Comment le salafisme cherche à s’imposer dans le monde musulman, mais aussi en Occident

11 avril 2016

Le Premier ministre Manuel Valls affirmait lundi 4 avril dernier que des groupes salafistes « sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle » face à un islam de France modéré. Il a d’ailleurs tenu un discours très ferme concernant le port du foulard islamique : « Ce que représente le voile pour les femmes, non ce n’est pas un phénomène de mode, non, ce n’est pas une couleur qu’on porte, non : c’est un asservissement de la femme », avant d’ajouter : « Il faut faire la distinction entre ce qu’est un voile, un fichu porté par les femmes âgées, et la revendication d’un signe politique qui vient confronter la société française ».

On peut se demander pourquoi ces dernières années, l’Etat et plus généralement la gauche française, les partisans de la laïcité et les médias ont fait preuve d’autant de complaisance à l’égard de quelques poignées d’extrémistes musulmans qui menacent aujourd’hui nos valeurs et nos libertés.

Jadis marginal, le salafisme apparaît en expansion en Europe et alimente directement les organisations terroristes telle Daech. Il prétend aujourd’hui incarner l’orthodoxie musulmane la plus stricte et la plus rétrograde, niant au passage les préceptes même de l’islam véritable. A vrai dire, il ne représente qu’une minorité agissante des musulmans en Europe. La guerre interne qui se déroule au cœur même de la religion musulmane, a été importée dans notre vieille Europe chrétienne.

Selon M Valls : « Les salafistes doivent représenter 1 % aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais avec leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’y a qu’eux finalement qu’on entend ». On pourrait ajouter avec la complicité de certains médias ! Financé par le royaume saoudien, la plus grande dictature du Moyen-Orient, le salafisme wahhabite reste difficilement quantifiable. Selon les services de renseignements intérieur, les mosquées salafistes seraient actuellement au nombre de 140 en France, sur un total de 2 500. A cela, il faut ajouter des écoles hors contrat, mais aussi des instituts privés d’enseignement de l’arabe, des associations scolaires ou sportives.

Les origines du salafisme et du djihadisme

Le salafisme n’est autre qu’un dérivé du wahhabisme qui revêt aujourd’hui diverses formes comme de djihadisme. Ces deux idéologies radicales se résument à quelques régles de vie d’un autre âge, totalement étrangères au monde civilisé. Les diverses versions du salafisme ont en commun un discours de rupture pour le moins radical et violent, sans rapport aucun avec les préceptes fondamentaux de l’islam. Selon les propos de Gilles Képel : « Pour les salafistes, les chrétiens font partie des cibles légitimes… »

Financés par les pétros-dollars de l’Arabie-Saoudite, le wahhabisme a progressivement changé la donne au sein du monde musulman sunnite. Par Pendant longtemps, le salafisme a été considéré comme une hérésie par les diverses instances sunnites. Aujourd’hui, le salafisme cherche à s’imposer comme le seul tenant de l’orthodoxie musulmane, même si la grande majorité des sunnites n’y adhèrent pas.

Le principal frein à l’expansion du salafisme reste la faiblesse des réponses des tenants d’un islam modéré. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris et président d’honneur du Conseil français du culte musulman (CFCM), reconnaît que les salafistes ne représentent en France qu’un cercle de fidèles « restreint et étroit », tout en déplorant une présence « publique, médiatique et même politique » démesurée et en dénonçant leur prétention à « agir au nom des musulmans ». Et de lâcher quelque peu désabusé : « Nous faisons ce que nous pouvons pour prévenir le danger ».

Face à ces groupuscules djihadistes qui prétendent être des vrais sunnites, force est de constater que les institutions islamiques apparaissent aujourd’hui dépassées. Empêtrés dans leurs contradictions, il ne suffit pas d’affirmer représenter le seul et véritable islam pour neutraliser les salafistes. Les autorités musulmanes doivent être capables de répondre aux nombreuses questions que posent aujourd’hui la modernité pour le monde musulman, surtout pour celles et ceux qui vivent dans les pays occidentaux où la modernité est un véritable mode de vie.

L’Occident doit rompre avec les nations qui financent le salafisme radical

Heureusement, tous les groupes salafistes ne sont pas des radicaux assoiffés de sang. Après les attentats du 13 novembre dernier, des prédicateurs de plusieurs mosquées de Marseille et Toulouse ont condamné fermement ces actes abominables au nom de l’islam. A l’inverse, du côté de Sevran (93) et Lunel (34) où certains groupes salafistes radicaux sont très influents, il y a eu de nombreux départs de jeunes vers la Syrie.

Depuis plus de 15 ans, la quasi-totalité des attentats à travers le monde sont directement imputables à des groupes de radicaux salafistes pour qui ceux qui ne partagent pas leur vision du monde, y compris au cœur de l’Occident judéo-chrétiens, doivent purement et simplement être anéantis. Ce fût le cas des attentats du 11 septembre 2001 à New-York perpétrés par l’organisation salafiste de Ben Laden, qui constitue l’une des grandes familles princières parmi les plus riches d’Arabie Saoudite. Cela n’a pas empêché nos alliés américains de continuer à entretenir des relations étroites avec ce pays si peu démocratique qui est pourtant le principal pourvoyeur de terrorisme à travers le monde. L’Europe est tout aussi faible avec ce pays.

Après les attentats en 2015 à Paris et en 2016 à Bruxelles, la France et l’Europe continuent de fermer coupablement les yeux face à l’activisme de l’Arabie Saoudite dans son soutien aux groupes salafistes. Les intérêts économiques et financiers l’emportent hélas sur le respect des droits de l’homme et nos chères valeurs démocratiques.

Pourquoi nos démocraties occidentales font preuve d’autant de faiblesse et de complaisance à l’égard de ces pays qui importent le terrorisme au cœur de nos cités ? Il ne suffit pas de pleurer sur les victimes innocentes des attentats perpétrés par ces djihadistes, il faut agir et combattre avec détermination nos véritables ennemis.

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L’Occident face au défi de l’éradication du terrorisme islamique

23 novembre 2015

Depuis la fin du 20ème siècle, quelques groupuscules de radicaux islamiques tel Al-Quaïda, soutenus certaines monarchies arabes du Moyen-Orient, tentent de déstabiliser les démocraties occidentales en s’attaquant aux valeurs auxquelles elles sont chères : la liberté, la tolérance et la modernité. Aujourd’hui, de nombreuses autres organisations, encore plus sanguinaires et barbares ont vu le jour, tel l’état islamique.

Probablement par ignorance, pendant trop longtemps, les vieilles démocraties et les médias ont ignoré le terrible pouvoir de nuisance des organisations islamiques radicales qui prêchent, au cœur même de nos pays, la guerre contre l’Occident et ses valeurs au nom d’idéologies dépravées et arriérées qui refusent la modernité et la démocratie. Les fortes tensions qui subsistent entre les communautés islamiques chiites et sunnites ne font qu’envenimer les choses et attiser les conflits au Proche-Orient.

La France, elle-même s’est laissée abuser et a fait preuve ces dernières années de faiblesse, pour ne pas dire de complaisance, à l’égard de certains groupes islamiques. Elle en paie aujourd’hui le prix fort. Il fallait en effet être bien naïf pour penser qu’un jour ou l’autre ces extrémistes musulmans s’intégreraient et adopteraient les valeurs qui sont les nôtres. Même s’ils sont peu nombreux, grâce aux nouvelles technologies de communication qu’ils maîtrisent parfaitement, ils manipulent et endoctrines des jeunes en difficultés et déshérence dans nos banlieues pour en faire des combattants au service de leurs objectifs criminels.

L’Europe découvre avec stupeur que nombre de ses banlieues, en France, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et un peu partout sont devenues progressivement le berceau du terrorisme islamique, au cœur même de nos démocraties. Ne feignons pas d’ignorer l’ampleur de ce fléau qui gangrène nos banlieues de Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse et bien d’autres encore, y compris dans certaines villes moyennes ! Ceux qui nous gouvernent semblent aujourd’hui découvrir le terrorisme au cœur de nos pays. Hélas, il existe déjà de nombreux Molenbeek en France et en Europe.

L’alerte qu’à constitué en France l’affaire Merah à Toulouse au printemps 2012 n’a pas été suffisamment prise en compte au plan de la sécurité nationale. Même si les attentats d’alors ont été perpétrés par ce qui semblait être un individu isolé, il était connu comme présentant des risques importants en raison de sa radicalisation et de ses nombreux séjours au Moyen-Orient. La nouvelle majorité socialiste issue des élections de 2012 n’a manifestement pas pris en compte cet avertissement.

Plus grave, les attentats de janvier 2015 à Paris n’ont pas donné lieu aux mesures qui s’imposaient alors que s’esquissait un terrorisme organisé depuis la Syrie ou l’Irak par l’état islamique, organisation terroriste aujourd’hui plus puissante que l’ancienne Al Quaïda. Que de temps perdu et de vies innocentes exposées inutilement.

On sait maintenant que les probables organisateurs des récents attentats de novembre à Paris, étaient connus depuis plusieurs mois pour leur radicalisation et extrême dangerosité et semblaient, pour certains, entretenir des relations étroites depuis leur prime jeunesse. Au dire même du ministre de l’Intérieur, plusieurs attentats fomentés par les mêmes criminels auraient ont été déjoués ces derniers mois ! Manifestement, il y a eu d’importantes failles dans le dispositif de sécurité intérieure français et un manque de coopération coupable des pays européens.

Dés janvier 2015, compte-tenu de l’ampleur de la menace terroriste et de l’entrée en action de ses armées en Afrique et au Moyen-Orient seule ou dans le cadre de coalitions, la France aurait du prendre d’importantes mesures de sécurité pour prévenir de nouveaux attentats. Depuis l’instauration de l’Etat d’urgence, il semble que le chef de l’Etat français ait enfin compris la nécessité de mettre en œuvre une véritable politique de sécurité. Espérons que les actes suivront les engagements. Mais que de temps perdu… et d’amateurisme coupable de la part du gouvernement socialiste.

Plus qu’un problème de moyens et d’effectifs, la sécurité nationale exige une volonté politique forte et une extrême fermeté face au développement du terrorisme. Pour les terroristes, tout manque de fermeté d’un pouvoir quel qu’il soit, est considéré comme un signe de faiblesse et donc comme un encouragement dans leur action criminelle. L’organisation parfois complexe de nos services de renseignement et de sécurité, jusqu’alors trop souvent livrés à eux-mêmes et sans véritable commandement unique national, ont rendu la traque des terroristes difficile et aléatoire, d’autant qu’aujourd’hui ce ne sont pas quelques centaines mais des milliers de suspects qu’il faut sans cesse traquer.

Autre difficulté à laquelle nos services de renseignements sont confrontés : la mondialisation du terrorisme qui recrute au cœur même de nos démocraties. Face à cela, la coopération entre les Etats avec échanges spontané de renseignements doit être une priorité notamment au sein des pays de l’Union européenne. Il est indispensable de renforcer considérablement le rôle d’Europol pour en faire une structure opérationnelle au service des polices des Etats membres. Cela implique également un meilleur contrôle des mosquées, notamment celles d’obédience salafiste qui prônent un islam radical et qui peuvent constituer un lieu de recrutement pour les terroristes, voire de radicalisation.

Enfin, l’espace Schengen doit être revu et corrigé. De nombreux terroristes ayant transité par la Grèce, se pose sérieusement la question du maintien de ce pays dans l’espace Schengen. Les frontières extérieures de l’Europe qui sont sensées protéger les pays membres de l’espace Schengen, doivent être sérieusement renforcées en donnant à Frontex les moyens pour contrôler systématiquement toutes les entrées extérieures. Ce qui passe par une forte augmentation du nombre de gardes-frontières sous contrôle de Frontex. Contrairement aux allégations de quelques nostalgiques, le rétablissement des frontières intérieures des pays européens serait une erreur et ne réglerait en rien nos problèmes actuels ; bien au contraire.

L’autre important moyen de circuler étant l’avion, le Parlement européen doit adopter au plus vite le texte qui lui est soumis depuis de longues années, visant à mettre en place le fichier des données des passagers transitant via les aéroports de l’espace Schengen PNR (Passager Name Record).

La barbarie terroriste des djihadistes islamiques menace l’Europe et le monde libre. Pour préserver nos chères démocraties, une guerre sans merci doit leur être livrée jusqu’à leur éradication définitive. Dans cette guerre, seule une coalition mondiale comprenant tous les pays concernés par l’expansion du terrorisme islamique, avec l’appui éventuel de certains pays du Moyen-Orient, peut permettre d’éradiquer durablement l’état islamique.

Pour réussir, il est impératif de renforcer l’intégration européenne, notamment au niveau du renseignement, de la sécurité intérieure et de la défense. Notre liberté et celle des générations futures est à ce prix. Un seul mot d’ordre : l’Europe unie contre le terrorisme !


France : L’absurde résolution de l’Assemblée nationale en faveur de la reconnaissance de la Palestine

2 décembre 2014

Ce mardi 02 décembre 2014 ne restera probablement pas dans les annales de l’Assemblée nationale. Sur proposition du parti socialiste et de la plupart des formations politiques de gauche qui se sont livrées à une surenchère sans précédent, par 339 voix, une résolution demandant au gouvernement français de reconnaître l’Etat palestinien a été adoptée !

Cette résolution est d’autant plus absurde que la France n’a hélas plus aucun poids politique dans les négociations au Proche-Orient. Au contraire, ce faisant, elle attise un peu plus le conflit en prenant directement partie pour les palestiniens. Rappelons qu’une partie importante des palestiniens est représentée par le Hamas, une organisation terroriste qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, par ailleurs financièrement et militairement soutenue par les pires organisations terroristes islamistes bien connues qu’il est inutile de citer ici.

Bien que purement symbolique, par cette résolution, la France perd un peu plus la crédibilité qui lui restait encore en politique internationale. Espérons que la diplomatie française saura atténuer les effets désastreux de cette résolution en se refusant à toute reconnaissance de la Palestine en l’état actuel des choses.

Rappelons que l’Etat d’Israël est le seul Etat démocratiquement élu du Proche et Moyen-Orient et que sa sécurité est directement menacée par des groupes terroristes islamistes, au premier rang desquels le Hamas. De fait, reconnaître la Palestine aujourd’hui, c’est aussi reconnaître les terroristes du Hamas. Ce qui est purement et simplement inacceptable.

Ceci devrait amener les députés de gauche à un peu plus de retenue et de modération dans leur soutien aux forces terroristes islamistes qui mettent directement en cause la sécurité de l’Etat d’Israël mais aussi du monde libre en général. En ce sens, ce vote des députés de gauche français est d’autant plus critiquable, pour ne pas dire indigne.

L’Etat d’Israël a réagi, en regrettant un vote qui « allait éloigner les possibilités d’arriver à un accord de paix ».  Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël en France a déploré que ce vote « envoie un message erroné aux leaders et aux peuples de la région ». Enfin pour Rony Brauman, ancien président de Médecins Sans Frontière : « L’initiative des députés français ne correspond malheureusement plus à la réalité du terrain… car il n’y a plus aujourd’hui d’espace viable pour un tel Etat. »

A droite, l’UMP s’est mobilisée contre ce texte. Pour la droite, ce vote risque de fragiliser un peu plus le processus de paix, au moment où il est dans l’impasse. Cette résolution ne peut en effet que radicaliser un peu plus la position du gouvernement israélien qui doit face aux extrémistes religieux. Les actuelles tensions au sein du gouvernement israélien viennent d’ailleurs de conduire le Premier ministre Benyamin Netanyahu à annoncer aujourd’hui la dissolution anticipée de la Knesset et l’organisation d’élections législatives anticipées.

Cette résolution de l’Assemblée nationale est intervenue dans un climat politique très tendu en France, au sein de la gauche. Bien que symbolique car sans réelle portée, la résolution vise avant tout à tenter de resserrer les rangs à gauche qui se retrouve, pour la première fois depuis des mois, unie sur ce texte. A quelques mois des élections départementales, ne nous voilons pas la face : elle n’a d’autre but de s’attirer les sympathies de la communauté musulmane dans les banlieues. Ce n’est probablement pas un hasard si Mme Elisabeth Guigou, députée de la Seine-Saint Denis, est à l’origine de ce texte.

Ce vote est d’autant plus regrettable qu’il arrive au moment où la France traverse l’une des plus graves crises politiques, économiques et sociales de son histoire alors que le parti socialiste dispose de l’ensemble des pouvoirs au plan national et des régions. Plutôt que de gesticuler sur des dossiers qui ne relèvent pas de la compétence de l’Assemblée nationale, les députés socialistes seraient mieux inspirés de débattre des réformes de structures à mettre en œuvre pour sauver le pays de la faillite qui le menace du fait de l’incompétence de ses élus.

Ce vote, hors du temps, des députés socialistes démontre qu’ils sont à côté de la plaque et se moquent totalement de l’avenir de la France et de la situation des français. La seule chose qui semble les intéresser, c’est de rester au pouvoir le plus longtemps et de se faire réélire à tout prix. Ce n’est certainement pas ainsi que la France va s’en sortir et régler les importants problèmes qui sont les siens : chômage, manque de compétitivité, explosion des déficits, des impôts et de la dette…


Quand la mondialisation financière favorise la fraude fiscale ou « la richesse cachée des nations »

22 janvier 2014

L’explosion de la dette des Etats et des collectivités pèse aujourd’hui lourdement sur le développement des nations et du monde en général.

Rodez n’y échappe pas. La campagne municipale ruthénoise étant lancée, nul doute que bon nombre de réunions, d’articles de presse, de joutes verbales, tourneront autour de la dette tant de la ville que de l’agglomération. Si l’on reprend les derniers chiffres parus dans la presse, il semblerait que les deux dettes cumulées seraient de l’ordre de 110 M€ à la fin 2013, soit 30 M€ pour la ville et 80 M€ pour l’agglomération. Ce qui fait de l’ordre de 2 500 euros par habitant ruthénois. Il est clair que la croissance de ces deux dettes, près de 100 % pour l’agglo et près de 50% pour la ville, sur ces six dernières années, ne pourra pas durablement garder ce rythme. Aussi convient-il d’enrayer ces dynamiques mortifères et l’objet de cet article est d’appeler à l’espérance et à la responsabilté y compris sur la fiscalité car se lève toujours une étoile même dans le ciel des déserts les plus froids.

D’une manière pragmatique l’urgence pour la ville et pour l’agglomération est de trouver un leader exemplaire, qui anime cette capitale du Sud du Massif central. Or pour  mettre cette espérance en perspective il n’est pas vain de mettre en avant les travaux de Gabriel Zucman, jeune chercheur français, qui vient de publier un livre sur l’argent dissimulé dans les paradis fiscaux intitulé « La Richesse cachée des Nations » en contre-point du livre d’Adam Smith du XVIII siècle.

Reprenons quelques chiffres de son étude : 5 800 milliards d’euros au bas mot, accumulés dans ces zones sur la planète, dont 350 milliards d’euros appartenant à des Français. De l’ordre de 20 milliards d’euros perdus par le fisc français. Gabriel Zucman se permet même de dire que si cet argent n’avait pas pu s’évader la dette de la France serait celle que nous avions avant la crise soit de l’ordre de 60 % du PIB du pays (95% aujourd’hui).

D’aucuns diront que tout ceci est bien beau mais que pouvons-nous y faire ? C’est ici qu’il faut agir, chacun à son niveau, pour développer la confiance et retrouver cette exemplarité que j’évoquais – Albert Schweitzer ne disait-il pas : « l’exemplarité n’est pas une façon d’influencer, c’est la seule »-. Pourquoi ne pas croire ce jeune chercheur lorsqu’il donne les moyens de conduire cette lutte en mettant en place un cadastre financier à l’image de ce qui a pu se faire au lendemain de la révolution française par l’élaboration du cadastre foncier afin que chacun participe à la fiscalité ?

Bien entendu d’autres conditions sont nécessaires et notamment des coalitions inter-pays pour metttre en place tant les dispositifs de contrainte que de contrôle. Tout est possible et il l’explique très bien mais il faut des hommes de vertu et de conviction (il est vrai que ce n’est pas le gouvernement actuel qui a engagé ce type de combat, reculant même  devant la taxe des gains intra-days il y a peu et préférant taxer le peuple et plus particulièrement les familles).

L’espérance est à notre porte et nous pouvons la saisir si chacun agit à sa hauteur et s’agissant de dette il convient en premier lieu de se rappeler les vieux préceptes aveyronnais si utiles dans la vie de tous les jours même s’ils peuvent apparaître simplistes : « on ne dépense que l’argent que l’on a». Ce qui éviterait toutes ces situations ubuesques et surtout de mettre demain nos enfants et petits-enfants dans des situations intenables.

Quelques mots de la revue de presse nationale et internationale vous situerons la valeur de ce livre :  « La Richesse cachée des Nations » , déjà traduit aux Etats-Unis et au Portugal, et vous donnerons des clés de compréhension.

“Ce petit livre vaut dix volumes de thèse sur la mondialisation financière” (La Croix), “Une remarquable enquête” (Le Nouvel Obs), “Un des livres les plus aboutis sur le sujet” (Le Monde), “Excellent” (Marianne), “Un livre passionnant” (Alternatives Economiques), “A lire absolument” (Libération) …

Revue de presse (en France) et à l’étranger :

  • France Info, L’invité de 19h15,  7 novembre 2013
  • France Inter, L’invité de 8h20, 11 novembre 2013
  • L’humanité, “Le coût exorbitant de l’évasion du capital”, 14 novembre 2013
  • Libération, “Seuls les petits comptes quittent la Suisse”, 15 novembre 2013
  • Le JDD, “De nouvelles recettes contre la fraude fiscale”, 17 novembre 2013
  • France 24, L’entretien, 18 novembre 2013
  • Challenges, “Un secret bien gardé”, 21 novembre 2013
  • Mediapart, “350 milliards d’euros français dans les paradis fiscaux”, 25 novembre 2013
  • La Croix, 26 novembre 2013
  • Marianne, “Sortons le délinquant luxembourgeois de l’Europe”, 30 nov. 2013
  • France 2, Journal de 20h, 5 décembre 2013
  • Les Echos, “Les paradis fiscaux sont l’enfer des Etats”, 6 décembre 2013

A l’étranger : L’Illustré, Le Temps, RTSLa Vanguardia, Il sole 24 ore

Une tribune libre de RodezNews


Syrie : après avoir exigé une « punition » exemplaire, la France contrainte à se rallier à l’accord américano-russe

16 septembre 2013

Quelques jours après l’annonce de l’utilisation d’armes chimiques le 21 septembre dernier dans le conflit syrien, François Hollande avait exigé au nom de la France qu’une « punition » soit rapidement infligée au dictateur Bacher Al Assad afin de le dissuader d’utiliser à nouveau de telles armes. Il s’état montré déterminé et prêt  à déclencher des frappes dans les plus brefs délais.

Quelques semaines plus tard, la France s’est retrouvée bien seule sur la scène internationale puisqu’au final, la Grande-Bretagne, puis les Etats-Unis, initialement favorables à des frappes ciblées contre les forces de Bachar Al Assad, ont fait marche arrière notamment au vu de l’opposition de la Russie à toute action militaire contre la Syrie. Face au véto du Conseil de sécurité de l’ONU imposé par la Russie et la Chine, deux pays qui sont tout sauf démocratiques et qui sont des soutiens inconditionnels à la dictature syrienne, Barack Obama a préféré consulter son congrès  et calmer le jeu devant les risques d’escalade.

A l’initiative des russes, les négociations se sont rapidement engagées avec les américains, sans participation des autres pays et de la France, pour tenter de convaincre Al Assad de renoncer définitivement à ses armes chimiques. Toute intervention militaire en Syrie est aujourd’hui suspendue en attendant que la dictature syrienne donne les garanties requises, à savoir, identifier les stocks d’armes chimiques en sa possession et leur mise sous contrôle de l’ONU, en vue de leur destruction future. Peut-on vraiment faire confiance aux syriens pour qu’ils révèlent aux experts de l’ONU l’emplacement de l’intégralité de leurs armes chimiques, alors qu’il est probable qu’une partie a déjà quitté la Syrie ? Certainement pas, mais c’est un premier pas qui permet aux Etats-Unis d’éviter un nouveau conflit à hauts risques.

Le rapport des experts de l’ONU publié le 16 septembre confirme, sans qu’il soit permis d’en douter, que des armes chimiques ont été largement utilisées dans le conflit syrien, prés de Damas, faisant plus de 1 500 morts dont plus de 400 enfants. Par contre, même s’il est probable que ces armes ont été utilisées par le régime syrien, rien ne permet de l’affirmer ; c’est pourquoi le rapport se garde bien de répondre à cette question.

Dans ces conditions, une intervention hors de tout aval du Conseil de sécurité reste très improbable. D’autant que se poserait alors la question des objectifs. A défaut de pouvoir s’attaquer directement au dictateur Bachar Al Assad, quelles cibles frapper en représailles ? Frapper pour frapper n’aurait aucun sens et ne serait d’aucun effet sur le régime syrien, sauf à faire monter la pression au Proche-Orient qui n’en a guère besoin.

On ne peut que regretter que la France ait privilégié une position unilatérale favorable à une intervention, plutôt que d’avoir tenté d’associer l’Union européenne à sa démarche, permettant ainsi à  celle-ci d’être en mesure de dégager une position commune face au conflit syrien. Le relatif isolement de la France sur la scène internationale sur le conflit syrien n’est pas du meilleur effet pour la crédibilité de notre politique étrangère. Une fois de plus, le conflit syrien démontre que l’Europe en dépit de son poids économiques, n’existe pas sur un plan politique face aux Etats-Unis, à la Russie et la Chine.

La détermination de M. Hollande à intervenir en Syrie était d’autant plus surprenante que la France n’avait pas fait grand-chose jusqu’à ce jour pour stopper les massacres perpétrés par Al Assad contre son peuple, y compris par l’utilisation d’armes lourdes et mais aussi chimiques à maintes reprises depuis le début du conflit. Voilà plus de deux ans que les choses empirent de jour en jour, avec plus de 110 000 morts et des millions de réfugiés sans que la France et la communauté internationale n’aient envisagé la moindre intervention. Intervenir aujourd’hui n’avait plus guère de sens, alors même que les forces d’opposition à Bachar Al Assad sont maintenant partiellement aux mains  de groupes islamiques les plus radicaux, dont certains sont proches d’Al Quaïda.

Est-il vraiment raisonnable de vouloir intervenir à ce stade du conflit alors que la Syrie pourrait tomber aux mains de factions islamiques sunnites les plus radicales qui prônent la mise en place d’un état islamique avec application de la charia ? Dans ces conditions, aujourd’hui, la prudence exige d’attendre… hélas pour le peuple syrien !


Rio 2012 : 20 ans après, un coup pour rien

28 juin 2012

C’est à Rio de Janeiro, l’ancienne capitale du Brésil, que s’est tenu fin juin 2012 un nouveau sommet de la Terre « RIO + 20 » pour célébrer le 20ème anniversaire du 1er Sommet du Développement Durable de la planète de 1992.

Vingt ans après les promesses et les espoirs suscités par le premier sommet de la Terre, nous avons assisté à un nouvel échec. Ce n’est pas l’enthousiasme et la détermination à relever le plus grand défi de l’histoire que nous avons vus, bien au contraire. Une fois de plus, la communauté internationale, y compris l’Europe et la France de François Hollande, se sont contentée du plus petit dénominateur commun. Oublié l’Organisation mondiale de l’environnement et les engagements chiffrés.

La déclaration de Rio + 20, ce n’est en définitive qu’un triste papier sans ambition signant le triomphe d’une époque : celle du consensus mou cher à certains, y compris en France. Les engagements ont été réduits au rang de promesse vague et sans aucun lendemain. Après l’échec du sommet sur le climat de Copenhague en décembre 2009, Rio +  20 sonne le glas des grands-messes internationales. Celles-ci ne sont finalement  rien d’autre qu’un théâtre couteux pour amuser les peuples. L’avenir de l’humanité est bien sombre.

La régulation internationale des crises – financière, climatique, alimentaire – demeure aux abonnés absents, tout simplement parce qu’une partie du monde refuse de remettre en cause ses pratiques et rejette toute idée de régulation au nom de la protection des libertés et de l’indépendante de chacun. Une absurdité qui risque de coûter très cher à l’humanité toute entière.

Ce Rio + 20 n’aura donc pas servi à grand-chose. Et dire qu’en France, il n’y a pas si longtemps, notamment à l’issue du sommet de Copenhague en 2009, certains élus de gauche n’hésitaient pas à critiquer l’inaction du gouvernement français ! 3 ans plus tard alors que les écologistes font partie de la coalition de gauche au pouvoir en France, alors que le sommet de Rio 2012 est un échec total, on n’a pas entendu grand monde à gauche pour s’en émouvoir et le regretter.

« Il est temps d’exploser Les Verts qui ont tué l’écologie » a déclaré récemment Gabriel Cohn-Bendit à Atlantico. Dans un entretien publié dans Libération, son frère Daniel Cohn-Bendit a lâché : « Aujourd’hui, nous incarnons souvent l’insoutenable légèreté de l’arrivisme », en forme de réquisitoire contre la direction des écologistes actuelle. Au moment où le mouvement écologiste devrait être fort pour imposer des changements importants pour faire face au défi du changement climatique, on ne peut que regretter son absence de ce grand débat notamment en France.

Plus d’infos sur le sommet de Rio de Janeiro 2012 :


Allemagne : Paul Watson menacé d’extradition vers le Costa-Rica par les mafias chinoises qui entendent continuer à pratiquer la pêche illégale

21 mai 2012

La Haute Cour Régionale de Francfort a décidé, vendredi 18 mai 2012, d’accéder à la requête du Procureur Général de procéder à la détention provisoire du capitaine Paul Watson en vue de son extradition vers le Costa Rica. Fait inhabituel, la Cour a accordé une liberté sous caution au capitaine Paul Watson, le temps que soient examinés les documents fournis par le Costa Rica afin d’évaluer la validité des accusations grotesques portées contre Paul Watson.

Selon l’équipe de Sea Shepherd  (le Berger des Mers), la libération sous caution du célèbre skipper, sous le joug d’une procédure d’extradition du Costa-Rica, permet d’espérer que la pression internationale pour le faire libérer a été entendue par la justice et la chancellerie allemande.

La Haute Cour de justice de Francfort s’est empressée de déclarer que: « La décision finale quand à l’extradition du capitaine Paul Watson vers le Costa Rica ne revient pas à la Haute Cour Régionale de Justice mais au corps exécutif, c’est à dire au Ministère de la Justice ».

La campagne internationale pour éviter une extradition du capitaine Paul Watson pour des motifs bassement politiques vers le Costa Rica où il ne pourra bénéficier d’un procès équitable, a eu un impact indéniable. Cette demande d’extradition par le Costa-Rica n’a en effet aucun fondement ou base légale. En l’espèce, la mafia taïwanaise qui est fort bien établie au Costa Rica, menace depuis années la vie du Capitaine Watson en raison de ses campagnes activistes contre la pêche illégale aux ailerons de requins. Ces pêches pratiquées en toute illégalité génèrent pour ces mafias des centaines de millions de dollars de profits par an, constituant ainsi une activité aussi lucrative que le trafic de drogue. Elles sont prêtes à tout pour en finir avec Paul Watson.

Cette affaire n’est pas sans poser de sérieux problèmes en Allemagne où personne n’ignore le caractère fictif de cette demande d’extradition, alors même que la chancelière Angela Merkel doit recevoir en visite officielle, ce mercredi 23 mai, la présidente du Costa-Rica. Voilà une visite d’actualité !

L’association Sea Shepherd que dirigeait jusqu’alors Paul Watson, en appelle à tous ses supporters en Allemagne et à travers le reste du monde à se mobiliser pour exiger que la Ministre Fédérale de la justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger et le ministre des Affaires Etrangères, Guido Westerwelle, s’opposent à cette demande d’extradition émanent directement de mafias et de bandes organisées criminelles. Ceci d’autant plus qu’une extradition politique dans les présentes conditions serait contraire aux droits de l’homme et conduirait immanquablement à condamner à mort le capitaine Paul Watson qui ne survivrait pas au régime des prisons Costa Ricaines.

Pour contacter les autorités allemandes concernées et exiger la non extradition de Paul Watson, cliquer sur les liens ci dessous: