Languedoc-Roussillon & Midi-Pyrénées : Dominique Reynié veut construire une grande région équilibrée et tournée vers l’avenir

Le Conseil des ministres du 22 avril 2015 a nommé le préfet préfigurateur de la nouvelle grande région qui n’est autre que l’actuel préfet de région de Midi-Pyrénées : Pascal Mailhos. Dans la foulée, ont également été nommés  Monique Cavalier, directrice générale de l’Agence régionale de santé de Midi-Pyrénées, et Hélène Bernard, rectrice de l’académie de Toulouse. Ces derniers ont été chargés de la préfiguration des administrations dont ils ont la charge.

Les préfets préfigurateurs sont notamment chargés avec l’ensemble des administrations régionales : « d’animer et de coordonner la réforme, de mener le dialogue avec les élus et la concertation avec les organisations syndicales pour élaborer un projet d’organisation régionale, incluant notamment une proposition d’organisation fonctionnelle et d’implantation géographique pour chaque direction régionale« .

Au final, trois Toulousains ont été chargés d’organiser la future grande région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. Ces nominations n’ont pas manqué de faire réagir les élus PS de la région Languedoc-Roussillon qui ont aussitôt interpellé Hollande. Pour eux, ces nominations qui ignorent leur région, sont inacceptables car de nature à laisser présager le départ de services administratifs de Montpellier vers Toulouse.

A l’aube des discussions de préfiguration entre les deux grandes régions, par cette décision pour le moins maladroite, comment ce gouvernement a-t-il pu donner l’impression de favoriser Toulouse au détriment de Montpellier ? On aurait voulu faire dans la provocation que cela n’aurait été pire. Une telle décision ne peut qu’exacerber les tensions et nuire au rapprochement.

D’où la nécessité pour le gouvernement et le préfet préfigurateur de rassurer au plus vite l’ensemble des élus régionaux en donnant des signaux forts pour assurer la réussite de la fusion entre les deux régions. Gageons d’ailleurs que certaines têtes de listes désignées pour la région ne vont pas manquer d’entrer en lice rapidement pour rassurer les uns et les autres et donner toutes les chances de succès à la nouvelle grande région.

A cet égard, on ne peut que se féliciter de la désignation par les élus régionaux de Dominique Reynié, comme tête de liste UMP-UDI pour la nouvelle région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. Ce choix traduit une réelle volonté de modernisation et de renouvellement de la vie politique qui ne peut être que bénéfique par ces temps où les « professionnels de la politique » ont tendance à vouloir s’accaparer tous les postes, quitte à cumuler les mandats et à négliger ces derniers. En cela, le choix de Dominique Reynié qui devrait être prochainement entériné pour le bureau politique de l’UMP, est une excellente nouvelle et marque une rupture politique. On respire car on pouvait craindre le pire au vu des ambitions démesurées de quelques irréductibles.…

L’actuelle étape de transition est importante et la campagne qui s’annonce doit permettre de clarifier les choses afin de donner à la nouvelle région toutes les chances de réussite. Si l’on veut que ce rapprochement entre les deux grandes régions sœurs que sont Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées soit un succès (c’est primordial pour l’avenir de notre nouvelle région), il est indispensable de trouver des compromis et veiller à un certain équilibre entre les deux actuelles régions et métropoles.

Dominique Reynié, pour ce qui le concerne, paraît très clair. Le célèbre politologue, directeur de la Fondation pour l’innovation politique (www.fondapol.org), connaît bien le sujet et entend se donner les moyens de réussir ce rapprochement entre les deux régions pour en faire l’une des régions françaises les plus dynamique et innovante.

Il affirme clairement : « Je ne laisserai pas s’installer une région à deux vitesses ». Pour lui, la réforme territoriale doit constituer un progrès et une avancée pour tous. Elle ne doit pas se limiter à une simple réforme administrative mais constituer une véritable source de prospérité pour tout un chacun. Il est exclu pour lui que le processus de fusion aboutisse, de prés ou de loin, à un déséquilibre au détriment de Montpellier. Pour ce faire, il entend susciter une véritable inspiration régionale en évitant de s’enfermer dans une gestion bureaucratique, comme cela a trop souvent été le cas pour les Conseil régionaux sortants.

Comme pour le rapprochement de deux entreprises, il s’agit ici d’organiser une fusion entre égaux. Dominique Reynié en est convaincu: « Il faut privilégier l’intérêt régional avec le souci de bâtir ensemble, sans mettre le citoyen à l’écart ». Signe de son engagement à construire une région forte, équilibrée et innovante, il proposera que le futur Conseil régional siège à Montpellier. Voilà un signal fort.

Des propos somme toute rassurants et prometteurs quand à l’avenir de notre future grande région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées. Si enfin, à l’occasion de cette réforme territoriale, une grande région française riche de son histoire passée prenait son destin en main ?

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