Aveyron : Plus d’un an après Bouygues-Télécom et Orange, SFR et Free Mobile déploient enfin leurs réseaux 4G

8 décembre 2014

és Bouygues-Bouygues-Télécom avait été le premier opérateur mobile à déployer son réseau 4G à Rodez et en Aveyron courant 2013, suivi en fin d’année dernière par Orange. Depuis quelques jours, SFR a enfin ouvert son réseau 4G sur l’agglomération ruthénoise.

Même si le réseau SFR en Aveyron dispose d’une bonne couverture en 3G++ (norme HSPA+/H+) qui permet des hauts débits pouvant aller jusqu’à 42 Mbits, nombre de clients attendaient l’arrivée de la 4G. Globalement, elle devrait assurer une bien meilleure couverture en très haut débit. A l’heure actuelle, seule l’agglomération ruthénoise est concernée mais dans le courant de l’année 2015, SFR devrait étendre sa couverture 4G aux principales agglomérations et axes routiers du département pour combler progressivement son retard.

Du côté de Free Mobile, le quatrième réseau mobile français met les bouchées doubles. En dépit d’un réseau 3G+/H+ encore modeste en Aveyron, le trublion des télécom mise sur la 4G pour conserver ses clients et contrer ses concurrents qui ont une longueur d’avance. Sur le département, plusieurs émetteurs 4G ont été activés à fin 2014 et d’autres devraient suivre courant 2015.

Sur la seule agglomération de Rodez, au jour d’aujourd’hui, les réseaux 4G d’Orange et Bouygues-Télécom disposent de 6 émetteurs chacun, contre à 3 à SFR.

Concernant le département de l’Aveyron, les 4 réseaux mobiles français devraient couvrir l’essentiel des zones urbaines d’ici la fin de l’année 2015 (environ 50% de la population). Pour les régions rurales excentrées, il faudra probablement attendre beaucoup plus longtemps pour voir débarquer la 4G. Heureusement, la 3G+/H+ qui offre des hauts débits satisfaisants couvre entre 40% et 80% de la population du département selon les opérateurs mobiles (voir carte des émetteurs ci-dessous).

En décembre 2014, la répartition par opérateur des émetteurs 4G actifs en Aveyron est la suivante : Bouygues-Télécom : 17 antennes ; Orange : 14 antennes ; Free Mobile : 6 antennes ; SFR : 3 antennes

A propos des hauts débits et très hauts débits mobiles :

  • La norme 3G/3G+ (UMTS/HSPA) : Les trois réseaux historiques disposent d’une bonne couverture en 3G et 3G+ (H) en Aveyron, de l’ordre de 90% de la population. Ce qui permet ainsi de surfer, de regarder la TV ou consulter ses emails dans des conditions satisfaisantes un peu partout dans le département (débit entre 4 et 20 Mbits). Par contre, quelques zones rurales faiblement peuplées sont encore en 2G (GPRS).
  • La norme H+ (HSPA+ ou DC) : Evolution de la 3G+, la H+ permet des débits théoriques pouvant aller jusqu’à 42 Mbits. Elle est disponible sur les principales zones urbanisées du département et principalement les bassins du Grand Rodez, de Millau et Saint Affrique, Villefranche-de-Rouergue, de Decazeville-Aubin-Firmi-Cransac, de Réquista, Espalion et de quelques autres zones en cours de déploiement. Tous opérateurs confondus, fin 2014, on peut estimer qu’environ 60 à 75% % de la population aveyronnaise dispose d’une couverture H+ à l’exception de Free Mobile dont le réseau départemental est encore naissant. Avec des débits proches de la 4G, la H+ permet des hauts débits très fluides et satisfaisants.
  • 4G (LTE) : A fin 2014, les 4 réseaux mobiles français ont déployé ou sont en train de déployer le très haut débit mobile (jusqu’à 150 Mbits théoriques) sur l’agglomération du Grand Rodez. A cette même date, les réseaux 4G de Bouygues-Télécom et Orange couvrent aussi les principales zones urbaines du département (environ 50% de la population) tandis que ceux de SFR et Free Mobile devraient avoir rattrapé leur retard courant 2015.

Plus d’information sur les réseaux mobiles en France :

Publicités

Aveyron : La couverture des réseaux mobiles à l’été 2014

15 juillet 2014

Alors que débutent les congés d’été 2014, pour beaucoup, c’est le moment idéal pour se déconnecter quelques semaines pour mieux profiter de bons moments en famille et se reconnecter au monde réel. Mais de nombreux vacanciers préfèrent rester en contact avec le monde et ne pas se couper de leurs réseaux sociaux, professionnels ou autres.

Le département de l’Aveyron est un département rural, très étendu et relativement montagneux où les réseaux mobiles comportent encore des zones blanches, même si globalement dans le département, plus de 95% de la population est couverte par au moins un des 3 réseaux mobiles (au moins en 2G) : Orange, SFR ou Bouygues-Télécom.

Tour d’horizon de la couverture mobile du département au 30/06/2014 :

2G (GPRS,EDGE) : Si certaines zones rurales peu peuplées restent encore dans l’ombre notamment dans l’Aubrac ou dans les Grands Causses, il faut bien reconnaître qu’elles sont de plus en plus rares. Les 3 grands réseaux mobiles Orange, SFR et Bouygues-Télécom disposent globalement d’une excellente couverture en 2G (de l’ordre de 95%) avec un petit avantage pour Orange qui dispose d’un peu plus d’émetteurs, notamment dans les zones très faiblement denses. Les émetteurs exclusivement 2G concernent généralement des zones éparses, très faiblement denses avec souvent des émetteurs mutualisés entre les 3 opérateurs.

3G/3G+ (UMTS, HSPA …) : Les 3 réseaux historiques disposent d’une bonne couverture en 3G et 3G+ globalement de l’ordre de 90% du département. Ce qui permet ainsi de surfer, de regarder la TV ou consulter ses emails dans des conditions satisfaisantes un peu partout dans le département.

H+ (HSPA+, DC…) : Le haut débit mobile jusqu’à 40 Mbits est également disponible sur les principales zones urbanisées du département et principalement les bassins du Grand Rodez, de Millau et Saint Affrique, Villefranche-de-Rouergue, de Decazeville-Aubin-Firmi-Cransac, de Réquista et de quelques autres zones en cours de déploiement. Tous opérateurs confondus, à mi 2014, on peut estimer qu’environ 65% de la population aveyronnaise dispose d’une couverture H+. Avec des débits proches de la 4G, la norme H+ permet des débits très fluides et satisfaisants.

4G (LTE) : Courant juillet 2014, seuls les réseaux Orange et Bouygues-Télécom ont déployé le très haut débit mobile (jusqu’à 150 Mbits) sur les agglomérations du Grand Rodez et de Millau (environ 80 000 habitants).

Un point sur la couverture par opérateur :

Orange : L’opérateur public dispose globalement de la meilleure couverture du département, que ce soit dans les zones rurales peu denses (réseaux 2G ou 3 G) ou en zone urbaine entièrement couvertes par le haut débit H+. Orange a aussi déployé la 4G sur les agglomérations du Grand Rodez et de Millau. Actuellement le meilleur des réseaux.

SFR : Le challenger dispose d’un bon réseau en 2G, 3G, 3G+ et H+ ; la H+ étant principalement déployée sur les grandes zones urbaines du département. On peut cependant regretter que sur une partie de la ville de Rodez, la couverture y soit parfois médiocre. Pour ce qui est de la 4G, SFR se fait toujours attendre en Aveyron !

Bouygues-Télécom : Si l’on excepte quelques zones d’ombres plus ou moins importantes dans les zones rurales peu denses, Bouygues-Télécom est probablement l’opérateur qui offre l’une des meilleures couvertures mobile du département, notamment dans les zones urbaines, tout en pratiquant les prix parmi les plus bas du marché. Bouygues-Télécom a été le 1er opérateur à déployer la 4G sur Rodez et Millau.

Free Mobile : Le réseau mobile propre du dernier arrivé sur le marché français reste encore très limité à ce jour. Il ne concerne que les villes de Rodez, Millau, Villefranche-de-Rouergue, Decazeville, Capdenac-Gare, Espalion. La 4G n’est pas encore déployée. A noter toutefois qu’en vertu contrat d’itinérance en 3G avec Orange, là où son réseau est absent, Free Mobile utilise le réseau de l’opérateur public ; ce qui lui permet de disposer d’une bonne couverture y compris en Aveyron.

Pour des informations plus précises sur la couverture du département, consulter la carte du réseau mise à jour par votre opérateur mobile.

Connectés ou pas, RodezNews vous souhaite de bonnes vacances en Aveyron.


France : la 4G débarque enfin à Rodez et passe à la vitesse supérieure au niveau national

11 octobre 2013

La téléphonie mobile a connu diverses normes depuis sa naissance dans les années 1992. Après la 2G (GSM – 9 Kbps), il y a eu successivement la 2.5G (GPRS – 170 Kbps), la 2.75G (EDGE – 384 Kbps), la 3G (UMTS – 1.9 Mbps), la 3G+ (HSDPA – 7 Mbps à 14.4 Mbps), la 3.75G ou H+ /Dual Carrier (HSPA+ 21 Mbps à 42 Mbps) et enfin la 4G (LTE – 300 Mbps) ou le très haut débit mobile qui vient de débarquer en France depuis moins d’un an.

En raison du coût élevé des infrastructures, les opérateurs mobiles Orange, SFR, Bouygues-Télécom et, à un degré moindre Free Mobile, n’ont déployé le très haut débit mobile que très lentement jusqu’à cet été. D’abord limité à quelques quartiers de certaines grandes villes, depuis la rentrée 2013, le déploiement de la 4G a connu un fort développement en France en raison d’une concurrence accrue entre les opérateurs. Ainsi, à fin 2013, Orange et SFR, les deux principaux opérateurs devraient avoir atteint une couverture proche de 40% de la population française, soit nettement plus que les prévisions initiales. Mais le nouveau trublion Bouygues-Télécom fait encore mieux.

Fortement concurrencé par l’arrivée sur le marché de Free Mobile, Bouygues-Télécom, après avoir marqué le coup, a mis les bouchées doubles ces derniers mois en privilégiant le développement de son réseau 4G. Du coup, la 4G de Bouygues-Télécom couvre plus de 63% de la population française début octobre 2013, soit très au-delà de ce que proposent aujourd’hui les autres opérateurs mobiles ; ce qui permet aujourd’hui à l’opérateur de disposer de la meilleure couverture 4G. Un beau coup de pub dont l’opérateur entend profiter pour booster ses parts de marché.

Ce miracle, Bouygues-Télécom le doit à l’Arcep (l’Autorité de régulation des Communications) qui l’a autorisé à utiliser une partie de ses fréquences 2G (1800 Mhz) aujourd’hui peu utilisées, pour les mettre à la norme 4G. Ce qui en quelques mois, lui a permis de déployer à moindre frais et très rapidement un véritable réseau national 4G couvrant plus de 2 000 villes dont de nombreuses villes moyennes. Bouygues-Télécom couvre dés aujourd’hui l’agglomération du Grand Rodez, la seule en Aveyron, à bénéficier d’une couverture 4G.

Pour contrer cette avance, Orange et SFR devraient accélérer leurs investissements en 4G et couvrir à leur tour Rodez dans le courant de l’année 2014. Piqués au vif par leur petit concurrent, ces derniers affirment que la qualité de leur réseau sera meilleure et se félicitent de la condamnation récente de Bouygues-Télécom pour publicité comparative mensongère concernant la couverture de ses concurrents. Dans ces conditions, pas sûr que ce dernier puisse conserver longtemps son avantage pour séduire les consommateurs qui ne sont pas encore couverts en 4G par leur opérateur.

Outre le fait de proposer les forfaits 4G sans engagement les plus compétitifs en terme de rapport prix / quantité de data (29,99 euros/mois pour 3 Go, pour l’entrée de gamme), Bouygues Telecom s’engage dans une politique tarifaire agressive.  Ainsi, l’un des forfaits au tarif de 59.99 euros/mois, proposera le quota le plus élevé data de toutes les offres 4G du marché (16 Go). Les clients grand public ont-ils besoin d’autant de data ? Chez SFR, un forfait 4G avec 5 Go de data est disponible avec certains services associés tels Napster, iCoyote ou Canalplay pour 56,99 euros/mois. Cela suffira-t-il à convaincre les 75% de Français qui déclarent n’envisagent pas de souscrire à une offre 4G ?

Le forfait 4G de base d’Orange (forfait Play 2 Go, avec engagement de 12 mois), est proposé à 30.99 €/mois, comprenant Cloud 100 Go, Deezer Prénium, 70 chaines de TV… Pour SFR, le forfait de base est également de 30.99 €/mois pour 3 Go avec 12 mois d’engagement, avec un service au choix (SFR Presse, iCoyote, Gameloft, CanalPlay, musique,…) et 130 chaines de TV. De nombreux autres forfaits comportant davantage de data sont proposés. D’une manière générale, le tarif 4G sera de l’ordre de 5 € à 10 € plus cher que le forfait 3G+/H+.

De son côté, Free Mobile privilégie le déploiement de son réseau 3G en espérant atteindre au plus vite une couverture nationale, lui évitant ainsi de faire appel au réseau Orange. Il n’en délaisse pas pour autant la 4G, même si le déploiement est beaucoup plus lent que les opérateurs historiques. Free Mobile mise d’abord son propre réseau, quitte à prendre quelques retards dans la 4G où ses concurrents entendent se tailler la part du lion et acquérir au plus vite le plus grand nombre d’abonnés. En attendant, Free Mobile aura toujours la possibilité d’utiliser le réseau 4G de SFR qui s’en engagé à le mettre à sa disposition dans le cadre d’un contrat d’itinérance.

Finalement, les consommateurs ont-ils réellement besoin d’autant de débit ? Alors que la norme H+/DC qui couvre actuellement prés de 70% de la population française, selon les opérateurs, offre un débit compris entre 21 Mbps et 42 Mbps supérieurs à l’ADSL, la 4G/LTE offre des débits comparables à la fibre optique de l’ordre de 100 à 300 Mbps. Voilà qui rend l’ADSL pour le moins obsolète et ringard. N’oublions pas qu’il s’agit là de débits théoriques et que les débits réellement disponibles en H+ ou 4G sont très inférieurs, n’atteignant dans les meilleurs des cas que 30 à 50% du débit maximum et plus généralement 25%, soit entre 25 à 100 Mbps pour la 4G. Ce qui n’est déjà pas si mal et largement suffisant pour la plupart des applications.

Ces très hauts débits mobiles vont permettre des téléchargements beaucoup plus rapides. Ainsi, le chargement d’une photo (2 Mo) qui prenait 6 secondes en 3G+ ne demandera qu’une seule seconde en 4G ; un album Mp3 (50 Mo) qui demande 2 mn en 3G+ prendra seulement 5 secondes en 4G alors que le téléchargement d’un film (700 Mo) qui exige 31 mn en 3G+ ne prendra plus que 55 secondes en 4G.Reste à s’équiper en smartphone compatible avec le réseau 4G pour profiter de ces hauts débits mobiles.

En attendant, à part Rodez couvert par Bouygues-Télécom, le département de l’Aveyron devra attendre un à deux ans de plus pour que les principales villes (Rodez, Millau et Villefranche-de-Rouergue) soient couvertes en 4G par les trois principaux réseaux mobiles.


France : un an après l’arrivée de Free mobile, la guerre des prix fait rage dans la téléphonie mobile (2)

23 janvier 2013

Les opérateurs télécoms mobiles Orange, SFR et Bouygues Télécom proposent dorénavant à leur fidèles clients des offres parfois alléchantes, avec des débits « data » inégalés à très haut débits allant de 21 à 42 Mbits grâce à la technologie HSPA+, bien loin des 7 à 14 Mbits souvent proposés via les forfaits low-cost. Ce nouveau débit HSPA+ de 42 Mbits concerne environ 60% de la population à fin 2012 et devrait se généraliser progressivement courant 2013 chez ces 3 opérateurs. D’ores et déjà, chez ces derniers, la 4G/LTE avec un débit de 100 Mbits est opérationnelle depuis la fin 2012 dans quelques grandes villes du sud de la France telles Lyon, Marseille, Montpellier… avant de s’étendre progressivement, le tout moyennant un léger supplément de forfait.

S’agissant des tarifs des forfaits, ils restent globalement comparables à ceux pratiqués par Free Mobile, si l’on intègre le coût d’acquisition du mobile de l’ordre de 600 € pour un Samsung S3 ou Notes 2, Nokia Lumia 920 ou iPhone 5, qui sont habituellement offerts ou proposés à des tarifs modiques par les opérateurs historiques. De fait, un abonnement à 19.99 €/mois chez Free Mobile revient en moyenne à 50 €/mois avec mobile contre environ 45 € à 55 €/mois pour Orange, SFR ou Bouygues Télécom moyennant un engagement de 18 à 24 mois. Compte-tenu de la qualité et de la fiabilité de leur réseau qui couvre 99% du territoire en 3G+, 60% en HSPA+ (42 Mbits) et moins de 10% en 4G/LTE (100 Mbits) début 2013, les opérateurs historiques mettent en avant la qualité de l’assistance, l’existence de nombreuses boutiques… pour maintenir des tarifs globalement compétitifs qui devraient, à n’en pas douter, leur permettre de stopper le départ des nombreux abonnés. Au final, c’est le client qui est gagnant mais pour combien de temps ?

D’ores et déjà, la qualité du réseau Free Mobile n’est pas au rendez-vous, notamment dans la région parisienne et de nombreuses agglomérations françaises. Que ce soit sur son propre réseau certes encore limité ou sur celui en itinérance d’Orange, le débit data reste très inférieur à celui des 3 autres réseaux concurrents Orange, SFR et Bouygues-Télécom. C’est la raison pour laquelle l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a récemment porté plainte contre Free Mobile. L’étude n’est pas tendre avec Free. Elle dénombre nombre de dysfonctionnements sur l’ensemble des usages data, mais aussi pour la consultation de vidéo, le téléchargement ou encore en streaming. A chaque mesure effectuée, Free s’en sort très mal et se trouve relégué fort loin des autres opérateurs.

S’agissant de sa couverture, Free Mobile reconnaît un retard dans le déploiement de ses antennes avec moins de 1800 en service contre 2500 prévues à fin décembre 2012. Pas sûr que dans ce dossier les « pigeons » soient ceux à qui pense Free !

Selon le dernier comparatif réalisé au niveau des opérateurs mobiles européens, après avoir fait partie des pays où les tarifs étaient dans la fourchette haute, la France propose début 2013 les prix les plus bas de tous les pays développés avec un tarif TTC moyen de 20 € / mois, contre 38 € au Royaume-Uni, 42 € en Italie, 50 € en Allemagne et 78 € aux USA. Si le consommateur est à priori gagnant, au moins dans l’immédiat, il n’est pas certain que les opérateurs mobiles français puissent poursuivre leur développement et maintenir le niveau d’investissement , notamment dans la 4G où la France a déjà beaucoup de retard. Il faudra bien qu’à un moment ou un autre les consommateurs passent à la caisse pour permettre le financement du réseau à très haut débit, comme dans les pays voisins.

Face à l’accroissement important de la consommation « data » et aux risques de saturation des réseaux actuels, la priorité des opérateurs français reste la construction du réseau 4G/LTE au plus vite. Il est donc inéluctable qu’après la baisse des tarifs sous la pression de l’arrivée du 4ème opérateur début 2012, le marché français du mobile revienne progressivement à des tarifs plus élevés afin d’assurer une meilleure rentabilité des opérateurs aujourd’hui fragilisés. La mise en service de la 4G/LTE devrait être l’occasion d’un ajustement des tarifs.

Les dernières offres des opérateurs mobiles, concurrentes du forfait proposé par Free Mobile à 19.99 €/mois, sans téléphone et sans engagement de durée (Attention : les tarifs communiqués sont indicatifs au 01/01/2013, et publiés sous toutes réserves / Le tarif est à valider préalablement auprès de l’opérateur concerné) :

  • B&You : Le forfait illimité 24h/24h est à 19.99 € TTC par mois. Les appels fixes (vers plus de 50 destinations) et mobiles (vers la France, les USA, le Canada et la Chine) sont illimités. Les SMS/MMS et Wifi sont également illimités et l’accès internet  comprend 3 Go par mois, avec débit réduit au-delà). Depuis novembre 2012, ce forfait low-cost de B&You est le seul à bénéficier d’un débit pouvant aller jusqu’à 42 Mbits pour la data.
  • Red de SFR :  Le forfait illimité 24h/24h de SFR est à 19.99 € TTC par mois (appels illimités tous opérateurs fixe vers plus de 50 destinations et mobile vers Europe, DOM et Amérique du nord, SMS/MMS et Wifi illimités et internet/mails (3 G+ / 14 Mbits)) limité à 3 Go, rechargeable au-delà.
  • Sosh : La formule comprend un forfait illimité 24h/24h vers fixes à destination des DOM et de l’Europe et mobiles avec SMS/MMS et Wifi et l’internet (3G+ /jusqu’à 14 Mbits) avec 2 Go par mois, débit réduit au-delà)) pour 19.90 € TTC par mois. Sosh propose également un deuxième forfait avec un débit jusqu’à 42 Mbits (HSPA+) au prix de 24.90 € / mois incluant 3 Go, avec débit réduit au-delà.
  • Joe Mobile : Le forfait illimité 24h/24h s’établit à 20 € TTC par mois (appels illimités tous opérateurs fixe et mobile, SMS/MMS et Wifi illimités et internet/mails (3 G+ / 14 Mbits)) limité à 3 Go, rechargeable au-delà.
  • Numéricable : Le forfait illimité 24h/24h est à 19.99 € TTC par mois (appels illimités tous opérateurs fixe et mobile, SMS/MMS et Wifi illimités et internet/mails (débit variable selon la ville)) limité à 3 Go, rechargeable au-delà.
  • Virgin Mobile : Le forfait illimité 24h/24h s’établit à 19.99 € TTC par mois (appels illimités tous opérateurs fixe et mobile, SMS/MMS et internet/mails (3 G+ / 14 Mbits)) limité à 3 Go, débit réduit au-delà.

A ces tarifs extrêmement bas, nul doute que certains opérateurs de type MVNO parmi les plus fragiles, sont voués à disparaître à brève échéance. Les négociations engagées entre SFR et Numéricable, puis avec Bouygues Télécom,  en vue d’une mutualisation de leurs réseaux respectifs, est la preuve que l’arrivée de Free Mobile, si elle a favorisé la concurrence et donc la baisse des tarifs dans un premier temps, ne sera pas sans conséquence à terme et entraînera nécessairement des fusions entre opérateurs, voire des rachats par des groupes étrangers et donc un réajustement des prix à la hausse. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si en ce mois de janvier 2013, les opérateurs téléphoniques historiques Vodafone, Orange, Deutsche Télécom, Télécom Italia et Téléfonica sont en passe de s’allier pour construire en commun un grand réseau mobile européen.

Quatre opérateurs mobiles pour le seuls marché français et autant dans les grands pays d’Europe est difficilement viable alors que les USA ou le Japon, disposent de 4 opérateurs pour six fois plus de population. La course à la taille critique pour survivre ne fait que commencer en Europe. Bien difficile de dire quels seront, à terme, les vrais gagnants de cette bataille du mobile en France. Pas sûr que le modèle économique de Free Mobile s’avère payant pour le consommateur à terme !


France : un an après l’arrivée de Free mobile, la guerre des prix fait rage dans la téléphonie mobile (1)

10 janvier 2013

Depuis l’arrivée du 4ème opérateur mobile français en janvier 2012, la forte concurrence engendrée a généré une guerre tarifaire sans précédent en Europe, notamment en ce qui concerne le forfait de base, communications illimitées. Un an après, le prix de référence pour un forfait sans engagement de durée, proposant la téléphonie fixe et mobile en illimité, avec SMS/MMS/e-mails illimités, la TV et internet jusqu’à 3 Go par mois est au plus bas. Ce forfait mobile imposé par Free Mobile est proposé au tarif de 19.99 €/TTC par mois (15.99 € pour les abonnés Freebox) sans fourniture de mobile dont l’acquisition se fait alors au prix fort.

Dernier arrivé sur le marché du mobile français, Free Mobile se devait de frapper fort afin de pénétrer un marché verrouillé par les 3 autres opérateurs, quitte à voir ses marges réduites dans un premier temps. Un an plus tard, le nouvel entrant dispose dorénavant de plus de 4 millions de clients, même si certains sont titulaires d’un abonnement de 2 € ou 0 € par mois, peu rémunérateur. Le plus difficile reste maintenant devant, à savoir pérenniser les clients existants qui peuvent quitter l’opérateur à tout moment, développer sa base de clientèle, étendre au plus vite son propre réseau mobile 3G+ encore très limité et engager de lourds investissements nécessaires à la construction d’un véritable réseau national fiable et performant.

Si le lancement de Free Mobile a indiscutablement été un succès, tout reste à faire et le nouvel entrant n’a pas droit à l’erreur car placé sous l’œil du régulateur et de ses concurrents qui ne sont pas prêts à lui faire de cadeaux.

Les opérateurs en place : Orange, SFR et Bouygues Télécom avaient largement sous-estimé l’agressivité du nouvel opérateur qui d’entrée, a proposé un forfait très attractif au plan tarifaire. Ce qui a conduit nombre de leurs clients à les quitter vers ce nouvel opérateur, à priori plus compétitif surtout pour les gros consommateurs de téléphone et data. La surprise des opérateurs en place a été totale et ils ont mis beaucoup de temps à s’aligner sur ce nouveau forfait de référence à 20 € / mois sans engagement, avec téléphonie illimitée vers les fixes et mobiles, SMS/MMS/e-mails illimités et accès internet jusqu’à 3 Go par mois, d’autant plus que leurs propres clients sont habituellement engagés pour des durées de 12 ou 24 mois, moyennant le remplacement de leur mobile à prix compétitif.

Le modèle économique mis en place par le trio a ainsi volé en éclat et les marges se sont brutalement dégradées, sous la pression à la baisse des prix et le départ massif d’abonnés. Il s’en est suivi des ajustements importants en termes d’emplois notamment chez SFR et Bouygue-Télécom fondés sur un modèle avec de nombreuses boutiques fort couteuses, face à un opérateur low-cost qui ne fait que de la vente en ligne. Orange a été moins touché en raison du versement de l’ordre de 500 millions d’euros par an par Free Mobile au titre de la mise à disposition de son propre réseau, mais aussi en raison d’un départ progressifs des personnels les plus anciens à la retraite, sans le moindre licenciement.

Face à l’agressivité tarifaire du nouvel entrant, les opérateurs en place ont fini par créer leur propre opérateur low-cost (vente uniquement en ligne et assistance réduite) : Sosh (Orange), Red (SFR) et B&You (Bouygues-Télécom). Ces derniers proposent aujourd’hui des tarifs quasi-identiques et dans des conditions parfois plus favorables (qualité et fiabilité du réseau, débit proposé,…) à savoir : communications illimitées vers les fixes et mobiles, y compris vers certains pays étrangers, data jusqu’à 3 Go avec débit de 42 Mbits, abonnement sans durée d’engagement…

Même s’ils sortent affaiblis de la guerre des prix, les opérateurs historiques conservent encore de belles marges de manœuvres d’autant que Free se garde bien de publier le chiffre d‘affaires et les résultats de son activité mobile. Dorénavant en ordre de bataille pour affronter la concurrence de Free Mobile qu’ils attendent au tournant : fidélisation de la clientèle, fiabilité et performance du réseau, qualité de l’assistance et du service, coût de développement du réseau 3G+, mise en œuvre de la 4G, rentabilité par abonné…


France : çà bouge enfin dans les hauts débits et la téléphonie mobile

19 décembre 2009

La concurrence dans les domaines du haut débit et de la téléphonie mobile connaît enfin une évolution encourageante en France.

Free le célèbre fournisseur d’accès internet n° 2 en France depuis l’acquisition d’Alice (groupe Iliad), qui a largement contribué au dynamisme du marché français de l’ADSL, a finalement emporté la 4ème licence de téléphonie mobile en France. Le 18 décembre 2009, l’ARCEP (Autorité de Régulation des Télécom)   a en effet attribué, à l’unanimité, à la société Free Mobile la quatrième licence 3G. Les premières offres devraient être disponibles début 2012. Free Mobile s’est engagé à couvrir à cette date 27% de la population française, 75% en 2015 et 90% en 2018 ; ce qui est sensiblement plus ambitieux que les obligations prévues par l’appel à candidatures. L’ ARCEP évalue l’investissement à près de 2 milliards d’euros, compte-tenu du prix de la licence (240 millions). Ce qui permettrait à Free Mobile d’être à l’équilibre dés 2015.

L’arrivée de ce 4ème opérateur français (en Europe, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Espagne disposent de 4 opérateurs depuis de longues années) devrait favoriser une plus grande concurrence sur un marché jusque là verrouillé par les 3 opérateurs actuels : Orange, SFR et Bouygues-Télécom. Le président de l’Arcep a rappelé qu’en matière de téléphonie mobile « le prix moyen pour le consommateur français est très supérieur à ce qu’il est dans le reste de l’Europe », parfois trois fois supérieur ». Free Mobile a prévu de commercialiser un forfait  offrant trois heures d’appels vers les fixes et les mobiles en métropole pour moins de 20 euros par mois, ainsi que des offres quadruple play. En outre, il s’est engagé à accueillir sur son réseau 3G jusqu’à 4 « MVNO ». De quoi dynamiser  et rendre plus concurrentiel le marché du mobile en France.

A défaut de convaincre les opérateurs existants qui s’étaient opposés par tous moyens à l’arrivée d’un quatrième opérateur, voilà qui ne peut que réjouir les consommateurs de mobiles qui peuvent espérer des forfaits bien plus compétitifs qu’aujourd’hui. Verdict dés 2012.

Ces derniers mois, le secteur des hauts-débits avait également connu certaines évolutions intéressantes tendant à accroître la concurrence entre les FAI : Orange, Free et SFR. A ces derniers, il faut ajouter Bouygues-Télécom, arrivé en fin d’année 2008 qui a de nombreux projets pour s’imposer à son tour sur ce marché.  Si la forte croissance de Free, qui engrangeait jusqu’alors de nombreux nouveaux abonnés, s’est nettement réduite en 2009 du fait de la perte d’abonnés suite au rachat d’Alice, à l’inverse, SFR et Bouygues-Télécom ont connus une croissance importante de leur nombre d’abonnés aux 2ème et 3ème trimestres 2009.

Bien qu’arrivé tardivement sur le terrain de l’ADSL, Bouygues Télécom grâce à une offre Bbox, poursuit son offensive sur le marché français. Son offre quadruple-play Idéo lancée en mai connaît un vif succès (offre incluant, outre l’ADSL, la téléphonie illimitée et la TV, un forfait mobile de plusieurs heures). Fort de ces premiers pas dans l’ADSL, l’opérateur s’intéresse maintenant au très haut débit (30 à 100 Mbits) qui permettra de recevoir plusieurs flux simultanés de vidéo en haute définition. Une première offre à 100 Mbits devrait être lancée mi 2010, à l’occasion de la Coupe du monde de football.

Pour gagner son pari, Bouygues Télécom s’appuie sur le réseau en fibre optique déployé par Numéricâble (groupe détenu par les fonds d’investissement américains Altice et Cinven) avec lequel elle a conclu un accord. L’unique câblo-opérateur français a en effet déployé son réseau auprès de 9,4 millions de logements et entend rentabiliser au mieux ses tuyaux aux trois quarts vides. Car, si le réseau Numéricâble est majoritairement constitué en câble coaxial sur la partie terminaison (débit maxi de 30 Mbits), son redéploiement en fibre optique en cours lui permet d’ores et déjà de déployer la fibre auprès de 3,5 millions de foyers dans plus de trente agglomérations en France.

Bouygues Télécom, en proposant un accès à très haut débit sur une partie de la France, est ainsi en passe de combler son retard sur ses principaux concurrents qui en sont encore au début des travaux de construction de leur propre réseau en fibre optique. Grâce à son offre d’accès triple ou quadruple play Idéo, disponible pour plus de 3 millions de clients potentiels en fibre optique (en plus des 8 million en coaxial très haut débit jusqu’à 30 Mbit/s), l’opérateur est en passe de réussir un joli coup.

Avec 4 opérateurs hauts et très débits en France, plus le câblo-opérateur Numéricâble, l’année 2010 devrait marquer le début d’une plus grande concurrence et de meilleurs services pour les consommateurs. Gageons que l’arrivée en 2012 de Free Mobile sur le marché du mobile en France, va générer une saine concurrence dans ce secteur. Les opérateurs en place n’ont qu’à bien se tenir et proposer des offres enfin compétitives.

Plus d’infos : ARCEPDegroupnewsHauts débits en Aveyron