Présidentielle 2012 : the Europan tour of « dangerous man » of Correze ?

Ce 29 février 2012, François Hollande, à défaut  d’être reçu par David Cameron, le Premier ministre au 10 downing street comme il l’avait espéré, s’est contenté d’une discrète rencontre avec les responsables actuels du Labour (parti travailliste britannique), présidé par Ed Miliband. Dés son arrivée à Londres, il a s’est empressé d’affirmer : « I’m not dangerous » comme pour tenter de rassurer le public et la presse britannique extrêmement critiques à son égard.

Lors de sa conférence de presse, le candidat socialiste a déclaré : « Je voulais venir ici à Londres pour rencontrer Ed Miliband pour dire ensemble que nous souhaitons que la croissance en Europe puisse être encouragée, stimulée et que nous avons besoin d’une Europe qui ait cette vision ». Le pourfendeur de la finance internationale, dont Londres est la capitale mondiale, s’est d’ailleurs abstenu de réelles critiques à l’encontre de la place de la City et de sa finance, se contentant d’affirmer : « Nous sommes aussi venus ici à Londres pour dire que la finance doit être au service de l’économie, doit permettre de créer de la richesse et non pas s’enrichir sur l’activité économique réelle« . Un tout autre discours que celui tenu à son meeting du Bourget.

Il faut dire que la presse britannique et la majorité des parlementaires de ce pays, y compris au sein du labour, ont beaucoup de mal à comprendre la position très gauchisante de Hollande sur de nombreux sujets. A cet égard, la déclaration commune arrachée à Ed Miliband, reste très modeste : le principe d’une taxation selon une large assiette des l’ensemble des transactions financières. Rien de bien concret et ambitieux et cela ne coûte rien.

Après Madrid, Bruxelles, Rome et Berlin, ce périple londonien du député de la Corrèze suffira-t-il à lui donner une stature d’homme politique à l’étranger ? Rien n’est moins sûr d’autant que les responsables des divers gouvernements en place se sont jusqu’alors abstenus de le recevoir officiellement. Contrairement à ce qu’il laisse entendre, il est pourtant peu vraisemblable que Nicolas Sarkozy ait du user de son influence pour les en dissuader. La quasi-totalité des chefs de gouvernements européens n’a-t-il pas annoncé publiquement son soutien au président de la République actuel. Ces derniers jours, Barak Obama pourtant social-démocrate, a également annoncé qu’il ne recevrait pas le candidat socialiste à la Maison Blanche et qu’il soutenait lui aussi son ami Nicolas Sarkozy.

Dans cette affaire, comme dans d’autres, François Hollande porte lui-même ses propres responsabilités. Alors qu’il était totalement inconnu à l’étranger jusqu’à ces derniers mois, il s’est récemment fait connaître de manière fort négative en conspuant la finance internationale ; en refusant la signature de la « régle d’or » ; en annonçant que s’il était élu, il remettrait en cause le traité européen ; en proposant de revenir à la retraite à 60 ans ; en proposant la création de plus de 60 000 postes de fonctionnaires et plus récemment en suggérant une tranche d’imposition à l’impôt sur le revenu confiscatoire à 75% pour les hauts revenus…

Ces quelques mesures envisagées par M. Hollande ont largement contribué à discréditer sa candidature à l’étranger où chaque pays membre de la zone euro conduit une politique budgétaire crédible, fondée sur la réduction des dépenses publiques et une politique de convergence fiscale, située à des années lumières de ses positions qui ne répondent en rien des problèmes actuels de la France et de l’Europe. La sanction internationale est là et n’a d’autre origine que ses propres erreurs. Ce n’est pas par quelques propositions dépassées, irréalistes et à caractère strictement électoral que sa crédibilité soit se trouver renforcée ?  En France, comme à l’étranger, Personne n’est dupe de la tromperie.

Alors, « Dangerous man », M. Hollande ? Les français lui accorderont-ils la reconnaissance que bien des pays lui refusent ?

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