudraient répandre certains, les djihadistes nous frappent non pour ce que nous faisons, mais uniquement parce que nous sommes. C’est notre existence même et notre propre mode de vie qui leur sont insupportable. Ne l’oublions pas ! Le reste n’est que balivernes irresponsables.

La lutte contre le terrorisme islamique passe par l’éradication des groupes salafistes en Europe

Dans une récente tribune dans le journal Le Figaro, le philosophe Pascal Bruckner déclarait : « … A éviter de désigner la religion comme la cause du terrorisme, on s’égare dans une multitude d’interprétations fumeuses, comme le colonialisme, l’humiliation arabo-musulmane, le réchauffement climatique, le conflit israélo-palestinien….Il faut nommer les choses. Nous sommes face à une maladie à l’intérieur de l’islam. Cette religion produit régulièrement des générations de guerriers prêts à sacrifier leur vie pour la gloire de Dieu… »

En d’autres termes, les européens doivent ouvrir les yeux et regarder enfin la réalité. Rappelons-nous qu’à l’aube de l’an 2000, les salafistes se contenter d’imposer leurs règles principalement dans les pays islamiques et il n’y avait pas ou très peu de femmes en Europe portant le voile islamique et encore moins la burqa ou autre niqâb qu’aucun verset du coran n’impose d’ailleurs à la femme musulmane. En 2017, et ces dernières années pourtant, de nombreuses jeunes femmes musulmanes portent ces signes distinctifs, y compris au cœur des villes moyennes française, à Rodez et ailleurs. C’est là est un signe de la montée du prosélytisme islamique et l’activisme des groupes salafistes les plus radicaux qui prônent la charia et la reconquête d’une partie de l’Europe.

Que l’on ne s’y trompe pas, le terrorisme prôné par les salafistes est un moyen pour parvenir à leur fin et imposer la charia partout. L’Espagne est d’ailleurs leur cible privilégiée et les récents attentats de Barcelone ne doivent hélas rien au hasard.

Ne soyons pas dupes du double jeu des salafistes qui n’ont qu’un seul et unique objectif : détruire nos sociétés par tous moyens pour les islamiser. Les Etats européens doivent agir conjointement avec fermeté pour éradiquer durablement le terrorisme islamique tant qu’il en est temps.


France : Le faux pas du président Macron avec le général De Villiers

24 juillet 2017

Depuis son élection en mai dernier, tout le monde s’accordait à dire que le président Emmanuel Macron avait réalisé un début de mandat sans-faute, avec une communication totalement maîtrisée.

A la veille du 14 juillet, les français ont pu découvrir, non sans une certaine surprise, une autre facette du président. Ce dernier a directement mis en cause le chef d’État-Major des armées qui, selon lui, se serait livré publiquement à des critiques à l’encontre du gouvernement, et indirectement au chef de l’État, en réponse aux mesures d’économies budgétaires de 850 millions d’euros annoncées quelques jours plus tôt.

Le chef de l’Etat s’est livré publiquement à une admonestation en bonne et due forme du chef d’État-Major des armées, le général 5 étoiles Pierre De Villiers. Devant un parterre d’officiers supérieurs de l’armée, il a affirmé que les propos tenus en public par le général n’étaient pas acceptables, rappelant qu’en la matière, lui seul en tant que chef des armées, était maître à bord… Pour faire simple : « Le chef, c’est moi ! ».

Après 5 années de laisser aller à la tête de l’État français, cette forme d’autoritarisme a d’autant plus stupéfait les français que depuis son élection, le président n’avait eu de cesse d’adresser des signes de respect envers les forces armées.

Cette admonestation publique du général De Villiers, un homme au parcours exemplaire à la personnalité forte, par le chef de l’Etat paraît d’autant moins acceptable à une majorité de français que les propos incriminés ont été tenus devant la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, exclusivement composée d’élus de la nation. Qu’y-a-t-il de plus normal que le responsable en chef des armées, dont les forces sont engagées dans de nombreuses opérations militaires difficiles, ne mette en garde les plus hauts responsables de l’État face au manque cruel de moyens de l’armée sur le terrain que les dernières restrictions budgétaires ne vont faire qu’accentuer ?

Peut-on dans ces conditions, sans mettre gravement en péril la vie des militaires sur le terrain, continuer à intervenir aux quatre coins de la planète ? Assurément non. Au cas particulier, le général Pierre De Villiers n’a fait que son travail, même si cela a déplu au président. Au demeurant, si désaccord il y avait, pourquoi l’avoir reconduit dans ses fonctions pour le forcer à la démission quelques semaines plus tard ?

Comment en effet, le chef d’État-Major des armées, pourrait-il conserver sa crédibilité en acceptant   sans broncher une amputation aussi importante de son budget alors que les opérations extérieures demandées par le chef de l’État ne cessent de s’amplifier et de grever le budget des armées ? Si nul ne conteste la nécessité de réduire les dépenses publiques, pourquoi en faire porter l’essentiel (prés de 1/5) aux seules forces armées dont on connaît le dénuement ?

Rappelons tout de même que le ministère de la Défense à qui on demande sans cesse de nouvelles interventions sur les divers théâtres d’opérations militaires, a vu la part de son budget passer de 2,5 % du PIB en 2010 à 1,8 % aujourd’hui ! Difficile dans ces conditions de disposer d’une armée opérationnelle et performante. De ce seul point de vue, les propos du général De Villiers devant les parlementaires étaient pleinement fondés.

Lors de la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron ne s’est-il pas engagé à porter ce même budget de la défense à 2 % du PIB en 2025 ? Drôle d’attitude pour qui veut augmenter le budget de la Défense de commencer par le baisser au moment où les tensions internationales sont au plus haut. Pourquoi de telles contradictions dans le discours alors que le niveau idéal pour maintenir une défense opérationnelle, crédible et performante exigerait de revenir au plus vite à un budget de l’ordre de 2,5 % du PIB ?

Dans les conditions présentes, cette manifestation d’autoritarisme du président Macron, lui qui comme beaucoup de politiques ne connaît strictement rien aux questions de défense, est inacceptable et ne paraît pas de bon augure pour la gouvernance du pays. Espérons que cette erreur de débutant n’est qu’un simple faux pas. En attendant, c’est notre armée qui trinque.


Simone Veil : Une très grande Dame vient de s’en aller… mais son œuvre restera pour longtemps

2 juillet 2017

Quelques jours après le chancelier allemand Helmut Kohl, l’Europe et la France viennent de perdre une autre personnalité d’exception de la même génération : Simone Veil.

Difficile de passer sous silence leur disparition, tellement cet homme et cette femme politique ont marqué durablement leurs pays respectifs et l’Europe de leur empreinte. Même si elle s’était retirée de la vie publique depuis de nombreuses années, pour de nombreux français, Simone Veil a été une femme politique courageuse et d’une extrême droiture, très aimée de tous.

En avril 1944 à quelques mois de la fin de la guerre, âgée de seulement 16 ans et son baccalauréat en poche, Simone Veil avec ses parents, son frère et sa sœur ont été arrêtés puis déportés. Seule elle et sa sœur survivront de cette terrible épreuve du camp d’Auschwitz-Birkenau. Malgré l’horreur des camps de la mort, profondément meurtrie, elle en revient plus forte et déterminée que jamais. Bien qu’elle ait veillé à témoigner de ce que fût la Shoah, elle le fera à son image avec discrétion, veillant à ne pas s’étendre sur cette douloureuse période de sa vie et les pires humiliations subies du seul fait de sa religion juive. Son instinct de survie ne l’a jamais quitté et la souffrance endurée lui a permis de se forger de solides convictions dans le respect d’autrui, la tolérance et le refus des idéologies.

Dés la fin de la guerre, pour éviter que les générations futures n’aient à endurer à nouveaux ces horreurs, elle milite très activement pour la réconciliation avec l’Allemagne et pour la création de l’Union européenne. Après une carrière dans la magistrature et divers cabinets ministériels, Simone Veil est appelée en 1974 par le président Valéry Giscard d’Estaing pour être sa ministre de la Santé et de la famille, poste qu’elle occupera sous trois gouvernements : Chirac et Barre de 1974 à 1979 et Balladur de 1993 à 1995.

Pour le grand public, c’est en 1974 que Simone Veil se révèle. Elle livre au Parlement sa première grande bataille politique en défendant la loi en faveur de la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) promise par le nouveau président de la République. La bataille parlementaire qui s’en suivra restera l’une des plus rudes de la Vème République. Face à l’aile la plus conservatrice de la droite et une immense majorité d’hommes, Simone Veil tiendra bon en faisant preuve d’une détermination inébranlable malgré les multiples attaques dont elle fera l’objet. A force de conviction et d’explications, le texte sera finalement voté grâce à l’appui d’une grande partie de la gauche et de moins de 100 députés de la majorité, principalement centristes. Elle sortira grandie par cette épreuve en dépit de débats qui laisseront des traces au sein de la société.

En 1979, Simone Veil a conduit à la victoire la liste française de la droite et du centre pour la première élection au Parlement européen. Elle a été brillamment élue par ses pairs européens, à la présidence de ce dernier. Elle était une européenne convaincue et n’a eu de cesse de militer pour le renforcement de l’Union entre les divers pays, probablement pour éviter que l’Europe n’ait à revivre les pages sombres endurées. Elle siégera plus de 13 ans au Parlement européen.

Elle sera également élue au Conseil Constitutionnel en 2007 puis à l’Académie française en 2010. Simone Veil était Grand Croix de la Légion d’honneur.

Quoi qu’il lui en ait coûté, Simone Veil aura toujours été du côté des causes justes, notamment celle de la cause des femmes, mais aussi des plus fragiles et démunis. Esprit libre s’il en est, sur un plan politique, si elle s’est toujours reconnue dans le centre-droit tout en restant très méfiante à l’égard de la politique, elle a veillé à garder ses distances avec la plupart de ses leaders. Mais son cœur et ses convictions étaient au centre-gauche où elle avait de solides amitiés dont Michel Rocard. Pendant des décennies, elle a été pour une majorité de français de tous bords, une grande femme qui surclassait le monde politique, en restant la personnalité préférée et la plus aimée.

La classe politique française et européenne, toutes tendances politiques confondues, lui a unanimement rendu hommage. En voici quelques brefs extraits :

Emmanuel Macron : « L’esprit de la nation se nourrit de vies exemplaires. La vie de Simone Veil fut de celles-ci. Elle fit honneur à la France et nous montre ce que nous savons être lorsque nous livrons les combats de la liberté et du progrès. »

Valéry Giscard d’Estaing : « Bouleversé par sa disparition, la vie de cette femme exceptionnelle reste une référence pour les plus jeunes. »

Nicolas Sarkozy : « Simone Veil reste immortelle. J’ai admiré Simone Veil et j’ai aimé Simone Veil dont l’amitié ne m’a jamais fait défaut »

Fondation Chirac : « C’est la grande dame de la République qui s’en est allée, mais son message demeure et continuera longtemps à rayonner »

Edouard Balladur : « Sa personne et son histoire font honneur à notre pays »

Jean-Luc Mélenchon : « Madame Veil appartient au meilleur de notre histoire »

Jean-Claude Junker : « Simone Veil avait su par son engagement politique contribuer à bâtir une paix durable en Europe »

Rarement en France, une femme ou un homme politique aura reçu un tel hommage. Preuve s’il en est que Madame Simone Veil a été une très grande Dame dans un monde politique largement dominé par les hommes. On peut simplement regretter qu’elle n’ait eu une plus grande place dans notre pays. Mais la politique telle qu’elle est menée en France depuis des décennies n’était manifestement pas sa tasse de thé. Dommage pour la France !

Femme hors du commun, Simone Veil restera pour longtemps un exemple pour les générations présentes et futures.

JD


France : La République en Marche emporte la majorité absolue à l’Assemblée nationale

20 juin 2017

Même si la victoire est un peu moins large qu’annoncée par les organismes de sondage à l’issue du 1er tour des élections législatives, au 2ème tour, La République en Marche du président Macron obtient la majorité absolue.

LREM et son allié ont obtenu 350 sièges à l’Assemblée nationale sur un total de 577 sièges. Plus exactement 308 sièges LREM et 42 sièges pour le Modem. A lui seul, la République en Marche détient donc la majorité qui est de 289 sièges. De quoi rassurer le président face à un allié, le Modem, pas très sûr !

Au final, le résultat est conforme à celui de la présidentielle, ni plus, ni moins. Le nouveau président élu disposera d’une large majorité pour mettre en œuvre sa politique, même si le nombre important d‘élus et le fait que la plupart soient novices en politique risque de compliquer quelques peu le travail de la majorité présidentielle. Le futur responsable du groupe parlementaire, probablement Richard Ferrand, un proche du président, aura la lourde tâche de tenir et cadrer les nouveaux élus sous peine de le voir se disloquer à la moindre difficulté.

Le seul regret de ces élections législatives reste la très faible participation. Seuls 43.60% des inscrits ont daigné se rendre aux urnes, ce qui est le plus mauvais résultat depuis la création de la 5ème République. Le fait que les organismes de sondages aient annoncés une large victoire du parti du président a probablement découragé certains électeurs qui ont considérés que les jeux étaient faits d’avance et n’ont pas jugé utile de se déplacer. De plus, nombre de candidats issus des partis les plus contestataires (FN et France Insoumise) étaient moins présents lors de ces élections législatives. Enfin, fortement déçu et déstabilisé par l’échec du 1er tour de la présidentielle, l’électorat de droite et du centre ne s’est guère mobilisé pour ce scrutin, à l’exception peut-être du 2ème tour, pour soutenir ses candidats face à LREM.

Les oppositions seront largement représentées avec au moins trois groupes parlementaires : Les Républicains-UDI et divers droite (130 élus, dont 117 Les Républicains), le PS-PRG et EELV (46 élus dont 33 PS) et La France Insoumise-PCF (27 élus dont 17 FI). A cela s’ajoutent 8 élus FN et 9 autres divers. Les groupes pourraient cependant connaître une recomposition dans les prochains mois, notamment chez Les Républicains où il n’est pas impossible qu’une quarantaine de députés dénommé « Les Constructifs », soutenant le président Macron, décident de créer un groupe indépendant.

Cette nouvelle assemblée sera, et de loin, la plus féminisée avec prés de 40% de femmes et une très large majorité de cadres du privé et de chefs d’entreprises dans ses rangs. De ce point de vue, avec une moyenne d’âge en baisse à 45 ans et plus de 75% de nouveaux élus, la nouvelle assemblée marque incontestablement un renouveau certain qui ne peut qu’être bénéfique pour notre démocratie.

Notons enfin que les élus La Républiques en Marche sont principalement des élus urbains (Paris-Région parisienne, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lille, Strasbourg…) alors que les zones rurales ont globalement voté de manière plus traditionnelle marquant ainsi leur différence. Le nouveau gouvernement ne pourra ignorer cette réalité des territoires ruraux aujourd’hui en difficulté.

Pour autant, en Aveyron, département rural s’il en est, La République ne Marche y a réalisé de bons résultats, emportant 2 sièges sur 3.

Dans la 1ère circonscription (Rodez), avec seulement 33.60%, le député sortant Yves Cens (LR) qui briguait un 4ème mandat, a été sévèrement battu par Stéphane Mazars. Ce dernier est élu avec 66.40% des voix et réalise le meilleur score de la circonscription depuis longtemps pourtant réputée à droite. L’ampleur de ce résultat ne peut s’expliquer par la seule vague LREM. Outre la lassitude et le désenchantement croissant des électeurs y compris du nord Aveyron, Yves Censi semble payer les dissensions et rancœurs qui perdurent depuis longtemps au sein des formations de la droite et du centre du ruthénois. De nombreux électeurs mécontents ayant manifestement préféré soutenir le candidat d’en Marche. Enfin, la notoriété personnelle de Stéphane Mazars, y compris sur le nord Aveyron d’où il est originaire, mais aussi en tant que maire adjoint de Rodez, conseiller départemental du Vallon et ex-sénateur, ont grandement favorisé sa victoire. Une nouvelle page s’ouvre !

La 2ème circonscription (Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Aubin) a vu une large victoire de la candidate LREM, Anne Blanc, maire de Naucelle fort bien connue dans tout l’ouest aveyronnais. La sortante (PS) ne s’étant pas représentée, elle l’emporte avec 100% des voix puisque son adversaire du second tour, André At (LR) avait préféré se retirer. Il avait obtenu 20.20% des voix au premier tour. Circonscription très ancrée à gauche, de nombreuses personnalités de gauche et du centre avaient apporté leur soutien à Anne Blanc ; ce qui a rendu la tache de son adversaire très difficile.

Dans la 3ème circonscription (Millau, Saint Affrique), Arnaud Viala, le député (LR) sortant se représentait après avoir été brillamment élu en 2015 suite à une élection partielle. Il affrontait au deuxième tour Jean-Louis Austruy (LREM). En dépit d’un premier tour serré où il avait devancé son adversaire avec 33.60%, Arnaud Viala l’emporte finalement très largement au deuxième tour avec 59.20% des voix face au candidat LREM. Ce beau résultat, il le doit à son travail de terrain réalisé aux cours de ces deux années au service de ses concitoyens et à une campagne de proximité très dynamique, relayée par tous les élus de la droite et du centre du sud Aveyron.


Après la présidentielle, les français en marche pour les élections législatives !

9 juin 2017

Emmanuel Macron a largement remporté l’élection présidentielle de mai 2017 avec plus de 66% des suffrages.

Au vu du parcours du nouveau président et de son gouvernement, à quelques jours du 1er tour des élections législatives, tout porte à croire qu’il devrait emporter une large majorité au 2ème tour. Avec environ 30% des voix, La République En Marche (LREM), le parti qu’il a créé de toute pièce il y a moins d’un an, est crédité d’au moins 350 députés sur un total de 577, soit une majorité introuvable qui laissera peu de place aux oppositions. On peut donc comprendre le désarroi des candidats des grands partis traditionnels face au raz de marée attendu des candidats LREM, pourtant souvent novices en politique.

Il n’y a là rien de surprenant. Les français sont cohérents avec leur vote du 2ème tour de l’élection présidentielle. D’accord ou pas avec le projet du nouveau président, pour beaucoup d’entre eux, la France ne peut aujourd’hui se permettre le luxe d’une crise politique qui plongerait le pays dans le chaos. Ce d’autant plus que, globalement, le projet politique de M. Macron paraît compatible et assez proche de celui de certains partis traditionnels à commencer Les Républicains, et notamment celui porté par Alain Juppé.

Par delà quelques différences notables, notamment sur la fiscalité et les économies envisagées, le choix des électeurs semble aujourd’hui se porter ailleurs. Emmanuel Macron incarne une France jeune et nouvelle qui tranche avec celle proposée par les partis traditionnels, quelques peu sclérosés et à court d’imagination. Le nouveau président semble porter en lui une France moderne, ouverte sur le monde et pro-européenne, qui veut aller de l’avant plutôt que de se replier sur elle-même face aux difficultés. Une majorité de français considère que la mondialisation et l’Europe sont une opportunité pour la France qu’il faut saisir.

Plus que les autres, malgré sa jeunesse et son inexpérience du monde politique, Emmanuel Macron a su porter un projet novateur et fédérateur en s’appuyant sur des femmes et des hommes de terrain. De l’avis général, les premières semaines à la tête du pays marquent un véritable changement, plutôt rassurant au regard du quinquennat précédent qui a été catastrophique. Ce n’est probablement pas un hasard si le Parti socialiste, dont était issu le président sortant, en paie aujourd’hui le prix fort avec moins de 9% des intentions de vote. A tel point qu’il risque d’être marginalisé au sein du nouveau paysage politique français, alors qu’il y a 5 ans, il contrôlait le pays entier (la présidence, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le Sénat, la majorité des régions, des départements et des grandes villes). C’est dire le piètre bilan de son prédécesseur.

De son côté, la droite et le centre se sont montrés incapables de proposer un projet de modernisation du pays attractif, tourné vers la jeunesse et l’Europe. Les Républicains crédités de 23% des voix, mais de seulement 150 députés environ, risquent fort de devoir se faire une raison et entamer leur mue pour se régénérer et être en phase avec les réalités d’aujourd’hui. Cela passe par un important rajeunissement de ses cadres et une forte féminisation de ses équipes. Pour les Républicains qui sortent d’une présidentielle catastrophique, tout paraît cependant possible à condition de ne pas tomber dans le piège de l’opposition systématique.

Manifestement, les français veulent tourner durablement la page de ce terrible quinquennat en donnant les moyens au président nouvellement élu de conduire sa politique. C’est la rupture attendue par une majorité de français qui pensent que la France a encore de belles cartes à jouer, pourvu que l’on prenne les bonnes décisions. En Marche l’a compris et a su y répondre avant tout le monde !

Il ne reste plus à espérer que les français auront fait le bon choix pour leur pays. Quel que soit le résultat, le 18 juin prochain, la France ouvre une nouvelle page politique !