Conseil départemental : un budget 2016 offensif pour préparer l’Aveyron aux défis de demain

29 février 2016

Avant d’aborder le débat d’orientation budgétaire pour 2016 qui démarre le 29 février, Jean-Claude Luche, le président du Conseil départemental de l’Aveyron, entouré des principaux vice-présidents, a présenté à la presse son ambitieux projet pour la mandature 2015-2021.

André At, vice-président du Conseil départemental et président de la Commission des finances, a rappelé non sans une certaine satisfaction, la bonne santé financière du département. L’année 2015, tout en permettant de dégager une épargne de 30 millions d’euros, soit bien plus que la moyenne nationale, a permis de réduire sensiblement la dette. Ce qui constitue un gage de saine gestion en ces temps difficiles pour les collectivités territoriales, dont certaines sont aujourd’hui en grande difficulté financière.

Pour autant, la fragilité de la situation actuelle ne doit pas être sous-estimée. Pour André At : « Avec la baisse des dotations de l’Etat qui ont généré 62 millions d’euros de charges supplémentaires, nous partons vers le précipice si rien n’est fait. Il nous incombe de chercher des économies et de nouvelles recettes… » Et de poursuivre : « Il faudra nécessairement faire des économies sur le fonctionnement, supprimer certaines missions, réduire la masse salariale, même si ce sont des décisions difficiles à prendre… »

De son côté, Jean-Claude Luche n’a pas exclut une petite hausse de la fiscalité locale, et notamment de la part départementale de la taxe foncière. Le président a aussi souhaité travailler en confiance et en totale harmonie avec la nouvelle présidente de la région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées sur les grands dossiers structurant tels le financement de la RN88 à 2 X 2 voies et le très haut débit. Il s’est dit pour le moins optimiste sur le sujet

Le programme de la mandature se veut « volontairement dynamique ». L’objectif est d’atteindre au plus vite le seuil de 300 000 habitants qui paraît être la taille minimale pour envisager un avenir serein. A ce propos, on se rappelle qu’à l’aube de l’année 2000, les prévisionnistes de l’INSEE avaient envisagé un net déclin de la population du département vers 250 000 habitants à l’horizon 2010. Fort heureusement, il n’en a rien été et au contraire, la population a sensiblement évolué à la hausse pour atteindre prés de 280 000 habitants en 2015.

Preuve que le déclin n’est pas inexorable et que le relatif dynamisme économique du département a permis un retournement de tendance salutaire. Pour autant, dans ce domaine, rien n’est gagné notamment dans les territoires ruraux excentrés par rapport aux deux grandes aires urbaines de Rodez et Millau. Le désert médical persistant reste aussi un obstacle important au maintien des populations dans les zones rurales ; mais le Conseil départemental n’a guère de compétences en ce domaine.

Côté investissements (c’est l’atout maître de Jean-Claude Luche pour attirer de nouvelles populations sur le département), le président du Conseil départemental se montre ambitieux et mise sur l’attractivité du territoire en privilégiant les travaux routiers structurants tels la poursuite de la mise à 2 X 2 voies de la RN 88 entre Rodez et l’autoroute A75 à Séverac-le-Château, le contournement d’Espalion, le barreau de Saint Mayme (Rodez/Causse-Comtal), mais aussi l’ambitieux projet de fibrer le département en très haut débit, l’extension du camp militaire du Larzac…

L’objectif sur la mandature est d‘atteindre 270 millions d’euros d’investissements dont 230 millions d’euros pour le réseau routier et les collèges. Sur la période 2016-2025, soit en 9 ans et sur le seul réseau routier, les investissements cumulés devraient s’élever à 400 millions d’euros. Ce haut niveau d’investissements jamais atteint devrait permettre au département de l’Aveyron de se doter d’un réseau routier moderne, rapide et sécurisé, permettant d‘irriguer au mieux le territoire à l’intérieur mais aussi avec l’extérieur pour le connecter au réseau autoroutier national.

Enfin, le département entend aussi rester très présent dans les aides aux investissements des territoires ruraux, qu’il s’agisse des communes ou communautés de communes, en étant plus proches des populations dans le domaine social.

Comme on le voit, en ces temps difficiles et d’instabilité pour tout le monde et en dépit des fortes diminutions des dotations de l’Etat, le Conseil départemental de l’Aveyron fait le choix d’être très offensif au cours de la présente mandature pour permettre aux aveyronnais d’envisager un avenir plus serein. Voilà des orientations pleines de bon sens et salutaires pour le devenir du département. De quoi emporter l’adhésion d’une grande majorité des aveyronnais!

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France : En dépit de leurs engagements, Hollande et son gouvernement assassinent les langues régionales

22 février 2016

COMUNICAT DE L’IEO (Institut d’Estudis Occitans)

Tolosa, lo 20 de genier de 2016

ASSASSINAR SEI LENGAS, ANSIN VÒU LA FRANÇA ?

L’IEO (Institut D’Estudis Occitans) denóncia aut e fòrt que l’Assemblada Nacionala ague fach rebuta a la proposicion de lèi de Paul Molac, relativa a l’Ensenhament immersiu dei lengas regionalas e a sa promocion dins l’espaci public e audiovisuau.

Per memòria, aquesta denegada vèn après: la promessa vana dau candidat Hollande sus la ratificacion de la Carta europenca dei Lengas Regionalas ò Minoritàrias (ambé lo debat mancat a l’Assemblada Nacionala), lo rapòrt Filippetti de julhet 2013 e sei 42 prepausicions passadas per malhas, tornat mai en octòbre de 2015 l’engatjament dau president de la Republica per la Carta, rebutat per la drecha senatoriala e que dire de l’ensenhament dei lengas regionalas assecat…

Convendretz que i a de qué se pausar la question.

Sorda que mai se pòt pas a la demanda populària, la França, es que vòu pas finalament assassinar sei lengas regionalas per de bòn ?

A la veritat, aquesta decision fa chifrar, notadament per son escart d’ambé la demanda sociala, e discredita lo foncionament democratic.

D’escondons, vesèm s’organizar l’eliminacion metodica de nòstrei lengas de l’espaci public republican.

Amb aqueste refús, la França demòra un còp de mai dins lo rodolet dei país reborsiers que donan ges d’estatut a sei lengas. Lo pluralisme linguïstic, pasmens, es una aisina de coësion indispensabla per la Nacion e un element de sa credibilitat internacionala.

Acceptar la postura dau Govèrn actuau de la França que mespresa de lengas que parlan sei ciutadans a milierats se pòt pas mai !

L’IEO demanda per aquò au Govèrn d’iniciativas nòvas que laissan oblidar lei còps que s’es mancat.

Coma lo digueriam encara en octòbre 2015, a Montpelhier, volèm una lèi !

Volèm una lèi que done un estatut vertadier ai lengas regionalas e garantisse sei locutors de tota exclusion e discriminacion.

Lo president de l’IEO

 

COMMUNIQUÉ DE L’IEO (Institut d’Etudes Occitanes)

LA FRANCE VEUT ELLE ASSASSINER SES LANGUES RÉGIONALES ?

L’IEO (Institut D’Estudis Occitans) dénonce fermement le rejet (ce jeudi 14 janvier) par l’Assemblée Nationale de la proposition de loi de Paul Molac, relative à l’enseignement immersif des langues régionales et à leur promotion dans l’espace public et audiovisuel.

Ce rejet intervient pour mémoire après : la promesse non tenue du candidat Hollande sur la ratification de la Charte européenne des Langues Régionales ou minoritaires (et le débat sans suite qui a eu lieu sur le même sujet à l’Assemblée Nationale), le rapport Filippetti (juillet 2013) et ses 42 propositions passés aux oubliettes, le nouvel engagement du président de la République sur la même Charte et son rejet par la droite sénatoriale en octobre 2015, la raréfaction volontaire des possibilités de suivre une filière en langue régionale dans l’enseignement…

Vous conviendrez qu’il y a de quoi se poser la question.

Aussi sourde à la demande populaire, la France veut elle assassiner définitivement ses langues régionales ?

En effet, cette décision interroge entre autre par son décalage avec la demande sociale, et discrédite le fonctionnement démocratique.

On assiste de fait à une élimination latente et méthodique de nos langues de l’espace public républicain.

Par ce dernier rejet, la France reste une fois de plus un des derniers pays à ne prévoir aucun statut pour ses langues régionales, le pluralisme linguistique est un outil de cohésion indispensable de la Nation et un élément de sa crédibilité internationale.

Ce mépris à répétition du gouvernement actuel pour quelques 6 millions de locuteurs d’une langue historique de France n’est plus admissible.

L’IEO demande donc au Gouvernement de nouvelles initiatives propres à pallier ces échecs successifs.

Ainsi que nous l’avons revendiqué en octobre 2015, à Montpellier, nous voulons une loi !

Nous voulons une loi qui donne un véritable statut juridique aux langues régionales et garantisse ainsi leurs locuteurs de toute exclusion et discrimination.

Lo président de l’IEO


Aéroport de Rodez-Aveyron : 2016, un nouveau départ

15 février 2016

Depuis le 20 janvier 2016, la ligne Rodez-Paris est opérée par la compagnie régionale britannique Eastern Airways.

La liaison est désormais assurée par un Embraer ERJ145. Il s’agit d’un avion biréacteur moderne de 50 places qui permet de relier Paris-Orly sud en un peu moins d’une heure, soit un gain de temps de l’ordre de 20 mn par rapport à l’ancien ATR42 d’Hop ! Eastern Airways assure désormais la liaison, à raison de trois allers-retours par jour, selon les mêmes horaires qu’antérieurement mais à des conditions à priori un peu plus avantageuses.

Exit Hop ! Welcome to Eastern Airways sur Rodez-Paris

La décision de changer d’opérateur a été prise à l’unanimité par l’autorité gestionnaire de l’aéroport de Rodez-Aveyron. La Saelm Air 12 est détenue à 50% par le Conseil départemental de l’Aveyron, le reste l’étant par la CCI Aveyron, Rodez agglomération et 3 banques régionales (Crédit Agricole, Banque Populaire et Caisse d’Epargne). Le gestionnaire a profité du fait que la compagnie Hop ! avait dénoncé l’obligation de service public qui lui était faite pour lancer un appel d’offre européen pour une nouvelle délégation de service public (DSP). Cette décision reposait sur le fait que l’Etat devait enfin reconnaître la liaison Rodez-Paris comme une ligne d’aménagement du territoire, au même titre que d’autres liaisons régionales.

Outre les prestations offertes, les tarifs proposés ont constitué un élément déterminant dans les négociations. «Nous donnions 6 M€ pour quatre ans à Hop! quand Eastern nous en demande 4,6 M€ » avait rappelé Jean-Claude Luche. Sur cette dernière somme, l’Etat participera à hauteur de 50% à titre de subvention pour cette liaison d’aménagement du territoire. Cette participation de l’État estimée à un peu plus de 2 millions d’euros, devrait être affectée à l’équipement de l’aéroport.

Depuis plusieurs années déjà, les élus départementaux se plaignaient de la mauvaise qualité de service la compagnie Hop ! sur Rodez/Paris. De plus, le groupe Air-France n’a jamais rien fait pour développer la ligne qui a connu de nombreux problèmes techniques et retards alors que le prix était considéré par beaucoup comme prohibitif. Ce qui, au fil des années, a entraîné une chute importante du trafic sur la liaison avec Paris.

Une page se tourne donc et personne ne semble regretter Hop ! La fiabilité de la compagnie britannique, la régularité de ses vols, le type d’avion, la contribution financière demandée et la tarification pour les passagers ont été les principaux arguments retenus par l’exploitant. « En tous points, l’offre d’Eastern Airways était meilleure que celle de Hop ! » affirmait Jean-Claude Luche, président du Conseil départemental.

Pour les partenaires du syndicat mixte, «c’est un choix d’avenir qui a été fait et une décision capitale pour l’économie aveyronnaise». Toujours est-il qu’Eastern Airways a de fortes ambitions en France et avec plus de quinze collaborateurs sur place, la compagnie entend faire de l’aéroport de Rodez-Aveyron, une vitrine nationale.

Les vols low-cost entre Rodez et l’Europe

Depuis prés de 10 ans, l’aéroport de Rodez-Aveyron est desservi par la compagnie low-cost Ryanair, qui assurait jusqu’à l’année dernière, des liaisons régulières vers Londres-Stanted, Dublin et Charleroi-Bruxelles, principalement entre avril et octobre, et ce à raison de plusieurs vols par semaine.

A elle seule, la ligne Rodez-Londres a culminé à prés de 40 000 passagers/an pour revenir à seulement 25 000 passagers en 2015. De leur côté, les lignes Rodez-Charleroi et Rodez-Dublin ont enregistré en 2015 respectivement 19 000 passagers/an et 6 000 passagers. La baisse de fréquentation de la ligne desservant Londres a amené la compagnie Ryanair à renoncer à poursuivre l’exploitation de cette ligne.

Dés 2016, la compagnie Ryanair n’assurera plus que les liaisons aériennes vers Dublin et Charleroi. Le gestionnaire de l’aéroport de Rodez est d’ores et déjà à la recherche d’un nouvel exploitant pour cette ligne vers Londres si importante pour l’aéroport.

D’autres liaisons sont toujours à l’étude pour desservir le bassin méditerranéen.

Parallèlement, de lourds investissements sont prévus dans les années à venir pour moderniser la plate-forme aéroportuaire ruthénoise. Avec une liaison avec Paris redynamisée et sur les voies de la croissance, l’aéroport de Rodez-Aveyron entend passer à la vitesse supérieure dés 2016 et assurer son développement futur. C’est en effet un outil essentiel pour le développement économique du département qui n’a pas échappé au Conseil départemental de l’Aveyron.

Pour plus d’informations : Aéroport de Rodez AveyronEastern AirwaysRyanair


Gastronomie : Le palmarès de l’édition 2016 du guide Michelin en Aveyron

8 février 2016

L’édition 2016 du guide Michelin vient de paraître le 1er février. Il confirme la bonne tenue des restaurants aveyronnais qui conservent leurs distinctions, même si on peut regretter l’entrée de quelques jeunes chefs talentueux dans ce nouveau palmarès d’Etoiles et autres Bib Gourmands.

La récompense suprême de 3 étoiles concerne seulement 26 établissements en France, dont Le Suquet (Sébastien Bras) à Laguiole et l’Auberge du Vieux Puits (Gilles Goujon) à Fontjoncouse dans notre région Langue-Roussillon Midi-Pyrénées.

Les Etoilés du guide Michelin 2016 en Aveyron : (6 restaurants – dont un 3 étoiles)

Outre les grands chefs étoilés qui constituent la crème de la gastronomie française, le guide Michelin distingue aussi des établissements bien plus modestes qui constituent pour autant d’excellentes tables à des prix modérés (menu à moins de 32 euros – offrant habituellement un menu entre 20 € et 25 € à midi). Les Bib Gourmands offrent un excellent rapport qualité-prix avec une cuisine régionale soignée et permettent de goûter à d’excellentes tables pour un prix modéré.

Les Bib Gourmands 2016 : (10 restaurants récompensés en Aveyron)

Une nouvelle fois, l’excellence gastronomique du département est confortée. Une bonne occasion d’en profiter pour partir à la découverte de l’Aveyron et gouter à cette gastronomie que beaucoup nous envient. Le tout pour un prix plus que raisonnable dans un cadre des plus agréable.


Rodez : Après François Fabié en 2010, la municipalité socialiste envisage maintenant de fermer une nouvelle école, Paul Girard

1 février 2016

Le maire de Rodez n’a de cesse de s’enorgueillir d’une prétendue bonne gestion et notamment d’une réduction massive des dépenses de fonctionnement. Or, la réduction des dépenses de fonctionnement n’a de sens que si elle est parfaitement maitrisée et choisie, c’est-à-dire sans remettre en cause les grands équilibres de la ville et surtout le bon fonctionnement des services à la population.

A Rodez, il en va autrement. L’actuel maire socialiste cherche à réaliser des économies à tout prix, sans se soucier des dysfonctionnements que cela va entraîner, tant au niveau des services, des personnels et de la population. On tape dans la dépense uniquement pour dire : « Je suis un bon gestionnaire, la preuve, regardez les réductions de dépenses… » Il arrive un moment, il faut arrêter de raconter et de faire n’importe quoi.

Chacun le sait, la recherche absolue de réduction des dépenses, sans redéfinir les priorités et les missions est une pure aberration sur un plan politique, comme au plan d’une saine gestion de la ville.

Comment par exemple envisager de fermer purement et simplement une école de quartier : Paul Girard à Rodez qui ne comporte pas moins de 54 élèves, simplement par soucis d’économies budgétaires ? A ce rythme, on peut d’ailleurs fermer presque tous les services qui coutent par nature à la collectivité ! Rappelons que cette école concerne des enfants en bas âge qui résident à proximité immédiate et qu’ils peuvent s’y rendre pied. D’autre part, il s’agit du quartier de la gare, prés des 4 saisons, relativement isolé entre deux grands axes de communication, par ailleurs dépourvu d’équipement collectifs municipaux.

Que représentent quelques dizaines de milliers de travaux d’entretien annuel dans le budget de la ville ? Pas grand-chose, et pour tout dire : rien ! Par contre, la présence de l’école Paul Girard apporte un véritable service de proximité aux parents d’élèves et aux habitants du quartier.

Comment ne pas être scandalisé par le projet de la municipalité socialiste de Rodez (oui, il s’agit bien d’une municipalité de gauche !) de fermer purement et simplement une école de quartier, au simple motif qu’elle couterait en entretien ? Par nature, une école ancienne de plusieurs dizaines d’années coûte nécessairement en entretien. Est-ce pour cela qu’une municipalité est fondée à la fermer ? Certainement pas d’autant que jusqu’à preuve du contraire, le but initial d’une école n’est pas d’être rentable pour la collectivité… mais de former et éduquer les enfants qui la fréquentent au plus prés de chez-eux.

L’actuelle municipalité a mis en œuvre depuis 2015 une politique visant à favoriser la démocratie participative avec notamment la mise en place de nouveaux comités de quartiers. A-t-on consulté les populations locales et le comité de quartier sur le sujet ? On peut en douter.

Si le maire de Rodez est si inquiet au regard de quelques menues dépenses d’entretien de la petite école Paul Girard, pourquoi a-t-il accepté de construire deux écoles entièrement neuves à Saint Félix et à Bourran pour un montant de prés de 12 millions d’euros au cours des deux derniers mandats ? Rappelons en effet qu’au vu des effectifs, comme l’avait prévu l’ancienne municipalité, une seule école située à proximité des deux établissements aurait largement suffit à satisfaire les besoins.

Christian Teyssèdre, le maire de Rodez n’est pas à une contradiction prés. Tout récemment, il affirmait haut et fort à propos des écoles : «En trente ans, nous avons perdu 770 élèves dans le primaire. Aujourd’hui, il y a 400 places de libres dans les écoles de Rodez… ». En bon gestionnaire qu’il prétend être, malgré cela, il n’a pas hésité un instant à construire deux écoles à 6 millions d’euros chacune entre 2010 et 2015 ! Pourquoi d’un côté tant de largesses, pour ne pas dire de gabegie avec des dépenses fort dispendieuses et totalement injustifiées au regard des besoins réels de la ville de Rodez, si ce n’est pour de simples raisons purement électoralistes ? Il sera d’ailleurs intéressant de voir combien d’élèves de la nouvelle école de Bourran résident sur la commune de Rodez !

N’est-il pas aujourd’hui malvenu de vouloir fermer la modeste école Paul Girard dont les coûts de fonctionnements restent dérisoires ?

Une bonne et saine gestion de la ville de Rodez et de ses finances aurait voulu que la municipalité réalise l’économie de la construction d’au moins une école, soit 6 millions d’euros. Une économie qui aurait largement permis de rénover quelques écoles et notamment Paul Girard et de réaliser bien d’autres projets, sans porter atteinte aux finances de la ville. Manifestement, on ne devient pas un bon gestionnaire des deniers publics du jour au lendemain !

Dans ce contexte, la logique comptable qui voudrait que l’on ferme une école maternelle de quartier pour réduire les frais de fonctionnement de quelques dizaines de milliers d’euros par an, n’a aucun sens et est purement et simplement inacceptable de la part d’une municipalité. A plus forte raison quand un tel projet est porté par une municipalité de gauche.

Non M. Teyssèdre, après la fermeture contestée de l’école François Fabié en 2010, vous n’avez objectivement aucune raison d’envisager aujourd’hui la fermeture de l’école Paul Girard, à moins d’avoir perdu la raison et de vouloir duper une nouvelle fois les électeurs qui vous ont fait confiance…