Rodez : Bruno Bérardi s’en est allé…

16 février 2015

Bruno Bérardi avait été élu en 2008, conseiller municipal de Rodez et conseiller d’agglomération, vice-président du Grand Rodez jusqu’en 2014. Il avait été brillamment réélu en mars 2014 à la tête de la liste « Rodez Citoyens ».

Durant ses deux mandats municipaux, il n’a pas ménagé ses efforts sur certains dossiers et exiger plus de transparence et de démocratie dans le fonctionnement de la municipalité. Il siégeait avec assiduité et constance et était très respecté de ses collègues. Mieux que quiconque, il connaissait les dossiers qu’il avait préalablement travaillés et ne manquait pas une occasion d’apostropher le maire, quitte à déranger, pour exiger des précisions et autres clarifications qu’il jugeait nécessaires.

Plus que tout autre élu, il était à l’écoute de la population et accessible à tous. Il était totalement dévoué à la défense des intérêts de sa ville et de ses citoyens.

A bien des égards, il était un élu incontournable qui, lors des séances en commission et en conseil municipal ou d’agglomération, marquait par ses remarquables interventions pleines de bons sens. De ce point de vue, on peut affirmer sans crainte de se tromper que par son travail rigoureux et son sérieux, il aura été pour la ville de Rodez et l’agglomération du Grand Rodez un élu de référence. Son absence ne manquera pas de se faire sentir.

Cela est d’autant plus méritoire que Bruno Bérardi, depuis plusieurs années, menait parallèlement un combat personnel courageux.

Bien malgré lui, après un long combat pour la vie, Bruno Bérardi nous a quittés voici quelques jours.

Sa famille et ses proches qui ont partagé ces difficiles moments à ses côtés peuvent être fiers de lui. Nos pensées vont à eux en ce moment de grande tristesse.

Les ruthénois ne l’oublieront pas, lui qui a tant donné pour sa ville.

Au revoir Bruno !

Joseph Donore


Rodez : Verbiages et cafouillages sont les deux mamelles du PS

19 mars 2014

Du haut en bas de la hiérarchie, du sommet de l’Etat à la commune de Rodez le pouvoir socialiste emploie les mêmes méthodes.

Le verbiage mensonger se pratique tant au plan national qu’au plan local. La seule différence tient à la nature des médias qui restent encore pluralistes à Paris, où certains n’hésitent pas à démasquer les menteurs, alors qu’à Rodez ils jettent un voile complice sur les affabulations du maire sortant. Mentir semble d’ailleurs devenu consubstantiel au socialisme depuis que ses principes de gouvernement autant que ses valeurs de référence, l’obligent à travestir la réalité pour tenter de cacher ses échecs.

Mais voilà que le cafouillage, spécialité incontestée du gouvernement Ayrault et de ses ministres gagne également l’équipe du maire sortant et de ses colistiers.  Dans une interview récente de la Dépêche du Midi, assortie d’une photo, on voit messieurs Albagnac et Mazars expliquer leurs intentions en matière d’aménagement et d’urbanisme.

La surprise vient d’une annonce concernant la rue Béteille :  » les immeubles acquis par la commune seront démolis … ». Il est exact en effet que les prédécesseurs de Christian Teyssèdre à la mairie de Rodez, avaient progressivement acquis nombre d’immeubles vétustes rue Béteille, à gauche en montant, en vue d’une rénovation urbaine.

Non seulement rien n’a été fait pendant six ans, mais par une délibération du 16 novembre 2012 (No 13-220) le conseil municipal a décidé de revendre à un particulier l’immeuble sis au No 36 de la rue Béteille, à l’angle de la rue Dominique Turc, pour la somme de 145 000 euros! Ce qui à l’évidence contredit les propos des deux candidats.

Loin d’être unique cette revente est devenue quasi systématique. Elle concerne notamment des immeubles place de la Cité et ilot Bonald, compromettant toute rénovation de ce site sensible. Ajoutons pour faire bonne mesure les 4000m2 de la Sainte Famille, abandonnés à un promoteur privé ancien associé de Claude Albagnac et l’on aura une idée de l’ampleur des contradictions entre  les faits et les promesses électorales du maire sortant.

Libre expression de RodezNews


Rodez : les vrais raisons qui ont poussé la majorité socialiste à différer le vote du budget 2014 aprés les élections municipales

21 décembre 2013

Le conseil municipal de Rodez s’est réuni le 20 décembre dernier. Même si certains s’y attendaient quelque peu, la majorité socialiste a décidé de ne pas soumettre de budget primitif 2014 au vote du conseil municipal. Une première à Rodez. La réunion a principalement été consacrée au vote d’une décision modificative suite au budget primitif modifié en juin 2013 et au vote du transfert du musée Denys Puech à l’agglomération du Grand Rodez où il intégrera le nouveau pôle muséal dirigé par Benoît Decron.

Jusqu’à ce jour, y compris l’année des élections municipales, la municipalité sortante avait toujours présenté le budget primitif de l’année à venir en fin d’année. Ceci permettant à chacun de connaître plus précisément la situation financière de la commune, tout en autorisant l’éventuelle nouvelle municipalité sortie des urnes courant mars de revoir et affiner le budget à son gré.

M. Teyssèdre et les siens ont décidé qu’il en serait autrement à Rodez pour 2014, profitant du fait que la loi permet l’année des élections municipales, de différer le vote du budget primitif au 15 avril N au plus tard, au lieu du 31/12 N-1. Pour le maire, il s’agit là d’une décision démocratique qui vise à laisser les mains libres à la municipalité qui sera élue en mars 2014 de voter un budget selon ses choix. Ce qui n’a pas empêché le conseil municipal de voter d’ores et déjà un certain nombre de dépenses de fonctionnements, et notamment les subventions aux associations.

Cette décision de ne pas voter le budget, il ne faut pas se le cacher, ne peut avoir qu’un seul et unique but : ne pas faire apparaître la dégradation des finances locales de la ville de Rodez au cours de l’année 2013. Sinon pourquoi se priver de proposer un budget faisant état d’une seine gestion des finances locales ?

Régine Taussat, pour l’opposition, s’est étonnée que le budget ne soit pas voté en décembre comme il est de coutume, mais après les élections municipales, alors que les subventions aux associations pour l’année 2014 sont soumises au vote. Elle s’est aussi interrogée sur le fait de savoir si cette décision ne visait pas à cacher une mauvaise gestion des finances municipales et a demandé au maire de lui communique l’encours de la dette de la commune à fin 2013.

Comme d’habitude lorsqu’il se sent attaqué, M. Teyssèdre s’est lancé dans l’une de ses diatribes favorites n’hésitant pas à affirmer sans vergogne qu’il avait dû assumer la dette laissée par ses prédécesseurs, tout en assurant que la ville de Rodez était extrêmement bien gérée depuis son arrivée aux affaires… S’il en est vraiment ainsi, pourquoi différer le vote du budget 2014 ???

S’il a avoué une augmentation de la dette, il s’est bien gardé d’en préciser le montant, même s’il conteste le fait que celle-ci ait pu atteindre les 30 millions d’euros à fin 2013 (contre 20 millions d’euros en 2007), chiffre que lui imputent ses détracteurs, soit une augmentation de l’ordre de 50% en 6 ans. Un beau record national !

Au final, le maire de Rodez a avoué son incapacité à préciser le montant de la dette au 31/12/2013, arguant du fait que les calculs étaient complexes et les comptes non encore arrêtés.  Une fois encore, le maire ne répond pas aux questions posées et se contente de botter en touche. Les ruthénois apprécieront !

Il est de notoriété publique que ces derniers mois, la commune de Rodez n’a de cesse de reporter un maximum de dépenses de l’année sur l’année 2014. Il en est probablement ainsi des emprunts qui seront tirés, autant que possible sur l’année à venir pour en atténuer l’impact sur 2013. Preuve que la situation financière est tendue, M. Delpuech, adjoint aux finances de Rodez, n’a-t-il pas regretté lors du dernier conseil d’agglomération que la commune de Rodez doive emprunter pour financer le retard dans le versement par cette dernière de la dotation de solidarité communautaire qui s’élève à un peu plus de 1 millions d’euros pour 2013 ?

La décision de reporter le vote du budget ne fait que  confirmer la forte dégradation de la situation financière, et donc une envolée de la dette probablement de l’ordre de 50% par rapport à 2007. Voilà qui promet une campagne électorale animée et une gestion pour le moins délicate des finances locales pour les années à venir.


Rodez : le multiplexe Cap Cinéma ouvrira ses portes le 9 octobre 2013

2 octobre 2013

Voici déjà de nombreuses années que le cinéma « Le Family » a fermé ses portes, aujourd’hui occupé par une librairie ruthénoise. Depuis quelques semaines, s’en est également fini des bons vieux autres cinémas de Rodez « Le Royal » et « Le Club » fréquentés par de nombreux ruthénois depuis plus de 60 ans. Ces derniers ont définitivement fermé leurs portes courant septembre 2013 et seront entièrement reconvertis. Une page se tourne.

Après plus de deux années de travaux, le nouveau multiplexe de cinéma de Rodez ouvrira ses portes le mercredi 9 octobre sur l’emplacement de l’ancien foirail. Exploité par les Cinémas de Rodez et Cap Cinéma, le multiplexe va enfin proposer aux cinéphiles ruthénois et plus largement aveyronnais, un équipement confortable et moderne qui ne devrait pas manquer d’attirer de nouveaux passionnés du grand écran.

Ce multiplexe d’un coût de 10 millions d’euros (hors équipements à la charge de l’exploitant), a été financé par la ville de Rodez. Il est complété par le parking souterrain attenant de 400 places dont le coût est estimé quant-à lui à plus de 11 millions d’euros. Au total, l’investissement sur ce seul projet s’est élevé à 21 millions d’euros ; un montant important entièrement financé par les seuls contribuables ruthénois alors que l’infrastructure bénéficiera principalement aux habitants de l’agglomération et du département.

La mise en service de cet équipement va sensiblement modifier le paysage et les habitudes des ruthénois, en attendant que soient terminés l’aménagement des jardins publics en fin d’année et du musée Soulages en mai 2014.

Le multiplexe Cap Cinéma de Rodez se compose de 10 salles réparties sur deux étages, reliées par un escalier mécanique et des ascenseurs. La salle la plus importante est dotée de 400 places avec un écran géant de 18 m x 7.50 m de hauteur. Les autres salles ont une capacité de 300 places avec écran de 14 m x 6 m (une salle), 140 à 170 places avec écran de 10 m x 4.20 m (3 salles) et moins de 80 à 95 places (5 salles). L’ensemble des salles, soit prés de 1 600 fauteuils, est équipé de matériel de projection moderne permettant la diffusion de numérique et 3 D.

Chaque semaine, pas moins de 25 à 30 films seront diffusés à raison de 5 séances minimum par salle et par jour (6 séances les dimanches). Hors périodes des vacances scolaires, les horaires habituels des séances devraient être les suivantes : 13h45, 16h00, 18h00, 20h00 et 22h15, avec une séance supplémentaire à 11h00 le dimanche.

Côté tarif, le prix du billet de cinéma plein tarif devrait s’établir à 8.90 €, soit sensiblement plus cher qu’au Royal (7.80 €).  Les tarifs habituellement pratiqués par Cap Cinéma sont les suivants : Plein tarif  8.90 €, tarif réduit : 6.90 € (tous les après-midi du lundi au vendredi). Les abonnés bénéficient par ailleurs d’un tarif privilégié : Plein tarif 7.40 € et tarif réduit 5.90 €. Enfin, jusqu’au 31/12/2013, Cap Cinéma Rodez devrait proposer divers autres tarifs promotionnels.

Au final, pour la plupart des spectateurs, le prix du billet devrait donc être sensiblement plus élevé qu’antérieurement. Il reste à espérer que ces tarifs ne nuiront pas à la fréquentation du multiplexe sachant que le prix moyen d’un billet de cinéma en France était de l’ordre de 6.50 € en 2012 selon les données du CNC (Centre national du Cinéma).

Pour ce qui concerne le stationnement, le tout nouveau parking souterrain situé à côté du cinéma et exploité en régie directe par la ville de Rodez, sera gratuit pour les clients du multiplexe toute l’année, de 18 h 00 à 2 heures du matin. Hors de ces horaires, le tarif devrait être de 1 € de l’heure.

Concernant l’accueil, le nouveau multiplexe disposera d’un grand hall comprenant deux caisses, cinq bornes pour l’achat automatique de billets, un espace de confiserie et divers espaces d’annonce. Le multiplexe intégre également plusieurs emplacements commerciaux, dont une brasserie et un bar de nuit ; ce dernier se trouvant en sous-sol. De quoi passer la journée sur place pour les cinéphiles les plus passionnés de salles obscures.

L’exploitant Cap Cinéma, qui opère déjà des multiplexes à Carcassonne, Agen, Montauban, Périgueux, Moulins… prévoit une fréquentation annuelle de 300 000 spectateurs à Rodez contre à peine 200 000 actuellement. Un objectif pour le moins ambitieux alors que depuis 2011, la fréquentation des cinémas connaît une sensible baisse en France comme dans la plupart des pays de l’Union européenne. Cette baisse générale de la fréquentation, importante chez les jeunes, inquiète particulièrement les exploitants de cinémas qui espèrent que celle-ci est principalement due à un nombre de films insuffisants en qualité, mais aussi à la crise.

Reste à espérer que de grands films seront à l’affiche dés cette fin d’année !


Rodez : la pétaudière de la place d’Armes

19 septembre 2009

Depuis le début de l’été, prenant prétexte des travaux entrepris sur la cathédrale, la municipalité de Rodez en a profité pour tester, grandeur nature, le nouveau plan de circulation envisagé pour la place d’Armes. Prés de trois mois plus tard, force est de constater que celui-ci fait la quasi-unanimité des usagers contre lui, qu’il s’agisse des piétons ou des automobilistes.

Pour s’en convaincre, il suffit d’observer la longueur des files d’attente pour accéder à la place, tant côté de la rue Béteille qui est souvent bloquée jusqu’au carrefour St Cyrice, ou à l’inverse, du côté du tour de ville, sur les boulevards Gambetta, Gally, de Guizard et même Laromiguière. Il n’est pas rare de devoir attendre 10 à 15 mn là où il fallait moins de 5 mn auparavant. Du jamais vu à Rodez, à tel point que certains risquent d’être incité à aller faire ses courses ailleurs !

Pour ce qui est des piétons, c’est la galère ! D’où que l’on vienne, il n’a jamais été aussi difficile et dangereux de traverser pour accéder à la place d’Armes et au centre-ville, sans parler de l’étroitesse du passage laissé aux piétons devant la cathédrale qui interdit à deux poussettes de se croiser. Que dire des feux de circulation et autres matériels situés sur place, au cœur de la saison touristique. Pas de quoi attirer les foules en ville. De l’aveu de nombreux touristes, ce projet d’aménagement fait l’unanimité contre lui et constitue un véritable désastre pour les ruthénois qui sont forcés d’emprunter la place !

Il ne fallait pourtant pas être un grand spécialiste, pour qui connaît l’importance du carrefour de la place d’Armes, pour imaginer que de tels aménagements sommaires permettraient une circulation fluide. En raison de la configuration du piton ruthénois, il est pour le moins farfelu de prétendre vouloir améliorer la circulation avec un tel projet.

De son côté, la municipalité fait la sourde oreille, feignant de ne pas entendre de remontées négatives ! Pourquoi s’est-elle ainsi précipitée à modifier le plan de circulation alors que l’aménagement de la place d’Armes n’a jamais été une préoccupation pour une majorité de ruthénois ? C’est un vrai mystère ! M. le maire a d’ailleurs pu constater, lors des dernières réunions de quartier, combien ce projet était pour le moins contesté et ne revêtait aucune priorité pour les habitants.

A défaut d’un véritable projet murement réfléchi, en osmose avec la place et la cathédrale, permettant une circulation fluide et un meilleur accès des piétons au centre-ville, la municipalité serait mieux inspirée de laisser les choses en l’état. D’autant qu’en cette période de crise, il y a des projets bien plus importants et vitaux pour le développement de la ville.

La sagesse impose qu’il soit mis fin à la pétaudière engendrée par l’actuel plan de circulation de la place d’Armes.


Rodez : 18 mois plus tard, beaucoup d’interrogations et peu de réponses

27 août 2009

Une nouvelle équipe municipale, conduite par M. Teyssedre à la tête d’une liste de gauche, a été élue en mars 2008 à Rodez, succédant ainsi à Marc Censi qui en fut le premier adjoint de 1971 à 1983, puis le maire et président de la communauté d’agglomération de 1983 à 2008. Une première dans cette ville considérée comme un bastion de la droite modérée depuis prés de 50 ans. Pour bien des observateurs politiques parisiens, ce basculement à gauche de la ville fut incompréhensible. Nous y reviendrons ultérieurement.

Cet échec paradoxal, dans une ville réputée dynamique et bien gérée dont le maire jouissait d’une bonne image, était pourtant prévisible aux yeux de nombreux ruthénois. 18 mois plus tard, qu’en est-il après des décennies marquées par un haut niveau d’investissement permettant à la ville de se doter d’équipements exemplaires et d’améliorer son attractivité, tout en conservant l’un des plus faibles niveaux d’endettement dans sa catégorie ?

Il faut bien constater qu’au regard des importants projets en passe d’être engagés par la municipalité précédente (Cité-cœur de ville, place Foch…), en quelques mois, tout a été stoppé et on attend toujours de véritables projets cohérents et porteurs pour la ville. Hormis une série de travaux de réfection de bitume (serait-là la confirmation de la priorité donnée par la nouvelle équipe à l’automobile en ville ?) et la réfection du stade St Eloi dont l’opportunité des travaux n’apparait pas au premier abord (sauf pour des raisons purement électorales), on attend toujours de connaître le véritable projet de la nouvelle équipe pour Rodez. Bien malin qui peut aujourd’hui prétendre en connaître les contours, même sommaires !

Le projet de réaménagement de la place d’Armes qui avait été l’un des engagements de campagne de cette équipe, a été considérablement revu à la baisse (qui s’en plaindra !) et les variantes proposées sont loin de faire l’unanimité de la population. Le maire a pu le vérifier lors des réunions de quartier et ce n’est pas le nouveau plan de circulation provisoire, mis en place cet été, qui va calmer automobilistes et piétons.

  • Pourquoi tant de précipitation sur ce dossier de la place d’Armes alors que tant d’autres, bien plus utiles et structurants pour la ville, sont aujourd’hui bloqués ? Serait-ce pour cacher l’absence de réels projets pour la ville ?
  • Qu’elle est aujourd’hui la politique de la ville en matière de développement durable, d’espaces verts et piétons, de déplacements urbains et plus généralement de transports en commun ?
  • Pourquoi les opérations visant à réduire la circulation automobile en centre-ville (espaces piétons, parkings d’approche, liaisons par navettes…) et à améliorer la fluidité du trafic automobile en périphérie de la ville, proche de la saturation (carrefour St Eloi, carrefour de Calcomier…), sont-ils suspendus ou stoppés ?
  • Pourquoi Rodez va à contre-courant de ce qui se fait partout ailleurs ?

Autant de questions aujourd’hui sans réponse.

M. Teyssedre s’était beaucoup inquiété lors de la campagne électorale d’un prétendu marque d’attractivité du centre-ville et se voulait le champion de la redynamisation de celui-ci. On attend toujours les mesures dans ce domaine et ce n’est pas l’arrêt des projets Cité-Cœur de ville ou d’aménagement de la place Foch (qui restera offerte au stationnement automobile) qui vont arranger les choses ! Entendait-il par là favoriser plus largement l’accès des automobilistes en centre-ville, comme semble le laisser penser le développement des places de parkings, la réfection des bitumes ou un certain laxisme remarqué face aux problèmes de stationnement ?

Etrange politique municipale ruthénoise lorsque l’on sait combien, à l’inverse, les villes qui ont le mieux réussi à dynamiser leur centre-ville, l’ont fait en multipliant les espaces piétonniers et les freins à la présence des automobiles, en favorisant au contraire les transports en commun et les parkings en périphérie ! A-t-on bien compris à Rodez les enjeux stratégiques à développer une politique globale et cohérente à long terme, en relation avec les exigences d’aujourd’hui ?

Alors même que l’agglomération du Grand Rodez a validé le projet de musée Pierre Soulages, ce dont on ne peut que se féliciter, il serait lourdement préjudiciable à son développement que la ville de Rodez n’accompagne pas cet investissement par de non moins importants travaux d’aménagement et d’embellissement du centre-ville. En effet, pour que les retombées économiques du musée Soulages soient à la hauteur de ce qui est attendu, la ville doit se doter des meilleurs atouts pour conserver les exigeants visiteurs qui attendent de trouver sur place des prestations de qualité qui feront qu’ils seront encouragés à y séjourner. Après l’avoir défendu bec et ongles dans l’opposition, pourquoi M. Teyssedre a-t-il abandonné le projet de palais de congrès qui constituait pourtant un équipement complémentaire au musée Soulages et au développement du secteur hôtelier ?

Le succès du musée Soulages repose sur la capacité pour la ville à se hisser au niveaux des meilleures pour attirer, accueillir et conserver le plus longtemps possible ces visiteurs. Actuellement, la municipalité de Rodez ne semble pas vouloir s’en donner les moyens. Ce qui risque de coûter cher au contribuable ruthénois comme le redoutaient certains ! L’attractivité et la notoriété de la ville ne peut reposer uniquement sur le seul musée, quand bien même serait-il exceptionnel.

Dans un monde global et hyperconcurrentiel, les défis à surmonter pour Rodez sont immenses. Pourtant, 18 mois après l’élection de la nouvelle équipe municipale, les ruthénois attendent toujours un début de concrétisation des projets de la ville et commencent à s’interroger sur son avenir. Dans la période instable et difficile qui est la nôtre, il n’y a pas de place pour le pilotage à vue. Le vol aux instruments doit être la règle pour survivre à Rodez comme ailleurs. L’avenir appartient à celles et ceux qui savent anticiper et voir loin !